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Affichage du contenu le plus aimé depuis le 14/01/2018 dans toutes les zones

  1. 6 points
    Rhysaxiel

    [CMANO] Impossible n’est pas Iranien

    [CMANO] Impossible n’est pas Iranien Jeu : Command Modern Air Naval Operations Wargame of the year edition. Scénario : “Attack on H-3”, scenario communautaire lourdement modifié par mes soins Camp : Iran Contexte : Première guerre du Golfe (Guerre Iran-Irak), 1980-1988 Date : 4 avril 1981 Introduction Les relations entre l’Iran et l’Irak sont tendues depuis plusieurs décennies, notamment à cause du statut de la navigation maritime sur le Chatt-el-Arab, à la frontière entre les deux pays. La découverte de pétrole dans la région du Kouzistan, qui inclue le fleuve, et la présence d’une majorité arabe, et non perse, attise les convoitises des baathistes irakiens, arrivés au pouvoir en 1968. La Révolution Iranienne de 1978-1979 et son ambition pan-islamiste s’inscrit également en contradiction totale avec le baathisme et ses aspirations nationalistes arabes. Espérant profiter du chaos, conséquence de la révolution islamique et de ses purges touchant l’Iran, l’Irak de Saddam Hussein lance le 22 septembre 1980 une attaque massive et surprise contre son voisin persan. Cette attaque, ciblée sur le Khouzistan que Saddam espère annexer, remporte un succès initial mais est bien vite non seulement arrêtée par des Iraniens étonnamment résilient, mais en plus progressivement contrée. Les troupes irakiennes échouent aux portes d’Abadan, dont le siège débute en novembre 1980 mais traîne en longueur. Son échec marque la fin de la première phase de la guerre, celle de l’initiative irakienne. L’année 1981 voit les deux belligérants en position largement défensive, avec toutefois le lancement d’une opération iranienne à Dezful en janvier, qui se solde elle aussi par un échec. Elle amène l’Irak à tirer ses premiers missiles, non des Scuds, qui entrent en scène plus tard, mais des 9K52 Luna-M/FROG-7, contre les civils. Dans les airs, les forces iraniennes ont l’ascendant sur leur ennemi, à tel point que les appareils les plus précieux sont déplacés loin à l’est de l’Irak, sur le complexe H-3 (sur le pourquoi de cette domination iranienne, voir un prochain AAR !). Les renseignements iraniens affirment de plus que l’Union Soviétique ainsi que la France ont livré en début d’année de nouveaux appareils à leur ennemi et que l’Egypte fournit des pièces détachées. Des bombardiers Tu-16 et Tu-22 ainsi que des Mirages F-1 seraient ainsi parvenus sur les bases irakiennes. L’état-major irakien considère son aviation, notamment ses précieux bombardiers, à l’abri sur l’H-3. Les Iraniens vont lui prouver qu’il a tort. Le complexe H-3 Ce complexe regroupe trois bases aériennes avec, sur chacune, une infrastructure colossale : tout le nécessaire au ravitaillement, quatre pistes en tout dont deux de près de 3km chacune, plus de places de stationnement pour les appareils que ce qui est nécessaire, ainsi qu’un réseau de radars et de défenses antiaériennes modernes. Il est fort probable que les bombardiers soient stationnés sur la base principale en raison des deux pistes qui offrent une sécurité accrue en cas d’attaque. Il est même possible d’aller plus loin et de conjecturer que les emplacements des avions sont au croisement des deux pistes, à l’est. C’est en tout cas ce qu’un commandant un peu censé ferait… A condition d’estimer qu’une attaque contre la base est possible, ce qui n’est pas le cas des irakiens. Le complexe est loin à l’ouest, près de la frontière jordanienne. Aucun appareil dans l’arsenal iranien n’est en mesure d’atteindre cette cible et de rentrer sans ravitaillement aérien. Le plan initial consiste en un trajet des plus directs : en passant directement au nord de Baghdad, le trajet est le plus court. Cependant, le fait de rester moins longtemps dans l’espace aérien est compensé par la proximité de plusieurs bases aériennes, dont les deux autour de Baghdad, assurément en état d’alerte permanent. De plus, une fois Baghdad passée, il sera impossible de maintenir la surprise, le seul objectif stratégique à l’ouest est la base H-3. Un triumvirat de colonels de l’Armée de l’Air Iranienne, Javad Fakoori, Bahram Hooshyar et Fereidoon Izadseta, ont raffiné le plan original et proposé plusieurs variations (historiquement une seule, la 2). Le plan n°2 consiste à longer la frontière nord du pays, où l’aviation irakienne est moins présente, pour ensuite virer vers le sud-ouest pour frapper H-3. La route est très longue et nécessite sans doute deux ravitaillements en vol pour l’aller seulement. Le relief est en revanche favorable à une infiltration : les Monts Sinjar à l’ouest de Mossoul offrent une couverture contre les radars irakiens. Le plan n°3 passe entre Al-Kut, défendu par la base d’Al-Jarrah, et Al-Amarah. Baghdad est ainsi contournée, mais l’absence de surprise une fois Baghdad passée persiste. Le plan n°4 est le miroir du plan n°2, mais passe très près de la base de Shaibah, dans une zone où l’armée irakienne est plus active. Le relief plat n’offre pas de couverture, mais les radars sont moins présents dans la région. La base aérienne de Shaibah est cependant assez active. Après plusieurs heures de discussion, le plan numéro 2 est retenu. Il offre le double avantage de passer par une zone de faible activité irakienne en plus d’offrir un relief accidenté, susceptible de complètement masquer les avions participant à l’attaque pendant de longues minutes. Longer les frontières turques et iraniennes ouvre en plus des possibilités de leurrer l’ennemi en faisant passer nos avions pour des avions étrangers en patrouille. Le plan Le principal problème logistique de cette attaque est le carburant. Nous disposons de quatre appareils de ravitaillement aérien, des KC-25/Boeing 707 qui peuvent ravitailler quatre appareils chacun dans des délais raisonnables. Pour l’ensemble de l’opération, quatre missions de ravitaillement seront nécessaires, deux à l’aller et deux au retour. La première et la dernière auront lieu au-dessus du lac d’Ourmia tout au nord du pays. La deuxième et la troisième mission se feront dans l’espace aérien syrien, entre les monts Sinjar et les montagnes au nord du pays, dans le Kurdistan irakien. Avec une telle configuration, il ne peut y avoir que huit appareils en vol. Les avions les plus à mêmes de mener une telle opération dans l’arsenal iranien sont les F-4E Phantom II. La base d’Hamedan en abrite plusieurs du 31e Escadron Tactique de Chasseurs. McDonnell Douglas F-4 Phantom II La configuration arrêtée est la suivante : - quatre avions chargés de six bombes de 750 livres M117 forment le groupe Alvand - quatre avions chargés de bombes à fragmentation BL.755 CB forment le groupe Alborz Outre leur équipement d’attaque, ces avions possèdent deux missiles anti-aériens AIM-7M Sparrow et un pod de contre-mesures AN/ALQ-101 pour se défendre contre les appareils rencontrés et les missiles tirés contre eux. Le principe est simple en théorique mais très dangereux en pratique. Les appareils voleront à basse altitude tout le long du trajet. Partant d’Hamedan, les huit F-4 se rendront au Lac Ourmia où ils procéderont au premier ravitaillement, avant de filer vers l’ouest pour procéder au deuxième ravitaillement au-dessus du Kurdistan. De là, ils attaqueront. Elle se déroulera en deux temps. Le groupe Alvand a pour mission de neutraliser les pistes de décollage des trois bases en lâchant quatre bombes par piste. L’objectif est de sécuriser le site en empêchant tout avion de chasse au sol de décoller pour intercepter les F-4 et de repérer d’éventuels bombardiers stationnés au sol. La vague Alborz a comme principal objectif de détruire les avions au sol avec leurs bombes à fragmentation, sous la couverture d’Alvand. Il n’y aura que deux passages au maximum avant de faire demi-tour en prenant l’exact chemin inverse. La base dispose d’un ensemble de défenses anti-aériennes relativement récent, des S-75M Volkhov/SA-2f et 9M32/SA-7a Grail au-dessus duquel il ne vaut mieux pas rester trop longtemps. Il y a sans doute des chasseurs sur place, mais nous ne savons pas avec certitude leur type ou leur état. L’Irak dispose de MiG-21 et de MiG-23, ce sont sans doute ces appareils que nous rencontrerons. A moins d’être repérés en vol, nous disposerons de l’effet de surprise et bénéficierons peut-être d’une défense moins acharnée que prévue. En parallèle Les patrouilles de routine ont lieu selon leur schéma habituel. Leur but est d’engager tout avion irakien identifié. Plusieurs appareils sont disponibles, ou le seront dans quelques heures, sans pour autant être affecté à une mission quelconque. Sur la base de Dezful, huit F-5E Tiger II sont prêts à décoller, quatre armés pour le combat antiaérien, quatre pour un bombardement au sol. Ils sont affectés à une mission de diversion contre Al-Amarah, consistant en le bombardement du poste radar et des bunkers, dans le but d’attirer les chasseurs irakiens dans la région et ainsi les éloigner du nord du pays. Des F-14 sont en attente à Omidieh. 4 avril 1981, 7h00, alors que les appareils sont quasi prêts à décoller, le briefing commence…
  2. 3 points
    Kretschmer

    [WITP AE] Un océan peu pacifique

    Ca y'est l'ensemble des fronts ont été balayés avec le détail des opérations jusqu'à fin mars. C'est l'heure d'un petit rapport trimestriel afin d'aborder des sujets plus transverses ainsi que de faire un point sur les pertes encourues par les uns et les autres... Et pour ce faire, nous retrouvons le cahier de note de notre ami Kretschmer, attaché naval à Tokyo...
  3. 3 points
    Rhysaxiel

    [CMANO] Impossible n’est pas Iranien

    Base aérienne de Tabriz, 10h15 « Tankers, vous avez l’autorisation de décoller. Vent force 1 direction 130. Bonne chance là-haut. » Pas si haut que ça, il s’en faudra de peu pour qu’on décapite leur tour de contrôle… Base aérienne d’Hamedan, 10h17 « Alvand 1 à 4, la piste est libre. Alborz 1 à 4, restez en attente. Vent latéral direction 80, force 3. Que le Grand Témoin vous sourie. » 10h19 « A vous de jouer Alborz 1 à 4. Vent latéral direction 87, force 3. Qu’Allah vous protège. » Base aérienne de Dezful, 10h35 Le colonel Hooshyar regarde les huit F-5E, groupes Shahrivar et Farvardin, partir au loin depuis la tour. Pour ses hommes, un seul message « A vous de jouer. Provoquez-les et faites-leur mordre la poussière. ». Quelques secondes plus tard, après un changement de fréquence radio. « Dezful à CAP Sud, ici le colonel Hooshyar. Virez direction 243 et préparez-vous à engager l’ennemi. - CAP Sud à Dezful, bien reçu. Cap 243 » 10h38 « CAP Sud à Shahrivar. Deux appareils supposés ennemis tournent pour vous intercepter. Contact estimé à sept minutes. Nous interceptons. - Shahrivar 1 à Sud, bien reçu. Poursuivons comme prévu. » 10h42 « Ici Farvardin, vampires détectés. Passons à 1 000 pieds et commençons notre attaque. » Les radars des batteries irakiennes, des SA-2f, sont incapables de traquer une cible au-dessus de 1 000 pieds. Ils sont toutefois en mesure de suivre un avion en dessous de cette altitude après avoir été tirés. Cependant, leur faible précision, la vitesse des F-5E, leur maniabilité et l’angle d’impact font que les probabilités de toucher sont réduites. Les deux missiles manquent leurs cibles. « Shahrivar, nous restons en ret… - Ici Farvardin 2, vampires en approche… Droit sur vous Shahrivar. Tenez-bon. (…) « Farvardin 4, bombes larguées… Cible détruite. Je répète, batterie de SAM détruite. - Farvardin 1, confirme destruction de la cible. Poursuivons vers les autres cibles. - Farvardin ici Shahrivar, confirmons la perte du verrouillage ennemi. Engageons les manœuvres d’esquive. » Plus à l’est, les F-14 ouvrent le feu. « Ici Farvardin 1, confirmons la destruction de trois radars. - Shahrivar, missiles esquivés. » 10h46 « Sud 2, splash 1. - Ici Shahrivar, nous avons éloigné les bandits de Farvardin, faisons demi-tour et engageons. - Sud, reçu. » Faute radar suffisamment puissant et à cause de la très courte portée des Sidewinder (et, incidemment, des R-3S équipant les Irakiens), il est impossible de les tirer de face. Les deux paires de F-5E alignent le chasseur irakien, toujours non identifié, et les pilotes se préparent à un affrontement au canon. Shahrivar 1 et 2 sont les premiers à affronter ce qui est sans doute un MiG. Les canons s’activent, les balles fusent alors que les appareils foncent l’un vers l’autre à plus de 800 km/h… Et l’avion de Shahrivah 2 explose suite aux impacts de balle ! Hooshyar ferme les yeux et récite mentalement une prière à son frère qui vient de périr. Shahrivar 3 et 4 anticipent les mouvements du MiG et se retrouvent sur ses arrières. #3 accroche le bandit et tire un Sidewinder. Le MiG doit esquiver deux missiles en approche et trois F-5E lui tournant autour, c’en est trop. L’AIM-54 Phoenix déchire l’appareil en deux. « Sud 2, splash 1. - Dezful ici Sud, bandits éliminés. Repérons deux autres appareils volant à 9 000 pieds, décollant de Shaibah. Demandons autorisation d’intercepter. - Sud ici Dezful, autorisation accordée. Restez hors de portée des SAM ennemies. - Reçu. Cap 228… Fox 2. - Shahrivah, Farvardin, rentrez à la base. » 10h51 Alors que les F-5E rentrent à la base, les F-14 s’en donnent à cœur-joie. « Sud 1, splash 1. - Sud ici Omidieh, Sud 3 et 4 décollent pour vous relayer. - Reçu Omidieh, dernière attaque avant RTB. » « Sud 2, splash 1 - Sud 1, fox 2. Winchester, on rentre à la base. » Les deux F-14 rentrent avec cinq cibles détruites à leur actif (la sixième est abattue à 11h20), toutes à longue distance. Ce score est excellent, mais le colonel Hooshyar ne peut s’empêcher de penser que la perte de Shahrivar 2 était en trop. La mission n’est qu’un demi-succès : des forces irakiennes ont bien été détournées, mais il s’agit d’appareils basés à Shaibah et non au nord. De plus, un radar irakien est encore debout à Al-Amarah. Cela dit, avec un peu de réussite, l’ennemi va penser que cette attaque contre un site radar a pour but de créer un couloir pour une attaque. 10h55 « Shahrivar, la piste est libre, Farvardin, vous êtes en attente. - Reçu Omidieh. » Bahram Hooshyar n’a reçu aucune information du colonel Fakoori. Cela ne peut signifier qu’une seule chose : le silence radio est maintenu, donc la mission se déroule selon le plan. Ou bien, tout est allé de travers et l'information n'est pas encore parvenue à Omidieh.
  4. 2 points
    Rhysaxiel

    [CMANO] Impossible n’est pas Iranien

    Chapitre III Silence radio total à bord des huit F-4 en route vers H-3. Comme prévu, les deux KC-25 les attendaient au-dessus du lac Ourmia. Ils volent bas. Très bas. Et il va falloir voler encore plus bas qu’eux pour le ravitaillement. Le pire vient après : dans un souci d’optimisation du temps, les ravitailleurs vont avancer le long de la route prévue pour l’attaque. Si au-dessus d’Ourmia, c’est plat, dès que l’on vole vers l’ouest, les montagnes reviennent. A bord du 737 de commandement de l’IRIAF, 11h13 Le ravitaillement s’achève loin dans les montagnes, à 25 nautiques à peine de la frontière turque. Le deuxième ravitaillement approche déjà, quand soudain, à 11h13, le signal radio d’Alvand s’allume, puis s’éteint. Une fois, puis deux fois rapidement. C’est un signal convenu à l’avance pour permettre aux pilotes de signaler au QG qu’un radar les suit sans pour autant rompre le silence. Le sang de Fakoori ne fait qu’un tour. Il vient juste de recevoir le pré-rapport du colonel Hooshyar à Hamedan : la diversion n’a pas attiré d’avions vers le sud. D’un autre côté, il est peu probable que les radars irakiens aient pu identifier les F-4. Cela dit, le deuxième ravitaillement, bien que plus court car intervenant peu de temps après le premier, peut leur donner le temps d’envoyer une patrouille tenter d’identifier les appareils. Il va peut-être falloir lancer le plan B, encore plus risqué que le plan d’origine. Il demande un rapport à ses subordonnés sur le niveau de carburant théorique des huit avions. Après une réponse positive, il prend la radio et envoie le message suivant : « Ici Tabriz à Nord, contacts inconnus repérés en zone C au sud de votre position, allez clarifier la situation. - Tabriz ici Nord, bien reçu. Cap 191. » Quelques secondes plus tard, le signal radio d’Alvand s’allume et s’éteint de nouveau deux fois d’affilée. Une réponse positive. L’ordre est bien passé. Nord se détourne vers une zone fictive, donnant l'illusion de remplir l'ordre donné. Plus à l'ouest, Alors que son groupe entre en territoire syrien, Alvand 1, en tête de formation, vire de quelques degrés sur sa gauche et commence à s’éloigner des deux KC-25 qui les attendent et poursuit sa route sans ravitailler. Au briefing, cette possibilité a été envisagée. Basculer sur un plan à trois ravitaillements rend la mission encore plus périlleuse. Les huit appareils passeront en niveau critique de carburant juste pendant l’attaque ou juste après, et devront intercepter tout avion venus les intercepter dans ces conditions. Pour les KC-25, cela signifie attendre à la frontière du territoire ennemi à la merci de tout avion venant enquêter et être dans l’impossibilité de ravitailler complètement les huit avions au retour. « On va vraiment atterrir grâce aux dernières vapeurs de kérosène. », se dit Alvand. Ses sept partenaires virent quelques secondes après lui. Tous ont compris les ordres, et tous ont réalisé que la mission venait de prendre un caractère encore plus suicidaire qu’avant. Fakoori n'est pas loin de penser la même chose. Site radar de Sinjar, vers 11h15 « Commandant Ghassan, nous repérons au moins deux appareils non identifiés le long de notre frontière nord. Azimut 33° distance 60 nautiques, cap approximatif 254, basse altitude. - Ils sont sur notre territoire ? - Non, ils quittent la Turquie et entrent en Syrie. Etrange. Ce sont sans doute des appareils turcs ou syriens en patrouille. Ils sont rarement aussi près des frontières, cela dit. - Bien. Gardez un œil sur ces contacts et informez-moi dès qu’ils sont identifiés ou qu’ils semblent se diriger vers notre territoire. J’informe Mossoul. - Reçu commandant. » Quelques minutes plus tard. « Mossoul ici Sinjar, nous avons deux contacts inconnus en territoire syrien. - Vous les avez identifiés ? - Non commandant. Court silence. - Se rapprochent-ils de notre position ? - Non commandant, ils volent au-dessus du Kurdistan syrien et de déplacent vers l’ouest. Ghassan peut entendre un soupir à l’autre bout du fil. - Menacent-ils votre site ? - Non commandant, mais nous… - Alors recontactez-nous quand vous aurez une réponse positive à l’une de ces questions. En attendant, je ne vais pas détourner d’avions alors que l’ennemi lance des attaques contre nos positions à la frontière est. » La ligne est aussitôt coupée. Site radar de Sinjar, 11h28 « Commandant, les avions non identifiés changent de trajectoire. Ils restent plusieurs nautiques à l’intérieur du territoire syrien mais longent toujours la frontière. » Ghassan regarde longuement sa carte d’Etat-Major, après avoir reproduit la trajectoire des appareils inconnus. Hormis la courte escapade en territoire turc, ils semblent patrouiller le long de la frontière comme le font les appareils syriens, mais leur nombre ne concorde pas. Les deux contacts se sont en effet multipliés, or les patrouilles se font par deux. Au-delà, c’est généralement une mission d’attaque. Mais que pourraient bien attaquer les Syriens ? En prolongeant la trajectoire des appareils, cela ne donne absolument rien : ils iraient se perdre dans le désert… « Contacts perdus commandant. » Il est 11h37. Les avions ont sans doute viré un peu plus vers l’ouest, vers Palmyre ou Damas. « J’ai toujours ces contacts intermittents loin au nord, à la frontière turco-syrienne. Ils vont et viennent au-dessus d’une zone restreinte. - Des ravitailleurs ? - Je ne saurais dire commandant, on tente de l’identifier en ce moment même. » Ghassan regarde de nouveau sa carte. La position des ravitailleurs, la trajectoire des avions qui donne sur le vide. Son regard glisse vers l’ouest… « Joignez la base Al-Walid, vite ! » Il est 11h44. Base Al-Walid, 11h48 « Nous sommes bien trop à l’ouest, ils ne peuvent nous atteindre. Et s’ils devaient le faire, ce serait par l’est, c’est bien plus direct que ce que vous me racontez ! - S’ils ont pu se ravitailler au Kurdistan ils peuvent vous atteindre. - C’est ridicule. S’ils s’étaient ravitaillés comme vous le dites, vous auriez repérés ces dix contacts volant en formation à vitesse réduite pendant plusieurs minutes. Le commandant de la base a raison. Ses opérateurs ont bien repéré le groupe de huit appareils d’une part, et les deux contacts intermittents d’autre part, mais jamais les dix ensemble, et à aucun moment le groupe ne semble être passé sous les 480 nœuds. (…) - Je vous le dit, ces appareils sont des Syriens égarés. Nous les avons contactés, ils viennent de virer de nouveau vers l’ouest. Ghassan n’en peut plus. - Huit appareils syriens égarés comme de par hasard à proximité d’un site stratégique majeur ? Vous croyez vraiment à ce que vous dites ? - Surveillez votr… La communication s’arrête brutalement, remplacée par un bruit blanc. Il est 11h51. Sur la base Al-Walid, c’est la panique.
  5. 2 points
  6. 2 points
    Eginhard 38

    WWII SC WAR IN EUROPE [Multijoueur]

    Analyse à destination des personnes allergiques aux courbes : Jerry commence à perdre plus d'unités qu'il n'en produit. En gros, c'est la mouize.
  7. 2 points
    jerry

    WWII SC WAR IN EUROPE [Multijoueur]

  8. 2 points
  9. 2 points
    Rhysaxiel

    [CMANO] Impossible n’est pas Iranien

    Pour vous donner une indication plus visuelle des capacités des trois avions, reprenons l'image des patrouilles de routine : (rappel : les cônes blancs sont les radars, les cercles roses les portées de tir maximales des missiles antiaériens) Le groupe d'avion qui s'appelle North CAP est composé de F-5, celui de Central CAP de F-4, et celui de South CAP de F-14. Réalisé sans trucages.
  10. 2 points
    Rhysaxiel

    [CMANO] Impossible n’est pas Iranien

    (beaucoup de redite dans cette partie-là, mais vous aurez tous les détails sur la doctrine utilisée, pourquoi cette mission est suicidaire, et je peux vous présenter deux autres appareils au passage !) Base aérienne de l’IRIAF à Hamedan, 7h00 Le colonel Fakoori entre dans la salle de briefing, où l’attendent les d’équipages, pilotes et navigateurs, engagés dans l’opération. « L’opération que nous allons lancer dans quelques heures est capitale pour l’effort de guerre. Elle vise à détruire une portion de la flotte de bombardiers irakiens ou, à défaut, d’endommager leur base pour les empêcher d’agir au cours des trois prochains mois. Cette mission est le déclencheur d’un plan plus vaste, une attaque massive contre les positions irakiennes qui, en 180 jours, doit nous amener à la victoire totale. Nous avons fait appel aux meilleurs pilotes de notre armée, car la mission qui s’annonce fera appel à l’ensemble de votre expertise. Pilotes du 31e TFS, vous vous embarquez dans une mission dangereuse : votre cible est loin en territoire ennemi, vous ne disposez d’aucun soutien d’aucune sorte, et votre retour est conditionné à la survie de plusieurs avions ravitailleurs. Fort heureusement, nos diplomates ont obtenu de nos amis Syriens un sauf-conduit vers la base de Palmyre en cas d’urgence. Sachez cependant qu’il est fort probable que vous soyez internés et vos avions cloués au sol si vous deviez y atterrir. Nous souhaitons évidemment votre retour sain et sauf et non votre capture, Inch’Allah. Votre survie dépend de plusieurs phases de ravitaillement. Dans le but de maintenir cette opération strictement confidentielle, vous devrez procéder aux différents ravitaillements en vol à 100 mètres d’altitude seulement, et conserver une altitude basse tout le long de votre mission. Je n’ai pas besoin de vous rappeler le danger que représente une telle manœuvre quand on survole nos montagnes, c’est pour cela qu’on a fait appel à vous. Vous décollerez de Hamedan, vous vous ravitaillerez une première fois au-dessus du lac Ourmia, puis longerez la frontière turco-irakienne et irako-syrienne, et retarderez au maximum votre approche vers votre cible pour laisser planer le doute chez l’ennemi quant à votre identité et vos intentions. Vous devez obtenir l’effet de surprise, aussi, vous maintiendrez vos radars éteints ainsi qu’un silence radio total. Dans environ une heure et demie, deux KC-25 décolleront d’Istanbul, où nous les avons maquillés en avions de ligne. Le premier volera transpondeur allumé, le second volera en silence à ses côtés. Ils doivent quitter leur couloir aérien à 10h00, couper tout transpondeur, et réduire leur altitude pour permettre votre ravitaillement au Kurdistan syrien. (…) Votre cible est l’immense complexe H-3. (…) Le gros de vos cibles se situera certainement sur la base Al-Walid, au cœur du complexe. Vous serez divisés en deux groupes, Alvand et Alborz. (…) Alvand, votre mission est de rendre autant que faire se peut les pistes de décollage des trois bases inutilisables. Vous êtes quatre, il y a quatre pistes, je vous épargne les mathématiques. Vous lâcherez quatre de six vos bombes sur chacune de vos cibles. Les deux bombes restantes sont à utiliser à votre guise. Avec les pistes neutralisées, vous devriez réduire la force de réaction de l’ennemi. Vous devrez également ouvrir l’œil pour repérer toute formation de bombardier au sol et ainsi désigner des cibles pour le groupe Alborz. Alborz, vous avez pour mission principale de larguer vos bombes à fragmentation sur toute formation d’avions repérée au sol. Chaque emplacement repéré devra être ciblé par une bombe. La BL.755 est conçu pour détruire les formations blindées, elles n’auront aucun mal à détruire des avions. Visez le centre des formations ennemies pour maximiser vos dommages. Ne vous détournez pas de vos cibles même si vous êtes attaqués. Chaque bombe qui tombe est un coup porté à l'ennemi. Vous êtes autorisés à engager certaines cibles d’opportunité : les défenses antiaériennes, ainsi que tout avion décollant de la base pour vous intercepter. Dès que vous n’avez plus de bombes, couvrez vos frères et quittez la zone. Si l’ennemi venait à lancer des avions à votre poursuite, vous devrez les abattre, sans quoi ils ne front qu’une bouchée de nos ravitailleurs. Votre tactique habituelle consistant à accélérer et distancer l’ennemi ne suffira pas : votre niveau de carburant sera sans doute critique tout au long de la mission, vous devrez ignorer tous les avertissements à ce sujet et consommer jusqu'aux vapeurs de kérosène s'il le faut. Considérez tout appareil dans le ciel irakien comme ennemi, ne cherchez pas à les identifier positivement comme tel avant de les engager. Rentrez à la base par le même chemin qu’à l’aller. Maintenez votre altitude au plus bas pour ne pas éveiller les défenses ennemies. Le 41e TFS basé à Dezful procédera à une mission de diversion contre le site radar d’Al-Amarah dans le but d’attirer vers le sud les chasseurs irakiens pendant votre premier ravitaillement. Quatre F-5E équipés de bombes prendront pour cibles les radars, bunkers et défenses antiaériennes du site, tandis que quatre autres les couvriront. Quatre autres appareils équipés pour la supériorité aérienne seront en état d’alerte permanent le temps de la mission. Deux F-14 du 32e TFS patrouillant au sud du territoire les appuieront. Une deuxième attaque de diversion est envisagée si nécessaire, à partir de Tabriz. Je superviserai moi-même les opérations depuis les airs. Des questions ? » Silence dans la salle. Les regards déterminés des pilotes en disent long sur leur état d’esprit : ils sont prêts à aller frapper l’ennemi au cœur et à mourir pour cela si nécessaire. « Alors bonne chances mes Frères, et que le Très Miséricordieux vous garde. » Northrop F-5E Tiger II Grumman F-14 Tomcat
  11. 2 points
    jerry

    WWII SC WAR IN EUROPE [Multijoueur]

  12. 2 points
    jerry

    WWII SC WAR IN EUROPE [Multijoueur]

  13. 1 point
    Vivelempereur

    Cold War 2

    Le temps que je finisse la 2GM LFC pour avoir la situation post conflit, ça sera trop tard pour le concours et le t-shirt Kim Jong Un. Tant pis, j'espère au moins gagner celui de Kim Jong Deux (Ok je sors)
  14. 1 point
    Maraud

    Topic général

    Fureur
  15. 1 point
    Loup

    Dev Diary 22 – Le Mandchoukouo

    Ce n'est pas une image de Waking the Tiger en tout cas, car le Mandchoukouo a été ajouté avec la mise à jour 1.3. L'empire Qing n'est jamais fantoche, donc c'est seulement en prenant son indépendance que le joueur mandchou peut restaurer Puyi en tant qu'empereur.
  16. 1 point
    Dans ce dernier épisode, une civilisation va disparaître. C'est triste. Enfin pour eux, parce que pour la Résistance terrienne, c'est le triomphe à la Star Wars.
  17. 1 point
    tguyon

    Cold War 2

    Ben voilà, le concours d'ucronies est lancé ! http://cold-war2.com/dyo/
  18. 1 point
    Bibrax

    La crise des Sudètes

    mode historique du moins jusqu'à l'ultimatum allemand (sept/oct. 1938) Et si la jeune république tchèque avait répondu Non à Hitler pour les Sudètes ? Pas d'accord d'aucunes sortes avec les autres pays, pas de changement de gouvernement. La "ligne Maginot" tchèque est votre seule alternative car historique... Extrait de Wikipédia "Les fortifications tchécoslovaques ou ligne Beneš, d'après le nom du président tchécoslovaque, renvoient à un ensemble fortifié frontalier édifié entre 1935 et 1938, et dont la construction a été essentiellement motivée par la menace grandissante représentée par l'Allemagne nazie. Devant faire face à ce dernier pays, mais aussi à l'Autriche, la Hongrie et, dans une moindre mesure, à la Pologne, elles auraient dû couvrir une grande partie des quelques 2 000 kilomètres de frontières. En réalité, seuls les tronçons de la frontière germano-tchécoslovaque furent exécutés, bien que non terminés lorsque les accords de Munich, en 1938, vinrent mettre un coup d'arrêt à la construction, et au-delà, à leur raison d'être." Mod utilisé : Expert AI 2.0 histoire de rehausser la difficulté. Et voici le résultat (inespéré et pas facile à obtenir, il y a du challenge...)
  19. 1 point
    Endwars

    Dev Diary 126 – Carnet du 16 janvier 2018

    Cette semaine, le deuxième carnet de l'année pour Europa Universalis IV de Paradox Development Studio est consacré à de nouvelles mises à jour de la carte dans la future mise à jour 1.25, avec une refonte de l'Irlande, l'Écosse, l'Angleterre, la France et les Pays-Bas présentée par le développeur Trin Tragula.
  20. 1 point
    tguyon

    Cold War 2

    http://cold-war2.com/dyo/index.html.php C'est un projet, pas forcément la version définitive, vous en pensez-quoi ?
  21. 1 point
    L'empire (du bien et des gens heureux) contre-attaque ! A mort les clowns bleus ! Vive la liberté de produire dans des hauts-fourneaux infernaux avec des esclaves !
  22. 1 point
  23. 1 point
    Rhysaxiel

    [CMANO] Impossible n’est pas Iranien

    Je n'ai pas de capture d'écran du matériel irakien, mais les MiG-23 et 21 ont le même radar (RP-22M Sapfir 22) et utilisent le même missile R-3S/AA-2a Atoll. Les performances sont similaires au matériel des F-5E iraniens. Supériorité, en effet !
  24. 1 point
    Eginhard 38

    [CMANO] Impossible n’est pas Iranien

    On comprend mieux la supériorité aérienne iranienne, et la nécessité pour les Irakiens de conserver leurs forces à l'abri pour ne les utiliser qu'en masse.
  25. 1 point
    Meteowizz

    GPO du Dimanche ! Mieux vaut tard que jamais !

    Développement : Revenue : Réserve militaire : Force Limite :
  26. 1 point
    Vivelempereur

    [CMANO] Impossible n’est pas Iranien

    Ceci me rappelle Jane's Fleet Command auquel je jouais très jeune Bonne chance !
  27. 1 point
    Bon pour répondre au Spray Baxtérien, j'avais pas fait gaffe que t'avais Dédé le Cochon de la Française des Jeux en Avatar, si tu me choisis un sobriquet, je t'appelle Porcinet LOL !^^ Les bulots c'est très bon avec de la mayonnaise, mais il faut les cuir juste sinon après c'est du caoutchouc !
  28. 1 point
    Temaneko-Kun

    Le Salon des Diplomates Fainéants [Blabla]

    Coucou, je voulais demander, quelqu'un serais intéressé par un AAR commençant par la Provence et finit par la Paraguay ? (si tout se passe bien ? ^^') ça serais quelque chose d'un peu (un peu) RP ?
  29. 1 point
    jerry

    WWII SC WAR IN EUROPE [Multijoueur]

  30. 1 point
    jerry

    WWII SC WAR IN EUROPE [Multijoueur]

  31. 1 point
    Kretschmer

    [WITP AE] Un océan peu pacifique

    Opération Broadway L'opération Broadway est le pendant occidental de La Pérouse, seulement les moyens à disposition sont infiniment plus faibles. L'objectif est, en utilisant Palembang et Manado comme bases de départ, d'envahir Java, le Timor et les Célèbes, puis de là de prendre l'île Coco et de là menacer les convois entre l'Inde ou l'Affrique et l'Australie. Une seconde partie de l'opération est la capture ou la neutralisation de Darwin pour empêcher toute contre-offensive qui partirait de là vers le nord, les Célèbes et les Philippines. Pour ce faire, le groupe "Broadway" dispose de quelques croiseurs légers, de quelques destroyers, d'une dizaine de sous-marin et d'une centaine de bombardier et de chasseurs de la marine. Le fer de lance est constitué de la 6ème division de la Garde, récemment constituée, de la Division Impériale de la Garde, conservée en réserve en Indochine, et du 16ème régiment de la garde et du 5ème régiment de cavalerie de la garde qui seront disponibles au cours du mois de février. Des forces très légères donc mais qui doivent être renforcées par les troupes en provenance des Philippines et de Malaisie. La première quinzaine de février se limite a la guerre aérienne, des Hudson partant de Kendari au sud des Célèbes tentent des bombardements sur notre base de Manado mais sans effets. Néanmoins, le 12 février, 2 Do24 hollandais décollent de Kadjiti, grande base aérienne à l'Est de Batavia, font route vers Palembang au raz de l'eau et arrivent au-dessus du gigantesque port pétrolier. Là 30 zéros patrouillent 12000 pieds afin de protéger l'imposante flotte de pétrolier qui chargent du mazout à destination du Japon. Les deux bombardiers hollandais ne sont pas repérés, ils survolent le port en lâchant leurs bombes qui percutent l'immense pétrolier Kaizo Maru qui se brise en deux lorsque que ses cuves pleines de vapeur d'hydrocarbures explosent. Puis les deux lascars reprennent cap à l'Est sans avoir été inquiété par l'imposante couverture aérienne japonaises, la perte d'un pétrolier de 10 000 t capable de marcher 18 nœuds lors d'un raid aussi courageux que chanceux est une très mauvaise nouvelle. Un raid de Sally les surprend à l'atterrissage, lors d'un raid sur cet aérodrome qui détruit 5 bombardiers au sol. Le lendemain les hollandais renvoient 3 bombardiers sur le Palembang, mais n'aura plus de nouvelles d'eux. Le 18 févriers, les hollandais lancent cette fois-ci 8 bombardiers sur le port pétrolier de Balikpapan, ceux-ci tombent sur 11 oscars, 5 bombardiers sont abattus, le reste file sans demander son reste. 2 Hudson sont aussi envoyés sur Manado, ceux-ci tombent sur des zéros et ne s'en remettront pas. Le 19 février, Oesthaven, à la pointe Est de Sumatra est capturée, le lendemain, la flotte japonaise débarque la division impériale à Merak, une flotte de couverture composée de 2 CL et de 7 DD coule 5 vedettes lance-torpilles, mais une sixième se faufile dans l'imposant convoi et coule un dragueur de mine. 12 bombardiers tentent également de s'interposer mais 30 zéros partis de Palembang veillent sur la flotte et 7 bombardiers sont abattus, les survivants ne provoquent aucun dégât. Même chose le lendemain, 9 bombardiers tentent de s'approcher de la flotte, 5 sont détruits par les zéros. En quelques jours, la flotte de bombardement hollandaise à totalement été détruite. Pendant que l'aviation hollandaise effectue son baroud d'honneur, les troupes impériales commencent leur conquête de Java. La 6ème DI de la garde ainsi que la Division Impériale doivent encercler Batavia en passant par le Sud, encerclement qui est complété par le débarquement le 2 mars du 16ème régiment de la garde et du 5ème régiment de cavalerie de la garde directement à Kadjiti. Malheureusement les assauts des troupes de la 6ème DIG sur Batavia sont infructueux et couteux. Ce qui devait être un assaut rapide se transforme en siège. Le 5, le 9 et le 14 mars, la 6ème DIG et la Div Impériale lancent des assauts sur les hollandais, sans succès. Les chasseurs de l'IJA, installés à Kadjiti commencent a établir la supériorité aérienne japonaise sur Java en nettoyant le ciel au-dessus de Soerabaja. De même la prise de Merak permet de fermer le détroit entre Sumatra et Java par des champs de mines, des hydravions de patrouille anti-sous-marine et des patrouilles de chalutiers armés. Pendant ce temps, le Japon étant son emprise sur Sumatra avec la capture des principaux ports septentrionaux, la côte Sud étant pour l'instant délaissée. Bornéo est également totalement envahie. Le mois de mars se termine, et le drapeau hollandais flotte toujours à Batavia. La raison principale de cet échec est simple mais inquiétante, nos troupes sont fatiguées de ces mois de conquêtes ! Niveau de fatigue élevé, désorganisation des troupes importante (un squad sur trois), ceci essentiellement car en enchaînant les conquêtes, on ne peut pas totalement "préparer" les troupes et celles-ci commencent à tirer un peu la langue… Bien que le débarquement ait eu lieu comme prévu le 2 mars, on espérait être en train de finir de nettoyer Java au bout d'un mois, pas d'entrevoir la fin du siège de la première de ses villes. On a donc pris un mois de retard... en un mois d'opération. Finalement, deux Div d'infanterie, c'est pas assez, on paie là le fait que Singapour a été pris si tard et que la capture des Philippines, de la Malaisie, de Sumatra et de Java (sans parler des Salomons et de la compagne de Birmanie ou le commandant local et prié de se débrouiller avec ce qu'il a...) ont été conduites en parallèle et non l'une après l'autre Et c'est vrai que rien que l'écrire, ça parait fou, alors le réaliser, c'était forcement compliqué... Bref...
  32. 1 point
    Kretschmer

    [WITP AE] Un océan peu pacifique

    Mais où est le Kido Butai ? Pendant que les cuirassés faisaient le sale boulot en Papouasie, le Kido Butai prenait le large plein Est pour soutenir une offensive qui vise à durablement éloigner les américains de nos lignes de communications Truck-Rabaul et Truck Guadalcanal. Ainsi le 12 mars, les troupes de marine capturent Ocean Island, près de Nauru, puis Tarawa, Tabbituea et poussent même l’audace à prendre Baker Island, qui est presque sur la ligne de communication Pearl Harbor – Fidjis. On vient ainsi de repousser la ligne de front de plusieurs milliers de kilomètres. Tabbituea qui couvre le flanc Est de Guadalcanal fait l’objet de terrassements intensifs en vue de fortifier nos positions et de pouvoir opérer sur place un grand nombre d’avions. Puisque ce serait dommage de faire tous ces kilomètres pour rien, le Kb pousse jusqu’au nœud de communication de Pago Pago et lance le 17 mars ses avions sur le port allié. Les pétroliers California Standard et Manzanillo sont coulés, de même que le transport de munitions Lassen, le ravitailleur de sous-marin Fulton et le ravitailleur de destroyers Dixie. Divers mouilleurs de mines, transports, et navires de soutien sont également touchés. Au total 13 navires pour 52 000 tonnes sont coulés. Le Transport de Munitions Lassen explose à Pago Pago
  33. 1 point
    Kretschmer

    [WITP AE] Un océan peu pacifique

    Philippines, Février – Mars 1942 Pendant les premiers jours de février, les bombardiers de l’IJA soutiennent les troupes au sol à Clark Field. Le 8 février, un assaut permet la capture de la base militaire et de son important aéroport. 5400 américains sont tués, blessés ou capturés. Une garnison importante est laissée sur place tandis que le reste de l’armée marche sur Manille. Les bombardements aériens reprennent à la fois sur la presqu’ile de Bataan pour empêcher les américains de récupérer et sur Manille pour soutenir l’avancée des troupes. Un premier assaut mené sur Manille le 12 février permet la mise hors de combat de 1800 américains et la capture de toutes les fortifications. L’assaut est immédiatement reconduit le 13 février mais est un échec. Après quelques jours de repos, et alors que les avions maintiennent la pression, Manille est capturée le 17 février. Les troupes retraitent vers le Sud mais rencontrent les troupes de marines débarquées au sud de Luzon à Legaspi. Les fuyards sont capturés et le Japon étend son emprise sur la totalité de Luzon à l’exception notable de Bataan. C’est important car le port de Manille est inutile sans la capture préalable de Bataan, de son artillerie côtière et du nettoyage de ses champs de mines. Afin d’emporter la décision, l’aviation de l’IJA lance un raid à basse altitude qui n’apporte aucun résultat si ce n’est la perte de 3 appareils… Pendant la fin février, les troupes se réorganisent et se ravitaillent à Manille tout en préparant leur assaut sur Bataan. Le 12 mars, les troupes prennent position sous les contreforts de la forteresse naturelle et commencent leurs barrages d’artillerie. Le 15 mars, un premier assaut fait subir 2600 disparus chez les japonais, pour à peine quelques blessés chez les américains, mais une première ligne de fortification est capturée (1 sur 4). L’assaut est relancé le lendemain, ce qui est une erreur, 1600 japonais sont portés disparus sans résultat. Le 20 mars, la bataille reprend et voit la chute d’une seconde ligne de tranchées. Le 22 mars, la garnison est mise en déroute par un dernier assaut, 16000 américains sont capturés. Immédiatement les dragueurs de mines de Formose s’emploient à nettoyer la baie tandis que les troupes retournent à Manille pour reconstituer leurs forces avant d’être transférées vers d’autres front. Dès que le port sera nettoyé, Manille deviendra un port de stockage de ressource et de pétrole en charge de la collecte de la production de Bornéo et des Célèbes. Malaisie, Février – Mars 1942 La 21ème Division poursuit son avance vers Taiping avec le soutien des bombardiers Ki-21 Sally. Dans le même temps, les chasseurs basés à Kota Bharu, Singkawang et Palembang maintiennent une pression constante sur Singapour ou depuis fin janvier. La 21ème division rencontre des éléments britanniques en retraite le 2 février et les repousse sans difficulté en faisant au passage un millier de prisonniers. De nouveau le 6 elle rattrape et détruit des fuyards et de nouveau le 11 février. Le 20 février elle capture Malacca et fait encore 1500 prisonniers. Le premier arrêt à lieu à Johore Bharu ou l'opposition est sérieuse un premier assaut est un échec lancé le 28 février est un échec. Un second assaut a lieu le 4 mars et provoque 700 pertes de chaque côté, un dernier assaut conduit le lendemain permet d'emporter la décision. Pendant ce temps le 1er régiment de char qui longe la rive nord de la Malaisie capture Temuloh et poursuit sa route vers Singapour. Le 15 mars, l'armée de Yama#####a (5 divisions d'infanterie et 4 régiments d'artillerie) traverse le détroit qui sépare Singapour de la Malaise sous le feu nourri des britanniques. L'assaut coûte près de 6000 hommes. Le lendemain, l'assaut est immédiatement relancé et permet la capture d'une première ligne de fortification. Après 8 jours de repos, l'armée relance son assaut et bouleverse l'armée disparate de défenseurs qui partent en déroute. Le Gibraltar du Pacifique tombe comme un fruit mur. Immédiatement les transports de troupes, les dragueurs de mines et les corvettes anti-sous-marine basées à Saigon ou à Formose rejoignent leur nouveau port d'attache. Il ne reste plus au Anglais que le petit port de Kuantan, sur la côte nord, c'est le boulot du 1er régiment de char qui capture la base le 31 mars, mettant ainsi fin à la campagne de Malaisie.
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