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Kretschmer

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  1. [WITP AE] Un océan peu pacifique

    Interlude Yokohama, 23 mars 1942. Dans les jardins de l’amirauté, l’amiral Yamamoto fait les 100 pas avec le fidèle Genda. Les rapports de reconnaissance montrent que les américains ont concentré de grandes forces aériennes et terrestre en Nouvelle Calédonie… Yamamoto : Ces rapports sont inquiétants, et ce qu’ils ne disent pas plus encore que ce qu’ils disent. Nous savons qu’il y a près de 100 avions à Noumea, et environ 10 000 hommes à Koumac, et nous ne savons pas où sont les porte-avions américains. Notre intention de prendre la Nouvelle Calédonie ne doit faire aucun doute à Washington… La surprise ne sera pas avec nous, et l’aéronavale américaine pourrait bien nous surprendre en pleine opération amphibie. Genda : Nous sommes prêts à projeter 5 fois plus d’hommes, 3 divisions d’infanterie sont sur place, et nous avons encore des renforts qui seront disponibles rapidement, 2 divisions d’infanterie supplémentaires ; par ailleurs le Kido Butai ne souffre aucune comparaison, les américains ont autant de porte-avions que nous désormais, mais nos pilotes sont bien meilleurs. Y : Je n’en doute pas, mais le plan initial était de prendre la Nouvelle Calédonie rapidement, et ensuite de forcer les américains à contre-attaquer nos troupes et nos avions basés à terre. Or là vous sembler suggérer que nous pourrions affronter la marine américaine alors que ce sera elle qui sera soutenue par ses avions basés à terre ? Je ne partage pas votre optimisme. Ce qui me navre, c’est que nous nous dirigeons tout droit vers un affrontement du fort au fort, sans espérer la surprise, sans liberté de manœuvre, sans même imaginer la moindre alternative… nous sommes un buffle fonçant sur un lion. Nous en sommes réduits à espérer la victoire grâce à notre force brute, et celle-ci sera bientôt du côté des américains. G : Il y a un moyen de manœuvrer, amiral. Je suggère que nous maintenions l’assaut sur la pointe nord de la Nouvelle Calédonie, dans la baie de Koumac, comme prévu, avec le 16ème corps et ses trois divisions. De là nous serons capables de juger de l’opposition terrestre. Le KB sera chargé du blocus de l’île. Et nous verrons bien, si le 16ème corps est capable d’envahir l’île, qu’il le fasse, et nous aurons plus de pertes que prévus mais ferons plus de prisonniers… S’il n’est pas capable de prendre l’île, alors il devra attendre la contre-attaque des américains, et une fois les américains rassemblés à Koumac, nous ferons un second débarquement avec la 33ème et la 48ème division, sur les plages de La Foa, au centre de l’île. Ainsi nous isolerons les américains au nord et pourrons capturer Noumea au Sud. C’est pour nous l’occasion de détruire les grandes unités terrestres américaines. Y : Vous suggérez de ne faire de la capture de Koumac qu’une diversion ? l’idée est intéressante. La faiblesse du plan est que le KB doit faire le blocus de la Nouvelle Calédonie… C’est un contre-emploi dangereux. Notre aéronavale sera soumise aux attaques de la terre, sa position pleinement connue, à la merci des sous-marins américains. C’est pire qu’une bataille, c’est une guerre d’usure dont nous serons la victime. Il faudra que le KB puisse être relevé dès que possible par l’aviation terrestre… G : Juste au nord de la Nouvelle Calédonie, il y a un grand lagon, Belep. Nous pouvons sans difficulté y déployer une soixantaine d’hydravions qui interdiront aux sous-marins d’approcher. Enfin, quand nous capturerons l’aérodrome de Koumac nous pourrons y déployer une soixantaine de G4M1 Betty et une centaine de zéro, ce qui devrait soulager la charge du KB. Y : Je pense que nous allons être responsable du destin de l’empire dans cette bataille. Si les deux camps décident que Noumea doit être prise ou conservée, alors c’est là que se jouera la guerre. Mais c’est pour moi une amère déception, et une appréhension immense de savoir qu’à peine 4 mois après le début de la guerre nous ayons à ce point perdu l’initiative. J’ai la conviction qu’en persistant à prendre la Nouvelle Calédonie, nous faisons le jeu de l’ennemi… Très bien Genda, adaptez les ordres en conséquence et faites les moi signer ce soir. L’opération démarrera le 3 avril.
  2. [WITP AE] Un océan peu pacifique

    Mars 42 – Juin 42 : Sud-Est Asiatique (Sumatra, Philippines, Java, Célèbes) (2/2) : Philippines Java Célèbes : pendant ce temps, à Vera Cruz : Java Célèbes : Rappel de la situation à fin mars 42 : Constatant notre incapacité à mener de front la conquête de la Birmanie, la domination du pacifique sud (La Pérouse) et la conquête de la zone Java-Timor-Célèbes (opération Broadway), l’état-major impérial a décidé de s’arrêter à la conquête de Java et de ne pas pousser plus avant vers Darwin et les îles Coco. La seule concession à l’opération est le transfert depuis Singapour de la puissante 5ème Division d’infanterie qui rejoint les 3 régiments en train d’assiéger Batavia. Son apport est décisif, après 3 assauts successifs, la ville tombe le 11 avril. La capture de ce port qui est promptement débarrassé de ses champs de mine permet de fournir aux troupes ravitaillement et munitions, dès lors l’invasion peut reprendre rapidement, Bandoeng tombe le 26 avril, Djokarta le 30 avril, Tjepoe le 6 mai, Soerakarta le 21 mai, Malang le 23 mai, Soerabaja le 29 mai. Début juin, tout l’île est capturée. Commence alors la capture des Célèbes, 3 unités de marines sont débarquées et encerclent Makassar qui est capturée le 15 juin. Pamekasan et Kendari sont capturés le 20 juin. Philippine : Pendant le mois d’avril, de petites unités de marines s’emparent des différentes îles de l’archipel des Philippines. La seule opposition notable est repérée sur la grande île de Mindanao. Afin d’aider la conquête de l’île une unité de 36 bombardiers Ki-21 Sally de l’armée est déployée début mai à Manille. Les unités japonaises sont débarquées sur tout le pourtour de l’île et petit à petit les américains sont encerclés à Cagayan, le 5 juin, la reddition des américains est obtenue et 10 000 prisonniers rejoignent leurs collègues capturés à Corregidor. De petits convois de cargos sont mis en place afin de rassembler à Manille les multiples matières premières, produite dans l’archipel. Une cinquantaine de bombardier léger Ki-32 Mary sont déployés à Clark Field et leurs pilotes en provenance de l’armée de terre commencent à s’entrainer à la recherche navale et à la lutte anti-sous-marine afin que petit à petit des unités de l’armée de terre puissent commencer à soutenir la marine dans son combat contre les sous-marins ennemis. En parallèle, des unités de génie sont envoyées à Manille afin d’une part de réparer les conséquences des combats mais surtout d’étendre les installations portuaires (quais de déchargement, entrepôts, draguage des chenaux) afin de permettre à un nombre de plus en plus important de navires de débarquer ou charger des cargaisons. En effet, afin de mettre sous sa coupe l’économie asiatique, le Japon a un besoin vital d’optimiser sa logistique navale et Manille deviendra un nœud de communication important chargé de stocker les matières premières, le pétrole et le mazout raffiné en provenance de Bornéo, de Sarawak, des Célèbes et des Philippines. Une seconde artère est constituée d’une navette de pétroliers et cargos de petite taille entre Java et Singapour et entre Sumatra et Singapour tandis que nos pétroliers et cargos les plus imposants et les plus rapide font la navette directement entre Singapour et le Japon. Note de l’auteur : On s’ennuie hein ? Ben c’est prévu ! J’expédie les fronts secondaires car je voudrai me consacrer sur la narration des points chauds. Mais je vous rassure la partie est en juin 43, et ça fait de la matière à raconter. Très vite les différents fronts secondaires vont s’éteindre au fur et à mesure que l’empire atteint son apogée et alors je n’aurais à raconter que des batailles dantesques (et je pèse mes mots) qui se produiront sur terre et sur mer.
  3. [WITP AE] Un océan peu pacifique

    Mars 42 – Juin 42 : Sud-Est Asiatique (Sumatra, Philippines, Java, Célèbes) (1/2) : Sumatra, la Royal Navy dans ses œuvres : Le printemps 43 (pour autant qu’on puisse parler de printemps par ces latitudes…) est consacré à la capture de l’île de Sumatra, notre objectif est de projeter depuis Singapour la Brigade Amphibie récupérée à Luzon directement à Medan, qui est un important centre de production de pétrole, puis de là remonter vers la pointe de Sabang ou nous installerons un centre de lutte anti-sous-marine. (Hydravion monomoteurs Jake, patrouilleurs, bombardiers Ki-21) afin d’interdire aux plaisantins hollandais ou anglais de pénétrer plus avant dans le détroit. Cette opération amphibie est soutenue par 4 croiseurs légers (navires assez médiocres datant des années 20) et 11 destroyers. La 11ème flotte apporte une couverture aérienne de 30 zéros et 36 G4M1 Betty. L’opération commence dans la nuit du 3 avril lorsque les 4 CL et les 11 DD entrent en rade de Sabang et coulent la dizaine de vedettes lance-torpille qui s’y était réfugié, seule opposition navale à notre connaissance. La zone étant dégagée, l’opération amphibie proprement dite débute le 8 avril avec le débarquement d’un commando de la marine à Bengkalis (entre Palembang et Medan) qui s’empare de la base et s’enfonce à l’intérieur des terres à la poursuite des défenseurs vers la côte méridionale de l’île tandis que le même jour, une imposante flotte débarque la brigade amphibie directement à Medan après un bombardement aérien sur les défenseurs qui fait peu de dégâts. Le lendemain (9 avril), la brigade lance un premier assaut qui se heurte aux lignes de défense installées par les hollandais. Mais les japonais jouent de malchance, les bombardiers de la marine (G4M1) ont abandonné une seule journée leurs reconnaissances sur le golfe du Bengale pour bombarder les troupes de Medan, et c’est le jour qu’à choisi la Royale Navy pour entrer dans le détroit de Sumatra. En effet, la flotte amphibie est surprise ce matin du 10 avril par une vingtaine d’avion torpilleurs Albacore qui montrent leur extraordinaire précision et compétence en torpillant les croiseurs auxiliaires Awata Maru et Nosiro Maru d’une torpille chacun, le transport de troupe Tango Maru est coulé de 2 torpilles et le transport de troupe Hoten Maru est également coulé de 3 torpilles. Les anglais ont également repéré un convoi de troupes à destination de la Birmanie et 3 cargos et en transport de troupes sont coulés entrainant la perte de 800 soldats et 140 pièces d’artillerie… 6 navires pour 20 000 tonnes sont envoyées par le fond. La 11ème flotte lance un raid de 18 zeros et 18 G4M1 sur la flotte aéronavale mais les lents et fragiles bimoteurs ne sont pas taillés pour affronter la DCA et les 20 chasseurs anglais qui s’interposent. Les japonais ont le temps de reconnaitre le Porte Avion Indomnitable et sans doute 2 cuirassés mais aucune de leur torpille ne touche sa cible. Dès que le soleil se couche, la flotte amphibie fuit vers Singapour accompagnée de ses croiseurs légers qui ne font pas le poids face aux anglais. Bonne décision car 3 heures après la fuite des cargos japonais, les croiseurs lourds Cornwall et Dorsetshire, les croiseurs légers Marblehead, Glasgow, Mauritius, DeRuyter et Enterprise longent la côte en arrosant la plage avec leurs canons… Les dégâts sont légers et n’empêchent pas la brigade japonaise de s’emparer des installations pétrolières et de l’aéroport en un assaut brutal qui bouscule les hollandais dans la jungle. Mais plus en aval du détroit, la 11ème Flotte a relancé ses avions à l’assaut du groupe aéronavale britannique. Cette fois-ci c’est 9 zéros et 28 G4M1 qui attaquent les britanniques, 9 Fulmar, 6 Sea Hurricane et 10 Marlet s’interposent (soit dit en passant, le nombre d’avion anglais sur zone montre qu’au moins 3 porte-avions (Indomnitable mais sans doute également le Hermes et peut être le Formidable) sont là. 10 avions japonais sont abattus mais les survivants arrivent à se faufiler et le Revenge encaisse une torpille et le Royal Sovereign en encaisse 2 qui causent de lourds dégâts et déclenchent un incendie. A Tokyo, les services de renseignement de la marine considèrent qu’il est coulé, notamment lorsque l’on sait qu’il doit retraverser tout le golfe du Bengale avant de rejoindre Ceylan. Avec le Repulse, ça fait 2 cuirassés coulés. En revanche nous avons complètement raté les cibles prioritaires : les porte-avions. Le Royal Sovereign Après la frayeur causée par cette incursion courageuse mais couteuse de la royal navy (côté japonais 6 cargos ou transports de troupes perdus (20 000 t) et côté anglais un cuirassé endommagé, un cuirassé coulé), le calme revient sur la zone, la faiblesse des effectifs hollandais font de la conquête de l’île plus une opération de police qu’une opération militaire tandis que la prise de Port Blair dans l’Archipel Adaman (voire plus haut le rapport mars-juin de Birmanie) interdit aux alliés toute incursion dans le détroit de Sumatra. Dès Mai, les pétroliers et les corvettes anti-sous-marines remplacent les croiseurs et les navires de débarquement.
  4. [WITP AE] Un océan peu pacifique

    Merci beaucoup, pour la comparaison avec la réalité (difficile puisque je joue le rôle d’un autocrate omniscient, c’est plus facile) je l’ai ferait à l´issue du rapport trimestriel avril-juin 42 puisque cela correspond à l´apogee (+ ou -) du Japon historique
  5. [WITP AE] Un océan peu pacifique

    j'aurais aimé éditer le message au-dessus, les mines ont été déposées à Diamond Harbor juste devant Calcuta et non pas à Dutch Harbor (en Alaska) désolé.
  6. [WITP AE] Un océan peu pacifique

    Mars 42 – Juin 42 : Birmanie : Ordre de bataille : Le général Shojiro à la tête de la 15ème armée dirige désormais le siège de Katha. Il dispose de 3 régiments de la garde et de la 55ème division tous impliqués dans le siège de Katha ainsi que 3 divisions de Thaïlande en charge de la protection de Ramree, Magwe et Rangoon et le 14ème régiment de char isolé à Wazarup. Le Quartier Général Impérial a également mis à sa disposition 4 unités de parachutistes. Ceux là même qui ont conquis la Birmanie de façon aussi éclatante en janvier dernier. La base de Magwe opère 42 oscars, 45 zéros et 72 Betty. Les Anglais ont environ 30 000 hommes à Katha et 15 000 à Myitkyina, mais les reconnaissances aériennes repèrent des renforts en provenance d’Inde. Opérations en Avril : Le 1er avril, Shojiro lance ses troupes sur Katha, la dernière ligne de fortification est capturée. Il relance ses hommes à l’assaut le jour même mais c’est un échec. Le lendemain les anglais envoient 22 bombardiers escortés de 6 Hurricanes, 4 oscars s’interposent et abattent 2 Blenheim. Le 5 avril, 80 bombardiers Sallys sont mis à disposition de la 15ème armée à Chang Mai, dans le nord de la Thaïlande. Le 6 avril, la 15ème armée lance un dernier assaut sur Katha, les anglais acculés traversent l’Irawady vers l’Est avec de lourdes pertes. C’est une bonne partie de l’armée britannique de Birmanie qui est désormais isolée et affamée en pleine jungle. Les fuyards retraitent vers Bhamo, sur la route Lashio- Myitkyina. 40 ki-21 décollent de Chang Mai en direction des anglais mais la RAF veille sur eux, 14 Hurricanes abattent 13 Ki-21. Le 18 avril, les anglais arrivent à Bhamo et attaquent l’unité de Para qui y a été déposée en prévision de cette manœuvre. 20 000 anglais attaquent 1200 japonais mais les anglais sont épuisés et sans munitions et c’est un échec, mais un pont aérien est néanmoins mis en place et d’autres unités de paras sont envoyées en renforts. Les bombardiers anglais tentent de soutenir la pauvre armée de fuyards mais cette fois, c’est le tour des oscars de les surprendre et 3 Blenheim et 7 Lysander sont perdus. Le 23 avril, la 55ème division attaque Myitkyina et capture la première des trois lignes de défense, les assauts se poursuivent jusqu’à fin avril ou les anglais se replient vers la frontière indienne. Opérations dans le golfe de Bengale : Pendant ce temps, les anglais découvrent avec agacement que des sous-marins japonais ont déposés des mines à Dutch Harbour quand le DD Arrow et le DD Hotspur ainsi que l’xAK Indianan sautent sur ces mines. L’xAK Robert Luckenback saute également sur une mine quelques jours plus tard. Impossible en revanche de savoir si ces navires ont coulé. Le 19 avril, La 5ème brigade amphibie débarque à Port Blair avec le soutien de 3 croiseurs légers et 5 destroyers. La 5ème brigade néanmoins est confrontée à des effectifs semblables aux siens. La flotte japonaise décide d’abandonner sur place les troupes japonaises. A raison car les 22 avril 2 croiseurs lourds (Cornwall & Dorsetchire), 5 CL, 1 CLAA et 3 DD bombardent les japonais encore isolés sur les plages ; l’aviation japonaise contre-attaque, 123 Betty volent vers les anglais mais la DCA est imposante, 5 bombardiers sont détruits, 60 autres endommagés, malgré ces lourdes pertes le CA Exeter encaisse une torpille, le CL Marblehead en prend 1 qui cause de lourds dommages et le CL Java en encaisse également 1. Le 25 avril, la flotte amphibie revient et reprend le débarquement d’hommes et matériels. Pendant ce temps, les avions de la marine bombardent sans relâche les troupes retranchées à Port Blair. Le 26 avril, la 5ème brigade lance un assaut, l’avant dernière ligne de fortification est capturée et les défenseurs sont totalement désorganisés par les bombardements aériens quotidiens, si bien que le lendemain, un nouvel assaut permet la capture de la base et la destruction de la 100ème brigade anglaise. Les sous-marins japonais se sont positionnés sur la route de replis entre Port Blair et Ceylan, et l’I-166 tente de s’approcher du CL Java mais les destroyers anglais, rompus à la lutte anti-sous-marine arrivent à le repousser et à l’endommager. Mais le lendemain, il repasse à l’attaque et colle une torpille dans le flanc du croiseur déjà blessé, mais l’addition est salée, les destroyers anglais ne le lâchent pas et c’est par miracle que le lendemain il peut reprendre à cloche pied la route vers Singapour, et un long passage en cale sèche… Le mois de mai passe sans que les avions japonais basés à port Blair ou en Birmanie ne repèrent la moindre cible. De même les sous-marins japonais établissent un siège de Ceylan qui ne porte aucun résultat… Pourtant l’archipel Adam est devenu une des bases aériennes les plus importante au même titre que Guadalcanal ou Midway, on y trouve 18 hydravion de patrouille H6K2 Mavis, près de 72 bombardiers G4M1 Betty, une cinquantaine de zéros et une vingtaine d’hydravion monomoteur Jake, le tout soutenus par près de 10 000 japonais. La domination du Bengale est à ce prix… Mais en juin des navires britanniques sont à nouveau repérés, le 1er juin 19 Betty décollent en direction de Ceylan, ou une flotte de combat a été repérée. Le CA Dorsetchire, le CLAA Van Heemskerk et 2 CL Java et Mauritius déclenchent un barrage de DCA massif mais inefficace et le Java qui doit probablement sortir de cale sèche reprend une torpille… Le croiseur Java qui a été torpillé par un avion devant Port Blair, puis torpillé par un sous-marin devant Ceylan sur le chemin du retour, réparé puis re-torpillé un mois après par un avion… Le 3 juin, 18 Betty décollent vers Calcutta, arrivent au-dessus du port à 1000 pieds sans être repérés par les 70 P40 qui cerclent au-dessus de la ville. Ils larguent leur torpille et repartent au raz de l'eau laissant derrière eux les épaves des cargos Admiral Chase, Wing Sang et Birchbank, 10 000t au total. Le 19 juin, c’est Madras qui reçoit la visite de 9 hydravion Mavis, le cargo San Alvaro (6 000t) est coulé de 5 torpilles et le cargo Historian (4 000t) coulé de 2 torpilles. Le G3M1 Betty et le H6KA Mavis, les maîtres incontestés du golfe du bengale Contre-offensive britannique : Alors que pendant le mois de mai, les combats terrestres se limitent à l’anéantissement par nos avions et les paras envoyés à Bhamo des restes de l’armée de Katha dispersés dans la jungle, les anglais ont manifestement rassemblé une grande armée dans la jungle entre Imphal et Shwebo. Comment ils sont ravitaillés est un mystère mais ceci n’empêche pas nos adversaires de déclencher une offensive de grande ampleur à laquelle notre supériorité aérienne ne peut s’opposer. Ainsi 1500 soldats anglais ont descendu les rives de l’Irawady jusqu’à la base Prome mais la 56ème division d’infanterie est arrivée en renfort à Rangoon juste à temps pour défendre Prome. Le 14 juin, les anglais sont violemment repoussés et la 56ème division remonte vers le Nord-Ouest à la poursuite des anglais. Le 15 juin, 2 brigades australienne et indienne attaquent Magwe mais sont repoussées par une division thai, plusieurs décisions de DCA et des unités de support aériens. Le lendemain, avec le support de 100 bombardiers bimoteurs, la garnison japonaise repousse les australo-indiens de l’autre côté de l’Irawady. 2 régiments de chars anglais ont également établi une autre tête de pont entre Magwe et Mandalay mais la 18ème division qui vient d’arriver de Singapour contre-attaque également le 16 juin et les repoussent de l’autre côté du fleuve et détruisent 70 blindés anglais. Le 28 juin, les anglais ont concentré à nouveau leurs forces et traversent à nouveau l’Irawady à l’assaut de Magwe, entre-temps les japonais se sont enterrés derrières 3 lignes de fortification. L’assaut échoue de peu, mais en sous-effectif, les japonais sont cette fois incapable de contre-attaquer. Le 18 juin, les anglais attaquent également à Shwebo, le 17ème régiment de la garde fait face à 2 régiments anglais et la contre-attaque est un échec. Le 25 juin, le 17ème régiment est attaqué par 3 brigades australiennes, une division indienne et 2 régiments de chars. Les japonais sont repoussés vers Mandalay et laissent 2600 morts sur le terrain, le régiment de la garde a perdu toute capacité de combat et est renvoyé à Rangoon pour reconstitution. Fin juin, un autre corps d’armée anglais composé de 2 brigades et d’une division attaque le 15ème régiment de la garde placé en garnison à Katha. Les deux premiers assauts lancés le 28 juin et le 30 juin sont repoussés mais les pertes japonaises sont lourdes. Guerre aérienne : Nos affaires au sol se passent aussi mal au sol qu’elles se passent bien dans le ciel. D’une part nous disposons d’une supériorité numérique massive en termes de bombardiers avec 80 bimoteurs basés à Rangoon, 140 bimoteurs à Chang Mai, nous sommes capables de lancer des raids sur les troupes ennemies sans comparaison. Les raids les plus importants lancés par les anglais ont eu lieu sur nos troupes à Shwebo et impliquaient au maximum 30 blenheim, dont 10 ont d’ailleurs été abattus en 1 journée le 24 mai par une embuscade de 24 zéros. A contrario, jamais la chasse anglaise n’a pu s’opposer à nos raids de 100 ou 120 Helen qui attaquent tour à tour les aérodromes anglais ou les concentrations de troupes ; en revanche la DCA des troupes au sol est redoutable est impose de maintenir une altitude d’au moins 15 000 pieds pour garder un taux de perte supportable. Enfin, notre chasse est la maitresse incontestée du ciel birman. A chaque fois que nous lançons des raids sur les aérodromes ennemis le taux de perte est en général de 3 contre 1 même quand nous sommes en infériorité. Les zéros de la marine sont les grands vainqueurs de la compétition avec des taux de pertes qui peuvent monter à 5 :1. Le Hurricane, chasseur type de la défense anglaise est totalement surclassé. A titre d’exemple, le 20 juin 30 zéros rencontrent 15 hurricane au-dessus de Imphal, en abattent 9 et repartent tous intact. Une semaine avant, un raid de 8 zéros est arrivé à Calcutta ou ils fondent par surprise sur 90 chasseurs P40 qui patrouillent, en abattent 5 et repartent en jubilant. Conclusion : Fin juin, la situation est assez inquiétante, au sol l’opposition anglaise est telle que reprendre Shwebo et défendre Katha parait totalement impossible. Notre base avancée de Mytkyana est désormais isolée et la 55ème division qui y est basée n’est plus ravitaillée que par avion et la petite piste qui part de Lashio. Nos principales lignes de défenses sont le fleuve Irawady d’une part, et il faut pour cela contre-attaquer vigoureusement toutes les têtes de pont anglaise ; et d’autre part la grande chaine de montagne qui sépare l’Inde et la Birmanie. Aucune route ni la moindre piste ne relie l’Inde au corps de bataille anglais, espérons qu’avec la mousson qui vient de commencer les anglais vont perdre toute capacité d’offensive. En revanche, il n’est pas envisagé d’envoyer le moindre renfort en Birmanie tant que nos opérations à Java et dans les Célèbes seront terminés, donc une fois de plus, la stratégie en Birmanie reste de temporiser en attendant d’hypothétiques renforts.
  7. Enquête pour s'améliorer en 2018

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  8. [WITP AE] Un océan peu pacifique

    Chine : Avril - Juin 1942 (2/2) Sur le front Wuchang – Canton, le mois d’avril est plutôt calme. L’essentiel de l’activité est consacré au nettoyage de la zone au sud de la ligne Wuchang Canton. (les numéros correspondent aux indications sur la carte en bas du post) 1. La ville de Pingsiang est prise le 16 avril, c’est un bassin minier important qui est capturé presque intact (97 point de ressources). 2. Avec la capture de Sian fin avril, Hata est capable de transférer 2 divisions d’infanterie de la 13ème armée (secteur Nanyang – Sian) à la 11ème armée (secteur Wuchang). 3. Afin de couvrir la zone de Nanyang, et de menacer les arrières de Changsha, il est décidé de capturer la ville de Ichang, qui a été perdue par le japon en décembre 41. 150 bombardiers Helen sont déployés à Kaifeng, Nanyang et Hankow et à partir du 12 mai bombardent chaque jour les chinois retranchés à Ichang. Le terrain plat et nu est très favorable aux bombardiers qui opèrent juste à côté de leurs bases, ainsi, près de 500 chinois sont mis hors de combat chaque jour. Pendant ce temps, un QG et 5 divisions d’infanterie quittent Wuchang et marchent vers les chinois. Le 29 mai, les japonais traversent la rivière sans opposition et attaquent les lignes chinoises. Le paysage est lunaire, l’aviation japonaise a largué sur la zone près de 3 000 tonnes de bombes, il n’y a plus d’arbres, plus de maisons, plus de fermes. 60 000 japonais repoussent sans difficulté les 60 000 chinois qui disposaient pourtant de 3 lignes de fortifications concentriques. 3500 japonais sont tués ou blessés, 25 000 chinois sont tués, capturés ou blessés. 4. En parallèle, la 11ème armée prend position et lance ses divisions à l’assaut de la zone qui sépare Wuchang de Changsha, à commencer par la concentration de troupes qui est juste devant Wuchang. Hata arrive à concentrer 40 000 hommes et 900 pièces d’artillerie face à 50 000 chinois. Les chinois sont harcelés par 150 Helen tous les jours, puis à partir du 15 mai par l’artillerie. Mais ces barrages d’artillerie sont tellement consommateurs en ravitaillement qu’à partir de mi-mai, l’artillerie, puis les avions sont contraints de ralentir les opérations. Il faut se rendre à l’évidence, les opérations massives conduites à Sian et Ichang ont vidé les réserves, et en Chine, le silence se fait, les estomacs gargouillent et les avions prennent racine ! Contre-attaque sur le front Sud : 5. Début juin, une armée chinoise de 3 corps s’approche de la ville de Kanshien. Un régiment de char et une brigade prennent position dans les alentours de la ville, les chinois tentent le 17 juin de les repousser mais ils se prennent une fessée (800 chinois tués ou blessés, quelques blessés chez les japonais). Mais les chinois n’en restent pas là, les renforts continuent d’affluer et le 28 juin, les chinois repartent à l’assaut et les défenseurs doivent se replier en abandonnant la ville. 6. Le 18 juin, une armée chinoise partie Changsha contre-attaque la 12ème brigade qui est retranchée à Pingsiang. Un premier assaut échoue, mais le 19 ils repartent à l’attaque et les 5 corps chinois pulvérisent la pauvre 12ème brigade qui perd 2500 hommes et retraite vers le sud et les chinois reprennent la ville ! 7. Fin juin, une autre armée chinoise tente de s’infiltrer jusqu’à Amoy, mais cette fois tous les avions concentrent leurs efforts sur cette colonne, et bien heureusement, surestimant surement nos défenses, les chinois décident de faire demi-tour ; 8. Mais le pire reste à venir… Le 5 juin, le gouvernement français en Indochine informe son autorité de tutelle japonaise que les troupes vietnamiennes de Lang Son, sur la frontière chinoise, ont constaté une concentration de troupes importante. Le 6 un corps chinois attaque un régiment de la milice vietnamienne et se fait repousser. Mais Les troupes continuent d’affluer et le 30 juin, 8 corps chinois bouleversent la faible défense de la milice vietnamienne et capture Lang Son. C’est un coup de tonnerre qui choque l’état-major impérial, en effet l’Indochine ne dispose d’aucune troupe, et c’est tout le front Sud-Est Asiatique qui est pris à contre-pied… (à suivre)
  9. [WITP AE] Un océan peu pacifique

    Chine : Avril - Juin 1942 (1/2) Tokyo, le 6 avril 1942. Alors que la réunion d’orientation stratégique s’achève, Hata se lève et, passablement énervé, s’introduit en coup de vent dans le bureau du premier ministre : Alors, une journée de réunion stratégique et pas un mot sur la chine ? Je commande plus d’hommes qu’il n’y en a sur les fronts de Birmanie, de Java et des Salomon, et on ne daigne pas accorder à mon armée la moindre directive claire ? Ecoutez Hata, notre production industrielle est en tension, notre stock de ravitaillement a fondu du fait de la réorganisation de notre industrie aéronautique et des opérations en pacifique. Le 7 décembre dernier, nos réserves de matériel et munitions au Japon étaient de 2 600 000 tonnes, elles ne sont plus maintenant que de 500 000 tonnes, et la tendance continue, et vous demandez aujourd’hui au GQG de conduire de grandes opérations en Chine ? Mais c’est tout simplement impossible ! Et si le pouvoir politique me permettait de déplacer de grandes unités ce serait au profit des Salomon. Mais enfin c’est incroyable ! nous avons déclaré la guerre aux américains pour pouvoir continuer notre guerre en Chine, et vous me dites de m’enterrer dans mes tranchées sous prétexte que nous sommes en guerre avec les américains ? Que proposez-vous ? Plus tôt la guerre avec la Chine se terminera, moins de ravitaillement vous coutera mon armée, laissez-moi raser ces péquenots. Mais la moindre opération d’envergure videra vos réserves. Il y a un moyen de gagner cette guerre à moindre coût, et ceci sans hommes supplémentaires. Le KMT veut menacer Wuchang, très bien, je relève le défi, je vais faire en sorte qu’il concentre ses forces dans cette zone ou nos avions peuvent frapper sans difficulté et ou les forêts sont rares. Mais en fait, je maintiens sur place les effectifs strictement nécessaires. Et je concentre tout ce qui est disponible à Nanchang. Ensuite, je capture Sian et je coupe la route entre Chengtu le Xinjiang, plus de pétrole, plus de ravitaillement, et le chinois seront condamnés à nous lancer des pierres… Là seulement on pourra parler de ralentissement des opérations. Vous avez les moyens de prendre Sian ? La 1ère Armée (3 division) est à Pékin devra sécuriser Yenan et contourner Sian par le nord, et d’autre part la 13ème Armée à Nanyang comprenant 7 divisions d’infanterie et un groupe blindé de 7 régiment de chars devra marcher sur Sian tandis que 3 divisions d’infanterie devront contourner Sian par le Sud. L’objectif est non seulement de s’emparer du bassin Industriel de Sian mais surtout de priver l’industrie lourde chinoise regroupée à Chungking et Chengtu de pétrole. La seule source de pétrole accessible aux chinois est les champs pétrolifères d’Urumchi, dans le Xinjiang, en plein cœur de l’Asie centrale. En coupant l’accès à ce pétrole, la production d’armes en Chine sera sérieusement réduite. De plus, la capture de Sian permet de raccourcir le front et d’établir une ligne de défense solide dans les montagnes qui séparent Sian de Chengtu. Et enfin la construction d’une base aérienne à Sian permettra de bombarder les usines chinoises de Chengtu et Chungking. Pas un navire n’appareillera vers la chine avec des munitions, c’est entendu ? Oui. La seule chose que je demande, c’est 100 Ki-49 helen par mois, c’est eux qui gagnent cette guerre. Accordé, et après Sian ? Promis on s’enterre dans les tranchées, et sans doute nous pourrons prélever des unités en Chine pour les autres fronts. Très bien. Quand comptez-vous déclencher cette opération ? Nos bombardiers ont déjà commencé à bombarder Sian, dès mon retour je donne l’ordre de capturer Yenan puis dans lancer l’opération. Très bien. Mais souvenez-vous, vous vivez sur le pays. De retour à Hankow, Hata envoi ses ordres aux commandants de la 1ère armée et de la 13ème armée Opération Gengis Khan : Le jour même la 37ème DI lance un assaut sur Yenan mais est repoussée. Mais le lendemain, l’attaque reprend et la base est capturée. Avec la capture de Yenan le flanc nord de notre attaque vers Sian est sécurisé. Depuis le 1er avril, des bombardements massifs sont opérés sur les troupes chinoises retranchées à Sian, autant dire que la destination de notre prochaine offensive ne doit plus faire de doute chez notre adversaire. Le 23 avril, l’armée de Nanchang a pris position à Sian mais pendant ce temps la 116ème DI et la 4ème brigade commencent l'encerclement par le sud. Le 25 avril, elle affronte 2 corps chinois mais est repoussée. Le 28 une nouvelle tentative d’encercler par le sud la ville échoue à nouveau, le même jour la 13ème armée lance un assaut sur Sian afin d’amollir les défenses ; mais la combinaison char-avion est tellement efficace que les 3 DI et les 9 régiments de chars repoussent 8 corps chinois, en détruise en 9ème et près de 1700 sections de l’armée chinoise sont détruite. La ville est capturée le jour même et l’armée chinoise retraite vers le nord. C’est une bonne nouvelle, mais pour l’encerclement c’est raté. La deuxième phase du plan débute alors : La 1ère Armée doit prendre position dans les montagnes entre Chengtu et Sian, isolant ainsi la ville de Ankang D’autre part les régiments de chars soutenus par la 63ème DI, regroupés sous le nom de GMAC (Groupe Mécanisé Asie Centrale) progresseront vers le Xinjiang. Le 1er mai le GMAC capture Kungchan, puis le 5 mai prend position devant Langchow. Là les restes de l’armée de Sian sont retranchées et représentent toujours 26 000 hommes. Le 5 mai, le GMAC lance un premier assaut, 2000 chinois sont tués ou blessés mais une cinquantaine de chars sont endommagés. Le 13 mai le GMAC lance à nouveau un assaut et est de nouveau repoussé. Le 20 mai, la 63ème DI a rejoint Langchow, un nouvel assaut est lancé, 2500 chinois sont capturés ou tués. Le 21 mai, la 36ème DI prend enfin position entre Sian et Chengtu. Ankang est isolée. Le 23 mai, le GMAC attaque de nouveau Lanchow et ses 23 000 défenseurs, 2500 chinois sont mis hors de combat et la 3ème ligne de fortification est capturée. Le 4 juin, le GMAC attaque à nouveau Lanchow et capture la seconde ligne de fortification. Le 5 juin, le GMAC attaque encore une fois, mais la base résiste. De nouvelles attaques menées le 14 et le 16 juin échouent. Il faut attendre le 18 juin pour que la base tombe enfin. 18 000 chinois commencent alors une longue retraite vers le cœur du Xinjiang avec sur leur talon près de 1000 chars légers qui les poursuivent sans relâche. Tous les deux ou trois jours, des accrochages ont lieu entre les japonais et les chinois, et à chaque fois des centaines de chinois sont capturés, des 30 000 défenseurs de Sian, il ne reste plus qu’une dizaine de millier de soldats affamés, épuisés qui marchent péniblement à travers le désert du Xinjiang. Pendant ce temps la 9ème brigade remonte vers le Xinjiang en longeant la frontière mongole.
  10. [WITP AE] Un océan peu pacifique

    Ca y'est l'ensemble des fronts ont été balayés avec le détail des opérations jusqu'à fin mars. C'est l'heure d'un petit rapport trimestriel afin d'aborder des sujets plus transverses ainsi que de faire un point sur les pertes encourues par les uns et les autres... Et pour ce faire, nous retrouvons le cahier de note de notre ami Kretschmer, attaché naval à Tokyo...
  11. L'AAR de l'année 2017

    parce que je veux récompenser le boulot réalisé, et parce que je suis intrigué, j'ai voté pour le plus non-AAR des AAR, à savoir Hommes de Guerre et coeur d'acier
  12. [WITP AE] Un océan peu pacifique

    Birmanie, Février – Mars 1942 Fin janvier, le théâtre de Birmanie est marqué par les faits suivants. Une armée japonaise assez réduite mais jouissant d’une combativité élevée (régiments de la Garde), et disposant de 3 unités de Paras, de nombreux avions de transports (bien que ceux-ci aient beaucoup souffert de la conquête) et d’une petite unité de char, le 14ème régiment. Un ravitaillement très difficile pour les deux camps. Une armée anglaise composée d’une part d’unité affaiblies et de faible valeur qui ont été repoussées de Rangoon à Shwebo et d’autre part d’unités manifestement puissantes et nombreuses en provenance d’Imphal et qui contre-attaquent vers Shwebo. Un ciel assez largement dominé par les japonais mais disputé. Une unité Thaïlandaise est en train de remonter de Rangoon vers Akyab et doit s’emparer de la base de Ramree (à mis chemin). L’infanterie japonaise (régiments de la garde et la 55ème division d’infanterie viennent de traverser l’Iradawi et commencent à encercler Shwebo. Le régiment de char s’est emparé de Lashio et remonte vers Myitkyina. Des bombardiers de la marine et des chasseurs sont basés à Magwe, près de Mandalay. Des bombardiers de l’IJA apportent leur soutien depuis Chiang Mai, important aérodrome du nord de la Birmanie construit en janvier 42. Guerre aérienne : L’aviation de Magwe va avoir deux mois chargés, mais fructueux. Elle se charge d’abord d’établir une supériorité aérienne au-dessus de Shwebo et de s’opposer aux bombardements anglais sur Magwe et Mandalay. Ils affrontent des Hurricanes et des P40 dans de petites rencontres (10 contre 10 environ ou le ratio de perte est de l’ordre de 1 :3 en faveur des japonais. Le 5 février, 10 oscars affrontent 10 Blenheim et 10 Hurricanes et 11 avions anglais sont détruits pour 0 japonais. Le 14 février, 5 zéros patrouillent au-dessus de la gare de Khata, ils sont surpris par 36 Hurricanes qui escortent 12 bombardiers, 2 bombardiers sont abattus au prix de 1 zéros. Le 26 février, 10 oscars surprennent 12 bombardiers qui attaquaient nos paras qui retraitent à l’Ouest de Shwebo (tentative malheureuse en janvier de ralentir l’armée d’Imphal), 8 bombardiers sont envoyés au tapis. Le 2 mars, 4 zéros qui couvrent la retraite des paras interceptent 20 Blenheim, en abattent 5. Etc… Le point culminant de cette bataille aérienne survient le 15 mars lorsque nos reconnaissances repèrent un lourd convoi de ravitaillement entrant en rade de Calcutta. 29 Betty décollent de Magwe et foncent au ras des flots sur la flotte anglaise, surprenant totalement la couverture aérienne ennemie positionnée bien trop haut. Le Cargo Clan Lamont (7500t) encaisse une torpille et coule et le destroyer Nizam est également coulé (1700 t) d’une torpille. Le transport de troupes Leonard Wood et le transport de troupe Joseph Dickman (10 000t) encaissent chacun 2 torpilles qui ne suffisent pas à les couler. Le lendemain, 39 zéros partent à l’assaut de Chittagong ou patrouillent 60 hurricanes, 5 zéros sont perdus mais 16 hurricanes sont détruits et les autres chasseurs anglais sont dispersés ; suivent alors 23 Betty qui repartent à l’assaut et achèvent le Joseph Dickman de 2 torpilles. Le 24 mars, 20 zéros et 27 bettys attaquent le port de Chittagong, affrontent 40 hurricanes et pour la perte de 5 betty et 1 zéros torpillent les cargos Industria et Ozarda ainsi que le cargo Jalaganga qui coule (4000t). Le 30 mars, 76 oscars arrivent en vue de Chittagong ou patrouillent 40 hurricanes, pour la perte de 3 oscars, une demi-douzaine d’avions anglais sont détruits et le reste de la couverture totalement désorganisée lorsqu’arrive alors à basse altitude 23 zéros et 43 betty. Le convoi anglais subit alors un martyr et 10 cargos (45 000t) sont coulés à la torpille. C’est la dernière fois que les anglais tenteront d’apporter renforts et ravitaillement par la mer au plus près du front. Un peu plus bas, dans la gadoue. La 2nd division de l’armée thaïlandaise continue sa marche vers Ramree Island, dont elle doit s’emparer afin de sécuriser la route côtière entre Calcutta et Rangoon. Elle repousse devant elle quelques débris d’unités anglaises et finit par atteindre la presqu’ile le 13 mars après une longue et éreintante marche. Là elle est mise au repos, gardant sous sa surveillance la route côtière. Pendant ce temps la 55ème division et le 16ème régiment de gardes qui forment le cœur de l’armée japonaise en Birmanie entrent dans Shwebo et commencent à bombarder les lignes anglaises. Un premier assaut provoque 1700 pertes chez les anglais contre à peine 300 chez les japonais, le lendemain l’assaut est relancé et cette fois les anglais s’enfuient laissant 4000 morts, blessés et prisonniers derrière eux. Le 12 février, le point fortifié Wazarup, à l’ouest de Mytkyina est capturé par un assaut aéroporté. Toutes les bases sauf Mytkyana sont aux mains de japonais. Cependant une armée puissante en provenance d’Inde marche sur Katha et en parallèle le 14ème régiment de char qui a capturé Lashio marche vers le Nord-Ouest en direction de Mytkyana. Le 16 février les anglais arrivent sur la gare de Katha ou des paras se sont retranchés. Un premier assaut est violemment repoussé par les troupes d’élites japonaises. 35 bombardiers Blenheim arrivent le lendemain et malgré l’opposition de 8 zéros qui abattent 6 bombardiers et en endomagent 7. Les paras sont cette fois repoussés à l’Est de l’Irradawi par les anglais. Le 9 mars la 55ème division arrive à Katha en vue d’en redelloger les anglais, mais l’opposition est sévère. Le 15 mars, 1600 japonais sont mis hors de combat. Même chose le 18 mars. Pendant ce temps le 14ème régiment de char tente d’approcher également Katha qui est devenu finalement le point de fixation de la campagne de Birmanie. Mais ils sont bombardés par la RAF et intercepté par une division indienne et une brigade anglaise. Le régiment de char est repoussé vers Lashio. Situation au 31 mars :
  13. [WITP AE] Un océan peu pacifique

    Chine, Février – Mars 1942 Rappel des évènements précédents. La guerre en Chine, a été marquée d’abord par une puissante offensive chinoise au centre, sur Wuchang, Ichang et Nanchang, qui a vu la perte des deux dernières villes respectivement au Nord et au Sud de Wuchang (décembre 41). L’offensive a été stoppée par une attaque blindée au nord qui a permis l’encerclement d’une centaine de millier d’hommes dans la poche de Chuchow. Le mois de janvier a lui été marqué par une offensive chinoise le long de la frontière mongole qui a provoqué la perte de Paotow et Kweisui ; pendant le mois de janvier, Hata a organisé la retraite sur ce front tout en utilisant les débris de la cavalerie mongole mise en déroute par les chinois pour relever une division japonaise qui faisait du maintien de l’ordre à Pékin. Celle-ci se met en route afin d’arrêter les chinois. Enfin au Sud de Changhai, une armée avait été rassemblée afin de dégager Nanchang. Hélas la ville était tombée plus tôt et l’armée a donc été déroutée vers Wenchow afin de capturer le dernier port chinois. Malheureusement le mois de janvier s’était terminé sans que la ville puisse être capturée. Front Sud : L’aviation basée à Changhai matraque chaque jour les troupes chinoise retranchée à Wenchow, le 12 février, la base de Kenshien est capturée, aggravant encore l’isolement de Wenchow tandis que toute la bande côtière entre Canton et Shanghai tombe de plus en plus sous domination japonaise. Du 16 février au 22 février, l’armée japonaise attaque Wenchow et chaque jour se fait repousser. Le dernier assaut est un échec couteux, l’armée qui assiège Wenchow a perdu toute valeur combative… L’armée est mise au repos jusqu’au 3 mars ou un nouvel assaut est lancé. Celui-ci est décisif, et le port est capturé. Malheureusement les débris de l’armée chinoise s’échappent il faudra les poursuivre avant de les anéantir pendant tout le mois de mars. (CARTE POINT 1) Front Centre (Sud) Wuchang est assaillie par de nombreuses divisions chinoises, certaines se sont positionnées sur la route Wuchang – Kiukiang, menaçant le ravitaillement de cette base qui fait face à la concentration de troupes ennemies à Nanchang. La 26ème division commence à nettoyer les abords de Wuchang, sur la route vers Changsha, tandis que la 3ème division s’apprête à bloquer la retraite vers le nord des armées chinoises regroupées dans Nanchang (CARTE POINT 3) et la 40ème division rétablit la communication entre Wuchang et Kiukiang (CARTE POINT 2). La 26ème division est rejointe par deux autres divisions afin de marcher sur Changsha, un premier affrontement lancé le 15 février est un échec couteux, 3000 japonais sont mis hors de combat. Prélude à un mois de combats sanglants ou l’armée japonaise va petit à petit dégager Wuchang et dégager toute la rive nord de Nanchang ou est regroupée l’armée chinoise. Certains combats voient la mise hors de combat de plusieurs dizaines de milliers d’hommes dans les forêts du centre de la Chine. Pendant que l’armée « Centre » mène sa guerre d’usure à Wuchang, l’armée qui a triomphé des Chinois de Wenchow remonte vers Nanchang et clos son encerclement. Commence alors la reconquête rue après rue, tranchée après tranchée. Près de 70 000 chinois sont encerclés (CARTE POINT 4). Le 6 mars, un assaut permet la prise de toutes les fortifications, les chinois sont privés de tout, de nourriture, de ravitaillement et surtout, d’échappatoire. Le 8 mars, un dernier assaut permet la prise de la ville. 6 corps d’armée chinois sont détruits, les Japonais font 30 000 prisonniers. Le reste du mois de mars est consacré à la mise au repos des unités de combat et à la destruction des dernières unités chinoises à l’Est de la ligne Canton Nanchang. Front Centre (Nord) Pendant que les japonais annihilent l’ancienne armée « Sud » de l’offensive chinoise de décembre 41, l’armée « Nord » qui avait pris Ichang en décembre 41 reprend son offensive. Le 21 février, 60 000 chinois attaquent la 13ème division qui leur fait face de l’autre côté du fleuve (CARTE POINT 5). 1000 japonais et 3500 chinois sont mis hors de combat et les Chinois établissent une tête de pont. Le 23 février l’armée chinoise pulvérise la 13ème division qui retraite en déroute vers Hankow, les chinois sur leurs talons. L’armée chinoise marche ensuite non pas sur Hankow, comme on pouvait le craindre, mais sur Sinyang, afin sans doute de couper la ligne de chemin de fer « Nord ». Les chinois arrivent à Sinyang le 10 mars après une longue marche réalisée sous des bombardements quotidiens. Ils arrivent manifestement épuisés et privés de tout, là ils sont violemment repoussés (4000 mort chinois contre 900 japonais), puis ils entament leur retraite vers Ichang ou ils se retranchent. Front Nord : Le général Hata a réussi a rassembler 2 division d’infanterie (la 69ème et la 41ème) qui relèvent les troupes de cavalerie mongole totalement étrillées par l’attaque chinoise. La 37ème division a également été mis à disposition de la contre-attaque, celle-ci devant sécuriser l’axe d’attaque en provenance de Sian. La contre-attaque démarre le 13 février avec des bombardements aériens. Le 14 février, les bataillons d’artillerie des la 69ème et de la 41ème prennent la relève des bombardiers et commencent à ramollir les défenses chinoises. Le 16 février, les chinois lancent un premier assaut, l’opposition est sévère, du coup l’artillerie et surtout l’aviation balancent tout ce qu’ils peuvent sur les chinois pendant à 5 jours d’affilés. La les japonais relancent un assaut et recapturent Kweisui le 23 février. Pendant ce temps, la 37ème division entamme sa marche vers le Nord Ouest. Elle rencontre un corps chinois le 26 février, le premier assaut est un échec. Les seconds assauts lancé le 1er mars ne donnent rien également, mais le lendemain, les japonais arrivent à repousser les chinois qui retraitent avec de lourdes pertes. Harcelés par l’aviation ils sont à plusieurs reprises rattrapés par la 37ème qui leur inflige à chaque fois de lourdes pertes. Cette retraite se poursuit jusqu’à Yenan ou malheureusement les fuyards rejoignent une armée en défense. Le premier assaut lancé le 24 mars par la 37ème sur la ville de Yenan est un échec, et le mois de mars se termine sans que la situation évolue. Plus à l’Est, les reconnaissances aériennes semblent indiquer que des chasseurs de type soviétique (I15 et I16 protègent le ciel de Sian, capitale régionale et grand centre industriel. Soucieux de ne pas laisser l’aviation chinoise se développer, 40 oscars volent vers Sian le 19 mars et le 20 mars et abattent une quinzaine d’avions.
  14. [WITP AE] Un océan peu pacifique

    Merci beaucoup ! Et bonne année à tous!
  15. [WITP AE] Un océan peu pacifique

    Opération Broadway L'opération Broadway est le pendant occidental de La Pérouse, seulement les moyens à disposition sont infiniment plus faibles. L'objectif est, en utilisant Palembang et Manado comme bases de départ, d'envahir Java, le Timor et les Célèbes, puis de là de prendre l'île Coco et de là menacer les convois entre l'Inde ou l'Affrique et l'Australie. Une seconde partie de l'opération est la capture ou la neutralisation de Darwin pour empêcher toute contre-offensive qui partirait de là vers le nord, les Célèbes et les Philippines. Pour ce faire, le groupe "Broadway" dispose de quelques croiseurs légers, de quelques destroyers, d'une dizaine de sous-marin et d'une centaine de bombardier et de chasseurs de la marine. Le fer de lance est constitué de la 6ème division de la Garde, récemment constituée, de la Division Impériale de la Garde, conservée en réserve en Indochine, et du 16ème régiment de la garde et du 5ème régiment de cavalerie de la garde qui seront disponibles au cours du mois de février. Des forces très légères donc mais qui doivent être renforcées par les troupes en provenance des Philippines et de Malaisie. La première quinzaine de février se limite a la guerre aérienne, des Hudson partant de Kendari au sud des Célèbes tentent des bombardements sur notre base de Manado mais sans effets. Néanmoins, le 12 février, 2 Do24 hollandais décollent de Kadjiti, grande base aérienne à l'Est de Batavia, font route vers Palembang au raz de l'eau et arrivent au-dessus du gigantesque port pétrolier. Là 30 zéros patrouillent 12000 pieds afin de protéger l'imposante flotte de pétrolier qui chargent du mazout à destination du Japon. Les deux bombardiers hollandais ne sont pas repérés, ils survolent le port en lâchant leurs bombes qui percutent l'immense pétrolier Kaizo Maru qui se brise en deux lorsque que ses cuves pleines de vapeur d'hydrocarbures explosent. Puis les deux lascars reprennent cap à l'Est sans avoir été inquiété par l'imposante couverture aérienne japonaises, la perte d'un pétrolier de 10 000 t capable de marcher 18 nœuds lors d'un raid aussi courageux que chanceux est une très mauvaise nouvelle. Un raid de Sally les surprend à l'atterrissage, lors d'un raid sur cet aérodrome qui détruit 5 bombardiers au sol. Le lendemain les hollandais renvoient 3 bombardiers sur le Palembang, mais n'aura plus de nouvelles d'eux. Le 18 févriers, les hollandais lancent cette fois-ci 8 bombardiers sur le port pétrolier de Balikpapan, ceux-ci tombent sur 11 oscars, 5 bombardiers sont abattus, le reste file sans demander son reste. 2 Hudson sont aussi envoyés sur Manado, ceux-ci tombent sur des zéros et ne s'en remettront pas. Le 19 février, Oesthaven, à la pointe Est de Sumatra est capturée, le lendemain, la flotte japonaise débarque la division impériale à Merak, une flotte de couverture composée de 2 CL et de 7 DD coule 5 vedettes lance-torpilles, mais une sixième se faufile dans l'imposant convoi et coule un dragueur de mine. 12 bombardiers tentent également de s'interposer mais 30 zéros partis de Palembang veillent sur la flotte et 7 bombardiers sont abattus, les survivants ne provoquent aucun dégât. Même chose le lendemain, 9 bombardiers tentent de s'approcher de la flotte, 5 sont détruits par les zéros. En quelques jours, la flotte de bombardement hollandaise à totalement été détruite. Pendant que l'aviation hollandaise effectue son baroud d'honneur, les troupes impériales commencent leur conquête de Java. La 6ème DI de la garde ainsi que la Division Impériale doivent encercler Batavia en passant par le Sud, encerclement qui est complété par le débarquement le 2 mars du 16ème régiment de la garde et du 5ème régiment de cavalerie de la garde directement à Kadjiti. Malheureusement les assauts des troupes de la 6ème DIG sur Batavia sont infructueux et couteux. Ce qui devait être un assaut rapide se transforme en siège. Le 5, le 9 et le 14 mars, la 6ème DIG et la Div Impériale lancent des assauts sur les hollandais, sans succès. Les chasseurs de l'IJA, installés à Kadjiti commencent a établir la supériorité aérienne japonaise sur Java en nettoyant le ciel au-dessus de Soerabaja. De même la prise de Merak permet de fermer le détroit entre Sumatra et Java par des champs de mines, des hydravions de patrouille anti-sous-marine et des patrouilles de chalutiers armés. Pendant ce temps, le Japon étant son emprise sur Sumatra avec la capture des principaux ports septentrionaux, la côte Sud étant pour l'instant délaissée. Bornéo est également totalement envahie. Le mois de mars se termine, et le drapeau hollandais flotte toujours à Batavia. La raison principale de cet échec est simple mais inquiétante, nos troupes sont fatiguées de ces mois de conquêtes ! Niveau de fatigue élevé, désorganisation des troupes importante (un squad sur trois), ceci essentiellement car en enchaînant les conquêtes, on ne peut pas totalement "préparer" les troupes et celles-ci commencent à tirer un peu la langue… Bien que le débarquement ait eu lieu comme prévu le 2 mars, on espérait être en train de finir de nettoyer Java au bout d'un mois, pas d'entrevoir la fin du siège de la première de ses villes. On a donc pris un mois de retard... en un mois d'opération. Finalement, deux Div d'infanterie, c'est pas assez, on paie là le fait que Singapour a été pris si tard et que la capture des Philippines, de la Malaisie, de Sumatra et de Java (sans parler des Salomons et de la compagne de Birmanie ou le commandant local et prié de se débrouiller avec ce qu'il a...) ont été conduites en parallèle et non l'une après l'autre Et c'est vrai que rien que l'écrire, ça parait fou, alors le réaliser, c'était forcement compliqué... Bref...
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