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  1. 7 points
    Rhysaxiel

    [CMANO] Impossible n’est pas Iranien

    [CMANO] Impossible n’est pas Iranien Jeu : Command Modern Air Naval Operations Wargame of the year edition. Scénario : “Attack on H-3”, scenario communautaire lourdement modifié par mes soins Camp : Iran Contexte : Première guerre du Golfe (Guerre Iran-Irak), 1980-1988 Date : 4 avril 1981 Introduction Les relations entre l’Iran et l’Irak sont tendues depuis plusieurs décennies, notamment à cause du statut de la navigation maritime sur le Chatt-el-Arab, à la frontière entre les deux pays. La découverte de pétrole dans la région du Kouzistan, qui inclue le fleuve, et la présence d’une majorité arabe, et non perse, attise les convoitises des baathistes irakiens, arrivés au pouvoir en 1968. La Révolution Iranienne de 1978-1979 et son ambition pan-islamiste s’inscrit également en contradiction totale avec le baathisme et ses aspirations nationalistes arabes. Espérant profiter du chaos, conséquence de la révolution islamique et de ses purges touchant l’Iran, l’Irak de Saddam Hussein lance le 22 septembre 1980 une attaque massive et surprise contre son voisin persan. Cette attaque, ciblée sur le Khouzistan que Saddam espère annexer, remporte un succès initial mais est bien vite non seulement arrêtée par des Iraniens étonnamment résilient, mais en plus progressivement contrée. Les troupes irakiennes échouent aux portes d’Abadan, dont le siège débute en novembre 1980 mais traîne en longueur. Son échec marque la fin de la première phase de la guerre, celle de l’initiative irakienne. L’année 1981 voit les deux belligérants en position largement défensive, avec toutefois le lancement d’une opération iranienne à Dezful en janvier, qui se solde elle aussi par un échec. Elle amène l’Irak à tirer ses premiers missiles, non des Scuds, qui entrent en scène plus tard, mais des 9K52 Luna-M/FROG-7, contre les civils. Dans les airs, les forces iraniennes ont l’ascendant sur leur ennemi, à tel point que les appareils les plus précieux sont déplacés loin à l’est de l’Irak, sur le complexe H-3 (sur le pourquoi de cette domination iranienne, voir un prochain AAR !). Les renseignements iraniens affirment de plus que l’Union Soviétique ainsi que la France ont livré en début d’année de nouveaux appareils à leur ennemi et que l’Egypte fournit des pièces détachées. Des bombardiers Tu-16 et Tu-22 ainsi que des Mirages F-1 seraient ainsi parvenus sur les bases irakiennes. L’état-major irakien considère son aviation, notamment ses précieux bombardiers, à l’abri sur l’H-3. Les Iraniens vont lui prouver qu’il a tort. Le complexe H-3 Ce complexe regroupe trois bases aériennes avec, sur chacune, une infrastructure colossale : tout le nécessaire au ravitaillement, quatre pistes en tout dont deux de près de 3km chacune, plus de places de stationnement pour les appareils que ce qui est nécessaire, ainsi qu’un réseau de radars et de défenses antiaériennes modernes. Il est fort probable que les bombardiers soient stationnés sur la base principale en raison des deux pistes qui offrent une sécurité accrue en cas d’attaque. Il est même possible d’aller plus loin et de conjecturer que les emplacements des avions sont au croisement des deux pistes, à l’est. C’est en tout cas ce qu’un commandant un peu censé ferait… A condition d’estimer qu’une attaque contre la base est possible, ce qui n’est pas le cas des irakiens. Le complexe est loin à l’ouest, près de la frontière jordanienne. Aucun appareil dans l’arsenal iranien n’est en mesure d’atteindre cette cible et de rentrer sans ravitaillement aérien. Le plan initial consiste en un trajet des plus directs : en passant directement au nord de Baghdad, le trajet est le plus court. Cependant, le fait de rester moins longtemps dans l’espace aérien est compensé par la proximité de plusieurs bases aériennes, dont les deux autour de Baghdad, assurément en état d’alerte permanent. De plus, une fois Baghdad passée, il sera impossible de maintenir la surprise, le seul objectif stratégique à l’ouest est la base H-3. Un triumvirat de colonels de l’Armée de l’Air Iranienne, Javad Fakoori, Bahram Hooshyar et Fereidoon Izadseta, ont raffiné le plan original et proposé plusieurs variations (historiquement une seule, la 2). Le plan n°2 consiste à longer la frontière nord du pays, où l’aviation irakienne est moins présente, pour ensuite virer vers le sud-ouest pour frapper H-3. La route est très longue et nécessite sans doute deux ravitaillements en vol pour l’aller seulement. Le relief est en revanche favorable à une infiltration : les Monts Sinjar à l’ouest de Mossoul offrent une couverture contre les radars irakiens. Le plan n°3 passe entre Al-Kut, défendu par la base d’Al-Jarrah, et Al-Amarah. Baghdad est ainsi contournée, mais l’absence de surprise une fois Baghdad passée persiste. Le plan n°4 est le miroir du plan n°2, mais passe très près de la base de Shaibah, dans une zone où l’armée irakienne est plus active. Le relief plat n’offre pas de couverture, mais les radars sont moins présents dans la région. La base aérienne de Shaibah est cependant assez active. Après plusieurs heures de discussion, le plan numéro 2 est retenu. Il offre le double avantage de passer par une zone de faible activité irakienne en plus d’offrir un relief accidenté, susceptible de complètement masquer les avions participant à l’attaque pendant de longues minutes. Longer les frontières turques et iraniennes ouvre en plus des possibilités de leurrer l’ennemi en faisant passer nos avions pour des avions étrangers en patrouille. Le plan Le principal problème logistique de cette attaque est le carburant. Nous disposons de quatre appareils de ravitaillement aérien, des KC-25/Boeing 707 qui peuvent ravitailler quatre appareils chacun dans des délais raisonnables. Pour l’ensemble de l’opération, quatre missions de ravitaillement seront nécessaires, deux à l’aller et deux au retour. La première et la dernière auront lieu au-dessus du lac d’Ourmia tout au nord du pays. La deuxième et la troisième mission se feront dans l’espace aérien syrien, entre les monts Sinjar et les montagnes au nord du pays, dans le Kurdistan irakien. Avec une telle configuration, il ne peut y avoir que huit appareils en vol. Les avions les plus à mêmes de mener une telle opération dans l’arsenal iranien sont les F-4E Phantom II. La base d’Hamedan en abrite plusieurs du 31e Escadron Tactique de Chasseurs. McDonnell Douglas F-4 Phantom II La configuration arrêtée est la suivante : - quatre avions chargés de six bombes de 750 livres M117 forment le groupe Alvand - quatre avions chargés de bombes à fragmentation BL.755 CB forment le groupe Alborz Outre leur équipement d’attaque, ces avions possèdent deux missiles anti-aériens AIM-7M Sparrow et un pod de contre-mesures AN/ALQ-101 pour se défendre contre les appareils rencontrés et les missiles tirés contre eux. Le principe est simple en théorique mais très dangereux en pratique. Les appareils voleront à basse altitude tout le long du trajet. Partant d’Hamedan, les huit F-4 se rendront au Lac Ourmia où ils procéderont au premier ravitaillement, avant de filer vers l’ouest pour procéder au deuxième ravitaillement au-dessus du Kurdistan. De là, ils attaqueront. Elle se déroulera en deux temps. Le groupe Alvand a pour mission de neutraliser les pistes de décollage des trois bases en lâchant quatre bombes par piste. L’objectif est de sécuriser le site en empêchant tout avion de chasse au sol de décoller pour intercepter les F-4 et de repérer d’éventuels bombardiers stationnés au sol. La vague Alborz a comme principal objectif de détruire les avions au sol avec leurs bombes à fragmentation, sous la couverture d’Alvand. Il n’y aura que deux passages au maximum avant de faire demi-tour en prenant l’exact chemin inverse. La base dispose d’un ensemble de défenses anti-aériennes relativement récent, des S-75M Volkhov/SA-2f et 9M32/SA-7a Grail au-dessus duquel il ne vaut mieux pas rester trop longtemps. Il y a sans doute des chasseurs sur place, mais nous ne savons pas avec certitude leur type ou leur état. L’Irak dispose de MiG-21 et de MiG-23, ce sont sans doute ces appareils que nous rencontrerons. A moins d’être repérés en vol, nous disposerons de l’effet de surprise et bénéficierons peut-être d’une défense moins acharnée que prévue. En parallèle Les patrouilles de routine ont lieu selon leur schéma habituel. Leur but est d’engager tout avion irakien identifié. Plusieurs appareils sont disponibles, ou le seront dans quelques heures, sans pour autant être affecté à une mission quelconque. Sur la base de Dezful, huit F-5E Tiger II sont prêts à décoller, quatre armés pour le combat antiaérien, quatre pour un bombardement au sol. Ils sont affectés à une mission de diversion contre Al-Amarah, consistant en le bombardement du poste radar et des bunkers, dans le but d’attirer les chasseurs irakiens dans la région et ainsi les éloigner du nord du pays. Des F-14 sont en attente à Omidieh. 4 avril 1981, 7h00, alors que les appareils sont quasi prêts à décoller, le briefing commence…
  2. 6 points
    LARS

    Concours "Kalinine" du meilleur mini-AAR

    Bonne année et bienvenu dans ce numéro du concours "Kalinine", nommé en l'honneur du vieux président soviétique qui soutint avec joie Staline, Comme chaque année, nous allons procéder à la remise de différents prix aux mini-AAR créé dans le cadre du concours de RJS. Sauf que le Fan Club de Staline offrira un point de vue totalement objectif, éclectique et prolétarien des vainqueurs et des perdants dans différentes catégories. Mais assez parlé, voici tout d'abord les "Stalin Awards" : STALIN AWARD DU MEILLEUR MINI-AAR : [QVADRIGA] LA COURSE DE LA TOGE POURPRE "De l'action, de l'émotion, des rebondissements et des soviétiques ! Que demande le peuple ?" STALIN AWARD DU MEILLEUR AUTEUR : MARAUD pour [QVADRIGA] LA COURSE DE LA TOGE POURPRE "Un camarade qui a su faire preuve d'inventivité et renouveler le genre du mini-AAR" STALIN AWARD DU MEILLEUR SCÉNARIO : [QVADRIGA] LA COURSE DE LA TOGE POURPRE "Un scénario fluide, bien construit, avec une grille de lecture concise. Que du bon !"" STALIN AWARD DU MEILLEUR PERSONNAGE PRINCIPAL : STALINE dans [QVADRIGA] LA COURSE DE LA TOGE POURPRE "Un personnage charismatique qui tient à lui seul toute l'histoire" STALIN AWARD DU MEILLEUR PERSONNAGE SECONDAIRE : BOUKHARINE dans [QVADRIGA] LA COURSE DE LA TOGE POURPRE "Le meilleur faire-valoir, qui aide Staline à sauver Rome de la menace trotskyste" STALIN AWARD DU MEILLEUR MÉCHANT : TROTSKY dans [QVADRIGA] LA COURSE DE LA TOGE POURPRE "Un méchant qui appuie le côté dramatique et rajoute un véritable challenge aux membres de SPQRSS" Mention honorable à Gravius dans [Qvadriga] La Course de la Toge Pourpre STALIN AWARD DES MEILLEURS EFFETS SPÉCIAUX : [QVADRIGA] LA COURSE DE LA TOGE POURPRE pour ses chariots en vue aérienne. "Un jeu aux graphismes époustouflants" Et maintenant, les "Trozzky Awards", avec un point du vue toujours aussi objectif, éclectique et prolétarien : TROZZKY AWARD DU PLUS MAUVAIS MINI-AAR : [LE TEMPS DES AS] L'ESCADRILLE DES BLEUX "Un mini-AAR qui mise sur un jeu avec un moteur de jeu qui remonte à l'ère tsariste. Aucun intérêt." TROZZKY AWARD DU MOINS STALINIEN DES AUTEURS : DRAWAR pour [SIMS MEDIEVAL] CONTRIBUTION DE DRAWAR "L'auteur a tendance à laisser une part belle aux blancs et aux jaunes. Ça manque de rouge." TROZZKY AWARD DU PIRE SCÉNARIO : [SIMS MEDIEVAL] CONTRIBUTION DE DRAWAR "Une large place est laissée aux nobles et aux bourgeois dans cette histoire" TROZZKY AWARD DU PIRE PERSONNAGE PRINCIPAL : GEORGE MCCLELLAN dans [ULTIMATE GENERAL : CIVIL WAR] - DOUZE HEURES SUR L'ANTIETAM "Le personnage principal est pratiquement absent scénaristiquement." TROZZKY AWARD DU PIRE PERSONNAGE SECONDAIRE : ALDRAZATH LA MARCHANDE dans [SIMS MEDIEVAL] CONTRIBUTION DE DRAWAR "Une bourgeoise." TROZZKY AWARD DU PIRE MÉCHANT : LES ALLEMANDS dans [LE TEMPS DES AS] L'ESCADRILLE DES BLEUS "Ils sont allemands. Ce sont des nazis en devenir. Et ça en fait de bons clients à cet award comme chaque année" TROZZKY AWARD DES PIRES EFFETS SPÉCIAUX : [MONSTER HUNTER FREEDOM UNITE] CHASSE AU CRABE pour les screenshots basse résolution "J'avoue. C'est petit de notre part." Le vainqueur incontestable du concours cette année est "[QVADRIGA] LA COURSE DE LA TOGE POURPRE" !! Bravo à Maraud !
  3. 5 points
    Rhysaxiel

    [CMANO] Impossible n’est pas Iranien

    Epilogue Site radar de Sinjar, 5 avril 1981, 23h20 « Je vois les choses ainsi, commandant Ghassan : chacun des commandants est acoquiné avec Saddam Hussein, ils sont tous plus ou moins protégés par le Raïs. Ils sont en quelque sorte intouchables. L’affaire se conclura sans sanctions contre ces trois-là. On mettra en avant les informations limitées que vous avez fournies, limitations dues aux équipements et non à votre compétence je vous rassure, ainsi que la situation générale et les responsabilités des trois bases pour dédouaner tout le monde. Je n’ai moi-même aucun élément qui permet de conclure à une collusion avec l’ennemi, je pense que ce sont de fidèles serviteurs du Raïs. - Vous ne m’enlèverez l’idée qu’ils ont complètement failli à leur rôle. Jeune, fougueux, franc et selon toute vraisemblance compétent. Voilà un homme dangereux. Si Saddam pose un jour son regard sur lui avec attention, il y trouvera un portrait de lui en plus jeune, le dégoût de l’injustice en plus. - Et vous avez raison. Mais Saddam Hussein a besoin de subordonnés comme eux. Aucune ambition et un sens du devoir et de la loyauté très aiguisés. La compétence ne vient qu’après, elle n’est qu’un supplément toujours agréable à posséder mais non essentielle. - Comment voulez-vous que nous remportions cette guerre avec des gens pareils aux commandes ? - La question n’est pas là. Vous devriez plutôt vous demander comment Saddam Hussein peut se maintenir au pouvoir en ne s’entourant que de gens comme vous. Le regard de Ghassan s’agrandit d’un coup. L’ambiance, jusqu’ici détendue, est devenue glaciale. - Qu’entendez-vous par là ? - Vous avez prouvé hier que vous étiez compétent. Vous avez de l’intuition, le sens de l’initiative. Je vous ai vu deux fois aujourd’hui, et vous n’avez pas changé votre discours d’un iota. Vous accusez avec véhémence ceux que vous pensez être en tort, et je ne crois pas me tromper en pensant que vous êtes furieux contre l’absence de sanction prises à leur encontre. Silence. C’est parfait. Al-Bakr reprend. - Vous ne le savez sans doute pas, mais vous avez trois ennemis maintenant. Vous aurez les lumières sur vous quelques semaines, et votre bonne performance atteindra sans doute le bureau d'un subalterne du Raïs, mais je suis tout de même prêt à parier que ces commandants insisteront sur vos manquements à vous, quand bien même ils sont inexistants surtout comparés aux leurs. Mais eux ont l’oreille des bonnes personnes. Il est temps de placer la bombe à retardement. - Vous n’avez pas beaucoup d’options. Vous êtes compétent donc vous ne décevrez pas vos supérieurs. Ne faîtes pas de vagues, n’accusez jamais comme vous l’avez fait devant moi. Je n’ai pas inclus vos remarques dans mon rapport final, mais d’autres ne seront pas aussi compréhensifs. En somme, restez irréprochable aux yeux du Ba’ath et tout devrait aller pour vous. Ghassan ne dit rien tandis qu’al-Bakr se lève. - Je ne devrais pas être ici, aussi je m’en vais en vous souhaitant une bonne nuit. Gardez à l’esprit ce que je viens de vous dire. Contre votre gré, vous venez d’entrer dans une arène où la pitié n’a pas sa place. - Au revoir, colonel… Et merci. Baghdad, 6 avril 1981, 3h15 Epuisé par ces deux journées de voyage dans tout le pays, al-Bakr met un point final à son rapport. « H-3 a perdu onze bombardiers, deux avions cargo, une dizaine de véhicules de maintenance, trois batteries de DCA, deux citernes. La piste est endommagée. Trente-huit personnes sont mortes, dont l’essentiel des troupes du génie qui devaient réparer la piste ainsi que le commandant Hadi, et une cinquantaine d’autres sont à l’infirmerie. H-3 nord-ouest a envoyé quatre MiG-23 en interception, aucun n’en est revenu. Les défenses anti-aériennes étaient désactivées au moment de l’attaque, malgré les avertissements du commandant Ghassan sur le site radar de Sinjar qui a prévenu suffisamment tôt la base Al-Walid de l’imminence d’une attaque. Des éléments convainquant incriminent le commandant Hadi. Il était de mèche avec les Iraniens, leur a fourni des informations sur la base et le déploiement des bombardiers sur place, et a refusé de mettre la base en état d’alerte avant le tout dernier moment, prétendant de longues minutes avoir à faire avec des appareils syriens égarés. La réaction n’a pas été suffisante : seuls quatre avions ont décollé alors que les Phantom iraniens étaient sur eux. Aucun appareil n’a décollé du nord du pays. Qarrayah, Kirkouk et Mossoul avancent l’impossibilité d’intercepter les avions à l’aller en raison d’informations parcellaires fournies par Sinjar, et au retour en raison de leurs responsabilités et de la situation générale sur le front. La compétence du commandant Ghassan et de ses subalternes n’est pas remise en cause par ce rapport. » Une base en ruine certes, mais un traître éliminé. L’assurance de la fidélité des commandants du nord du pays. Un officier brillant à Sinjar. Le Raïs sera content. Onze bombardiers détruits, trois commandants, tous incompétent, qui se rejettent la responsabilité du fiasco et ne se font plus confiance mais qui resteront en poste. Au milieu de ça, un jeune commandant brillant, chiite, désormais suspicieux et où le doute contre sa hiérarchie germe lentement. Le Guide Suprême sera ravi.
  4. 5 points
    tguyon

    Cold War 2

  5. 5 points
    Et cette année encore, la course à la Toge Pourpre à lieu! Cette année nos trois principaux challengers sont: Staline, Trotsky et Boukharine pour l'équipe du SPQRSS, l'équipe favorite du prolétariat Romain! Les 3 champions veulent chacun la toge Pourpre de meilleur Quadrige de l'empire mais seule une d'entre elle est propre! QUI SERA LE CHAMPION? QUI AURA LA POURPRE? L'équipe du SPQRSS au grand complet: Staline sera le premier a se lancer dans la course au pouvoir à la Toge! Il nous dit être prêt à tout pour réussir, se sent confiant et demande à ses partisans de le soutenir! A la fin du premier virage, Staline réussit a passer 3 et a se maintenir en seconde place! Décidément, cela semble bien partit pour celui qu'on surnomme "Bruta": Mais à la fin du premier tour, un homme, probablement payé par le vil Trotsky, lui vole la vedette! Que de tension dans cette course, décidément! Et au second tour, un autre candidat à la pourpre lui passe devant. Décidément il y a complot contre Staline qui passe 4ème! Staline semble faire tout son possible pour remonter la pente! La Toge Pourpre lui irait tellement bien à son teint! Mais c'est finalement à l'avant dernier virage que la vérité se fait! Son char casse! Probablement saboté par les ennemis de l'équipe du SPQRSS! Quel terrible fin pour le Grand Staline, qui humilié, doit sortir du stade sous les hués du prolétariat! C'est maintenant au tour de Trostky de tenter la Pourpre! C'est celui sur qui repose le plus les espoir. Il avait vaincu notamment durant 4 années d'affilé l'équipe des aristocrates/ Mais il semblerait cette année les Praticiens, est préparé un piège vu le nombre de d'observateur à côté de lui durant cette course! Et cela commence mal! Trotsky est bloqué par ses adversaires qui l'empêche de passer et le bloque a la fin du premier virage! Pendant ce temps Gavius, héro des Patriciens, lui vole la vedette! Quelle terrible humiliation pour celui qui était vu comme le grand vainqueur de la toge Pourpre! Trotsky ne semble avoir aucune chance! Et la triche s'accumule à chaque tour! Trotsky est continuellement bloqué par ses adversaires au tour 2! Et c'est ça qu'on aime! Pris en tenaille par ses adversaires lors du dernier tours, la vérité se fait: Trotsky est indigne de la Toge Pourpre! Et c'est finalement 5ème que Trotsky finit, humilié par les Praticiens. Devant cette défaite honteuse, il nous dit se retirer du monde du sport et se reposer dans sa villa à Capoue et souhaite bonne chance au dernier conducteur de l'équipe du SPQRSS, Boukharine. Et c'est finalement la finale avec ce dernier qui s'est qualifié tant bien que mal et se retrouvant donc dans une position très difficile de fond de couloir. Peu avant le début de la course, il se disait confiant, mais comme Nous la dit Gravius, le probable gagnant de cette année: "Le jour où il gagne le naze, je me suicide de honte!". On sent bien que l'équipe du SPQRSS n'a plus aucune chance! Et c'est incroyable! Boukharine qui était le plus mal placé remonte à la 2ème place avant la fin du premier 1 tour, alors que nous suivons Gavius! Il a réussit a profiter que les conducteurs soit occupé dans les couloirs centraux pour lancer à pleine vitesse son attelage et même à pénétrer dans l'un des couloir centraux durant le dernier virage! Mais Gavius ne se laisse pas faire et le maintient a distance! Boukharine semble voué à rester éternelle second! Mais... OUi! OUI! Alors que son adversaire était largement devant lui, Boukharine pousse ses chevaux a fond! Il fonce! Il fonce dans un coude à coude extraordinaire! Et passe devant son adversaire obligé de ralentir a cause d'un attelage en liberté! Lui laissant le champ libre vers la victoire! IL GAGNE! IL GAGNE! OUIIIIIIII!!!!!!!!! Boukharine à gagné la Toge Pourpre! C'est incroyable! C'est incroyable! Le vainqueur est célébré par la Plèbe romaine qui lui remettent la Toge Pourpre sur ses épaules de vainqueur! C'est Beau! C'est Grand! C'est Roooooommmeeee! Et pour couronner ce grand moment de sport, on nous signale le suicide de Gavius. Et ça aussi c'est le sport comme on l'aime!
  6. 5 points
    tguyon

    Cold War 2

    jorirak, c'est un golgoth de combat ou le fils secret de Jordi et bernadette Chirac ?
  7. 4 points
    Swompy Time

    [CKII] CONQUISTA !!!

    Nous sommes le premier janvier 769. Je suis le comte de Biscaye, un vassale catholique du Roi des Asturies Je m'appelle Obeko, j'ais 49 ans et le correcteur orthographique m'interdit toute forme d'existante. Ma fille Munia à 23 ans, et a un fils qu'elle a eu avec un roi précédent, autant dire qu'il n'est pas de ma dynastie. Mon jeu est en "super difficile" et en Iron Man. Tout les évènements historiques sont en aléatoire. Les épidémies sont en "ultra violence", et la porté diplomatique a été divisé par 2. Le nombre de provinces gouvernable est réduite au quart et le nombre de vassaux d'au moins par deux. Pour finir, les révoltes provinciales sont 6 fois plus balèze que la normale. Et pour les connaisseurs, mon début de partie est particulièrement violent. Ah oui, et j'utilise évidemment mon grill pain de l'amour qui semble vouloir me lâcher à tout moment. Je suis donc en mode "Sodomie au verre cassé". Souhaitez moi bon chance. Pour commencer, il me faut un fils, et ma vieille femme de 40 ans risque de ne pas être assez fraîche pour ça. Je lance donc un grand complot pour tenter de l'éliminer. Mon intérêt sera bien évidemment "complot". Si il n'y a pas de résultats d'ici 10 ans, et si ma fille ne fournis pas un héritier digne de ce nom, et si je n'arrive pas à changer les lois de successions (ouch), il me faudra la tromper et me fournir en bâtard, ce que je préfererais éviter. De plus, je maris ma fille à Grifo, prince allemand de 24 ans. Un beau partie. Vazy cocotte, ponds moi des petits fils ! Grifo est un pur incapable. J'espère qu'il saura utiliser mieux ses bourses que sa cervelle. Au moins le mariage m'a permis de remplir les miennes. Mes vassaux demande des déductions d'impôts. Je leur propose des vacances chez les grecs. Ma femme n'a pas de secret. Alors je dis qu'elle s'habille comme un homme, ça devrait choquer mon entourage. Le grand méchant sultan andalou lance une guerre sainte pour récupérer la Galice. Alors la Galice c'est loin, mais pas tant que ça au final. Finalement, je réussis à percevoir des rumeurs faisant état que ma femme dit des choses révoltantes à mon sujet. J'en profite pour honteusement la mettre en prison, et puis je la fais étranglé. C'est tout de même plus simple. Mes vasseaux accueillent fraîchement la nouvelle, mais ma fille me fait carrément la gueule, mais pas trop non plus. Elle ne devait pas trop aimer sa mère au final. Je me fiance avec Lantsuinda, une jeune fille de 14 ans. Nous aurons 35 ans de différence d'âge. La donzelle est jeune et fraîche, et m'offre également un pacte de non agression avec son père, l'archevèque de Valois. En quête de fourberie, j'espionne mon Roi, et fais courir le bruit qu'il a un ami imaginaire qui s'appelle Boro. Et puis j'apprend qu'il s'en va se balader seul dans la forêt, alors que la guerre fait rage. Bon, et si on tentait de le crever ? Bien évidemment, c'est un échec, mais au moins personne ne connaît mon implication. Le 2 avril 771, la Galice est perdu. Peste ! Munia a une petite s'appelant Joana, tandis que ma femme est enceinte. J'ai des doutes sur l'identité du père, mais même en espionnant précautionneusement je ne découvre rien. J'imagine qu'il est de moi. Au final, ce sera une fille d'une nom d'Estefania. Je fiance la petite Estefania avec l'imprononçable hériter du Wersceter. Bref, d'un comté anglois. Ils auront 10 ans de différences, j'espère que ce grand garçon n'aura pas de batârd légitimé d'ici le mariage. Le méchant Sultan est en guerre contre un Charlemagne qui aimerait bien la Navarre. De plus, des royaumes catholiques semblent émerger partout dans les territoires hispaniques. 773 : un petit fils de ma dynastie ! Il s'appelle Belasko. Le Duc de Léon, un homme qui s'est taillé un royaume sur des cadavres mahométan viens en Asturies pour élargir ses frontières. Son armée pourrait rivaliser avec celle du Sultan. Ce sera un allié intéressant sur le long terme. Le 18 juillet 775, Léon tombe aux mains du Duc de Léon. La même année, j'ais de nouveau un enfant. Kanstanzia. Une fille encore, donc. Mes conseillers trouvent que je manque d'ambition. Mais je m'en fiche, vu que c'est vrai. A 56 ans, ma seule motivation est d'avoir enfin un fils. Alors le reste ... 11 novembre 776 : un fils ! Enfin ! UN FILS !!! YEAH !!! Il est né le jour de la Saint Martin, et en hommage à ce saint il est nommé Mattin (variante basque). Il sera célébré sous le nom de Morti sur les côtes de la mer méditerrané (mais où est Eric ?), tandis que les arabes le connaîtrons sous l'appellation مارتن. Tel son auguste patron, il sera élevé en guerrier, et comme le célèbre Mars son domaine sera la guerre. De nos jours, ses histoires ont été reconstitué dans les sagas comme Rambo et Terminator. Après 3 enfants et une année à combattre la maladie, ma femme meurt en 777. Je ne peux que me remarier avec une fille de 8 ans. Je suis vieux, tellement vieux ... En 779, une jeune femme de 17 ans, Yolinda tombe sous mon charme sans que je fasse quoi que ce soit. C'est si bon d'être jeune ! Le 20 octobre 779 naît Obeko, mon premier et unique bâtard. En 781, on me découvre un cancers. Pour continuer de vivre je suis contraint de sacrifier un oeil à l'exercice de la médecine. Le premier juin 782 je participe à la bataille de Siguënza. Nous sommes moins de 400 contre plus de 700 mahométans, mais la victoire sera à nous. En 783 je confis mon fils Mattin à Ursus le comte de Crémone. C'est un grand guerrier (25) que tout le monde connaît sous le nom de "désanusseur d'ours". Un chic type. Brutal et Ruzé (ou alors le contraire). Je meurs le 2 septembre 783 des suites de mon opération à l'oeil à 63 ans. Mon fils Mattin, 6 ans, me succède. Il sera le plus grand guerrier de son temps. ALL HEIL MATTIN !!! Règne 1 - De 769 à 783 (14 ans) - Obeko de Biscaye Prend le pouvoir à 49 ans, meurt à 63 ans Comte de Biscaye Gain - Aucun Perte - Aucune Héritier - Mattin (fils) Règne 2 - De 783 à ? - Mattin de Biscaye Prend le pouvoir à 6 ans, meurt à ? ans Comte de Biscaye
  8. 4 points
    tguyon

    Cold War 2

    FRANCE JOUABLE !
  9. 4 points
    Temaneko-Kun

    [EU4] De la Provence au Paraguay

    Nous allons aujourd'hui étudier le chapitre sur la Provence pré-coloniale. Comme nous l'avons déjà vu dans le chapitre de géographie, la Provence, notre Mère-Patrie, a aujourd'hui été absorbée entièrement par le Royaume de France dans le cadre de l'Union Personnelle qui a uni nos deux nations depuis Anne de Valois. Je vais vous laisser lire les documents des quatre premières pages du chapitre, ensuite nous discuterons ensemble et vous tenterez de répondre ensemble à cette question : "Comment le destin de la Provence et ses relations avec ses voisins ont-ils influé sur notre pays à l'heure actuelle ?" Alors, avez vous des questions ? (et vous, si vous lisez cet AAR, en avez vous ?)
  10. 4 points
    tguyon

    Cold War 2

    L'éditeur d'uchronies a été amélioré : vous avez maintenant de jolis boutons pour modifier et pour supprimer vos événements
  11. 4 points
    Kretschmer

    [WITP AE] Un océan peu pacifique

    Birmanie, Février – Mars 1942 Fin janvier, le théâtre de Birmanie est marqué par les faits suivants. Une armée japonaise assez réduite mais jouissant d’une combativité élevée (régiments de la Garde), et disposant de 3 unités de Paras, de nombreux avions de transports (bien que ceux-ci aient beaucoup souffert de la conquête) et d’une petite unité de char, le 14ème régiment. Un ravitaillement très difficile pour les deux camps. Une armée anglaise composée d’une part d’unité affaiblies et de faible valeur qui ont été repoussées de Rangoon à Shwebo et d’autre part d’unités manifestement puissantes et nombreuses en provenance d’Imphal et qui contre-attaquent vers Shwebo. Un ciel assez largement dominé par les japonais mais disputé. Une unité Thaïlandaise est en train de remonter de Rangoon vers Akyab et doit s’emparer de la base de Ramree (à mis chemin). L’infanterie japonaise (régiments de la garde et la 55ème division d’infanterie viennent de traverser l’Iradawi et commencent à encercler Shwebo. Le régiment de char s’est emparé de Lashio et remonte vers Myitkyina. Des bombardiers de la marine et des chasseurs sont basés à Magwe, près de Mandalay. Des bombardiers de l’IJA apportent leur soutien depuis Chiang Mai, important aérodrome du nord de la Birmanie construit en janvier 42. Guerre aérienne : L’aviation de Magwe va avoir deux mois chargés, mais fructueux. Elle se charge d’abord d’établir une supériorité aérienne au-dessus de Shwebo et de s’opposer aux bombardements anglais sur Magwe et Mandalay. Ils affrontent des Hurricanes et des P40 dans de petites rencontres (10 contre 10 environ ou le ratio de perte est de l’ordre de 1 :3 en faveur des japonais. Le 5 février, 10 oscars affrontent 10 Blenheim et 10 Hurricanes et 11 avions anglais sont détruits pour 0 japonais. Le 14 février, 5 zéros patrouillent au-dessus de la gare de Khata, ils sont surpris par 36 Hurricanes qui escortent 12 bombardiers, 2 bombardiers sont abattus au prix de 1 zéros. Le 26 février, 10 oscars surprennent 12 bombardiers qui attaquaient nos paras qui retraitent à l’Ouest de Shwebo (tentative malheureuse en janvier de ralentir l’armée d’Imphal), 8 bombardiers sont envoyés au tapis. Le 2 mars, 4 zéros qui couvrent la retraite des paras interceptent 20 Blenheim, en abattent 5. Etc… Le point culminant de cette bataille aérienne survient le 15 mars lorsque nos reconnaissances repèrent un lourd convoi de ravitaillement entrant en rade de Calcutta. 29 Betty décollent de Magwe et foncent au ras des flots sur la flotte anglaise, surprenant totalement la couverture aérienne ennemie positionnée bien trop haut. Le Cargo Clan Lamont (7500t) encaisse une torpille et coule et le destroyer Nizam est également coulé (1700 t) d’une torpille. Le transport de troupes Leonard Wood et le transport de troupe Joseph Dickman (10 000t) encaissent chacun 2 torpilles qui ne suffisent pas à les couler. Le lendemain, 39 zéros partent à l’assaut de Chittagong ou patrouillent 60 hurricanes, 5 zéros sont perdus mais 16 hurricanes sont détruits et les autres chasseurs anglais sont dispersés ; suivent alors 23 Betty qui repartent à l’assaut et achèvent le Joseph Dickman de 2 torpilles. Le 24 mars, 20 zéros et 27 bettys attaquent le port de Chittagong, affrontent 40 hurricanes et pour la perte de 5 betty et 1 zéros torpillent les cargos Industria et Ozarda ainsi que le cargo Jalaganga qui coule (4000t). Le 30 mars, 76 oscars arrivent en vue de Chittagong ou patrouillent 40 hurricanes, pour la perte de 3 oscars, une demi-douzaine d’avions anglais sont détruits et le reste de la couverture totalement désorganisée lorsqu’arrive alors à basse altitude 23 zéros et 43 betty. Le convoi anglais subit alors un martyr et 10 cargos (45 000t) sont coulés à la torpille. C’est la dernière fois que les anglais tenteront d’apporter renforts et ravitaillement par la mer au plus près du front. Un peu plus bas, dans la gadoue. La 2nd division de l’armée thaïlandaise continue sa marche vers Ramree Island, dont elle doit s’emparer afin de sécuriser la route côtière entre Calcutta et Rangoon. Elle repousse devant elle quelques débris d’unités anglaises et finit par atteindre la presqu’ile le 13 mars après une longue et éreintante marche. Là elle est mise au repos, gardant sous sa surveillance la route côtière. Pendant ce temps la 55ème division et le 16ème régiment de gardes qui forment le cœur de l’armée japonaise en Birmanie entrent dans Shwebo et commencent à bombarder les lignes anglaises. Un premier assaut provoque 1700 pertes chez les anglais contre à peine 300 chez les japonais, le lendemain l’assaut est relancé et cette fois les anglais s’enfuient laissant 4000 morts, blessés et prisonniers derrière eux. Le 12 février, le point fortifié Wazarup, à l’ouest de Mytkyina est capturé par un assaut aéroporté. Toutes les bases sauf Mytkyana sont aux mains de japonais. Cependant une armée puissante en provenance d’Inde marche sur Katha et en parallèle le 14ème régiment de char qui a capturé Lashio marche vers le Nord-Ouest en direction de Mytkyana. Le 16 février les anglais arrivent sur la gare de Katha ou des paras se sont retranchés. Un premier assaut est violemment repoussé par les troupes d’élites japonaises. 35 bombardiers Blenheim arrivent le lendemain et malgré l’opposition de 8 zéros qui abattent 6 bombardiers et en endomagent 7. Les paras sont cette fois repoussés à l’Est de l’Irradawi par les anglais. Le 9 mars la 55ème division arrive à Katha en vue d’en redelloger les anglais, mais l’opposition est sévère. Le 15 mars, 1600 japonais sont mis hors de combat. Même chose le 18 mars. Pendant ce temps le 14ème régiment de char tente d’approcher également Katha qui est devenu finalement le point de fixation de la campagne de Birmanie. Mais ils sont bombardés par la RAF et intercepté par une division indienne et une brigade anglaise. Le régiment de char est repoussé vers Lashio. Situation au 31 mars :
  12. 4 points
    Socros

    Bonne Année 2018 à tous !

    L’ensemble du Staff de Réseau Gamers et Stratégie vous souhaite une Bonne Année 2018 ! Nous tenons à vous remercier de nous avoir suivi tout au long de l’année 2017, année... Lire la suite
  13. 4 points
    Drawar

    Life is Feudal : Forest Village

    L'île poursuit son développement avec la création de mon port, je me suis autorisé l'utilisation du marché pour échanger des ressources. Principalement des herbes (médicinales) contre du bois (assez rentables, peut-être un peu trop selon moi, enfin, l'équilibrage est à revoir pour plusieurs choses dans le jeu), j'échange aussi mes surplus d'outils contre diverses ressources selon les besoins du moment. J'ai déplacé mon moulin, il n'était pas vraiment assez productif vu la distance de la réserve ou de la grange. Il y a maintenant des vaches à la place. Pas mal de ressource ont été engloutit pour l'amélioration du donjon, mais il reste encore une amélioration, mais là c'est trop. J'ai aussi bâti le haut-fourneau (nouveau bâtiment). Hélas, on ne peut pas le construire sur du pavement, car un y de la terraformation dans la construction du bâtiment (pour l'eau). En soi, ce n'est pas vraiment problématique, sauf que ça fait un îlot de verdure avec un haut-fourneau, moyen je trouve. Cependant, le bâtiment beau et bien fait quand même. Oui, la roue tourne pour actionner les soufflets et il y un courant dans l'eau visuellement. Il faut juste imaginer des canalisation souterraines. Vue générale :
  14. 4 points
    Kretschmer

    [WITP AE] Un océan peu pacifique

    Opération Broadway L'opération Broadway est le pendant occidental de La Pérouse, seulement les moyens à disposition sont infiniment plus faibles. L'objectif est, en utilisant Palembang et Manado comme bases de départ, d'envahir Java, le Timor et les Célèbes, puis de là de prendre l'île Coco et de là menacer les convois entre l'Inde ou l'Affrique et l'Australie. Une seconde partie de l'opération est la capture ou la neutralisation de Darwin pour empêcher toute contre-offensive qui partirait de là vers le nord, les Célèbes et les Philippines. Pour ce faire, le groupe "Broadway" dispose de quelques croiseurs légers, de quelques destroyers, d'une dizaine de sous-marin et d'une centaine de bombardier et de chasseurs de la marine. Le fer de lance est constitué de la 6ème division de la Garde, récemment constituée, de la Division Impériale de la Garde, conservée en réserve en Indochine, et du 16ème régiment de la garde et du 5ème régiment de cavalerie de la garde qui seront disponibles au cours du mois de février. Des forces très légères donc mais qui doivent être renforcées par les troupes en provenance des Philippines et de Malaisie. La première quinzaine de février se limite a la guerre aérienne, des Hudson partant de Kendari au sud des Célèbes tentent des bombardements sur notre base de Manado mais sans effets. Néanmoins, le 12 février, 2 Do24 hollandais décollent de Kadjiti, grande base aérienne à l'Est de Batavia, font route vers Palembang au raz de l'eau et arrivent au-dessus du gigantesque port pétrolier. Là 30 zéros patrouillent 12000 pieds afin de protéger l'imposante flotte de pétrolier qui chargent du mazout à destination du Japon. Les deux bombardiers hollandais ne sont pas repérés, ils survolent le port en lâchant leurs bombes qui percutent l'immense pétrolier Kaizo Maru qui se brise en deux lorsque que ses cuves pleines de vapeur d'hydrocarbures explosent. Puis les deux lascars reprennent cap à l'Est sans avoir été inquiété par l'imposante couverture aérienne japonaises, la perte d'un pétrolier de 10 000 t capable de marcher 18 nœuds lors d'un raid aussi courageux que chanceux est une très mauvaise nouvelle. Un raid de Sally les surprend à l'atterrissage, lors d'un raid sur cet aérodrome qui détruit 5 bombardiers au sol. Le lendemain les hollandais renvoient 3 bombardiers sur le Palembang, mais n'aura plus de nouvelles d'eux. Le 18 févriers, les hollandais lancent cette fois-ci 8 bombardiers sur le port pétrolier de Balikpapan, ceux-ci tombent sur 11 oscars, 5 bombardiers sont abattus, le reste file sans demander son reste. 2 Hudson sont aussi envoyés sur Manado, ceux-ci tombent sur des zéros et ne s'en remettront pas. Le 19 février, Oesthaven, à la pointe Est de Sumatra est capturée, le lendemain, la flotte japonaise débarque la division impériale à Merak, une flotte de couverture composée de 2 CL et de 7 DD coule 5 vedettes lance-torpilles, mais une sixième se faufile dans l'imposant convoi et coule un dragueur de mine. 12 bombardiers tentent également de s'interposer mais 30 zéros partis de Palembang veillent sur la flotte et 7 bombardiers sont abattus, les survivants ne provoquent aucun dégât. Même chose le lendemain, 9 bombardiers tentent de s'approcher de la flotte, 5 sont détruits par les zéros. En quelques jours, la flotte de bombardement hollandaise à totalement été détruite. Pendant que l'aviation hollandaise effectue son baroud d'honneur, les troupes impériales commencent leur conquête de Java. La 6ème DI de la garde ainsi que la Division Impériale doivent encercler Batavia en passant par le Sud, encerclement qui est complété par le débarquement le 2 mars du 16ème régiment de la garde et du 5ème régiment de cavalerie de la garde directement à Kadjiti. Malheureusement les assauts des troupes de la 6ème DIG sur Batavia sont infructueux et couteux. Ce qui devait être un assaut rapide se transforme en siège. Le 5, le 9 et le 14 mars, la 6ème DIG et la Div Impériale lancent des assauts sur les hollandais, sans succès. Les chasseurs de l'IJA, installés à Kadjiti commencent a établir la supériorité aérienne japonaise sur Java en nettoyant le ciel au-dessus de Soerabaja. De même la prise de Merak permet de fermer le détroit entre Sumatra et Java par des champs de mines, des hydravions de patrouille anti-sous-marine et des patrouilles de chalutiers armés. Pendant ce temps, le Japon étant son emprise sur Sumatra avec la capture des principaux ports septentrionaux, la côte Sud étant pour l'instant délaissée. Bornéo est également totalement envahie. Le mois de mars se termine, et le drapeau hollandais flotte toujours à Batavia. La raison principale de cet échec est simple mais inquiétante, nos troupes sont fatiguées de ces mois de conquêtes ! Niveau de fatigue élevé, désorganisation des troupes importante (un squad sur trois), ceci essentiellement car en enchaînant les conquêtes, on ne peut pas totalement "préparer" les troupes et celles-ci commencent à tirer un peu la langue… Bien que le débarquement ait eu lieu comme prévu le 2 mars, on espérait être en train de finir de nettoyer Java au bout d'un mois, pas d'entrevoir la fin du siège de la première de ses villes. On a donc pris un mois de retard... en un mois d'opération. Finalement, deux Div d'infanterie, c'est pas assez, on paie là le fait que Singapour a été pris si tard et que la capture des Philippines, de la Malaisie, de Sumatra et de Java (sans parler des Salomons et de la compagne de Birmanie ou le commandant local et prié de se débrouiller avec ce qu'il a...) ont été conduites en parallèle et non l'une après l'autre Et c'est vrai que rien que l'écrire, ça parait fou, alors le réaliser, c'était forcement compliqué... Bref...
  15. 4 points
    Kretschmer

    [WITP AE] Un océan peu pacifique

    Mais où est le Kido Butai ? Pendant que les cuirassés faisaient le sale boulot en Papouasie, le Kido Butai prenait le large plein Est pour soutenir une offensive qui vise à durablement éloigner les américains de nos lignes de communications Truck-Rabaul et Truck Guadalcanal. Ainsi le 12 mars, les troupes de marine capturent Ocean Island, près de Nauru, puis Tarawa, Tabbituea et poussent même l’audace à prendre Baker Island, qui est presque sur la ligne de communication Pearl Harbor – Fidjis. On vient ainsi de repousser la ligne de front de plusieurs milliers de kilomètres. Tabbituea qui couvre le flanc Est de Guadalcanal fait l’objet de terrassements intensifs en vue de fortifier nos positions et de pouvoir opérer sur place un grand nombre d’avions. Puisque ce serait dommage de faire tous ces kilomètres pour rien, le Kb pousse jusqu’au nœud de communication de Pago Pago et lance le 17 mars ses avions sur le port allié. Les pétroliers California Standard et Manzanillo sont coulés, de même que le transport de munitions Lassen, le ravitailleur de sous-marin Fulton et le ravitailleur de destroyers Dixie. Divers mouilleurs de mines, transports, et navires de soutien sont également touchés. Au total 13 navires pour 52 000 tonnes sont coulés. Le Transport de Munitions Lassen explose à Pago Pago
  16. 4 points
    Kretschmer

    [WITP AE] Un océan peu pacifique

    Philippines, Février – Mars 1942 Pendant les premiers jours de février, les bombardiers de l’IJA soutiennent les troupes au sol à Clark Field. Le 8 février, un assaut permet la capture de la base militaire et de son important aéroport. 5400 américains sont tués, blessés ou capturés. Une garnison importante est laissée sur place tandis que le reste de l’armée marche sur Manille. Les bombardements aériens reprennent à la fois sur la presqu’ile de Bataan pour empêcher les américains de récupérer et sur Manille pour soutenir l’avancée des troupes. Un premier assaut mené sur Manille le 12 février permet la mise hors de combat de 1800 américains et la capture de toutes les fortifications. L’assaut est immédiatement reconduit le 13 février mais est un échec. Après quelques jours de repos, et alors que les avions maintiennent la pression, Manille est capturée le 17 février. Les troupes retraitent vers le Sud mais rencontrent les troupes de marines débarquées au sud de Luzon à Legaspi. Les fuyards sont capturés et le Japon étend son emprise sur la totalité de Luzon à l’exception notable de Bataan. C’est important car le port de Manille est inutile sans la capture préalable de Bataan, de son artillerie côtière et du nettoyage de ses champs de mines. Afin d’emporter la décision, l’aviation de l’IJA lance un raid à basse altitude qui n’apporte aucun résultat si ce n’est la perte de 3 appareils… Pendant la fin février, les troupes se réorganisent et se ravitaillent à Manille tout en préparant leur assaut sur Bataan. Le 12 mars, les troupes prennent position sous les contreforts de la forteresse naturelle et commencent leurs barrages d’artillerie. Le 15 mars, un premier assaut fait subir 2600 disparus chez les japonais, pour à peine quelques blessés chez les américains, mais une première ligne de fortification est capturée (1 sur 4). L’assaut est relancé le lendemain, ce qui est une erreur, 1600 japonais sont portés disparus sans résultat. Le 20 mars, la bataille reprend et voit la chute d’une seconde ligne de tranchées. Le 22 mars, la garnison est mise en déroute par un dernier assaut, 16000 américains sont capturés. Immédiatement les dragueurs de mines de Formose s’emploient à nettoyer la baie tandis que les troupes retournent à Manille pour reconstituer leurs forces avant d’être transférées vers d’autres front. Dès que le port sera nettoyé, Manille deviendra un port de stockage de ressource et de pétrole en charge de la collecte de la production de Bornéo et des Célèbes. Malaisie, Février – Mars 1942 La 21ème Division poursuit son avance vers Taiping avec le soutien des bombardiers Ki-21 Sally. Dans le même temps, les chasseurs basés à Kota Bharu, Singkawang et Palembang maintiennent une pression constante sur Singapour ou depuis fin janvier. La 21ème division rencontre des éléments britanniques en retraite le 2 février et les repousse sans difficulté en faisant au passage un millier de prisonniers. De nouveau le 6 elle rattrape et détruit des fuyards et de nouveau le 11 février. Le 20 février elle capture Malacca et fait encore 1500 prisonniers. Le premier arrêt à lieu à Johore Bharu ou l'opposition est sérieuse un premier assaut est un échec lancé le 28 février est un échec. Un second assaut a lieu le 4 mars et provoque 700 pertes de chaque côté, un dernier assaut conduit le lendemain permet d'emporter la décision. Pendant ce temps le 1er régiment de char qui longe la rive nord de la Malaisie capture Temuloh et poursuit sa route vers Singapour. Le 15 mars, l'armée de Yama#####a (5 divisions d'infanterie et 4 régiments d'artillerie) traverse le détroit qui sépare Singapour de la Malaise sous le feu nourri des britanniques. L'assaut coûte près de 6000 hommes. Le lendemain, l'assaut est immédiatement relancé et permet la capture d'une première ligne de fortification. Après 8 jours de repos, l'armée relance son assaut et bouleverse l'armée disparate de défenseurs qui partent en déroute. Le Gibraltar du Pacifique tombe comme un fruit mur. Immédiatement les transports de troupes, les dragueurs de mines et les corvettes anti-sous-marine basées à Saigon ou à Formose rejoignent leur nouveau port d'attache. Il ne reste plus au Anglais que le petit port de Kuantan, sur la côte nord, c'est le boulot du 1er régiment de char qui capture la base le 31 mars, mettant ainsi fin à la campagne de Malaisie.
  17. 4 points
    Voici comme promis ma participation au concours de mini AAR 2017 ! Vous avez remarqué avec mon dernier récit que je suis assez fan d'opération aéronavales. Aussi, après Command : Modern Air Naval Operations, je vous propose une partie sur le Temps des As, un jeu sur combats aériens de la première guerre mondiale paru dans deux numéros de Vae Victis, partie qui aurait pu s'appeler "Commandement : opérations aéronavales anciennes" 12 mai 1917, au large de Zeebrugge Le port de Bruges, ou Zeebrugge, est exploité par la marine Allemande comme base de sous-marins. C’est de là que partent les submersibles menaçant le commerce britannique ainsi que les navires de l’Entente dans la Manche. Faute de pouvoir reconquérir la ville de Bruges et son port dans des délais raisonnables, la Royal Navy a décidé de mener un bombardement naval contre les installations côtières. Sous le commandement du Vice-Amiral Sir Reginald Bacon Trois monitors, le Marshall Soult, le Terror et l’Erebus, de la Dover Patrol, doivent bombarder le port, et plus particulièrement les portes du canal de Bruges menant audit port, guidés en cela par deux appareils d’observation du Royal Naval Air Service. Sans eux, les navires sont aveugles. Pour couvrir ces deux appareils et les deux autres devant les relayer au cours de la journée, le 4 (Naval) Squadron déploie plusieurs Sopwith Pup. Ces avions sont un petit bonheur à piloter : légers et maniables, ils sont toutefois légèrement armés avec leur mitrailleuse unique. Leur surnom de "Pup", chiot, vient sans doute de la docilité de l'appareil. Son nom officiel est en effet Sopwith Scout.. La Dover Patrol elle-même est couverte par les Sopwith Triplane du 10 (Naval) Squadron. Leur principal avantage réside dans leur capacité à voler haut et vite. La première patrouille des Pups est sans histoire : aucun avion allemand ne vient les attaquer tandis que les deux avions d’observation guident les tirs des navires. La deuxième est prise à parti par des Albatross D.III allemands. Ils n’ont pas la maniabilité ni la solidité des Pups, mais une puissance de feu accrue. C'est sur cet avion qu'Ernst Üdet a fait sa réputation. Le duel qui s’annonce est un cas classique de force brute contre manœuvrabilité. Sept Pups et plusieurs Triplane se retrouvent face à quatorze Albatross. Le bal aérien peut commencer ! Notre histoire ne concerne qu’une portion de la bataille : à l’ouest du port de Brugge, trois pilotes britanniques fraîchement sortis de l’entrainement affrontent quatre chasseurs allemands eux aussi novices. Les quatre avions allemands sont en formation berger : le pilote le plus expérimenté vole plus haut que le reste du groupe pour avoir une vision globale de l’affrontement à venir. Le chef, volant plus haut, a ainsi l’initiative. Les pions sont numérotés de 1 à 5, à droite de la silhouette de l'avion, en rouge pour l'Alliance, en bleu pour l'Entente, pour permettre de se rappeler qui est qui. - Albatros 1 est Franz Bergman. Un joyeux drille avec une tendance à la prise de risque inutile. Il a un talent particulier pour manœuvrer à la limite du décrochage. - Albatros 2 est Gunther Fricht. Un Bavarois très patriote avec d’excellentes capacités d’observation pour un bleu. - Albatros 3 est Albert Rossmann. Sans aucun doute le maillon faible de cette escadrille, il est très précautionneux, sans doute trop pour piloter un avion de chasse. - Albatros 4 est Manfred Grussenberg. C’est le plus expérimenté du groupe. Par « expérience », il faut comprendre qu’il a déjà piloté trois fois en conditions réelles, mais sans jamais abattre d’avion. Les Britanniques sont dispersés. Le Triplane est isolé des deux autres Pups mais devrait pouvoir les rejoindre rapidement. - Triplane 1 est William Radford, un habitué des patrouilles maritimes mais qui n’a jamais encore piloté le Triplane. - Pup 2 est Chris Paddington, un pilote qui a marqué son instructeur par sa propension à se lancer dans des figures improvisées avec ses appareils d’entraînement. - Pup 3 est Robert Murray, un londonien taciturne et plutôt efficace, allant souvent au plus court et au plus simple dans ses décisions. - Breguet 14 n°5 est l’appareil d’observation, il ne participe pas au combat sauf pour éventuellement être abattu. Les deux pions navires sont ici pour le decorum, ils n’ouvriront pas le feu sur les Albatros qui, sans bombe, ne peuvent rien contre eux. Les Pups profitent de leur meilleure maniabilité pour se mettre en position d’intercepter les Albatros sur leur gauche, qui choisissent quant à eux de continuer tout droit avant de virer vers les Pup. Le but ? Affronter chaque appareil britannique à 2 contre 1. Murray ouvre le feu en premier grâce à sa manœuvre. Les balles touchent Bergman mais ne font que des dégâts superficiels. Radford vire et fonce droit sur la formation ennemie. Tout juste à portée, il ouvre le feu sur Grussenberg. Un éclat de balle se fiche dans la mitraillette de l’Albatros et la déforme. Pas de doute possible, elle est inutilisable ! Les Albatros n’hésitent pas à contre-attaquer. Grussenberg et Murray se font face, se mitraillent, évitent la collision de peu… Une balle traverse l’épaule de Murray qui serre les dents, tandis que l’Albatros allemand est indemne. L’avantage d’avoir deux mitrailleuses est ici visible. Bergman et Fricht ouvrent le feu sur Paddington mais ne parviennent pas à le toucher en faisant des dégâts significatifs. La contre-attaque ne produit rien. Paddington use de sa vitesse et de la maniabilité de son appareil pour opérer un renversement. En quelques secondes, il se retrouve dans le dos de deux Albatros ! Privé d’une partie de sa puissance de feu, Rossmann panique et tente de se désengager, mais Murray se lance à sa poursuite. Le combat commence très mal pour les pilotes allemands. Trois de leurs avions sont suivis de près par les britanniques, seul Grussenberg a ses six heures de sûres, et encore a-t-il un Triplaneà dix heures. Notez l'usage de disques en lieu et place de pions fournis dans le jeu pour indiquer l'altitude et ne pas surcharger le plateau Murray suit Rossmann de près mais ne parvient pas à l’abattre, son bras est de plus en plus douloureux et l’Albatros est solide. Voyant que le pilote allemand se replie sur ses bases et de peur de tomber dans un traquenard, Murray fait demi-tour pour prêter main forte à ses compatriotes et profite du calme autour de lui pour gagner de l’altitude. Le renversement de Paddington a été utile : il endommage coup sur coup les appareils de Bergman et Fricht, déchirant ou arrachant leur voilure alors que ceux-ci tentent de lui échapper en prenant deux trajectoires opposées. Dans cette situation, les Pup, déjà plus maniables, vont pouvoir danser autour des Albatros ! Radford a moins de chance, Grussenberg endommage son avion dans un duel en face à face qui tourne, encore une fois, à l’avantage des Allemands. L’Albatros parvient en plus à se placer dans ses huit heures. N’est pas Georges Guynemer qui veut. Radford accroche la queue de Bergman, mais ne parvient pas à le toucher. Grussenberg ajuste sa position, il est désormais dans les six heures du Triplane. Paddington profite toujours de sa position avantageuse mais manque ses tirs. Il est surpris par une bourrasque qui l’emporte plus loin qu’il ne n’aurait souhaité et tente de compenser sa survitesse en prenant de l’altitude. Non seulement il manque sa cible deux fois, il perd en plus son avantage : Fricht a désormais la possibilité de renverser la vapeur malgré son avion endommagé ! Murray mets les gaz. Il découvre la situation difficile de ses alliés. Il assiste impuissant à un renversement de vapeur. Paddington est toujours poussé par le vent et offre désormais sa queue à Fricht qui tire mais ne parvient pas à le toucher. Radford place quant à lui Bergman dans son viseur, mais au moment d’ouvrir le feu, les balles de Grussenberg fendent son appareil en deux. Sans sa queue, le Pup n’a plus aucune stabilité et fonce droit sur l’eau en vrillant. L’avion s’écrase en mer, tuant son pilote sur le coup. Murray arrive enfin à portée de tir d’un avion allemand. Il serre les dents, pointe son nez vers le bas, laisse l’appareil gagner en vitesse, met Grussenberg en joue, tire… Et détruit l’appareil en quelques rafales à peine ! Les coups disloquent la structure et criblent de balles son pauvre pilote qui n’a rien vu venir. Bergman a bien tenté d’ouvrir le feu sur le Pup, mais de si loin, il est peu probable de toucher quoi que ce soit. Fricht tente de poursuivre Paddington mais perd trop de vitesse dans ses virages, la faute à sa voilure endommagée, et ne peut correctement l’aligner à cause de la différence d’altitude. Plutôt que de capitaliser sur sa vitesse, son altitude et la meilleure maniabilité de son appareil, Paddington se lance dans une nouvelle manœuvre. Derrière lui, Fricht voit le Pup partir en chandelle, faire un demi-tour tout en prenant de l’altitude avant de lui tirer dessus. Plutôt que de laisser la manœuvre se terminer, il ouvre le feu, touche l’appareil, arrache plusieurs élément de fuselage mais l’avion poursuit sa manœuvre, endommagé mais toujours aussi agile. Paddington met les gaz, tire à bout portant et perfore le fuselage sur toute la longueur de l’appareil avant d’enflammer le réservoir. L’Albatros se transforme en boule de feu et se disloque. Murray, qui venait de se positionner pour se lancer à la poursuite de l’avion allemand, se fait chiper une victoire. Derrière lui, Bergman se place dans ses 6 heures, mais il est trop loin, et surtout trop lent, pour être une quelconque menace. Murray profite de sa vitesse pour imiter quelque peu Paddington : malgré son bras toujours plus douloureux, il effectue un renversement et fait désormais face à Bergman. Les mitrailleuses des deux avions crachent leurs munitions, les impacts de carlingue se multiplient… Et l’Albatros cesse de tirer. Son pilote vient de recevoir deux balles en pleine tête. Sans direction, l’avion commence à piquer et rouler, envoie son pilote en chute libre, et s’écrase en mer. C’est une victoire pour l’Entente. Malgré leur infériorité numérique et leur relative désorganisation, les pilotes ont pu mettre à profit la maniabilité supérieure de leur appareil pour tenter des manœuvres audacieuses à même de leur donner l’avantage. La patrouille allemande n’a jamais inquiété l’observateur et perd trois Albatros contre un seul Triplane abattu. Les deux Pups, s’ils sont endommagés, restent entiers. Paddington rentre avec une première victoire à son actif et confirme sa réputation de voltigeur un peu fou. Murray auréolé de deux victoires, ne peut descendre de son avion sans assistance : l’adrénaline retombant, il perd connaissance sous la douleur. Quelques heures plus tard, il se réveille à l’infirmerie, le bras en bandoulière, bon pour quelques jours de repos. Une troisième patrouille abat un hydravion tandis qu’une quatrième repousse une attaque de deux autres hydravions équipés de bombes. Malgré la présence de l’avion d’observation au-dessus de la cible, le bombardement s’avère inefficace. De nombreux obus n’ont pas explosé, limitant la qualité des retours radio de l’observateur. La cible, les deux portes d’entrée du canal de Bruges, est de plus très petite, trop pour être précisément ciblées par l’artillerie navale, même avec correction. Le vice-amiral Bacon quitte la côte belge en pensant avoir suffisamment endommagé le port, mais une mission de reconnaissance quelques jours plus tard révèle qu’il n’en est rien. La plupart des obus sont tombés autour des portes sans les endommager, et si quelques docks et un bassin ont été touchés, le port reste opérationnel. L’opération est un échec. Le vice-amiral retente l’expérience quelques jours plus tard contre Ostende, une cible de taille correcte et plus sensible aux bombardements côtiers. L’expérience acquise est utile pour la conception et la réalisation des raids de Zeebrugge et d’Ostende de 1918. Pour les bleus du 4 (Naval) Squadron, en revanche, l’heure est à la célébration.
  18. 4 points
    Zastis

    Cold War 2

    Sur un ballon de foot il réussirait à trouver des bugs de toute façon ... il faudrait patcher la loi de la gravitation !
  19. 4 points
    UAV-alpha

    GPO du Dimanche ! Mieux vaut tard que jamais !

    Un gros truc a coté de meteo pour l'empêcher de tuer la gpo.
  20. 4 points
    Zastis

    Cold War 2

    Geolude, ce testeur d'élite !
  21. 4 points
    zimxavier

    DLC : Jade Dragon et patch 2.8

    @Benjo Traduction rapide par zimxavier: L'extension est sur l'Orient et plus spécifiquement sur la Chine. Principales fonctionnalités du dlc Interagir avec l'empereur chinois. Vous pouvez voir ce qu'il se passe dans son empire - la politique: (la Chine est ouverte et le commerce de la Route de la Soie est normal ; lorsqu'elle adopte une politique isolationniste ça bloque le commerce ; expansionniste : elle envahit l'ouest) - le statut: stable, grande famine, guerre civile, âge d'or, etc. Vous voyez ce qu'il aime et déteste et pouvez échanger avec lui. Vous pouvez obtenir de la Grâce si vous vous comportez favorablement à son égard (devenir tributaire, envoyer un eunuque, une concubine, un commandant, de l'or ou un artefact, ou se prosterner devant l'empereur) puis la dépenser pour demander une faveur impériale (un spécialiste, demander une invasion, un mariage impérial, un artefact, un traité de paix, un accord commercial, un physicien chinois) - 7 nouveaux casus belli (dispute frontalière, extorquer un tribut, etc.). L'idée était de rendre possible une extension de territoire, notamment si vous jouez un comte, même si ça vous coûte quelque chose. De même, si vous jouez un pays chrétien, vous pouvez déclarez une guerre injuste. - un système de points de ralliement: vous sélectionnez une province (ou plusieurs) et toutes les unités levées se rassembleront automatiquement dans la province la plus proche Principales fonctionnalités du patch - L'ajout du Tibet avec nouvelles provinces, dirigeants, cultures, religions, etc. Le jouer est donc conseillé - Les comptoirs sont plus intéressants avec une nouvelle Route de la Soie - 1 nouveau casus belli: forcer la libération d'un captif auquel vous tenez - beaucoup d'améliorations (interface, équilibrage, etc)
  22. 4 points
    Drawar

    DLC Cradle of Civilization

    Il faut bien payer le salaire d'@Elfryc.
  23. 3 points
    HK 47

    Téléchargez le mod Strategic Improvement v1.2h

    Version 1.2h du mod Strategic Improvement IMPORTANT : LISEZ CE MESSAGE POUR INSTALLER CORRECTEMENT LE MOD Pour installer cette version, suivez les étapes si dessous et les instructions de l'installateur. Les précédentes versons du mod doivent être absolument désinstallées et les fichiers restant effacés. Inutile de poster des bugs par la suite si vous n'avez pas suivi ces recommandations. Dans cette version, le lancement du jeu passe par le PetroLauncher. Le mod Si est donc compatible avec d'autres mods, comme ceux de notre ami darkgrazi. Retrouvez ici la liste complète des améliorations du mod SI. Après l'installation d'une nouvelle version, évitez de jouer à vos anciennes sauvegardes. Elles ne marcheront pas toujours correctement. Je vous conseille très vivement de lire le fichier texte Optimisation du jeu dont un raccourci est copié sur votre bureau lors de l'installation du mod. Instructions d'installation (à suivre impérativement dans cet ordre) : - Si vous n'avez jamais joué au mod SI. 1 - Installez le jeu Empire at War 2 - Installez le Patch officiel 1.05 pour Empire at War (version CD d'origine uniquement) 3 - Installez l’extension du jeu Forces of Corruption 4 - Installez le Patch officiel 1.1 pour Forces of Corruption (version CD d'origine uniquement) 5 - Installez le Patch Vista 64 bit si vous utilisez Windows Vista ou plus récent en 64 bit (version CD d'origine et Gold pack uniquement) Les rééditions du jeu (Gold pack, Steam, GOG) contiennent déjà les deux patch officiels. De plus les versions Steam et GOG sont compatibles avec le 64bit. 6 - Installez le Mod Strategic Improvement version 1.0 7 - Installez la version 1.2h - Si vous avez installé les précédentes version du mod SI. 1 - Désinstallez les précédentes versions du mod. 2 - Allez dans le dossier Data de Forces of Corruption (par défaut : C\Program Files\LucasArts\Star Wars Empire at War Forces of Corruption\Data ou C:\Program Files\Steam\SteamApps\common\Star Wars Empire at War\corruption\data). Supprimez les dossiers Art, Resources, Script et XML. 3 - Installez le Mod Strategic Improvement version 1.0 4 - Installez la version 1.2h Il n'est pas nécessaire de réinstaller les deux patch officiels ou le patch 64bit si vous les aviez déjà installé pour une précédente version du mod. Note importante : Pour les joueurs avec Vista/Seven/Windows 8/Windows 10, il faut choisir manuellement le dossier d'installation car l'installateur se trompe entre les deux dossiers Program Files et Program Files (x86). Il faut aussi faire attention à mettre le bon dossier final, c'est le même que celui qui est mis par défaut par l'installateur : Star Wars Empire at War Forces of Corruption et non pas Data. Voilà ce qu'il faut faire : Pendant l'installation, si à un moment l'installateur vous demande de créer le répertoire de destination lorsque vous cliquez sur "suivant", cela veut dire que le répertoire d'installation que vous avez choisi est incorrect. Le mod ne sera pas installé.
  24. 3 points
    Rhysaxiel

    [CMANO] Impossible n’est pas Iranien

    Chapitre V (le vrai, cette fois) Sur la base Al-Walid, 11h53 Deux BL.755 viennent de frapper des emplacements où les avions sont exposés à l’air libre. Tout, jusqu'aux plaques de béton servant d'emplacement, est fauché. Les toits trop fragiles cèdent sous les coups des sous-munitions et provoques des dommages divers. Une citerne qui ravitaillait un avion de transport explose, calcinant l'avion au passage. « Ici Alborz 1, on prépare la deuxième passe. Alvand 1, reçu. Evaluation visuelle : au moins trois hangars en feu, dégâts inconnus à l’intérieur. Au moins trois appareils touchés. Bien joué ! Carburant critique, on amorce notre retour. Ici Alvand 2, je crois avoir repéré deux grands appareils posés à l’ouest de la base. Alborz 3, je les cible. Alborz 4, j’arrive sur le site. » Les F-4 manœuvrent sans être inquiétés par une quelconque DCA ou des avions partis à leur rencontre. Deux minutes plus tard, le groupe Alborz peut de nouveau larguer ses bombes. Alvand a déjà repris le vol vers le Kurdistan. « Alborz 4, dernier bilan visuel. Je vois trois grands incendies près des pistes, au moins six avions détruits, peut-être dix. Quatre hangars sont en feu, je n’arrive pas à déterminer s’il y a des appareils à l’intérieur. Pas de mouvement sur la piste. Tout le groupe est Winchester. - Ici Alvand 1, on a eu ce que l’on voulait, rejoignez-nous. - Alborz 1, reçu. » Six avions, ce serait bien peu. Six bombardiers, ce serait déjà beaucoup mieux. Mais avec ces hangars en feu, il pourrait y en avoir bien plus. Dix ? Vingt ? Quarante avions détruits ? Et combien de pièces détachées ? Et quel impact psychologique sur l’ennemi ? « Alvand 1 à tous, on rétablit le silence radio. Vol à basse altitude, radars éteint. » A 11h58 pourtant, Alborz 2 rompt le silence. « Deux bogeys identifiés à 7 heures. Ils décollent du site nord-ouest ! Le bombardement de la piste nord-ouest n'aura pas suffi. Il va falloir combattre. - Ici Alvand 1, nouvelles instructions, on les détruits. - Alvand 4, impossible, nous sommes à un niveau critique de carburant ! - Ils peuvent se contenter de nous suivre et détruire les ravitailleurs quand on les atteindra. S’ils font ça on est tous mo… - Alborz 2, deux nouveaux contacts, 8 heures ! - Alvand 1 à tous, on fait demi-tour et on engage ! » Alborz 1 est le premier à manœuvrer comme il faut. Il en a d’ailleurs tout juste le temps : à peine le nez de son F-4 pointe-t-il vers la base H-3 nord-ouest qu’il est en mesure de tirer un AIM-7. « Alborz 1, fox 1… (…) Cible manquée. Fox 1. Quelques secondes plus tard, tous les appareils sont à portée, y compris ceux d’Alvand. Les AIM-7 n’ont pas la portée ridicule des AIM-9 ! Sept missiles partent, ciblant quatre appareils. « Alborz 2, splash 1 ! - Alborz 1, splash 1 ! » Les autres missiles manquent leur cible, arrivent à bout de carburant ou, leur cible ayant été éliminée, s’autodétruisent. Selon toute vraisemblance, les appareils irakiens n’ont pas de missiles à portée moyenne. Alvand tire deux autres missiles sur les cibles restantes… Ils manquent leur cible. Tout le monde est winchester en missiles, il va falloir y aller au canon. « Ici Alborz 1, Alvand, reprenez votre vol, on s’occupe des bandits. - Reçu, merci Alborz. » Le groupe manœuvre. Alvand 4 est le premier à être à portée de canon. L’avion ennemi est un Mig-23 qui tente de semer son poursuivant en changeant régulièrement d'altitude et qui, visiblement, n'emporte aucune autre arme que son canon. Alborz 4 le suit, son appareil allégé de toutes bombes et missiles. « Alborz 4, fox 4 ! » Le canon vulcan M61A1 de 20mm gattling commence sa rotation, s’accélère et atteint bien vite sa cadence de tire de cent coups par secondes. Les balles partent et touchent la carlingue. En une fraction de seconde, le réservoir se déchire, puis fuit et s’enflamme. La chaleur et les balles fragilisent l’aile droite qui s’arrache, provoquant la chute et le décrochage immédiat de l’appareil. - Splash 1. - Ici Alborz 2, le dernier MiG se désengage vers l’est. On ne peut pas poursuivre. - Reçu, soyez vigilants, surveillez votre RWR. Retour au silence radio. » Il est 12h15. A bord de son 737 de commandement, le colonel Javad Fakoori est inquiet. Avec cet avion qui s'enfuit, il est fort probable que les autres bases et appareils en vol seront avertis du raid. Le ravitaillement au dessus du Kurdistan devra être court, sous peine de ne jamais voir sortir ses pilotes d'Irak vivant. Le raid en lui-même semble s'être bien passé, mais il faut attendre le retour d'information des services de renseignements pour connaître l'étendue des dégâts. Patience. Deux heures plus tard, sur la base Al-Walid Hadi se réveille avec un mal de crâne tel qu’il n’en avait jamais connu auparavant. Autour de lui, des éclats de verre, un téléphone coupé au niveau du fil, des écrans éteints, une alarme qui hurle au loin, le bruit des flammes. Dans l’air, l’odeur caractéristique de la TNT et du plastique brûlé. Sa hanche le lance et pour cause, l’explosion l’a envoyé droit contre la porte arrière de la tour de contrôle, visiblement entrouverte et maintenant enfoncée, et c’est son flanc droit qui a encaissé le premier choc. Il se lève néanmoins et se rapproche, titubant, de ce qui était il y a encore peu la baie vitrée de la tour de contrôle. La base est en flammes. Avions calcinés, véhicules de maintenance éjectés à plusieurs mètres de leurs emplacements et retournés, citernes en train de brûler leur précieux kérosène. Beaucoup de corps sans vie. « Du bien beau travail, Hadi. » Il sursaute, cette voix vient de derrière lui. Alors qui se retourne, il remarque que la salle où il se trouve est vide, tout le personnel a été déplacé. Il n’y a ni vivant, ni mort autour de lui, seulement cette voix. Celle du colonel Farouk al-Bakr. Sans doute celle qu’il aurait aimé ne plus jamais entendre. Un colonel du bureau n°5 des services de renseignements. Contre-intelligence. Al-Bakr spécifiquement, a la confiance du Raïs. Il surveille et il exécute, au sens où l’entend Saddam Hussein. « Eh bien, l’explosion vous a rendu sourd ? Je disais, du bien beau travail, Hadi. A sa répétition, il associe de grands gestes, ouvrant les bras et désignant l’état désastreux de la tour de contrôle. - J’espère que vous avez conscience que vous êtes dans une situation des plus compliquées, mon cher Hadi. - C’est commandant Hadi, même pour vous, al-Bakr. - Je crois, Hadi, qu’après ce qu’il vient de se passer aujourd’hui, vous pouvez oublier votre titre de commandant. Le Raïs va vouloir des explications, et je ne pense pas que vous soyez en mesure de sauver votre tête. A cela, il ne sait quoi répondre et, alors que les souvenirs des derniers instants avant le choc de la bombe lui reviennent à l’esprit, il prend peur. Les Iraniens ont attaqué là où c’était tout bonnement impossible. Par il ne sait quel artifice, ils ont pu traverser tout l’Irak, sans être repérés ni interceptés, et frapper ici, où les précieux bombardiers de l’armée de l’air étaient censés être en sécurité. Il regarde de nouveau vers les emplacements des avions pour essayer d’évaluer les dégâts. Deux appareils calcinés sous ses yeux. « Onze. Et je ne parle que des bombardiers. Par contre incompétence, onze bombardiers sont perdus. D’autre avions sont endommagés. Et je ne parle pas des batteries sol-air perdues. - C’est impossible de traverser tout le pays et nous attaquer ! - Vous avez traversé toute la salle, soufflé par l’explosion d’une de leur bombe qu’ils ont bel et bien larguée à partir d'un de leurs avions. Et il y en a eu des dizaines d'autres qui ont ravagé la base pendant que vous piquiez un roupillon. - C’était une ruse de guerre, ils se sont fait passer pour des Syriens, ils ont survolé la Syrie ! Hafez al-Assad est un traître qui sert les Perses ! - Et vous êtes assez stupide pour croire que huit avions volant à basse altitude, de la frontière turque jusqu’ici droit sur vous ne sont que de pauvres syriens égarés ? Si Hadi s'énerve et hausse le ton, al-Bakr reste froid, calme. Sa voix a le tranchant de l'acier poli. - Je ne suis pas stupide, al-Bakr. Le commandant Ghassan à Sinjar ne m’a donné aucune information précise, aucune information sur les appareils, sur leur provenance. Ils n’ont pas pu confirmer leur ravitaillement au-dessus du Kurdistan.. Rien pour étayer la thèse d’une attaque iranienne ! - Ah, je vois. Vous n’êtes donc ni stupide ni incompétent. Seriez-vous alors un traître ? Le sang de Hadi se glace d’un coup. Al-Bakr a la réputation d’être un bon exécutant qui ne se réfère pas toujours à Saddam Hussein s’il a la conviction qu’il a un traître en face de lui et suffisamment d’éléments pour le prouver. Il lui faut vite trouver une alternative à ce choix binaire. - Et Mossoul, Kirkouk et Qarrayah ? Puisque selon vous ces avions ont été repérés si longtemps en avance et qu’ils sont passés par le nord, ils auraient dû être interceptés. Sinjar les a forcément avertis. Ces avions sont arrivés ici sans jamais être inquiétés ! Si trois bases aériennes ne le peuvent pas, expliquez-moi comment nous aurions pu le faire ! Al-Bakr ne bouge pas. Une seconde, deux secondes passent. Puis un léger rictus se dessine sur son visage. Un rictus effrayant. De sa voix toujours calme, il dit : - Intéressant. Puis plus rien. Son regard derrière ses lunettes reste une énigme. Aucun signe physique ne vient trahir la moindre intention ou la moindre pensée. Cet homme est-il seulement humain ? - Je ne sais si je dois vous féliciter pour avoir, enfin, fait quelque chose d’intelligent aujourd’hui, s’il me faut considérer que ce bref moment d’illumination est dû à votre instinct de survie ou, enfin, si vous espérez sauver votre peau en dénonçant d’éventuels complices. Le cœur d’Hadi rate un battement. - Je vais aller interroger le commandant Ghassan à Sinjar. Et je vais également rendre visite aux trois bases du nord. Il me semble que, tout comme vous, ces chers commandants aient quelque peu failli à leurs obligations. Il a insisté sur « failli », et il ne le fait jamais innocemment. Un deuxième battement manqué. - Voudriez-vous me faire part d’autre détails susceptible de m’aider dans la suite de mon travail ? Sa gorge est trop serrée pour pouvoir parler. Al-Bakr reprit. - Bon. Vu votre hanche, vous devriez vous rendre à l’infirmerie. Une chance pour vous, elle est intacte, quoique surfréquentée depuis deux heures. Mais vous êtes le commandant, vous serez soigné en priorité, n’est-ce pas ? J’aurai sans doute besoin de vous dans un avenir proche. En disant cela, al-Bakr tend sa main, comme pour l’aider à se déplacer. Un sursis ? Assurément, s'il a encore besoin de lui... Hadi saisit la main. D’une poigne forte, le colonel le tire aussitôt vers l’avant. Sa tête tourne, ce mouvement était trop rapide. Il n’a pas le temps de comprendre ce qu’il se passe qu’un violent coup de poing dans le ventre vient lui couper le souffle et qu’un bras s’enroule autour de son cou, l’empêchant de respirer. - Que vous soyez stupide, incompétent ou traître m’importe peu Hadi. Vous avez laissé l’ennemi accomplir ce qui nous semblait impossible. Vos DCA étaient désactivées. Aucun avion ne patrouillait la zone. Le Raïs lira mon rapport et décidera lui-même de la nature de votre crime, mais il est certain qu’il n’appréciera pas. Vous devriez me remercier. Hadi sent une main saisir l’arrière de son crâne et tirer fortement d’un côté. Dans ce qui lui reste de lucidité, Hadi prie. - Quant à vous, nous dirons que le souffle de la bombe vous a projeté contre la porte et tué sur le coup. Chacun saura quoi déduire de cette mort, disons, accidentelle. Vous me serez très utile dans les jours à venir, face à ces commandants peu zélés. Bonne nuit, Hadi. Un mouvement sec. Un craquement de vertèbres. Farouk al-Bakr traîne le corps inerte d’Hadi jusqu’à la porte et le repositionne tel qu’il était à son réveil. Travail bien fait, mais travail non terminé. Le Raïs veut des résultats.
  25. 3 points
    R2sus

    GPO du Dimanche ! Mieux vaut tard que jamais !

    Te penche pas trop, tu risquerais de tomber !
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