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Affichage du contenu avec la meilleure réputation depuis le 19/12/2017 dans toutes les zones

  1. 7 points
    Rhysaxiel

    [CMANO] Impossible n’est pas Iranien

    [CMANO] Impossible n’est pas Iranien Jeu : Command Modern Air Naval Operations Wargame of the year edition. Scénario : “Attack on H-3”, scenario communautaire lourdement modifié par mes soins Camp : Iran Contexte : Première guerre du Golfe (Guerre Iran-Irak), 1980-1988 Date : 4 avril 1981 Introduction Les relations entre l’Iran et l’Irak sont tendues depuis plusieurs décennies, notamment à cause du statut de la navigation maritime sur le Chatt-el-Arab, à la frontière entre les deux pays. La découverte de pétrole dans la région du Kouzistan, qui inclue le fleuve, et la présence d’une majorité arabe, et non perse, attise les convoitises des baathistes irakiens, arrivés au pouvoir en 1968. La Révolution Iranienne de 1978-1979 et son ambition pan-islamiste s’inscrit également en contradiction totale avec le baathisme et ses aspirations nationalistes arabes. Espérant profiter du chaos, conséquence de la révolution islamique et de ses purges touchant l’Iran, l’Irak de Saddam Hussein lance le 22 septembre 1980 une attaque massive et surprise contre son voisin persan. Cette attaque, ciblée sur le Khouzistan que Saddam espère annexer, remporte un succès initial mais est bien vite non seulement arrêtée par des Iraniens étonnamment résilient, mais en plus progressivement contrée. Les troupes irakiennes échouent aux portes d’Abadan, dont le siège débute en novembre 1980 mais traîne en longueur. Son échec marque la fin de la première phase de la guerre, celle de l’initiative irakienne. L’année 1981 voit les deux belligérants en position largement défensive, avec toutefois le lancement d’une opération iranienne à Dezful en janvier, qui se solde elle aussi par un échec. Elle amène l’Irak à tirer ses premiers missiles, non des Scuds, qui entrent en scène plus tard, mais des 9K52 Luna-M/FROG-7, contre les civils. Dans les airs, les forces iraniennes ont l’ascendant sur leur ennemi, à tel point que les appareils les plus précieux sont déplacés loin à l’est de l’Irak, sur le complexe H-3 (sur le pourquoi de cette domination iranienne, voir un prochain AAR !). Les renseignements iraniens affirment de plus que l’Union Soviétique ainsi que la France ont livré en début d’année de nouveaux appareils à leur ennemi et que l’Egypte fournit des pièces détachées. Des bombardiers Tu-16 et Tu-22 ainsi que des Mirages F-1 seraient ainsi parvenus sur les bases irakiennes. L’état-major irakien considère son aviation, notamment ses précieux bombardiers, à l’abri sur l’H-3. Les Iraniens vont lui prouver qu’il a tort. Le complexe H-3 Ce complexe regroupe trois bases aériennes avec, sur chacune, une infrastructure colossale : tout le nécessaire au ravitaillement, quatre pistes en tout dont deux de près de 3km chacune, plus de places de stationnement pour les appareils que ce qui est nécessaire, ainsi qu’un réseau de radars et de défenses antiaériennes modernes. Il est fort probable que les bombardiers soient stationnés sur la base principale en raison des deux pistes qui offrent une sécurité accrue en cas d’attaque. Il est même possible d’aller plus loin et de conjecturer que les emplacements des avions sont au croisement des deux pistes, à l’est. C’est en tout cas ce qu’un commandant un peu censé ferait… A condition d’estimer qu’une attaque contre la base est possible, ce qui n’est pas le cas des irakiens. Le complexe est loin à l’ouest, près de la frontière jordanienne. Aucun appareil dans l’arsenal iranien n’est en mesure d’atteindre cette cible et de rentrer sans ravitaillement aérien. Le plan initial consiste en un trajet des plus directs : en passant directement au nord de Baghdad, le trajet est le plus court. Cependant, le fait de rester moins longtemps dans l’espace aérien est compensé par la proximité de plusieurs bases aériennes, dont les deux autour de Baghdad, assurément en état d’alerte permanent. De plus, une fois Baghdad passée, il sera impossible de maintenir la surprise, le seul objectif stratégique à l’ouest est la base H-3. Un triumvirat de colonels de l’Armée de l’Air Iranienne, Javad Fakoori, Bahram Hooshyar et Fereidoon Izadseta, ont raffiné le plan original et proposé plusieurs variations (historiquement une seule, la 2). Le plan n°2 consiste à longer la frontière nord du pays, où l’aviation irakienne est moins présente, pour ensuite virer vers le sud-ouest pour frapper H-3. La route est très longue et nécessite sans doute deux ravitaillements en vol pour l’aller seulement. Le relief est en revanche favorable à une infiltration : les Monts Sinjar à l’ouest de Mossoul offrent une couverture contre les radars irakiens. Le plan n°3 passe entre Al-Kut, défendu par la base d’Al-Jarrah, et Al-Amarah. Baghdad est ainsi contournée, mais l’absence de surprise une fois Baghdad passée persiste. Le plan n°4 est le miroir du plan n°2, mais passe très près de la base de Shaibah, dans une zone où l’armée irakienne est plus active. Le relief plat n’offre pas de couverture, mais les radars sont moins présents dans la région. La base aérienne de Shaibah est cependant assez active. Après plusieurs heures de discussion, le plan numéro 2 est retenu. Il offre le double avantage de passer par une zone de faible activité irakienne en plus d’offrir un relief accidenté, susceptible de complètement masquer les avions participant à l’attaque pendant de longues minutes. Longer les frontières turques et iraniennes ouvre en plus des possibilités de leurrer l’ennemi en faisant passer nos avions pour des avions étrangers en patrouille. Le plan Le principal problème logistique de cette attaque est le carburant. Nous disposons de quatre appareils de ravitaillement aérien, des KC-25/Boeing 707 qui peuvent ravitailler quatre appareils chacun dans des délais raisonnables. Pour l’ensemble de l’opération, quatre missions de ravitaillement seront nécessaires, deux à l’aller et deux au retour. La première et la dernière auront lieu au-dessus du lac d’Ourmia tout au nord du pays. La deuxième et la troisième mission se feront dans l’espace aérien syrien, entre les monts Sinjar et les montagnes au nord du pays, dans le Kurdistan irakien. Avec une telle configuration, il ne peut y avoir que huit appareils en vol. Les avions les plus à mêmes de mener une telle opération dans l’arsenal iranien sont les F-4E Phantom II. La base d’Hamedan en abrite plusieurs du 31e Escadron Tactique de Chasseurs. McDonnell Douglas F-4 Phantom II La configuration arrêtée est la suivante : - quatre avions chargés de six bombes de 750 livres M117 forment le groupe Alvand - quatre avions chargés de bombes à fragmentation BL.755 CB forment le groupe Alborz Outre leur équipement d’attaque, ces avions possèdent deux missiles anti-aériens AIM-7M Sparrow et un pod de contre-mesures AN/ALQ-101 pour se défendre contre les appareils rencontrés et les missiles tirés contre eux. Le principe est simple en théorique mais très dangereux en pratique. Les appareils voleront à basse altitude tout le long du trajet. Partant d’Hamedan, les huit F-4 se rendront au Lac Ourmia où ils procéderont au premier ravitaillement, avant de filer vers l’ouest pour procéder au deuxième ravitaillement au-dessus du Kurdistan. De là, ils attaqueront. Elle se déroulera en deux temps. Le groupe Alvand a pour mission de neutraliser les pistes de décollage des trois bases en lâchant quatre bombes par piste. L’objectif est de sécuriser le site en empêchant tout avion de chasse au sol de décoller pour intercepter les F-4 et de repérer d’éventuels bombardiers stationnés au sol. La vague Alborz a comme principal objectif de détruire les avions au sol avec leurs bombes à fragmentation, sous la couverture d’Alvand. Il n’y aura que deux passages au maximum avant de faire demi-tour en prenant l’exact chemin inverse. La base dispose d’un ensemble de défenses anti-aériennes relativement récent, des S-75M Volkhov/SA-2f et 9M32/SA-7a Grail au-dessus duquel il ne vaut mieux pas rester trop longtemps. Il y a sans doute des chasseurs sur place, mais nous ne savons pas avec certitude leur type ou leur état. L’Irak dispose de MiG-21 et de MiG-23, ce sont sans doute ces appareils que nous rencontrerons. A moins d’être repérés en vol, nous disposerons de l’effet de surprise et bénéficierons peut-être d’une défense moins acharnée que prévue. En parallèle Les patrouilles de routine ont lieu selon leur schéma habituel. Leur but est d’engager tout avion irakien identifié. Plusieurs appareils sont disponibles, ou le seront dans quelques heures, sans pour autant être affecté à une mission quelconque. Sur la base de Dezful, huit F-5E Tiger II sont prêts à décoller, quatre armés pour le combat antiaérien, quatre pour un bombardement au sol. Ils sont affectés à une mission de diversion contre Al-Amarah, consistant en le bombardement du poste radar et des bunkers, dans le but d’attirer les chasseurs irakiens dans la région et ainsi les éloigner du nord du pays. Des F-14 sont en attente à Omidieh. 4 avril 1981, 7h00, alors que les appareils sont quasi prêts à décoller, le briefing commence…
  2. 6 points
    LARS

    Concours "Kalinine" du meilleur mini-AAR

    Bonne année et bienvenu dans ce numéro du concours "Kalinine", nommé en l'honneur du vieux président soviétique qui soutint avec joie Staline, Comme chaque année, nous allons procéder à la remise de différents prix aux mini-AAR créé dans le cadre du concours de RJS. Sauf que le Fan Club de Staline offrira un point de vue totalement objectif, éclectique et prolétarien des vainqueurs et des perdants dans différentes catégories. Mais assez parlé, voici tout d'abord les "Stalin Awards" : STALIN AWARD DU MEILLEUR MINI-AAR : [QVADRIGA] LA COURSE DE LA TOGE POURPRE "De l'action, de l'émotion, des rebondissements et des soviétiques ! Que demande le peuple ?" STALIN AWARD DU MEILLEUR AUTEUR : MARAUD pour [QVADRIGA] LA COURSE DE LA TOGE POURPRE "Un camarade qui a su faire preuve d'inventivité et renouveler le genre du mini-AAR" STALIN AWARD DU MEILLEUR SCÉNARIO : [QVADRIGA] LA COURSE DE LA TOGE POURPRE "Un scénario fluide, bien construit, avec une grille de lecture concise. Que du bon !"" STALIN AWARD DU MEILLEUR PERSONNAGE PRINCIPAL : STALINE dans [QVADRIGA] LA COURSE DE LA TOGE POURPRE "Un personnage charismatique qui tient à lui seul toute l'histoire" STALIN AWARD DU MEILLEUR PERSONNAGE SECONDAIRE : BOUKHARINE dans [QVADRIGA] LA COURSE DE LA TOGE POURPRE "Le meilleur faire-valoir, qui aide Staline à sauver Rome de la menace trotskyste" STALIN AWARD DU MEILLEUR MÉCHANT : TROTSKY dans [QVADRIGA] LA COURSE DE LA TOGE POURPRE "Un méchant qui appuie le côté dramatique et rajoute un véritable challenge aux membres de SPQRSS" Mention honorable à Gravius dans [Qvadriga] La Course de la Toge Pourpre STALIN AWARD DES MEILLEURS EFFETS SPÉCIAUX : [QVADRIGA] LA COURSE DE LA TOGE POURPRE pour ses chariots en vue aérienne. "Un jeu aux graphismes époustouflants" Et maintenant, les "Trozzky Awards", avec un point du vue toujours aussi objectif, éclectique et prolétarien : TROZZKY AWARD DU PLUS MAUVAIS MINI-AAR : [LE TEMPS DES AS] L'ESCADRILLE DES BLEUX "Un mini-AAR qui mise sur un jeu avec un moteur de jeu qui remonte à l'ère tsariste. Aucun intérêt." TROZZKY AWARD DU MOINS STALINIEN DES AUTEURS : DRAWAR pour [SIMS MEDIEVAL] CONTRIBUTION DE DRAWAR "L'auteur a tendance à laisser une part belle aux blancs et aux jaunes. Ça manque de rouge." TROZZKY AWARD DU PIRE SCÉNARIO : [SIMS MEDIEVAL] CONTRIBUTION DE DRAWAR "Une large place est laissée aux nobles et aux bourgeois dans cette histoire" TROZZKY AWARD DU PIRE PERSONNAGE PRINCIPAL : GEORGE MCCLELLAN dans [ULTIMATE GENERAL : CIVIL WAR] - DOUZE HEURES SUR L'ANTIETAM "Le personnage principal est pratiquement absent scénaristiquement." TROZZKY AWARD DU PIRE PERSONNAGE SECONDAIRE : ALDRAZATH LA MARCHANDE dans [SIMS MEDIEVAL] CONTRIBUTION DE DRAWAR "Une bourgeoise." TROZZKY AWARD DU PIRE MÉCHANT : LES ALLEMANDS dans [LE TEMPS DES AS] L'ESCADRILLE DES BLEUS "Ils sont allemands. Ce sont des nazis en devenir. Et ça en fait de bons clients à cet award comme chaque année" TROZZKY AWARD DES PIRES EFFETS SPÉCIAUX : [MONSTER HUNTER FREEDOM UNITE] CHASSE AU CRABE pour les screenshots basse résolution "J'avoue. C'est petit de notre part." Le vainqueur incontestable du concours cette année est "[QVADRIGA] LA COURSE DE LA TOGE POURPRE" !! Bravo à Maraud !
  3. 5 points
    Vivelempereur

    Cold War 2

    Spoiler du prochain Terminator avec Geodude dans son propre rôle. À la fin il fait déconner Skynet
  4. 5 points
    Rhysaxiel

    [CMANO] Impossible n’est pas Iranien

    Epilogue Site radar de Sinjar, 5 avril 1981, 23h20 « Je vois les choses ainsi, commandant Ghassan : chacun des commandants est acoquiné avec Saddam Hussein, ils sont tous plus ou moins protégés par le Raïs. Ils sont en quelque sorte intouchables. L’affaire se conclura sans sanctions contre ces trois-là. On mettra en avant les informations limitées que vous avez fournies, limitations dues aux équipements et non à votre compétence je vous rassure, ainsi que la situation générale et les responsabilités des trois bases pour dédouaner tout le monde. Je n’ai moi-même aucun élément qui permet de conclure à une collusion avec l’ennemi, je pense que ce sont de fidèles serviteurs du Raïs. - Vous ne m’enlèverez l’idée qu’ils ont complètement failli à leur rôle. Jeune, fougueux, franc et selon toute vraisemblance compétent. Voilà un homme dangereux. Si Saddam pose un jour son regard sur lui avec attention, il y trouvera un portrait de lui en plus jeune, le dégoût de l’injustice en plus. - Et vous avez raison. Mais Saddam Hussein a besoin de subordonnés comme eux. Aucune ambition et un sens du devoir et de la loyauté très aiguisés. La compétence ne vient qu’après, elle n’est qu’un supplément toujours agréable à posséder mais non essentielle. - Comment voulez-vous que nous remportions cette guerre avec des gens pareils aux commandes ? - La question n’est pas là. Vous devriez plutôt vous demander comment Saddam Hussein peut se maintenir au pouvoir en ne s’entourant que de gens comme vous. Le regard de Ghassan s’agrandit d’un coup. L’ambiance, jusqu’ici détendue, est devenue glaciale. - Qu’entendez-vous par là ? - Vous avez prouvé hier que vous étiez compétent. Vous avez de l’intuition, le sens de l’initiative. Je vous ai vu deux fois aujourd’hui, et vous n’avez pas changé votre discours d’un iota. Vous accusez avec véhémence ceux que vous pensez être en tort, et je ne crois pas me tromper en pensant que vous êtes furieux contre l’absence de sanction prises à leur encontre. Silence. C’est parfait. Al-Bakr reprend. - Vous ne le savez sans doute pas, mais vous avez trois ennemis maintenant. Vous aurez les lumières sur vous quelques semaines, et votre bonne performance atteindra sans doute le bureau d'un subalterne du Raïs, mais je suis tout de même prêt à parier que ces commandants insisteront sur vos manquements à vous, quand bien même ils sont inexistants surtout comparés aux leurs. Mais eux ont l’oreille des bonnes personnes. Il est temps de placer la bombe à retardement. - Vous n’avez pas beaucoup d’options. Vous êtes compétent donc vous ne décevrez pas vos supérieurs. Ne faîtes pas de vagues, n’accusez jamais comme vous l’avez fait devant moi. Je n’ai pas inclus vos remarques dans mon rapport final, mais d’autres ne seront pas aussi compréhensifs. En somme, restez irréprochable aux yeux du Ba’ath et tout devrait aller pour vous. Ghassan ne dit rien tandis qu’al-Bakr se lève. - Je ne devrais pas être ici, aussi je m’en vais en vous souhaitant une bonne nuit. Gardez à l’esprit ce que je viens de vous dire. Contre votre gré, vous venez d’entrer dans une arène où la pitié n’a pas sa place. - Au revoir, colonel… Et merci. Baghdad, 6 avril 1981, 3h15 Epuisé par ces deux journées de voyage dans tout le pays, al-Bakr met un point final à son rapport. « H-3 a perdu onze bombardiers, deux avions cargo, une dizaine de véhicules de maintenance, trois batteries de DCA, deux citernes. La piste est endommagée. Trente-huit personnes sont mortes, dont l’essentiel des troupes du génie qui devaient réparer la piste ainsi que le commandant Hadi, et une cinquantaine d’autres sont à l’infirmerie. H-3 nord-ouest a envoyé quatre MiG-23 en interception, aucun n’en est revenu. Les défenses anti-aériennes étaient désactivées au moment de l’attaque, malgré les avertissements du commandant Ghassan sur le site radar de Sinjar qui a prévenu suffisamment tôt la base Al-Walid de l’imminence d’une attaque. Des éléments convainquant incriminent le commandant Hadi. Il était de mèche avec les Iraniens, leur a fourni des informations sur la base et le déploiement des bombardiers sur place, et a refusé de mettre la base en état d’alerte avant le tout dernier moment, prétendant de longues minutes avoir à faire avec des appareils syriens égarés. La réaction n’a pas été suffisante : seuls quatre avions ont décollé alors que les Phantom iraniens étaient sur eux. Aucun appareil n’a décollé du nord du pays. Qarrayah, Kirkouk et Mossoul avancent l’impossibilité d’intercepter les avions à l’aller en raison d’informations parcellaires fournies par Sinjar, et au retour en raison de leurs responsabilités et de la situation générale sur le front. La compétence du commandant Ghassan et de ses subalternes n’est pas remise en cause par ce rapport. » Une base en ruine certes, mais un traître éliminé. L’assurance de la fidélité des commandants du nord du pays. Un officier brillant à Sinjar. Le Raïs sera content. Onze bombardiers détruits, trois commandants, tous incompétent, qui se rejettent la responsabilité du fiasco et ne se font plus confiance mais qui resteront en poste. Au milieu de ça, un jeune commandant brillant, chiite, désormais suspicieux et où le doute contre sa hiérarchie germe lentement. Le Guide Suprême sera ravi.
  5. 5 points
    tguyon

    Cold War 2

  6. 5 points
    Et cette année encore, la course à la Toge Pourpre à lieu! Cette année nos trois principaux challengers sont: Staline, Trotsky et Boukharine pour l'équipe du SPQRSS, l'équipe favorite du prolétariat Romain! Les 3 champions veulent chacun la toge Pourpre de meilleur Quadrige de l'empire mais seule une d'entre elle est propre! QUI SERA LE CHAMPION? QUI AURA LA POURPRE? L'équipe du SPQRSS au grand complet: Staline sera le premier a se lancer dans la course au pouvoir à la Toge! Il nous dit être prêt à tout pour réussir, se sent confiant et demande à ses partisans de le soutenir! A la fin du premier virage, Staline réussit a passer 3 et a se maintenir en seconde place! Décidément, cela semble bien partit pour celui qu'on surnomme "Bruta": Mais à la fin du premier tour, un homme, probablement payé par le vil Trotsky, lui vole la vedette! Que de tension dans cette course, décidément! Et au second tour, un autre candidat à la pourpre lui passe devant. Décidément il y a complot contre Staline qui passe 4ème! Staline semble faire tout son possible pour remonter la pente! La Toge Pourpre lui irait tellement bien à son teint! Mais c'est finalement à l'avant dernier virage que la vérité se fait! Son char casse! Probablement saboté par les ennemis de l'équipe du SPQRSS! Quel terrible fin pour le Grand Staline, qui humilié, doit sortir du stade sous les hués du prolétariat! C'est maintenant au tour de Trostky de tenter la Pourpre! C'est celui sur qui repose le plus les espoir. Il avait vaincu notamment durant 4 années d'affilé l'équipe des aristocrates/ Mais il semblerait cette année les Praticiens, est préparé un piège vu le nombre de d'observateur à côté de lui durant cette course! Et cela commence mal! Trotsky est bloqué par ses adversaires qui l'empêche de passer et le bloque a la fin du premier virage! Pendant ce temps Gavius, héro des Patriciens, lui vole la vedette! Quelle terrible humiliation pour celui qui était vu comme le grand vainqueur de la toge Pourpre! Trotsky ne semble avoir aucune chance! Et la triche s'accumule à chaque tour! Trotsky est continuellement bloqué par ses adversaires au tour 2! Et c'est ça qu'on aime! Pris en tenaille par ses adversaires lors du dernier tours, la vérité se fait: Trotsky est indigne de la Toge Pourpre! Et c'est finalement 5ème que Trotsky finit, humilié par les Praticiens. Devant cette défaite honteuse, il nous dit se retirer du monde du sport et se reposer dans sa villa à Capoue et souhaite bonne chance au dernier conducteur de l'équipe du SPQRSS, Boukharine. Et c'est finalement la finale avec ce dernier qui s'est qualifié tant bien que mal et se retrouvant donc dans une position très difficile de fond de couloir. Peu avant le début de la course, il se disait confiant, mais comme Nous la dit Gravius, le probable gagnant de cette année: "Le jour où il gagne le naze, je me suicide de honte!". On sent bien que l'équipe du SPQRSS n'a plus aucune chance! Et c'est incroyable! Boukharine qui était le plus mal placé remonte à la 2ème place avant la fin du premier 1 tour, alors que nous suivons Gavius! Il a réussit a profiter que les conducteurs soit occupé dans les couloirs centraux pour lancer à pleine vitesse son attelage et même à pénétrer dans l'un des couloir centraux durant le dernier virage! Mais Gavius ne se laisse pas faire et le maintient a distance! Boukharine semble voué à rester éternelle second! Mais... OUi! OUI! Alors que son adversaire était largement devant lui, Boukharine pousse ses chevaux a fond! Il fonce! Il fonce dans un coude à coude extraordinaire! Et passe devant son adversaire obligé de ralentir a cause d'un attelage en liberté! Lui laissant le champ libre vers la victoire! IL GAGNE! IL GAGNE! OUIIIIIIII!!!!!!!!! Boukharine à gagné la Toge Pourpre! C'est incroyable! C'est incroyable! Le vainqueur est célébré par la Plèbe romaine qui lui remettent la Toge Pourpre sur ses épaules de vainqueur! C'est Beau! C'est Grand! C'est Roooooommmeeee! Et pour couronner ce grand moment de sport, on nous signale le suicide de Gavius. Et ça aussi c'est le sport comme on l'aime!
  7. 4 points
    Swompy Time

    [CKII] CONQUISTA !!!

    Nous sommes le premier janvier 769. Je suis le comte de Biscaye, un vassale catholique du Roi des Asturies Je m'appelle Obeko, j'ais 49 ans et le correcteur orthographique m'interdit toute forme d'existante. Ma fille Munia à 23 ans, et a un fils qu'elle a eu avec un roi précédent, autant dire qu'il n'est pas de ma dynastie. Mon jeu est en "super difficile" et en Iron Man. Tout les évènements historiques sont en aléatoire. Les épidémies sont en "ultra violence", et la porté diplomatique a été divisé par 2. Le nombre de provinces gouvernable est réduite au quart et le nombre de vassaux d'au moins par deux. Pour finir, les révoltes provinciales sont 6 fois plus balèze que la normale. Et pour les connaisseurs, mon début de partie est particulièrement violent. Ah oui, et j'utilise évidemment mon grill pain de l'amour qui semble vouloir me lâcher à tout moment. Je suis donc en mode "Sodomie au verre cassé". Souhaitez moi bon chance. Pour commencer, il me faut un fils, et ma vieille femme de 40 ans risque de ne pas être assez fraîche pour ça. Je lance donc un grand complot pour tenter de l'éliminer. Mon intérêt sera bien évidemment "complot". Si il n'y a pas de résultats d'ici 10 ans, et si ma fille ne fournis pas un héritier digne de ce nom, et si je n'arrive pas à changer les lois de successions (ouch), il me faudra la tromper et me fournir en bâtard, ce que je préfererais éviter. De plus, je maris ma fille à Grifo, prince allemand de 24 ans. Un beau partie. Vazy cocotte, ponds moi des petits fils ! Grifo est un pur incapable. J'espère qu'il saura utiliser mieux ses bourses que sa cervelle. Au moins le mariage m'a permis de remplir les miennes. Mes vassaux demande des déductions d'impôts. Je leur propose des vacances chez les grecs. Ma femme n'a pas de secret. Alors je dis qu'elle s'habille comme un homme, ça devrait choquer mon entourage. Le grand méchant sultan andalou lance une guerre sainte pour récupérer la Galice. Alors la Galice c'est loin, mais pas tant que ça au final. Finalement, je réussis à percevoir des rumeurs faisant état que ma femme dit des choses révoltantes à mon sujet. J'en profite pour honteusement la mettre en prison, et puis je la fais étranglé. C'est tout de même plus simple. Mes vasseaux accueillent fraîchement la nouvelle, mais ma fille me fait carrément la gueule, mais pas trop non plus. Elle ne devait pas trop aimer sa mère au final. Je me fiance avec Lantsuinda, une jeune fille de 14 ans. Nous aurons 35 ans de différence d'âge. La donzelle est jeune et fraîche, et m'offre également un pacte de non agression avec son père, l'archevèque de Valois. En quête de fourberie, j'espionne mon Roi, et fais courir le bruit qu'il a un ami imaginaire qui s'appelle Boro. Et puis j'apprend qu'il s'en va se balader seul dans la forêt, alors que la guerre fait rage. Bon, et si on tentait de le crever ? Bien évidemment, c'est un échec, mais au moins personne ne connaît mon implication. Le 2 avril 771, la Galice est perdu. Peste ! Munia a une petite s'appelant Joana, tandis que ma femme est enceinte. J'ai des doutes sur l'identité du père, mais même en espionnant précautionneusement je ne découvre rien. J'imagine qu'il est de moi. Au final, ce sera une fille d'une nom d'Estefania. Je fiance la petite Estefania avec l'imprononçable hériter du Wersceter. Bref, d'un comté anglois. Ils auront 10 ans de différences, j'espère que ce grand garçon n'aura pas de batârd légitimé d'ici le mariage. Le méchant Sultan est en guerre contre un Charlemagne qui aimerait bien la Navarre. De plus, des royaumes catholiques semblent émerger partout dans les territoires hispaniques. 773 : un petit fils de ma dynastie ! Il s'appelle Belasko. Le Duc de Léon, un homme qui s'est taillé un royaume sur des cadavres mahométan viens en Asturies pour élargir ses frontières. Son armée pourrait rivaliser avec celle du Sultan. Ce sera un allié intéressant sur le long terme. Le 18 juillet 775, Léon tombe aux mains du Duc de Léon. La même année, j'ais de nouveau un enfant. Kanstanzia. Une fille encore, donc. Mes conseillers trouvent que je manque d'ambition. Mais je m'en fiche, vu que c'est vrai. A 56 ans, ma seule motivation est d'avoir enfin un fils. Alors le reste ... 11 novembre 776 : un fils ! Enfin ! UN FILS !!! YEAH !!! Il est né le jour de la Saint Martin, et en hommage à ce saint il est nommé Mattin (variante basque). Il sera célébré sous le nom de Morti sur les côtes de la mer méditerrané (mais où est Eric ?), tandis que les arabes le connaîtrons sous l'appellation مارتن. Tel son auguste patron, il sera élevé en guerrier, et comme le célèbre Mars son domaine sera la guerre. De nos jours, ses histoires ont été reconstitué dans les sagas comme Rambo et Terminator. Après 3 enfants et une année à combattre la maladie, ma femme meurt en 777. Je ne peux que me remarier avec une fille de 8 ans. Je suis vieux, tellement vieux ... En 779, une jeune femme de 17 ans, Yolinda tombe sous mon charme sans que je fasse quoi que ce soit. C'est si bon d'être jeune ! Le 20 octobre 779 naît Obeko, mon premier et unique bâtard. En 781, on me découvre un cancers. Pour continuer de vivre je suis contraint de sacrifier un oeil à l'exercice de la médecine. Le premier juin 782 je participe à la bataille de Siguënza. Nous sommes moins de 400 contre plus de 700 mahométans, mais la victoire sera à nous. En 783 je confis mon fils Mattin à Ursus le comte de Crémone. C'est un grand guerrier (25) que tout le monde connaît sous le nom de "désanusseur d'ours". Un chic type. Brutal et Ruzé (ou alors le contraire). Je meurs le 2 septembre 783 des suites de mon opération à l'oeil à 63 ans. Mon fils Mattin, 6 ans, me succède. Il sera le plus grand guerrier de son temps. ALL HEIL MATTIN !!! Règne 1 - De 769 à 783 (14 ans) - Obeko de Biscaye Prend le pouvoir à 49 ans, meurt à 63 ans Comte de Biscaye Gain - Aucun Perte - Aucune Héritier - Mattin (fils) Règne 2 - De 783 à ? - Mattin de Biscaye Prend le pouvoir à 6 ans, meurt à ? ans Comte de Biscaye
  8. 4 points
    rominet

    ROME NE S'EST PAS FAITE EN UN JOUR (RTW)

    Eté 561 (-192 av JC) Les légions d'Ibérie fêtent le solstice d'été dans la joie et la bonne humeur. Les offensives romaines contre Carthage sont normalement terminées et la 10ième Légion ne va pas tarder à recevoir sa feuille de route pour l'Italie et la Gaule Cisalpine. Le sénat a été quelque peu contrarié par l'offensive romaine de printemps décidée par Kaeso Maxentius. Même s'il s'agit d'une attaque limitée, il ne faudrait pas qu'elle déséquilibre le rapport des forces en faveur des Celtibères. Cependant, le retentissement à travers la Méditerranée de la victoire romaine d'Ecija sur le chef de Carthage en personne et le caractère héroïque du comportement des 2 consuls romains durant la bataille éclipse tout. Lucius Claudius, en particulier, attire tous les regards et les superlatifs. Relativement méprisé par une majorité de sénateurs pour son caractère un peu rustre et ses origines plébéennes, Lucius cristallise l'admiration des légionnaires et même le peuple s'identifie à lui. Déjà des milliers de commandes affluent dans les ateliers de scultures pour représenter le général romain. Après Amulius Maxentius que le temps commence lentement à faire oublier, Lucius Claudius incarne le nouveau champion de Rome, à la fois général invaincu sur le champ de bataille et combattant valeureux parmi ses hommes. A 63 ans, Lucius Claudius savoure ces moments, il sait bien que ses jours sont comptés. Pendant que les festivités se déroulent tranquillement dans la chaleur estivale d'Ibérie, une cérémonie de passation de pouvoir a lieu: le consul Kaeso Maxentius qui a presque atteint la soixantaine maintenant, laisse le commandement de la 6ième Légion au jeune général Servius Vinicianus, fils du commandant actuel de la 8ième Légion qui vient juste de combattre en Paionia. Kaeso Maxentius demeure toutefois le chef de l'armée romaine d'Ibérie et reste en fonction au sein de son ancienne légion. Très loin de là, une autre passation de pouvoir se produit: le général Vibius Maxentius devient le nouveau commandant de la 12ième Légion stationnée en Illyria à la place du consul Herennius Delmeticus qui n'a pas eu beaucoup l'occasion de se distinguer durant sa carrière tellement ce secteur est calme. Quelques barbares du nord ou macédoniens de temps en temps, rien de plus. Herennius Delmeticus rejoint la Gaule-Cisalpine et intègre la 4ième Légion du chef de Rome. En mer, surprise! Les flottes carthaginoises ont disparu et les escadres romaines des amiraux Décimus et Numerius descendent jusqu'en Sicilia sans rien rencontrer ou presque. Mais où est donc passée la flotte de Carthage? Bonjour à tous!! Non, non, Lucius Claudius n'est pas encore tout à fait mort.
  9. 4 points
    Swompy Time

    [CKII] CONQUISTA !!!

    Je suis Muttin Premier Je dois à 6 ans quitter le désanusseur car je me dois de figurer en mon royaume. C'est ma grande demi-soeur, Munia, qui prend en charge mon éducation. Munia est une femme forte (martial : 17) avec un appétit immodéré pour les hommes, la viande et les bagarres. Elle tire toujours un peu la gueule. En effet, jusqu'à ma naissance elle croyait pouvoir hériter du comté. Eh bien non ma veille ! Un bon et solide sac d'or me permet d'acheter son amour. On fera avec. Moi, je suis lâche. Le tutorat court (mais brutal) d'Orson m'a un rien traumatisé. Le 31 décembre 784, mon frêre bâtard ne fait que m'embêter. Je refuse de me laisser marcher sur les pieds, alors je le tabasse vertement. Je serai cou/rageux. Une certaine hostilité s'installe entre nous. Pour éviter d'avoir un rival trop méchant, je confis son éducation à La Douceur de Vivre dit le Poète, un petit berbère s'étant convertie au catholicisme lors de l'expansion africaine de la Lombardie. Avec son 0 de martial, il est tout indiqué. Comme ça, je pourrai exploser mon frère en duel ! A 8 ans on me fait comprendre qu'être un gros bourrin n'empêche pas d'être sympas au quotidien. Alors j'offre des bisous qui soignent et des câlins aux chats quand je mets des coups de pieds dedans. C'est si bon d'être humain ! Sur le plan politique, tout va bien. Mon vieux roi a 69 ans, il est proche de la mort. Son héritière est sa fille aînée. Ce qui tombe bien, papa m'ayant maqué avec à ma naissance. Moi, Roi des Asturies, ça sonne mieux que Comte de Biscaye. J'ais fais un jolie dessein pour ma sœurette Munia. Elle l'a trouvé très beau.
  10. 4 points
    tguyon

    Cold War 2

    FRANCE JOUABLE !
  11. 4 points
    Temaneko-Kun

    [EU4] De la Provence au Paraguay

    Nous allons aujourd'hui étudier le chapitre sur la Provence pré-coloniale. Comme nous l'avons déjà vu dans le chapitre de géographie, la Provence, notre Mère-Patrie, a aujourd'hui été absorbée entièrement par le Royaume de France dans le cadre de l'Union Personnelle qui a uni nos deux nations depuis Anne de Valois. Je vais vous laisser lire les documents des quatre premières pages du chapitre, ensuite nous discuterons ensemble et vous tenterez de répondre ensemble à cette question : "Comment le destin de la Provence et ses relations avec ses voisins ont-ils influé sur notre pays à l'heure actuelle ?" Alors, avez vous des questions ? (et vous, si vous lisez cet AAR, en avez vous ?)
  12. 4 points
    tguyon

    Cold War 2

    L'éditeur d'uchronies a été amélioré : vous avez maintenant de jolis boutons pour modifier et pour supprimer vos événements
  13. 4 points
    Kretschmer

    [WITP AE] Un océan peu pacifique

    Birmanie, Février – Mars 1942 Fin janvier, le théâtre de Birmanie est marqué par les faits suivants. Une armée japonaise assez réduite mais jouissant d’une combativité élevée (régiments de la Garde), et disposant de 3 unités de Paras, de nombreux avions de transports (bien que ceux-ci aient beaucoup souffert de la conquête) et d’une petite unité de char, le 14ème régiment. Un ravitaillement très difficile pour les deux camps. Une armée anglaise composée d’une part d’unité affaiblies et de faible valeur qui ont été repoussées de Rangoon à Shwebo et d’autre part d’unités manifestement puissantes et nombreuses en provenance d’Imphal et qui contre-attaquent vers Shwebo. Un ciel assez largement dominé par les japonais mais disputé. Une unité Thaïlandaise est en train de remonter de Rangoon vers Akyab et doit s’emparer de la base de Ramree (à mis chemin). L’infanterie japonaise (régiments de la garde et la 55ème division d’infanterie viennent de traverser l’Iradawi et commencent à encercler Shwebo. Le régiment de char s’est emparé de Lashio et remonte vers Myitkyina. Des bombardiers de la marine et des chasseurs sont basés à Magwe, près de Mandalay. Des bombardiers de l’IJA apportent leur soutien depuis Chiang Mai, important aérodrome du nord de la Birmanie construit en janvier 42. Guerre aérienne : L’aviation de Magwe va avoir deux mois chargés, mais fructueux. Elle se charge d’abord d’établir une supériorité aérienne au-dessus de Shwebo et de s’opposer aux bombardements anglais sur Magwe et Mandalay. Ils affrontent des Hurricanes et des P40 dans de petites rencontres (10 contre 10 environ ou le ratio de perte est de l’ordre de 1 :3 en faveur des japonais. Le 5 février, 10 oscars affrontent 10 Blenheim et 10 Hurricanes et 11 avions anglais sont détruits pour 0 japonais. Le 14 février, 5 zéros patrouillent au-dessus de la gare de Khata, ils sont surpris par 36 Hurricanes qui escortent 12 bombardiers, 2 bombardiers sont abattus au prix de 1 zéros. Le 26 février, 10 oscars surprennent 12 bombardiers qui attaquaient nos paras qui retraitent à l’Ouest de Shwebo (tentative malheureuse en janvier de ralentir l’armée d’Imphal), 8 bombardiers sont envoyés au tapis. Le 2 mars, 4 zéros qui couvrent la retraite des paras interceptent 20 Blenheim, en abattent 5. Etc… Le point culminant de cette bataille aérienne survient le 15 mars lorsque nos reconnaissances repèrent un lourd convoi de ravitaillement entrant en rade de Calcutta. 29 Betty décollent de Magwe et foncent au ras des flots sur la flotte anglaise, surprenant totalement la couverture aérienne ennemie positionnée bien trop haut. Le Cargo Clan Lamont (7500t) encaisse une torpille et coule et le destroyer Nizam est également coulé (1700 t) d’une torpille. Le transport de troupes Leonard Wood et le transport de troupe Joseph Dickman (10 000t) encaissent chacun 2 torpilles qui ne suffisent pas à les couler. Le lendemain, 39 zéros partent à l’assaut de Chittagong ou patrouillent 60 hurricanes, 5 zéros sont perdus mais 16 hurricanes sont détruits et les autres chasseurs anglais sont dispersés ; suivent alors 23 Betty qui repartent à l’assaut et achèvent le Joseph Dickman de 2 torpilles. Le 24 mars, 20 zéros et 27 bettys attaquent le port de Chittagong, affrontent 40 hurricanes et pour la perte de 5 betty et 1 zéros torpillent les cargos Industria et Ozarda ainsi que le cargo Jalaganga qui coule (4000t). Le 30 mars, 76 oscars arrivent en vue de Chittagong ou patrouillent 40 hurricanes, pour la perte de 3 oscars, une demi-douzaine d’avions anglais sont détruits et le reste de la couverture totalement désorganisée lorsqu’arrive alors à basse altitude 23 zéros et 43 betty. Le convoi anglais subit alors un martyr et 10 cargos (45 000t) sont coulés à la torpille. C’est la dernière fois que les anglais tenteront d’apporter renforts et ravitaillement par la mer au plus près du front. Un peu plus bas, dans la gadoue. La 2nd division de l’armée thaïlandaise continue sa marche vers Ramree Island, dont elle doit s’emparer afin de sécuriser la route côtière entre Calcutta et Rangoon. Elle repousse devant elle quelques débris d’unités anglaises et finit par atteindre la presqu’ile le 13 mars après une longue et éreintante marche. Là elle est mise au repos, gardant sous sa surveillance la route côtière. Pendant ce temps la 55ème division et le 16ème régiment de gardes qui forment le cœur de l’armée japonaise en Birmanie entrent dans Shwebo et commencent à bombarder les lignes anglaises. Un premier assaut provoque 1700 pertes chez les anglais contre à peine 300 chez les japonais, le lendemain l’assaut est relancé et cette fois les anglais s’enfuient laissant 4000 morts, blessés et prisonniers derrière eux. Le 12 février, le point fortifié Wazarup, à l’ouest de Mytkyina est capturé par un assaut aéroporté. Toutes les bases sauf Mytkyana sont aux mains de japonais. Cependant une armée puissante en provenance d’Inde marche sur Katha et en parallèle le 14ème régiment de char qui a capturé Lashio marche vers le Nord-Ouest en direction de Mytkyana. Le 16 février les anglais arrivent sur la gare de Katha ou des paras se sont retranchés. Un premier assaut est violemment repoussé par les troupes d’élites japonaises. 35 bombardiers Blenheim arrivent le lendemain et malgré l’opposition de 8 zéros qui abattent 6 bombardiers et en endomagent 7. Les paras sont cette fois repoussés à l’Est de l’Irradawi par les anglais. Le 9 mars la 55ème division arrive à Katha en vue d’en redelloger les anglais, mais l’opposition est sévère. Le 15 mars, 1600 japonais sont mis hors de combat. Même chose le 18 mars. Pendant ce temps le 14ème régiment de char tente d’approcher également Katha qui est devenu finalement le point de fixation de la campagne de Birmanie. Mais ils sont bombardés par la RAF et intercepté par une division indienne et une brigade anglaise. Le régiment de char est repoussé vers Lashio. Situation au 31 mars :
  14. 4 points
    Socros

    Bonne Année 2018 à tous !

    L’ensemble du Staff de Réseau Gamers et Stratégie vous souhaite une Bonne Année 2018 ! Nous tenons à vous remercier de nous avoir suivi tout au long de l’année 2017, année... Lire la suite
  15. 4 points
    Drawar

    Life is Feudal : Forest Village

    L'île poursuit son développement avec la création de mon port, je me suis autorisé l'utilisation du marché pour échanger des ressources. Principalement des herbes (médicinales) contre du bois (assez rentables, peut-être un peu trop selon moi, enfin, l'équilibrage est à revoir pour plusieurs choses dans le jeu), j'échange aussi mes surplus d'outils contre diverses ressources selon les besoins du moment. J'ai déplacé mon moulin, il n'était pas vraiment assez productif vu la distance de la réserve ou de la grange. Il y a maintenant des vaches à la place. Pas mal de ressource ont été engloutit pour l'amélioration du donjon, mais il reste encore une amélioration, mais là c'est trop. J'ai aussi bâti le haut-fourneau (nouveau bâtiment). Hélas, on ne peut pas le construire sur du pavement, car un y de la terraformation dans la construction du bâtiment (pour l'eau). En soi, ce n'est pas vraiment problématique, sauf que ça fait un îlot de verdure avec un haut-fourneau, moyen je trouve. Cependant, le bâtiment beau et bien fait quand même. Oui, la roue tourne pour actionner les soufflets et il y un courant dans l'eau visuellement. Il faut juste imaginer des canalisation souterraines. Vue générale :
  16. 4 points
    Kretschmer

    [WITP AE] Un océan peu pacifique

    Opération Broadway L'opération Broadway est le pendant occidental de La Pérouse, seulement les moyens à disposition sont infiniment plus faibles. L'objectif est, en utilisant Palembang et Manado comme bases de départ, d'envahir Java, le Timor et les Célèbes, puis de là de prendre l'île Coco et de là menacer les convois entre l'Inde ou l'Affrique et l'Australie. Une seconde partie de l'opération est la capture ou la neutralisation de Darwin pour empêcher toute contre-offensive qui partirait de là vers le nord, les Célèbes et les Philippines. Pour ce faire, le groupe "Broadway" dispose de quelques croiseurs légers, de quelques destroyers, d'une dizaine de sous-marin et d'une centaine de bombardier et de chasseurs de la marine. Le fer de lance est constitué de la 6ème division de la Garde, récemment constituée, de la Division Impériale de la Garde, conservée en réserve en Indochine, et du 16ème régiment de la garde et du 5ème régiment de cavalerie de la garde qui seront disponibles au cours du mois de février. Des forces très légères donc mais qui doivent être renforcées par les troupes en provenance des Philippines et de Malaisie. La première quinzaine de février se limite a la guerre aérienne, des Hudson partant de Kendari au sud des Célèbes tentent des bombardements sur notre base de Manado mais sans effets. Néanmoins, le 12 février, 2 Do24 hollandais décollent de Kadjiti, grande base aérienne à l'Est de Batavia, font route vers Palembang au raz de l'eau et arrivent au-dessus du gigantesque port pétrolier. Là 30 zéros patrouillent 12000 pieds afin de protéger l'imposante flotte de pétrolier qui chargent du mazout à destination du Japon. Les deux bombardiers hollandais ne sont pas repérés, ils survolent le port en lâchant leurs bombes qui percutent l'immense pétrolier Kaizo Maru qui se brise en deux lorsque que ses cuves pleines de vapeur d'hydrocarbures explosent. Puis les deux lascars reprennent cap à l'Est sans avoir été inquiété par l'imposante couverture aérienne japonaises, la perte d'un pétrolier de 10 000 t capable de marcher 18 nœuds lors d'un raid aussi courageux que chanceux est une très mauvaise nouvelle. Un raid de Sally les surprend à l'atterrissage, lors d'un raid sur cet aérodrome qui détruit 5 bombardiers au sol. Le lendemain les hollandais renvoient 3 bombardiers sur le Palembang, mais n'aura plus de nouvelles d'eux. Le 18 févriers, les hollandais lancent cette fois-ci 8 bombardiers sur le port pétrolier de Balikpapan, ceux-ci tombent sur 11 oscars, 5 bombardiers sont abattus, le reste file sans demander son reste. 2 Hudson sont aussi envoyés sur Manado, ceux-ci tombent sur des zéros et ne s'en remettront pas. Le 19 février, Oesthaven, à la pointe Est de Sumatra est capturée, le lendemain, la flotte japonaise débarque la division impériale à Merak, une flotte de couverture composée de 2 CL et de 7 DD coule 5 vedettes lance-torpilles, mais une sixième se faufile dans l'imposant convoi et coule un dragueur de mine. 12 bombardiers tentent également de s'interposer mais 30 zéros partis de Palembang veillent sur la flotte et 7 bombardiers sont abattus, les survivants ne provoquent aucun dégât. Même chose le lendemain, 9 bombardiers tentent de s'approcher de la flotte, 5 sont détruits par les zéros. En quelques jours, la flotte de bombardement hollandaise à totalement été détruite. Pendant que l'aviation hollandaise effectue son baroud d'honneur, les troupes impériales commencent leur conquête de Java. La 6ème DI de la garde ainsi que la Division Impériale doivent encercler Batavia en passant par le Sud, encerclement qui est complété par le débarquement le 2 mars du 16ème régiment de la garde et du 5ème régiment de cavalerie de la garde directement à Kadjiti. Malheureusement les assauts des troupes de la 6ème DIG sur Batavia sont infructueux et couteux. Ce qui devait être un assaut rapide se transforme en siège. Le 5, le 9 et le 14 mars, la 6ème DIG et la Div Impériale lancent des assauts sur les hollandais, sans succès. Les chasseurs de l'IJA, installés à Kadjiti commencent a établir la supériorité aérienne japonaise sur Java en nettoyant le ciel au-dessus de Soerabaja. De même la prise de Merak permet de fermer le détroit entre Sumatra et Java par des champs de mines, des hydravions de patrouille anti-sous-marine et des patrouilles de chalutiers armés. Pendant ce temps, le Japon étant son emprise sur Sumatra avec la capture des principaux ports septentrionaux, la côte Sud étant pour l'instant délaissée. Bornéo est également totalement envahie. Le mois de mars se termine, et le drapeau hollandais flotte toujours à Batavia. La raison principale de cet échec est simple mais inquiétante, nos troupes sont fatiguées de ces mois de conquêtes ! Niveau de fatigue élevé, désorganisation des troupes importante (un squad sur trois), ceci essentiellement car en enchaînant les conquêtes, on ne peut pas totalement "préparer" les troupes et celles-ci commencent à tirer un peu la langue… Bien que le débarquement ait eu lieu comme prévu le 2 mars, on espérait être en train de finir de nettoyer Java au bout d'un mois, pas d'entrevoir la fin du siège de la première de ses villes. On a donc pris un mois de retard... en un mois d'opération. Finalement, deux Div d'infanterie, c'est pas assez, on paie là le fait que Singapour a été pris si tard et que la capture des Philippines, de la Malaisie, de Sumatra et de Java (sans parler des Salomons et de la compagne de Birmanie ou le commandant local et prié de se débrouiller avec ce qu'il a...) ont été conduites en parallèle et non l'une après l'autre Et c'est vrai que rien que l'écrire, ça parait fou, alors le réaliser, c'était forcement compliqué... Bref...
  17. 4 points
    Kretschmer

    [WITP AE] Un océan peu pacifique

    Mais où est le Kido Butai ? Pendant que les cuirassés faisaient le sale boulot en Papouasie, le Kido Butai prenait le large plein Est pour soutenir une offensive qui vise à durablement éloigner les américains de nos lignes de communications Truck-Rabaul et Truck Guadalcanal. Ainsi le 12 mars, les troupes de marine capturent Ocean Island, près de Nauru, puis Tarawa, Tabbituea et poussent même l’audace à prendre Baker Island, qui est presque sur la ligne de communication Pearl Harbor – Fidjis. On vient ainsi de repousser la ligne de front de plusieurs milliers de kilomètres. Tabbituea qui couvre le flanc Est de Guadalcanal fait l’objet de terrassements intensifs en vue de fortifier nos positions et de pouvoir opérer sur place un grand nombre d’avions. Puisque ce serait dommage de faire tous ces kilomètres pour rien, le Kb pousse jusqu’au nœud de communication de Pago Pago et lance le 17 mars ses avions sur le port allié. Les pétroliers California Standard et Manzanillo sont coulés, de même que le transport de munitions Lassen, le ravitailleur de sous-marin Fulton et le ravitailleur de destroyers Dixie. Divers mouilleurs de mines, transports, et navires de soutien sont également touchés. Au total 13 navires pour 52 000 tonnes sont coulés. Le Transport de Munitions Lassen explose à Pago Pago
  18. 4 points
    Kretschmer

    [WITP AE] Un océan peu pacifique

    Philippines, Février – Mars 1942 Pendant les premiers jours de février, les bombardiers de l’IJA soutiennent les troupes au sol à Clark Field. Le 8 février, un assaut permet la capture de la base militaire et de son important aéroport. 5400 américains sont tués, blessés ou capturés. Une garnison importante est laissée sur place tandis que le reste de l’armée marche sur Manille. Les bombardements aériens reprennent à la fois sur la presqu’ile de Bataan pour empêcher les américains de récupérer et sur Manille pour soutenir l’avancée des troupes. Un premier assaut mené sur Manille le 12 février permet la mise hors de combat de 1800 américains et la capture de toutes les fortifications. L’assaut est immédiatement reconduit le 13 février mais est un échec. Après quelques jours de repos, et alors que les avions maintiennent la pression, Manille est capturée le 17 février. Les troupes retraitent vers le Sud mais rencontrent les troupes de marines débarquées au sud de Luzon à Legaspi. Les fuyards sont capturés et le Japon étend son emprise sur la totalité de Luzon à l’exception notable de Bataan. C’est important car le port de Manille est inutile sans la capture préalable de Bataan, de son artillerie côtière et du nettoyage de ses champs de mines. Afin d’emporter la décision, l’aviation de l’IJA lance un raid à basse altitude qui n’apporte aucun résultat si ce n’est la perte de 3 appareils… Pendant la fin février, les troupes se réorganisent et se ravitaillent à Manille tout en préparant leur assaut sur Bataan. Le 12 mars, les troupes prennent position sous les contreforts de la forteresse naturelle et commencent leurs barrages d’artillerie. Le 15 mars, un premier assaut fait subir 2600 disparus chez les japonais, pour à peine quelques blessés chez les américains, mais une première ligne de fortification est capturée (1 sur 4). L’assaut est relancé le lendemain, ce qui est une erreur, 1600 japonais sont portés disparus sans résultat. Le 20 mars, la bataille reprend et voit la chute d’une seconde ligne de tranchées. Le 22 mars, la garnison est mise en déroute par un dernier assaut, 16000 américains sont capturés. Immédiatement les dragueurs de mines de Formose s’emploient à nettoyer la baie tandis que les troupes retournent à Manille pour reconstituer leurs forces avant d’être transférées vers d’autres front. Dès que le port sera nettoyé, Manille deviendra un port de stockage de ressource et de pétrole en charge de la collecte de la production de Bornéo et des Célèbes. Malaisie, Février – Mars 1942 La 21ème Division poursuit son avance vers Taiping avec le soutien des bombardiers Ki-21 Sally. Dans le même temps, les chasseurs basés à Kota Bharu, Singkawang et Palembang maintiennent une pression constante sur Singapour ou depuis fin janvier. La 21ème division rencontre des éléments britanniques en retraite le 2 février et les repousse sans difficulté en faisant au passage un millier de prisonniers. De nouveau le 6 elle rattrape et détruit des fuyards et de nouveau le 11 février. Le 20 février elle capture Malacca et fait encore 1500 prisonniers. Le premier arrêt à lieu à Johore Bharu ou l'opposition est sérieuse un premier assaut est un échec lancé le 28 février est un échec. Un second assaut a lieu le 4 mars et provoque 700 pertes de chaque côté, un dernier assaut conduit le lendemain permet d'emporter la décision. Pendant ce temps le 1er régiment de char qui longe la rive nord de la Malaisie capture Temuloh et poursuit sa route vers Singapour. Le 15 mars, l'armée de Yama#####a (5 divisions d'infanterie et 4 régiments d'artillerie) traverse le détroit qui sépare Singapour de la Malaise sous le feu nourri des britanniques. L'assaut coûte près de 6000 hommes. Le lendemain, l'assaut est immédiatement relancé et permet la capture d'une première ligne de fortification. Après 8 jours de repos, l'armée relance son assaut et bouleverse l'armée disparate de défenseurs qui partent en déroute. Le Gibraltar du Pacifique tombe comme un fruit mur. Immédiatement les transports de troupes, les dragueurs de mines et les corvettes anti-sous-marine basées à Saigon ou à Formose rejoignent leur nouveau port d'attache. Il ne reste plus au Anglais que le petit port de Kuantan, sur la côte nord, c'est le boulot du 1er régiment de char qui capture la base le 31 mars, mettant ainsi fin à la campagne de Malaisie.
  19. 3 points
    A la fin du XIXe siècle, la Chine est agitée par le mouvement Yihetuan surnommé par les Britanniques « Boxers » en raison de leur pratique des arts martiaux. Loin de se contenter de pratiquer le Kung Fu dans les jardins, le mouvement est animé d’un vaste sentiment anti-colonialiste et proto-nationaliste. Il nait et se propage dans le Shandong et le nord de la Chine, s’attaquant aux Chrétiens de Chine. Il atteint finalement Pékin, accompagné de slogans tels que « Soutenons le gouvernement Qing et exterminons les étrangers ». Face aux menaces, de nombreux européens et chrétiens se réfugient dans le quartier des Légations L’impératrice douairière Cixi est initialement indécise face à ce mouvement. L’écraser signifierait l’aliénation de toute la population car cela signifierait une soumission chinoise à l’occident, mais les laisser faire entraînerait sans doute une intervention occidentale. La cour elle-même est divisée, jusqu’à ce que les Occidentaux fassent le premier pas et annoncent l’envoi de 20 000 hommes pour lever le siège. La Chine apporte alors son soutien aux Boxers. Onze légations, cinq cents civils et à peu près autant de soldats se partagent les 5,1 km² que représente le quartier. Il n’est que partiellement fermé, au nord-est par la Cité Impériale, au sud par les murs de la Cité Tatare. Ils disposent de trois mitrailleuses et d’un canon. Le ministre britannique Claude Mac Donald est désigné commandant de la défense, tandis que l’américain Herbert Squiers est désigné comme son chef d’Etat-major. D’une manière générale, les troupes d’un pays sont responsables de la défense de leur légation. Les Allemands et les Américains ont pris pied sur les remparts au sud. Je vous propose de vivre le siège du point de vue d’un marine américain (fictif), William B. Walker. 21 juin 1900 (tour 2) Chez nous c’est resté calme, mais du haut du rempart, on a pu voir le grabuge du côté de la légation britannique. Des soldats ont découvert une mine au cours d’une de leur patrouille. Elle n’a pas explosé, mais les Boxers ont quand même attaqué. Ils étaient, quoi, quatre cents ? Le capitaine Myers nous a dit plus tard qu’il n’y avait pas de régulier chinois avec eux. Apparemment, l’Impératrice ne sait pas quoi faire de ces paysans. Ils se sont jetés droit sur les légations britanniques et autrichiennes, mais à la fin de la journée et à l’aide de renforts, ils ont été repoussés. 26 juin 1900 (tour 7) Le déjeuner a été interrompu par le son des canons. On a cru à une armée de secours, mais c’est sur nous que sont tombés les obus. Les légations allemandes et italiennes ont reçu le gros des tirs. Ils n’auraient jamais pu faire ça sans l’accord de l’Impératrice. 27 juin 1900 (tour 8) J’étais en faction sur le rempart quand les obus nous sont tombés dessus. Ils tirent complètement au jugé. Cette fois ils n’ont pas fait de victimes, mais entassés comme nous sommes, la catastrophe n’est pas loin. 28 juin 1900 (tour 9) J’ai perdu mon pari avec Murphy. Je pensais qu’ils allaient nous bombarder et nous affamer jusqu’à ce qu’on devienne fou, mais non. Ils ont attaqué peu avant midi. Par l’ouest, cette fois. Les Russes avaient préparé des positions en avant de leur légation, mais les Boxers les ont pris à revers. Myers nous a ordonné de rester sur notre position, des fois que cette attaque soit une feinte, mais le détachement qui était dans notre légation est allé prêter main forte aux Russes. C’était la panique dans les rues. Les Boxers ont pu entrer et incendier une partie des bâtiments, des civils courraient partout. Il a fallu cinq heures pour les repousser. Une odeur de brûlé flottait sur tout le quartier. On a des blessés de toute nationalité, et Mac Donald est mort dans le bombardement préliminaire à l’attaque. Ça commence à devenir compliqué. 30 juin 1900 (tour 11) Cinq jours de bombardement. On dirait qu’ils ont pris un rythme de croisière. Et un nouvel assaut. Ils ont attaqué à l’est et s’en sont pris aux légations autrichiennes et italiennes. Apparemment, les autrichiens ont perdu leur mitrailleuse dans les premières minutes du combat et se sont fait déborder. Les combats se sont déplacés dans la légation française plus au sud, où les Anglais et les Français les ont accueillis. Les Allemands et nous sommes allés aider les Italiens. Ces Boxers sont des fous. Ils n’ont que des lances ou des sabres comme arme, et nous foncent dessus. Un Chinois chrétien réfugié dans notre légation m’a dit plus tard qu’ils suivaient des rituels qui, pensent-ils, dévient ou neutralisent nos balles. Ils sont persuadés qu’ils ne mourront pas, ce qui les rend d’autant plus dangereux. Ils se déplacent en foule, ça donne un effet de masse. Le canon italien était bienvenu pour briser leur élan. Je comprends mieux que les russes, sans mitrailleuses, aient eu du mal face à eux. On a tenu, mais les blessés et les morts s’accumulent, et nos positions se dégarnissent… En remplacement de Mac Donald, on a nommé le Lieutenant-Colonel Goro Shiba, un Japonais, comme chef de la défense. Non pas que ça change grand-chose à la situation. 5 juillet 1900 (tour 15) Je ne sais pas ce qui se passe dans le camp d’en face, mais les bombardements ont presque cessé et il n’y a pas eu d’attaque. Ça nous laisse du temps pour soigner les blessés et les malades. Les premiers civils sont morts de maladie à cause du confinement et des incendies. 8 juillet 1900 (tour 18) Il fallait bien qu’ils nous tombent dessus. Aujourd’hui, l’attaque était pour nous, sur les remparts. La muraille de la cité tatare fait 12m de large, notre position n’occupe pas plus de 40 mètres en profondeur. On vit à 40 dans cet espace, c’est à peine si on a assez de place pour faire tourner les troupes. On y a placé des barricades. Autrement dit, on s’est infligés l’enfer, mais on l’a aussi a promis à nos ennemis. Eh ben même avec ça ils ont pu neutraliser notre mitraillette et se sont jetés sur nous comme des fauves sur leur proie. Tous nos hommes sont venus. Et les Allemands, puis les volontaires, les Français, et même des Autrichiens privés de légation depuis une semaine. On s’est tous relayés sur le rempart. Ces fous furieux de Boxers ont essayé d’incendier les mirs de leur cité ! Ils ne sont pas passés. La muraille est couverte de cadavres, et de notre côté ce n’est pas la joie non plus. 9 juillet 1900 (tour 19) Les bombardements persistent, mais on a reçu une bonne nouvelle de la part du Lieutenant-colonel Shiba : l’Impératrice Cixi a signé une trêve avec nous. Les troupes chinoises quittent la zone et ne prêtent plus leurs canons aux Boxers. Mc Allister pense que ça signifie que le siège est fini. Moi je crois qu’il se fait des idées et que les Boxers vont revenir encore plus furieux. 10 juillet 1900 (tour 20) Et qui avait raison ? Mc Allister me doit une tournée. C’est la même histoire qu’il y a deux jours, mais cette fois, il n’y avait pas d’étendard jaune. L’Impératrice tient parole. J’ai pris un coup de lance dans le flanc et un coup de sabre sur l’épaule. Par je ne sais quel miracle, j’ai encore tous mes membres et mon unité a pu me sortir de là. Myers m’a mis au repos forcé dans notre légation. J’aurai enfin un vrai lit. 12 juillet 1900 (tour 22) J’ai pu discuter avec Francis Gamewell, un missionnaire qui nous a aidé à monter les barricades. Mac Donald l’a nommé « commissaire aux fortifications ». En plus de ça, sa mission s’occupe des malades et des blessés, aidés par les docteurs vivant habituellement dans le quartier. Certains prennent même les armes et défendent des positions. Myers est venu me voir. Apparemment, on m’appelle Lucky Billy dans l’unité suite à mon exploit de l’avant-veille. 15 juillet 1900 (tour 25) Les blessés se remettent. Myers m’a réintégré sur le rempart. On s’habitue vite au confort… Les autrichiens ont essayé de réparer leur mitrailleuse, mais c’est peine perdue. 17 juillet 1900 (tour 27) On a reçu des nouvelles des assiégés de la cathédrale de Peitang. Ils tiennent toujours malgré les attaques. Dieu est de notre côté. Evidemment il fallait que j’écrive ça une heure avant un assaut. Le comité d’accueil était Allemand cette fois, et on est vite venus les rejoindre. Pas assez vite. Quand on est arrivés, ils étaient en train d’amorcer un repli vers les positions défensives de leur légation. On les a couverts avant de les rejoindre. Je ne sais pas ce qu’ils avaient ces Boxers-là, mais ils étaient rapides. Une fois descendus des remparts ils ont formé deux groupes. Le premier a incendié le sud de la légation allemande. C’est tout juste si on a pu couvrir les civils avant d’achever les boxers sur place. Le second a été accueilli par le canon italien et des troupes dans une position fortifiée. Le soir on a discuté avec les Allemands. J’ai suggéré à Myers de poster 20 hommes de plus sur notre position, pour couvrir la mitrailleuse dans le premier choc. Il a tiré la gueule. « Vous n’êtes pas assez serrés là-haut ? ». Pas suffisamment pour arrêter le premier assaut Boxer. Faute de mitrailleuse, les Allemands ont dressé un nouveau plan de bataille en cas d’attaque contre leur position, avec une position de repli dans les ruines du sud leur légation. Shiba a posté une soixantaine de volontaires près du canal, rue des Légations. En cas de grabuge, ils ont ordre de rejoindre les positions américaines ou la légation allemande. 18 juillet 1900 (tour 28) « Nihao, motherfuckers ! » * tatatatatatatatatatatatata* Les choses sont bien plus simples avec une mitraillette fonctionnelle. Lucky Billy avait raison ! Le détachement supplémentaire a couvert la mitrailleuse suffisamment longtemps pour permettre aux renforts d’arriver. Les foules ne tiennent pas longtemps sous le feu d’une mitraillette. Quand les plus téméraires, à l’avant, tombent les uns après les autres, l’effet de masse perd en intensité, et l’arrière commence à se débander. A partir de là, les guerriers boxers tombent comme des mouches ou prennent leurs jambes à leur cou. On a eu moins de pertes aujourd’hui. A force d’aller se soutenir les uns les autres, on finit par connaître les autres soldats du quartier et, mine de rien, en échangeant nos expérience sur les barricades, on s’améliore. Le moral est bon malgré ce presque mois de siège. L’impératrice nous a apporté des vivres et le nécessaire pour soigner nos blessés et les civiles enfermés avec nous. Ils se sont enquis de l’état de santé de la population. J’ai suggéré à Shiba de répondre « Pas encore massacrés » mais, s’il a ri de ma réponse, il ne l’a pas transmise. Tout cela signifie sans doute que le dénouement approche. Les Boxers ne vont quand même pas s’opposer à l’Empire ? 19 juillet 1900 (tour 29) J’aurais dû la boucler. La politique, ça me dépasse. Aujourd’hui ils ont attaqué les légations italiennes et françaises par l’est. Tout ce que j’ai vu, c’est une masse informe de gens se déversant dans les rues et de la fumée sortant de nombreux bâtiments. Les Italiens, chassés de leur position, se sont déplacés au sud, dans la résidence de Hsu T’ung. La légation française est elle-aussi salement endommagée. Le capitaine Berthier nous a rapporté que les Boxers couraient dans tous les sens, allumant des feux au petit bonheur la chance, sans même chercher à se mettre à couvert et ignorant complètement leurs tirs. Ils ont rencontré la même sale engeance que les Allemands avant-hier, on dirait. On ne sait trop comment, la centaine de civils qui s’était réfugiée dans la légation française a réussi à éviter les flammes et les Boxers. Un jeune enfant Chinois qui travaille avec un missionnaire nous apporte de bonnes nouvelles. Les renforts devraient atteindre Pékin d’ici quatre semaines. Quatre semaines. C’est long, mais cela explique le geste de l’impératrice. 24 juillet 1900 (tour 34) Les bombardements persistent. On a fini par s’y habituer. Cela plombe nos nuits, mais fait peu de victimes. Et puis, ce n’est pas comme si on passait de bonnes nuits, entassés sur ce rempart. 25 juillet 1900 (tour 35) On a un nouveau canon ! En raclant les fonds de tiroirs pour des vivres, les Autrichiens sont tombés sur une vieille pièce d’artillerie qu’ils sont parvenus à restaurer. Ils l’ont sobrement appelé « Der Internazionale Kanon ». Mc Allister a suggéré « Betsy ». C’est mieux, c’est plus court et c’est plus affectueux, « Betsy ». On l’a placé sur le rempart avec les Allemands. Les Boxers vont avoir une sacrée surprise. 26 juillet 1900 (tour 36) Ce matin, on a été réveillé par des cris. Des hurlements, pour être précis. Des Boxers, qui menaient une charge contre la position allemande sur le rempart. Comme la dernière fois, nous sommes arrivés en renforts mais, contrairement à la dernière fois, les Allemands tenaient leur position grâce à Betsy. Dans le feu de l’action j’ai proposé de troquer Betsy contre notre mitrailleuse, mais bizarrement ils n’en ont pas voulu. Notre mitrailleuse brise les foules, alors imaginez un canon… Les Boxers ont tout donné, absolument tout, et pendant toute la journée. On a bien cru qu’on allait tous y passer, mais finalement on a tenu. Chaque mètre de terrain cédé, on l’a repris à la force de nos armes. 1er août 1900 (tour 42) Cela fait près d’une semaine qu’il n’y a eu ni bombardement ni attaque. Si on ne les voyait pas à quelques dizaines de mètres de nous, on pourrait croire que les Boxers ont été chassés ou se sont enfuis. 14 août 1900 (dernier tour) Vers 5h du matin, pendant mon quart, j’ai entendu des tirs venant de l’est. Des canons -pas ceux de d’habitude- puis le bruit des mitraillettes. Je suis allé voir les Allemands qui m’ont confirmé ce que j’en avais déduit : les renforts sont enfin là ! Impossible de les voir derrière le rempart extérieurs et intérieurs, mais ils sont bien arrivés. A 15h, un contingent anglais est passé par un fossé de drainage sous le mur de la cité tatare, suivi de peu par le général britannique Alfred Gaselee. Il est accueilli par le lieutenant-général Goro Shiba. Il n’a pas eu besoin de plus pour comprendre que Claude Mac Donald n’avait pas survécu. Deux heures plus tard, le général Chaffee est entré à son tour. Il est venu nous saluer sur les remparts. En voyant nos troupes comprimées dans un si petit espace, il comprit l’enfer que nous avions vécu. Il ne fit aucun commentaire, mais son visage, livide, en disait suffisamment long. Nous étions 409 soldats début juin. 55 sont morts et nous avons eu jusqu’à 135 blessés, aujourd’hui soignés. 13 civils manquent à l’appel et 24 sont blessés ou malades. Je cherche en vain un motif militaire à l’échec des Chinois dans leur campagne d’extermination des étrangers. S’ils avaient consenti à sacrifier quelques centaines de vies en plus lors de chaque assaut, ils auraient bien vite éteint nos défenses et je ne serais pas en mesure d’écrire ces mots. Le fait est que, Dieu merci, les Boxers n’étaient pas si immunisés à la peur que cela.
  20. 3 points
    jerry

    WWII SC WAR IN EUROPE [Multijoueur]

  21. 3 points
    tguyon

    Cold War 2

    Tiens, je vous ai mis sur le twitter une preview d'une dizaine d'événements du futur mode sur la France jouable : https://twitter.com/GamingAtWork
  22. 3 points
    Kretschmer

    [WITP AE] Un océan peu pacifique

    Ca y'est l'ensemble des fronts ont été balayés avec le détail des opérations jusqu'à fin mars. C'est l'heure d'un petit rapport trimestriel afin d'aborder des sujets plus transverses ainsi que de faire un point sur les pertes encourues par les uns et les autres... Et pour ce faire, nous retrouvons le cahier de note de notre ami Kretschmer, attaché naval à Tokyo...
  23. 3 points
    jerry

    WWII SC WAR IN EUROPE [Multijoueur]

  24. 3 points
    jerry

    WWII SC WAR IN EUROPE [Multijoueur]

  25. 3 points
    tguyon

    Cold War 2

    Bientôt...
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