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  1. Chronique culturelle

    19 mars 1793 : l’ile Bourbon devient La Réunion (Océan Indien). 19 mars 1799 : début du siège de Saint Jean d’Acre (Syrie). Le rêve oriental de Bonaparte meurt devant Acre. Il a jusqu’à présent remporté une série de victoires (Pyramides, Mont Thabor) mais après 2 mois de siège de la ville et quelques 11 assauts infructueux, Bonaparte se repliera. La ville assez peu fortifiée selon les normes de l’époque est cependant remarquablement défendue par le Pacha Djezzar qui se fait conseiller par le colonel d’artillerie Antoine de Phelippeaux (condisciple de Bonaparte à l’école royale militaire de Paris en 1785 puis émigré passé au service de la Grande-Bretagne) et le capitaine de vaisseau britannique Sidney Smith. Lire la série que le LCL (ER) Fabrice Delaître a consacré à ces batailles (St Jean d’Acre, Héliopolis) chez Historic’one. 19 mars 1807 : début du siège de Dantzig (actuelle Gdansk – Pologne) . Alors qu’il progresse plein Est, à la poursuite de l’armée russe de Bennigsen, Napoléon veut éviter de laisser sur ses arrières la ville portuaire de Dantzig où un débarquement coalisé viendrait menacer l’aile gauche de son armée. L’empereur envoi le maréchal Lefebvre diriger le siège de la forteresse. Secondé par le général Chasseloup-Laubat qui commande le génie, il maintient l’ennemi dans ses murs et parvient même à repousser les tentatives de débarquement russes, britanniques et suédoises depuis la Vistule. La chute, le 29 avril, de Stralsund (ville portuaire prussienne plus à l’Ouest) qu’assiège depuis janvier 1807 le maréchal Mortier, permet d’amener les renforts et conduit indirectement à la capitulation de Dantzig le 27 mai. Lefebvre est nommé duc de Dantzig par Napoléon. L’arme du génie a choisi cette bataille comme fête d’arme puisque selon l’empereur lui-même, « le génie s’y est couvert de gloire ». 19 mars 1945 : entrée des forces françaises en Allemagne : La 6°Cie du II/4e RTT est la première unité française à franchir la rivière Lauter (qui marque la frontière entre la France et l’Allemagne) et s’empare du village de Scheibenhardt. Unité de l’armée d’Afrique, le 4e régiment de tirailleurs tunisiens s’est déjà distingué lors des combats du Belvédère et dans les âpres combats des Vosges à l’hiver 1944. 19 mars 1962 : cessez le feu en Algérie. La guerre d'Algérie s'achève officiellement ce jour-là, même si de très nombreuses exactions sont commises par le Gouvernement Provisoire de la République Algérienne (GPRA) après la signature du cessez-le feu. 19 mars 1982 : occupation de l'ile britannique de Géorgie du Sud par des Argentins. Une quarantaine de ferrailleurs argentins débarquent à San Pedro pour démanteler les restes d'un cargo ayant servi d'usine baleinière. Peu après, ils hissent le drapeau argentin provoquant l'indignation des autorités britanniques locales qui télégraphient immédiatement à Londres. Les iles de Géorgie du Sud sont gérées par Port Stanley, chef-lieu des iles Falkland (situées à 1300 km de San Pedro). 19 mars 1997 : mort de Jacques Foccart (Paris). Résistant, officier de réserve au SDECE, secrétaire général du RPF puis des Affaires Africaines et Malgaches, il est le M. Afrique du général de Gaulle puis de Pompidou de 1959 à 1974. Il fut aussi cofondateur du SAC (service d'action civique). Considéré parfois comme l'un des personnages les plus puissants de la Veme République, il s'est avant tout singularisé par son rôle dans le processus de décolonisation en Afrique. Lire le syndrome Foccart – la politique française en Afrique de 1959 à nos jours de Jean-Pierre Bat. 19 mars 2003 : début de la seconde guerre d'Irak. Officiellement, pour éliminer les stocks irakiens d’armes de destruction massive, cette deuxième campagne anglo-saxonne s’est achevée en décembre 2011. Aucune de ces armes n’a été trouvée, mais Saddam Hussein a été arrêté puis exécuté. 19 mars 2011 : début de l'intervention en Libye. La résolution 1973 de l’ONU instaurant une zone d’exclusion aérienne au-dessus de la Libye, la France déploie l’opération Harmattan.
  2. Chronique culturelle

    18 mars 1314 : exécution de Jacques de Molay, 23e et dernier maitre de l’Ordre du Temple. « Arrivant aux plus hautes fonctions en 1292 soit un an après la chute de Saint-Jean-d’acre, il veille à réorganiser l’ordre entre ses fractions d’Orient et d’Occident, à reconquérir les lieux saints et étendre ses alliances politiques avec les souverains européens. Sur ordre de Philippe le Bel, il est arrêté en 1307 et accusé, ainsi que l’ensemble de l’ordre, d’hérésie et de pratiques obscènes. Après un procès lapidaire, il est supplicié sur un bûcher dressé sur l’île aux Juifs à Paris, actuellement square de Vert-Galant sur le Pont Neuf. La légende voudrait qu’il ait alors lancé une malédiction sur la dynastie des Capétiens. Maurice Druon dans Les rois maudits, et les adaptations télévisée éponymes, ont largement contribué à la populariser ». 18 mars 1871 : début du soulèvement de « la commune de Paris ». Première insurrection prolétarienne selon Karl Marx, elle est involontairement déclenchée par la tentative de récupérer les canons que le « petit peuple Parisien » conserve à Montmartre à la suite de la guerre franco-prussienne. Les généraux Leconte et Thomas sont faits prisonniers puis assassinés par la population et une partie de la troupe. L'insurrection dure 2 mois et sera très sévèrement réprimée par l'armée. 18 mars 1913 : mort du général André (Dijon). Né en 1838, Louis Nicolas André est polytechnicien et choisit l'artillerie, arme dans laquelle il fait une belle carrière en raison de réelles qualités techniques et de commandement. Positiviste et libre penseur, il se range dans le camp des Dreyfusards au moment de l'Affaire et dévoile son attachement à la République ce qui pour l'époque et le milieu des officiers est encore assez peu répandu. Nommé général en 1893 autant pour ses qualités que ses appuis (camarade de promotion du Président Sadi Carnot), il commande l'École polytechnique puis est appelé par Waldeck Rousseau comme ministre de la guerre en 1900. Républicain convaincu, André cherche à promouvoir les officiers de même sensibilité politique que lui et cautionne plus ou moins clairement le système des fiches mis en place par le Grand Orient de France et l'un des officiers de son cabinet. Le fichage est révélé et déclenche un scandale politique qui l'oblige à démissionner après 4 ans passés au ministère. 18 mars 1915 : attaque navale des Dardanelles (détroit des Dardanelles): La flotte franco-britannique, commandée par l’amiral Guépratte et l’amiral de Robeck, bombarde les forts intérieurs du détroit des Dardanelles et est soumise à une riposte intense de l’artillerie germano-turque. Le cuirassé Bouvet, touché par une mine, coule en 50 secondes tuant 637 marins dont le commandant, le capitaine de vaisseau Rageot de La Touche. Les cuirassés L’irrésistible et L’Océan, coulent eux aussi après avoir heurté une mine mais leur équipage est sauvé. Voir la RHA n°79 et n°143 ou consulter le catalogue en ligne de la bibliothèque du SHD qui possède au moins 217 ouvrages traitant de cet épisode. 18 mars 1916 : prémices de l’attaque du 111ème RI ( Malancourt – Verdun). Les reconnaissances aériennes françaises signalent de toutes nouvelles tranchées allemandes près du bois d’Avaucourt. Deux jours plus tard, la 11ème division bavaroise du général Kneussel attaque le secteur du 111ème RI (au front depuis 34 jours) après un bombardement d’une violence inouïe. Le front rompt sans presque combattre permettant aux Allemands de prendre à revers l’état-major de la 57ème brigade. 2500 soldats du 111ème RI sont capturés. Cette affaire fait grand bruit jusqu’à Paris et le 111e RI est dissous après enquête de commandement. C’est le seul régiment d’active à être sanctionné de la sorte de toute la grande guerre. 18 mars 1921 : assaut contre les marins révoltés de Kronstadt. Lassés par les violences de la Révolution communiste et surtout irrités de voir le pouvoir confisqué par Lénine, la garnison de Kronstadt se mutine. Les troupes de Trotsky, commissaire à la guerre et fondateur de l'Armée rouge, attaquent l'île de Kronstadt et exécutent 900 marins pendant que 9000 autres fuient vers la Finlande 18 mars 1962 : signature des accords d’Evian. Louis Joxe (représentant la France) et Belkacem Krim (FLN) signent l’accord qui prévoit la reconnaissance de la souveraineté de l’Algérie, l’évacuation progressive du territoire par la France, une aide économique pour 3 années encore et un cessez le feu pour le lendemain. Le conflit est officiellement terminé mais sur le terrain des combats vont pourtant se poursuivre. 18 mars 1963 : le Balzac de Dassault passe du vol stationnaire à l’horizontal. Lors de son 17ème vol, le prototype de Dassault réussit la transition entre le décollage vertical et le vol horizontal. 18 mars 1965 : première sortie dans l’espace. Le cosmonaute soviétique Alexei Leonov sort du vaisseau Voskhod 2 pendant 12 minutes. C’est ce même Leonov qui à bord de Soyouz 19 s’arrimera au vaisseau Apollo 18 en juillet 1975 lors de la première mission spatiale conjointe USA-URSS.
  3. Chronique culturelle

    15 mars - 60 : bataille de Magetobriga (Alsace). Les riches terres de l'Alsace actuelle attirent les Germains qui passent le Rhin en - 72. Les tribus gauloises finissent par s'unir pour tenter de repousser les envahisseurs, mais sont vaincues et doivent se replier vers « l'intérieur ». César, nommé consul des Gaules en - 59, est appelé à l'aide par les Éduens. Après avoir tenté de négocier avec Arioviste, le chef des germains, César prend conscience du danger que représentent ces peuplades non seulement pour les Gaules mais aussi pour Rome et décide de régler le problème : la bataille de Ochsenfeld (- 58) boute les Germain sur la rive Est du Rhin. 15 mars - 44 : assassinat de Jules César (Rome). Au pouvoir depuis cinq ans, César, en modernisant Rome, accroit son pouvoir et inquiète les sénateurs. Une soixantaine d'entre eux fomentent un complot et le tuent en réunion. 15 mars 1311 : bataille de Copais (Grèce). À la suite d'un désaccord entre anciens alliés, la chevalerie franque du duché d'Athènes est sévèrement battue par la compagnie catalane, petite armée de mercenaires espagnols qui avait initialement vendu ses services à l'empire byzantin pour lutter contre les Turcs. 15 mars 1891 : première publication du Rôle social de l’officier . Lorsque l'article paraît dans La Revue des deux mondes, le retentissement est grand. Écrit sans signature pour ne pas mettre à mal le devoir de réserve, le texte est concis et clair, le style incisif. En cette fin de siècle, la description faite des travers de l'armée est sévère mais juste et se veut constructive. Elle n'est pas une lubie subite puisque elle s'appuie sur une observation du corps de troupe pendant près de vingt ans. Vite découvert, Lyautey est autant félicité que critiqué mais n'est pas inquiété outre mesure par sa hiérarchie. Les principes développés par Lyautey étaient déjà en partie connus et vont finir progressivement par être appliqués. 15 mars 1892 : naissance de Charles Nungesser (Paris). Personnage hors normes dont la vie est un roman. As de l'aviation française pendant la Première Guerre mondiale avec 43 victoires homologuées. Il disparait avec François Coli le 8 mai 1927, au-dessus de l'Atlantique, lors d'une tentative de traversée Paris-New York sans escale à bord de L'Oiseau blanc. Durant la bataille de Verdun, il remporte 10 victoires en combat aérien. 15 mars 1916 : à la poursuite de Pancho Villa (Mexique). Le président américain Woodrow Wilson ordonne au général Pershing une expédition punitive contre Pancho Villa dont les hommes viennent d’attaquer la ville américaine de Colombus (09/03/1916). Pershing franchit la frontière le 15 mars et cherche pendant près d’un an en territoire mexicain celui qu’on soupçonne d’être à la solde de Guillaume II pour semer des troubles sur la frontière américano mexicaine dans le but de faire diversion aux opérations européennes. A noter que le futur général Patton et le futur général puis président Eisenhower participaient en tant que lieutenant à cette incursion mexicaine. 15 mars 1935 : le service militaire français passe de 1 à 2 ans. Le contingent appelé sous les drapeaux est à l’époque fort de 230 000 hommes, cependant, le gouvernement français s’aperçoit, après une petite étude démographique, qu’il ne sera plus que de 118 000 hommes en 1936, avec l’arrivée des classes creuses (dues à la Première Guerre Mondiale). Le lendemain, Adolf Hitler annonce le rétablissement du service militaire en Allemagne portant les effectifs de la Wehrmacht de 100 000 à 500 000 hommes. 15 mars 1939 : l’Allemagne envahit la Tchécoslovaquie. Après l’annexion des Sudètes en 1938, le gouvernement tchécoslovaque a perdu sa ligne de défense (équivalente en modernité à la ligne Maginot). Il a aussi perdu toute crédibilité face aux indépendantistes slovaques et ruthéniens qui la veille (14 mars) par l'intermédiaire de Mgr Tiso ont proclamé l’indépendance de la Slovaquie. La Wehrmacht envahit ainsi la Bohême-Moravie sans encombre mais en violant les accords de Munich. L’Allemagne prend le contrôle des usines d’armement Skoda. A noter que le parc allemand de chars moyens lors de la campagne de France était composé d’un tiers de chars d’origine tchécoslovaque (Panzer 35 et 38). 15 mars 1941 : opération Savannah (région de Vannes). Pour la première fois, un commando de 5 Français (FFL) est parachuté en France. Commandé par le capitaine Bergé, l’objectif du commando lui a été dévoilé moins de 2 semaines auparavant : tendre une embuscade au personnel d’une escadrille spécialisée de la Luftwaffe qui conduit des bombardements de nuit sur Londres. Les services secrets anglais n’ayant personne pour cette mission se sont résignés à demander l’appui de la France Libre, à qui ils fournissent les moyens logistiques. Une fois sur place, le capitaine Bergé constate que les renseignements ayant provoqué la mission sont erronés, l’empêchant d’agir. Il décide de disperser ses hommes pour ramener un maximum de renseignements sur différents secteurs, en attendant de se faire exfiltrer comme prévu quinze jours après. Seuls deux commandos rejoignent Bergé sur le sous-marin venu les récupérer. Si la mission initiale n’a pas pu être réalisée, les renseignements ramenés par les 3 hommes s’avéreront d’une importance stratégique pour d’autres opérations. Savannah a aussi permis de valider le concept de telles incursions en territoire occupé, tout en renforçant la crédibilité de Forces Françaises Libres encore embryonnaires. Une promotion de l’École militaire interarmes porte le nom de général Bergé (1998-2000). 15 mars 1954 : point de situation à Dien Bien Phu (Indochine – Tonkin). « Au matin du 15 mars 1954, le réveil est difficile pour la garnison de Dîen Biên Phu : Gabrielle, aux termes d’une défense énergique qui a duré toute la nuit, tombe. La contre-attaque conduite à l’aube parle 5e bataillon parachutiste vietnamien (5e BPVN), largué la veille et engagé dans les pires conditions, appuyé de deux compagnies du 1er bataillon étranger parachutiste (1er BEP) et d’un peloton de M 24 Chaffee, s’est heurté à de forts éléments de l’armée populaire qui l’attendaient. Surtout, par suite d’incompréhensions et de mauvaises interprétations des ordres, la mission de reprendre Gabrielle s’est transformée en mission de recueil des derniers défenseurs... Avec la chute de Gabrielle, c’est l’une des pièces maîtresses du camp retranché qui s’évanouit : la protection de la piste d’aviation, élément clé du dispositif français, n’est plus assurée. Avant la bataille, l'organisation défensive de Diên Biên Phu reposait sur trois sous-secteurs comprenant au total 8 centres de résistance (CR) -auxquels des prénoms féminins avaient été donnés. Chaque CR était défendu par la valeur d’un bataillon et était divisé en points d’appui (PA) qu’une compagnie occupait. Au 15 mars, deux CR parmi les plus importants ont disparu. Par ailleurs, les deux bataillons de réserve générale (1er BEP et 8e Choc) chargés des contre-attaques ont été entamés et/ou sont dépensés dans des missions défensives. A cette date, si le sort de la bataille n’est pas encore joué, les chances de succès français ont été considérablement réduites ».
  4. Chronique culturelle

    14 mars 1369 : bataille de Montiel (Espagne). Le roi de France Charles V envoie Du Guesclin en Espagne pour aider à nouveau Henri de Trastamare à reprendre la couronne de Castille à son demi-frère, Pierre le cruel. Cette mission vise aussi à débarrasser la France des compagnies de mercenaires qui, faute de combat, écument le pays. Pierre le cruel s'est allié avec les Anglais, les arabes et les Juifs. Du Guesclin à qui le commandement des troupes a été sagement remis, prépare scrupuleusement l’attaque et ordonne qu’aucun quartier ne soit fait. Les forces du Cruel sont nettement supérieures en nombre mais manquant d’unité, sont littéralement massacrées. Le chef de guerre breton remporte une victoire sanglante (la plus meurtrière de sa carrière selon Georges Minois dans Du Guesclin) et se venge de la défaite de Naveja (1367) qui l’avait vu tomber aux mains des Anglais du Prince Noir. 14 mars 1590 : victoire d'Henri IV à la bataille d'Ivry. Luttant contre les ligueurs catholiques conduits par le duc de Mayenne (famille des Guise), le roi protestant Henri IV détruit leur armée pourtant trois fois plus nombreuse et s’ouvre la route de Paris. Avant la bataille, le Béarnais harangue ses troupes : « … ralliez-vous à mon panache blanc, vous le trouverez toujours au chemin de la victoire et de l’honneur. ». Le blanc devient symbole du ralliement à la monarchie. 14 mars 1793 : prise de Cholet. L’armée catholique et royale de Stofflet et de Cathelineau conquiert la ville. 14 mars 1800 : prise de contrôle de la Danaé. Cinq marins français, prisonniers à bord de la frégate anglaise Danaé se rendent maîtres du bâtiment. 14 mars 1823 : mort du général Dumouriez (Londres). Charles-François du Perrier du Mouriez, dit Dumouriez est un général français tout à la fois héros et traitre de la République. Le livre de J-P Bois permet de comprendre l’itinéraire tourmenté de ce soldat surprenant. Dumouriez : héros et proscrit : un itinéraire militaire, politique et moral entre l’Ancien régime et la Restauration. 14 mars 1917 : le ministre de la Guerre tance les parlementaires (Assemblée nationale). « Interpellé à la Chambre des députés, le Général Lyautey alors ministre de la Guerre, répond par un discours dûment préparé dans lequel il déplore le manque de discrétion des débats sur les questions techniques, même en comité secret, parce qu’il estime «…en pleine responsabilité, que c’est exposer la défense nationale à des risques pleins de périls… ». Il était parfaitement au courant des nombreuses fuites et interprétations diverses auxquelles donnaient lieu les débats parlementaires (dont les Allemands n’ignoraient rien). Il se refusait en outre à cautionner par sa présence au ministère l’offensive préparée par le Gal Nivelle et soutenue par le gouvernement en vue de la conquête du Chemin des Dames. Il est aussitôt attaqué par les députés qui considèrent comme une injure personnelle l’idée qu’un secret de défense nationale puisse ne pas être conservé par six cents bouches. Le 3 avril suivant, Lyautey était replacé à la tête de la résidence générale au Maroc ». 14 mars 1945 : largage de Disney. (Pays-Bas). 9 Forteresses B-17 du 92nd BG larguent leurs "Disney rockets" sur les abris de la base de sous-marins d'Ijmuiden. La Disney Rocket-Assisted Bomb" est une des armes alliées destinées à la destruction des abris "super durcis", tels que ceux des U-boot. Imaginée par un officier de la Royal Navy, cette bombe a une masse de 4500 livres. Elle doit être larguée à environ 20000 pieds. Lorsque la bombe arrive vers 5000 pieds, un dispositif barométrique allume la fusée qui augmente la vitesse de l'arme jusqu'à 730 m/s à l'impact. Cette munition a été utilisée pour la première fois le 10 février 1945. Chaque B-17 charge une seule "Disney rocket". Au total, 158 seront larguées pendant la WW2. 14 mars 1954 : Gabrielle est attaqué (Indochine - Haut Tonkin). La bataille de Dien Bien Phu a commencé hier avec la chute de Béatrice, écrasé sous un déluge d'obus d'artillerie puis une marée de soldats Viet Minh. Gabrielle, le poste le plus au Nord est attaqué à son tour et tombe dans la matinée du 15. Les combats sont d'une extrême violence. Les bataillons viets subissent d’énormes pertes lors des assauts qui finissent systématiquement au corps à corps. L’ennemi submerge les défenses françaises grâce à la loi du nombre. Les actes d'héroïsmes sont très nombreux. 14 mars 2007 : mort de Lucie Aubrac (Issy les Moulineaux). Résistante célèbre pour son courage. De son vrai nom Lucie Samuel, née Bernard. Elle était l’épouse de Raymond Aubrac, décédé en avril 2012.
  5. Chronique culturelle

    13 mars 1569 : bataille de Jarnac. Le parti catholique inflige une défaite au parti protestant. Le prince de Condé (protestant) est tué à l’issue de l’engagement. 13 mars 1663 : début de chasse aux pirates (Toulon). Le chevalier Paul, à la tête d’une division navale (6 bateaux), appareille pour attaquer les pirates barbaresques qui harcèlent les navires marchands européens en Méditerranée. Le futur lieutenant général des armées navales, Abraham Duquesne, fait partie de l’équipage de l’un des 6 bateaux. 13 mars 1806 : bataille navale du Cap Vert (Iles du Cap Vert). De Linois revenant d’une campagne dans l’Océan indien tombe malencontreusement sur l’escadre de l’amiral Waren. Il est fait prisonnier. 13 mars 1811 : bataille navale de la Lissa (côte dalmate). L’ile de Lissa servant de repère aux corsaires et à une flotte britannique, l’ordre de nettoyer la zone est donné au contre-amiral Dubourdieu qui déjà l’année dernière a tenté un raid sur l’ile. Malgré la supériorité de la flotte franco-italienne, le capitaine W. Hoste défait les assaillants. Dubourdieu est tué dans l’attaque. 13 mars 1814 : bataille de Reims. Napoléon met en déroute le corps russe du général de Saint-Priest, qui décède de ses blessures après la bataille. Ce dernier est issu de l’émigration des aristocrates français au moment de la Révolution . « Napoléon est à Soissons lorsqu’il apprend la nouvelle de la chute de Reims. C’est un évènement grave, car dès lors, les communications directes entre l’armée de Silésie et l’armée de Bohême sont rétablies. L’Empereur décide de tomber sur Saint-Priest qui occupe le chef-lieu de la Marne. S’il écrase ce dernier, l’échec de Laon, qu’il vient de subir sera effacé et le moral des troupes revu à la hausse. Saint-Priest qui sait que l’Empereur a été battu à Laon se croit en sécurité et dissémine ses troupes autour de la ville…Il n’en croit pas ses yeux, les français attaquent ! A un de ses officiers qui lui demande quelle direction prendre « si on a affaire à l’Empereur des français » le général en chef ennemi répond : « on ne reculera pas ! ».la première brigade des gardes d’honneur (1er régiment et 10ème hussards), commandée par le général Picquet est stoppée net par un adversaire qui fait d’abord bonne contenance, mais qui est finalement enfoncé par la division Ricard. Puis c’est au tour de la deuxième brigade des gardes d’honneur de s’élancer (3ème et 4ème régiments). « Nous chargeâmes donc un contre huit », nous dit Ségur ; onze canons sont pris, Saint Priest est tué, l’armée ennemie totalement battue se replie par la route de Berry-au-Bac ». 13 mars 1954 : début de la bataille de Dien Bien Phu (Haut Tonkin). La bataille emblématique de la défaite française en Indochine va durer près de deux mois opposant les 15 000 hommes du camp retranché aux 80 000 Viet Minh du général Giap. Le poste Béatrice est le premier à tomber. A 19h, les obus s’abattent simultanément sur le point d’appui et sur le PC du camp retranché. Lcl Gaucher qui commande la 13e DBLE et Béatrice est tué avec 8 de ses officiers. Survivant des combats contre les Japonais au Tonkin en 1945, Gaucher est, après le LCL Dimitri Amilakvari et le LCL Gabriel Brunet de Sairigné, le 3ème chef de corps de cette jeune unité (13ème DBLE créée en 1940) à tomber au champ d’honneur ; tous trois donneront leur nom à des promotions de Saint Cyr.
  6. Chronique culturelle

    12 mars 1678 : fin du siège éclair de Gand (actuelle Belgique). Alors que la guerre de Hollande visant à prendre le contrôle des Pays-Bas espagnols, dure depuis près de 6 ans, Louis XIV cherche à obtenir une victoire décisive avant les négociations qui s’annoncent. Secondé par son nouveau commissaire général des fortifications, Vauban, il élabore une vaste manœuvre de déception au cours de laquelle il conduit une armée de 120 000 hommes en Lorraine, laissant supposer qu’il envisage d’attaquer Luxembourg ou Namur. Puis, à une vitesse surprenante pour l’époque (près de 250 km en 3 jours), il rejoint l’armée qu’il avait positionnée à Oudenaarde, menaçant Ypres et Gand. Ne sachant pas où se ferait l’attaque des français, le gouverneur espagnol a dispersé ses forces sur l’ensemble des citadelles. En à peine une semaine, Vauban conquiert Gand assez faiblement défendu. Peu après, la citadelle d’Ypres tombe dans les mêmes conditions, couronnant la stratégie royale soutenue par la science de Vauban. 12 mars 1689 : débarquement français en Irlande (Kinsale). Louis XIV envoi 10 000 hommes prêter main forte au roi catholique anglais Jacques II qui s'est fait confisquer sa couronne par Guillaume d'Orange, le protestant. Ce secours ne servira à rien et les franco-irlandais seront battus à la bataille de la Boyne. Lire Le grand exil – les Jacobites en France 1688-1715 de Nathalie Genet-Rouffiac. 12 mars 1854 : alliance contre la Russie. La France, l'Angleterre et le sultan ottoman concluent une alliance contre la Russie. Le traité débouchera sur la guerre de Crimée. 12 mars 1867 : rembarquement des troupes de Bazaine (Mexique - Veracruz). Après cinq années de présence au Mexique et une série de combats glorieux (Puebla, Camerone), les Français ne parviennent pas à soutenir l'empereur catholique Maximilien contre les libéraux et la population. Maximilien est fusillé peu après. 12 mars 1930 : marche du sel de Gandhi (Inde). L'évènement, malgré les apparences, est une bataille que Gandhi remporte sur l'empire britannique. La production de sel est à l'époque un monopole économique de la couronne qui empêche tout indien de recueillir dans la mer sa propre consommation courante. Gandhi annonce qu'il va faire cesser cette injustice et à terme obtenir l'indépendance du pays sans recourir à la violence. Il marche vers l'Océan (300 km) en compagnie d'amis (et de journalistes …) dont il exige qu'ils ne répondent pas à la violence que les soldats britanniques ne manqueront pas de déployer contre eux lorsqu'ils enfreindront la loi et récolteront leur sel. Le charisme de Gandhi est tel qu'aucun des milliers d'Indiens engagés dans cette marche ne cède à la violence alors que 60 000 personnes sont emprisonnées. Les soldats constatant que la courageuse asymétrie qu'acceptent les manifestants, leur fait tenir le mauvais rôle, finissent par renoncer à la force. La stratégie de Gandhi est gagnante parce qu’il sait son combat légitime et surtout que l’empire n’est pas un pouvoir totalitaire. 12 mars 1938 : Hitler annexe l’Autriche. Au nom du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, Hitler décrète l’Anschluss. Ses troupes envahissent le pays voisin, certes sans violence, mais en toute illégalité. 12 mars 1947 : doctrine Truman. La pauvreté économique faisant le lit des révolutions bolcheviques, le président américain décide d’endiguer le péril rouge en proposant une aide économique massive aux pays affaiblis par la seconde guerre mondiale et subissant la pression de l’URSS. Cette aide sera concrétisée par le plan Marshall. 12 mars 1954 : veille de la bataille de Diên Biên Phu. « Les renseignements qui affluent depuis quelques jours au 2e bureau des Forces terrestres du Nord-Vietnam (FTNV) et à celui du Groupement opérationnel du Nord-Ouest ( GONO – l’organisme de commandement français à Diên Biên Phu) ne laissent plus place au doute : l’attaque du camp retranché par les divisions viêt-minh est imminente. De fait, en fin d’après-midi, le colonel de Castries réunit son état-major et les principaux chefs de bataillon et leur annonce : « Messieurs, c’est pour demain ». 12 mars 1956 : pouvoirs spéciaux en Algérie. Afin de rétablir l’ordre en Algérie et de donner plus de moyens à l’armée, le gouvernement de Guy Mollet demande et obtient les pouvoirs spéciaux après un vote écrasant à l’Assemblée nationale (446 pour, 76 contre).
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