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Blog du récit de Que Dieu protège le Roi, le Parlement et la Nation

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Chapitre 3 – 1455 – 1461

Chapitre 3 – 1455 – 1461  
Conformerment avec la décision du Parlement de 1455 s'allia et conclua un mariage royal avec la Provence, dont le dirigeant était le père de la reine Marguerite d'Anjou. Cette nouvelle relation avec le comté permettait de continuer la politique du royaume d'Angleterre sur le continent, et rapprocher la reine de sa famille. La reine-régente et les provençaux espéraient aussi que cela permettrait d'éviter des agressions envers le pays, qui était toujours menacé par la France et la Bourgogne.  

La Provence accepte l'alliance avec l'Angleterre  
Ensuite, pour mieux affirmer la puissance sur les mers de l'Angleterre, la reine ordonna la construction de trois nefs primitifs, des puissants mais coûteux navires qui permettent de maintenir l'Angleterre dans sa position d'incontestable première flotte d'Europe.  

Construction de trois nefs primitifs dans les provinces d'Essex, Londres et Kent  
Peu de temps plus tard, suite à la mort du précédent Pape, l'un des trois cardinaux anglais fut élu Pape par le conclave. Le cardinal prit le nom de Xylitus IV. C'était, depuis le retour des papes à Rome, l'un des premiers papes ouvertement anglophiles. Grâce à son élection, le clergé et la monarchie anglaise, qui n'avaient toujours pas oublié la trahison du précédent Pape lors de la guerre de la ligue de Draguignan face à la Bourgogne, se rapprochèrent des États Pontificaux, même si la confiance envers les dirigeants de l'Église en général en Italie restait assez faible et méfiante.  

Composition de la curie lors de l'élection du pape Xylitus IV  
En même temps, la scène politique en Europe de l'Ouest allait rapidement changer. Le duc de Bourgogne, qui était en guerre contre la deuxième coalition anti-bourguignonne depuis plus d'un an, fut forcé de signer avec celle-ci une deuxième paix, encore plus humiliante que celle avec la ligue de Draguignan. Gueldre, meneur de cette ligue, composée en majorité de petits princes du Saint Empire, avait réussi à occuper une partie considérable des territoires bourguignons. Le duc était forcé d'abandonner ses unions personnelles, libérer la Picardie, donner plus d'autonomie au Hainaut en tant qu'union personnelle et briser les liens de vassalité avec le Nivernais. Désormais, la Bourgogne était limitée au simple duché de Bourgogne et une relation assez élastique avec le Hainaut, de plus en plus autonome.   La Picardie dorénavant indépendante contrôlait uniquement la province d'Artois, et était coincée, sans aucun accès à la mer, entre la France, la Flandre, le Hainaut (sous l'union avec la Bourgogne) et l'Angleterre. Et cette dernière, qui revendiquait la province d'Artois, et dont la dirigeante avait besoin de s'affirmer vis-à-vis de la noblesse, toujours prête à prendre le pouvoir ou s'agiter, fut celle qui profita de l'occasion. Si vite que Marguerite d'Anjou apprit que la Picardie était indépendante, elle déclara, sans consulter la Parlement, la guerre au comte de ce pays.  

La situation précaire du petit comté de Picardie  
10 régiments composés d'en tout 10 000 hommes, dont 8 régiments d'infanterie et 2 de cavalerie, furent vite envoyés et défirent l'armée picarde lors de la rapide bataille d'Artois ou ils affrontèrent 3 régiments ennemis.  

Défaite de l'armée du comte de Picardie sur le champ de bataille d'Artois  
Ensuite, un siège de la forteresse d'Artois débuta. Le siège dura seulement 204 jours avant que l'Angleterre le 26 février 1456 prenne le contrôle de la totalité de la province, qui avait été pendant la durée de siège pillée par ses forces.  

L'Artois, l'unique province picarde, passe sous le contrôle des anglais  
Après ce siège, le comte de Picardie capitula et accepta l'annexion de son comté dans le royaume d'Angleterre. Pour la reine-régente c'était une victoire diplomatique et militaire, puisque ses ennemis n'avaient pas eu le temps d'en profiter et l'Angleterre se retrouvait agrandie d'une province, qui n'était pas considérée comme légitimement la sienne encore, mais était l'une de ses revendications.  

Annexion du comté, accompagnée d'un petite somme d'argent, lors du traité de paix  
En mars la même année l'Angleterre adopta une nouvelle technique militaire, qui normalisa l'utilisation des piques dans les armées du royaume. Désormais, cette arme, simple à fabriquer, allait, avec des modèles de la même longueur et largeur, être utilisée par la totalité des régiments d'infanterie.  

Adoption de cette nouvelle stratégie militaire  
En janvier l'année d'après, encore un cardinal a quitté la France, cette fois-ci l'un de ceux de la province où se situait la capitale de la France Paris, l'île-de-France. Grâce au soutien ouvert du nouveau Pape, l'Angleterre dominait désormais la scène religieuse. Le roi de France, furieux de cette défection, décida de ne pas réagir, mais pour se renforcer, il attaqua à la place Nivernais, le vassal de la Bourgogne qui était désormais libre. Grâce à cette guerre, la France réussit à récupérer la province de Nevers et garder l'initiative militairement. Cela prouvait aux Anglais, que malgré la situation religieuse française, la France et son roi restaient une puissance avec laquelle il fallait compter.  

Le Cardinal d'île-de-France passe à Caux avec une petite somme d'argent  
En mars la même année 4 nouvelles barques de commerce furent construites pour consolider la présence anglaise commerciale dans le nœud de la Manche. Avec ces navires en plus, ça allait être plus facile de protéger le commerce et rediriger les marchandises vers la Manche et Londres.  

Construction des barques pour le commerce  
À la place payer les nobles par de l'argent, Marguerite d'Anjou décida en début février 1458 d'à la place leur octroyer le droit de collecter les taxes sur les exportations vers la Bretagne, permettant au noble de garder une partie du profit tout en accroissant les revenus royaux. Cependant, cet accord donnait plus de pouvoir aux nobles, qui contrôlaient désormais une partie des gains du royaume. Le duc de Bretagne, grand ennemi du royaume, était en tout cas satisfait.  

Les licences d'exportation  
Puis en août, comme le Parlement de 1455 l'avait décidé, la reine-régente ordonna le recrutement de plusieurs régiments à travers le royaume, pour renforcer l'armée et mieux défendre le royaume face à des éventuels agresseurs extérieurs, ou d'éventuelles campagnes militaires.  

Recrutement de nouveaux régiments  
La fin du mois d'octobre fut marquée par le fait que les diplomates anglais constatèrent que les souverains d'Europe considéraient désormais la province d'Artois comme légitiment anglaise et une partie intégrante du royaume. Cela ne surprit pas celle qui dirigeait le royaume au nom de son mari, car elle avait toujours considéré cette province comme historiquement anglaise.  

La province d'Artois était désormais considérée come légitime  
Le royaume d'Angleterre était en plein milieux d'une période d'expansion urbaine grâce aux nouvelles provinces et opportunités commerciales depuis la défaite du duc de Bourgogne et le comte de Picardie. Un symbole de cette croissance était l'arrivée de nombreux serfs dans la capitale, serfs qui quittaient leurs provinces d'origines pour une vie meilleure. Londres restaient tout de même loin derrière les grandes villes européennes de l'époque d'Italie, Allemagne ou France, comme Paris ou Florence.  

Londres s'agrandit petit à petit  
Après plusieurs années de diplomatie, accords et collaboration avec le dirigeant du duché irlandais de Connacht, qui en dehors de Munster et la province anglaise de Meath contrôlait toute l'île émeraude, ce pays accepta la suzeraineté et protection de l'Angleterre, en reconnaissant son roi, Henri, comme son suzerain.  

Connacht devient un vassal anglais  
L'empereur d'Autriche, allié et aussi ami personnel du roi de l’Angleterre, avec qui il avait en commun des ennemis au Danemark, en France et en Bourgogne, ratifia en mai 1460, avec le soutien des membres du Saint-Empire Romain Germanique convoqués pour une diète, une réforme pour mieux centraliser l'empire et accroître la puissance de l'empereur. Ce dernier allait aussi avoir la possibilité de déclarer guerre aux états non-membres de l'empire qui détenaient des provinces en faisant partie.  

La réforme de l'empire qui fut ratifiée  
Le 24 juin 1461, la reine-régente depuis 1448, Marguerite d'Anjou, fille du comte de Provence René d'Anjou, et femme du roi d'Angleterre Henri IV, rendu son dernier souffle, à l'âge de seulement 31 ans, à cause d'une soudaine maladie. Reine à l'âge de 15 ans, avec un mari fou, sa vie avait été difficile. La nouvelle reine-régente au nom de son père était sa jeune fille Mary, âgée de seulement 16 ans lors de son accession sur le trône. Cette nouvelle reine était depuis le plus jeune âge très doué en matière diplomatique, avec la possibilité de négocier et discuter avec habileté. Cependant, elle manquait cruellement de compétences en matière administrative, et ses conseillers doutaient déjà de ses capacités militaires. Sa sœur, Anne, était la deuxième fille du couple royal, mais était encore une jeune fille fragile lors de la mort de sa mère.  

Mort subite de la reine Marguerite  
Le mois d'après, un nouveau drame se produisit: le roi d'Angleterre depuis 38 ans, malgré sa folie respecté par tous, mourut. Henri VI, roi d'Angleterre et de France, duc de Normandie et d'Aquitaine et seigneur d'Irlande était mort. Celle qui désormais allait être reine d'Angleterre et de France, duchesse de Normandie et d'Aquitaine et dame d'Irlande sous le nom de Mary Lancaster, décida d'immédiatement, sur conseil de ses sages conseillers de convoquer le Parlement. Une nouvelle ère pour cette assemblée débutait, pleine de défis et conflits, avec une jeune reine influençable et incertaine et des puissants seigneurs à travers non seulement le pays, mais aussi l'Europe entière. Le 4 juillet 1461 allait être une date clé pour le destin du royaume.  

Situation politique lors de la mort du précédent roi Henri VI et la convocation du Parlement de 1461  
  Inauguration du Parlement de 1461   Notes :
1C'est seulement 4 malgré la limite qui permet 5, car cette limite de force est à cause d'un modificateur temporaire

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Chapitre 2 – 1444 – 1455

Chapitre 2 – 1444 – 1455  
La première décision du roi Henri VI après la clôture du Parlement fut de nommer en tant que conseiller militaire du royaume un maître-instructeur compétent, Francis Tarleton, âgé de 30 ans et connu pour ses méthodes en matière disciplinaire. Il allait pendant les années à venir jouer un rôle essentiel pour l'armée anglaise qui était dans un mauvais état après la guerre de Cent Ans. En même temps, des alliances et des mariages royaux furent conclus avec la Savoie, l'Autriche, l'Aragon et le Portugal.  

Le nouveau conseiller, le maître-instructeur Francis Tarleton  
L’évêque de Wessex fut aussi créé cardinal de la Curie non longtemps après la nomination de Francis Tarleton en tant que conseiller royal, donnant plus d'influence à l'Angleterre et renforçant sa position dans l'Europe catholique.  

L’évêque de Wessex est créé cardinal  
Le 16 mars 1445, après de nombreuses prières et tentatives, Mary Lancaster, la fille du roi Henri VI et sa femme Marguerite d'Anjou, est née, sécurisant la lignée royale et mettant fin aux conflits avec la branche cadette des York. La faction des York restait néanmoins puissante, mais la naissance de Mary affaiblissait leurs prétentions sur le trône. La famille royale espérait cependant toujours avoir un héritier mâle, pour mieux assurer la succession.  

Naissance de Mary, l’héritière du trône  
Néanmoins, la population, profitant de la paix et la prospérité devenait, selon une partie de la noblesse, de plus en plus décadente, affaiblissant les compétences et réserves militaires du royaume. Le roi, pacifiste convaincu, refusa d'écouter les critiques, malgré la baisse de stabilité que ce conflit causa.  

Baisse de stabilité à cause de la décadence  
En même temps, sur le continent, trois différents pays voulant étendre leurs territoires déclarèrent la guerre à la Provence la même année. D'abord la France, pour conquérir l'Anjou, ensuite la Bourgogne pour conquérir le Barrois et ainsi créer un lien entre les différentes possessions bourguignonnes et finalement la Bretagne pour conquérir le Maine.  

Guerres contre la Provence  
Le 14 février 1448, suite à une nouvelle crise de folie, encouragé par ses conseillers, le roi Henri VI décida de nommer sa femme, la reine Marguerite d'Anjou, régente du royaume. Le roi sombra dans la folie peu après, et n'allait jamais plus pouvoir régner ni avoir des enfants à cause de son état mental. Marguerite était désormais reine-régente d'Angleterre et de France, duchesse-régente de Normandie et d'Aquitaine et dame-régente d'Irlande, exerçant le pouvoir au nom du roi Henri VI. Cette ambitieuse femme, agissant dans ses intérêts et ceux de sa famille, allait changer le destin du royaume. Son ambition était de défendre sa famille, notamment en Provence, de ne pas hésiter à s'engager dans des guerres ou de centraliser le royaume pour renforcer la puissance royale. Le roi est fou, vive la reine !  

La nouvelle régente, Marguerite d'Anjou  
Sa première décision en tant que régente fut de désigner Calais comme port exclusif du royaume, malgré les conséquences diplomatiques avec la Flandres. Cette décision était populaire parmi les marchands et suivait la décision du Parlement de 1444 de contrôler et protéger le commerce de la Manche.  

Désignation de Calais comme port exclusif  
En mai 1448, Marguerite décida de rappeler l'ambassade des États Pontificaux, dont la mission avait été une réussite, améliorant les relations avec le Pape et donnant plus d'influence à l'Angleterre dans la Curie.  

Rappel et réussite de la mission  
Néanmoins, la situation religieuse du royaume restait assez instable et certains doutaient du dogme catholique. En juin 1448, les conflits entre les catholiques et l’hérésie lollarde, pourtant interdite, allait s'empirer dramatiquement. Marguerite, pas aussi pieuse que son mari, mais quand même soucieuse de ménager le Pape, décida d'arrêter tous les lollards du royaume et de s'y opposer, ce qui causa de l'agitation dans plusieurs provinces du royaume. Elle avait sous-estimé l'importance de cette hérésie dans plusieurs provinces anglaises.  

L'hérésie lollarde  
En début de 1449, la Provence, suite à plusieurs désastres militaires, dut accepter l'offre de paix française et céder les provinces d'Anjou, Maine et Provence à la France. La reine-régente était furieuse, car cette agression face à son propre père René d'Anjou affaiblissait considérablement sa position en Angleterre en tant que reine et celle de la branche cadette d'Anjou de la maison des Valois. Réfléchissant un moment si elle devait déclarer la guerre à la France pour libérer la Provence, elle décida de ne pas le faire pour éviter de rompre la trêve avec la France et l'équilibre si fragile dans le royaume, et ne pas contrarier le Parlement.  

Défaite et humiliation de la Provence et de son comte René d'Anjou face à la France  
Voulant se venger et puis pouvoir restaurer les Lancaster sur le trône de France, Marguerite décida finalement, peu après cette défaite, de tenter de reprendre Armagnac aux français le plus rapidement possible et rendre à son père les anciennes terres provençales. Cependant, une autre humiliante défaite allait bientôt changer l'ordre des priorités de la reine-régente…  

Mission pour reconquérir Armagnac, une possession française qui est légitimement anglaises  
L'autre rival du royaume, la Bourgogne, qui avait déclaré la guerre à la Provence un peu près en même temps que la France, força la Provence de céder la province de Barrois et la Lorraine de céder les provinces de Metz et Lorraine, annexant complètement ce pays.  

Le traité de paix entre la Bourgogne et la Provence, une véritable provocation  
C'était la goutte d'eau qui fait déborder le vase pour Marguerite d'Anjou, mais aussi pour les diplomates anglais et de nombreuses principautés, dont l'empereur et la Savoie, qui sous la direction de l'Angleterre et son roi (sa reine-régente) formèrent la ligue de Draguignan (ou la première coalition anti-bourguignonne) après une réunion dans cette ville.  

L'Angleterre prend la tête de la ligue de Draguignan  
Un mois plus tard, en août 1449, la ligue de Draguignan déclarait la guerre contre la Bourgogne. Les buts des coalisés étaient nombreux : de libérer les dépendances bourguignonnes, rendre Barrois à la Provence et rendre la Picardie à l'Angleterre. Chaque membre de la ligue s’était engagé à ne rien conquérir, et à transférer tout territoire bourguignon occupé à l'Angleterre, qui allait mener les négociations avec la Bourgogne. En échange, l'Angleterre abandonnait toute revendication sur les territoires bourguignons en outre de la Picardie et promettait de préserver l’indépendance des dépendances bourguignonnes après leur libération. Au sein de la noblesse anglaise, la nouvelle guerre était très populaire et diplomatiquement, c'était un succès pour Marguerite.  

La guerre de la ligue de Draguignan, ou la guerre punitive anglaise, avec les forces présentes  
La première bataille de la guerre fut celle d'Artois, où l'infanterie et la cavalerie anglaise écrasèrent l'armée de Flandres, une des dépendances bourguignonnes.  

La bataille d'Artois  
Grâce à un saint la même année, un pauvre qui était en train de mourir à cause d'une grippe fut guéri miraculeusement, ce qui améliora la stabilité du royaume et la confiance du peuple envers la royauté. Cependant, certains sujets doutaient de la capacité guérissante de ce saint et demandaient secrètement la fin une réforme de l'Église catholique.  

Le miracle du saint  
En début 1450, l'appropriation des terres1 décidée par le Parlement de 1444 fut mise en place. Johan Ondor reçut les possessions de Northumbrie.  

L'appropriation des terres en Northumbrie et Gloucestershire  
La même année, un cardinal français vivant en Armagnac qui n'avait pas oublié le temps ou l'Angleterre contrôlait la province traversait la frontière pour aller vers le côté anglais, tout en reconnaissant Henri VI comme le seul roi légitime de France et condamnant l'agression française face à la Provence.  

Le cardinal d'Armagnac passe à Labourd  
En mai 1450, les armées coalisées d'Angleterre, Savoie et le Palatinat menées par Richard Plantagênet réussirent à écraser les troupes de la Bourgogne, la Flandres, la Hollande et les États Pontificaux menés par le duc de Bourgogne Philippe III sur le champ de bataille de Vlaanderen.  

La bataille de Vlaanderen, un véritable désastre pour l'alliance bourguignonne  
À partir de décembre 1450, les places fortes bourguignonnes commencèrent à tomber l'une après l'autre, affaiblissant l'ensemble bourguignon et son unique allié, les États Pontificaux. L'intervention du pape dans cette guerre avait mis en colère la reine Marguerite qui considérait que le pape devait rester neutre et être l'arbitre de la Chrétienté, et non un belligérant agressif défendant les intérêts de telle ou telle puissance. De nombreux membres du clergé anglais n'allaient jamais pardonner le pape pour son intervention dans ce conflit.  

L'Angleterre remporte les sièges de Namur et Vlaanderen, permettant aux troupes d'avancer  
Le pape fut forcé de capituler et renoncer à l'alliance avec la Bourgogne en mars 1451. Le même mois, le général Richard Plantagenet, qui avait mené les troupes lors de toutes les victoires anglaises pendant le conflit, mourrait dans une petite bataille face à 1 régiment bourguignon.  
http://i.imgur.com/WWaPqHE.png
Les États Pontificaux signent la paix  
En septembre, la Bourgogne capitula finalement après avoir perdu bataille après bataille et place forte après place forte. Le duc de Bourgogne Philippe III fut forcé de rendre la province Barrois à la Provence, rendre la province de Picardie à l'Angleterre, payer et libérer les dépendances de Flandres, Brabant et Hollande. La ligue de Draguignan était dissoute, mais l'un des plus dangereux rivaux de l'Angleterre était écrasé. Le royaume tenait aussi sa vengeance pour le traité d'Arras, où Philippe avait abandonné l'Angleterre à son sort face aux armées du dauphin Charles de Valois. Toutefois, le royaume sortait épuisé de la guerre, avec très peu d'effectifs restants et une lassitude de guerre relativement basse, mais quand même importante.  
http://i.imgur.com/2XRAFll.png
Paix avec la Bourgogne  
2 jours après la signature de la paix, les hérétiques lollards se soulevèrent dans deux provinces du royaume, dont la capitale Londres. Pour s'occuper des rebelles, un militaire, Archibald Hood fut promu général. Avançant trop lentement, il n'eut pas le temps d’empêcher les rebelles d'occuper Cornouailles, mais il écrasa les rebelles de cette province seulement quelques jours après son occupation, la délivrant ensuite rapidement. Ensuite, il défit facilement les rebelles qui assiégeaient la capitale.  
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Rébellion des lollards et promotion d'Archibald Hood  
Plus tard le même mois, un nouvel empereur du Saint-Empire fut élu, Franz Ier d'Autriche.  
http://i.imgur.com/fC7rK3S.png
Élection de Franz Ier en tant qu'empereur  
Peu après, la France déclara une fois de plus la guerre, cette fois face à la Bretagne. 2 ans plus tard, en janvier 1453, la Bretagne accepta de signer la paix, perdant la moitié de ses provinces. Cette paix était assez honteuse pour la reine-régente, dont le mari avait promis au Parlement d'étudier les possibilités de relations diplomatiques, ce qui n'avait pas été fait. Enfin en 1451, une seconde coalition anti-bourguignonne menée par Gueldre déclara la guerre à la Bourgogne et Nevers.  
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Paix entre la Bretagne et la France Deuxième Coalition contre la Bourgogne  
Le 1 janvier 1452, des marchands Castillans partagèrent avec des Anglais pour la première fois une carte montrant la position exacte des îles Canaries et les alentours. Cette nouvelle intéressa certains Anglais très ambitieux, qui aimeraient que le roi tente d'envoyer des expéditions vers ces îles et peut-être même au-delà. La reine-régente refusa sous prétexte du manque de fonds et des dangers d'un tel voyage.  
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Carte avec les îles Canaries  
La même année, une seconde révolte contre le pouvoir royal éclata dans le Lincolnshire. Elle fut rapidement écrasée par le général Archibald Hood et l'armée d'Écosse.  
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Révolte des paysans dans le Lincolnshire Victoire de l'armée de l'Écosse  
En juin 1452, une alliance et un mariage royal furent effectués avec le Connacht qui dominait l'Irlande. Le but de Marguerite était de tenter d’étendre l'influence anglaise et éventuellement tenter de vassaliser Connacht pour pouvoir unifier l'île irlandaise sous le contrôle anglais.  
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Alliance avec Connacht en Irlande  
Suite à la chute de Byzance, de nombreux réfugiés de ce pays commencèrent à arriver dans les cours européens. La reine-régente, conseillée par des membres de la cour, décida de les accueillir ouvertement en Angleterre, ce qui renforça les connaissances du pays en matière culturelle et scientifique.  
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Arrivée de réfugiés byzantins  
En novembre 1453, suite aux retours de marins malades, la grippe toucha le port de Gwynedd en Pays de Galles. Le port fut mis en quarantaine pendant la durée de la grippe.  
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Grippe à Gwynedd  
L'année d'après, 1454, grâce à des documentaires légitimes, la revendication historique anglaise sur la province bourguignonne d'Artois fut prouvée et reconnue par les souverains d'Europe.  
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Preuve de la revendication historique  
Peu de temps après, un des conseillers du royaume en matière commerciale inventa une nouvelle méthode pour construire les marchés d'une façon plus efficace à l'échelle provinciale, ce qui allait pouvoir permettre de plus facilement construire ce genre de bâtiment à travers le royaume.  
http://i.imgur.com/jObYALu.png
Le rapport du conseiller  
Finalement, voici la situation politique des possessions anglaises en début de janvier 1455, date de la session parlementaire de 1455 :  
http://i.imgur.com/wyPkwsO.png  

Il y a un petit problème avec les images dans le chapitre, mais j’espère que ce n'est pas trop grave. Après si cela duré c'était à cause de petits problèmes de mon côté, donc le chapitre n'est pas aussi complet que prévu et certaines parties peuvent être un peu bizarres. Je vais essayer d'améliorer ma façon d'écrire les chapitres pour la prochaine fois!   Inauguration du Parlement de 1455   Notes :
1 Je ne sais pas pourquoi, mais le jeu a changé les terres. Le seul changement de mon côté est l'ajout de la Pléiade

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Chapitre 1 – 1444

Chapitre 1 – 1444  
En 1444, date de l'ouverture de la session du parlement, suite à la trêve de Tours en fin de mai, la situation Anglaise est très vulnérable, et Henri VI, roi d'Angleterre et prétendant au trône de France, veut stabiliser la situation des possessions insulaires pour pouvoir terminer la Guerre de Cent Ans, au détriment des possessions continentales. Cependant, comme il est un roi bienveillant, pour ne pas fâcher trop la faction militariste de la cour et du Parlement, qui espère toujours gagner la guerre après la fin de cette trêve temporaire, il accepte de préserver le statu quo pour le moment.   Voici cependant la situation de ce faible et instable royaume qui peine à sortir de la période médiale et forger son identité nationale le 11 novembre 1444.   Comme vous pouvez voir, le royaume est loin d’atteindre la situation lors du traité de Brétigny sous le roi Édouard III ou le traité de Troyes sous le père du roi actuel, Henri V. Le territoire anglais est, en outre de l'Angleterre et le Pays de Galles, composé du duché d'Aquitaine (provinces de Gascogne et de Labourd), du duché de Normandie (provinces de Caux et de Normandie), Calais et une province en Irlande, Meath.  

La situation politique  
Le roi d'Angleterre, Henri VI, qui règne maintenant depuis 22 ans, n'a pas d'héritier direct, ce qui laisse le champ libre aux nobles et autres branches cadettes de la famille royale de tenter de s'imposer. La faiblesse du roi est évidente, renforçant le pouvoir du Parlement et la haute noblesse. L'Angleterre dispose d'un type de gouvernement unique en Europe, avec comme base la Magna Carta et le Parlement. Le roi ne dispose pas encore de conseiller principal pour les affaires militaires, administratives ou diplomatiques, mais beaucoup doutent de sa capacité à diriger le pays pendant ses périodes de folie, et préféraient voir un noble puissant ou un conseiller l'aider. L’intérêt national choisi par le roi est militaire, pour tenter d’apaiser la faction militaire1.  

Le roi anglais et ses intérêts  
La situation diplomatique du royaume est fragile, et alors que la plupart pensent que le stade final de la Guerre de Cent Ans va bientôt débuter et que le roi semble prêt à céder les possessions du continent pour avoir la paix, certains osent encore espérer une victoire. Une chose est cependant certaine pour tous, et c'est que le royaume d'Angleterre a besoin de nouveaux alliés pour renforcer sa position et aussi mieux pouvoir se défendre face à ces nombreux ennemis. Pour le moment, l'unique allié du royaume est le Portugal. Les rivaux sont deux, la France et la Bourgogne2.  

La situation diplomatique anglaise et ses cassus belli  
Pour mieux comprendre la situation européenne en cette fin de 1444, voici un petit approfondi concernant les différents royaumes puissants de l'entourage français/anglais.   D'abord la Castille, qui pourrait être un bon allié pour garantir la sécurité du duché d'Aquitaine au sud face à la France. La Castille est puissante et amicale, et semble dominer la péninsule ibérique.  

La Castille et ses provinces  
Ensuite, un autre royaume de la péninsule ibérique qui est un allié potentiel face à la France, le royaume d'Aragon. L'Aragon est un peu plus faible que la Castille3, mais il est plus hostile envers la France et possède Naples en tant qu'union personnelle.  

L'Aragon et ses provinces  
Puis, le duché de Savoie qui est amicale envers l'Angleterre et possède un vassal, Montferrat. C'est l'un des ensembles les plus puissants de l'Italie du Nord qui pourrait aider à défendre contre la France et la Bourgogne.  

La Savoie et ses provinces  
Un très puissant allié potentiel pour le royaume est le duché d'Autriche, empereur du SERG qu'elle domine. L'Autriche n'aime ni la France ou la Bourgogne et protège ses territoires et le SERG avec une grande armée.  

L'Autriche et ses provinces  
Une autre possibilité diplomatique, plus indirecte, est de tenter de vassaliser un des états irlandais diplomatiquement, pour ensuite pouvoir unifier l'île sous le contrôle anglais. Munster est l'état qui est le plus amical.  

Les états Irlandais  
Il n'y a pas que des alliés potentiels, et pour certains un conflit avec l'un des deux rivaux du royaume semble inévitable. Voici les provinces qui sont considérées comme des territoires qui appartiennent de droit au royaume, mais que ses ennemis contrôlent, ce qui pénalise le prestige.  
 
Un royaume qui est hostile à l'Angleterre mais qui reste assez faible est l'Écosse. Ce royaume est défendu par la France par l'ancienne Auld Alliance. En fabriquant une revendication, c'est possible de l'attaquer.  
 
Le plus puissant et grand ennemi est le royaume de France. Pendant plus de cent ans, les deux royaumes ont été en conflit, mais en ce moment, alors que la trêve de Tours est en place, la guerre semble perdue pour les Anglais. Alors que Charles VII réorganise l'armée française pour la rendre encore plus puissante, le roi d'Angleterre n'est plus trop intéressé par le conflit que son père avait été en passe de gagner. Le roi en personne est l'un des principaux défenseurs de la trêve qui est actuellement en cours, alors que les militaristes l'accusent d'abandonner la revendication sur le royaume de France pour lequel il a été couronné Paris.  
 
Le troisième ennemi évident du royaume est la Bourgogne. Depuis le traité d'Arras, la Bourgogne n'est plus du côté Anglais dans la guerre de Cent Ans et est depuis de plus en plus hostile. Le duc de Bourgogne est puissant, et avec son vassal Nevers et diverses possessions, il arrive à rassembler une imposante force armée.  
 
La situation économique du royaume n'est pas terrible, mais une petite réserve existe dans les coffres. Londres est la province anglaise la plus riche, mais les possessions continentales apportent un peu de revenu. Le pillage continuel en temps de guerre pénalise lourdement cette économie fragile.  
 
Pour le commerce, l'Angleterre se débrouille bien et domine le nœud de la Manche. Les marchands anglais profitent bien de la trêve de Tours.  
 
Le roi, très pieux, ambitionne d'améliorer les relations avec les États Pontificaux pour avoir un meilleur contact avec le pape de Rome, et éviter des schismes ou anti-papes.  
 
Le royaume est, malgré toute les guerres et misères, assez stable avec très peu d'agitation. Cependant, la situation dynastique est alarmante, et si le roi n’arrive pas à avoir un héritier, une guerre civile risque de se déclencher.  
 
La carte religieuse du royaume est dominée par le catholicisme, et l'Angleterre possède pour l'instant très peu d'influence chez le pape, mais est l'un des états qui disposent d'un cardinal.  
 
Militairement, le royaume est faible, mais il dispose d'une limite d'effectifs terrestres une des plus élevées d'Europe. Le meilleur général est Richard Plantagenêt. D'un point de vue naval, l'Angleterre possède la flotte la plus imposante d'Europe avec de nombreux vaisseaux lourds. Il y a six forts à travers le royaume, tous actifs et défendant les frontières. Le fort le plus important est celui de Londres.  
 
Puis finalement, la situation du SERG, qui reste en cette fin de la période médiévale un ensemble d'états relativement puisant face aux attaquants externes.  

Le SERG avec limites, l'empereur, les cités libre et les électeurs  
Voici le premier chapitre! Pour la situation diplomatique, c'était un peu bête de choisir la vue de province à la place de l'écran, mais bon.   Inauguration du Parlement de 1444   Notes :
1C'est le côté RP sans vous consulter, sinon comme roi, j'aurai choisi diplomatique et c'était celui par défaut.
2J'ai nommé les deux en tant que mes rivaux, sinon c'est un peu ridicule, et de toute façon il va y avoir de la friction.
3Depuis la 1.12, il est plus fort et mieux défendu.

Loup

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Introduction - L'histoire anglaise

Introduction - L'histoire anglaise   Les terres que nous connaissions comme l’Angleterre en 1444 étaient déjà habitées avant que les Îles Britanniques deviennent des îles, et que l'Angleterre se sépare de la terre ferme. Ceux qui habitèrent ces terres les cultivaient et construisaient des simples maisons. Un monument célèbre de cette période est Stonehenge, un énorme travail avec les moyens limites de l'époque. Cependant, les îles furent longtemps marquées par des invasions successives en provenance du continent, et de différents peuples voulant profiter des nombreuses richesses de l'île.


Stonehenge
Une des civilisations qui marqua le plus l'Angleterre pendant la période pré-romaine est celle des Celtes. Ils traversèrent la Manche par vagues successives, et s’installèrent sur l’île de Grande-Bretagne, pour plus ou moins la dominer jusqu'à l’arrivée des Romains. Les Celtes étaient doués pour manier le fer. Ils construisirent à travers l'Angleterre de nombreux petits forts en terre, qui purent les protéger face aux nombreux dangers de la période pré-romaine. Ceux qui vivaient en Angleterre avaient de nombreuses coutumes et traditions particulières, comme les druides ou différentes fêtes, qui ressemblaient pour la plupart à celles des Celtes installés en Gaule à la même époque. La langue principale parlée en Angleterre à cette époque était le brittonique. Grâce à leurs liens culturels avec le continent, ils pouvaient faire du commerce avec les peuples Celtes de l’autre côté de la Manche.  
Tout cela changea avec la nouvelle grande invasion, celle des Romains. La première invasion romaine des Îles Britanniques était sous la direction de César en 55 avant notre ère, mais elle ne réussit pas à établir durablement des territoires sous le contrôle des Romains. La véritable invasion allait venir plus tard, en 43, sous l'empereur Claudius. Avec des stratégies romaines, et l'établissement d'une base dans ce qui est aujourd'hui le comté de Kent, les Romains réussirent à conquérir les petites tribus Celtes divisées. Les Romains purent ensuite rester sur l'île pendant quasiment 400 ans. Progressivement, ils arrivèrent à romaniser une partie de la population plus riche à l'aide du commerce méditerranéen fait avec reste du monde Romain, de la Pax Romana et de cette relative prospérité. Pour faire face aux attaques des Pictes et Celtes du nord, de grands dispositifs de défense furent construit, dont le mur d'Hadrien et celui d'Antonin. À travers le sud de l'Angleterre, les Romains construisirent des routes, des villes et structurèrent une administration romaine. La religion chrétienne et son église, allaient plus tard, malgré le fait que la romanisation n'allait pas vraiment s'accomplir, réussir à donner une certaine influence aux Romains.  
L'empereur Honorius   La domination romaine sur l’île se termina en 410, avec une célèbre lettre écrite par l’empereur Honorius qui expliquait aux villes de l'ancienne Bretagne romaine qu'elles devaient maintenant se défendre elle-même. De nombreux peuples germaniques envahirent ensuite l'île, dont les Jutes, les Angles et les Saxons. Ces peuples allaient après une longue période d'instabilité et de conflit, se convertir à la religion chrétienne et créer la culture Anglo-Saxonne. Plusieurs petits royaumes anglo-saxons s'établirent à travers l’Angleterre, dont le Wessex, la Mercie et la Northumbrie.   L'invasion suivante fut celle des Vikings du Danemark et de Norvège qui vinrent à partir de 789 pour piller les côtes des îles et tenter de s'établir (Jorvik, Danelag) dans de nombreux territoires. Un roi célèbre de cette période fut Alfred le Grand de Wessex qui réussi à fortifier les côtes anglaises et repousser les Vikings à multiples reprises. Les périodes d'invasions et de troubles liés aux Vikings se terminèrent après l'an 1000, suite à la fin de la domination maritime de ce peuple et leur conversion au christianisme.   Cependant, la dernière invasion en date de l'Angleterre, et celle qui impacte toujours le pays en 1444, est liée au destin des Vikings. En effet, le viking Rollon avait, suite à un traité avec le roi de France Charles le Simple, reçut la Normandie en tant que fief héréditaire. Les Normands stabilisèrent le duché à partir de cette région côtière et le fortifièrent, créant l'un des plus puissants duchés de France. Ces mêmes Normands, menés par Guillaume le Conquérant envahirent le royaume d'Angleterre du roi Anglo-Saxon Harold Godwinson en 1066. Grâce à la victoire de Hastings la même année, Guillaume devint le roi d'Angleterre, tout en restant duc de Normandie et vassal du roi de France.


Guillaume le Conquérant  
La noblesse normande domina ensuite, souvent en conflit avec les Anglo-Saxons, la scène politique anglaise pendant la période médiévale. Les rois de la dynastie Normande de Guillaume se succédèrent sur le trône, et suite au mariage entre la fille héritière Mathilde du roi Henri I avec Geoffroy Plantagenêt, et au mariage du fils de celui-ci (Henri II) avec la duchesse d'Aquitaine, les rois d'Angleterre allaient se retrouver à la tête d'un impressionnant domaine de territoires, appelé "l’empire Plantagenêt"


L'empire Plantagenêt   Les deux fils de Henri II perdirent petit à petit l’emprise sur les domaines français de l'empire face au plus en plus puissant roi de France Philippe Auguste. D'abord, l’aîné, le roi Richard Cœur de Lion s’engagea dans une croisade, laissant son frère Jean sans Terre s'occuper du royaume dans un très mauvais état. Ensuite, Richard fut capturé sur son chemin retour, et ce qui força le royaume de payer une lourde rançon. Finalement, le roi de retour de sa capture fut tué par une arbalète en assiégeant un château dans le Limousin, laissant le royaume à son frère Jean, qui fut obligé de céder la Normandie au roi de France, et ensuite dut faire face à une guerre contre les barons à cause de sa politique impopulaire. Forcé de trouver un accord, Jean signa une « traité » qui devint la Magna Carta, véritable charte fondatrice du royaume, garantissant les libertés individuelles.   Ce n'est pas avant le début de la Guerre de Cent Ans pour le trône de France sous Édouard III que le royaume se réaffirma comme l'un des plus puissants ensembles de l'Europe. Édouard III était petit-fils de Philippe le Bel par sa mère, mais il fut évincé du trône de France au profit de Philippe VI sous prétexte de la loi salique. Ce conflit, et celui de l'hommage pour l'Aquitaine qu’Édouard avait refusé et celui de la Flandre rebelle, débuta la première phase de la Guerre de Cents Ans. Grâce au soutien de son fils, le Prince Noir, et ses nombreuses chevauchés victorieuses, le roi d'Angleterre signa le traité de Brétigny après les victoires anglaises de Crécy et Poitiers :


Les premières phases de la Guerre de Cents Ans La France après le traité de Brétigny   Le roi Charles V de France arrivera cependant à renverser la situation, et entreprendre des reconquêtes du territoire perdu suite à la paix de Brétigny. Cependant, son fils Charles VI de France avait seulement 12 ans à la mort du roi, ce qui imposa une régence dont les oncles du nouveau roi prirent le contrôle. À cause des nombreux troubles et révoltes qui marquèrent alors le royaume d'Angleterre de Richard II, puis sa destitution et le couronnement de son cousin Henri IV de Lancastre, l'Angleterre n'arrivera pas à exploiter la situation. La folie de Charles VI et la guerre civile entre les armagnacs et bourguignons en France permettent cependant au roi Henri V de s'imposer lors de la bataille d'Azincourt, et d'être nommé héritier du royaume au traité de Troyes, en déshéritant le dauphin Charles. Suite à sa mort, son fils devient le roi d'Angleterre à l'âge de 9 mois.  
Reconquête de Charles V La situation après le Traité de Troyes   Petit à petit, les Français arrivèrent à reprendre les terres en rompant le siège d'Orléans où le dauphin Charles bénéficie d'un aide inattendu de Jeanne d'Arc, une pucelle dévouée à la case du roi. Les victoires françaises enchaînent et permettent au roi de France Charles VII de se couronner à Reims, puis de conclure la trêve de Tours en 1444 avec l'Angleterre.     Voici l'introduction. Il y a eu un petit problème technique, mais j’espère que c'est maintenant la bonne version de l'introduction!

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