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  • Loup

    Concours Mini AAR de l'été 2018

    By Loup

    Bonjour à toutes et tous !   Juillet, c'est le mois de l'été, du soleil et des grands départs en vacances. Plus de temps libre nous permet de nous reposer, rencontrer des proches ou encore de consacrer du temps à nos loisirs.   Au sein de l'équipe rédactionnelle, nous voulions être à l'écoute de vos intérêts et préférences par rapport à RGS, le site, le forum et la communauté, et avons ainsi lancé une enquête. En tirant les conclusions de cette enquête, l'un de nos constats était que l'une des passions partagées des membres de la communauté sont les récits de parties.    Ainsi, pendant deux mois d'été, la rédaction vous propose, en plus de nos articles d'actualité et autres contenus habituels, un concours de mini-AAR de l'été. Le format de ce concours sera semblable à celui que vous connaissez déjà du mois de décembre, mais ce sera aussi une occasion pour les simples lecteurs de participer en choisissant le gagnant.   Pour commencer, rappelons les principes de base du mini-AAR :   Le récit doit être un message unique Utilisez la limite de 20 images dans un billet de blog en tant que référence si vous hésitez pour la longueur Le but est de rester concis et accessible Aucune restriction pour les jeux Le thème est libre   Si vous cherchez de l'inspiration, n'hésitez pas de visiter le blog ouvert à l'occasion du concours précédent. Bien entendu, vous pouvez aussi visiter notre forum de récits de partie.   Pour héberger les images, vous pouvez utiliser la fonctionnalité Galerie du forum. Pour un tutoriel ou plus d'explications concernant cette fonctionnalité, Socros a fait une vidéo qui est accessible sur notre chaîne YouTube.    Détails du concours :   Un gagnant, choisi par les lecteurs membres du forum à travers un sondage sur le forum Début du concours dimanche le 1 juillet 2018, fin dimanche le 15 août 2018 à 23h59 Début du vote des membres le jeudi 16 août 2018, fin vendredi le 31 août 2018 à 23h59 Proclamation des résultats samedi le 1 septembre 2018 Prix : un DLC au choix Les rédacteurs peuvent trancher en cas d'égalité La participation se fait sans inscription préalable Pour participer, il faut simplement poster votre mini-AAR sur le blog dédié   N'hésitez pas si vous avez des questions ou remarques.   Bonne chance et bonnes vacances ! 
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Le bonsaï qui cache le faux rêve...

Extrait de "Essai de stratégie navale" par Herbert Rosinski" 
Source "La stratégie Japonaise" : http://www.institut-strategie.fr/Roskinsi_6.htm 
Texte complet "Stratégie navale" : http://www.institut-strategie.fr/Roskinsi_TDM.htm

   La stratégie japonaise   Les révélations du procès de Nuremberg, celles de la Commission de Pearl Harbor et celles des dirigeants japo­nais comme le prince Konoye, ont fait éclater au grand jour la te­neur des raisons politiques qui ont conduit, à l’automne 1941, les chefs militaires japonais à prendre le pouvoir dans leur pays et à déclencher la guerre du Pacifique, le 7 décem­bre. Cependant, malgré ce que l’on sait, on n’a pu établir un lien entre cette décision politique et ses présupposés straté­giques, de même que le lien entre cette décision et la pensée des militaires japonais qui engageaient cette guerre dans l’espoir de la gagner.
    Par quels moyens un pays aussi démuni de tout, que ce soit en ressources essentielles, en potentiel militaire et en population, pouvait-il espérer porter un défi, avec succès, à la coalition des deux grandes puissances navales et mili­taires du monde ?
Cette question est au centre du pro­blème de la guerre du Pacifique. C’est la clé de toute la stra­tégie japo­naise, l’explication de ses nombreuses inconsé­quences. Afin de comprendre les données de ce problème, on est contraint de remonter au-delà des graves décisions de l’automne 1941, vers le passé du Japon à l’époque de ses guerres contre la Chine et la Russie. En effet, ce furent les expériences de ces conflits qui, transposées dans le monde moderne avec des armes en rapport, constituent le fonde­ment de cette malheu­reuse décision et celui de la conduite de la guerre par les Ja­ponais.   Le comportement remarquable des chefs militaires et navals japonais, depuis l’époque où l’amiral Perry provo­qua l’éveil du Japon, avait été de tenir compte de l’extrême fai­blesse des fondements de sa force, en ce qui concerne les res­sources, l’importance de sa population et surtout son niveau dans la technique moderne. Quand on compare le Japon à ses voisins immédiats, la Russie et la Chine et leurs immenses réserves, on décou­vre qu’il est un nain. Si le Japon avait tenté de lancer un défi, sur un pied d’égalité, à ces géants, il aurait couru au désastre comme on s’y attendait en 1895 et en 1904-1905. Cependant, dans les deux guerres, ce fut le Japon qui sortit victorieux de ces conflits inégaux. Le secret des succès japo­nais dans ces guerres est dû à l’habileté avec laquelle les Ja­ponais ont utilisé leur supériorité sur mer afin de rame­ner le conflit illimité qu’ils savaient ne pouvoir surmonter, à une guerre limitée en rapport avec leurs forces, elles-mêmes ex­trêmement limitées. Dans les deux cas, en 1895 et en 1904-1905, ils arrivèrent rapidement à s’emparer de la maî­trise de la mer et ils exploitèrent cette supériorité unilaté­rale afin de conquérir leurs objectifs territoriaux, volontai­rement limi­tés à la Corée et à la Mandchourie du sud ; les Japonais mi­rent leurs adversaires au défi de les en chasser. Dans les deux conflits, les Chinois et les Russes se virent confrontés à la dangereuse perspective d’être contraints d’exercer une forte pression sur les forces japonaises de terre, du fait de l’élimination temporaire de leurs forces navales, ils ne pou­vaient jamais espérer étendre ce succès chèrement payé à une victoire décisive sur mer. Ainsi, il n’est pas surprenant que, d’abord la Chine, puis ensuite les Russes, aient préféré signer une paix négociée plutôt que de continuer la lutte, sa­chant qu’au mieux, cela se terminerait par une évacua­tion. Cependant, les forces japonaises étaient si restrein­tes que même ces guerres limitées représentaient un trop gros fardeau pour elles.   En 1895, dans le conflit avec la Chine, le Japon était engagé contre un adversaire dont l’immense po­tentiel militaire n’avait pas été développé, de telle manière que les forces militaires et navales des deux camps s’équilibraient à peu près. En 1904-1905, les chefs militaires japonais se trouvèrent dans une position désa­vantageuse, depuis le début jusqu’à la fin du conflit, et ce ne fut que grâce à leur froide résolution et à leur acceptation des nombreux risques calculés qu’ils purent vaincre. Le plan de guerre ja­ponais, dans sa totalité, reposait sur la ca­pacité de Togo à tenir en échec les forces navales russes, permettant à l’armée de débarquer sur le continent et de chasser les Russes de Co­rée et de Mandchourie du sud.   Ce­pendant, Togo eut à faire face à deux flottes russes, chacune à peu près égale à la to­talité de la sienne, la flotte d’Extrême-Orient à Port Arthur et la flotte de la Baltique en Europe. Mais, il y avait un dan­ger qui était pire, l’industrie de constructions navales japo­naise man­quait de ressources pour le remplacement éventuel des 6 cuirassés et des 8 croiseurs protégés, fer de lance de la flotte de Togo et fondements de sa stratégie navale.   Par une attaque surprise de l’escadre russe à Port Ar­thur [1] au cours de laquelle des torpilleurs japonais mi­rent temporairement hors de combat 3 des 7 cuirassés au mouil­lage, Togo, alors qu’il surveillait les rescapés de cette atta­que, perdit 2 cuirassiers sur des mines.
Il comprit alors que le blocus n’était pas suffisant et qu’il fallait détruire le reste de l’escadre russe sous peine d’être pris entre deux feux quand l’escadre de la Baltique se présenterait. Mais cela constituait une difficulté majeure car Togo devait détruire l’escadre de Port Arthur sans perdre aucun navire pour en­suite faire face à l’escadre de la Baltique, une force, du moins égale à la sienne. Pour cela, il choisit une stratégie d’économie de ses forces ; il décida que la flotte japonaise res­terait en réserve dans ses bases, prête cependant à être jetée dans la bataille si cela était nécessaire, et que la mis­sion d’user l’escadre russe reviendrait à d’autres armes plus ai­sées à remplacer : mines, blocus, torpilleurs et armée ja­po­naise.


Le général Nogi, chargé de l’attaque de Port Ar­thur, n’hésita pas à sacrifier des milliers d’hommes de ses meilleu­res troupes pour conquérir des hauteurs d’où il pourrait sur­veiller le port et d’où l’artillerie à longue portée détruirait l’escadre russe au mouillage. C’est ainsi que la flotte japonaise fut capable de conserver la maîtrise de la mer dans les eaux d’Extrême-orient et cela sans sortir de son rôle d’ultime recours ; quand, quelques mois après la chute de Port Arthur, la flotte de la Baltique arriva, Togo put la rencontrer avec des forces intac­tes) ce qui lui permit, au combat de Tsoushima, d’infliger à son adversaire une des défaites les plus décisi­ves de toute l’histoire navale.

  Les mêmes éléments, qui ont été déterminants dans la stratégie japonaise de 1895 et de 1904-1905, se retrou­vent encore dans les fondements de celle de 1941. Au cours des 36 années qui séparent la fin de la guerre russo-japonaise de la deuxième guerre mondiale, le Japon a décidé de se créer une vaste force économique et militaire ; malgré cela, ses faiblesses fondamentales n’ont pas disparu. Sa principale source de puissance, sa main d’œuvre, était encore employée à la production industrielle et agricole où les méthodes restaient peu rentables dans un système aber­rant. Sa capacité industrielle, bien que hâti­vement dévelop­pée pendant les cinq dernières années, avait à peine atteint le niveau d’une puissance industrielle moyenne comme la Belgique. En outre, ce développement industriel ne faisait que souligner encore plus fortement la dépendance du Japon sur l’extérieur pour les sources d’énergie et les matières premières : pétrole, minerais de ferraille de récupération, étain, chrome, caoutchouc. Pendant ce temps, l’incident chinois qui débuta si maladroitement, 4 ans plus tôt, au pont Marco-Polo près de Pékin, conduisit la politique japonaise dans une impasse. L’été 1941, les chefs de l’armée furent obligés de convenir que la guerre contre le gouvernement de Tchongking, de la Chine nationaliste, s’était enlisée. Ou bien la guerre devait cesser et les troupes japonaises retourner chez elles et, en fait perdre la face, ce que les chefs militaires refu­saient d’accepter ou bien le Japon se verrait contraint d’étendre la guerre et d’inclure l’Empire britannique dans ses ennemis. Les Japonais tenteraient, en envahissant la Birmanie, de couper les communications du gouvernement de Tchongking. Un tel mouvement vers le sud aurait en même temps réglé le problème de la faiblesse économique du Japon par la conquête des ressources de la Malaisie bri­tannique, de Su­matra, de Java et de Bornéo. Mais, comme le ministre des affaires étrangères, Matsuoka, devait l’admettre devant Hi­tler, le 4 avril 1941, les chefs de l’armée et de la marine sa­vaient que l’invasion des possessions britanniques et hol­lan­daises de l’Asie du sud-est entraînerait inévitablement l’entrée en guerre des États-Unis. Cette situation politico-militaire excessivement ten­due le devint encore plus quand, quelques mois plus tard, en juillet 1941, les États-Unis, suivis par la Grande-Bretagne et les Pays-Bas, imposèrent au Japon un embargo financier et économique. Ainsi, avec l’impasse militaire en Chine, cet embargo mit les leaders politiques japonais dans une posi­tion telle, qu’ils furent contraints de choisir dans un délai limité entre trois solutions : -        ou bien arrêter les opérations contre la Chine et l’Indochine et en venir à des négociations avec les démo­craties anglo-saxonnes ; cette solution était celle que le prince Konoye tentait de faire accepter jusqu’à sa chute à la mi-octobre ; -        ou bien menacer le gouvernement des États-Unis de « quelque chose de terrible » qui, de toute façon, devait se produire étant donnée la situation explosive dans le Pa­ci­fique ; le but serait de faire lever l’embargo sans que la responsabilité du Japon ne soit clairement mise en cause dans l’incident chinois, c’était l’objectif de la mission Ku­rusu ; -        ou bien, finalement, utiliser simultanément la force pour sortir de l’impasse militaire et pour briser l’embargo éco­nomique. Cette dernière solution impliquait une guerre inévi­ta­ble avec les États-Unis, éventualité encore plus extrême que n’avait été le défi à la Chine en 1895 et le défi à la Rus­sie en 1904-1905. Cette perspective paraissait tellement inquié­tante que, contrairement à l’assurance que l’armée montrait pour son offensive en Asie du sud-est devant durer deux à trois mois, les chefs de la marine manifestèrent longtemps une grande réserve à l’idée de ce conflit, bien que l’expansion dans les mers du sud fût dans la ligne traditionnelle de la marine. En janvier, l’énergique amiral Ya­mamoto, chef des forces navales combinées avait mis en place une commission pour étudier les voies et les moyens tendant à réduire cette entreprise apparemment impossible à des proportions plus raisonnables.
De cette étude, un plan vit le jour qui fut mis à l’essai, pour la première fois, lors des manœuvres d’août 1941 ; ce fut aussi le thème d’un kriegspiel géant qui eut lieu à Tokyo du 2 au 13 septembre à l’issue duquel le plan fut adopté par l’armée et la marine.
  Dans son esprit, ce plan n’était rien moins qu’une ré­édition de la stratégie de la guerre limitée qui avait montré son efficacité dans les guerres précédentes contre la Chine et la Russie, mais une réédition qui tenait compte des situa­tions du moment et des armements modernes. Comme dans les conflits précédents, les stratèges japonais se sont sage­ment abstenus d’envisager une victoire complète au-delà de leurs moyens ; ils limitèrent leurs efforts à isoler, à occuper et à défendre un objectif stratégique limité ; de cette ma­nière, dans son plan, Yamamoto renonça dès le début à tout espoir de remporter une victoire décisive sur ses adversai­res et se restreignit rigoureusement à un objectif li­mité : l’invasion et l’encerclement de l’Asie du Sud-Est. De cette façon, la résistance chinoise serait réduite par la rup­ture de ses communications avec la Birmanie et finalement l’incident chinois trouverait une solution heureuse. La fai­blesse de l’économie japonaise, si fortement dépendante de l’extérieur pour les matières premières, serait réglée d’un coup par l’occupation de Bornéo, Malaisie, Sumatra et Java.
Comme dans les deux guerres précédentes, une fois le Japon à l’abri des pressions économiques, il pourrait en toute quiétude mettre au défi ses adversaires de le chasser de ses conquêtes. Le Japon bénéficierait d’une position d’où, selon les stratèges de l’axe, il pourrait dissuader les inévitables contre-attaques et, par l’usure, il obligerait ses ennemis d’accepter, une fois de plus, le fait accompli à condition qu’il ne se laisse pas en­traîner dans des aventures déraisonnables et qu’il conserve sagement ses forces en état de combattre.
Les conquêtes de Bornéo, Java, Sumatra, la Malaisie et la Birmanie représentaient l’essentiel de ce plan de guerre où, toutefois, celle des Philippines ne paraissait pas absolu­ment nécessaire, car, économiquement, elles ajou­taient fort peu aux ressources des territoires des mers du sud : pétrole, minerai de fer, étain et caoutchouc. Stratégi­quement, les Philippines, malgré leur position de flanc, ne constituaient pas un tremplin indispensable à une offensive contre ces ter­ritoires. Cependant, les Japonais neutralisè­rent presque complètement cet archipel, sans toutefois y débarquer, en menant leur offensive depuis leurs zone de concentration des îles Palau, d’Hai-Nan et d’Indochine. D’un point de vue poli­tique plus global, il y avait toutes sortes de raisons pour que cette offensive ne soit pas poussée à l’extrême afin de ne pas déclencher une guerre avec les États-Unis.

  Yamamoto et ses collaborateurs n’eurent pas cette ap­proche de la situation ; pour eux, l’intervention des États-Unis était à prévoir et la seule politique réaliste consistait à la faire avorter par une attaque surprise sur les forces et les bases navales américaines du Pacifique afin de l’enrayer avant qu’elle ne se manifestât. C’est pourquoi il y eut un violent conflit entre les amiraux qui voulaient concentrer toutes les forces sur l’offensive vers le sud et ceux qui sou­tenaient qu’il faudrait se protéger par une attaque contre la flotte du Pacifique à Pearl Harbor. Celle-ci fut finalement décidée par le tout-puissant chef d’état-major de la marine, l’amiral Nagano, imbu de l’idée que cette attaque, purement stratégique, était nécessaire ; et même, après la défaite du Japon, il persista à affirmer que l’attaque contre Pearl Har­bor n’était pas une erreur et que le Japon devait au succès de cette attaque de n’avoir pas été vaincu plus tôt. Par opposition à ce profond différend entre les stra­tè­ges japonais pour savoir s’il fallait inclure ou non dans leurs plans d’attaque contre la flotte du Pacifique à Pearl Harbor, on se posait avec un grand intérêt, en Grande Bre­tagne, la question : Pourquoi les Japonais n’ont-ils pas décidé d’aller jusqu’au bout et de prendre les îles Hawaï et aussi pourquoi cette décision ne les a pas préoccupés ? On sait qu’elle a été prise après que la question eût été écartée pour des raisons techniques secondaires, au cours du kriegspiel du 6 au 7 sep­tembre.
Cette décision, pour laquelle les stra­tèges japonais ont été tellement tournés en ridicule est, en fait, parfaite­ment cohérente, une fois qu’on envisage la guerre limitée comme conception fondamentale. L’attention des stratèges japonais, tournée en prio­rité vers les mers du sud, l’inclusion de l’attaque de Pearl Harbor entraîna des difficultés extrêmes dans leurs plans et dans les ressources pour la mise en oeuvre de ceux-ci. Aller au-delà, signifierait courir le risque grave de compro­mettre tous les plans pour des avantages complémentaires non absolument indispensables pour atteindre leur but. Pour ce qui est de l’intention de dissuader les États-Unis d’intervenir pendant la période critique des six premiers mois de l’offensive japo­naise, une attaque paralysant la flotte du Pacifique était ju­gée suffisante ; par ailleurs, une opération contre les îles Hawaï considérées comme une tête de pont pour une attaque de la côte américaine elle-même, était sans objet, car une telle opération représentait un ef­fort tellement considérable que les stratèges japonais ne pouvaient l’envisager sérieu­sement. Ce différend très profond dans la préparation du plan de guerre japonais, entre les tenants de l’offensive principale vers les mers du sud et les partisans de l’opération protec­trice, contre la flotte du Pacifique, fut am­plifié par la néces­sité de coordonner cette dernière avec l’envoi de la mission Kurusu à Washington. Finalement, cette mission fut loin d’avoir l’effet escompté, car il ne lui restait plus qu’un temps extrêmement court pour avoir des résultats décisifs. Kurusu arriva à Washington le 20 no­vembre, bénéficia ensuite d’un délai jusqu’au 25 du même mois, lequel fut par la suite étendu avec difficulté jusqu’au 29. Par ailleurs les complica­tions, que cette mission entraî­nait, étaient telles qu’on ne put affirmer, au début tout au moins, qu’elle n’avait jamais été qu’un simple stratagème. Cependant, la plus grande difficulté réside dans la coordination â réaliser entre l’attaque surprise de Pearl Harbor et le lancement de l’opération contre la Malaisie à l’autre extrémité de la zone de 5.000 milles, théâtre de l’action japonaise. Aux yeux des stratèges japonais, cette se­conde opération, majeure, avait pour but d’éliminer le dan­ger potentiel représenté par Singapour, d’isoler les Indes néer­landaises de ses alliés de l’ouest et de créer un front pour menacer l’océan Indien et l’Inde ; cette opération avait au­tant d’importance que celle menée contre Pearl Harbor. Sans attendre l’issue de cette attaque, hautement aventurée, ils lancèrent simultanément la seconde. En agissant ainsi, ils étaient forcés – et c’est ce qui est le plus grave – de dévoiler, prématurément au moins, une partie de leurs plans et donc de compromettre l’effet de sur­prise, sur lequel ils comptèrent fortement, pour compenser l’infériorité relative de leurs forces. Contrairement aux at­taques contre Pearl Harbor, Midway, Wake et Guam, les dépla­cements d’un immense convoi de transports escortés par des bâtiments de guerre à partir de Hai-nan ne pouvaient passer inaperçus dans les parages étroits de la mer de Chine méri­dionale. Les Japonais ne pouvaient désormais tromper les Alliés que sur la destination du convoi, lequel fit route d’abord sur Bangkok puis à mi-route mit le cap sur le nord de la Malaisie. Alors que ce très subtil stratagème échouait et qu’on se rendit compte qu’une opération se déroulait, les Japonais furent favorisés par le sort puisque l’attention des stratèges Alliés se concentra sur l’Asie du sud-est, contri­buant à rendre la surprise de l’attaque de Pearl Harbor plus complète. La mission de cette seconde force japonaise avait en outre été rendue plus difficile par l’arrivée tardive à Singa­pour, le 2 décembre – à peu près au moment même où les Japonais quittaient Hai-nan – de l’amiral Tom Phillips avec deux cuirassés, le Prince of Wales et le Repulse suivis, plus tard, par deux autres cuirassés plus anciens, le Revenge et le Royal Sovereign. Pour réduire ces puissants adversaires, les stratèges japonais avaient, à leur tour, réuni une force écra­sante mais, avant que celle-ci puisse entrer en action, les bâ­timents de l’amiral Phillips avaient déjà été attaqués par l’aviation embarquée nippone, alors qu’ils effectuaient une héroïque sortie pour couper la retraite à la flotte japo­naise, à Singora et à Khota Baru ; ils furent coulés au large de Kuan­tan alors qu’ils regagnaient Singapour.
Avec la destruction du Prince of Wales et du Repulse, les stratèges japonais s’étaient rendu maîtres de la seule force navale en mesure de leur opposer une résistance sé­rieuse, la flotte des États-Unis étant immobilisée après le raid contre Pearl Harbor ; les Japonais, en conséquence, exercèrent une hégémonie absolue dans toute la zone entre l’Inde à l’ouest et l’Australie à l’est.

Cependant, cette supé­riorité absolue ne pouvait leur permettre de relâcher leurs efforts un seul instant et, en dépit du caractère aventureux de leur offensive, ils poursuivaient les objectifs qu’ils s’étaient assignés. Exactement comme Togo, quarante ans plus tôt, confronté à l’embarrassant dilemme de détruire la flotte russe à Port Arthur et en même temps conserver in­tacte sa poignée de bâtiments de ligne qu’il ne pouvait rem­placer et cela, pour faire face à la flotte de la Baltique. Ses successeurs de la deuxième guerre mondiale étaient soumis à la même contrainte : préserver leur flotte de bataille en tant que fer de lance pour assurer la maîtrise du Pacifique occidental ; cette flotte de bataille représentait la réserve sur laquelle reposait la faculté des stratèges japonais pour ré­pondre aux contre-attaques alliées dans la seconde phase défensive de leur plan de guerre.   Selon les déclarations de l’attaché naval Japonais à Berlin, le contre-amiral Yokoi, toute action contre les forces adverses doit tenir compte d’une condition fondamentale qui veut que la force principale soit à l’abri de toute perte sé­rieuse. Ainsi, même après l’élimination temporaire des bâti­ments de ligne alliés, les stratèges japonais n’étaient pas fa­vorables pour exposer les leurs aux attaques des sous­-marins et de l’aviation alliés ; au contraire, ils conservaient leurs grandes unités le plus à l’arrière possible, préférant utiliser pour leur offensive contre des forces alliées affai­blies, des unités légères plus aisément remplaçables, des transports et des détachements de terre et de l’air.

  En neutralisant et en isolant les positions alliées les unes après les autres, par des attaques aériennes avant de lancer à l’assaut des transports vulnérables mais fortement escortés, les Japonais, furent en mesure de progresser très rapidement d’une position stratégique à une autre sans don­ner au commandement allié la moindre occasion d’enrayer l’offensive.

De cette façon, Singapour et ensuite Java furent prises entre deux mouvements en tenaille et les forces na­vales alliées sous les ordres de l’amiral Doorman furent re­poussées vers le sud des Indes néerlandaises par d’incessantes attaques aériennes. Quand la tentative de Doorman de revenir dans le nord de Java et de s’attaquer aux convois de transports de troupes, en franchissant l’écran des escortes, échoua. Au cours de la bataille de Java, le der­nier obstacle qui résistait s’effondra et les Japonais purent bénéficier d’une absolue maîtrise de la mer entraînant la conquête des territoires du sud. Quelques jours après, les forces japonaises débarquèrent en force en trois points du littoral de Java et, en un peu plus d’une semaine, ce centre de résistance se rendit, suivi bientôt par ceux du reste des îles. La conquête de la Malaisie et des Indes néerlandai­ses libéra des forces japonaises considérables qui furent en­voyées pour réduire la résistance aux Philippines à la­quelle les Japonais ne s’attendaient pas. La reddition de Bataan du 8 avril et celle de Corregidor du 6 mai marquè­rent la conquête de l’archipel, celle de l’objectif stratégique complet que les deux attaques de Pearl Harbor et de Kuan­tan avaient isolé presque six mois après ces deux événe­ments.

  La prise des Philippines fut considérée comme un fait extra­ordinaire et, cependant, l’opération avait demandé un délai deux fois plus long que les deux à trois mois prévus par les stratèges japonais au cours des délibérations du mois de sep­tembre précédent. Ils n’avaient donc pas com­battu en vain ces défenseurs alliés submergés par le nom­bre de leurs as­saillants et qui menaient un combat déses­péré pour ralentir l’avance des Japonais. Avant même la fin de la lutte pour les Philippines, l’effondrement de la résistance alliée dans le sud avait mis les Japonais devant la décision la plus grave qu’ils auraient à prendre de toute la guerre : fallait-il poursuivre ou non l’offensive jusque dans l’océan Indien ? La résistance des Alliés en Malaisie et dans les Indes néerlandaises donna aux autorités britanniques aux Indes un temps précieux pour renforcer leurs défenses qui étaient loin d’être efficaces. En retirant tous les bâtiments de ligne de la Méditerranée, prenant ainsi une grave décision, en laissant les communications vitales défendues par quelques croiseurs, destroyers et sous-marins appuyés par la RAF et la 8e armée, les stratèges alliés réussirent à rétablir une force importante dans l’océan Indien sous les ordres de l’amiral Somerville. Toutefois, de toute cette escadre, seul le cuirassé Warspite était en parfait état de combattre tandis que les quatre autres Revenge, Royal Sovereign, Resolution et Ramillies, imparfaitement modernisés, étaient peu fiables. Les deux porte-avions, l’Ilustrious et l’Indomptable ne pos­sédaient que des appareils anciens à l’exception de quelques chasseurs. Quant aux destroyers, ils appartenaient à différentes classes, certains si âgés, que c’était miracle qu’ils puissent encore servir. Quand les Japonais, un mois après la chute de Java décidèrent de s’attaquer à Colombo, au début d’avril, ils pri­rent Somerville de court car il était en train de concentrer ses forces et ils lui coulèrent le porte-avions Hermès ainsi que deux croiseurs lourds le Cornwall et le Dorsetshire sur quoi, il abandonna le centre et l’ouest de l’océan Indien et se replia sur Kilifidini sur la côte orientale d’Afrique. Les Ja­ponais ne le poursuivirent pas jusque là et se retirèrent sur les bases de Singapour et de Penang et ne reparurent plus jamais en force dans l’océan Indien. Leur activité s’y limita à des raids sporadiques de sous-marins pour gêner les lignes de communications alliées et à des coups de main par des bâtiments de surface, lesquels coups de main furent trop peu fréquents pour être efficaces. Toutefois, pendant les difficiles mois de l’été 1942, le sort de la guerre resta entre leurs mains. L’entière stratégie globale des armées reposait sur leur capacité d’interdire aux deux parties de l’Axe l’accès à la Russie, au Proche-O­rient, à l’Inde et à la Chine ; c’était la condition qui permit aux États-Unis de rassembler leurs immenses ressources et de les mettre à la disposition des Alliés en préparant leurs contre-offensives sur l’une et l’autre partie de l’Axe. Les voies de communication vitales, partant des deux puissances maritimes anglo-saxonnes vers la partie de l’Asie entre la Russie et la Chine, passaient par l’ouest de l’océan Indien. Sans le flot ininterrompu de personnels et de ravi­taillement en matériel, le long de ces voies – à partir de mars quand débuta la préparation en vue de la bataille d’el Ala­mein, jusqu’à l’été et l’automne 1942 – les Russes n’auraient pu tenir et changer définitivement le cours de la guerre par la victoire sur Paulus à Stalingrad et les Britan­niques battre Rommel à El-Alamein. Il est certain que les stratèges japo­nais étaient parfaitement au courant de tout cela mais, pour eux, concentrer toutes leurs forces navales dans l’océan In­dien pour un suprême effort en vue de cou­per les lignes de communications alliées à l’ouest de cet océan, leur aurait demandé plus que de la simple perspica­cité. Il aurait fallu pour cela que les Japonais répudient les fondements de toute leur planification stratégique et aban­donnent la conception d’une guerre limitée prudente en fa­veur d’une action audacieuse avec toute leur énergie ; ils de­vaient aussi mettre de côté leur idée d’indépendance straté­gique jalousement gardée et coopérer réellement et sincè­re­ment avec les forces européennes de l’Axe en adoptant un plan de guerre commun et, finalement, renoncer à exploiter leur victorieuse offensive dans le Pacifique, avant d’avoir pu consolider leurs conquêtes afin de remporter dans l’océan Indien une victoire pour le seul bénéfice de leurs alliés de nom, alliés pour lesquels ils éprouvaient méfiance et crainte. Les stratèges japonais ne se rendirent pas compte qu’ils n’avaient pas le choix et que leur prudente stratégie indé­pendante et limitée manquait d’efficacité dans un conflit mondial et que leur seule et infime chance de se tirer de ce mauvais pas consistait justement à adopter une stra­tégie globale illimitée même si elle leur paraissait aventu­rée. Les effets désastreux du plan japonais de guerre li­mi­tée, appliqué à l’occupation et à la défense de l’Asie du Sud-Est, eurent d’autres conséquences. Ce plan les empêcha d’agir, non seulement, dans la seule direction qui aurait pu leur laisser une chance de succès mais, de plus, il les empê­cha d’agir dans quelque direction que ce soit en rassemblant toutes leurs forces. Tandis qu’ils gaspillaient une part consi­dérable de leurs forces dans l’inutile raid contre Ceylan et dans le golfe du Bengale, sans avoir la persévé­rance de continuer, ils laissèrent passer toutes les autres occasions dans les directions opposées par suite du manque de forces. Dès le début, les stratèges japonais reconnurent la né­cessité absolue d’empêcher l’Australie de devenir pour les Alliés une base principale pour leurs contre-offensives. Exac­tement comme pour l’Inde, ils se rendirent compte que l’Australie, dans son ensemble, était un morceau trop gros à avaler. Cependant, ils espérèrent qu’en occupant les terri­toires du nord et en coupant des lignes de communication avec La Nouvelle-Calédonie, la Nouvelle-Zélande et les Sa­moa, ils auraient la possibilité d’isoler et de neutraliser l’Australie. Ils portèrent le plus gros de leurs efforts dans cette direction tout en continuant d’attaquer la Malaisie et Java et ils atteignirent, au moment de l’effondrement de la résistance alliée, après la bataille de la mer de Java, dès le début de mars, Lae et Salamaua en Nouvelle-Guinée, Bou­gainville aux Salomon. A ce moment-là, la faculté de dé­fense de l’Australie était des plus faibles ; sur les quatre divisions australiennes, trois se trouvaient au Proche­-Orient et la qua­trième n’existait plus depuis la bataille de Singapour. Le ma­tériel et les équipements de toutes sortes faisaient cruelle­ment défaut. Les forces aériennes consis­taient en quelques appareils anciens. Si les chefs militaires japonais, à ce moment, avaient voulu abandonner leur stratégie reposant sur des offensives méthodiques, pas à pas, ils auraient pu laisser de côté la Nouvelle-Guinée, protégée par leur aviation embarquée sur les porte-avions, et se saisir de Port Moresby, le centre stra­tégique de la défense australienne qui n’était défendu que par une unique brigade de soldats peu entraînés. Mais, fi­dèles à leur principe de ne pas avancer vers un nouvel ob­jectif sans avoir une couverture aérienne efficace, les Japo­nais hésitèrent et perdirent une occasion. Quand, au début de mai, ils reprirent leur offensive vers la Nouvelle-Calédo­nie et la Nouvelle-Zélande en passant par les Salomon et la mer de Corail, ils furent stoppés par deux contre-attaques, l’une sur Tulagi (4 mai) et dans la mer de Corail au cours desquelles ils perdirent leur premier grand bâtiment, le porte-avions Hosho. Arrivées à ce point, les réactions des Ja­ponais sont des plus difficiles à saisir. L’influence paraly­sante de leur idée de guerre limitée est des plus évidente, car leur poussée vers le sud-est, vers l’isolement et la neutralisa­tion de l’Australie, n’avait pas le caractère de leur offensive dans l’océan Indien, une opération les écartant de la route vers leur objectif majeur et, de ce fait, tôt abandon­née aux premiers signe d’une résistance. C’était la partie du pro­gramme originel, la plus importante, qui restait à pour­suivre et son interruption portait un coup très dur aux Ja­ponais. Cependant, au lieu de réagir par une concentration de leurs forces au point névralgique et, au lieu de reprendre leur poussée avec leur puissance disponible, nous consta­tons que, un mois après la défaite de la mer de Corail, ils aban­donnent cette stratégie. En revanche, ils dispersent leur at­tention et leurs forces dans quatre directions parfai­tement divergentes par des attaques de groupes spéciaux de sous-marins contre les forces britanniques à Madagascar et, dans le port de Sydney, par d’importantes forces expédi­tionnaires contre les Aléoutiennes et contre Midway. Tandis que les trois premières opérations n’eurent que peu de signification, excepté l’occupation d’Attu et de Kiska, dans les Aléoutien­nes de l’ouest, la plus importante, celle contre Midway tomba dans le piège dressé par les stratèges améri­cains et perdit d’un coup la majeure partie de la flotte de porte-avions japo­nais.
La défaite de Midway donna à la puissance offensive japonaise un arrêt sévère, mais elle ne la brisa pas. En ma­tière de bâtiments de guerre et même en porte-avions, en navires de transport et en hommes, les Japonais conser­vaient encore leur supériorité sur les Alliés et la faiblesse de leur force aéronavale pouvait être compensée par de for­tes concentrations d’avions basés à terre. Ainsi, un peu plus d’un mois après le désastre de Midway, les Japonais reprirent l’offensive contre la zone es­sentielle de la Nouvelle-Guinée et des Salomon, après l’avoir abandonnée à la suite de leur défaite dans la mer de Corail. Des deux offensives, ce fut celle qui, depuis la zone de Buna-Gona occupée les 21 et 22 juillet, réussit à attein­dre à la mi-août la piste de montagne qui mène à travers une jungle quasi-impénétrable aux monts Owen-Stanley ; le seul terrain d’aviation de la région, Kôkoda, fut pris. Les Japonais s’approchèrent jusqu’à 30 milles de Port Moresby ; les 3 000 hommes qui composaient la colonne furent atta­qués sans répit et, exténués, malades, mourants de faim, arrivèrent à Boribaiwa dans un tel état qu’ils ne purent mener à bien cette attaque. Ils furent obligés de se retirer, désemparés, au moment où le débarquement simultané à Milne Bay, à l’extrémité de la pointe sud-est de l’île, fut vic­torieusement repoussé par les forces américaines et austra­liennes. La seconde offensive, partie des Salomon vers le sud-est n’atteignit même pas son objectif. Le débarquement des US Marines à Guadalcanal, le 7 août 1942, une semaine avant que les Japonais n’aient le temps de compléter l’installation du terrain d’aviation et de recevoir les forces de terre et navales sous sa protection, parvint à prendre l’ennemi par surprise. Même après cet échec initial, les Ja­ponais conservaient une chance de voir le sort leur être fa­vorable, car ils possédaient des ressources considérables sur le terrain, des lignes de communications incomparablement plus courtes et ils avaient infligé de très sérieuses pertes aux Alliés pendant les deux premiers mois, pertes qui étaient bien supérieures aux leurs. A la mi-octobre, cette supériorité était devenue si forte qu’ils ont pu amener de puissants ren­forts à Guadalcanal, en plein jour, et même débarquer des canons de marine. Mais, une fois de plus, la nécessité de conduire une guerre économique, qui était leur constante préoccupa­tion, fut fatale pour leurs armes. Au lieu d’utiliser leur su­périorité initiale, pour écraser les Américains à Guadalca­nal avec leurs forces réunies, ils choisirent de les jeter sépa­rément dans la bataille. Au moment où les Japonais se déci­dèrent à faire un effort sérieux, en mettant tout dans la ba­lance, l’occasion était déjà passée. Le commandement amé­ricain et sa stratégie étaient passés d’une défensive pru­dente à une offensive agressive et l’équilibre des forces commença à leur être favorable. Ainsi, les offensives massi­ves des Japonais de la fin octobre à la mi-novembre se ter­minèrent par un désas­tre complet, par la pertes de deux cuirassés et d’un certain nombre de petites unités et de transports, à quoi il faut ajou­ter 30 000 hommes. C’était plus qu’ils ne pouvaient suppor­ter et ils perdirent courage au combat, bien qu’ils ne recon­nurent la perte de Guadalcanal que le 9 février 1943. Avec l’échec simultané de ses deux offensives contre les lignes de communications de l’Australie, la stratégie ja­ponaise atteignit ainsi son tournant au cours de la deuxième quinzaine de novembre 1942. La première phase du plan de guerre japonais, la phase de l’isolement et de l’occupation de l’objectif, l’Asie du sud-est, était maintenant arrivée à sa fin. Les tentatives pour éliminer ou neutraliser, au-delà de ces limites, les bases d’où les Alliés pouvaient lancer des contre-attaques, n’avaient été couronnées que d’un succès partiel. Singapour, Java, les Philippines, Guam, Wake et l’ouest des Aléoutiennes avaient été pris. La résis­tance chinoise ne s’était pas effondrée, malgré la rupture de ses communica­tions avec la Birmanie, et l’Australie n’avait pas été neutra­lisée. Cependant, en dépit de ces échecs, les stratèges japo­nais avaient de bonnes raisons d’espérer réaliser la seconde partie de leur plan, la plus diffi­cile : amener les Alliés à s’avouer vaincus après les avoir soumis à une guerre d’usure pour qu’ils acceptent le fait accompli. Dans toutes les direc­tions, excepté celle de l’Union soviétique, les Japonais avaient établi autour de leur aire centrale d’action, une zone-tampon étendue où les contre-attaques alliées seraient en­rayées. Les distances que les Alliés auraient à franchir dans leur avance à travers le Pacifique et l’océan Indien, ralenti­raient leurs efforts. Les jungles de Birmanie, de Nou­velle-Guinée comme celles des Salomon, que les Japonais n’avaient pu pénétrer que très difficilement, se montre­raient encore plus éprouvantes pour des troupes entraînées à vivre et à combattre dans ce milieu. La résistance tenace des sol­dats japonais fanatisés retarderait considérablement les of­fensives alliées comme à Guadalcanal où chaque pouce de terrain gagné entraînait des pertes humaines. Finale­ment, le réseau très dense des bases aériennes et navales permettait aux stratèges japonais de s’opposer à une avance alliée, grâce à une concentration de forces formant un cercle infran­chissable autour d’une zone centrale. Radio Tokyo, quinze jours après la chute de Guadalcanal, affirmait : « qu’aucune escadre de cuirassés, appuyée par de l’aviation embarquée, ne pouvait attaquer avec succès aucun des objec­tifs vitaux situés dans le rayon d’action de l’aviation japo­naise basée à terre » ; un porte-parole de l’armée, le colonel Yahugi, affirmait à son tour que les « innombrables îles éparses dans l’immensité du Pacifique, devenues autant de bases aériennes pour l’aviation japonaise, nous exercerons de ce fait la maîtrise absolue dans la sphère stratégique de ces bases ». De fait, derrière le cercle de défenses étroitement conjuguées, la force de réserve de la flotte de bataille japo­naise se tiendrait prête à donner le coup de grâce à n’importe quelle force alliée ayant réussi à forcer les défen­ses extérieures. Ainsi, à partir de la deuxième quinzaine de novem­bre 1942, les stratèges japonais regroupèrent leurs forces dans des directions opposées. A la fin de la phase offensive, les bâtiments de combat cuirassés, porte-avions, croiseurs lourds, furent retirés des zones dangereuses pour être mis à l’abri dans des zones à l’arrière. Pendant les dix-huit mois suivants, aucune des unités ne fut coulée par l’ennemi –seul le cuirassé Mutsu fut détruit par une explosion in­terne le 8 juin 1943 dans la baie d’Hiroshima. En revanche, les forces terrestres et aériennes, prévues pour s’opposer au premier élan de l’offensive alliée, furent envoyées en avant dans des zones critiques. En Nouvelle-Guinée, la contre-­offensive, lente et coûteuse en hommes, contre les restes des forces ja­ponaises qui avaient menacé Port Noresby-à partir de la ré­gion de Gona-Buna paraissait donner aux stratèges japonais une occasion inattendue pour lancer une offensive à grande échelle ; ils profitèrent de cette chance pour en­voyer des troupes, renforçant une position relativement fai­ble, sur la côte nord. Rien ne pouvait les arrêter, même pas la destruc­tion complète par l’aviation alliée d’un convoi de 30 000 hommes, au cours de la bataille de la mer de Bis­marck, le 3 mars 1943. Ce n’est, qu’en automne et en hiver de cette an­née-là que leur système de bases autour du golfe de Huon, à Lae, à Salamaua et à Finschhafen s’effondra sous les coups répétés de brillantes opérations aéroportées et amphibies du général Mac Arthur. De même, les très durs combats livrés à la même époque dans les Salomon centrales et septentrio­nales, contribuèrent à endormir les stratèges japonais dans l’idée que, en dépit de leurs pertes, le plan prévu pour user les forces alliées n’était pas si mau­vais.   Cette illusion apaisante fut brutalement ébranlée par la grande offensive américaine dans le Pacifique central au cours de l’hiver 1943. L’effort sans précédent des États-Unis dans la construction navale avait, pendant l’automne et l’hiver de cette année-là, commencé à porter ses fruits au point que, en un peu plus de 6 mois, l’équilibre qui avait plus ou moins été atteint entre les forces des deux adversaires durant les combats de Guadalcanal, fut complètement et ir­rémédiablement renversé au profit des États-Unis. La ré­cente force de frappe que représentait la 5e Flotte sous les ordres de l’amiral Spruance était en mesure de s’opposer à toute force japonaise, quelle qu’elle soit ; la concentration en porte-avions de cette flotte permettait à Spruance de pas­ser en force à travers le système de positions défensives, celui que les stratèges japonais avaient jugé infranchissa­ble. Avec des escadrilles de 800 et bientôt de plus de 1 000 avions em­barqués à sa disposition, l’amiral se plaçait dans une situa­tion où il pouvait écraser les forces aériennes ad­verses en frappant à n’importe quel point du dispositif de défense ja­ponais pour neutraliser les positions clé, pour annihiler leur résistance sous la puissance d’une supériorité aérienne ab­solue et sous les effets des bombardements des canons de la flotte, inconnus jusqu’alors ; enfin, à partir des bases nou­vellement conquises, les forces américaines s’emparèrent du reste des positions japonaises dont certai­nes furent contour­nées et coupées de leur ravitaillement. De plus, grâce au sys­tème révolutionnaire des bases mobi­les de ravitaillement organisé dès les premières attaques, l’amiral Spruance fut à même de surmonter les difficultés logistiques qui, jusqu’à ce moment, paraissaient insurmon­tables et sur lesquelles les stratèges japonais avaient beau­coup compté ; finalement, il put conduire son offensive sans marquer de temps d’arrêt aussi loin qu’il le désirait. Cette conception, entièrement neuve d’utiliser la puis­sance sur mer, bouleversait tellement les idées reçues que les stratèges japonais furent incapables de saisir im­médiate­ment sa signification profonde et ses conséquences. Ils se rendirent tellement peu compte de ce qui leur arrivait qu’ils ne comprirent pas que la prise des îles Gilbert corres­pondait à une forme entièrement nouvelle de la stratégie améri­caine ; ils considéraient cette avancée comme une simple at­taque de flanc, en liaison avec les offensives alliées aux Sa­lomon et en Nouvelle-Guinée. Les pertes des Marines à Ta­rawa, largement divulguées, contribuèrent à leur faire croire que tout allait conformément au plan prévu et que leurs avant-postes remplissaient avec succès leur mission d’user l’élan des contre-offensives alliées. La conquête manifestement moins meurtrière de Kwajalein aux îles Marshall, ne fut pas suffisante pour atti­rer leur attention sur la réalité de la situation : Ce ne fut qu’après cette conquête que l’amiral Spruance s’attaqua très sérieusement et avec efficacité, à leur importante base na­vale de Truk, centre des opérations dans le sud-est ; c’est alors que, brusquement, ils réalisèrent clairement que l’ensemble de leurs plans de guerre avait été réduit à néant, sans rémission, en l’espace de trois mois, de la mi-novembre 1943 à la mi-février 1944. En effet, la chute des positions-clé japonaises des Gil­bert et des Marshall signifiait plus que l’effondrement même de leur zone avancée de défense. Ce n’était, ni plus, ni moins, que l’échec complet de tout le système stratégique. Ce sys­tème, nous l’avons déjà vu, reposait à la fois dans sa phase défensive et offensive, sur un partage des fonctions entre deux éléments complémentaires d’une part, les forces terres­tres, aériennes et navales avancées et, d’autre part, la force centrale de réserve du gros de la flotte. Dans ce partage des fonctions, le rôle des forces avancées sacrifiées fut, non seu­lement de mettre en échec et de contenir l’adver­saire comme en 1943, mais, si elles ne pouvaient empêcher les contre-of­fensives alliées, de percer leur défense, elles se devaient, au moins, d’absorber le choc de celles-ci, de manière à infliger aux Américains des pertes telles que le gros de la flotte de bataille japonaise aurait l’occasion de lancer une terrible ac­tion dévastatrice. Ainsi, quand les forces avan­cées ne purent contenir celles de l’amiral Spruance, et en­core moins les af­faiblir, non seulement, elles s’effondrèrent d’elles-mêmes, mais leur chute affecta gravement la puis­sance d’intervention du gros de la flotte de bataille japo­naise de réserve, laquelle se trouvait en état d’infériorité et ne pou­vait donc s’opposer, avec des chances de succès, à l’offensive de la marine américaine. Ainsi, du fait de la défaillance de l’action retarda­trice et réductrice des forces avancées, les stratèges japo­nais avaient pratiquement, sinon de facto, perdu la maîtrise du Pacifique occidental, maîtrise qu’ils possédaient depuis Pearl Harbor et Kuantan. Privés de cet indispensable com­plément, la puissante flotte qu’ils avaient si minutieuse­ment conser­vée n’était plus en mesure de faire face à une attaque impré­vue. Sans avoir eu l’occasion de frapper une seule fois, elle a été réduite, du jour au lendemain, à l’état de fleet in being [2], encore capable d’exercer une action dissua­sive, mais soumise aux incertitudes attachées à cette situa­tion. Quelle que soit la solution envisagée par les stratèges japonais, le désastre était inévitable. S’ils décidaient de ris­quer le gros de leur flotte en tentant d’arrêter les mouvements de l’amiral Spruance, il est probable qu’elle serait défaite et que les stra­tèges japonais perdraient d’un coup l’avantage de l’effet dis­suasif qu’elle représentait sur la 5e Flotte. Si, au contraire, ils continuaient à conserver leur fleet in being, ils seraient incapables d’empêcher Spruance de conquérir leurs posi­tions, les unes après les autres, pour ensuite être contraints d’affronter la 5e Flotte dans des conditions encore plus défa­vorables. En face de ce dilemme, les stratèges japonais furent incapables d’adopter l’une ou l’autre solution et restèrent assis entre deux chaises. A deux reprises consécutives, au moment où les Américains s’approchaient des Mariannes et de Leyte, ils lancèrent le gros de leur flotte, dans une tenta­tive désespérée pour les arrêter, mais, à chaque fois, ils étaient si indécis, agissant à contre-cœur au lieu de se lancer à fond dans l’entreprise, qu’ils sacrifièrent leurs meilleures forces inutilement, le restant devant périr lamentablement pendant les grandes offensives aéronavales de mars et de juillet de l’année suivante. Un exemple très significatif de cette hésitation, pour choisir entre la conservation et l’utilisation de la flotte de bataille, nous est donné dans l’interview d’un porte-parole japonais spécialiste de questions navales, Ito Masanori, le 26 juillet 1944, à une époque qui se situe entre la bataille des Philippines et celle de Leyte ; ce porte-parole affirmait que le planificateur d’une bataille navale doit toujours conseiller de conserver ses propres forces en vue d’un af­frontement ulté­rieur et, en aucune façon, ne doit permettre de sacrifier le gros de sa force, aussi héroïque que cela puisse paraître. L’échec de la flotte de bataille japonaise, dans sa ten­tative d’arrêter l’offensive américaine dans la partie centrale du Pacifique, a marqué la fin de la seconde phase dé­fensive de la stratégie originelle, exactement comme le repli de Gua­dalcanal fut la fin de la première phase offensive. Les ba­tailles de la mer des Philippines et du golfe de Leyte qui dé­montrèrent l’incapacité des Japonais à empêcher leurs ad­versaires de conquérir leur empire maritime furent les véri­tables actions décisives de la guerre du Pacifique. En 1904, si la flotte de Togo avait subi une défaite semblable, cela aurait signifié un immédiat effondrement de toute la stratégie ja­ponaise. En revanche, en 1944, la nouvelle arme aérienne, conjuguée avec les distances particulièrement grandes, ainsi que les zones étendues, paraissait laisser aux stratèges japo­nais une mince chance de faire traîner la guerre en longueur et d’échapper au désastre complet. Comme l’offensive américaine venait des positions éparses japonaises conquises à la périphérie et se portait vers les masses continentales, cœur de l’aire japonaise : Ja­pon proprement dit, Philippines et Formose, elle entrait dans des zones qu’il ne serait pas facile d’isoler et dans les­quelles les adversaires pourraient concentrer et déplacer des forces terrestres et aériennes non négligeables ; ils uti­liseraient ces avantages pour freiner l’offensive américaine et rendre celle-ci si coûteuse pour l’assaillant que les Japo­nais, à la fin du conflit, bénéficieraient de quelque chose de mieux qu’une reddition sans conditions. Ainsi, avec la bataille de la mer des Philippines, le Ja­pon perdait non seulement son plan de guerre originel, mais la guerre tout court ; le conflit, cependant, dura encore un an. Ce fut la fin de la stratégie, en tant que plan clair et ra­tionnel quand l’espoir d’arrêter les offensives américaines, en concentrant massivement des forces terrestres et aé­riennes, s’évanouit à son tour dans la longue, difficile et tou­tefois brillante campagne des Philippines. Mais l’entêtement fana­tique et la perte de tout espoir permirent aux stratèges japo­nais de continuer la lutte, bien que son issue ne puisse plus longtemps être mise en doute ; ce fut la bombe atomique qui força l’Empereur à mettre un terme à cette guerre insensée. Ce qui, avec du recul, frappe le plus dans la stratégie japonaise, c’est son contraste avec celle d’Hitler. Les deux extrémités de l’Axe se trompèrent irrémédiablement dans leurs calculs, mais cela se fit dans des perspectives différen­tes et pour ainsi dire dans des directions opposées. Hitler envahit délibérément la Pologne avec un sentiment de su­périorité extravagant, afin de l’exploiter tant qu’il durerait. Il comprit qu’il ne pouvait plus longtemps espérer obtenir d’autres succès, uniquement en montrant sa force seule, mais il était sûr de pouvoir maîtriser le conflit qu’il avait si imprudemment déclenché et qu’il lui serait possible de pour­suivre une guerre d’agression dans une suite d’épisodes iso­lés. Quand ses calculs s’avérèrent faux, après la campa­gne de Pologne et qu’il se trouva lui-même irrévocablement contraint de mener une lutte sans restriction pour sa survie, ce qu’il avait justement désiré éviter à tout prix, il survé­cut uniquement grâce aux succès constants de ses campa­gnes improvisées en Norvège et dans l’ouest. Ces suites de victoires, remportées contre l’avis mû­rement réfléchi de l’état-major général, le tirèrent pour un temps des conséquences de ses erreurs mais, par la suite, le menèrent à sa perte en le confirmant dans sa mégalomanie stratégique et dans ses rêves de grandeur, alors qu’aucun de ses conseillers militaires n’était en mesure de le contrecar­rer ou de le tempérer efficacement. Au premier coup d’œil, le comportement des stratèges japonais ne paraîtrait pas tellement différent. Eux aussi, ils déclenchèrent délibérément la lutte contre la Grande-Bre­tagne et les États-Unis ; eux aussi le firent afin d’exploiter leur supériorité temporaire dans la préparation de la guerre mais, le sentiment et les motifs, derrière des actions d’apparence semblable étaient entièrement différents. Les stratèges japonais furent conduits, non pas par un opti­misme sans fondement, non pas par le désir du triomphe fa­cile, mais par la crainte et l’appréhension ; c’était la seule voie possible qui les tirerait de la difficile situation dans la­quelle ils s’étaient mis lors de l’incident chinois. Ils eurent si peu confiance dans une issue heureuse du conflit que leur planification minutieuse servait, d’abord et avant tout, à les convaincre eux-mêmes qu’ils avaient une chance de gagner pourvu que cette planification efficace ne les entraîne pas dans des aventures au-delà de leurs moyens. Contrairement à l’absence complète d’un plan géné­ral chez Hitler, à ses improvisations aventureuses, à ses accès d’irresponsabilité, à ses refus obstinés de reconnaître ses re­vers, les Japonais, au contraire, avaient préparé soi­gneuse­ment cette guerre ; il s’en tinrent à leur idée géné­rale de guerre limitée d’après une planification de leur blitz­krieg initial mais aussi de leurs déploiements de force pro­longés qui le suivirent, tout cela dénotant chez eux une ap­proche incomparablement plus mesurée. Cependant, ces plans qu’eux-mêmes considéraient comme clairs et ration­nels, en­tièrement conformes aux leçons tirées de leur expé­rience passée, reposaient en réalité sur une profonde et complète méconnaissance de toute la situation politique et stratégi­que. Les succès de leurs prédécesseurs dans les conflits contre la Russie et la Chine étaient dus à leur ex­ploitation intelligente de la supériorité unilatérale d’une puissance maîtresse de la mer sur un adversaire temporai­rement chassé de cet élément. La Russie et la Chine furent de gran­des puissances continentales et, une fois vaincues, se révélè­rent totalement incapables de compenser leurs échecs navals et de briser le cercle de fer dressé par les stratèges japonais. Toutefois, à l’automne 1941, les stratèges japonais dé­cidèrent de se mesurer non pas à deux puissances conti­nen­tales, mais aux deux plus fortes nations maritimes et indus­trielles dans le monde ; ces stratèges, malgré leurs succès sans lendemain, n’espéraient jamais chasser l’une et l’autre nation de la mer et empêcher tôt ou tard le retour de leur écrasante supériorité. En d’autres termes, les stratèges japo­nais n’ont plus cherché à mener une guerre limitée contre une puissance continentale en l’imposant par la puissance navale mais, se servant de cette dernière, ils se sont attaqués à des puissances supérieures, essentiellement maritimes. Leur seul espoir de compenser cette infériorité reposait sur les difficultés auxquelles seraient affrontés les Américains dans leurs contre-offensives, du fait des immen­ses distances à parcourir et du franchissement des défenses avancées aé­riennes japonaises. Quand tout cet espoir s’effondra au cours de l’hiver 1943-44, sous les coups d’une nouvelle force navale, le plan stratégique japonais n’exista plus. Cependant, l’erreur des stratèges japonais fut infini­ment plus profonde. Les conflits avec la Russie et la Chine pouvaient être limités stratégiquement parce que qu’ils l’étaient politiquement et aussi parce que pour les Russes et pour les Chinois les intérêts en jeu étaient marginaux et ne concernaient qu’une classe dirigeante et non les populations dans leur ensemble. Ces classes dirigeantes étaient incapa­bles de mobiliser toutes les énergies de leurs empires res­pec­tifs pour la lutte et, quand l’issue des conflits leur fut défavo­rable, elles acceptèrent de traiter, même dans des conditions désavantageuses, plutôt que de prolonger une guerre qui commençait à réveiller les dissensions internes, risquant de les transformer en rébellion ouverte. Par ail­leurs, alors que la Grande-Bretagne et les Etats-Unis, ainsi que toutes leurs forces, étaient confrontés à Hitler, les stra­tèges japonais ne pouvaient raisonnablement espérer les chasser de la mer et les empêcher de revenir, tôt ou tard, avec une supériorité écrasante. Tous ces aspects po­litiques et économiques de la guerre de 1940-1945 étaient ignorés des stratèges japonais ; ayant établi leurs plans sur une base purement stratégique, ils sous-estimèrent ou ils méconnurent, à leur grand dam, le tempérament de leurs adversaires ainsi que les répercus­sions désastreuses de l’attaque de Pearl Harbor. Mais, avant tout, ils évaluèrent mal le rapport étroit entre la conception politique et la conception stratégique du conflit, ce qui leur fit faire, politi­quement, une guerre à mort ayant le caractère d’un affron­tement racial absolu qu’ils avaient essayé de me­ner, straté­giquement, à une guerre limitée. Clausewitz, le grand penseur militaire allemand, dit dans une de ses dernières pensées que la première chose et la plus importante comme la plus décisive pour un homme d’état ou un chef militaire est l’évaluation correcte de la na­ture de la guerre qu’il compte entreprendre, de manière qu’il ne se méprenne pas sur cette nature ou qu’il ne lui donne pas un caractère que les faits et les circonstances excluent, c’est en fait la démarche la plus exhaustive de la stratégie. Nous avons vu à quel point Hitler ignora ce prin­cipe ; quant aux stratèges japonais, ils se félicitèrent, pour leur part, de l’avoir suivi mais, avec la logique trompeuse de leur raison­nement, ils tombèrent dans l’erreur signalée par Clausewitz. Ils s’embarquèrent dans un conflit pour la poursuite duquel ils n’avaient pas les moyens ; ils se le cachèrent à eux-mêmes en essayant de le présenter comme quelque chose qui, du fait des circonstances, ne pouvait être une guerre limitée, ni poli­tiquement, ni stratégiquement.   [1] Attaque qui est le modèle de celle de Pearl Harbor. [2] En stratégie navale, effet dissuasif qu’exerce une flotte puis­sante sur l’adversaire sans qu’elle ait à tirer un coup de canon, par le seul fait de son existence.      

Den's

Den's

 

Konnichiwa

Osu 

Voici de quoi accompagner la lecture
Comment dire "bonjour" en japonais, généralités : Au Japon, selon le moment de la journée et son (ses) interlocuteur(s), la façon de saluer, de dire bonjour, ne sera pas la même. Il vous faudra vous adapter afin de ne pas commettre d’impair. Bon, il faut reconnaître que l’usage du célèbre « Konnichiwa » japonais est souvent passe-partout, mais si on connaît les quelques spécificités, cela permet de donner une meilleure impression et de marquer des points. Ne vous inquiétez pas, rien de bien difficile en soit. Sachez aussi qu’au Japon les contacts humains sont très rare, et de ce fait on ne serre pas la main à ses interlocuteurs  ,et on ne fait pas la bise, ceci est très souvent mal perçu, même si un certain crédit peut-être accordé au fait que vous êtes étranger. Si vous évitez cet impair vous éviterez de commencer votre entrevue avec une mauvaise image. Ce qu’il est courant de faire, en fonction de la personne en face de vous, c’est une légère inclinaison d’environ 15°, du haut de votre corps, en disant bonjour en japonais, ce qui montrera du respect envers votre interlocuteur. Un simple hochement de tête peut aussi suffire.

  Bonjour, le matin Les différents moments de la journée au Japon sont clairement identifiés, et la façon dont on dira bonjour sera adaptée en conséquence. Alors qu’en français on dira « bonjour » jusqu’en début de soirée, au pays du Soleil-Levant, ce ne sera pas le cas. Du réveil jusqu'aux environs de 11H00 du matin, il est ainsi normal de dire « Ohayo Gozaimasu » (お早うございます) à ses interlocuteurs. Il s’agit là de l’expression formelle du « Bonjour le matin », mais entre proches et amis, vous pouvez tout simplement dire « Ohayo » (おはよう), forme plus courante. Enfin, dernier point, et non des moindres, lorsque vous travaillez au Japon, et que vous prenez votre poste, peu importe le moment de la journée ou de la soirée, il est courant de dire « Ohayo Gozaimasu » afin de saluer vos collègues, même s’il ne s’agit pas du matin.


  Bonjour, en après-midi Après 11H00 et jusqu’aux environs de 18H00 nous entrons dans l’après-midi, et il est normal de changer de formule de politesse pour saluer ses interlocuteurs au Japon. Et c’est à ce moment là de la journée qu’apparaît le mondialement connu « Konnichiwa » (こんにちは) pour dire bonjour en japonais. En Kanji, il s’écrira 今日は. Il n’y a pas de formule raccourcit pour cette expression. Aussi, les hommes entre eux, et entre amis uniquement, utiliseront fréquemment la formule moins polie « Osu » (おす), et il est très rare d’entendre des femmes l’utiliser.
  Bonsoir en japonais Après 18H00 et jusqu’au moment de se quitter ou d’aller se coucher, on utilisera la formule pour souhaiter une bonne soirée en japonais qui sera « Konbanwa » (こんばんは) qui s’écrira, en kanji, 今晩は.Attention, il s’agit simplement de la formule pour « bonsoir » et non pas pour souhaiter une bonne nuit.


  « Bonne nuit » , la dernière formule de salutation en japonais à connaître. L'expression est utilisée lorsque l’on quitte quelqu’un en soirée, pour rentrer chez soi et / ou aller dormir.



On dira ainsi « Oyasumi nasai » (おやすみなさい), qui est la forme la plus polie de l’expression. Avec vos proches et amis, vous pourrez tout simplement utiliser la formule « Oyasumi » (お休み).

Cet article a été rédigé pour le blog « Un Gaijin au Japon » par l’école de japonais Coto Academy. Source : https://www.gaijinjapan.org/bonjour-en-japonais/
Je n'ai fais qu'ajouter images et musique.

Den's

Den's

 

Vote des membres mini AAR été 2018

Après un mois et demi, la phase de l'écriture des mini AAR se termine, et celle du vote des membres pour choisir l'AAR gagnant débute, à travers le sondage disponible dans ce billet.    Deux mini AAR ont été publiés, retrouvez-les sur les billets de ce blog :         Pour le rappel, vous avez jusqu'au vendredi le 31 août 2018 à 23h59 pour faire votre choix. 

Loup

Loup

 

Quand le Mal vous sied à ravir!

Mon mini-AAr est fait sur le jeu Overlord avec son extension Raising Hell. Pour faire court c'est RPG-Action médiéval fantastique avec un côté comique où on contrôle «l'Overlord» un «seigneur maléfique» et une armée de larbins qui sont en fait au cœur de la jouabilité, notre personnage principal étant plutôt limité au niveau combat. Un détail un important, dans le jeu, selon ses choix et actions ont peu progressé sur la voie de la corruption (le vrai mal à l'état pur pour faire court) ou pas, vu que j'ai déjà fait la fin non corrompue, là, je joue en mode corruption totale, vu qu'avec un changement de disque dur, j'ai perdu ma sauvegarde de ma partie «mode corrompu» et que je n'avais pas encore recommencé.
   

Loup

Loup

 

Translate Helper : Nouveau guide et changelog

Translate Helper : Nouveau guide et changelog   Certaines personnes m'ont dit que le 1er contact avec le Translate helper n'était pas des plus aisé.
D'autres m'ont rapporté des fonctionnalités à ajouter pour simplifier toujours plus la traduction avec cet outil.   En implémentant les demandes de ces derniers, j'ai décidé d'écrire un guide sur Steam pour faciliter le 1er usage mais aussi faire connaître les nouvelles fonctionnalités.   Voici le changelog depuis la compatibilité EUIV/HoI4/Stellaris :   Comme toujours, vous pouvez retrouver le lien de téléchargement de la dernière version dans la section download du message original.

Mouchi

Mouchi

 

[L’Eté des Boxers] L'enfer sur les remparts

A la fin du XIXe siècle, la Chine est agitée par le mouvement Yihetuan surnommé par les Britanniques « Boxers » en raison de leur pratique des arts martiaux. Loin de se contenter de pratiquer le Kung Fu dans les jardins, le mouvement est animé d’un vaste sentiment anti-colonialiste et proto-nationaliste. Il nait et se propage dans le Shandong et le nord de la Chine, s’attaquant aux Chrétiens de Chine. Il atteint finalement Pékin, accompagné de slogans tels que « Soutenons le gouvernement Qing et exterminons les étrangers ». Face aux menaces, de nombreux européens et chrétiens se réfugient dans le quartier des Légations   L’impératrice douairière Cixi est initialement indécise face à ce mouvement. L’écraser signifierait l’aliénation de toute la population car cela signifierait une soumission chinoise à l’occident, mais les laisser faire entraînerait sans doute une intervention occidentale. La cour elle-même est divisée, jusqu’à ce que les Occidentaux fassent le premier pas et annoncent l’envoi de 20 000 hommes pour lever le siège. La Chine apporte alors son soutien aux Boxers.     Onze légations, cinq cents civils et à peu près autant de soldats se partagent les 5,1 km² que représente le quartier. Il n’est que partiellement fermé, au nord-est par la Cité Impériale, au sud par les murs de la Cité Tatare. Ils disposent de trois mitrailleuses et d’un canon. Le ministre britannique Claude Mac Donald est désigné commandant de la défense, tandis que l’américain Herbert Squiers est désigné comme son chef d’Etat-major. D’une manière générale, les troupes d’un pays sont responsables de la défense de leur légation. Les Allemands et les Américains ont pris pied sur les remparts au sud.     Je vous propose de vivre le siège du point de vue d’un marine américain (fictif), William B. Walker.   21 juin 1900 (tour 2) Chez nous c’est resté calme, mais du haut du rempart, on a pu voir le grabuge du côté de la légation britannique. Des soldats ont découvert une mine au cours d’une de leur patrouille. Elle n’a pas explosé, mais les Boxers ont quand même attaqué. Ils étaient, quoi, quatre cents ? Le capitaine Myers nous a dit plus tard qu’il n’y avait pas de régulier chinois avec eux. Apparemment, l’Impératrice ne sait pas quoi faire de ces paysans. Ils se sont jetés droit sur les légations britanniques et autrichiennes, mais à la fin de la journée et à l’aide de renforts, ils ont été repoussés.   26 juin 1900 (tour 7) Le déjeuner a été interrompu par le son des canons. On a cru à une armée de secours, mais c’est sur nous que sont tombés les obus. Les légations allemandes et italiennes ont reçu le gros des tirs. Ils n’auraient jamais pu faire ça sans l’accord de l’Impératrice.   27 juin 1900 (tour 8) J’étais en faction sur le rempart quand les obus nous sont tombés dessus. Ils tirent complètement au jugé. Cette fois ils n’ont pas fait de victimes, mais entassés comme nous sommes, la catastrophe n’est pas loin.   28 juin 1900 (tour 9) J’ai perdu mon pari avec Murphy. Je pensais qu’ils allaient nous bombarder et nous affamer jusqu’à ce qu’on devienne fou, mais non. Ils ont attaqué peu avant midi. Par l’ouest, cette fois. Les Russes avaient préparé des positions en avant de leur légation, mais les Boxers les ont pris à revers. Myers nous a ordonné de rester sur notre position, des fois que cette attaque soit une feinte, mais le détachement qui était dans notre légation est allé prêter main forte aux Russes. C’était la panique dans les rues. Les Boxers ont pu entrer et incendier une partie des bâtiments, des civils courraient partout. Il a fallu cinq heures pour les repousser. Une odeur de brûlé flottait sur tout le quartier.   On a des blessés de toute nationalité, et Mac Donald est mort dans le bombardement préliminaire à l’attaque. Ça commence à devenir compliqué.   30 juin 1900 (tour 11) Cinq jours de bombardement. On dirait qu’ils ont pris un rythme de croisière.   Et un nouvel assaut. Ils ont attaqué à l’est et s’en sont pris aux légations autrichiennes et italiennes. Apparemment, les autrichiens ont perdu leur mitrailleuse dans les premières minutes du combat et se sont fait déborder. Les combats se sont déplacés dans la légation française plus au sud, où les Anglais et les Français les ont accueillis. Les Allemands et nous sommes allés aider les Italiens.   Ces Boxers sont des fous. Ils n’ont que des lances ou des sabres comme arme, et nous foncent dessus. Un Chinois chrétien réfugié dans notre légation m’a dit plus tard qu’ils suivaient des rituels qui, pensent-ils, dévient ou neutralisent nos balles. Ils sont persuadés qu’ils ne mourront pas, ce qui les rend d’autant plus dangereux. Ils se déplacent en foule, ça donne un effet de masse. Le canon italien était bienvenu pour briser leur élan. Je comprends mieux que les russes, sans mitrailleuses, aient eu du mal face à eux. On a tenu, mais les blessés et les morts s’accumulent, et nos positions se dégarnissent… En remplacement de Mac Donald, on a nommé le Lieutenant-Colonel Goro Shiba, un Japonais, comme chef de la défense. Non pas que ça change grand-chose à la situation.   5 juillet 1900 (tour 15) Je ne sais pas ce qui se passe dans le camp d’en face, mais les bombardements ont presque cessé et il n’y a pas eu d’attaque. Ça nous laisse du temps pour soigner les blessés et les malades. Les premiers civils sont morts de maladie à cause du confinement et des incendies.   8 juillet 1900 (tour 18) Il fallait bien qu’ils nous tombent dessus. Aujourd’hui, l’attaque était pour nous, sur les remparts. La muraille de la cité tatare fait 12m de large, notre position n’occupe pas plus de 40 mètres en profondeur. On vit à 40 dans cet espace, c’est à peine si on a assez de place pour faire tourner les troupes. On y a placé des barricades. Autrement dit, on s’est infligés l’enfer, mais on l’a aussi a promis à nos ennemis. Eh ben même avec ça ils ont pu neutraliser notre mitraillette et se sont jetés sur nous comme des fauves sur leur proie.     Tous nos hommes sont venus. Et les Allemands, puis les volontaires, les Français, et même des Autrichiens privés de légation depuis une semaine. On s’est tous relayés sur le rempart. Ces fous furieux de Boxers ont essayé d’incendier les mirs  de leur cité ! Ils ne sont pas passés. La muraille est couverte de cadavres, et de notre côté ce n’est pas la joie non plus.   9 juillet 1900 (tour 19) Les bombardements persistent, mais on a reçu une bonne nouvelle de la part du Lieutenant-colonel Shiba : l’Impératrice Cixi a signé une trêve avec nous. Les troupes chinoises quittent la zone et ne prêtent plus leurs canons aux Boxers. Mc Allister pense que ça signifie que le siège est fini. Moi je crois qu’il se fait des idées et que les Boxers vont revenir encore plus furieux.   10 juillet 1900 (tour 20) Et qui avait raison ? Mc Allister me doit une tournée. C’est la même histoire qu’il y a deux jours, mais cette fois, il n’y avait pas d’étendard jaune. L’Impératrice tient parole. J’ai pris un coup de lance dans le flanc et un coup de sabre sur l’épaule. Par je ne sais quel miracle, j’ai encore tous mes membres et mon unité a pu me sortir de là. Myers m’a mis au repos forcé dans notre légation. J’aurai enfin un vrai lit.   12 juillet 1900 (tour 22) J’ai pu discuter avec Francis Gamewell, un missionnaire qui nous a aidé à monter les barricades. Mac Donald l’a nommé « commissaire aux fortifications ». En plus de ça, sa mission s’occupe des malades et des blessés, aidés par les docteurs vivant habituellement dans le quartier. Certains prennent même les armes et défendent des positions. Myers est venu me voir. Apparemment, on m’appelle Lucky Billy dans l’unité suite à mon exploit de l’avant-veille.   15 juillet 1900 (tour 25) Les blessés se remettent. Myers m’a réintégré sur le rempart. On s’habitue vite au confort… Les autrichiens ont essayé de réparer leur mitrailleuse, mais c’est peine perdue.   17 juillet 1900 (tour 27) On a reçu des nouvelles des assiégés de la cathédrale de Peitang. Ils tiennent toujours malgré les attaques. Dieu est de notre côté.   Evidemment il fallait que j’écrive ça une heure avant un assaut. Le comité d’accueil était Allemand cette fois, et on est vite venus les rejoindre. Pas assez vite. Quand on est arrivés, ils étaient en train d’amorcer un repli vers les positions défensives de leur légation. On les a couverts avant de les rejoindre. Je ne sais pas ce qu’ils avaient ces Boxers-là, mais ils étaient rapides. Une fois descendus des remparts ils ont formé deux groupes. Le premier a incendié le sud de la légation allemande. C’est tout juste si on a pu couvrir les civils avant d’achever les boxers sur place. Le second a été accueilli par le canon italien et des troupes dans une position fortifiée.   Le soir on a discuté avec les Allemands. J’ai suggéré à Myers de poster 20 hommes de plus sur notre position, pour couvrir la mitrailleuse dans le premier choc. Il a tiré la gueule. « Vous n’êtes pas assez serrés là-haut ? ». Pas suffisamment pour arrêter le premier assaut Boxer. Faute de mitrailleuse, les Allemands ont dressé un nouveau plan de bataille en cas d’attaque contre leur position, avec une position de repli dans les ruines du sud leur légation. Shiba a posté une soixantaine de volontaires près du canal, rue des Légations. En cas de grabuge, ils ont ordre de rejoindre les positions américaines ou la légation allemande.   18 juillet 1900 (tour 28) « Nihao, motherfuckers ! » * tatatatatatatatatatatatata*   Les choses sont bien plus simples avec une mitraillette fonctionnelle. Lucky Billy avait raison ! Le détachement supplémentaire a couvert la mitrailleuse suffisamment longtemps pour permettre aux renforts d’arriver. Les foules ne tiennent pas longtemps sous le feu d’une mitraillette. Quand les plus téméraires, à l’avant, tombent les uns après les autres, l’effet de masse perd en intensité, et l’arrière commence à se débander. A partir de là, les guerriers boxers tombent comme des mouches ou prennent leurs jambes à leur cou.   On a eu moins de pertes aujourd’hui. A force d’aller se soutenir les uns les autres, on finit par connaître les autres soldats du quartier et, mine de rien, en échangeant nos expérience sur les barricades, on s’améliore. Le moral est bon malgré ce presque mois de siège. L’impératrice nous a apporté des vivres et le nécessaire pour soigner nos blessés et les civiles enfermés avec nous. Ils se sont enquis de l’état de santé de la population. J’ai suggéré à Shiba de répondre « Pas encore massacrés » mais, s’il a ri de ma réponse, il ne l’a pas transmise. Tout cela signifie sans doute que le dénouement approche. Les Boxers ne vont quand même pas s’opposer à l’Empire ?   19 juillet 1900 (tour 29) J’aurais dû la boucler. La politique, ça me dépasse. Aujourd’hui ils ont attaqué les légations italiennes et françaises par l’est. Tout ce que j’ai vu, c’est une masse informe de gens se déversant dans les rues et de la fumée sortant de nombreux bâtiments. Les Italiens, chassés de leur position, se sont déplacés au sud, dans la résidence de Hsu T’ung. La légation française est elle-aussi salement endommagée. Le capitaine Berthier nous a rapporté que les Boxers couraient dans tous les sens, allumant des feux au petit bonheur la chance, sans même chercher à se mettre à couvert et ignorant complètement leurs tirs. Ils ont rencontré  la même sale engeance que les Allemands avant-hier, on dirait.   On ne sait trop comment, la centaine de civils qui s’était réfugiée dans la légation française a réussi à éviter les flammes et les Boxers. Un jeune enfant Chinois qui travaille avec un missionnaire nous apporte de bonnes nouvelles. Les renforts devraient atteindre Pékin d’ici quatre semaines. Quatre semaines. C’est long, mais cela explique le geste de l’impératrice.   24 juillet 1900 (tour 34) Les bombardements persistent. On a fini par s’y habituer. Cela plombe nos nuits, mais fait peu de victimes. Et puis, ce n’est pas comme si on passait de bonnes nuits, entassés sur ce rempart.   25 juillet 1900 (tour 35) On a un nouveau canon ! En raclant les fonds de tiroirs pour des vivres, les Autrichiens sont tombés sur une vieille pièce d’artillerie qu’ils sont parvenus à restaurer. Ils l’ont sobrement appelé « Der Internazionale Kanon ». Mc Allister a suggéré « Betsy ». C’est mieux, c’est plus court et c’est plus affectueux, « Betsy ». On l’a placé sur le rempart avec les Allemands. Les Boxers vont avoir une sacrée surprise.   26 juillet 1900 (tour 36) Ce matin, on a été réveillé par des cris. Des hurlements, pour être précis. Des Boxers, qui menaient une charge contre la  position allemande sur le rempart. Comme la dernière fois, nous sommes arrivés en renforts mais, contrairement à la dernière fois, les Allemands tenaient leur position grâce à Betsy. Dans le feu de l’action j’ai proposé de troquer Betsy contre notre mitrailleuse, mais bizarrement ils n’en ont pas voulu. Notre mitrailleuse brise les foules, alors imaginez un canon… Les Boxers ont tout donné, absolument tout, et pendant toute la journée. On a bien cru qu’on allait tous y passer, mais finalement on a tenu. Chaque mètre de terrain cédé, on l’a repris à la force de nos armes.   1er août 1900 (tour 42) Cela fait près d’une semaine qu’il n’y a eu ni bombardement ni attaque. Si on ne les voyait pas à quelques dizaines de mètres de nous, on pourrait croire que les Boxers ont été chassés ou se sont enfuis.   14 août 1900 (dernier tour) Vers 5h du matin, pendant mon quart, j’ai entendu des tirs venant de l’est. Des canons -pas ceux de d’habitude- puis le bruit des mitraillettes. Je suis allé voir les Allemands qui m’ont confirmé ce que j’en avais déduit : les renforts sont enfin là ! Impossible de les voir derrière le rempart extérieurs et intérieurs, mais ils sont bien arrivés. A 15h, un contingent anglais est passé par un fossé de drainage sous le mur de la cité tatare, suivi de peu par le général britannique Alfred Gaselee. Il est accueilli par le lieutenant-général Goro Shiba. Il n’a pas eu besoin de plus pour comprendre que Claude Mac Donald n’avait pas survécu. Deux heures plus tard, le général Chaffee est entré à son tour. Il est venu nous saluer sur les remparts. En voyant nos troupes comprimées dans un si petit espace, il comprit l’enfer que nous avions vécu. Il ne fit aucun commentaire, mais son visage, livide, en disait suffisamment long.   Nous étions 409 soldats début juin. 55 sont morts et nous avons eu jusqu’à 135 blessés, aujourd’hui soignés. 13 civils manquent à l’appel et 24 sont blessés ou malades. Je cherche en vain un motif militaire à l’échec des Chinois dans leur campagne d’extermination des étrangers. S’ils avaient consenti à sacrifier quelques centaines de vies en plus lors de chaque assaut, ils auraient bien vite éteint nos défenses et je ne serais pas en mesure d’écrire ces mots. Le fait est que, Dieu merci, les Boxers n’étaient pas si immunisés à la peur que cela.  

Rhysaxiel

Rhysaxiel

 

Concours Mini AAR de l'été 2018

Bonjour à toutes et tous !   Juillet, c'est le mois de l'été, du soleil et des grands départs en vacances. Plus de temps libre nous permet de nous reposer, rencontrer des proches ou encore de consacrer du temps à nos loisirs.   Au sein de l'équipe rédactionnelle, nous voulions être à l'écoute de vos intérêts et préférences par rapport à RGS, le site, le forum et la communauté, et avons ainsi lancé une enquête. En tirant les conclusions de cette enquête, l'un de nos constats était que l'une des passions partagées des membres de la communauté sont les récits de parties.    Ainsi, pendant deux mois d'été, la rédaction vous propose, en plus de nos articles d'actualité et autres contenus habituels, un concours de mini-AAR de l'été. Le format de ce concours sera semblable à celui que vous connaissez déjà du mois de décembre, mais ce sera aussi une occasion pour les simples lecteurs de participer en choisissant le gagnant.   Pour commencer, rappelons les principes de base du mini-AAR :   Le récit doit être un message unique Utilisez la limite de 20 images dans un billet de blog en tant que référence si vous hésitez pour la longueur Le but est de rester concis et accessible Aucune restriction pour les jeux Le thème est libre   Si vous cherchez de l'inspiration, n'hésitez pas de visiter le blog ouvert à l'occasion du concours précédent. Bien entendu, vous pouvez aussi visiter notre forum de récits de partie.   Pour héberger les images, vous pouvez utiliser la fonctionnalité Galerie du forum. Pour un tutoriel ou plus d'explications concernant cette fonctionnalité, Socros a fait une vidéo qui est accessible sur notre chaîne YouTube.    Détails du concours :   Un gagnant, choisi par les lecteurs membres du forum à travers un sondage sur le forum Début du concours dimanche le 1 juillet 2018, fin dimanche le 15 août 2018 à 23h59 Début du vote des membres le jeudi 16 août 2018, fin vendredi le 31 août 2018 à 23h59 Proclamation des résultats samedi le 1 septembre 2018 Prix : un DLC au choix Les rédacteurs peuvent trancher en cas d'égalité La participation se fait sans inscription préalable Pour participer, il faut simplement poster votre mini-AAR sur le blog dédié   N'hésitez pas si vous avez des questions ou remarques.   Bonne chance et bonnes vacances ! 

Loup

Loup

 

Jouer en français à Hearts of Iron IV avec des mods

Jouer à Hearts of Iron IV en français avec pleins de mods
Hearts of Iron IV est jouable en français mais pas la plupart des mods (modifications du jeu réalisées par la communauté).
Ce billet a pour but de vous montrer comment utiliser mon récent travail pour vous permettre de profiter des modifications de HoI4 tout en jouant en français.   I. La collection de mods du Steam workshop Pour Hearts of Iron IV, la plupart des mods sont sur le Steam workshop.
Cette plateforme permet de créer des collections, des listes de mods pour permettre aux gens de s'y abonner facilement (Steam télécharge automatiquement les mises à jour des mods auxquels on s'est abonné).
Ainsi j'ai créé une collection regroupant tous les mods jouables en français.
J'ai d'ailleurs fait un article à propos d'elle pour vous la présenter.   Avec cette collection vous pouvez faire votre marché et vous abonner à tous les mods qui vous intéressent.
Pour les traductions, n'oubliez pas de vous abonner également au mod original que les auteurs de la traduction auront mis en dépendance.
  Une fois que vous vous êtes abonnés à des mods, et que le téléchargement du jeu est fini, lancez le launcher du jeu pour que les mods finissent d'être installés.
Vous pouvez quitter le launcher sans lancer le jeu.   II. La détection de conflits Grâce à la collection du Steam workshop, vous êtes abonnés à pleins de mods jouables en français.
Cependant ils ne sont pas tous compatibles entre eux. C'est là qu'un logiciel intervient pour résoudre le problème, le Paradoxos Mod Manager.
J'ai ajouté cette fonctionnalité au Paradoxos Mod Manager fin mars.        1) Installation du Paradoxos Mod Manager Si vous n'avez pas Java d'installé sur votre ordinateur, installez-le.   Téléchargez le Paradoxos Mod Manager.
Ce lien est celui de la version 0.6.0 qui est la plus récente à l'écriture de ce billet mais pas forcément à votre lecture.
Cependant, s'il existe une version plus récente, le logiciel vous le dira et vous proposera de se mettre à jour tout seul.   Une fois le Paradoxos Mod Manager téléchargé, vous pouvez extraire l'archive où vous voulez.        2) Configuration du Paradoxos Mod Manager Dans le dossier que vous avez extrait, double-cliquez sur ParadoxosModManager.jar Une fois que le logiciel s'est lancé, Sélectionnez Hearts of Iron IV dans la liste déroulante Cochez la case d'activation de détection de conflit Cliquez sur le bouton "..." pour modifier le chemin vers votre dossier de mods, si besoin   Remarque : Comme indiqué, la détection de conflits rend le chargement suivant plus long (le temps d'analyser tous vos mods)
Si vous ne comptez pas modifier vos listes de mods, par exemple si vous voulez juste jouer avec une liste que vous avez précédemment créée, je vous conseille de laisser cette case décochée.        3) Création d'une liste de mods Cliquez sur le bouton New en bas de l'interface pour pouvoir créer une liste de mods.   Une nouvelle fenêtre s'ouvre.
Saisissez un nom et une description pour cette liste de mods, et sélectionnez FRENCH comme langue.     Si vous souhaitez commencer à faire votre liste  de mods à partir des mods utilisés lors de votre dernière partie, cliquez sur Import from Current en bas à droite.   Cliquez sur les mods que vous voulez mettre dans votre liste.
Si la ligne est colorée cela veut dire que le mod fera parti de la liste.
Si elle est verte, il n'y a pas de conflit, sinon en étant orange elle indique des conflits.   Par exemple si j'ajoute le mod Colored Events à ma liste, le mod Clio et lui deviennent orange.   Si je clique sur le bouton "..." de la ligne du mod Clio, j'ai le détail des fichiers sur lesquels il est en conflit avec d'autres mods.
  Si on n'est pas moddeur, connaître le nom des fichiers en conflit ne nous est d'aucune utilité.
On ne sera donc intéressé que par la liste des mods en conflits pour connaître les choix à faire pour cette liste (les mods non choisis pour cette liste pourront être mis dans une autre liste).   Une fois votre liste établie, sans conflits, cliquez sur le bouton Save en bas. Votre liste apparaît dans le logiciel avec vos autres listes.        4) Jouer avec une liste de mods Maintenant que l'on a nos listes de mods, on veut jouer avec l'une d'elle.
Pour cela lancez Steam et NE lancez PAS Hearts of Iron IV.   Sélectionnez dans le Paradoxos Mod Manager la liste de mod avec laquelle vous voulez jouer et cliquez sur le bouton Apply.
  Confirmez que vous voulez jouer avec cette liste de mod.   Cliquez sur Launch game.   Hearts of Iron IV se lance en ayant mis la langue souhaitée et en ayant sélectionné les mods de la liste.   Vous n'avez donc plus rien à paramétrer pour jouer.   III. Participer au projet Si vous souhaitez également aider la communauté francophone à jouer à des mods sur Hearts Iron IV en français, vous pouvez : Proposer des mods jouables en français ou faire d'autres retours sur la collection dans ce sujet Participer ou lancer des traductions de mods dans ce sous-forum Participer au développement du Paradoxos Mod Manager

Mouchi

Mouchi

 

Translate Helper compatible EUIV, HoI4 et Stellaris

Translate Helper est désormais compatible EUIV, HoI4 et Stellaris   Depuis la mise à jour 1.4 que je vous ai présenté fin septembre, le Translate Helper a reçu de nombreuses améliorations.
L'amélioration majeure est la compatibilité avec le système de localisation adopté après CK2.
En effet cela permet désormais de traduire les mods de EUIV, HoI4 et Stellaris.   Pour plus d'informations sur le logiciel et notamment sur le téléchargement et l'installation, vous pouvez vous reporter sur le billet initial du Translate Helper qui a été mis à jour.

Mouchi

Mouchi

 

[MONSTER HUNTER FREEDOM UNITE 2] Chasse au Crabe

Salut ! Je voulais à l'origine préparer un récit plus élaboré, en rapport avec mon AAR, mais je manque de temps et le concours prend fin demain. Voici donc ma contribution : un récit sur Monster Hunter Freedom Unite 2, un jeux plein de délicatesse et de subtilité pour les amoureux des animaux de tout age.  

Jafado

Jafado

 

[QVADRIGA] La course de la Toge Pourpre

Et cette année encore, la course à la Toge Pourpre à lieu! Cette année nos trois principaux challengers sont: Staline, Trotsky et Boukharine pour l'équipe du SPQRSS, l'équipe favorite du prolétariat Romain! Les 3 champions veulent chacun la toge Pourpre de meilleur Quadrige de l'empire mais seule une d'entre elle est propre!
QUI SERA LE CHAMPION? QUI AURA LA POURPRE?   L'équipe du SPQRSS au grand complet:
Staline sera le premier a se lancer dans la course au pouvoir à la Toge! Il nous dit être prêt à tout pour réussir, se sent confiant et demande à ses partisans de le soutenir!     A la fin du premier virage, Staline réussit a passer 3 et a se maintenir en seconde place! Décidément, cela semble bien partit pour celui qu'on surnomme "Bruta":   Mais à la fin du premier tour, un homme, probablement payé par le vil Trotsky, lui vole la vedette!   Que de tension dans cette course, décidément! Et au second tour, un autre candidat à la pourpre lui passe devant. Décidément il y a complot contre Staline qui passe 4ème!   Staline semble faire tout son possible pour remonter la pente! La Toge Pourpre lui irait tellement bien à son teint!
Mais c'est finalement à l'avant dernier virage que la vérité se fait! Son char casse! Probablement saboté par les ennemis de l'équipe du SPQRSS! Quel terrible fin pour le Grand Staline, qui humilié, doit sortir du stade sous les hués du prolétariat!   C'est maintenant au tour de Trostky de tenter la Pourpre! C'est celui sur qui repose le plus les espoir. Il avait vaincu notamment durant 4 années d'affilé l'équipe des aristocrates/ Mais il semblerait cette année les Praticiens, est préparé un piège vu le nombre de d'observateur à côté de lui durant cette course!   Et cela commence mal! Trotsky est bloqué par ses adversaires qui l'empêche de passer et le bloque a la fin du premier virage! Pendant ce temps Gavius, héro des Patriciens, lui vole la vedette! Quelle terrible humiliation pour celui qui était vu comme le grand vainqueur de la toge Pourpre!
Trotsky ne semble avoir aucune chance!   Et la triche s'accumule à chaque tour! Trotsky est continuellement bloqué par ses adversaires au tour 2! Et c'est ça qu'on aime!   Pris en tenaille par ses adversaires lors du dernier tours, la vérité se fait: Trotsky est indigne de la Toge Pourpre!   Et c'est finalement 5ème que Trotsky finit, humilié par les Praticiens.   Devant cette défaite honteuse, il nous dit se retirer du monde du sport et se reposer dans sa villa à Capoue et souhaite bonne chance au dernier conducteur de l'équipe du SPQRSS, Boukharine.   Et c'est finalement la finale avec ce dernier qui s'est qualifié tant bien que mal et se retrouvant donc dans une position très difficile de fond de couloir. Peu avant le début de la course, il se disait confiant, mais comme Nous la dit Gravius, le probable gagnant de cette année: "Le jour où il gagne le naze, je me suicide de honte!". On sent bien que l'équipe du SPQRSS n'a plus aucune chance!   Et c'est incroyable! Boukharine qui était le plus mal placé remonte à la 2ème place avant la fin du premier 1 tour, alors que nous suivons Gavius! Il a réussit a profiter que les conducteurs soit occupé dans les couloirs centraux pour lancer à pleine vitesse son attelage et même à pénétrer dans l'un des couloir centraux durant le dernier virage!   Mais Gavius ne se laisse pas faire et le maintient a distance! Boukharine semble voué à rester éternelle second!   Mais... OUi! OUI! Alors que son adversaire était largement devant lui, Boukharine pousse ses chevaux a fond! Il fonce! Il fonce dans un coude à coude extraordinaire!   Et passe devant son adversaire obligé de ralentir a cause d'un attelage en liberté! Lui laissant le champ libre vers la victoire!   IL GAGNE! IL GAGNE! OUIIIIIIII!!!!!!!!! Boukharine à gagné la Toge Pourpre! C'est incroyable!   C'est incroyable! Le vainqueur est célébré par la Plèbe romaine qui lui remettent la Toge Pourpre sur ses épaules de vainqueur! C'est Beau! C'est Grand! C'est Roooooommmeeee!   Et pour couronner ce grand moment de sport, on nous signale le suicide de Gavius. Et ça aussi c'est le sport comme on l'aime!

Maraud

Maraud

 

[Sims Medieval] Contribution de Drawar

Je vais faire mon mini-aar sur les Sims Medieval qui est en gros un hybride d'un jeu sim et d'un rpg, mais qui souffre du problème d'être ni un vrai jeu sim ni vrai rpg, mais il reste sympa quand même. J'ai fait un condensé de deux quêtes et la fin est l'introduction d'une troisième. Vu que j'ai réinstaller le jeu, je n'ai pas pu faire à partir d'une partie plus complète (là, je n'ai pas tous les héros, certaines quêtes se font à plusieurs), il y a des histoires plus intéressantes, quoique l'intérêt est aussi de faire joué un peu son imagination pour palier les manques/défauts du jeu.         Réjest venait tout juste de terminer la construction de la cathédrale Jacobane à la gloire de l'Observateur, mais Élénore la grand prêtresse doutait d'elle-même. Pourrait-elle sauver la ville du pêcher? Le travail semblait ardu. Le péché infestait l'endroit. Une souveraine cupide, vaniteuse et gourmande, un sorcier elfe maudit, un barde débauché, une marchande demi-elfe ivrogne... Elle était zélée, mais la tâche semblait titanesque. En ces moments de doutes, il n'y avait pas d'autres solution que de demander conseiller à l’Observateur, l'être le plus sage de la création.     Et encore une fois, Éléore sentit la grâce de l'Observateur envahir son être et apporter la réponse. Oui, un pèlerinage en les terres sacrées de Jacob. Voilà, la solution, elle y trouvera certainement la force d'accomplir son œuvre et même d'inspirer la foi à quelques pèlerins l'accompagnant. Évidement, cela ne serait gratuit et sans risque, mais la réponse de cette quête spirituelle serait certainement à la hauteur de toutes les espérances et même au-delà Il faudrait qu'elle aille parler de son projet à la souveraine, mais avant tout, il fallait sermonner les sims sur leur vie de pêcher.     «Et n'oubliez la punition que l'Observateur infligea aux pécheurs de Gonora. Le ciel de midi devint aussi noir que le fond d'une mine et une pluie diluvienne s'abattit sur la contrée maudite. La peau des profanes brûla au contact de l'eau bénite par l'Observateur lui-même. Les infidèles cherchèrent refuge dans les bâtiments, mais le souffle divin du Créateur arracha les toits des impies comme de vulgaire feuilles qui volent aux vents. Le vent souffla si fort que même les dalles des routes s'envolèrent et s'écrasèrent contre les murs vacillants. Les déviants implorèrent la clémence de l'Unique, mais celui-ci répondit par la foudre. À la fin de la journée, il ne restait plus une seule âme à Gonora, sauf celle du pieux Pierre le fermier et de sa famille que le Grand avaient épargné grâce à leur foi sincère et leur vie exemplaire. Souvenez-vous que l'Observateur châtie tous les pécheurs, mais récompenses ceux suivant la voie divine.»   Élénore était très satisfaite de son prêche, elle était assurément la meilleure. Avec l'Observateur comme guide, comment pouvait-on échouer? Après une journée bien remplie, elle put aller se coucher l'esprit serein.       À la suite d'une nuit, elle put entreprendre une nouvelle journée en commençant par une simple bol de gruau et, en tant que grande prêtresse, elle devait montrer l'exemple, elle s'empressa donc de payer ses impôts en plus faire un généraux dons aux déshérités de la vie, mais comme tout bon Jacoban le sait la vertu ne s’acquière pas que par l'exemple, quelques coups de bâtons ne peuvent pas faire de mal à l’occasion. La peur est un outil très efficace et il faut constamment rappeler aux sims leurs obligations et quoi de mieux qu'une proclamation pour leur rappeler.      Après un nouveau prêche pour être sûr qu'ils comprennent bien, Élénore se mit en route pour le château dans le but de rencontrer la souveraine Mélodie. Élénore savait qu'elle était de nature cupide, mais personne ne peut refuser une telle sainte offre qu'un pèlerinage dans les terres sacrées de Jacob. Il ne fut pas facile de convaincre la souveraine, mais Élénore put la persuader qu'un tel périple ne pourrait que lui apporter la paix à son âme et la châtelaine accepta de financer la moitié du voyage.     Élénore aurait pu elle-même débourser le reste, mais il fallait apprendre aux gens de Réjest la générosité et la sagesse de l’Observateur. Elle prêcha la bonne parole dans le château pour répandre la véritable foi en ce lieu profane et demander une contribution aux nouveaux convertis pour financer leur voyage vers la Sainte-Terre. Alors qu'elle pensait son travail accomplie dans ces lieux, elle sentit une âme perdue. Oui, il y avait bien une âme en perdition en la personne de Rotrude la fermière. Élénore voulut lui apporter la lumière du Créateur, mais celle-ci refusa en prétextant qu'elle n'était qu'une hérétique, qu'elle, elle était la prophétesse de l'Observateur dont elle avait vu l'appelle dans un bol de gruau... Il était clair que le Malin possédait la pauvre fermière, une bonne claque d'une main bénite devrait exorciser le démon.     Effectivement, Rotrude accepta de recevoir la grâce du Divin. Après avoir sauvé une autre âme des mains du Mauvais, Élénore put rentrer à la cathédrale où elle devait donner ses instructions à son assistance pour s'assurer le parole de l’Observateur continue à résonner pendant son absence.  Après avoir rassembler les derniers éléments nécessaires au voyage, Élénore et quelques fidèles pure débuter leur voyage.     Pendant l'absence de la souverain qui avait accompagné la grande prêtresse dans sa quête spirituelle, l'agitation gagna les paysans qui étaient excédés par leurs conditions de vie et le retour de Mélodie ne suffit pas à calmer leurs ardeurs. Elle pourrait envoyer la garde, mais ça serait risqué, elle est peu nombreuse et le sang risquerait de couler, mieux valait opter pour une approche plus douce avec quelqu'un un peu plus proche de la basse populace. Peut-être qu'Aldrazath la marchande pourrait aider.   Celle-ci était parti au village non loin pour acheter quelques produits à vendre au marché du bourg. Elle avait même un peu trop dépensé. Tellement qu'elle n'avait plus assez de monnaie pour aider un mendiant.      Mais ce n'était pas vraiment un problème, une fois de retour au marché, elle pourra renflouer sa bourse. Avec les bons mots, on peut vendre à peu près n'importe quoi à n'importe qui. - Bonjour, chère dame, je vois que vous êtes tenter par ses bons vêtements, vous avez effectivement bon goût. - Merci, mais je ne suis pas sûr, j'aimerais trouver quelque chose pour disons rendre l'action au lit plus intéressant, notre flamme vacille dernièrement. - Vous êtes une vraie romantique! J'ai justement quelque chose pour vous, venez. - Une armure en plate, vous êtes sûrs, ça me semble étrange. - Je vous assure, il n'y a pas mieux qu'une armure en plate pour égayer un couple, les hommes raffolent de ce qui est inaccessible, croyez ma grande expérience, j'ai beaucoup voyagé. - Si vous le dites, ok, je vais la prendre.     En fin de journée, le sorcier Elligarth vint rendre une visite à la marchande. Elle était bien la seule à vraiment comprendre cet ancien elfe maudit. Beaucoup le craignait ou le traitait de vampire, ce qui n'était pas le cas, même si vole de temps à temps des bouts d'âme pour ses besoins personnels... Aldrazath dont le père était un elfe et la mère une humaine était elle aussi souvent la cible de méfiances, mais pas autant, après, c'est sûr que l'apparence du sorcier et ses rires parfois déments... Mais ses services étaient toujours utiles pour tout le royaume. Après avoir discuter, un peu avec lui, elle lui acheta quelques potions qu'elle va m'être en vente chez elle. Les gens sont moins réticents à acheter venant d'elle, même si elle ment parfois sur la provenance.     Après une bonne nuit où elle rêva à une chanson hilarante qui la rendra de bonne humeurs toute la journée, elle put reprendre ses activités. La ville avait besoin de bois et les bûcherons locaux ne suffisait pas à la tâche, mais Aldrazath sait que Fabrimont possède du bois en grande quantité et qu'ils sont toujours heureux d'en échanger contre des champignons. Après s'être approvisionner au village des fraiches récoltes du matin, elle mit le cap vers sa destination.   Pendant le voyage, les marins aperçurent une mystérieuse île, de nombreuses légendes parlent de trésors sur des îles perdues, mais malgré une exploration approfondie de l'endroit, rien de spécial fut trouver pour la plus grande déception de tout l'équipage. Démoralisés, le voyage commerciale continua quand même. C'est alors qu'une mystérieuse créature apparut. C'était une sirène et de nombreux marins inquiets voulurent la harponner avant qu'elle les enchante des ses chants, mais la demi-elfe les arrêta et, grâce à une chanson elfique transmise part son père, elle put charmer la créature sous les regards incrédules des marins. Le voyage fut finalement un succès et la navire put revenir à bon port avec le bois voulut qui ne restait qu'à décharger.     À son arrivée, elle fut prévenue que la châtelaine désirait la voir de toute urgence, elle se présenta donc au château dès la transaction réglée.     Les paysans qui s'agitaient encore, enfin, ce n'était pas vraiment surprenant, les paysans peinaient à manger à satiété, alors que la souveraine pouvait engloutir un porc complet en un seul repas, mais ils devraient travailler plus fort, au lieu de se plaindre, ils n'apprennent jamais la leçon. Le marchande s'incrusta dans le foule de paysans en colère pour les questionner subtilement. Mais rien de très nouveaux, toujours les mêmes, reproche : «j'en ai marre, je travaille trop pour si peu, qui l'a élu reine d'ailleurs...» Elle décida de ne pas perdre son temps avec une petit bourse, elle put corrompre un paysan pour indiquer qui était le responsable de cette agitation.     Le responsables se cachait à la taverne. Il n'avait pas de temps à perdre, il faut éviter que la situation dégénère, ce n'est jamais bon pour les affaires quand il y a des révoltes. Aldrazath rencontra sans grande peine l'agitateur qui n'avait nullement peur de se montrer au grand jour.      De la bouffe et du savon... Depuis quand les paysans ont des bains ou savent se servir de savons... Aldrazath ne posait pas plus de question, si c'était ce qu'il fallait pour calmer ces stupides paysans... Quelques grands bols de gruaux devrait faire l'affaire et le savonnier du village devrait avoir quelque savons à vendre. Mais apparemment, ils voulait du savons de grandes qualités... Ces paysans... Mais un peu d'or devrait régler le problème.       Mais la tranquillité fut de courte durée pour le royaume. Une armada de l'Épée de Jacob venait tout juste d'arriver au port. L'armée d'élite de la foi jacobane menaçait le royaume et ses maigres défenses. Réjest n'avait pas vraiment d'armée ni les moyens de se payer des mercenaires et le sorcier Elligarth ne peut pas rivaliser seul contre une armée sacré.   Le pèlerinage ne s'était pas passé comme prévu. Alors que Mélodie s'approchait du masque de Jacob, l'une des reliques les plus sacrée, tomba de son piédestal. Était-ce un acte du Malin, une maladresse de la souveraine, un acte de l'Observateur pour punir Mélodie de ses péchés? Elle n'eut pas vraiment le temps de réfléchir, car le bruit du masque fracassé alerta les gardes, elle se mit à courir comme jamais. Elle ne sait pas comment ce fut possible, mais elle put semer les gardes, peut-être la providence, et regagner rapidement le navire pour rentrer chez-elle avec le reste des pèlerins en espérant que cette histoire reste derrière elle, mais ce fut un vain espoir... L'ordre avait pu retracer la coupable..   Ne sachant pas quoi faire, elle avoua tout à la grande prêtresse Élénore qu'elle avait invité au château. Celle-ci furieuse comprit enfin l'étrange comportement de la souveraine et le départ hâtif de la ville sainte, mais elle dit en même temps que le Observateur miséricordieux pardonne tout à ceux avoue leurs fautes et s'en repend avec sincérité, si elle veut montrer qu'elle est une vraie jacobane, Mélodie doit avouer ses fautes et faire face aux conséquences, sinon son âme brûlera dans les feux éternels des enfers.     Oui, il n'y avait pas d'autre choix, Mélodie devait avouer et se repentir peu importe les conséquences...
 

Loup

Loup

 

[Ultimate General : Civil War] - Douze heures sur l’Antietam

Voici un petit AAR sur Ultimate General : Civil War, un des jeux récents les plus aboutis sur la guerre de Sécession. Développement d’Ultimate General : Gettysburg, il propose un mode « carrière » permettant au joueur de bâtir et commander une armée à travers les principaux affrontements du conflit, face à une IA certes imparfaite, mais plus que correcte. Ici, toutefois, c’est une bataille historique que j’ai choisi de livrer, en l’occurrence celle d’Antietam (ou Sharpsburg, pour les Sudistes).   Je joue le camp nordiste. Comme les effectifs sont très déséquilibrés (70.000 Nordistes contre 37.000 Sudistes), j’ai opté pour le niveau de jeu le plus difficile, qui donne 25% de « puissance » en plus à l’IA (les effectifs restent inchangés, il doit donc s’agir d’un bonus aux stats des unités). Dépassés en nombre, les Confédérés ont l’avantage de la qualité : la plupart des brigades sudistes sont de niveau 3 (élite, le maximum) alors que les brigades nordistes sont majoritairement à 1 (des troupes moyennes). J’y ajoute deux règles maison pour augmenter encore un peu la difficulté :   -          Le VI Corps sera utilisé comme réserve défensive uniquement (au cas où les choses tourneraient très mal pour l’aile droite nordiste) ; -          Le V Corps et la division de cavalerie devront se limiter à des actions de reconnaissance/harcèlement (lignes de tirailleurs, cavaliers démontés).   Ce jeu vaut vraiment le coup d’œil. Il réussit à demeurer très simple d’utilisation tout en offrant une simulation assez réaliste des combats de la guerre de Sécession. Objet de pas moins de neuf patches depuis sa sortie il y a sept mois, il est à présent considéré comme terminé et le studio se consacre à de nouveaux titres sur cet excellent moteur de jeu.   Prologue   Chapitre I   Chapitre II   Chapitre III   Chapitre IV   Chapitre V   Chapitre VI   Chapitre VII   Chapitre VIII   Chapitre IX   Chapitre X   Chapitre XI   Épilogue  

Eginhard 38

Eginhard 38

 

[Le Temps des As] - L'escadrille des Bleus

Voici comme promis ma participation au concours de mini AAR 2017 ! Vous avez remarqué avec mon dernier récit que je suis assez fan d'opération aéronavales. Aussi, après Command : Modern Air Naval Operations, je vous propose une partie sur le Temps des As, un jeu sur combats aériens de la première guerre mondiale paru dans deux numéros de Vae Victis, partie qui aurait pu s'appeler "Commandement : opérations aéronavales anciennes"   12 mai 1917, au large de Zeebrugge Le port de Bruges, ou Zeebrugge, est exploité par la marine Allemande comme base de sous-marins. C’est de là que partent les submersibles menaçant le commerce britannique ainsi que les navires de l’Entente dans la Manche. Faute de pouvoir reconquérir la ville de Bruges et son port dans des délais raisonnables, la Royal Navy a décidé de mener un bombardement naval contre les installations côtières. Sous le commandement du Vice-Amiral Sir Reginald Bacon Trois monitors, le Marshall Soult, le Terror et l’Erebus, de la Dover Patrol, doivent bombarder le port, et plus particulièrement les portes du canal de Bruges menant audit port, guidés en cela par deux appareils d’observation du Royal Naval Air Service. Sans eux, les navires sont aveugles. Pour couvrir ces deux appareils et les deux autres devant les relayer au cours de la journée, le 4 (Naval) Squadron déploie plusieurs Sopwith Pup. Ces avions sont un petit bonheur à piloter : légers et maniables, ils sont toutefois légèrement armés avec leur mitrailleuse unique. Leur surnom de "Pup", chiot, vient sans doute de la docilité de l'appareil. Son nom officiel est en effet Sopwith Scout.. La Dover Patrol elle-même est couverte par les Sopwith Triplane du 10 (Naval) Squadron. Leur principal avantage réside dans leur capacité à voler haut et vite. La première patrouille des Pups est sans histoire : aucun avion allemand ne vient les attaquer tandis que les deux avions d’observation guident les tirs des navires. La deuxième est prise à parti par des Albatross D.III allemands. Ils n’ont pas la maniabilité ni la solidité des Pups, mais une puissance de feu accrue. C'est sur cet avion qu'Ernst Üdet a fait sa réputation. Le duel qui s’annonce est un cas classique de force brute contre manœuvrabilité. Sept Pups et plusieurs Triplane se retrouvent face à quatorze Albatross. Le bal aérien peut commencer !   Notre histoire ne concerne qu’une portion de la bataille : à l’ouest du port de Brugge, trois pilotes britanniques fraîchement sortis de l’entrainement affrontent quatre chasseurs allemands eux aussi novices. Les quatre avions allemands sont en formation berger : le pilote le plus expérimenté vole plus haut que le reste du groupe pour avoir une vision globale de l’affrontement à venir. Le chef, volant plus haut, a ainsi l’initiative. Les pions sont numérotés de 1 à 5, à droite de la silhouette de l'avion, en rouge pour l'Alliance, en bleu pour l'Entente, pour permettre de se rappeler qui est qui. - Albatros 1 est Franz Bergman. Un joyeux drille avec une tendance à la prise de risque inutile. Il a un talent particulier pour manœuvrer à la limite du décrochage. - Albatros 2 est Gunther Fricht. Un Bavarois très patriote avec d’excellentes capacités d’observation pour un bleu. - Albatros 3 est Albert Rossmann. Sans aucun doute le maillon faible de cette escadrille, il est très précautionneux, sans doute trop pour piloter un avion de chasse. - Albatros 4 est Manfred Grussenberg. C’est le plus expérimenté du groupe. Par « expérience », il faut comprendre qu’il a déjà piloté trois fois en conditions réelles, mais sans jamais abattre d’avion.   Les Britanniques sont dispersés. Le Triplane est isolé des deux autres Pups mais devrait pouvoir les rejoindre rapidement. - Triplane 1 est William Radford, un habitué des patrouilles maritimes mais qui n’a jamais encore piloté le Triplane. - Pup 2 est Chris Paddington, un pilote qui a marqué son instructeur par sa propension à se lancer dans des figures improvisées avec ses appareils d’entraînement. - Pup 3 est Robert Murray, un londonien taciturne et plutôt efficace, allant souvent au plus court et au plus simple dans ses décisions. - Breguet 14 n°5 est l’appareil d’observation, il ne participe pas au combat sauf pour éventuellement être abattu. Les deux pions navires sont ici pour le decorum, ils n’ouvriront pas le feu sur les Albatros qui, sans bombe, ne peuvent rien contre eux.   Les Pups profitent de leur meilleure maniabilité pour se mettre en position d’intercepter les Albatros sur leur gauche, qui choisissent quant à eux de continuer tout droit avant de virer vers les Pup. Le but ? Affronter chaque appareil britannique à 2 contre 1. Murray ouvre le feu en premier grâce à sa manœuvre. Les balles touchent Bergman mais ne font que des dégâts superficiels. Radford vire et fonce droit sur la formation ennemie. Tout juste à portée, il ouvre le feu sur Grussenberg. Un éclat de balle se fiche dans la mitraillette de l’Albatros et la déforme. Pas de doute possible, elle est inutilisable ! Les Albatros n’hésitent pas à contre-attaquer. Grussenberg et Murray se font face, se mitraillent, évitent la collision de peu… Une balle traverse l’épaule de Murray qui serre les dents, tandis que l’Albatros allemand est indemne. L’avantage d’avoir deux mitrailleuses est ici visible. Bergman et Fricht ouvrent le feu sur Paddington mais ne parviennent pas à le toucher en faisant des dégâts significatifs. La contre-attaque ne produit rien. Paddington use de sa vitesse et de la maniabilité de son appareil pour opérer un renversement. En quelques secondes, il se retrouve dans le dos de deux Albatros ! Privé d’une partie de sa puissance de feu, Rossmann panique et tente de se désengager, mais Murray se lance à sa poursuite. Le combat commence très mal pour les pilotes allemands. Trois de leurs avions sont suivis de près par les britanniques, seul Grussenberg a ses six heures de sûres, et encore a-t-il un Triplaneà dix heures. Notez l'usage de disques en lieu et place de pions fournis dans le jeu pour indiquer l'altitude et ne pas surcharger le plateau   Murray suit Rossmann de près mais ne parvient pas à l’abattre, son bras est de plus en plus douloureux et l’Albatros est solide. Voyant que le pilote allemand se replie sur ses bases et de peur de tomber dans un traquenard, Murray fait demi-tour pour prêter main forte à ses compatriotes et profite du calme autour de lui pour gagner de l’altitude. Le renversement de Paddington a été utile : il endommage coup sur coup les appareils de Bergman et Fricht, déchirant ou arrachant leur voilure alors que ceux-ci tentent de lui échapper en prenant deux trajectoires opposées. Dans cette situation, les Pup, déjà plus maniables, vont pouvoir danser autour des Albatros ! Radford a moins de chance, Grussenberg endommage son avion dans un duel en face à face qui tourne, encore une fois, à l’avantage des Allemands. L’Albatros parvient en plus à se placer dans ses huit heures. N’est pas Georges Guynemer qui veut. Radford accroche la queue de Bergman, mais ne parvient pas à le toucher. Grussenberg ajuste sa position, il est désormais dans les six heures du Triplane. Paddington profite toujours de sa position avantageuse mais manque ses tirs. Il est surpris par une bourrasque qui l’emporte plus loin qu’il ne n’aurait souhaité et tente de compenser sa survitesse en prenant de l’altitude. Non seulement il manque sa cible deux fois, il perd en plus son avantage : Fricht a désormais la possibilité de renverser la vapeur malgré son avion endommagé ! Murray mets les gaz. Il découvre la situation difficile de ses alliés. Il assiste impuissant à un renversement de vapeur. Paddington est toujours poussé par le vent et offre désormais sa queue à Fricht qui tire mais ne parvient pas à le toucher. Radford place quant à lui Bergman dans son viseur, mais au moment d’ouvrir le feu, les balles de Grussenberg fendent son appareil en deux. Sans sa queue, le Pup n’a plus aucune stabilité et fonce droit sur l’eau en vrillant. L’avion s’écrase en mer, tuant son pilote sur le coup. Murray arrive enfin à portée de tir d’un avion allemand. Il serre les dents, pointe son nez vers le bas, laisse l’appareil gagner en vitesse, met Grussenberg en joue, tire… Et détruit l’appareil en quelques rafales à peine ! Les coups disloquent la structure et criblent de balles son pauvre pilote qui n’a rien vu venir. Bergman a bien tenté d’ouvrir le feu sur le Pup, mais de si loin, il est peu probable de toucher quoi que ce soit. Fricht tente de poursuivre Paddington mais perd trop de vitesse dans ses virages, la faute à sa voilure endommagée, et ne peut correctement l’aligner à cause de la différence d’altitude. Plutôt que de capitaliser sur sa vitesse, son altitude et la meilleure maniabilité de son appareil, Paddington se lance dans une nouvelle manœuvre. Derrière lui, Fricht voit le Pup partir en chandelle, faire un demi-tour tout en prenant de l’altitude avant de lui tirer dessus. Plutôt que de laisser la manœuvre se terminer, il ouvre le feu, touche l’appareil, arrache plusieurs élément de fuselage mais l’avion poursuit sa manœuvre, endommagé mais toujours aussi agile. Paddington met les gaz, tire à bout portant et perfore le fuselage sur toute la longueur de l’appareil avant d’enflammer le réservoir. L’Albatros se transforme en boule de feu et se disloque. Murray, qui venait de se positionner pour se lancer à la poursuite de l’avion allemand, se fait chiper une victoire. Derrière lui, Bergman se place dans ses 6 heures, mais il est trop loin, et surtout trop lent, pour être une quelconque menace. Murray profite de sa vitesse pour imiter quelque peu Paddington : malgré son bras toujours plus douloureux, il effectue un renversement et fait désormais face à Bergman. Les mitrailleuses des deux avions crachent leurs munitions, les impacts de carlingue se multiplient… Et l’Albatros cesse de tirer. Son pilote vient de recevoir deux balles en pleine tête. Sans direction, l’avion commence à piquer et rouler, envoie son pilote en chute libre, et s’écrase en mer.   C’est une victoire pour l’Entente. Malgré leur infériorité numérique et leur relative désorganisation, les pilotes ont pu mettre à profit la maniabilité supérieure de leur appareil pour tenter des manœuvres audacieuses à même de leur donner l’avantage. La patrouille allemande n’a jamais inquiété l’observateur et perd trois Albatros contre un seul Triplane abattu. Les deux Pups, s’ils sont endommagés, restent entiers. Paddington rentre avec une première victoire à son actif et confirme sa réputation de voltigeur un peu fou. Murray auréolé de deux victoires, ne peut descendre de son avion sans assistance : l’adrénaline retombant, il perd connaissance sous la douleur. Quelques heures plus tard, il se réveille à l’infirmerie, le bras en bandoulière, bon pour quelques jours de repos.   Une troisième patrouille abat un hydravion tandis qu’une quatrième repousse une attaque de deux autres hydravions équipés de bombes. Malgré la présence de l’avion d’observation au-dessus de la cible, le bombardement s’avère inefficace. De nombreux obus n’ont pas explosé, limitant la qualité des retours radio de l’observateur. La cible, les deux portes d’entrée du canal de Bruges, est de plus très petite, trop pour être précisément ciblées par l’artillerie navale, même avec correction. Le vice-amiral Bacon quitte la côte belge en pensant avoir suffisamment endommagé le port, mais une mission de reconnaissance quelques jours plus tard révèle qu’il n’en est rien. La plupart des obus sont tombés autour des portes sans les endommager, et si quelques docks et un bassin ont été touchés, le port reste opérationnel. L’opération est un échec. Le vice-amiral retente l’expérience quelques jours plus tard contre Ostende, une cible de taille correcte et plus sensible aux bombardements côtiers.   L’expérience acquise est utile pour la conception et la réalisation des raids de Zeebrugge et d’Ostende de 1918. Pour les bleus du 4 (Naval) Squadron, en revanche, l’heure est à la célébration.

Rhysaxiel

Rhysaxiel

 

Concours Mini AAR 2017

Bonjour à toutes et tous !   Comme toujours en décembre, le mois de fin d'année, nous vous réservons quelques surprises et surtout plein de cadeaux pour les fêtes.   Cette fois-ci, nous allons commencer avec un concept des trois précédentes années, le Concours de mini-AAR.   Tout d'abord, qu'est-ce qu'un mini-AAR ?   Tout le monde connait les récits de parties, ou AAR (After Action Report) dont regorge notre forum. Si jamais vous ne connaissez pas, jetez un œil sur notre forum dédié à ce sport épique !   Le concept du mini-AAR est d'être beaucoup plus léger, moins chronophage et donc plus accessible. Le principe est simple, le récit doit être un post unique. La limite de 20 images dans un billet de blog peut vous servir de référence, et le but est d'avoir quelque chose de concis.   Pour des exemples et des idées, vous pouvez aussi jeter un coup d'œil sur le sujet dédié de l'année dernière : http://forum.reseau-js.com/topic/94258-concours-mini-aar-2016/   Comment faire pour héberger les images ?   C'est facile, vous pouvez utiliser la fonctionnalité Galerie du forum ! Pour un tutoriel ou plus d'explications concernant cette fonctionnalité, Socros a fait une vidéo qui est accessible sur la chaîne YouTube. 

Y-a-t'il des restrictions sur les jeux ?   Non, il n'y a aucune réelle restriction. C'est possible de faire un mini-AAR à partir d'un jeu de plateau, société ou un jeu d'un autre genre, du moment que ça reste à partir d'une partie.   Détails du concours : Début le vendredi le 1 décembre 2017, fin le dimanche le 24 décembre à 23h59 Proclamation des résultats entre le 25 et le 26 décembre 2017 Deux gagnants, choisis par nos jurés d'exception (nous) Gains : pour le vainqueur et le dauphin : au choix parmi une liste de jeux La participation se fait sans inscription préalable Pour participer, il faut simplement poster votre mini-AAR sur le blog dédié   N'hésitez pas si vous avez des questions ou remarques.   Bonne chance !

Loup

Loup

 

Mise à jour du Translate Helper (v1.4)

Mise à jour du Translate Helper (v1.4)   Depuis la version 1.1 sortie il y a 2 semaines le logiciel a reçu de nombreuses évolutions. Action pour demander la traduction à Google Possibilité de modifier le texte source à l'aide d'un correction syntaxique et grammaticale Ajout .d'une action pour vérifier toutes les lignes d'un fichier par l'interface de traduction Amélioration de l'interface de traduction   Des bugs ont également été corrigés.   Ces évolutions et les corrections de bugs, ont été possibles par les retours de @Loup et @Arko van Qlimax.   Interface de traduction retravaillée (ajout des langues et de l'ID de la ligne en cours de traduction dans le titre), correction syntaxique et grammaticale de la source, bouton d'appel à Google
Action pour vérifier toutes les lignes d'un fichier

Mouchi

Mouchi

 

Translate helper

Translate helper   Sur les conseils de @Loup, je publie un logiciel fait maison qui aide à la traduction de mods des jeux Paradox (Vic2, CK2, EUIV, HoI4, Stellaris et futurs jeux). Étant donné que pour traduire des mods il faut maîtriser l'anglais, ce billet contient directement mon post sur le forum Paradox.   I. Motivation To help me to translate some mods, I have created a tool. This tool has 2 objective : do a diagnostic of the translation state then allow to translate directly on this tool.   II. Diagnostic After defining the source and destination language, and the localisation directory, you can see the diagnostic of the translation. It shows you the number of missing text in the source language, and the missing translation (no translation or a copy of missing text or placeholder). For each file you can see the details. Finally, you can select some files to export the diagnostic of these files in a pdf file.   Example on the demo files, an old version of the localisation of the WtWSMS mod :   III. Translation From the details of a file, you can go to the translation interface. You see a source text at left, and the corresponding destination text at right. You can write or fix the destination text with a grammar and spell checker, and finally save it to go to the next entry to translate. You can also skip some entries to translate them later, or you can also mark them as "loan words" (say to the system that it is normal that the source text is the same as the translation).   Example on a file in the demo files, with intentional mistakes in French to see grammar and spell checking.   IV. Download The 2.9 version is available here.   V. Usage Install Java if you have not already done it Download the tool and extract the archive Double-click on Script_translate_helper.bat or directly on TranslateHelper.jar if you have put java in your PATH The application is configured with a demo. You can modify it and add your own configurations with the Configuration menu   VI. Advanced usage Add in the file config/accepted_loanwords.txt the accepted loanwords (= expression which can be both in the source and destination language) (add them one by line) Add in the file config/fake_translations.txt the expressions which are placeholders (ex: FRENCH) (add them one by line) Add in the file config/available_languages.csv new language by adding the column number (start by 0) , the language name and the 2 letters of the language code   VII. What's next I started to make this tool 2 years ago, with several breaks.
It will be new breaks and new features. Of course, I am opened to your ideas.   VIII. Acknowledgement Thanks to the contributors of the itextpdf, jdom and languagetool libraries. Thanks to Bisougai to learn me how do a version checker with this tool Paradoxos Mod Manager. Thanks to @Loup for encouragements and feedback.

Mouchi

Mouchi

 

Riot toujours gagnant!

En cette merveilleuse 5ème  année de Mandat de notre Maire Riot, notre magazine "Armodien pour la vie " revient sur ces deux dernières année avant les élections et sur les temps forts qui les ont accompagné.    On revient tout d'abord sur LE débat de la mandature, celle de l'affaire du père Pinnot et de l'aéroport.   En 2027, le projet d'Aéroport est lancé, mais il passe sur les terre d'un simple paysan un peu nerveux, a proximité des bureaux d'affaires:   La zone du futur aéroport   Tout se passait pour le mieux, la plupart des paysans acceptant de vendre leurs terres a bon prix sauf le célèbre Père Pinnot, grand habitué des tribunaux pour alcoolisme, refusa de vendre ses terres.   Alliant derrières lui des gauchistes et des agriculteurs, ils tentèrent d'empêcher le passage de la modernité:   Violents combats de dangereux criminels contre notre force de police   Heureusement après l'arrestation du Père Pinnot et des chefs anarchistes, les plans de l'Aéroport purent reprendre et finalement voir le jour en fin d'année:
  L'Aéroport de nos jours.   De même que l'aéroport accueillit de nombreux touristes, les entrepreneurs du numériques s'installent chez nous et nous félicitent pour notre politique entrepreneuriat:   Le grand Willams, le célèbre créateur du EVision   Et devant l'arrivée de tant de talents, un centre d'exposition est ouvert:   Le centre d'exposition où la modernité est présenté chaque année   Et bien entendu on revient sur notre équipe de foot victorieuse deux années d’affilé et qui donc a gagné cette année la coup de la 1ère Division!     Moukta quelques instant avant le tir de la victoire   2028, c'est aussi l'année du boom touristique et de la nouvelle ligne de métro:   L'aéroport avec ses touristes   Mais 2028, c'est aussi le scandale avec l'Eglise Bobique. Afin de placer un nouveau commissariat et un nouveau poste de pompier, il fallait supprimer une vieille Eglise Bobiste, ce qui déclencha quelque temps la colère de l'Eglise Réformé: La vielle Eglise   Le quartier rénové   Mais 2028 c'est aussi la sécurité pour tous! Petits tours des nouveaux commissariats installés   Celui de l'Europe   Le commissariat du quartier économique bobique   Le 2ème commissariat du quartier des patriotes   Le commissariat de Fourqueux   Nous remercions M.Riot pour ces 5 années de pur bonheur et nous lui souhaitons un autre mandat!

Maraud

Maraud

 

Du pognon a gogo avec Riot

La ville est en pleins boom démographique en ce début 2028. La population a besoin d'emplois et cela tombe bien car le Groupe LaForge a besoin d'étendre son réseau industriel.
La municipalité lui laisse donc le droit de s’étendre via deux nouvelles zones d'exploitation. La première concerne le minage de la zone d'Uranium, la seconde d'une série de pépinières d'entreprises.   Les deux nouvelles zones a côté de la zone de pétrole.   De plus afin de fournir un accès simple aux nouvelles zones entrepreneuriat la main bienfaisante de de LaForge Investissements, une nouvelle ligne de bus est rajouté. Et pour éviter des kilomètres trop nombreux pour notre atmosphère si fragile, une autre société de transport est sollicité pour s'installer dans notre ville: Transport Armodien. Elle s'occupera de gérer le nouveau dépôt de bus et la gare de marchandise   La gare de marchandise   Devant le succès de notre équipe de foot depuis 2 ans, celle ci passe en 2ème division nationale et a besoin de nouveaux équipement. Et par chance elle trouve un nouveau sponsor: LaForge Sport! Elle accepte de sponsoriser l’équipe et propose même de nous faire une réduction pour la construction du Stade! Quelle chance! Le stade est situé dans le quartier de Bobland car c'était le seul endroit adapté pour le Stade sans nuire aux habitants les plus respectables. Bien entendu après quelques vielles tours inutiles détruites, la zone a été sécurisé par la présence constante de plus de 30 policier autour du Stade. Le Stade est près a accueillir son premier grand Match pour le mois d'Octobre 2028:

Le Superbe Stade "Maréchal Bottin"   La Ville est encore nommée cette année comme ville la plus attirante de Armodie. des milliers de personnes s'installent cette année encore, obligeant a agrandir le quartier des patriotes, qui se voient doté d'un QG de Pompier pour leur sécurité:

Le quartier agrandis   Le QG des Pompier du quartier des Patriotes   Et durant l'année,  LaForge Industrie finit son immeuble de sa maison mère dans le nouveau centre des affaires de la Ville et Transport Armodie décide lui aussi de s'installer chez nous.
La Tour LaForge a côté de celle de Transport Armodie   A la fin de l'année, la loi obligeant a créer plus de logement sociaux, le quartier de Bobland est agrandis afin d'accueillir les anciens habitant des tour effondré. La ville est suffisament prospère pour se le permettre mais ceux ci seront construit à l'écart des bons habitants.
Quelques immeubles en constructions

Maraud

Maraud

 

Riot combat le crime par l'Atome.

En Janvier 2027, Riot atteint un des objectif promis lors de son élections: le remboursement intégrale de la dette de la ville. Une fois de plus il a été prouvé que couper les fonds au profiteurs était finalement profitable a tous.  
Maintenant que les finance sont dans le positif, il est temps de sécuriser nos rues! La municipalité lance l'opération "Espace sécurisé".
Le quartier des patriote et de l’Espérance seront désormais protégé par un tous nouveau poste de police de grande qualité et une campagne de recrutement est lancé.     Et un poste de police est rajouté dans la zone commerciale LaForge     De plus dès Mars 2027, LaForge décide d'installer sa maison mère au sein de Ayrgiesse et de développe rune zone de haute technologie . La Mairie s'empresse d'accepter ce grand pourvoyeur d'emplois en échange de quelques avantages pour LaForge. Une série de rue est créer et LaForge installe son bureau Rue Serge Riot et pour gagner du temps, lance l’extraction locale de pétrole dans l'optique de créer de nouveaux produits plastique ainsi que d'en fabriquer rapidement sur place.     Pendant ce temps les temps sont dur pour tout le monde et la mairie se voit obliger d'augmenter les impôts des surface commerciales. Si cela rapporte de l'argent à la commune et permet d'avancer dans de grands travaux, certains magasins ne résistent et ferme leurs porte dans le quartier commercial historique de la ville au profit de la nouvelle zone commerciale.     Mais l'argent récupérer ne sera pas gaspillé. Il permet de réer sans emprunter, la création de deux nouvelles stations de métro. L'une au quartier Patriote, Rue du Capitaine André, Grand Patriote lors de la colonisation de l’Île de la Vertue, ainsi que l'autre dans LaForge Techno 1, juste devant les bureau du siège. Ainsi que le centre culturel "Patrick Riot" qui compte une école et un collège Privée nommé selon le super maire de notre ville ainsi qu'un musée botanique de nos plantes locales.     Toutes ses mesures semblent bénéfique et nous gagnons le prix de la meilleure ville d'après le Journal "Droit dans ses bottes" et même la cours des Comptes nous félicite pour la gestion de notre ville.     Et finalement finit malgré les hurlé de nos opposants, voici pour nos citoyen en exclu notre centrale:  

Maraud

Maraud

 

Catastrophe écologique!

Le collectif "Pour une eau propre" dénonce l'entreprise "LaForge" d'avoir pompé trop d'eau durant l'été contrairement et d'avoir tellement dépassé les quotas nationaux que pendant 2 semaine, une rivière a été asséché, détruisant la faune et la flore locale, déjà bien abîmé par le scandale des produits chimique, il y a 5 ans.
  La Mairie a expliqué que c'était tout a fait normal a cette époque de l'année et signale que le collectif a été accusé de dégradation, il y a 3 mois, de matériel de l'entreprise. Quand à LaForge, elle a porté plainte pour diffamation.

Vu au dessus du Pont de l'Industrie, du cours d'eau asséché.

Maraud

Maraud

 

Le Mandat de Riot. 1ère Année

Comme Souppalognon semble être absent depuis un mois, en attendant son retour, je vais poster le mandat de Riot ici.   La 1ère année de Monsieur Riot:   Une des premières décisions de Riot est bien entendu d'offrir à la population un espace de possibilité entrepreneuriat à la population.
L'équipe municipale décide donc de créer une nouvelle zone d'activités commerciales.
La zone a été trouvé non loin de la ville. Pour permettre un meilleur transit entre la ville et la zone commerciale, un métro créé par LaForge Transport a été lancé ainsi qu'une nouvelle ligne de bus spécifique à la zone. Malgré la somme colossale que cela représente, LaForge prend en charge une partie des coups contre 20% des recettes de la zones commerciales. Bien entendu devant une telle offre, la municipalité accepte. De plus tous les transports publique de la zone seront financé par LaForge, qui fournira ses bus.
Une fois de plus, le génie de Riot permet le développement de la ville sans la ruiner.   Le Lieu Choisit   Malheureusement pour maintenir une ville dans la sûreté et le budget dans le positif, M.Riot se voit obligé de couper une partie des bus alloué aux quartiers Bobland. Ceux ci ne faisant que dégrader les bus et provoquer la police, M.Riot est incroyablement sympathique de leur en laisser 3 par jour pour les bus scolaires, qui sont assuré par une entreprise privée détenue par un certain Jacques Tartinet, qui refuserait de laisser des voyous dans leurs coins. Encore un utopiste.   Le Budget laisser à l'entreprise privé.   Et c'est ainsi qu'en à peine 6 mois, l'emprunt fait à la banque pour payer le métro est remboursé. Comme quoi, refusé le laxisme est une solution des plus approprié. La zone commerciale est en plus une réussite totale aussi bien pour la ville que pour LaForge Industrie, ce qui permet de dégager un budget conséquent. LaForge en profite pour développer ses entreprises et deviens le 1er fournisseur d'emplois de la ville   Le quartier Commerciale "LaForge" en plein boom   Mais Riot pense aussi au bien être des habitant des quartiers défavorisés.
Il rénove le quartier de l'Espérance et lance un projet d'agrandissement de la zone. Il fait agrandir la Rue Smithon pour supporter un meilleur trafic qui porte désormais le nom de Route Aldon PainBlanc, le grand homme politique d'il y a 50 ans.   L'ancienne route
Les nouveaux logement a côté du quartier de l’Espérance sont désormais réservé aux personnes pouvant prouvé que leurs ancêtres sont originaire d'Armodie depuis au moins 100 ans et que leurs niveaux de vie est celui d'un citoyen stable t sans casier judiciaire. Le quartier profite d'une réduction d'impots, des logements derniers cris, de l'interdiction de camions ainsi qu de véhicule datant d'avant 2010 sauf si sa valeur est au dessus de 20 000€.
Bien entendu les noms de Rue sont celle de grands Héro de la patrie comme le Maréchal Bottin. A la fin de l'Année le quartier est nommé "Quartier des Patriotes" par le Conseil municipale.   Vu du quartier HighTech du quartier des patriotes. La plupart des logement sont vide, a cause des vérifications qui prennent du temps.   Fin 2026, la ville est dans les positifs. L'an prochain, le grand prêt qui plombe la ville depuis le début sera enfin. Pour cela, il aura simplement suffit de couper les vivres des associations de gauchistes. Tous les centres sociaux ont fermé et les accès aux parcs sont devenu payant mais cela valait le coup. M.Riot aborde sereinement l'année 2027, pour enfin pouvoir régler le problème de criminalité.

Maraud

Maraud

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