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Contenu populaire

Affichage du contenu le plus aimé depuis le 21/12/2017 dans Billets

  1. 5 points
    Et cette année encore, la course à la Toge Pourpre à lieu! Cette année nos trois principaux challengers sont: Staline, Trotsky et Boukharine pour l'équipe du SPQRSS, l'équipe favorite du prolétariat Romain! Les 3 champions veulent chacun la toge Pourpre de meilleur Quadrige de l'empire mais seule une d'entre elle est propre! QUI SERA LE CHAMPION? QUI AURA LA POURPRE? L'équipe du SPQRSS au grand complet: Staline sera le premier a se lancer dans la course au pouvoir à la Toge! Il nous dit être prêt à tout pour réussir, se sent confiant et demande à ses partisans de le soutenir! A la fin du premier virage, Staline réussit a passer 3 et a se maintenir en seconde place! Décidément, cela semble bien partit pour celui qu'on surnomme "Bruta": Mais à la fin du premier tour, un homme, probablement payé par le vil Trotsky, lui vole la vedette! Que de tension dans cette course, décidément! Et au second tour, un autre candidat à la pourpre lui passe devant. Décidément il y a complot contre Staline qui passe 4ème! Staline semble faire tout son possible pour remonter la pente! La Toge Pourpre lui irait tellement bien à son teint! Mais c'est finalement à l'avant dernier virage que la vérité se fait! Son char casse! Probablement saboté par les ennemis de l'équipe du SPQRSS! Quel terrible fin pour le Grand Staline, qui humilié, doit sortir du stade sous les hués du prolétariat! C'est maintenant au tour de Trostky de tenter la Pourpre! C'est celui sur qui repose le plus les espoir. Il avait vaincu notamment durant 4 années d'affilé l'équipe des aristocrates/ Mais il semblerait cette année les Praticiens, est préparé un piège vu le nombre de d'observateur à côté de lui durant cette course! Et cela commence mal! Trotsky est bloqué par ses adversaires qui l'empêche de passer et le bloque a la fin du premier virage! Pendant ce temps Gavius, héro des Patriciens, lui vole la vedette! Quelle terrible humiliation pour celui qui était vu comme le grand vainqueur de la toge Pourpre! Trotsky ne semble avoir aucune chance! Et la triche s'accumule à chaque tour! Trotsky est continuellement bloqué par ses adversaires au tour 2! Et c'est ça qu'on aime! Pris en tenaille par ses adversaires lors du dernier tours, la vérité se fait: Trotsky est indigne de la Toge Pourpre! Et c'est finalement 5ème que Trotsky finit, humilié par les Praticiens. Devant cette défaite honteuse, il nous dit se retirer du monde du sport et se reposer dans sa villa à Capoue et souhaite bonne chance au dernier conducteur de l'équipe du SPQRSS, Boukharine. Et c'est finalement la finale avec ce dernier qui s'est qualifié tant bien que mal et se retrouvant donc dans une position très difficile de fond de couloir. Peu avant le début de la course, il se disait confiant, mais comme Nous la dit Gravius, le probable gagnant de cette année: "Le jour où il gagne le naze, je me suicide de honte!". On sent bien que l'équipe du SPQRSS n'a plus aucune chance! Et c'est incroyable! Boukharine qui était le plus mal placé remonte à la 2ème place avant la fin du premier 1 tour, alors que nous suivons Gavius! Il a réussit a profiter que les conducteurs soit occupé dans les couloirs centraux pour lancer à pleine vitesse son attelage et même à pénétrer dans l'un des couloir centraux durant le dernier virage! Mais Gavius ne se laisse pas faire et le maintient a distance! Boukharine semble voué à rester éternelle second! Mais... OUi! OUI! Alors que son adversaire était largement devant lui, Boukharine pousse ses chevaux a fond! Il fonce! Il fonce dans un coude à coude extraordinaire! Et passe devant son adversaire obligé de ralentir a cause d'un attelage en liberté! Lui laissant le champ libre vers la victoire! IL GAGNE! IL GAGNE! OUIIIIIIII!!!!!!!!! Boukharine à gagné la Toge Pourpre! C'est incroyable! C'est incroyable! Le vainqueur est célébré par la Plèbe romaine qui lui remettent la Toge Pourpre sur ses épaules de vainqueur! C'est Beau! C'est Grand! C'est Roooooommmeeee! Et pour couronner ce grand moment de sport, on nous signale le suicide de Gavius. Et ça aussi c'est le sport comme on l'aime!
  2. 2 points
    Voici un petit AAR sur Ultimate General : Civil War, un des jeux récents les plus aboutis sur la guerre de Sécession. Développement d’Ultimate General : Gettysburg, il propose un mode « carrière » permettant au joueur de bâtir et commander une armée à travers les principaux affrontements du conflit, face à une IA certes imparfaite, mais plus que correcte. Ici, toutefois, c’est une bataille historique que j’ai choisi de livrer, en l’occurrence celle d’Antietam (ou Sharpsburg, pour les Sudistes). Je joue le camp nordiste. Comme les effectifs sont très déséquilibrés (70.000 Nordistes contre 37.000 Sudistes), j’ai opté pour le niveau de jeu le plus difficile, qui donne 25% de « puissance » en plus à l’IA (les effectifs restent inchangés, il doit donc s’agir d’un bonus aux stats des unités). Dépassés en nombre, les Confédérés ont l’avantage de la qualité : la plupart des brigades sudistes sont de niveau 3 (élite, le maximum) alors que les brigades nordistes sont majoritairement à 1 (des troupes moyennes). J’y ajoute deux règles maison pour augmenter encore un peu la difficulté : - Le VI Corps sera utilisé comme réserve défensive uniquement (au cas où les choses tourneraient très mal pour l’aile droite nordiste) ; - Le V Corps et la division de cavalerie devront se limiter à des actions de reconnaissance/harcèlement (lignes de tirailleurs, cavaliers démontés). Ce jeu vaut vraiment le coup d’œil. Il réussit à demeurer très simple d’utilisation tout en offrant une simulation assez réaliste des combats de la guerre de Sécession. Objet de pas moins de neuf patches depuis sa sortie il y a sept mois, il est à présent considéré comme terminé et le studio se consacre à de nouveaux titres sur cet excellent moteur de jeu. Prologue Chapitre I Chapitre II Chapitre III Chapitre IV Chapitre V Chapitre VI Chapitre VII Chapitre VIII Chapitre IX Chapitre X Chapitre XI Épilogue
  3. 1 point
    Salut ! Je voulais à l'origine préparer un récit plus élaboré, en rapport avec mon AAR, mais je manque de temps et le concours prend fin demain. Voici donc ma contribution : un récit sur Monster Hunter Freedom Unite 2, un jeux plein de délicatesse et de subtilité pour les amoureux des animaux de tout age.
  4. 1 point
    Je vais faire mon mini-aar sur les Sims Medieval qui est en gros un hybride d'un jeu sim et d'un rpg, mais qui souffre du problème d'être ni un vrai jeu sim ni vrai rpg, mais il reste sympa quand même. J'ai fait un condensé de deux quêtes et la fin est l'introduction d'une troisième. Vu que j'ai réinstaller le jeu, je n'ai pas pu faire à partir d'une partie plus complète (là, je n'ai pas tous les héros, certaines quêtes se font à plusieurs), il y a des histoires plus intéressantes, quoique l'intérêt est aussi de faire joué un peu son imagination pour palier les manques/défauts du jeu. Réjest venait tout juste de terminer la construction de la cathédrale Jacobane à la gloire de l'Observateur, mais Élénore la grand prêtresse doutait d'elle-même. Pourrait-elle sauver la ville du pêcher? Le travail semblait ardu. Le péché infestait l'endroit. Une souveraine cupide, vaniteuse et gourmande, un sorcier elfe maudit, un barde débauché, une marchande demi-elfe ivrogne... Elle était zélée, mais la tâche semblait titanesque. En ces moments de doutes, il n'y avait pas d'autres solution que de demander conseiller à l’Observateur, l'être le plus sage de la création. Et encore une fois, Éléore sentit la grâce de l'Observateur envahir son être et apporter la réponse. Oui, un pèlerinage en les terres sacrées de Jacob. Voilà, la solution, elle y trouvera certainement la force d'accomplir son œuvre et même d'inspirer la foi à quelques pèlerins l'accompagnant. Évidement, cela ne serait gratuit et sans risque, mais la réponse de cette quête spirituelle serait certainement à la hauteur de toutes les espérances et même au-delà Il faudrait qu'elle aille parler de son projet à la souveraine, mais avant tout, il fallait sermonner les sims sur leur vie de pêcher. «Et n'oubliez la punition que l'Observateur infligea aux pécheurs de Gonora. Le ciel de midi devint aussi noir que le fond d'une mine et une pluie diluvienne s'abattit sur la contrée maudite. La peau des profanes brûla au contact de l'eau bénite par l'Observateur lui-même. Les infidèles cherchèrent refuge dans les bâtiments, mais le souffle divin du Créateur arracha les toits des impies comme de vulgaire feuilles qui volent aux vents. Le vent souffla si fort que même les dalles des routes s'envolèrent et s'écrasèrent contre les murs vacillants. Les déviants implorèrent la clémence de l'Unique, mais celui-ci répondit par la foudre. À la fin de la journée, il ne restait plus une seule âme à Gonora, sauf celle du pieux Pierre le fermier et de sa famille que le Grand avaient épargné grâce à leur foi sincère et leur vie exemplaire. Souvenez-vous que l'Observateur châtie tous les pécheurs, mais récompenses ceux suivant la voie divine.» Élénore était très satisfaite de son prêche, elle était assurément la meilleure. Avec l'Observateur comme guide, comment pouvait-on échouer? Après une journée bien remplie, elle put aller se coucher l'esprit serein. À la suite d'une nuit, elle put entreprendre une nouvelle journée en commençant par une simple bol de gruau et, en tant que grande prêtresse, elle devait montrer l'exemple, elle s'empressa donc de payer ses impôts en plus faire un généraux dons aux déshérités de la vie, mais comme tout bon Jacoban le sait la vertu ne s’acquière pas que par l'exemple, quelques coups de bâtons ne peuvent pas faire de mal à l’occasion. La peur est un outil très efficace et il faut constamment rappeler aux sims leurs obligations et quoi de mieux qu'une proclamation pour leur rappeler. Après un nouveau prêche pour être sûr qu'ils comprennent bien, Élénore se mit en route pour le château dans le but de rencontrer la souveraine Mélodie. Élénore savait qu'elle était de nature cupide, mais personne ne peut refuser une telle sainte offre qu'un pèlerinage dans les terres sacrées de Jacob. Il ne fut pas facile de convaincre la souveraine, mais Élénore put la persuader qu'un tel périple ne pourrait que lui apporter la paix à son âme et la châtelaine accepta de financer la moitié du voyage. Élénore aurait pu elle-même débourser le reste, mais il fallait apprendre aux gens de Réjest la générosité et la sagesse de l’Observateur. Elle prêcha la bonne parole dans le château pour répandre la véritable foi en ce lieu profane et demander une contribution aux nouveaux convertis pour financer leur voyage vers la Sainte-Terre. Alors qu'elle pensait son travail accomplie dans ces lieux, elle sentit une âme perdue. Oui, il y avait bien une âme en perdition en la personne de Rotrude la fermière. Élénore voulut lui apporter la lumière du Créateur, mais celle-ci refusa en prétextant qu'elle n'était qu'une hérétique, qu'elle, elle était la prophétesse de l'Observateur dont elle avait vu l'appelle dans un bol de gruau... Il était clair que le Malin possédait la pauvre fermière, une bonne claque d'une main bénite devrait exorciser le démon. Effectivement, Rotrude accepta de recevoir la grâce du Divin. Après avoir sauvé une autre âme des mains du Mauvais, Élénore put rentrer à la cathédrale où elle devait donner ses instructions à son assistance pour s'assurer le parole de l’Observateur continue à résonner pendant son absence. Après avoir rassembler les derniers éléments nécessaires au voyage, Élénore et quelques fidèles pure débuter leur voyage. Pendant l'absence de la souverain qui avait accompagné la grande prêtresse dans sa quête spirituelle, l'agitation gagna les paysans qui étaient excédés par leurs conditions de vie et le retour de Mélodie ne suffit pas à calmer leurs ardeurs. Elle pourrait envoyer la garde, mais ça serait risqué, elle est peu nombreuse et le sang risquerait de couler, mieux valait opter pour une approche plus douce avec quelqu'un un peu plus proche de la basse populace. Peut-être qu'Aldrazath la marchande pourrait aider. Celle-ci était parti au village non loin pour acheter quelques produits à vendre au marché du bourg. Elle avait même un peu trop dépensé. Tellement qu'elle n'avait plus assez de monnaie pour aider un mendiant. Mais ce n'était pas vraiment un problème, une fois de retour au marché, elle pourra renflouer sa bourse. Avec les bons mots, on peut vendre à peu près n'importe quoi à n'importe qui. - Bonjour, chère dame, je vois que vous êtes tenter par ses bons vêtements, vous avez effectivement bon goût. - Merci, mais je ne suis pas sûr, j'aimerais trouver quelque chose pour disons rendre l'action au lit plus intéressant, notre flamme vacille dernièrement. - Vous êtes une vraie romantique! J'ai justement quelque chose pour vous, venez. - Une armure en plate, vous êtes sûrs, ça me semble étrange. - Je vous assure, il n'y a pas mieux qu'une armure en plate pour égayer un couple, les hommes raffolent de ce qui est inaccessible, croyez ma grande expérience, j'ai beaucoup voyagé. - Si vous le dites, ok, je vais la prendre. En fin de journée, le sorcier Elligarth vint rendre une visite à la marchande. Elle était bien la seule à vraiment comprendre cet ancien elfe maudit. Beaucoup le craignait ou le traitait de vampire, ce qui n'était pas le cas, même si vole de temps à temps des bouts d'âme pour ses besoins personnels... Aldrazath dont le père était un elfe et la mère une humaine était elle aussi souvent la cible de méfiances, mais pas autant, après, c'est sûr que l'apparence du sorcier et ses rires parfois déments... Mais ses services étaient toujours utiles pour tout le royaume. Après avoir discuter, un peu avec lui, elle lui acheta quelques potions qu'elle va m'être en vente chez elle. Les gens sont moins réticents à acheter venant d'elle, même si elle ment parfois sur la provenance. Après une bonne nuit où elle rêva à une chanson hilarante qui la rendra de bonne humeurs toute la journée, elle put reprendre ses activités. La ville avait besoin de bois et les bûcherons locaux ne suffisait pas à la tâche, mais Aldrazath sait que Fabrimont possède du bois en grande quantité et qu'ils sont toujours heureux d'en échanger contre des champignons. Après s'être approvisionner au village des fraiches récoltes du matin, elle mit le cap vers sa destination. Pendant le voyage, les marins aperçurent une mystérieuse île, de nombreuses légendes parlent de trésors sur des îles perdues, mais malgré une exploration approfondie de l'endroit, rien de spécial fut trouver pour la plus grande déception de tout l'équipage. Démoralisés, le voyage commerciale continua quand même. C'est alors qu'une mystérieuse créature apparut. C'était une sirène et de nombreux marins inquiets voulurent la harponner avant qu'elle les enchante des ses chants, mais la demi-elfe les arrêta et, grâce à une chanson elfique transmise part son père, elle put charmer la créature sous les regards incrédules des marins. Le voyage fut finalement un succès et la navire put revenir à bon port avec le bois voulut qui ne restait qu'à décharger. À son arrivée, elle fut prévenue que la châtelaine désirait la voir de toute urgence, elle se présenta donc au château dès la transaction réglée. Les paysans qui s'agitaient encore, enfin, ce n'était pas vraiment surprenant, les paysans peinaient à manger à satiété, alors que la souveraine pouvait engloutir un porc complet en un seul repas, mais ils devraient travailler plus fort, au lieu de se plaindre, ils n'apprennent jamais la leçon. Le marchande s'incrusta dans le foule de paysans en colère pour les questionner subtilement. Mais rien de très nouveaux, toujours les mêmes, reproche : «j'en ai marre, je travaille trop pour si peu, qui l'a élu reine d'ailleurs...» Elle décida de ne pas perdre son temps avec une petit bourse, elle put corrompre un paysan pour indiquer qui était le responsable de cette agitation. Le responsables se cachait à la taverne. Il n'avait pas de temps à perdre, il faut éviter que la situation dégénère, ce n'est jamais bon pour les affaires quand il y a des révoltes. Aldrazath rencontra sans grande peine l'agitateur qui n'avait nullement peur de se montrer au grand jour. De la bouffe et du savon... Depuis quand les paysans ont des bains ou savent se servir de savons... Aldrazath ne posait pas plus de question, si c'était ce qu'il fallait pour calmer ces stupides paysans... Quelques grands bols de gruaux devrait faire l'affaire et le savonnier du village devrait avoir quelque savons à vendre. Mais apparemment, ils voulait du savons de grandes qualités... Ces paysans... Mais un peu d'or devrait régler le problème. Mais la tranquillité fut de courte durée pour le royaume. Une armada de l'Épée de Jacob venait tout juste d'arriver au port. L'armée d'élite de la foi jacobane menaçait le royaume et ses maigres défenses. Réjest n'avait pas vraiment d'armée ni les moyens de se payer des mercenaires et le sorcier Elligarth ne peut pas rivaliser seul contre une armée sacré. Le pèlerinage ne s'était pas passé comme prévu. Alors que Mélodie s'approchait du masque de Jacob, l'une des reliques les plus sacrée, tomba de son piédestal. Était-ce un acte du Malin, une maladresse de la souveraine, un acte de l'Observateur pour punir Mélodie de ses péchés? Elle n'eut pas vraiment le temps de réfléchir, car le bruit du masque fracassé alerta les gardes, elle se mit à courir comme jamais. Elle ne sait pas comment ce fut possible, mais elle put semer les gardes, peut-être la providence, et regagner rapidement le navire pour rentrer chez-elle avec le reste des pèlerins en espérant que cette histoire reste derrière elle, mais ce fut un vain espoir... L'ordre avait pu retracer la coupable.. Ne sachant pas quoi faire, elle avoua tout à la grande prêtresse Élénore qu'elle avait invité au château. Celle-ci furieuse comprit enfin l'étrange comportement de la souveraine et le départ hâtif de la ville sainte, mais elle dit en même temps que le Observateur miséricordieux pardonne tout à ceux avoue leurs fautes et s'en repend avec sincérité, si elle veut montrer qu'elle est une vraie jacobane, Mélodie doit avouer ses fautes et faire face aux conséquences, sinon son âme brûlera dans les feux éternels des enfers. Oui, il n'y avait pas d'autre choix, Mélodie devait avouer et se repentir peu importe les conséquences...
  5. 1 point
    Voici comme promis ma participation au concours de mini AAR 2017 ! Vous avez remarqué avec mon dernier récit que je suis assez fan d'opération aéronavales. Aussi, après Command : Modern Air Naval Operations, je vous propose une partie sur le Temps des As, un jeu sur combats aériens de la première guerre mondiale paru dans deux numéros de Vae Victis, partie qui aurait pu s'appeler "Commandement : opérations aéronavales anciennes" 12 mai 1917, au large de Zeebrugge Le port de Bruges, ou Zeebrugge, est exploité par la marine Allemande comme base de sous-marins. C’est de là que partent les submersibles menaçant le commerce britannique ainsi que les navires de l’Entente dans la Manche. Faute de pouvoir reconquérir la ville de Bruges et son port dans des délais raisonnables, la Royal Navy a décidé de mener un bombardement naval contre les installations côtières. Sous le commandement du Vice-Amiral Sir Reginald Bacon Trois monitors, le Marshall Soult, le Terror et l’Erebus, de la Dover Patrol, doivent bombarder le port, et plus particulièrement les portes du canal de Bruges menant audit port, guidés en cela par deux appareils d’observation du Royal Naval Air Service. Sans eux, les navires sont aveugles. Pour couvrir ces deux appareils et les deux autres devant les relayer au cours de la journée, le 4 (Naval) Squadron déploie plusieurs Sopwith Pup. Ces avions sont un petit bonheur à piloter : légers et maniables, ils sont toutefois légèrement armés avec leur mitrailleuse unique. Leur surnom de "Pup", chiot, vient sans doute de la docilité de l'appareil. Son nom officiel est en effet Sopwith Scout.. La Dover Patrol elle-même est couverte par les Sopwith Triplane du 10 (Naval) Squadron. Leur principal avantage réside dans leur capacité à voler haut et vite. La première patrouille des Pups est sans histoire : aucun avion allemand ne vient les attaquer tandis que les deux avions d’observation guident les tirs des navires. La deuxième est prise à parti par des Albatross D.III allemands. Ils n’ont pas la maniabilité ni la solidité des Pups, mais une puissance de feu accrue. C'est sur cet avion qu'Ernst Üdet a fait sa réputation. Le duel qui s’annonce est un cas classique de force brute contre manœuvrabilité. Sept Pups et plusieurs Triplane se retrouvent face à quatorze Albatross. Le bal aérien peut commencer ! Notre histoire ne concerne qu’une portion de la bataille : à l’ouest du port de Brugge, trois pilotes britanniques fraîchement sortis de l’entrainement affrontent quatre chasseurs allemands eux aussi novices. Les quatre avions allemands sont en formation berger : le pilote le plus expérimenté vole plus haut que le reste du groupe pour avoir une vision globale de l’affrontement à venir. Le chef, volant plus haut, a ainsi l’initiative. Les pions sont numérotés de 1 à 5, à droite de la silhouette de l'avion, en rouge pour l'Alliance, en bleu pour l'Entente, pour permettre de se rappeler qui est qui. - Albatros 1 est Franz Bergman. Un joyeux drille avec une tendance à la prise de risque inutile. Il a un talent particulier pour manœuvrer à la limite du décrochage. - Albatros 2 est Gunther Fricht. Un Bavarois très patriote avec d’excellentes capacités d’observation pour un bleu. - Albatros 3 est Albert Rossmann. Sans aucun doute le maillon faible de cette escadrille, il est très précautionneux, sans doute trop pour piloter un avion de chasse. - Albatros 4 est Manfred Grussenberg. C’est le plus expérimenté du groupe. Par « expérience », il faut comprendre qu’il a déjà piloté trois fois en conditions réelles, mais sans jamais abattre d’avion. Les Britanniques sont dispersés. Le Triplane est isolé des deux autres Pups mais devrait pouvoir les rejoindre rapidement. - Triplane 1 est William Radford, un habitué des patrouilles maritimes mais qui n’a jamais encore piloté le Triplane. - Pup 2 est Chris Paddington, un pilote qui a marqué son instructeur par sa propension à se lancer dans des figures improvisées avec ses appareils d’entraînement. - Pup 3 est Robert Murray, un londonien taciturne et plutôt efficace, allant souvent au plus court et au plus simple dans ses décisions. - Breguet 14 n°5 est l’appareil d’observation, il ne participe pas au combat sauf pour éventuellement être abattu. Les deux pions navires sont ici pour le decorum, ils n’ouvriront pas le feu sur les Albatros qui, sans bombe, ne peuvent rien contre eux. Les Pups profitent de leur meilleure maniabilité pour se mettre en position d’intercepter les Albatros sur leur gauche, qui choisissent quant à eux de continuer tout droit avant de virer vers les Pup. Le but ? Affronter chaque appareil britannique à 2 contre 1. Murray ouvre le feu en premier grâce à sa manœuvre. Les balles touchent Bergman mais ne font que des dégâts superficiels. Radford vire et fonce droit sur la formation ennemie. Tout juste à portée, il ouvre le feu sur Grussenberg. Un éclat de balle se fiche dans la mitraillette de l’Albatros et la déforme. Pas de doute possible, elle est inutilisable ! Les Albatros n’hésitent pas à contre-attaquer. Grussenberg et Murray se font face, se mitraillent, évitent la collision de peu… Une balle traverse l’épaule de Murray qui serre les dents, tandis que l’Albatros allemand est indemne. L’avantage d’avoir deux mitrailleuses est ici visible. Bergman et Fricht ouvrent le feu sur Paddington mais ne parviennent pas à le toucher en faisant des dégâts significatifs. La contre-attaque ne produit rien. Paddington use de sa vitesse et de la maniabilité de son appareil pour opérer un renversement. En quelques secondes, il se retrouve dans le dos de deux Albatros ! Privé d’une partie de sa puissance de feu, Rossmann panique et tente de se désengager, mais Murray se lance à sa poursuite. Le combat commence très mal pour les pilotes allemands. Trois de leurs avions sont suivis de près par les britanniques, seul Grussenberg a ses six heures de sûres, et encore a-t-il un Triplaneà dix heures. Notez l'usage de disques en lieu et place de pions fournis dans le jeu pour indiquer l'altitude et ne pas surcharger le plateau Murray suit Rossmann de près mais ne parvient pas à l’abattre, son bras est de plus en plus douloureux et l’Albatros est solide. Voyant que le pilote allemand se replie sur ses bases et de peur de tomber dans un traquenard, Murray fait demi-tour pour prêter main forte à ses compatriotes et profite du calme autour de lui pour gagner de l’altitude. Le renversement de Paddington a été utile : il endommage coup sur coup les appareils de Bergman et Fricht, déchirant ou arrachant leur voilure alors que ceux-ci tentent de lui échapper en prenant deux trajectoires opposées. Dans cette situation, les Pup, déjà plus maniables, vont pouvoir danser autour des Albatros ! Radford a moins de chance, Grussenberg endommage son avion dans un duel en face à face qui tourne, encore une fois, à l’avantage des Allemands. L’Albatros parvient en plus à se placer dans ses huit heures. N’est pas Georges Guynemer qui veut. Radford accroche la queue de Bergman, mais ne parvient pas à le toucher. Grussenberg ajuste sa position, il est désormais dans les six heures du Triplane. Paddington profite toujours de sa position avantageuse mais manque ses tirs. Il est surpris par une bourrasque qui l’emporte plus loin qu’il ne n’aurait souhaité et tente de compenser sa survitesse en prenant de l’altitude. Non seulement il manque sa cible deux fois, il perd en plus son avantage : Fricht a désormais la possibilité de renverser la vapeur malgré son avion endommagé ! Murray mets les gaz. Il découvre la situation difficile de ses alliés. Il assiste impuissant à un renversement de vapeur. Paddington est toujours poussé par le vent et offre désormais sa queue à Fricht qui tire mais ne parvient pas à le toucher. Radford place quant à lui Bergman dans son viseur, mais au moment d’ouvrir le feu, les balles de Grussenberg fendent son appareil en deux. Sans sa queue, le Pup n’a plus aucune stabilité et fonce droit sur l’eau en vrillant. L’avion s’écrase en mer, tuant son pilote sur le coup. Murray arrive enfin à portée de tir d’un avion allemand. Il serre les dents, pointe son nez vers le bas, laisse l’appareil gagner en vitesse, met Grussenberg en joue, tire… Et détruit l’appareil en quelques rafales à peine ! Les coups disloquent la structure et criblent de balles son pauvre pilote qui n’a rien vu venir. Bergman a bien tenté d’ouvrir le feu sur le Pup, mais de si loin, il est peu probable de toucher quoi que ce soit. Fricht tente de poursuivre Paddington mais perd trop de vitesse dans ses virages, la faute à sa voilure endommagée, et ne peut correctement l’aligner à cause de la différence d’altitude. Plutôt que de capitaliser sur sa vitesse, son altitude et la meilleure maniabilité de son appareil, Paddington se lance dans une nouvelle manœuvre. Derrière lui, Fricht voit le Pup partir en chandelle, faire un demi-tour tout en prenant de l’altitude avant de lui tirer dessus. Plutôt que de laisser la manœuvre se terminer, il ouvre le feu, touche l’appareil, arrache plusieurs élément de fuselage mais l’avion poursuit sa manœuvre, endommagé mais toujours aussi agile. Paddington met les gaz, tire à bout portant et perfore le fuselage sur toute la longueur de l’appareil avant d’enflammer le réservoir. L’Albatros se transforme en boule de feu et se disloque. Murray, qui venait de se positionner pour se lancer à la poursuite de l’avion allemand, se fait chiper une victoire. Derrière lui, Bergman se place dans ses 6 heures, mais il est trop loin, et surtout trop lent, pour être une quelconque menace. Murray profite de sa vitesse pour imiter quelque peu Paddington : malgré son bras toujours plus douloureux, il effectue un renversement et fait désormais face à Bergman. Les mitrailleuses des deux avions crachent leurs munitions, les impacts de carlingue se multiplient… Et l’Albatros cesse de tirer. Son pilote vient de recevoir deux balles en pleine tête. Sans direction, l’avion commence à piquer et rouler, envoie son pilote en chute libre, et s’écrase en mer. C’est une victoire pour l’Entente. Malgré leur infériorité numérique et leur relative désorganisation, les pilotes ont pu mettre à profit la maniabilité supérieure de leur appareil pour tenter des manœuvres audacieuses à même de leur donner l’avantage. La patrouille allemande n’a jamais inquiété l’observateur et perd trois Albatros contre un seul Triplane abattu. Les deux Pups, s’ils sont endommagés, restent entiers. Paddington rentre avec une première victoire à son actif et confirme sa réputation de voltigeur un peu fou. Murray auréolé de deux victoires, ne peut descendre de son avion sans assistance : l’adrénaline retombant, il perd connaissance sous la douleur. Quelques heures plus tard, il se réveille à l’infirmerie, le bras en bandoulière, bon pour quelques jours de repos. Une troisième patrouille abat un hydravion tandis qu’une quatrième repousse une attaque de deux autres hydravions équipés de bombes. Malgré la présence de l’avion d’observation au-dessus de la cible, le bombardement s’avère inefficace. De nombreux obus n’ont pas explosé, limitant la qualité des retours radio de l’observateur. La cible, les deux portes d’entrée du canal de Bruges, est de plus très petite, trop pour être précisément ciblées par l’artillerie navale, même avec correction. Le vice-amiral Bacon quitte la côte belge en pensant avoir suffisamment endommagé le port, mais une mission de reconnaissance quelques jours plus tard révèle qu’il n’en est rien. La plupart des obus sont tombés autour des portes sans les endommager, et si quelques docks et un bassin ont été touchés, le port reste opérationnel. L’opération est un échec. Le vice-amiral retente l’expérience quelques jours plus tard contre Ostende, une cible de taille correcte et plus sensible aux bombardements côtiers. L’expérience acquise est utile pour la conception et la réalisation des raids de Zeebrugge et d’Ostende de 1918. Pour les bleus du 4 (Naval) Squadron, en revanche, l’heure est à la célébration.
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