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Kretschmer

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  1. [WITP AE] Un océan peu pacifique

    Ca y'est l'ensemble des fronts ont été balayés avec le détail des opérations jusqu'à fin mars. C'est l'heure d'un petit rapport trimestriel afin d'aborder des sujets plus transverses ainsi que de faire un point sur les pertes encourues par les uns et les autres... Et pour ce faire, nous retrouvons le cahier de note de notre ami Kretschmer, attaché naval à Tokyo...
  2. L'AAR de l'année 2017

    parce que je veux récompenser le boulot réalisé, et parce que je suis intrigué, j'ai voté pour le plus non-AAR des AAR, à savoir Hommes de Guerre et coeur d'acier
  3. [WITP AE] Un océan peu pacifique

    Birmanie, Février – Mars 1942 Fin janvier, le théâtre de Birmanie est marqué par les faits suivants. Une armée japonaise assez réduite mais jouissant d’une combativité élevée (régiments de la Garde), et disposant de 3 unités de Paras, de nombreux avions de transports (bien que ceux-ci aient beaucoup souffert de la conquête) et d’une petite unité de char, le 14ème régiment. Un ravitaillement très difficile pour les deux camps. Une armée anglaise composée d’une part d’unité affaiblies et de faible valeur qui ont été repoussées de Rangoon à Shwebo et d’autre part d’unités manifestement puissantes et nombreuses en provenance d’Imphal et qui contre-attaquent vers Shwebo. Un ciel assez largement dominé par les japonais mais disputé. Une unité Thaïlandaise est en train de remonter de Rangoon vers Akyab et doit s’emparer de la base de Ramree (à mis chemin). L’infanterie japonaise (régiments de la garde et la 55ème division d’infanterie viennent de traverser l’Iradawi et commencent à encercler Shwebo. Le régiment de char s’est emparé de Lashio et remonte vers Myitkyina. Des bombardiers de la marine et des chasseurs sont basés à Magwe, près de Mandalay. Des bombardiers de l’IJA apportent leur soutien depuis Chiang Mai, important aérodrome du nord de la Birmanie construit en janvier 42. Guerre aérienne : L’aviation de Magwe va avoir deux mois chargés, mais fructueux. Elle se charge d’abord d’établir une supériorité aérienne au-dessus de Shwebo et de s’opposer aux bombardements anglais sur Magwe et Mandalay. Ils affrontent des Hurricanes et des P40 dans de petites rencontres (10 contre 10 environ ou le ratio de perte est de l’ordre de 1 :3 en faveur des japonais. Le 5 février, 10 oscars affrontent 10 Blenheim et 10 Hurricanes et 11 avions anglais sont détruits pour 0 japonais. Le 14 février, 5 zéros patrouillent au-dessus de la gare de Khata, ils sont surpris par 36 Hurricanes qui escortent 12 bombardiers, 2 bombardiers sont abattus au prix de 1 zéros. Le 26 février, 10 oscars surprennent 12 bombardiers qui attaquaient nos paras qui retraitent à l’Ouest de Shwebo (tentative malheureuse en janvier de ralentir l’armée d’Imphal), 8 bombardiers sont envoyés au tapis. Le 2 mars, 4 zéros qui couvrent la retraite des paras interceptent 20 Blenheim, en abattent 5. Etc… Le point culminant de cette bataille aérienne survient le 15 mars lorsque nos reconnaissances repèrent un lourd convoi de ravitaillement entrant en rade de Calcutta. 29 Betty décollent de Magwe et foncent au ras des flots sur la flotte anglaise, surprenant totalement la couverture aérienne ennemie positionnée bien trop haut. Le Cargo Clan Lamont (7500t) encaisse une torpille et coule et le destroyer Nizam est également coulé (1700 t) d’une torpille. Le transport de troupes Leonard Wood et le transport de troupe Joseph Dickman (10 000t) encaissent chacun 2 torpilles qui ne suffisent pas à les couler. Le lendemain, 39 zéros partent à l’assaut de Chittagong ou patrouillent 60 hurricanes, 5 zéros sont perdus mais 16 hurricanes sont détruits et les autres chasseurs anglais sont dispersés ; suivent alors 23 Betty qui repartent à l’assaut et achèvent le Joseph Dickman de 2 torpilles. Le 24 mars, 20 zéros et 27 bettys attaquent le port de Chittagong, affrontent 40 hurricanes et pour la perte de 5 betty et 1 zéros torpillent les cargos Industria et Ozarda ainsi que le cargo Jalaganga qui coule (4000t). Le 30 mars, 76 oscars arrivent en vue de Chittagong ou patrouillent 40 hurricanes, pour la perte de 3 oscars, une demi-douzaine d’avions anglais sont détruits et le reste de la couverture totalement désorganisée lorsqu’arrive alors à basse altitude 23 zéros et 43 betty. Le convoi anglais subit alors un martyr et 10 cargos (45 000t) sont coulés à la torpille. C’est la dernière fois que les anglais tenteront d’apporter renforts et ravitaillement par la mer au plus près du front. Un peu plus bas, dans la gadoue. La 2nd division de l’armée thaïlandaise continue sa marche vers Ramree Island, dont elle doit s’emparer afin de sécuriser la route côtière entre Calcutta et Rangoon. Elle repousse devant elle quelques débris d’unités anglaises et finit par atteindre la presqu’ile le 13 mars après une longue et éreintante marche. Là elle est mise au repos, gardant sous sa surveillance la route côtière. Pendant ce temps la 55ème division et le 16ème régiment de gardes qui forment le cœur de l’armée japonaise en Birmanie entrent dans Shwebo et commencent à bombarder les lignes anglaises. Un premier assaut provoque 1700 pertes chez les anglais contre à peine 300 chez les japonais, le lendemain l’assaut est relancé et cette fois les anglais s’enfuient laissant 4000 morts, blessés et prisonniers derrière eux. Le 12 février, le point fortifié Wazarup, à l’ouest de Mytkyina est capturé par un assaut aéroporté. Toutes les bases sauf Mytkyana sont aux mains de japonais. Cependant une armée puissante en provenance d’Inde marche sur Katha et en parallèle le 14ème régiment de char qui a capturé Lashio marche vers le Nord-Ouest en direction de Mytkyana. Le 16 février les anglais arrivent sur la gare de Katha ou des paras se sont retranchés. Un premier assaut est violemment repoussé par les troupes d’élites japonaises. 35 bombardiers Blenheim arrivent le lendemain et malgré l’opposition de 8 zéros qui abattent 6 bombardiers et en endomagent 7. Les paras sont cette fois repoussés à l’Est de l’Irradawi par les anglais. Le 9 mars la 55ème division arrive à Katha en vue d’en redelloger les anglais, mais l’opposition est sévère. Le 15 mars, 1600 japonais sont mis hors de combat. Même chose le 18 mars. Pendant ce temps le 14ème régiment de char tente d’approcher également Katha qui est devenu finalement le point de fixation de la campagne de Birmanie. Mais ils sont bombardés par la RAF et intercepté par une division indienne et une brigade anglaise. Le régiment de char est repoussé vers Lashio. Situation au 31 mars :
  4. [WITP AE] Un océan peu pacifique

    Chine, Février – Mars 1942 Rappel des évènements précédents. La guerre en Chine, a été marquée d’abord par une puissante offensive chinoise au centre, sur Wuchang, Ichang et Nanchang, qui a vu la perte des deux dernières villes respectivement au Nord et au Sud de Wuchang (décembre 41). L’offensive a été stoppée par une attaque blindée au nord qui a permis l’encerclement d’une centaine de millier d’hommes dans la poche de Chuchow. Le mois de janvier a lui été marqué par une offensive chinoise le long de la frontière mongole qui a provoqué la perte de Paotow et Kweisui ; pendant le mois de janvier, Hata a organisé la retraite sur ce front tout en utilisant les débris de la cavalerie mongole mise en déroute par les chinois pour relever une division japonaise qui faisait du maintien de l’ordre à Pékin. Celle-ci se met en route afin d’arrêter les chinois. Enfin au Sud de Changhai, une armée avait été rassemblée afin de dégager Nanchang. Hélas la ville était tombée plus tôt et l’armée a donc été déroutée vers Wenchow afin de capturer le dernier port chinois. Malheureusement le mois de janvier s’était terminé sans que la ville puisse être capturée. Front Sud : L’aviation basée à Changhai matraque chaque jour les troupes chinoise retranchée à Wenchow, le 12 février, la base de Kenshien est capturée, aggravant encore l’isolement de Wenchow tandis que toute la bande côtière entre Canton et Shanghai tombe de plus en plus sous domination japonaise. Du 16 février au 22 février, l’armée japonaise attaque Wenchow et chaque jour se fait repousser. Le dernier assaut est un échec couteux, l’armée qui assiège Wenchow a perdu toute valeur combative… L’armée est mise au repos jusqu’au 3 mars ou un nouvel assaut est lancé. Celui-ci est décisif, et le port est capturé. Malheureusement les débris de l’armée chinoise s’échappent il faudra les poursuivre avant de les anéantir pendant tout le mois de mars. (CARTE POINT 1) Front Centre (Sud) Wuchang est assaillie par de nombreuses divisions chinoises, certaines se sont positionnées sur la route Wuchang – Kiukiang, menaçant le ravitaillement de cette base qui fait face à la concentration de troupes ennemies à Nanchang. La 26ème division commence à nettoyer les abords de Wuchang, sur la route vers Changsha, tandis que la 3ème division s’apprête à bloquer la retraite vers le nord des armées chinoises regroupées dans Nanchang (CARTE POINT 3) et la 40ème division rétablit la communication entre Wuchang et Kiukiang (CARTE POINT 2). La 26ème division est rejointe par deux autres divisions afin de marcher sur Changsha, un premier affrontement lancé le 15 février est un échec couteux, 3000 japonais sont mis hors de combat. Prélude à un mois de combats sanglants ou l’armée japonaise va petit à petit dégager Wuchang et dégager toute la rive nord de Nanchang ou est regroupée l’armée chinoise. Certains combats voient la mise hors de combat de plusieurs dizaines de milliers d’hommes dans les forêts du centre de la Chine. Pendant que l’armée « Centre » mène sa guerre d’usure à Wuchang, l’armée qui a triomphé des Chinois de Wenchow remonte vers Nanchang et clos son encerclement. Commence alors la reconquête rue après rue, tranchée après tranchée. Près de 70 000 chinois sont encerclés (CARTE POINT 4). Le 6 mars, un assaut permet la prise de toutes les fortifications, les chinois sont privés de tout, de nourriture, de ravitaillement et surtout, d’échappatoire. Le 8 mars, un dernier assaut permet la prise de la ville. 6 corps d’armée chinois sont détruits, les Japonais font 30 000 prisonniers. Le reste du mois de mars est consacré à la mise au repos des unités de combat et à la destruction des dernières unités chinoises à l’Est de la ligne Canton Nanchang. Front Centre (Nord) Pendant que les japonais annihilent l’ancienne armée « Sud » de l’offensive chinoise de décembre 41, l’armée « Nord » qui avait pris Ichang en décembre 41 reprend son offensive. Le 21 février, 60 000 chinois attaquent la 13ème division qui leur fait face de l’autre côté du fleuve (CARTE POINT 5). 1000 japonais et 3500 chinois sont mis hors de combat et les Chinois établissent une tête de pont. Le 23 février l’armée chinoise pulvérise la 13ème division qui retraite en déroute vers Hankow, les chinois sur leurs talons. L’armée chinoise marche ensuite non pas sur Hankow, comme on pouvait le craindre, mais sur Sinyang, afin sans doute de couper la ligne de chemin de fer « Nord ». Les chinois arrivent à Sinyang le 10 mars après une longue marche réalisée sous des bombardements quotidiens. Ils arrivent manifestement épuisés et privés de tout, là ils sont violemment repoussés (4000 mort chinois contre 900 japonais), puis ils entament leur retraite vers Ichang ou ils se retranchent. Front Nord : Le général Hata a réussi a rassembler 2 division d’infanterie (la 69ème et la 41ème) qui relèvent les troupes de cavalerie mongole totalement étrillées par l’attaque chinoise. La 37ème division a également été mis à disposition de la contre-attaque, celle-ci devant sécuriser l’axe d’attaque en provenance de Sian. La contre-attaque démarre le 13 février avec des bombardements aériens. Le 14 février, les bataillons d’artillerie des la 69ème et de la 41ème prennent la relève des bombardiers et commencent à ramollir les défenses chinoises. Le 16 février, les chinois lancent un premier assaut, l’opposition est sévère, du coup l’artillerie et surtout l’aviation balancent tout ce qu’ils peuvent sur les chinois pendant à 5 jours d’affilés. La les japonais relancent un assaut et recapturent Kweisui le 23 février. Pendant ce temps, la 37ème division entamme sa marche vers le Nord Ouest. Elle rencontre un corps chinois le 26 février, le premier assaut est un échec. Les seconds assauts lancé le 1er mars ne donnent rien également, mais le lendemain, les japonais arrivent à repousser les chinois qui retraitent avec de lourdes pertes. Harcelés par l’aviation ils sont à plusieurs reprises rattrapés par la 37ème qui leur inflige à chaque fois de lourdes pertes. Cette retraite se poursuit jusqu’à Yenan ou malheureusement les fuyards rejoignent une armée en défense. Le premier assaut lancé le 24 mars par la 37ème sur la ville de Yenan est un échec, et le mois de mars se termine sans que la situation évolue. Plus à l’Est, les reconnaissances aériennes semblent indiquer que des chasseurs de type soviétique (I15 et I16 protègent le ciel de Sian, capitale régionale et grand centre industriel. Soucieux de ne pas laisser l’aviation chinoise se développer, 40 oscars volent vers Sian le 19 mars et le 20 mars et abattent une quinzaine d’avions.
  5. [WITP AE] Un océan peu pacifique

    Merci beaucoup ! Et bonne année à tous!
  6. [WITP AE] Un océan peu pacifique

    Opération Broadway L'opération Broadway est le pendant occidental de La Pérouse, seulement les moyens à disposition sont infiniment plus faibles. L'objectif est, en utilisant Palembang et Manado comme bases de départ, d'envahir Java, le Timor et les Célèbes, puis de là de prendre l'île Coco et de là menacer les convois entre l'Inde ou l'Affrique et l'Australie. Une seconde partie de l'opération est la capture ou la neutralisation de Darwin pour empêcher toute contre-offensive qui partirait de là vers le nord, les Célèbes et les Philippines. Pour ce faire, le groupe "Broadway" dispose de quelques croiseurs légers, de quelques destroyers, d'une dizaine de sous-marin et d'une centaine de bombardier et de chasseurs de la marine. Le fer de lance est constitué de la 6ème division de la Garde, récemment constituée, de la Division Impériale de la Garde, conservée en réserve en Indochine, et du 16ème régiment de la garde et du 5ème régiment de cavalerie de la garde qui seront disponibles au cours du mois de février. Des forces très légères donc mais qui doivent être renforcées par les troupes en provenance des Philippines et de Malaisie. La première quinzaine de février se limite a la guerre aérienne, des Hudson partant de Kendari au sud des Célèbes tentent des bombardements sur notre base de Manado mais sans effets. Néanmoins, le 12 février, 2 Do24 hollandais décollent de Kadjiti, grande base aérienne à l'Est de Batavia, font route vers Palembang au raz de l'eau et arrivent au-dessus du gigantesque port pétrolier. Là 30 zéros patrouillent 12000 pieds afin de protéger l'imposante flotte de pétrolier qui chargent du mazout à destination du Japon. Les deux bombardiers hollandais ne sont pas repérés, ils survolent le port en lâchant leurs bombes qui percutent l'immense pétrolier Kaizo Maru qui se brise en deux lorsque que ses cuves pleines de vapeur d'hydrocarbures explosent. Puis les deux lascars reprennent cap à l'Est sans avoir été inquiété par l'imposante couverture aérienne japonaises, la perte d'un pétrolier de 10 000 t capable de marcher 18 nœuds lors d'un raid aussi courageux que chanceux est une très mauvaise nouvelle. Un raid de Sally les surprend à l'atterrissage, lors d'un raid sur cet aérodrome qui détruit 5 bombardiers au sol. Le lendemain les hollandais renvoient 3 bombardiers sur le Palembang, mais n'aura plus de nouvelles d'eux. Le 18 févriers, les hollandais lancent cette fois-ci 8 bombardiers sur le port pétrolier de Balikpapan, ceux-ci tombent sur 11 oscars, 5 bombardiers sont abattus, le reste file sans demander son reste. 2 Hudson sont aussi envoyés sur Manado, ceux-ci tombent sur des zéros et ne s'en remettront pas. Le 19 février, Oesthaven, à la pointe Est de Sumatra est capturée, le lendemain, la flotte japonaise débarque la division impériale à Merak, une flotte de couverture composée de 2 CL et de 7 DD coule 5 vedettes lance-torpilles, mais une sixième se faufile dans l'imposant convoi et coule un dragueur de mine. 12 bombardiers tentent également de s'interposer mais 30 zéros partis de Palembang veillent sur la flotte et 7 bombardiers sont abattus, les survivants ne provoquent aucun dégât. Même chose le lendemain, 9 bombardiers tentent de s'approcher de la flotte, 5 sont détruits par les zéros. En quelques jours, la flotte de bombardement hollandaise à totalement été détruite. Pendant que l'aviation hollandaise effectue son baroud d'honneur, les troupes impériales commencent leur conquête de Java. La 6ème DI de la garde ainsi que la Division Impériale doivent encercler Batavia en passant par le Sud, encerclement qui est complété par le débarquement le 2 mars du 16ème régiment de la garde et du 5ème régiment de cavalerie de la garde directement à Kadjiti. Malheureusement les assauts des troupes de la 6ème DIG sur Batavia sont infructueux et couteux. Ce qui devait être un assaut rapide se transforme en siège. Le 5, le 9 et le 14 mars, la 6ème DIG et la Div Impériale lancent des assauts sur les hollandais, sans succès. Les chasseurs de l'IJA, installés à Kadjiti commencent a établir la supériorité aérienne japonaise sur Java en nettoyant le ciel au-dessus de Soerabaja. De même la prise de Merak permet de fermer le détroit entre Sumatra et Java par des champs de mines, des hydravions de patrouille anti-sous-marine et des patrouilles de chalutiers armés. Pendant ce temps, le Japon étant son emprise sur Sumatra avec la capture des principaux ports septentrionaux, la côte Sud étant pour l'instant délaissée. Bornéo est également totalement envahie. Le mois de mars se termine, et le drapeau hollandais flotte toujours à Batavia. La raison principale de cet échec est simple mais inquiétante, nos troupes sont fatiguées de ces mois de conquêtes ! Niveau de fatigue élevé, désorganisation des troupes importante (un squad sur trois), ceci essentiellement car en enchaînant les conquêtes, on ne peut pas totalement "préparer" les troupes et celles-ci commencent à tirer un peu la langue… Bien que le débarquement ait eu lieu comme prévu le 2 mars, on espérait être en train de finir de nettoyer Java au bout d'un mois, pas d'entrevoir la fin du siège de la première de ses villes. On a donc pris un mois de retard... en un mois d'opération. Finalement, deux Div d'infanterie, c'est pas assez, on paie là le fait que Singapour a été pris si tard et que la capture des Philippines, de la Malaisie, de Sumatra et de Java (sans parler des Salomons et de la compagne de Birmanie ou le commandant local et prié de se débrouiller avec ce qu'il a...) ont été conduites en parallèle et non l'une après l'autre Et c'est vrai que rien que l'écrire, ça parait fou, alors le réaliser, c'était forcement compliqué... Bref...
  7. [WITP AE] Un océan peu pacifique

    @manupoleon lecture des mémoires de Churchill + promo de noël à matrixgames = achat compulsif de witw ! aie aie aie
  8. [WITP AE] Un océan peu pacifique

    Mais où est le Kido Butai ? Pendant que les cuirassés faisaient le sale boulot en Papouasie, le Kido Butai prenait le large plein Est pour soutenir une offensive qui vise à durablement éloigner les américains de nos lignes de communications Truck-Rabaul et Truck Guadalcanal. Ainsi le 12 mars, les troupes de marine capturent Ocean Island, près de Nauru, puis Tarawa, Tabbituea et poussent même l’audace à prendre Baker Island, qui est presque sur la ligne de communication Pearl Harbor – Fidjis. On vient ainsi de repousser la ligne de front de plusieurs milliers de kilomètres. Tabbituea qui couvre le flanc Est de Guadalcanal fait l’objet de terrassements intensifs en vue de fortifier nos positions et de pouvoir opérer sur place un grand nombre d’avions. Puisque ce serait dommage de faire tous ces kilomètres pour rien, le Kb pousse jusqu’au nœud de communication de Pago Pago et lance le 17 mars ses avions sur le port allié. Les pétroliers California Standard et Manzanillo sont coulés, de même que le transport de munitions Lassen, le ravitailleur de sous-marin Fulton et le ravitailleur de destroyers Dixie. Divers mouilleurs de mines, transports, et navires de soutien sont également touchés. Au total 13 navires pour 52 000 tonnes sont coulés. Le Transport de Munitions Lassen explose à Pago Pago
  9. [WITP AE] Un océan peu pacifique

    Philippines, Février – Mars 1942 Pendant les premiers jours de février, les bombardiers de l’IJA soutiennent les troupes au sol à Clark Field. Le 8 février, un assaut permet la capture de la base militaire et de son important aéroport. 5400 américains sont tués, blessés ou capturés. Une garnison importante est laissée sur place tandis que le reste de l’armée marche sur Manille. Les bombardements aériens reprennent à la fois sur la presqu’ile de Bataan pour empêcher les américains de récupérer et sur Manille pour soutenir l’avancée des troupes. Un premier assaut mené sur Manille le 12 février permet la mise hors de combat de 1800 américains et la capture de toutes les fortifications. L’assaut est immédiatement reconduit le 13 février mais est un échec. Après quelques jours de repos, et alors que les avions maintiennent la pression, Manille est capturée le 17 février. Les troupes retraitent vers le Sud mais rencontrent les troupes de marines débarquées au sud de Luzon à Legaspi. Les fuyards sont capturés et le Japon étend son emprise sur la totalité de Luzon à l’exception notable de Bataan. C’est important car le port de Manille est inutile sans la capture préalable de Bataan, de son artillerie côtière et du nettoyage de ses champs de mines. Afin d’emporter la décision, l’aviation de l’IJA lance un raid à basse altitude qui n’apporte aucun résultat si ce n’est la perte de 3 appareils… Pendant la fin février, les troupes se réorganisent et se ravitaillent à Manille tout en préparant leur assaut sur Bataan. Le 12 mars, les troupes prennent position sous les contreforts de la forteresse naturelle et commencent leurs barrages d’artillerie. Le 15 mars, un premier assaut fait subir 2600 disparus chez les japonais, pour à peine quelques blessés chez les américains, mais une première ligne de fortification est capturée (1 sur 4). L’assaut est relancé le lendemain, ce qui est une erreur, 1600 japonais sont portés disparus sans résultat. Le 20 mars, la bataille reprend et voit la chute d’une seconde ligne de tranchées. Le 22 mars, la garnison est mise en déroute par un dernier assaut, 16000 américains sont capturés. Immédiatement les dragueurs de mines de Formose s’emploient à nettoyer la baie tandis que les troupes retournent à Manille pour reconstituer leurs forces avant d’être transférées vers d’autres front. Dès que le port sera nettoyé, Manille deviendra un port de stockage de ressource et de pétrole en charge de la collecte de la production de Bornéo et des Célèbes. Malaisie, Février – Mars 1942 La 21ème Division poursuit son avance vers Taiping avec le soutien des bombardiers Ki-21 Sally. Dans le même temps, les chasseurs basés à Kota Bharu, Singkawang et Palembang maintiennent une pression constante sur Singapour ou depuis fin janvier. La 21ème division rencontre des éléments britanniques en retraite le 2 février et les repousse sans difficulté en faisant au passage un millier de prisonniers. De nouveau le 6 elle rattrape et détruit des fuyards et de nouveau le 11 février. Le 20 février elle capture Malacca et fait encore 1500 prisonniers. Le premier arrêt à lieu à Johore Bharu ou l'opposition est sérieuse un premier assaut est un échec lancé le 28 février est un échec. Un second assaut a lieu le 4 mars et provoque 700 pertes de chaque côté, un dernier assaut conduit le lendemain permet d'emporter la décision. Pendant ce temps le 1er régiment de char qui longe la rive nord de la Malaisie capture Temuloh et poursuit sa route vers Singapour. Le 15 mars, l'armée de Yama#####a (5 divisions d'infanterie et 4 régiments d'artillerie) traverse le détroit qui sépare Singapour de la Malaise sous le feu nourri des britanniques. L'assaut coûte près de 6000 hommes. Le lendemain, l'assaut est immédiatement relancé et permet la capture d'une première ligne de fortification. Après 8 jours de repos, l'armée relance son assaut et bouleverse l'armée disparate de défenseurs qui partent en déroute. Le Gibraltar du Pacifique tombe comme un fruit mur. Immédiatement les transports de troupes, les dragueurs de mines et les corvettes anti-sous-marine basées à Saigon ou à Formose rejoignent leur nouveau port d'attache. Il ne reste plus au Anglais que le petit port de Kuantan, sur la côte nord, c'est le boulot du 1er régiment de char qui capture la base le 31 mars, mettant ainsi fin à la campagne de Malaisie.
  10. [WITP AE] Un océan peu pacifique

    Opération La Pérouse, Mars 42 : Le 1er mars, les deux divisions d’infanterie lancent un assaut sur Port Moresby, Ils sont stoppés par les 3 lignes de fortification US, 1300 japonais sont mis hors de combat contre à peine 340 pertes chez les Australiens. 5 B17 tentent d’intervenir mais ils rencontrent 6 zéros basés à Buna, 3 B17 sont endommagés et 1 B17 abattus pour le prix d’un zéro. L’après-midi, le KB lance ses avions à l’appui des troupes au sol, 140 kate et 100 vals soutenus par 120 zéros, près de 25 vals sont endommagés, certains à tels points qu’ils sont transformés en pièces détachés par les équipes techniques des porte-avions. Le même jour, l’île de Woodwark est capturée. Dans la nuit, des renforts et des munitions sont débarquées par quelques cargos sous la protection des cuirassés Hyuga et Ise. Le 4 mars, un raid de 22 B17 rencontre 26 zéros. 1 zéros est abattu, mais 2 B17 sont détruits et 7 endommagés. Dans la nuit du 4 au 5 mars, les 4 cuirassés rapides (Kirishima, Hiei, Haruna, Kongo) accompagnés de 4 croiseurs lours et de 7 destroyers bombardent la base de Port Moresby, mais il semble qu’il n’y ait plus d’avion et les dégâts sur les troupes au sol sont limités. Le lendemain à l’aube l’aviation du KB passe une seconde couche avec mais cette fois ci c’est 40 bombardiers en piqué qui sont abattus ou endommagés par la DCA américaine… Un tel échec vaut à Nagumo de sévères remontrances car les pilotes du KB forment une élite qui ne peut être gaspillée ainsi à bombarder des biffins australiens. Le 6 mars, ce sont cette fois les cuirassés Yamashiro, Fuso et Nagato qui bombardent Port Moresby, il semble que les américains ont totalement renoncé à y déployer des avions, ce qui est une première victoire. La poussière du bombardement est à peine retombée que les troupes japonaises chargent les australiens en hurlant, enlèvent à la grenade et la baïonnette la première ligne de tranchée (sur les trois) mais se font ensuite clouer au sol par les mitrailleuses et les mortiers. 1600 disparus côté japonais contre 400 australiens. Le 8 mars, 5 B17 retentent leur chance, 2 sont détruits par les 7 zéros de Buna qui patrouillent au-dessus de nos troupes. Le même soir, 5 croiseurs australo-américains (Camberra, Australia, Pensacola, Louisville et Indianapolis) soutenus par 4 croiseurs légers et 6 destroyers bombardent nos troupes à Port Moresby. Décidemment, les deux protagonistes donnent tout ! Le 11, c’est au tour des cuirassés Huyga, Yamashiro, Fuso, Mutsu et Nagato de bombarder Port Moresby afin de soutenir nos troupes qui lancent un nouvel assaut sur Port Moresby. Une deuxième ligne de fortifiation est prise, mais qui nous coûte un millier de disparus. Les japonais vont alors commettre ce qui apparaitra à posteriori comme une grave erreur, la 4ème division qui se préparait à attaquer la nouvelle Calédonie est jetée sur les plages de Port Moresby alors que la bataille était déjà gagnée. Et de fait le 13 mars un dernier effort porté par les 3 divisions sur place permet la capture de la base, 6000 australiens sont tués, capturés ou disparus, les survivants dont les américains du 161ème régiment entament une retraite dans les marais de Papouasie. Les Japonais ne cherchent pas à les poursuivre, laissant la malaria et la famine se charger d’eux. Immédiatement des zéros et des hydravions de reconnaissance y sont déployés. Le 15 mars, l’USAAF contre-attaque avec 13B17 qui détruisent au sol 1 zéro et un Jake. Le lendemain c’est 15B17 qui volent vers PM, mais ils sont interceptés par 36 zéros qui en abattent 1 en endommagent 2. Les raids se poursuivent presque quotidiennement, avec parfois 1 B17 abattus mais systématiquement les lourds mais solides bombardiers sont endommagés par les chasseurs japonais. Petit à petit les effectifs des quadrimoteurs se réduisent et ce sont bientôt des raids de 7 ou 8 avions qui sont lancés sur la base. Imaginant que les américains allaient bientôt tenter de faire avec leur flotte ce qu’ils échouaient à faire avec leur avions, 5 cuirassés et des destroyers prennent positions à Milne Bay, attendant le moindre signe de la flotte ennemie pour foncer sur Port Moresby et l’intercepter. C’est ce qui se produit le 26 mars… Tanaka a placé son pavillon sur le Nagato, il est est suivi des cuirassés Mutsu, Fuso et Yamashiro ainsi que du vieux croiseur de bataille Hyuga, de 2 croiseurs légers et de 8 déstroyers. La veille une reconnaissance aérienne à détecter une vingtaine de navires ennemis près de Cooktown, dès la nuit tombée, la flotte japonaise fonce sur Port Moresby à toute vapeur… Vers 1heure du matin le 26 mars, la flotte de l’amiral Emmerson composée des croiseurs Indianapolis, Louisville et de 12 destroyers repère au radar les japonais. Immédiatement les américains ouvrent le feu, mais les japonais rompus au combat nocture ripostent immédiatement, les destroyers japonais foncent sur l’ennemi en l’illuminant de leurs projecteurs tandis que les cuirassés japonais envoient des salves bien ajustées sur les croiseurs. En moins de vingt minutes les deux croiseurs sont coulés, l’Indianapolis par une salve de 406 du Nagato et le Lousiville par un dernier obus de 380 tiré par le Huyga. Deux destroyers, le Dale et le Lawrence sont coulés à la longue lance par leurs homologues japonais tandis que les autres sont endommagés et incendiés par l’artillerie de second rang des cuirassés. Lorsque le calme revient et que Tanaka demande un rapport d’avarie, il apparait que seul le croiseur léger Oi a eu à souffrir légèrement de l’artillerie des croiseurs ennemis mais qu’il est presque totalement opérationnel à part un léger incendie sur sa plage arrière… Le croiseur Indianapolis Le Louisville Combat de nuit à Port Moresby : Le Nagato : En revanche le stock de munition a un peu souffert de l’engagement… C’est pourquoi, le lendemain 27 mars, la flotte qui a retrouvé son mouillage de Milne Bay dédide de repartir vers Rabaul alors même qu’une seconde flotte ennemie a été repérée à Cooktown. Comme il était à craidre, dans la nuit du 27 au 28 mars, les défenseurs de Port Moresby sont réveillés par l’artillerie lourde des cuirassés Resolution et Ramillies, des croiseurs lourds Camberra, Australia et Pensacola ainsi que de 5 croiseurs légers et 7 destroyers… La vingtaine de zéros et les 24 Jake basés à Port Moresby sont mis en pièce et les efforts du génie pour établir un aérodrome acceptable sont réduits à néant. Avec dépit, les avions sont redéployés à Buna, la protection aérienne de Port Moresby se fera à distance… 5 cuirassés japonais contre 2 cuirassés anglais et 3 croiseurs… Modulo le problème des munitions, c’est un combat qui pouvait se tenter. Ce qui m’a surpris c’est que mon adversaire envoie cette flotte alors qu’il avait toutes les raisons de penser qu’il tomberait de nouveaux sur mes cuirassés. C’est là qu’on tombe dans le dilemme japonais : D’un côté, les constructions navales japonaises sont à l’arrêt pour ce qui est des gros canons, pas de croiseurs en constructions, et deux énormes tas de ferrailles, le Yamato et le Mushashi qui sont tellement gloutons en fuel et qui nécessite une telle infrastructure pour se ravitailler en obus de 460mm que leur rôle se limitera sans doute au « in being » en défense de Truck ou du Japon, bof. Donc une perte est irrémédiable, et donc perdre un cuirassé (notamment les anciens croiseurs de batailles « kongo » qui ont une ceinture blindée assez mince) même pour couler 2 vieilles bailles anglaises et 3 croiseurs, c’est pas un bon calcul, donc il faut être prudent ! D’un autre côté, les bateaux ennemis vont être de plus en plus nombreux, bien équipés, et bien manœuvrés, donc plus tôt a lieu l’affrontement meilleure sont les chances de l’emporter. Ce qu’on pourrait résumer par « le temps travaille contre toi ? Alors attaque maintenant ! » Deux raisonnements valables qui conduisent à deux conclusions différentes, la vie d’un chef de guerre japonais est compliquée ! Et le 30 mars, le balai des B17 reprend, montrant la détermination de l’ennemi à tout mettre en œuvre pour contrecarrer notre avance en mer de corail. En 2 mois d’opération, la Pérouse a pris un mois de retard et enfermé son corps de bataille à Port Moresby… Cela commence mal !
  11. [WITP AE] Un océan peu pacifique

    Le début de la fin, c’était Pearl Harbor
  12. [WITP AE] Un océan peu pacifique

    Février 42 : Opération La Pérouse L’opération La Pérouse commence par une déconvenue, alors que la flotte entre en mer de Bismark, les sirènes d’alerte se mettent à hurler alors qu’une soixantaine d’appareils sont repérés en approche. 53 F4F-3 Wildcat escortant 17 bombardiers en piqué foncent sur le groupe aéronaval japonais. Les zéros en patrouille piquent sur les avions américains et abattent 7 chasseurs et 6 bombardiers dans un combat tournoyant qui est rapidement à l’avantage des japonais. C’est alors que les 11 bombardiers survivants arrivent à s’extraire de l’essaim de zéro et foncent sur les porte-avions japonais. La flak hurle tout ce qu’elle peut mais sans effet. L’estomac noué l’amiral Yamaguchi voit les bombes tomber sur sa flotte mais heureusement elles manquent de peu les précieux navires qui ne sont qu’arrosés par les gerbes d’eau. Après une rapide conférence d’état-major, Yamamoto donne son accord pour donner l’ordre de retraite, c’est trop bête de risquer de rencontrer l’aéronavale US soutenues par des bases aériennes remplies d’avion avec seulement 3 porte-avions, d’autant que le reste du KB n’est qu’à 2 jours de mer au nord… Il faut attendre le 4 février pour que l’offensive démarre de nouveau. A 2 heures du matin l’artillerie des cuirassés Yamashiro, Mutsu et Nagato, soutenus par 7 croiseurs noie la base de Rabaul sous les obus. A l’aube c’est 120 bombardiers en piqué et bombardier torpilleurs envoyés par le KB qui attaquent l’aérodrome et la garnison tandis que sous le couvert d’une centaine de zéros, les cargos japonais déversent la 4ème division d’infanterie sur tout le pourtour de la baie de Rabaul. Près de 30 avions américains sont ainsi détruit au sol. Le lendemain, les cuirassés et les bombardiers poursuivent leur bombardement en soutien de la 4ème division qui investit totalement la base, rejette les australiens dans la jungle et détruit encore une vingtaine d’avions. Le 6 février, une autre flotte amphibie débarque la 52eme unité de marine sur Nauru, l’objectif étant de s’emparer des mines de phosphates présentes sur l’île et de mettre en place une base aérienne important capable de sécuriser Truck. La conquête de la zone se poursuit avec Lae le 9 février et le débarquement d’une unité de marine sur Kavieng le 10. Une flotte d’assaut appareille le 11 au soir de Rabaul à destination de Buna, la couverture aérienne doit être assurée par une unité de zéro basée à Rabaul, le KB étant parti pour Milne Bay avec le reste de la flotte. Malheureusement les avions ne sont pas coordonnés avec les bateaux et alors que la flottille débarque ses hommes à Buna, 45 wildcat et 23 Dauntless partis de Port Moresby attaquent les japonais le 12 février. Les transports de troupes sont rapidement incendiés et coulés, de même que 4 petits cargos convertis en escorteurs. 3000 hommes sont blessés ou portés disparus, les survivants s’emparent de Buna le lendemain. Milne bay est capturée le 13 février. La déconvenue de Buna montre à quel point Port Moresby est une nuisance pour la navigation en mer de Bismarck et pour la poursuite des opérations vers le Sud. Il convient donc de capturer cette base au plus tôt. Dans la nuit du 14 au 15 février, 6 dragueurs de mines commencent à nettoyer les abords de Port Moresby, repérés par l’artillerie côtière, ils sont durement canonnés et 2 d’entre eux sont incendiés. Mais riposte alors l’artillerie de 3 cuirassés et de 7 croiseurs qui font taire les canons australiens et bombardent l’aéroport. Vient après la flotte d’invasion constituée des cuirassés Ise et Fuso et de nombreux transports qui débarquent sous le feu ennemi la 38ème division d’infanterie. Celle-ci est repoussée sur les plages et la mangrove par une garnison très importante, au moins 2 brigades australiennes et un régiment américain. Il semble que les américains aient l’intention de faire de Port Moresby un point de fixation voire d’arrêt à l’expansion japonaise. Le 17 février, le débarquement de la 38ème se poursuit sous le feu de l’ennemi. Un croiseur auxiliaire et cinq cargos sont légèrement endommagés. Le lendemain, la division japonaise lance son assaut sur les lignes australiennes, mais ce premier assaut est un couteux échec. Le 19 février, alors qu’à PM le débarquement de ravitaillement se poursuit, un petit détachement s’empare de Madang en peu plus au nord. Le 20, Finschaflen tombe également, assurant un peu plus le contrôle japonais sur les rives de la mer de Bismarck. Le 21, alors que les troupes japonaises de la 38ème division se repose dans leurs tranchées précaires, un sourd grondement leur fait lever la tête, approchant à environ 2000 mètres du sol, 15 B17 arrivent d’Australie et larguent leur chapelet de bombes sur les positions japonaises. Les dégâts sont légers mais la surprise est désagréable. Il est à craindre que ces B17 soient une nuisance durable. La nuit suivante, c’est 4 croiseurs lourds (Camberra, Australia, pensacola Indianapolis et 5 CL et 7 DD) qui bombardent de nuit les troupes japonaises échouées à Port Moresby. Pour les soldats japonais, le sentiment d’isolement et d’abandon s’accroit. D’autant que le 25 février, 16 Dauntless basés à Port Moresby bombardent les cuirassés basés à Milne Bay, un avion est détruit par la flak, mais le Fuso encaisse une bombe qui, bien que faisant peu de dégâts, porte un coup sérieux au moral de l’état-major japonais. Non seulement les australiens résistent à PM, mais en plus ils se sentent suffisament en confiance pour laisser leurs appareils sur place et établir ainsi leur pouvoir de nuisance sur la mer de Bismarck. Ceci d’autant plus que le KB est bien plus au sud en train de couvrir une autre flotte d’invasion qui le 25 février s’empare en une nuit des Shortland, de Guadalcanal et de Tulagi. A l’état major, la satisfaction est de courte durée, 25 dauntless de Port Moresby attaquent une flotte de ravitaillement en mer de Bismark, résultat 2 cargos coulés… Il est temps de prendre Port Moresby. L’opération La Pérouse accuse désormais un retard sérieux, nous sommes à la fin de février et nos troupes devaient être en train de cingler vers la Nouvelle Calédonie, notamment la 2ème et la 4ème division. Or, le 28 février la 2ème division débarque finalement en renfort à Port Moresby avec la couverture du KB, et à Truck on s’interroge sérieusement sur le fait de préparer la 4ème division non pas à un assaut vers Koumac, la pointe nord de Nouvelle Caledonie mais à un assaut sur Port Moresby, retardant d’autant la prise de Nouvelle Calédonie. Néanmoins tous les effectifs alliés de Port Moresby manqueront à la défense des autres positions ennemies… Situation au 28 février :
  13. [WITP AE] Un océan peu pacifique

    Ce que je te conseille, (mais si l'amiral matou @rominet passe dans le coin il aura peut être un autre avis) c'est d'alterner des débuts de partie contre l'IA "pour du beurre" (sans insiter) tout en lisant le manuel, et en parallèle de lire des AAR et les posts de types ''questions de noob" comme cela tu mets du concret sur la lecture du manuel, tu mets en parallele ton expérience et les aar, et tu saupoudres le tout de questions de noobs... mais je déconseille l'approche "séquentielle" du type Manuel puis Jeu...
  14. [WITP AE] Un océan peu pacifique

    c'est bon ca! Me voilà promu vrp de matrixgames ! je te recommande vivement de t'inscrire sur le forum de campaign France (lien dans le premier post). C'est plein de gens sympathiques prêts à aider, pour un jeu velu comme witw ca peux aider!! en plus depuis qq mois le forum est un peu calme donc le sang neuf est le bienvenu
  15. [WITP AE] Un océan peu pacifique

    Opération La Pérouse, janvier 1942 Avec la chute de Midway, et donc de fait la sécurisation des communications entre le japon et les Carolines, pouvait commencer la bataille que l’état-major impérial pensait décisive : D’un côté, vers le levant, les américains, leur industrie, leurs navires, leur opiniâtreté ! De l’autre, vers le couchant, les anglais les effectifs innombrables du Commonwealth, et la base industrielle indienne, désespérément proche de notre futur poumon économique, à savoir la Malaisie et Sumatra Entre les deux, l’Australie, un formidable potentiel camp retranché et base arrière pour une riposte à venir. Pour ce faire, deux opérations : L’opération Broadway, j’y reviendrai, et l’opération La Pérouse. *** L’objectif de l’opération La Pérouse : tronçonner le Pacifique du Nord au Sud, isoler l’Australie, et faire en sorte que les Américains n’aient comme unique base de départ de leur offensive que les petites iles des Fidji et de la Polynésie. Notre plan est donc le suivant Février, prendre Rabaul, Guadalcanal et Port Moresby. Mars-Avril, débarquer en Nouvelle Calédonie, et conquérir avant qu’elle puisse être trop renforcée la totalité de l’île. A partir de mai 42, neutraliser par l’aéronavale et l’aviation de Nouméa la zone de communication Fidji – Australie. Pour ce faire, la 4ème division d’infanterie est envoyée du Japon et doit prendre Rabaul, Port Moresby puis être la tête de l’invasion de la Nouvelle Calédonie. En support de l’opération, la Marine Impériale envoie à partir de Truck 3 Porte-avions (Akagi, Hiryu, Soryu), 7 cuirassés, 11 croiseurs et 34 destroyers. Au préalable, 10 sous-marins sont déployés entre la Nouvelle Guinée et les Salomon afin de repérer l’arrivée d’une potentielle oposition. La flotte de l’opération MI (3 porte-avions, et 2 cuirassés) rejoindra l’offensive après ravitaillement à Truck. Le 31 janvier tout ce petit monde entre dans les mers du sud pour une offensive dont tout l’état-major sous-estime encore l’ampleur, le coût et l’impact ; commence alors tranquillement une bataille qui, bien que ses protagonistes l’ignorent encore, sera placée par les historiens sur le même plan que la Bataille de France, Stalingrad ou Overlord…
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