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Kretschmer

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  1. Kretschmer

    [FPCRS] Ouverture Fatale

    palpitant! Attention au combats urbain, quelques mines dans les carrefours et des fantassins équipés de M47 sur les toits et ca va chauffer pour tes fesses. Tu as des Mi24 ? Bon courage pour la suite. J'ai été interpellé par le "5 secondes" dans la fenetre qui propose le tir gonio sur le QG, c'est un jeu en temps réel?
  2. Kretschmer

    [FPCRS] Ouverture Fatale

    C'est parti, Rodina!
  3. Kretschmer

    [CMANO, FPCRS] En Sept jours sur le Rhin - sujet central

    de mon côté soviétique bien sur, l'ennemi le plus excitant à affronter, c'est le temps!
  4. Kretschmer

    [CMANO, FPCRS] En Sept jours sur le Rhin - sujet central

    @Finen La posture nucléaire française a toujours été ambiguë car la riposte du faible au fort souffre d'un défaut de crédibilité natif, certes beaucoup plus aujourd'hui qu'en 1988 car les forces françaises conventionnelles ont été réduites à peau de chagrin. La France est une boulangerie sans rideau de fer, sans serrure, sans alarme ni caméra... mais le boulanger à un python 357 . Si un braqueur vient et menace de tuer toute la famille - boum, ok c'est clair Si un gamin rentre et pique un pain au chocolat - boum aussi? Si le canada déploie un bataillon de royal marines à Saint Pierre et Miquelon peut après qu'on y découvre un immense champ de pétrole, on rase Otawa? Si la Chine envoie un contingent pour protéger "ses intérêts économiques" en Nouvelle Calédonie suite à une opportune flambée de violence autonomiste financée en yuan, on rase la planète? Questions que j'ai posées presque dans ses termes à l'IHEDN sans obtenir d'autres réponses qu'un sourire gêné ou un regain d’intérêt pour le bout de mes chaussures Mais en 88 la vie était plus simple, l'armée française n'est pas force négligeable et la bipolarité du monde rendait nos alliés plus fiable et nos ennemis plus prévisibles. Donc place à l'action et à l'aar!
  5. Kretschmer

    [CMANO, FPCRS] En Sept jours sur le Rhin - sujet central

    C'est amusant ce que tu dis (au sens premier, pas péjoratif) car ce que l'histoire montre c'est que les dictatures vivent dans l'illusion qu'une guerre peut être limitée, leur pouvoir autocratique leur permettant d'être "rationnel" (pas de compte à rendre, pas de presse libre etc...) tandis que les démocraties, dont les décisions sont beaucoup plus "affectives" et sensibles au jugement du peuple n'ont comme seule issue possible à la guerre que la victoire totale. cf proposition de paix de François Joseph, Nicolas II, Hitler, Staline, consciencieusement refusées par Loyds, Roosevelt, Churchill etc. (j'emploie le mot dictature de façon un peu excessive, je ne qualifierai pas de dictature les empires russes et austro-hongrois de 1914) Il faut être une dictature bien obtuse pour imaginer que face au choix de sacrifier l'Allemagne de l'ouest (et perdre les prochaines élections) ou provoquer plusieurs centaines de millions de morts (et gagner la guerre), les états unis ou la grande Bretagne prendront une décision "rationnelle". Propos non dénué d'humour et de second degré, mais pas que...
  6. Kretschmer

    [CMANO, FPCRS] En Sept jours sur le Rhin - sujet central

    Tout à fait d'accord avec l'analyse d'Eginhard. j'ajoute à cela que la deuxième escadre autour du Foch doit normalement gagner l'atlantique pour couvrir les convois (asw et protection contre les badger) sous commandement combiné us. La sortie du commandement de l'Otan n'a en fait rien changé au engagements mutuels pris la France envers les autres membres de l'Otan, la sortie du commandement intégré est une argutie juridique, opérée à des fins de politiques intérieures. La question insoluble, c'est la posture nucléaire française... Les américains ne l'utiliseront pas même si l'Allemagne devient (une fois de plus) un champ de ruine. mais à quel point la France considère t'elle que son utilisation de l'arme nucléaire devient conforme à sa doctrine? et quelles seront les pressions exercées par ses alliés pour que le franchissement du Rhin, ou le bombardement aérien des installation portuaires du havre et de brest, ou même la destruction en Allemagne de la 1ère armée ne déclenche pas une guerre nucléaire globale? Ses pressions seront-elles suffisantes, et la riposte du faible au fort sera-elle prise au sérieux par les Soviétiques?? Enfin, tu n'as pas parlé des gaz? La doctrine stratégique prévoyait un emploi massif des gaz en Allemagne, cela sera t'il le cas?
  7. Kretschmer

    [WITP AE] Un océan peu pacifique

    ...suite Le 9 mai, la bataille pour la domination de Belep reprend avec l’assaut de 31 wildcat et 38 dauntless 6 wildcat et 13 dauntless sont abattus sans résultat contre 5 zéros. Le 10 mai, les japonais se lancent à nouveau à l’assaut de Koumac et capturent la troisième ligne de fortification, reste encore deux réseaux de tranchés et fortins à capturer. Près de 6500 japs sont mis hors de combat contre moins de 500 américains. Courage les amis la victoire est proche !!! Un peu plus au nord, un convoi de cargo qui remonte vers les Salomons est attaqué par un bombardier Hudson en maraude et encaisse une bombe, l’incendie déclenché viendra à bout du navire qui coulera dans la nuit tandis qu’un autre cargo qui lui descend de Rabaul à destination de Tulagi est torpillé par un sous-marin américain. La nécessite de ravitailler les troupes à travers le réseau de sous-marin ennemis et sous la menace de l'aviation commence à nous couter des bateaux... A Belep, Nagumo demande par radio l’autorisation de remonter à Tulagi recompleter les escadrilles, notamment les escadrilles de chasse qui ont souffert d’une attrition importante bien qu’elles aient infligés 10 fois plus de pertes qu’elles n’en ont subies. Avec regret, Yamamoto autorise se retour, en espérant que celui-ci sera aussi rapide et discret que possible… Ce qui est complètement raté car dans la nuit du 10 au 11 mai, le SS 44 torpille le porte-avion Hiyo alors qu’il approche de Guadalcanal. Les dégâts sont légers et même réparables sur place à Tulagi mais, les alliés ont désormais la confirmation qu’ils ont le champ libre. Dès le lendemain, dans la nuit du 11 au 12 mai les cuirassés Resolution et Ramilies, escortés du croiseur Devonshire et de 11 destroyers bombardent la base de Belep en dépit des champs de mines disposés par les japonais. Trois mouilleurs de mines et un transport de munition AKE (chargé à bloc d’obus 360, de bombes de 250kg et de torpilles pour les cuirassés et le KB sont touchés par les obus anglais. 1 mouilleur de mines coulera et l’AKE Montreal Maru sera vaporisé par l’explosion de sa cargaison. L’embryon d’aérodrome taillé douloureusement dans la jungle et les concrétions de corail est pulvérisé par le bombardement anglais. Le 13 mai, le cuirassé Warspite et le croiseur San Francisco bombardent Efate (Nouvelles Hebrydes) ou nos troupes sont toujours en prise avec la garnison américaine qui ne cède pas un pouce de terrain. Profitant de la fuite du KB, les bombardiers de Noumea (une trentaine d’Hudson et de B26) bombardent nos troupes de Koumac chaque jour. Le 14 mai, 7 destroyers bombardent notre base de Luganville dans l’archipel Espiritu Santu et 23 B17 arrivent derrière et finissent de pulvériser les installations japonaises. Il y’a bien longtemps que les navires américains n’étaient pas montés autant au nord. La mer de corail est de nouveau sous l’influence anglo-américaine. Le 18 mai, un gros convoi appareille de Rabaul ; un croiseur léger et 5 destroyers escortent 2 navires de débarquement (LSD), deux croiseurs auxiliaires (AMC) et 15 navires de transports d’attaque (AK). Dans les flancs de ces navires, le 14ème corps blindé composé de la 21ème DI, la 16ème DI, la 7ème brigade blindée et la Division Blindée de la Garde. Les deux navires de débarquements ont été spécialement transformés en vue de pouvoir débarquer rapidement les chars légers de la division de la garde tandis que les deux divisions d’infanterie se sont entrainées pendant 2 mois à débarquer sur une grande bande côtière de nouvelle Bretagne qui n’est pas sans rappeler la côte occidentale de Nouvelle Calédonie. Alors que le convoi aborde sa descente plein sud il croise la route du sous-marin Greeling qui l’attaque sans succès mais ne manque pas de signaler la présence de ce convoi. Deux jours plus tard, le convoi d’assaut arrive à Guadalcanal ou il est rejoint par le Kido Butai et l’immense armada s’ébranle vers la Nouvelle Calédonie. Le SS S-27 est placé en embuscade sur la route et malgré la présence d’un essain d’hydravion autour de la flotte arrive à percer le rideau défensif et envoie 4 torpilles dont 2 touchent l’Akagi. Le Porte-avion est durement touché car le choc a disjoint une conduite de carburant d’aviation qui s’est rependue dans le hangar et a détonné peu après. La déflagration perçue à plusieurs kilomètres déchire le pont d’envol et cause de nombreuses victimes. L’incendie s’étend sur toute la longueur du navire tandis que les voies d’eau s’étendent hors de contrôle lorsque le système électrique du bâtiment tombe, bientôt suivi par la perte de la propulsion principale. Le croiseur Nachi s’approche au maximum du navire et une noria d’embarcation permet l’évacuation des pilotes du groupe aérien. Puis le Nachi prend en remorque le bâtiment blessé et repart vers Tulagi escorté de 4 destroyers… Le même jour, une reconnaissance en force menée par les troupes japonaises à Koumac montrent que les effectifs américains rendent la prise de cette base totalement illusoire, en effet sont repérées sur place la 32ème Division d’Infanterie, 5 régiments d'infanterie, un régiment d’infanterie motorisée, 2 bataillons de chars et une quinzaine de bataillons et de régiments d'artillerie... Dans la nuit du 20 au 21 mai, les croiseurs de bataille de Tanaka entre en baie de Koumac et coulent une flotte américaine qui y déchargeait du matériel, le mouilleur de mine CM Bungaree et les cargos Trieste et Steel Investor sont coulés, puis ils bombardent l’aérodrome de Koumac ou une trentaine d’avions sont mis en pièce. A l’aube l’aviation américaine partie de Noumea tente à nouveau de bombarder nos troupes de Koumac mais le KB a prévu une couverture à distance (LRCAP) et les japonais abattent 1 B17, 10 B25 et 8 P40. Le lendemain, l’aviation américaine repart à l’attaque, 90 chasseurs escortent 15 Dauntless et 20 B25. 140 zéros sont là pour les accueillir, et les japonais abattent 26 P40, 10 Dauntless et 10 B25 sans aucune perte à déplorer ! La Base de Belep s’organise alors pour être le point de support de l’invasion, des escorteurs sont réquisitionnés pour mettre en place un « Tokyo express » entre Belep et Koumac afin d’apporter pendant la nuit des munitions à la tête de pont, par ailleurs, un important champ de mine est déployé afin de protéger la flotte des sous-marins (et effectivement le 31 mai le S-45 est coulé dans le champ de mine) et des transports de munitions et des pétroliers ravitailleurs maintiennent le KB et les cuirassés japonais en état de combat. Le 24 mai, un Catalina surgit à l’aube au raz de l’eau, colle une torpille dans le flanc du cuirassé Nagato et repart sans que ni la DCA ni la chasse n’ait réagi… heureusement les dégâts sont léger. Le KB repart alors à l’assaut de Nouméa afin de supprimer l’aviation américaine, les sweeps lancés par les porte-avions permettent d’abattre une dizaine de chasseurs américains contre la perte de 3 zéros. Le 26 mai, les 4 croiseurs de bataille de Tanaka bombardent l’aérodrome de La Foa et détruisent 25 chasseurs et 10 bombardiers tandis que le même jour un raid de 40 zéros achèvent de détruire les chasseurs de Nouméa. Cette fois ci, la domination aérienne de la Nouvelle Calédonie est totale. Le 27 mai, à la grande surprise des américains, la flotte amphibie débarque le 14ème corps blindé à La Foa, les troupes d’élites de la 16ème division d’infanterie nettoient rapidement les pentes arborées et montagneuses de la baie et commencent à marcher vers l’aérodrome, la 21ème division elle se déploie vers le nord et sécurise la route côtière qui court vers Koumac. Pendant ce temps des troupes de génie abattent à la chaine les cocotiers et à l’aide de cordes préparées à cette intention déploient rapidement une route de bois qui court de la terre ferme vers la mer au-dessus du sable fin. Les péniches des deux gros navires de débarquements déposent alors le matériel lourd, les chars de la 7 ème brigade chargés de chaines et de sangles servent alors de tracteurs et remontent à la sur la côte camions, canons et automitrailleuses. Les rares américains sur place ne peuvent que se replier sur l’aérodrome. Le lendemain 28 mai, un assaut brutal de la 16ème DI permet la capture 4000 américains et la destruction de 30 avions. La grande ile de Nouvelle Calédonie est coupée en deux avec d’un côté le corps de bataille américain encerclé dans sa partie nord et de l’autre la base de Nouméa ou ne sont présent que des unités de soutien et d’état-major. Cette manœuvre (que Mac Arthur reproduira à Incheon en se gardant bien de dire qui l’a inspiré) est un coup dur pour les américains… L'élite de l'IJA prend tronçonne le corps de bataille amicain Profitant de la destruction de l’aviation américain de Nouvelle Calédonie, le KB pique au sud à pleine vitesse afin d’intercepter une flotte de guerre américaine qui a été repérée en transit entre les Fidjis et l’Australie, hélas la flotte américaine s’est détournée vers le Sud et les Kates ne peuvent emmener leur torpilles et doivent se contenter de bombes de 250 kg. Les fregates Elliot, Nigella, Waters, Stringham sont coulées, le cuirassés Colorado est incendié par l’impact de 8 bombes tandis que le West Virginia et le Maryland encaissent chacun 3 bombes qui ne font pas de dégats… Le Stringham, coulé dans le Pacifique Sud. Le Colorado, photographié par un radio japonais. Cette déception aéronavale s’accompagne d’une déception terrestre, un assaut brutal lancé par la Division Blindée de la Garde et la 7ème brigade blindée sur Noumea est repoussée, certe opposition ennemie se limite à une brigade Néo-zélandaise et 2 bataillons de l’USMC mais ses soldats d’élites sont retranchés derrière un réseau de 5 lignes de tranchées, nid de mitrailleuses et positions d’artillerie qui rende la place inexpugnable. 25 chars japonais sont abandonnés en flamme devant les positions américaines, par ailleurs l’armée américaine a partiellement abandonnée Koumac et marche vers La Foa, il faut absolument que les deux divisions d’infanterie laissées en arrière tiennent le choc... Et c’est sur cette inquiétude que le mois de mai s’achève dans le Pacifique Sud.
  8. Kretschmer

    [WITP AE] Un océan peu pacifique

    je ne sais pas pourquoi il a coupé en deux mon message, bizarre. désolé et bonne lecture
  9. Kretschmer

    [WITP AE] Un océan peu pacifique

    - C’est à craindre, mais un coup au but heureux peut suffisamment les ralentir pour que nos avions puissent intervenir, voir les incendier et alors notre flotte de Belep aura alors un avantage important dans le combat à venir, de toutes les façons si nous n’intervenons pas nos porte-avions vont se faire surprendre. Descendez coordonner le tir, il faut rester discret le plus longtemps possible » En un long balai, les destroyers lancent leurs torpilles sur les croiseurs qu’ils longent par le travers puis virent de bord pour poursuivre les américains et commencent à réaccélérer. Mais hélas une vigie du Camberra repère le dernier destroyer alors qu’il se met à virer et déclenche l’alarme. Immédiatement l’amiral Murray donne l’ordre à sa flotte de virer plein ouest s’éloignant ainsi de la trajectoire des 30 torpilles lancées contre sa flotte et barrant le T aux destroyers japonais surpris en plein changement de cap. Comme c’était à craindre, les croiseurs légers déclenchent un feu nourri avec leurs pièces rapide, sur les destroyers japonais confrontés à leur Nemesis, le fidèle radio du Asagiri envoie le message d’alerte par radio tandis que les canonniers japonais tentent de riposter. Les DD Yuguri, Ayanami et Shikinami prennent le parti de se disperser et de s’éloigner rapidement afin d’éviter le massacre. Le Asagiri qui était en tête encaisse 7 obus qui désemparent totalement le navire, le DD Stuart s’approche alors pour l’achever à la torpille mais les japonais arrivent à remettre en position la pièce arrière et collent 3 obus sur le bateau américain qui s’éloigne non sans avoir lâché ses anguilles et 1 minute plus tard l’infortuné Asagiri se brise en deux et coule emportant avec lui le courageux capitaine Yubiri. *** A bord de l’Akagi c’est le branle-bas de combat, l’amiral Nagumo peste en silence contre la décision arrogante de renvoyer les cuirassés vers les Salomons. Les vigies sont en alerte tandis que les imposantes flottes aéronavales montent en vitesse et s’éloignent les unes des autres. Hélas ce qui devait arriver arriva et à 1H15 du matin, une vigie du Kaga repère la flotte britannique. Les croiseurs Mikuma et Chikuma virent vers elle à pleine puissance escorté de 3 destroyers tandis que les pesants porte-avions continuent de fuir. Les croiseurs japonais rompu au combat nocturne manœuvrent brutalement tout en envoyant des salves précises avec leur tourelles de 203mm, le croiseur Emerald prend un obus qui déclenche un incendie, le croiseur lourd Camberra est également touché de même que les croiseurs légers Trenton et Perth. Dépités, l’ennemi vire de bord et s’éloigne tandis que les deux croiseurs japonais virent de bord également afin de rejoindre ses porte-avions… Les anglo-australien surprennent cette fois-ci la 1ère division aéronavale et arrivent à barrer le T de la flotte qui japonaise. Une fois de plus les croiseurs japonais Tone, Mogami et Kumano se comportent en de véritable samourais et font feu de toutes leurs pièces tout en illuminant l’ennemi de leur projecteur afin de permettre au Zuikaku et au Shokaku de virer de bord… Un tel spectacle pyrotechnique, bien que voulu, fait quand même de ces croiseurs des cibles idéales et l’ennemi déclenche sur eux un feu précis qui touche le CA Kumano à 4 reprises et l’incendie tandis que les deux autres japonais encaissent chacun un obus qui ne fait pas de dégâts. Le Camberra prend lui un obus et DD Henley en prend 2 qui l’incendient et le DD Mugford en prend 1 également qui l’incendie. L’ennemi se dirige ensuite vers la lente flotte de porte-avions d’escorte qui est incapable de distancer l’ennemi mais là encore la fougue japonaise combinée à la surprenante pondération de l’amiral Murray va limiter les dégâts, un duel d’artillerie mené à plus de 15 000 yards fait peu de dégâts. Incapable de pousser son avantage, les britanniques qui repartent vers Nouméa repèrent à nouveau la 1ère division aéronavale grâce à l’incendie du Kumano et s’approche inexorablement des japonais, le Camberra lance une salve à distance maximale dont un obus touche Shokaku. S’en est trop pour les japonais qui se lancent alors dans un combat au corps à corps et échange obus et torpille à moins de 4000 yards. Le combat est aussi bref que brutal et les américains bien que largement supérieurs sont repoussés laissant derrière eux le DD Mugford dont les machines ont été détruites par un obus de 203 et qui brûle de bout en bout, non loin de son compagnon d’infortune le DD japonais Isokaze qui lui aussi est transformé en brûlot… Cette fois s’en est trop, l’ennemi pique plein sud vers Noumea mais le combat a laissé des traces et le soleil est déjà bien haut et les croiseurs de Murray bien loin de Noumea quand les avions japonais décollent des porte-avions ivres de vengeance ! Le Camberra fuit vers Noumea tandis que l’aube révèle en second plan les navires de transport japonais à l’ancre devant Koumac. Croiseur lourd japonais (le Tone en l’occurrence) dont la brutalité, le sens du sacrifice et l’entrainement on fait la différence tandis que les porte-avions montraient piteusement leur fragilité. Les avions japonais affrontent une couverture aérienne de 45 avions américains P39 et P40 qui veillent sur les croiseurs ennemis, mais les 41 zéros qui accompagnent le raid arrivent à repousser les chasseurs et à permettre aux bombardiers japonais de faire leur office, le croiseur lourd Australia prend 3 bombes et 2 torpilles et est supposé coulé, le croiseur lourd Camberra prend lui une torpille qui n’a pas l’air de lui faire beaucoup de mal. Les croiseurs légers Perth et Emerald sont coulés à la torpille de même que le DD Stuart qui prend 2 torpilles tandis que les DD Cushing, Henley et Mugford sont coulés par les bombes de 250kg des Vals. Pendant ce temps les américains lancent 45 chasseurs et 60 bombardiers à l’assaut du KB ou patrouillent 80 zéros, dans un balai harmonieux mais brutal les japonais enchainent les combats tournoyants avec les patauds P40 et les passes sur les pauvres bombardiers américains. Les rares bombes que ceux-ci arrivent à lancer tombent loin des porte-avions japonais ou néanmoins les officiers avalent difficilement leur salive. Des 100 avions américains lancés sur les japonais, seuls 35 reviendront… Cette attaque audacieuse et bien coordonnée avec le raid aérien qui aurait eu un impact dévastateur si les porte-avions japonais avaient été suffisamment endommagés pour ne pas pouvoir lancer leurs avions a finalement échoué grâce sans doute aux flottilles de destroyers placés en alerte avancée et à l’entrainement au combat nocturne des croiseurs lourds japonais qui sont clairement les grands vainqueurs de la journée. Les dégâts occasionnés sont légers, tous les croiseurs restent totalement opérationnels modulo le stock de munition (200 mm et flak) qui sont tous très bas. La bataille nous coûte 1 destroyer coulé, un destroyer endommagé et 17 avions. Côtés alliés elle leur coûte un croiseur lourd, 2 croiseurs légers et 4 destroyers coulés, un croiseur lourd un croiseur léger et un destroyer endommagé et près de 70 avions. Les victimes de la bataille de Belep : Le CA HMAS Australia Le CL HMAS Perth Le CL HMS Emerald Le DD HMAS Stuart Le DD USS Cushing Le DD USS Henley Le DD USS Mugford Le DD IJN Asagiri
  10. Kretschmer

    [WITP AE] Un océan peu pacifique

    La bataille de Belep, 8 mai 1942 : Dans la nuit du 7 au 8 mai, le commandant Yubiri dirige à la fois le destroyer Asagiri et une flottille de 4 destroyers en charge de la lutte anti-sousmarine. La lune est à son second quartier, la mer calme reflète la voûte céleste et s’irise à perte de vue de la lumière lunaire… Sur la passerelle, Yubiri ajoute au relent de graisse et de gasoil l’odeur de la nicotine tandis que dans le baquet, au-dessus de lui un jeune sous-officier s’use la rétine à parcourir l’horizon. *** A 15 km de là, l’amiral Murray relit sur la passerelle croiseur lourd Australia les ordres qu’il a reçu de Nimitz. « Par la présente, vous êtes prié et requis de conduire dans la nuit du 7 au 8 mai vos croiseurs jusqu’à Belep ou vous devrez engager les porte-avions ennemis en vue de les détruire. Puis de rejoindre à pleine vitesse Noumea afin d’éviter la riposte de l’aviation japonaise. » Pff, rien de plus simple, 200 milles à l’aller, 200 milles au retour, et au milieu une dizaine de porte-avions, heureusement, nos reconnaissances aériennes ont signalé le repli vers les Salomons des cuirassés ennemis, en conséquence il est vrai qu’il y a là une carte à jouer… Derrière lui, les croiseurs Camberra, Leander, Achilles, Perth, Emerald, Newcastle et l’américain Trenton soulèvent d’immense gerbes d’eau phosphorescentes tandis que 6 destroyers foncent devant disposés en un large arc de cercle… l’essentiel des croiseurs du Commonwealth ont été rassemblés dans cette flotte imposante qui marche 30 nœuds vers l’ennemi. *** A bord du Asagiri, la vigie appelle doucement le commandant, comme si sa voix pouvait être moins discrète que les diesels du navire. « Commandant, par 2 quarts babord, il me semble voir des vagues d’étrave, au moins 6 navires. - Vous avez raison, dit le commandant en jetant sa clope et allumant l’interphone : - Ici le commandant, branle-bas de combat, machine 1 tiers et signalez par projecteur à la flottille : ennemi repéré au 310, vitesse de combat 12 nœud. Radio, gardez le silence pour l’instant, mais préparez le message suivant que vous enverrez dès le premier coup de canon, « ENNEMI REPERE ROUTE AU NORD - 30 NŒUD - 6 CROISEURS AU MOINS » Finissant d’enfourner sa chemise dans son pantalon, le commandant en second arrive sur la passerelle : « vous ralentissez commandant ? - Oui, avec cette mer d’huile, je veux éviter que nos vagues d’étrave et notre sillage nous dévoilent, quand les américains seront à 8000 mètres nous balancerons nos torpilles et remonterons vers le nord à pleine puissance en les attaquant au canon. - Ça va être violent, les croiseurs légers sont équipés de canon de 150 à tir rapide qui vont nous pulvériser. %3
  11. Kretschmer

    [WITP AE] Un océan peu pacifique

    La bataille de Belep, 8 mai 1942 : Dans la nuit du 7 au 8 mai, le commandant Yubiri dirige à la fois le destroyer Asagiri et une flottille de 4 destroyers en charge de la lutte anti-sousmarine. La lune est à son second quartier, la mer calme reflète la voûte céleste et s’irise à perte de vue de la lumière lunaire… Sur la passerelle, Yubiri ajoute au relent de graisse et de gasoil l’odeur de la nicotine tandis que dans le baquet, au-dessus de lui un jeune sous-officier s’use la rétine à parcourir l’horizon. *** A 15 km de là, l’amiral Murray relit sur la passerelle croiseur lourd Australia les ordres qu’il a reçu de Nimitz. « Par la présente, vous êtes prié et requis de conduire dans la nuit du 7 au 8 mai vos croiseurs jusqu’à Belep ou vous devrez engager les porte-avions ennemis en vue de les détruire. Puis de rejoindre à pleine vitesse Noumea afin d’éviter la riposte de l’aviation japonaise. » Pff, rien de plus simple, 200 milles à l’aller, 200 milles au retour, et au milieu une dizaine de porte-avions, heureusement, nos reconnaissances aériennes ont signalé le repli vers les Salomons des cuirassés ennemis, en conséquence il est vrai qu’il y a là une carte à jouer… Derrière lui, les croiseurs Camberra, Leander, Achilles, Perth, Emerald, Newcastle et l’américain Trenton soulèvent d’immense gerbes d’eau phosphorescentes tandis que 6 destroyers foncent devant disposés en un large arc de cercle… l’essentiel des croiseurs du Commonwealth ont été rassemblés dans cette flotte imposante qui marche 30 nœuds vers l’ennemi. *** A bord du Asagiri, la vigie appelle doucement le commandant, comme si sa voix pouvait être moins discrète que les diesels du navire. « Commandant, par 2 quarts babord, il me semble voir des vagues d’étrave, au moins 6 navires. - Vous avez raison, dit le commandant en jetant sa clope et allumant l’interphone : - Ici le commandant, branle-bas de combat, machine 1 tiers et signalez par projecteur à la flottille : ennemi repéré au 310, vitesse de combat 12 nœud. Radio, gardez le silence pour l’instant, mais préparez le message suivant que vous enverrez dès le premier coup de canon, « ENNEMI REPERE ROUTE AU NORD - 30 NŒUD - 6 CROISEURS AU MOINS » Finissant d’enfourner sa chemise dans son pantalon, le commandant en second arrive sur la passerelle : « vous ralentissez commandant ? - Oui, avec cette mer d’huile, je veux éviter que nos vagues d’étrave et notre sillage nous dévoilent, quand les américains seront à 8000 mètres nous balancerons nos torpilles et remonterons vers le nord à pleine puissance en les attaquant au canon. - Ça va être violent, les croiseurs légers sont équipés de canon de 150 à tir rapide qui vont nous pulvériser.
  12. Kretschmer

    [WITP AE] Un océan peu pacifique

    Fin avril, à Truck, Yamamoto a longtemps débattu avec son état-major pour savoir comment débloquer la situation. Notre attaque à Koumac semble irrémédiablement bloquée au regard des effectifs en présence et des fortifications dont bénéficient les américains. Yamamoto dispose des troupes de la phase II, la 48ème DI et la 33ème DI toutes deux bien reposées, équipées et surtout avec un niveau de préparation de 100% pour un assaut amphibie de La Foa. Mais envoyer ces troupes à la Foa a plusieurs défauts : - Le premier est que rien ne prouve que nos troupes de Koumac résistent à une contre-attaque américaine, et si elles devaient être rejetées à la mer ce serait un drame qui sonnerait le glas de notre offensive. - Le second est qu’un assaut amphibie à La Foa nécessite une domination aérienne totale de la partie sud de l’île et des mers alentour, or ceci devrait être difficile à obtenir avec l’aéroport de Koumac encore entre les mains de l’ennemie, et la base de Belep est tout à fait incapable d’opérer pour l’instant nos bombardiers bimoteurs. - Enfin, l’assaut sur La Foa doit être un succès total et rapide car sinon les troupes en réserves à Nouméa et la garnison de Koumac pourront prendre position également à la Foa et alors notre offensive aura aboutie à deux baleines échouées ou chaque débarquement sera individuellement incapable d’emporter une victoire locale. Il serait plus sage de débarquer ces deux divisions à Koumac afin de renforcer la tête de pont mais cela veut dire débarquer de nouveau sous le feu de l’artillerie ennemie des troupes qui n’ont même pas été entrainées à cette opération… Enfin, cela veut que l’on renonce à la phase 2 et que plutôt que d’encercler les américains à Koumac on va devoir les affronter du fort au fort et conduire une longue et sanglante guerre de position dans la jungle et la montagne… boucherie en perspective. Finalement, et la mort dans l’âme, la flotte d’invasion met le cap sur Koumac. Le 1er mai, au lever du soleil, 3 divisions de cuirassés (Ise-Hyuga, Fuso-Yamahiro et Nagato-Mutsu) bombardent les positions américaines de Koumac tandis que la flotte d’invasion impliquant près de 40 navires divers débarquent la 33ème et la 48ème division. Les hommes ne sont pas du tout préparé à débarquer sur cette côte et les deux divisions sont totalement désorganisées, n’augmentant de peu la valeur militaire présente sur place, mais néanmoins, on espère qu’avec le temps elle pourront apporter le punch manquant et débloquer la situation. Le débarquement se poursuit jusqu’au 2 mai malgré l’intervention de l’artillerie et des avions de Noumea. Le 2 mai, 19 bombardiers en piqué banshee et 41 P40 attaquent Belep mais 91 zéros détruisent 8 Banshee et 5 P40. Le sur-lendemain c’est 6 B24 Liberator qui attaquent la base de Belep ou les ingénieurs s’échinent à terrasser une piste de décollage. Les zéros tentent de s’interposer mais même leurs canons de 20mm sont impuissants face à ces lourds avions. Cette invulnérabilité porte un coup au moral des japonais… mais peut-être que finalement les pertes opérationnelles sont lourdes car on ne reverra pas les B24 avant un long moment. Plus à l’Est, la bataille pour la domination de l’archipel d’Espiritu Santu se poursuit quand 50 bombardier américains (Marauder, Hudson) attaquent la garnison de Luganville. Le 6 mai, une unité de troupes de marines est débarquée à Effate sous le couvert de 5 croiseurs légers et de 8 destroyers. En effet, les américains ont installé là un aérodrome qui participe activement à la bataille pour la domination de la nouvelle Calédonie. La couverture aérienne est assurée par les porte-avions d’escortes, sans surprise les 50 bombardiers des Fidjis lancent cette fois leur assaut sur Effate ou ils tombent sur les 22 zéros de l’aéronavale placés en embuscade, 18 bombardiers sont abattus. Pendant ce temps, à Koumac c’est l’enfer. Le 6 mai, les 4 croiseurs de batailles de la flotte de couverture bombardent les positions américaines mais sans résultat. Une fois la poussière retombée les 5 divisions d’infanterie japonaises s’élancent à l’assaut des positions américaines sous un feu roulant meurtrier. 4000 japs sont mis hors de combat contre 800 américains à peine, mais les japonais ont capturé le premier réseau de fortification ennemie, reste encore 3 lignes de fortifications à capturer… Puis le silence retombe sur le front, et le 7 mai, rien suspense
  13. Kretschmer

    [CMANO] Sous une mer de flammes

    Toujours aussi sympa Les américains se maintiennent à 7 nd ? alors qu'ils changent de route. bizarre, ou alors ils escortent une de tes cibles seulement blessée peut être (sentimentalisme coupable à mon avis) Ils se comportent un peu comme les moutons à l'abatoir non? je suis surpris que les destroyers restent gentiment en rideau défensif plutôt qu'alterner des run à 30 noeud et des écoutes sous prairie masker. Le rôle du satellite est décisif.
  14. Kretschmer

    [WITP AE] Un océan peu pacifique

    Conquête de la Nouvelle Calédonie – Avril : Le 1er avril, toutes les flottes sont en routes, elles ont appareillé l’une après l’autre, les plus lentes d’abord afin que leur arrivée soit coordonnée. Truck et Rabaul abritent d’innombrables entrepôts de ravitaillement, des stocks de matériels, des cuves d’essences vaguement recouvertes de branchages ont fleuri un peu partout. A tout ceux à l’armée qui se plaignent du peu de moyens dévolus aux opérations en Chine ou en Birmanie, la réponse est là, camouflée dans les jungles de Nouvelle Bretagne, 80 000 tonnes de mazout pour les navires, 100 000 tonnes de matériel, et un flot ininterrompu de cargos faisant la navette entre Tokyo et Truck. Entre le 26 mars et le 1 avril, 250 navires ont appareillé de Rabaul et de Truck afin de soutenir la plus grande opération amphibie de l’histoire. L’aérodrome de Rabaul abrite de plus 100 bombardier de la marine (G3M2 et G4M1) et 40 zéros. A Guadalcanal, les troupes de génie travaillent d’arrache-pied pour déblayer un aérodrome de taille 4 capable d’opérer des bombardiers bimoteurs. En attendant, les eaux calmes de l’archipel des Salomon abritent 50 hydravions Jake et 18 patrouilleurs H6K2 Mavis. Ceux-ci ont lancé de nombreuses reconnaissances en direction de Nouvelle Calédonie, mais hélas les pilotes sont surtout entraînés à repérer des navires plutôt que d’évaluer les effectifs de troupes au sol, ce qui ne sera pas sans conséquence. L’archipel des Santa Cruz et des Nouvelles Hebrydes ne semble pas défendu, mais environ 10 000 hommes ont été repéré à Koumac. En supposant qu’il s’agit principalement d’unité de génie et de support aérien, on peut imaginer que les troupes de combat proprement dite sont de l’ordre d’un régiment, et peut-être une unité Néo-Zélandaise en sus. Disons 3000 soldats. Le 3 avril, les japonais débarquent simultanément à Ndeni dans les îles Santa-Cruz et à Luganville dans l’archipel Espiritu Santu. Les deux bases sont sécurisées facilement. Le même jour le KB a pris position sur des hauts fonds au nord de l’archipel de Belep ou il n’y a guère plus que 30 mètre d’eau ce qui facilite la défense des précieux porte-avions contre les sous-marins (à juste titre car dès le 5 avril, le SS Tuna tente d’attaquer le Shokaku et se fait repérer et endommager). De là le KB lance un raid de 10 zéros et 16 B5N2 sur une flottille repérée à Koumac. 30 P40 s’interposent, 2 P40 et 3 zéros sont détruits mais les cargos Mormacdove, Pennat et Alcoa Polaris (5 000 t chacun) sont coulés à la torpille. Au même moment, 3 hudson escortés par 3 P40 attaquent le KB mais sont surpris par 72 zéros et sont tous abattus. Le lendemain, la 67ème unité de marine débarque à Belep suivie par des unités de support aérien. 8 Hudson et 4 Catalinas attaquent le cuirassé Yamashiro mais 80 zéros protègent l’armada japonaise et les avions ennemis sont une fois de plus tous abattus. Le 5 avril, les cuirassés de l’amiral Shigeru déclenchent un barrage d’artillerie sur les pentes de Koumac tandis que près de 60 navires commencent à débarquer leur cargaison d’hommes et matériels. Mais alors que l’aube se lève, toute la jungle semble s’illuminer tandis que des dizaines de pièces d’artillerie ripostent sur les navires japonais, les cuirassés sont touchés à plusieurs reprise sans dommages mais 10 cargos (50 000 t) sont tellement endommagés qu’ils couleront sur place. Pendant 3 jours, et malgré l’intervention des 4 croiseurs de batailles de Tanaka qui bombarderont également la côte dans la nuit de 6 avril, la riposte américaine se poursuit. La 38ème division d’infanterie est clouée au sol, la 4ème et la 2ème division peinent à débarquer et subissent de nombreuses pertes lorsque les cargos sont incendiés ou coulés. L’artillerie américaine n’est pas la seule à riposter, dès le 5 avril, 10 Dauntless, 4 Catalinas et 3 Hudson soutenus par une centaine de P40 et une vingtaine de F4F Wildcat tentent d’attaquer la flotte japonaise mais 56 zéros s’interposent et au prix de 3 zéros abattent 12 P40, 7 Dauntless et 2 Catalinas. Le 6 avril, l’aviation renouvelle son attaque et bien que les zéros de l’aéronavale se battent contre les chasseurs américains à 1 contre 2, l’assaut du 6 avril coute 31 avions aux américains contre 4 zéros perdus. Les A6M2 massacrent les P40 au-dessus de Belep Le 7 avril, les japonais lancent un premier assaut qui est un échec couteux. Bien que lancé à 3 contre 1, les japonais se heurtent à 4 lignes de fortifications qui multiplient les difficultés déjà causées par la nature du terrain et la désorganisation causée par le débarquement. Près de 1800 soldats japonais sont mis hors de combat contre 200 américains. Nous savons désormais que sont présent sur place le 132ème régiment d’infanterie US, un bataillon de char, un régiment de sapeur et surtout un régiment d’artillerie anti-aérienne et un régiment d’artillerie côtière auxquels s’ajoutent de nombreuses unités indépendantes, surtout des bataillons d’artillerie. Nous étions manifestement attendus et nos troupes sont littéralement tombée dans une embuscade ou incapable d’avancer à cause des nombreuses tranchées et bunkers, elles sont martelées par une concentration d’artillerie digne de la 1ère guerre mondiale. Et pendant ce temps le calvaire de nos cargos se poursuit… Le 8 avril, l’aviation américaine repart à l’attaque, 35 bombardiers (essentiellement des Dauntless) et 100 P40 attaquent les bateaux japonais, sans succès et 40 avions américains sont perdus contre 2 zéros… Imaginant que les chasseurs américains sont tous détruits ou endommagés, Nagumo autorise un raid aérien sur Nouméa, hélas la couverture aérienne y est encore puissante et 11 bombardiers (et leur pilote d’élite) sont perdus tout cela pour coller une bombe de 250 kg sur un dragueur de mines… Le 11 avril, les troupes japonaises repartent à l’assaut des américains à Koumac, hélas un bataillon de char et un régiment d’infanterie ont rejoint les troupes déjà sur place et c’est à nouveau un massacre pour les soldats japonais. Le même jour, un nouveau raid aérien n’implique cette fois plus que 35 avions ennemis, dont 8 sont abattus par les 50 zéros qui protègent Koumac. L’Akagi lance ses avions sur Noumea Le 15 avril, le KB lance 85 zéros sur Nouméa ou patrouillent 100 P40, 9 zéros sont détruits contre 12 P40, c’est donc un échec… Le surlendemain, le KB repart à l’attaque en lançant un sweep de 20 zéros puis 50 Zéros, 40 Val et 50 Kate. Hélas les nappes de brumes accrochées aux cimes de l’île désorganisent le raid et le groupe d’attaque arrive d’abord sur place et tombe sur 90 P40, 34 bombardiers sont perdus tout cela pour coller 1 bombe sur le DD Schley, 1 bombe sur le cargo Pellicula et 2 bombes sur le transport de troupes Mildura. Les sweep arrive après la force de frappe et abbat une demi-douzaine de P40 Le KB et les troupes au sol lèchent alors leurs plaies pendant le reste du mois d’avril, incapable de prendre l’ascendant sur terre ou dans les airs… En revanche sur mer notre domination est sans conteste, les américains lancent une meute de sous-marins sur nos flottes mais le lagon de Belep abrite 60 hydravions et les 4 croiseurs porte-hydravions consacrent également leurs 90 hydravions à la chasse anti-sous-marine. En plus de ces 150 avions, 20 destroyers rassemblés en 5 flottilles patrouillent sans relâche autour de Koumac et Belep. Les résultats ne se font pas attendre, pendant tout le mois d’avril les sous-marins sont martelés par les bombes aériennes et les grenades des destroyers… Difficile de savoir avec certitude si des sous-marins ont été coulé mais en revanche ils n’ont pas pu s’approcher de la moindre cible. Quand un moustique affronte un pare-brise note de l'auteur, c'est à ce moment de la partie que j'ai décidé d'appeler cette opération l'opération La Pérouse...
  15. Kretschmer

    [CMANO] Sous une mer de flammes

    Très sympa! Ça me rapelle les parties sur un vénérable simulateur d’ USS Los Angeles dont j’a oublié le nom (fin des années 90)
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