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Kretschmer

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Tout ce qui a été posté par Kretschmer

  1. Kretschmer

    [FPCRS] Ouverture Fatale

    palpitant! Attention au combats urbain, quelques mines dans les carrefours et des fantassins équipés de M47 sur les toits et ca va chauffer pour tes fesses. Tu as des Mi24 ? Bon courage pour la suite. J'ai été interpellé par le "5 secondes" dans la fenetre qui propose le tir gonio sur le QG, c'est un jeu en temps réel?
  2. Kretschmer

    [FPCRS] Ouverture Fatale

    C'est parti, Rodina!
  3. Kretschmer

    [CMANO, FPCRS] En Sept jours sur le Rhin - sujet central

    de mon côté soviétique bien sur, l'ennemi le plus excitant à affronter, c'est le temps!
  4. Kretschmer

    [CMANO, FPCRS] En Sept jours sur le Rhin - sujet central

    @Finen La posture nucléaire française a toujours été ambiguë car la riposte du faible au fort souffre d'un défaut de crédibilité natif, certes beaucoup plus aujourd'hui qu'en 1988 car les forces françaises conventionnelles ont été réduites à peau de chagrin. La France est une boulangerie sans rideau de fer, sans serrure, sans alarme ni caméra... mais le boulanger à un python 357 . Si un braqueur vient et menace de tuer toute la famille - boum, ok c'est clair Si un gamin rentre et pique un pain au chocolat - boum aussi? Si le canada déploie un bataillon de royal marines à Saint Pierre et Miquelon peut après qu'on y découvre un immense champ de pétrole, on rase Otawa? Si la Chine envoie un contingent pour protéger "ses intérêts économiques" en Nouvelle Calédonie suite à une opportune flambée de violence autonomiste financée en yuan, on rase la planète? Questions que j'ai posées presque dans ses termes à l'IHEDN sans obtenir d'autres réponses qu'un sourire gêné ou un regain d’intérêt pour le bout de mes chaussures Mais en 88 la vie était plus simple, l'armée française n'est pas force négligeable et la bipolarité du monde rendait nos alliés plus fiable et nos ennemis plus prévisibles. Donc place à l'action et à l'aar!
  5. Kretschmer

    [CMANO, FPCRS] En Sept jours sur le Rhin - sujet central

    C'est amusant ce que tu dis (au sens premier, pas péjoratif) car ce que l'histoire montre c'est que les dictatures vivent dans l'illusion qu'une guerre peut être limitée, leur pouvoir autocratique leur permettant d'être "rationnel" (pas de compte à rendre, pas de presse libre etc...) tandis que les démocraties, dont les décisions sont beaucoup plus "affectives" et sensibles au jugement du peuple n'ont comme seule issue possible à la guerre que la victoire totale. cf proposition de paix de François Joseph, Nicolas II, Hitler, Staline, consciencieusement refusées par Loyds, Roosevelt, Churchill etc. (j'emploie le mot dictature de façon un peu excessive, je ne qualifierai pas de dictature les empires russes et austro-hongrois de 1914) Il faut être une dictature bien obtuse pour imaginer que face au choix de sacrifier l'Allemagne de l'ouest (et perdre les prochaines élections) ou provoquer plusieurs centaines de millions de morts (et gagner la guerre), les états unis ou la grande Bretagne prendront une décision "rationnelle". Propos non dénué d'humour et de second degré, mais pas que...
  6. Kretschmer

    [CMANO, FPCRS] En Sept jours sur le Rhin - sujet central

    Tout à fait d'accord avec l'analyse d'Eginhard. j'ajoute à cela que la deuxième escadre autour du Foch doit normalement gagner l'atlantique pour couvrir les convois (asw et protection contre les badger) sous commandement combiné us. La sortie du commandement de l'Otan n'a en fait rien changé au engagements mutuels pris la France envers les autres membres de l'Otan, la sortie du commandement intégré est une argutie juridique, opérée à des fins de politiques intérieures. La question insoluble, c'est la posture nucléaire française... Les américains ne l'utiliseront pas même si l'Allemagne devient (une fois de plus) un champ de ruine. mais à quel point la France considère t'elle que son utilisation de l'arme nucléaire devient conforme à sa doctrine? et quelles seront les pressions exercées par ses alliés pour que le franchissement du Rhin, ou le bombardement aérien des installation portuaires du havre et de brest, ou même la destruction en Allemagne de la 1ère armée ne déclenche pas une guerre nucléaire globale? Ses pressions seront-elles suffisantes, et la riposte du faible au fort sera-elle prise au sérieux par les Soviétiques?? Enfin, tu n'as pas parlé des gaz? La doctrine stratégique prévoyait un emploi massif des gaz en Allemagne, cela sera t'il le cas?
  7. Bonjour à tous, Ayant débuté une campagne par email sur WITP-AE (ma première partie) que je joue côté japonais, j'ai également commencé un petit Aar sur le très courtois et sympathique site Campaigns France. C'est par là: http://www.campaigns-france.org/showthread.php?5969-Vous-avez-dit-quot-Pacific-quot-...... Vos commentaires sont bienvenus!
  8. Kretschmer

    [WITP AE] Un océan peu pacifique

    ...suite Le 9 mai, la bataille pour la domination de Belep reprend avec l’assaut de 31 wildcat et 38 dauntless 6 wildcat et 13 dauntless sont abattus sans résultat contre 5 zéros. Le 10 mai, les japonais se lancent à nouveau à l’assaut de Koumac et capturent la troisième ligne de fortification, reste encore deux réseaux de tranchés et fortins à capturer. Près de 6500 japs sont mis hors de combat contre moins de 500 américains. Courage les amis la victoire est proche !!! Un peu plus au nord, un convoi de cargo qui remonte vers les Salomons est attaqué par un bombardier Hudson en maraude et encaisse une bombe, l’incendie déclenché viendra à bout du navire qui coulera dans la nuit tandis qu’un autre cargo qui lui descend de Rabaul à destination de Tulagi est torpillé par un sous-marin américain. La nécessite de ravitailler les troupes à travers le réseau de sous-marin ennemis et sous la menace de l'aviation commence à nous couter des bateaux... A Belep, Nagumo demande par radio l’autorisation de remonter à Tulagi recompleter les escadrilles, notamment les escadrilles de chasse qui ont souffert d’une attrition importante bien qu’elles aient infligés 10 fois plus de pertes qu’elles n’en ont subies. Avec regret, Yamamoto autorise se retour, en espérant que celui-ci sera aussi rapide et discret que possible… Ce qui est complètement raté car dans la nuit du 10 au 11 mai, le SS 44 torpille le porte-avion Hiyo alors qu’il approche de Guadalcanal. Les dégâts sont légers et même réparables sur place à Tulagi mais, les alliés ont désormais la confirmation qu’ils ont le champ libre. Dès le lendemain, dans la nuit du 11 au 12 mai les cuirassés Resolution et Ramilies, escortés du croiseur Devonshire et de 11 destroyers bombardent la base de Belep en dépit des champs de mines disposés par les japonais. Trois mouilleurs de mines et un transport de munition AKE (chargé à bloc d’obus 360, de bombes de 250kg et de torpilles pour les cuirassés et le KB sont touchés par les obus anglais. 1 mouilleur de mines coulera et l’AKE Montreal Maru sera vaporisé par l’explosion de sa cargaison. L’embryon d’aérodrome taillé douloureusement dans la jungle et les concrétions de corail est pulvérisé par le bombardement anglais. Le 13 mai, le cuirassé Warspite et le croiseur San Francisco bombardent Efate (Nouvelles Hebrydes) ou nos troupes sont toujours en prise avec la garnison américaine qui ne cède pas un pouce de terrain. Profitant de la fuite du KB, les bombardiers de Noumea (une trentaine d’Hudson et de B26) bombardent nos troupes de Koumac chaque jour. Le 14 mai, 7 destroyers bombardent notre base de Luganville dans l’archipel Espiritu Santu et 23 B17 arrivent derrière et finissent de pulvériser les installations japonaises. Il y’a bien longtemps que les navires américains n’étaient pas montés autant au nord. La mer de corail est de nouveau sous l’influence anglo-américaine. Le 18 mai, un gros convoi appareille de Rabaul ; un croiseur léger et 5 destroyers escortent 2 navires de débarquement (LSD), deux croiseurs auxiliaires (AMC) et 15 navires de transports d’attaque (AK). Dans les flancs de ces navires, le 14ème corps blindé composé de la 21ème DI, la 16ème DI, la 7ème brigade blindée et la Division Blindée de la Garde. Les deux navires de débarquements ont été spécialement transformés en vue de pouvoir débarquer rapidement les chars légers de la division de la garde tandis que les deux divisions d’infanterie se sont entrainées pendant 2 mois à débarquer sur une grande bande côtière de nouvelle Bretagne qui n’est pas sans rappeler la côte occidentale de Nouvelle Calédonie. Alors que le convoi aborde sa descente plein sud il croise la route du sous-marin Greeling qui l’attaque sans succès mais ne manque pas de signaler la présence de ce convoi. Deux jours plus tard, le convoi d’assaut arrive à Guadalcanal ou il est rejoint par le Kido Butai et l’immense armada s’ébranle vers la Nouvelle Calédonie. Le SS S-27 est placé en embuscade sur la route et malgré la présence d’un essain d’hydravion autour de la flotte arrive à percer le rideau défensif et envoie 4 torpilles dont 2 touchent l’Akagi. Le Porte-avion est durement touché car le choc a disjoint une conduite de carburant d’aviation qui s’est rependue dans le hangar et a détonné peu après. La déflagration perçue à plusieurs kilomètres déchire le pont d’envol et cause de nombreuses victimes. L’incendie s’étend sur toute la longueur du navire tandis que les voies d’eau s’étendent hors de contrôle lorsque le système électrique du bâtiment tombe, bientôt suivi par la perte de la propulsion principale. Le croiseur Nachi s’approche au maximum du navire et une noria d’embarcation permet l’évacuation des pilotes du groupe aérien. Puis le Nachi prend en remorque le bâtiment blessé et repart vers Tulagi escorté de 4 destroyers… Le même jour, une reconnaissance en force menée par les troupes japonaises à Koumac montrent que les effectifs américains rendent la prise de cette base totalement illusoire, en effet sont repérées sur place la 32ème Division d’Infanterie, 5 régiments d'infanterie, un régiment d’infanterie motorisée, 2 bataillons de chars et une quinzaine de bataillons et de régiments d'artillerie... Dans la nuit du 20 au 21 mai, les croiseurs de bataille de Tanaka entre en baie de Koumac et coulent une flotte américaine qui y déchargeait du matériel, le mouilleur de mine CM Bungaree et les cargos Trieste et Steel Investor sont coulés, puis ils bombardent l’aérodrome de Koumac ou une trentaine d’avions sont mis en pièce. A l’aube l’aviation américaine partie de Noumea tente à nouveau de bombarder nos troupes de Koumac mais le KB a prévu une couverture à distance (LRCAP) et les japonais abattent 1 B17, 10 B25 et 8 P40. Le lendemain, l’aviation américaine repart à l’attaque, 90 chasseurs escortent 15 Dauntless et 20 B25. 140 zéros sont là pour les accueillir, et les japonais abattent 26 P40, 10 Dauntless et 10 B25 sans aucune perte à déplorer ! La Base de Belep s’organise alors pour être le point de support de l’invasion, des escorteurs sont réquisitionnés pour mettre en place un « Tokyo express » entre Belep et Koumac afin d’apporter pendant la nuit des munitions à la tête de pont, par ailleurs, un important champ de mine est déployé afin de protéger la flotte des sous-marins (et effectivement le 31 mai le S-45 est coulé dans le champ de mine) et des transports de munitions et des pétroliers ravitailleurs maintiennent le KB et les cuirassés japonais en état de combat. Le 24 mai, un Catalina surgit à l’aube au raz de l’eau, colle une torpille dans le flanc du cuirassé Nagato et repart sans que ni la DCA ni la chasse n’ait réagi… heureusement les dégâts sont léger. Le KB repart alors à l’assaut de Nouméa afin de supprimer l’aviation américaine, les sweeps lancés par les porte-avions permettent d’abattre une dizaine de chasseurs américains contre la perte de 3 zéros. Le 26 mai, les 4 croiseurs de bataille de Tanaka bombardent l’aérodrome de La Foa et détruisent 25 chasseurs et 10 bombardiers tandis que le même jour un raid de 40 zéros achèvent de détruire les chasseurs de Nouméa. Cette fois ci, la domination aérienne de la Nouvelle Calédonie est totale. Le 27 mai, à la grande surprise des américains, la flotte amphibie débarque le 14ème corps blindé à La Foa, les troupes d’élites de la 16ème division d’infanterie nettoient rapidement les pentes arborées et montagneuses de la baie et commencent à marcher vers l’aérodrome, la 21ème division elle se déploie vers le nord et sécurise la route côtière qui court vers Koumac. Pendant ce temps des troupes de génie abattent à la chaine les cocotiers et à l’aide de cordes préparées à cette intention déploient rapidement une route de bois qui court de la terre ferme vers la mer au-dessus du sable fin. Les péniches des deux gros navires de débarquements déposent alors le matériel lourd, les chars de la 7 ème brigade chargés de chaines et de sangles servent alors de tracteurs et remontent à la sur la côte camions, canons et automitrailleuses. Les rares américains sur place ne peuvent que se replier sur l’aérodrome. Le lendemain 28 mai, un assaut brutal de la 16ème DI permet la capture 4000 américains et la destruction de 30 avions. La grande ile de Nouvelle Calédonie est coupée en deux avec d’un côté le corps de bataille américain encerclé dans sa partie nord et de l’autre la base de Nouméa ou ne sont présent que des unités de soutien et d’état-major. Cette manœuvre (que Mac Arthur reproduira à Incheon en se gardant bien de dire qui l’a inspiré) est un coup dur pour les américains… L'élite de l'IJA prend tronçonne le corps de bataille amicain Profitant de la destruction de l’aviation américain de Nouvelle Calédonie, le KB pique au sud à pleine vitesse afin d’intercepter une flotte de guerre américaine qui a été repérée en transit entre les Fidjis et l’Australie, hélas la flotte américaine s’est détournée vers le Sud et les Kates ne peuvent emmener leur torpilles et doivent se contenter de bombes de 250 kg. Les fregates Elliot, Nigella, Waters, Stringham sont coulées, le cuirassés Colorado est incendié par l’impact de 8 bombes tandis que le West Virginia et le Maryland encaissent chacun 3 bombes qui ne font pas de dégats… Le Stringham, coulé dans le Pacifique Sud. Le Colorado, photographié par un radio japonais. Cette déception aéronavale s’accompagne d’une déception terrestre, un assaut brutal lancé par la Division Blindée de la Garde et la 7ème brigade blindée sur Noumea est repoussée, certe opposition ennemie se limite à une brigade Néo-zélandaise et 2 bataillons de l’USMC mais ses soldats d’élites sont retranchés derrière un réseau de 5 lignes de tranchées, nid de mitrailleuses et positions d’artillerie qui rende la place inexpugnable. 25 chars japonais sont abandonnés en flamme devant les positions américaines, par ailleurs l’armée américaine a partiellement abandonnée Koumac et marche vers La Foa, il faut absolument que les deux divisions d’infanterie laissées en arrière tiennent le choc... Et c’est sur cette inquiétude que le mois de mai s’achève dans le Pacifique Sud.
  9. Kretschmer

    [WITP AE] Un océan peu pacifique

    je ne sais pas pourquoi il a coupé en deux mon message, bizarre. désolé et bonne lecture
  10. Kretschmer

    [WITP AE] Un océan peu pacifique

    - C’est à craindre, mais un coup au but heureux peut suffisamment les ralentir pour que nos avions puissent intervenir, voir les incendier et alors notre flotte de Belep aura alors un avantage important dans le combat à venir, de toutes les façons si nous n’intervenons pas nos porte-avions vont se faire surprendre. Descendez coordonner le tir, il faut rester discret le plus longtemps possible » En un long balai, les destroyers lancent leurs torpilles sur les croiseurs qu’ils longent par le travers puis virent de bord pour poursuivre les américains et commencent à réaccélérer. Mais hélas une vigie du Camberra repère le dernier destroyer alors qu’il se met à virer et déclenche l’alarme. Immédiatement l’amiral Murray donne l’ordre à sa flotte de virer plein ouest s’éloignant ainsi de la trajectoire des 30 torpilles lancées contre sa flotte et barrant le T aux destroyers japonais surpris en plein changement de cap. Comme c’était à craindre, les croiseurs légers déclenchent un feu nourri avec leurs pièces rapide, sur les destroyers japonais confrontés à leur Nemesis, le fidèle radio du Asagiri envoie le message d’alerte par radio tandis que les canonniers japonais tentent de riposter. Les DD Yuguri, Ayanami et Shikinami prennent le parti de se disperser et de s’éloigner rapidement afin d’éviter le massacre. Le Asagiri qui était en tête encaisse 7 obus qui désemparent totalement le navire, le DD Stuart s’approche alors pour l’achever à la torpille mais les japonais arrivent à remettre en position la pièce arrière et collent 3 obus sur le bateau américain qui s’éloigne non sans avoir lâché ses anguilles et 1 minute plus tard l’infortuné Asagiri se brise en deux et coule emportant avec lui le courageux capitaine Yubiri. *** A bord de l’Akagi c’est le branle-bas de combat, l’amiral Nagumo peste en silence contre la décision arrogante de renvoyer les cuirassés vers les Salomons. Les vigies sont en alerte tandis que les imposantes flottes aéronavales montent en vitesse et s’éloignent les unes des autres. Hélas ce qui devait arriver arriva et à 1H15 du matin, une vigie du Kaga repère la flotte britannique. Les croiseurs Mikuma et Chikuma virent vers elle à pleine puissance escorté de 3 destroyers tandis que les pesants porte-avions continuent de fuir. Les croiseurs japonais rompu au combat nocturne manœuvrent brutalement tout en envoyant des salves précises avec leur tourelles de 203mm, le croiseur Emerald prend un obus qui déclenche un incendie, le croiseur lourd Camberra est également touché de même que les croiseurs légers Trenton et Perth. Dépités, l’ennemi vire de bord et s’éloigne tandis que les deux croiseurs japonais virent de bord également afin de rejoindre ses porte-avions… Les anglo-australien surprennent cette fois-ci la 1ère division aéronavale et arrivent à barrer le T de la flotte qui japonaise. Une fois de plus les croiseurs japonais Tone, Mogami et Kumano se comportent en de véritable samourais et font feu de toutes leurs pièces tout en illuminant l’ennemi de leur projecteur afin de permettre au Zuikaku et au Shokaku de virer de bord… Un tel spectacle pyrotechnique, bien que voulu, fait quand même de ces croiseurs des cibles idéales et l’ennemi déclenche sur eux un feu précis qui touche le CA Kumano à 4 reprises et l’incendie tandis que les deux autres japonais encaissent chacun un obus qui ne fait pas de dégâts. Le Camberra prend lui un obus et DD Henley en prend 2 qui l’incendient et le DD Mugford en prend 1 également qui l’incendie. L’ennemi se dirige ensuite vers la lente flotte de porte-avions d’escorte qui est incapable de distancer l’ennemi mais là encore la fougue japonaise combinée à la surprenante pondération de l’amiral Murray va limiter les dégâts, un duel d’artillerie mené à plus de 15 000 yards fait peu de dégâts. Incapable de pousser son avantage, les britanniques qui repartent vers Nouméa repèrent à nouveau la 1ère division aéronavale grâce à l’incendie du Kumano et s’approche inexorablement des japonais, le Camberra lance une salve à distance maximale dont un obus touche Shokaku. S’en est trop pour les japonais qui se lancent alors dans un combat au corps à corps et échange obus et torpille à moins de 4000 yards. Le combat est aussi bref que brutal et les américains bien que largement supérieurs sont repoussés laissant derrière eux le DD Mugford dont les machines ont été détruites par un obus de 203 et qui brûle de bout en bout, non loin de son compagnon d’infortune le DD japonais Isokaze qui lui aussi est transformé en brûlot… Cette fois s’en est trop, l’ennemi pique plein sud vers Noumea mais le combat a laissé des traces et le soleil est déjà bien haut et les croiseurs de Murray bien loin de Noumea quand les avions japonais décollent des porte-avions ivres de vengeance ! Le Camberra fuit vers Noumea tandis que l’aube révèle en second plan les navires de transport japonais à l’ancre devant Koumac. Croiseur lourd japonais (le Tone en l’occurrence) dont la brutalité, le sens du sacrifice et l’entrainement on fait la différence tandis que les porte-avions montraient piteusement leur fragilité. Les avions japonais affrontent une couverture aérienne de 45 avions américains P39 et P40 qui veillent sur les croiseurs ennemis, mais les 41 zéros qui accompagnent le raid arrivent à repousser les chasseurs et à permettre aux bombardiers japonais de faire leur office, le croiseur lourd Australia prend 3 bombes et 2 torpilles et est supposé coulé, le croiseur lourd Camberra prend lui une torpille qui n’a pas l’air de lui faire beaucoup de mal. Les croiseurs légers Perth et Emerald sont coulés à la torpille de même que le DD Stuart qui prend 2 torpilles tandis que les DD Cushing, Henley et Mugford sont coulés par les bombes de 250kg des Vals. Pendant ce temps les américains lancent 45 chasseurs et 60 bombardiers à l’assaut du KB ou patrouillent 80 zéros, dans un balai harmonieux mais brutal les japonais enchainent les combats tournoyants avec les patauds P40 et les passes sur les pauvres bombardiers américains. Les rares bombes que ceux-ci arrivent à lancer tombent loin des porte-avions japonais ou néanmoins les officiers avalent difficilement leur salive. Des 100 avions américains lancés sur les japonais, seuls 35 reviendront… Cette attaque audacieuse et bien coordonnée avec le raid aérien qui aurait eu un impact dévastateur si les porte-avions japonais avaient été suffisamment endommagés pour ne pas pouvoir lancer leurs avions a finalement échoué grâce sans doute aux flottilles de destroyers placés en alerte avancée et à l’entrainement au combat nocturne des croiseurs lourds japonais qui sont clairement les grands vainqueurs de la journée. Les dégâts occasionnés sont légers, tous les croiseurs restent totalement opérationnels modulo le stock de munition (200 mm et flak) qui sont tous très bas. La bataille nous coûte 1 destroyer coulé, un destroyer endommagé et 17 avions. Côtés alliés elle leur coûte un croiseur lourd, 2 croiseurs légers et 4 destroyers coulés, un croiseur lourd un croiseur léger et un destroyer endommagé et près de 70 avions. Les victimes de la bataille de Belep : Le CA HMAS Australia Le CL HMAS Perth Le CL HMS Emerald Le DD HMAS Stuart Le DD USS Cushing Le DD USS Henley Le DD USS Mugford Le DD IJN Asagiri
  11. Kretschmer

    [WITP AE] Un océan peu pacifique

    La bataille de Belep, 8 mai 1942 : Dans la nuit du 7 au 8 mai, le commandant Yubiri dirige à la fois le destroyer Asagiri et une flottille de 4 destroyers en charge de la lutte anti-sousmarine. La lune est à son second quartier, la mer calme reflète la voûte céleste et s’irise à perte de vue de la lumière lunaire… Sur la passerelle, Yubiri ajoute au relent de graisse et de gasoil l’odeur de la nicotine tandis que dans le baquet, au-dessus de lui un jeune sous-officier s’use la rétine à parcourir l’horizon. *** A 15 km de là, l’amiral Murray relit sur la passerelle croiseur lourd Australia les ordres qu’il a reçu de Nimitz. « Par la présente, vous êtes prié et requis de conduire dans la nuit du 7 au 8 mai vos croiseurs jusqu’à Belep ou vous devrez engager les porte-avions ennemis en vue de les détruire. Puis de rejoindre à pleine vitesse Noumea afin d’éviter la riposte de l’aviation japonaise. » Pff, rien de plus simple, 200 milles à l’aller, 200 milles au retour, et au milieu une dizaine de porte-avions, heureusement, nos reconnaissances aériennes ont signalé le repli vers les Salomons des cuirassés ennemis, en conséquence il est vrai qu’il y a là une carte à jouer… Derrière lui, les croiseurs Camberra, Leander, Achilles, Perth, Emerald, Newcastle et l’américain Trenton soulèvent d’immense gerbes d’eau phosphorescentes tandis que 6 destroyers foncent devant disposés en un large arc de cercle… l’essentiel des croiseurs du Commonwealth ont été rassemblés dans cette flotte imposante qui marche 30 nœuds vers l’ennemi. *** A bord du Asagiri, la vigie appelle doucement le commandant, comme si sa voix pouvait être moins discrète que les diesels du navire. « Commandant, par 2 quarts babord, il me semble voir des vagues d’étrave, au moins 6 navires. - Vous avez raison, dit le commandant en jetant sa clope et allumant l’interphone : - Ici le commandant, branle-bas de combat, machine 1 tiers et signalez par projecteur à la flottille : ennemi repéré au 310, vitesse de combat 12 nœud. Radio, gardez le silence pour l’instant, mais préparez le message suivant que vous enverrez dès le premier coup de canon, « ENNEMI REPERE ROUTE AU NORD - 30 NŒUD - 6 CROISEURS AU MOINS » Finissant d’enfourner sa chemise dans son pantalon, le commandant en second arrive sur la passerelle : « vous ralentissez commandant ? - Oui, avec cette mer d’huile, je veux éviter que nos vagues d’étrave et notre sillage nous dévoilent, quand les américains seront à 8000 mètres nous balancerons nos torpilles et remonterons vers le nord à pleine puissance en les attaquant au canon. - Ça va être violent, les croiseurs légers sont équipés de canon de 150 à tir rapide qui vont nous pulvériser. %3
  12. Kretschmer

    [WITP AE] Un océan peu pacifique

    La bataille de Belep, 8 mai 1942 : Dans la nuit du 7 au 8 mai, le commandant Yubiri dirige à la fois le destroyer Asagiri et une flottille de 4 destroyers en charge de la lutte anti-sousmarine. La lune est à son second quartier, la mer calme reflète la voûte céleste et s’irise à perte de vue de la lumière lunaire… Sur la passerelle, Yubiri ajoute au relent de graisse et de gasoil l’odeur de la nicotine tandis que dans le baquet, au-dessus de lui un jeune sous-officier s’use la rétine à parcourir l’horizon. *** A 15 km de là, l’amiral Murray relit sur la passerelle croiseur lourd Australia les ordres qu’il a reçu de Nimitz. « Par la présente, vous êtes prié et requis de conduire dans la nuit du 7 au 8 mai vos croiseurs jusqu’à Belep ou vous devrez engager les porte-avions ennemis en vue de les détruire. Puis de rejoindre à pleine vitesse Noumea afin d’éviter la riposte de l’aviation japonaise. » Pff, rien de plus simple, 200 milles à l’aller, 200 milles au retour, et au milieu une dizaine de porte-avions, heureusement, nos reconnaissances aériennes ont signalé le repli vers les Salomons des cuirassés ennemis, en conséquence il est vrai qu’il y a là une carte à jouer… Derrière lui, les croiseurs Camberra, Leander, Achilles, Perth, Emerald, Newcastle et l’américain Trenton soulèvent d’immense gerbes d’eau phosphorescentes tandis que 6 destroyers foncent devant disposés en un large arc de cercle… l’essentiel des croiseurs du Commonwealth ont été rassemblés dans cette flotte imposante qui marche 30 nœuds vers l’ennemi. *** A bord du Asagiri, la vigie appelle doucement le commandant, comme si sa voix pouvait être moins discrète que les diesels du navire. « Commandant, par 2 quarts babord, il me semble voir des vagues d’étrave, au moins 6 navires. - Vous avez raison, dit le commandant en jetant sa clope et allumant l’interphone : - Ici le commandant, branle-bas de combat, machine 1 tiers et signalez par projecteur à la flottille : ennemi repéré au 310, vitesse de combat 12 nœud. Radio, gardez le silence pour l’instant, mais préparez le message suivant que vous enverrez dès le premier coup de canon, « ENNEMI REPERE ROUTE AU NORD - 30 NŒUD - 6 CROISEURS AU MOINS » Finissant d’enfourner sa chemise dans son pantalon, le commandant en second arrive sur la passerelle : « vous ralentissez commandant ? - Oui, avec cette mer d’huile, je veux éviter que nos vagues d’étrave et notre sillage nous dévoilent, quand les américains seront à 8000 mètres nous balancerons nos torpilles et remonterons vers le nord à pleine puissance en les attaquant au canon. - Ça va être violent, les croiseurs légers sont équipés de canon de 150 à tir rapide qui vont nous pulvériser.
  13. Kretschmer

    [WITP AE] Un océan peu pacifique

    Fin avril, à Truck, Yamamoto a longtemps débattu avec son état-major pour savoir comment débloquer la situation. Notre attaque à Koumac semble irrémédiablement bloquée au regard des effectifs en présence et des fortifications dont bénéficient les américains. Yamamoto dispose des troupes de la phase II, la 48ème DI et la 33ème DI toutes deux bien reposées, équipées et surtout avec un niveau de préparation de 100% pour un assaut amphibie de La Foa. Mais envoyer ces troupes à la Foa a plusieurs défauts : - Le premier est que rien ne prouve que nos troupes de Koumac résistent à une contre-attaque américaine, et si elles devaient être rejetées à la mer ce serait un drame qui sonnerait le glas de notre offensive. - Le second est qu’un assaut amphibie à La Foa nécessite une domination aérienne totale de la partie sud de l’île et des mers alentour, or ceci devrait être difficile à obtenir avec l’aéroport de Koumac encore entre les mains de l’ennemie, et la base de Belep est tout à fait incapable d’opérer pour l’instant nos bombardiers bimoteurs. - Enfin, l’assaut sur La Foa doit être un succès total et rapide car sinon les troupes en réserves à Nouméa et la garnison de Koumac pourront prendre position également à la Foa et alors notre offensive aura aboutie à deux baleines échouées ou chaque débarquement sera individuellement incapable d’emporter une victoire locale. Il serait plus sage de débarquer ces deux divisions à Koumac afin de renforcer la tête de pont mais cela veut dire débarquer de nouveau sous le feu de l’artillerie ennemie des troupes qui n’ont même pas été entrainées à cette opération… Enfin, cela veut que l’on renonce à la phase 2 et que plutôt que d’encercler les américains à Koumac on va devoir les affronter du fort au fort et conduire une longue et sanglante guerre de position dans la jungle et la montagne… boucherie en perspective. Finalement, et la mort dans l’âme, la flotte d’invasion met le cap sur Koumac. Le 1er mai, au lever du soleil, 3 divisions de cuirassés (Ise-Hyuga, Fuso-Yamahiro et Nagato-Mutsu) bombardent les positions américaines de Koumac tandis que la flotte d’invasion impliquant près de 40 navires divers débarquent la 33ème et la 48ème division. Les hommes ne sont pas du tout préparé à débarquer sur cette côte et les deux divisions sont totalement désorganisées, n’augmentant de peu la valeur militaire présente sur place, mais néanmoins, on espère qu’avec le temps elle pourront apporter le punch manquant et débloquer la situation. Le débarquement se poursuit jusqu’au 2 mai malgré l’intervention de l’artillerie et des avions de Noumea. Le 2 mai, 19 bombardiers en piqué banshee et 41 P40 attaquent Belep mais 91 zéros détruisent 8 Banshee et 5 P40. Le sur-lendemain c’est 6 B24 Liberator qui attaquent la base de Belep ou les ingénieurs s’échinent à terrasser une piste de décollage. Les zéros tentent de s’interposer mais même leurs canons de 20mm sont impuissants face à ces lourds avions. Cette invulnérabilité porte un coup au moral des japonais… mais peut-être que finalement les pertes opérationnelles sont lourdes car on ne reverra pas les B24 avant un long moment. Plus à l’Est, la bataille pour la domination de l’archipel d’Espiritu Santu se poursuit quand 50 bombardier américains (Marauder, Hudson) attaquent la garnison de Luganville. Le 6 mai, une unité de troupes de marines est débarquée à Effate sous le couvert de 5 croiseurs légers et de 8 destroyers. En effet, les américains ont installé là un aérodrome qui participe activement à la bataille pour la domination de la nouvelle Calédonie. La couverture aérienne est assurée par les porte-avions d’escortes, sans surprise les 50 bombardiers des Fidjis lancent cette fois leur assaut sur Effate ou ils tombent sur les 22 zéros de l’aéronavale placés en embuscade, 18 bombardiers sont abattus. Pendant ce temps, à Koumac c’est l’enfer. Le 6 mai, les 4 croiseurs de batailles de la flotte de couverture bombardent les positions américaines mais sans résultat. Une fois la poussière retombée les 5 divisions d’infanterie japonaises s’élancent à l’assaut des positions américaines sous un feu roulant meurtrier. 4000 japs sont mis hors de combat contre 800 américains à peine, mais les japonais ont capturé le premier réseau de fortification ennemie, reste encore 3 lignes de fortifications à capturer… Puis le silence retombe sur le front, et le 7 mai, rien suspense
  14. Kretschmer

    [CMANO] Sous une mer de flammes

    Toujours aussi sympa Les américains se maintiennent à 7 nd ? alors qu'ils changent de route. bizarre, ou alors ils escortent une de tes cibles seulement blessée peut être (sentimentalisme coupable à mon avis) Ils se comportent un peu comme les moutons à l'abatoir non? je suis surpris que les destroyers restent gentiment en rideau défensif plutôt qu'alterner des run à 30 noeud et des écoutes sous prairie masker. Le rôle du satellite est décisif.
  15. Kretschmer

    [WITP AE] Un océan peu pacifique

    Conquête de la Nouvelle Calédonie – Avril : Le 1er avril, toutes les flottes sont en routes, elles ont appareillé l’une après l’autre, les plus lentes d’abord afin que leur arrivée soit coordonnée. Truck et Rabaul abritent d’innombrables entrepôts de ravitaillement, des stocks de matériels, des cuves d’essences vaguement recouvertes de branchages ont fleuri un peu partout. A tout ceux à l’armée qui se plaignent du peu de moyens dévolus aux opérations en Chine ou en Birmanie, la réponse est là, camouflée dans les jungles de Nouvelle Bretagne, 80 000 tonnes de mazout pour les navires, 100 000 tonnes de matériel, et un flot ininterrompu de cargos faisant la navette entre Tokyo et Truck. Entre le 26 mars et le 1 avril, 250 navires ont appareillé de Rabaul et de Truck afin de soutenir la plus grande opération amphibie de l’histoire. L’aérodrome de Rabaul abrite de plus 100 bombardier de la marine (G3M2 et G4M1) et 40 zéros. A Guadalcanal, les troupes de génie travaillent d’arrache-pied pour déblayer un aérodrome de taille 4 capable d’opérer des bombardiers bimoteurs. En attendant, les eaux calmes de l’archipel des Salomon abritent 50 hydravions Jake et 18 patrouilleurs H6K2 Mavis. Ceux-ci ont lancé de nombreuses reconnaissances en direction de Nouvelle Calédonie, mais hélas les pilotes sont surtout entraînés à repérer des navires plutôt que d’évaluer les effectifs de troupes au sol, ce qui ne sera pas sans conséquence. L’archipel des Santa Cruz et des Nouvelles Hebrydes ne semble pas défendu, mais environ 10 000 hommes ont été repéré à Koumac. En supposant qu’il s’agit principalement d’unité de génie et de support aérien, on peut imaginer que les troupes de combat proprement dite sont de l’ordre d’un régiment, et peut-être une unité Néo-Zélandaise en sus. Disons 3000 soldats. Le 3 avril, les japonais débarquent simultanément à Ndeni dans les îles Santa-Cruz et à Luganville dans l’archipel Espiritu Santu. Les deux bases sont sécurisées facilement. Le même jour le KB a pris position sur des hauts fonds au nord de l’archipel de Belep ou il n’y a guère plus que 30 mètre d’eau ce qui facilite la défense des précieux porte-avions contre les sous-marins (à juste titre car dès le 5 avril, le SS Tuna tente d’attaquer le Shokaku et se fait repérer et endommager). De là le KB lance un raid de 10 zéros et 16 B5N2 sur une flottille repérée à Koumac. 30 P40 s’interposent, 2 P40 et 3 zéros sont détruits mais les cargos Mormacdove, Pennat et Alcoa Polaris (5 000 t chacun) sont coulés à la torpille. Au même moment, 3 hudson escortés par 3 P40 attaquent le KB mais sont surpris par 72 zéros et sont tous abattus. Le lendemain, la 67ème unité de marine débarque à Belep suivie par des unités de support aérien. 8 Hudson et 4 Catalinas attaquent le cuirassé Yamashiro mais 80 zéros protègent l’armada japonaise et les avions ennemis sont une fois de plus tous abattus. Le 5 avril, les cuirassés de l’amiral Shigeru déclenchent un barrage d’artillerie sur les pentes de Koumac tandis que près de 60 navires commencent à débarquer leur cargaison d’hommes et matériels. Mais alors que l’aube se lève, toute la jungle semble s’illuminer tandis que des dizaines de pièces d’artillerie ripostent sur les navires japonais, les cuirassés sont touchés à plusieurs reprise sans dommages mais 10 cargos (50 000 t) sont tellement endommagés qu’ils couleront sur place. Pendant 3 jours, et malgré l’intervention des 4 croiseurs de batailles de Tanaka qui bombarderont également la côte dans la nuit de 6 avril, la riposte américaine se poursuit. La 38ème division d’infanterie est clouée au sol, la 4ème et la 2ème division peinent à débarquer et subissent de nombreuses pertes lorsque les cargos sont incendiés ou coulés. L’artillerie américaine n’est pas la seule à riposter, dès le 5 avril, 10 Dauntless, 4 Catalinas et 3 Hudson soutenus par une centaine de P40 et une vingtaine de F4F Wildcat tentent d’attaquer la flotte japonaise mais 56 zéros s’interposent et au prix de 3 zéros abattent 12 P40, 7 Dauntless et 2 Catalinas. Le 6 avril, l’aviation renouvelle son attaque et bien que les zéros de l’aéronavale se battent contre les chasseurs américains à 1 contre 2, l’assaut du 6 avril coute 31 avions aux américains contre 4 zéros perdus. Les A6M2 massacrent les P40 au-dessus de Belep Le 7 avril, les japonais lancent un premier assaut qui est un échec couteux. Bien que lancé à 3 contre 1, les japonais se heurtent à 4 lignes de fortifications qui multiplient les difficultés déjà causées par la nature du terrain et la désorganisation causée par le débarquement. Près de 1800 soldats japonais sont mis hors de combat contre 200 américains. Nous savons désormais que sont présent sur place le 132ème régiment d’infanterie US, un bataillon de char, un régiment de sapeur et surtout un régiment d’artillerie anti-aérienne et un régiment d’artillerie côtière auxquels s’ajoutent de nombreuses unités indépendantes, surtout des bataillons d’artillerie. Nous étions manifestement attendus et nos troupes sont littéralement tombée dans une embuscade ou incapable d’avancer à cause des nombreuses tranchées et bunkers, elles sont martelées par une concentration d’artillerie digne de la 1ère guerre mondiale. Et pendant ce temps le calvaire de nos cargos se poursuit… Le 8 avril, l’aviation américaine repart à l’attaque, 35 bombardiers (essentiellement des Dauntless) et 100 P40 attaquent les bateaux japonais, sans succès et 40 avions américains sont perdus contre 2 zéros… Imaginant que les chasseurs américains sont tous détruits ou endommagés, Nagumo autorise un raid aérien sur Nouméa, hélas la couverture aérienne y est encore puissante et 11 bombardiers (et leur pilote d’élite) sont perdus tout cela pour coller une bombe de 250 kg sur un dragueur de mines… Le 11 avril, les troupes japonaises repartent à l’assaut des américains à Koumac, hélas un bataillon de char et un régiment d’infanterie ont rejoint les troupes déjà sur place et c’est à nouveau un massacre pour les soldats japonais. Le même jour, un nouveau raid aérien n’implique cette fois plus que 35 avions ennemis, dont 8 sont abattus par les 50 zéros qui protègent Koumac. L’Akagi lance ses avions sur Noumea Le 15 avril, le KB lance 85 zéros sur Nouméa ou patrouillent 100 P40, 9 zéros sont détruits contre 12 P40, c’est donc un échec… Le surlendemain, le KB repart à l’attaque en lançant un sweep de 20 zéros puis 50 Zéros, 40 Val et 50 Kate. Hélas les nappes de brumes accrochées aux cimes de l’île désorganisent le raid et le groupe d’attaque arrive d’abord sur place et tombe sur 90 P40, 34 bombardiers sont perdus tout cela pour coller 1 bombe sur le DD Schley, 1 bombe sur le cargo Pellicula et 2 bombes sur le transport de troupes Mildura. Les sweep arrive après la force de frappe et abbat une demi-douzaine de P40 Le KB et les troupes au sol lèchent alors leurs plaies pendant le reste du mois d’avril, incapable de prendre l’ascendant sur terre ou dans les airs… En revanche sur mer notre domination est sans conteste, les américains lancent une meute de sous-marins sur nos flottes mais le lagon de Belep abrite 60 hydravions et les 4 croiseurs porte-hydravions consacrent également leurs 90 hydravions à la chasse anti-sous-marine. En plus de ces 150 avions, 20 destroyers rassemblés en 5 flottilles patrouillent sans relâche autour de Koumac et Belep. Les résultats ne se font pas attendre, pendant tout le mois d’avril les sous-marins sont martelés par les bombes aériennes et les grenades des destroyers… Difficile de savoir avec certitude si des sous-marins ont été coulé mais en revanche ils n’ont pas pu s’approcher de la moindre cible. Quand un moustique affronte un pare-brise note de l'auteur, c'est à ce moment de la partie que j'ai décidé d'appeler cette opération l'opération La Pérouse...
  16. Kretschmer

    [CMANO] Sous une mer de flammes

    Très sympa! Ça me rapelle les parties sur un vénérable simulateur d’ USS Los Angeles dont j’a oublié le nom (fin des années 90)
  17. Kretschmer

    [WITP AE] Un océan peu pacifique

    Interlude Yokohama, 23 mars 1942. Dans les jardins de l’amirauté, l’amiral Yamamoto fait les 100 pas avec le fidèle Genda. Les rapports de reconnaissance montrent que les américains ont concentré de grandes forces aériennes et terrestre en Nouvelle Calédonie… Yamamoto : Ces rapports sont inquiétants, et ce qu’ils ne disent pas plus encore que ce qu’ils disent. Nous savons qu’il y a près de 100 avions à Noumea, et environ 10 000 hommes à Koumac, et nous ne savons pas où sont les porte-avions américains. Notre intention de prendre la Nouvelle Calédonie ne doit faire aucun doute à Washington… La surprise ne sera pas avec nous, et l’aéronavale américaine pourrait bien nous surprendre en pleine opération amphibie. Genda : Nous sommes prêts à projeter 5 fois plus d’hommes, 3 divisions d’infanterie sont sur place, et nous avons encore des renforts qui seront disponibles rapidement, 2 divisions d’infanterie supplémentaires ; par ailleurs le Kido Butai ne souffre aucune comparaison, les américains ont autant de porte-avions que nous désormais, mais nos pilotes sont bien meilleurs. Y : Je n’en doute pas, mais le plan initial était de prendre la Nouvelle Calédonie rapidement, et ensuite de forcer les américains à contre-attaquer nos troupes et nos avions basés à terre. Or là vous sembler suggérer que nous pourrions affronter la marine américaine alors que ce sera elle qui sera soutenue par ses avions basés à terre ? Je ne partage pas votre optimisme. Ce qui me navre, c’est que nous nous dirigeons tout droit vers un affrontement du fort au fort, sans espérer la surprise, sans liberté de manœuvre, sans même imaginer la moindre alternative… nous sommes un buffle fonçant sur un lion. Nous en sommes réduits à espérer la victoire grâce à notre force brute, et celle-ci sera bientôt du côté des américains. G : Il y a un moyen de manœuvrer, amiral. Je suggère que nous maintenions l’assaut sur la pointe nord de la Nouvelle Calédonie, dans la baie de Koumac, comme prévu, avec le 16ème corps et ses trois divisions. De là nous serons capables de juger de l’opposition terrestre. Le KB sera chargé du blocus de l’île. Et nous verrons bien, si le 16ème corps est capable d’envahir l’île, qu’il le fasse, et nous aurons plus de pertes que prévus mais ferons plus de prisonniers… S’il n’est pas capable de prendre l’île, alors il devra attendre la contre-attaque des américains, et une fois les américains rassemblés à Koumac, nous ferons un second débarquement avec la 33ème et la 48ème division, sur les plages de La Foa, au centre de l’île. Ainsi nous isolerons les américains au nord et pourrons capturer Noumea au Sud. C’est pour nous l’occasion de détruire les grandes unités terrestres américaines. Y : Vous suggérez de ne faire de la capture de Koumac qu’une diversion ? l’idée est intéressante. La faiblesse du plan est que le KB doit faire le blocus de la Nouvelle Calédonie… C’est un contre-emploi dangereux. Notre aéronavale sera soumise aux attaques de la terre, sa position pleinement connue, à la merci des sous-marins américains. C’est pire qu’une bataille, c’est une guerre d’usure dont nous serons la victime. Il faudra que le KB puisse être relevé dès que possible par l’aviation terrestre… G : Juste au nord de la Nouvelle Calédonie, il y a un grand lagon, Belep. Nous pouvons sans difficulté y déployer une soixantaine d’hydravions qui interdiront aux sous-marins d’approcher. Enfin, quand nous capturerons l’aérodrome de Koumac nous pourrons y déployer une soixantaine de G4M1 Betty et une centaine de zéro, ce qui devrait soulager la charge du KB. Y : Je pense que nous allons être responsable du destin de l’empire dans cette bataille. Si les deux camps décident que Noumea doit être prise ou conservée, alors c’est là que se jouera la guerre. Mais c’est pour moi une amère déception, et une appréhension immense de savoir qu’à peine 4 mois après le début de la guerre nous ayons à ce point perdu l’initiative. J’ai la conviction qu’en persistant à prendre la Nouvelle Calédonie, nous faisons le jeu de l’ennemi… Très bien Genda, adaptez les ordres en conséquence et faites les moi signer ce soir. L’opération démarrera le 3 avril.
  18. Kretschmer

    [WITP AE] Un océan peu pacifique

    Mars 42 – Juin 42 : Sud-Est Asiatique (Sumatra, Philippines, Java, Célèbes) (2/2) : Philippines Java Célèbes : pendant ce temps, à Vera Cruz : Java Célèbes : Rappel de la situation à fin mars 42 : Constatant notre incapacité à mener de front la conquête de la Birmanie, la domination du pacifique sud (La Pérouse) et la conquête de la zone Java-Timor-Célèbes (opération Broadway), l’état-major impérial a décidé de s’arrêter à la conquête de Java et de ne pas pousser plus avant vers Darwin et les îles Coco. La seule concession à l’opération est le transfert depuis Singapour de la puissante 5ème Division d’infanterie qui rejoint les 3 régiments en train d’assiéger Batavia. Son apport est décisif, après 3 assauts successifs, la ville tombe le 11 avril. La capture de ce port qui est promptement débarrassé de ses champs de mine permet de fournir aux troupes ravitaillement et munitions, dès lors l’invasion peut reprendre rapidement, Bandoeng tombe le 26 avril, Djokarta le 30 avril, Tjepoe le 6 mai, Soerakarta le 21 mai, Malang le 23 mai, Soerabaja le 29 mai. Début juin, tout l’île est capturée. Commence alors la capture des Célèbes, 3 unités de marines sont débarquées et encerclent Makassar qui est capturée le 15 juin. Pamekasan et Kendari sont capturés le 20 juin. Philippine : Pendant le mois d’avril, de petites unités de marines s’emparent des différentes îles de l’archipel des Philippines. La seule opposition notable est repérée sur la grande île de Mindanao. Afin d’aider la conquête de l’île une unité de 36 bombardiers Ki-21 Sally de l’armée est déployée début mai à Manille. Les unités japonaises sont débarquées sur tout le pourtour de l’île et petit à petit les américains sont encerclés à Cagayan, le 5 juin, la reddition des américains est obtenue et 10 000 prisonniers rejoignent leurs collègues capturés à Corregidor. De petits convois de cargos sont mis en place afin de rassembler à Manille les multiples matières premières, produite dans l’archipel. Une cinquantaine de bombardier léger Ki-32 Mary sont déployés à Clark Field et leurs pilotes en provenance de l’armée de terre commencent à s’entrainer à la recherche navale et à la lutte anti-sous-marine afin que petit à petit des unités de l’armée de terre puissent commencer à soutenir la marine dans son combat contre les sous-marins ennemis. En parallèle, des unités de génie sont envoyées à Manille afin d’une part de réparer les conséquences des combats mais surtout d’étendre les installations portuaires (quais de déchargement, entrepôts, draguage des chenaux) afin de permettre à un nombre de plus en plus important de navires de débarquer ou charger des cargaisons. En effet, afin de mettre sous sa coupe l’économie asiatique, le Japon a un besoin vital d’optimiser sa logistique navale et Manille deviendra un nœud de communication important chargé de stocker les matières premières, le pétrole et le mazout raffiné en provenance de Bornéo, de Sarawak, des Célèbes et des Philippines. Une seconde artère est constituée d’une navette de pétroliers et cargos de petite taille entre Java et Singapour et entre Sumatra et Singapour tandis que nos pétroliers et cargos les plus imposants et les plus rapide font la navette directement entre Singapour et le Japon. Note de l’auteur : On s’ennuie hein ? Ben c’est prévu ! J’expédie les fronts secondaires car je voudrai me consacrer sur la narration des points chauds. Mais je vous rassure la partie est en juin 43, et ça fait de la matière à raconter. Très vite les différents fronts secondaires vont s’éteindre au fur et à mesure que l’empire atteint son apogée et alors je n’aurais à raconter que des batailles dantesques (et je pèse mes mots) qui se produiront sur terre et sur mer.
  19. Kretschmer

    [WITP AE] Un océan peu pacifique

    Mars 42 – Juin 42 : Sud-Est Asiatique (Sumatra, Philippines, Java, Célèbes) (1/2) : Sumatra, la Royal Navy dans ses œuvres : Le printemps 43 (pour autant qu’on puisse parler de printemps par ces latitudes…) est consacré à la capture de l’île de Sumatra, notre objectif est de projeter depuis Singapour la Brigade Amphibie récupérée à Luzon directement à Medan, qui est un important centre de production de pétrole, puis de là remonter vers la pointe de Sabang ou nous installerons un centre de lutte anti-sous-marine. (Hydravion monomoteurs Jake, patrouilleurs, bombardiers Ki-21) afin d’interdire aux plaisantins hollandais ou anglais de pénétrer plus avant dans le détroit. Cette opération amphibie est soutenue par 4 croiseurs légers (navires assez médiocres datant des années 20) et 11 destroyers. La 11ème flotte apporte une couverture aérienne de 30 zéros et 36 G4M1 Betty. L’opération commence dans la nuit du 3 avril lorsque les 4 CL et les 11 DD entrent en rade de Sabang et coulent la dizaine de vedettes lance-torpille qui s’y était réfugié, seule opposition navale à notre connaissance. La zone étant dégagée, l’opération amphibie proprement dite débute le 8 avril avec le débarquement d’un commando de la marine à Bengkalis (entre Palembang et Medan) qui s’empare de la base et s’enfonce à l’intérieur des terres à la poursuite des défenseurs vers la côte méridionale de l’île tandis que le même jour, une imposante flotte débarque la brigade amphibie directement à Medan après un bombardement aérien sur les défenseurs qui fait peu de dégâts. Le lendemain (9 avril), la brigade lance un premier assaut qui se heurte aux lignes de défense installées par les hollandais. Mais les japonais jouent de malchance, les bombardiers de la marine (G4M1) ont abandonné une seule journée leurs reconnaissances sur le golfe du Bengale pour bombarder les troupes de Medan, et c’est le jour qu’à choisi la Royale Navy pour entrer dans le détroit de Sumatra. En effet, la flotte amphibie est surprise ce matin du 10 avril par une vingtaine d’avion torpilleurs Albacore qui montrent leur extraordinaire précision et compétence en torpillant les croiseurs auxiliaires Awata Maru et Nosiro Maru d’une torpille chacun, le transport de troupe Tango Maru est coulé de 2 torpilles et le transport de troupe Hoten Maru est également coulé de 3 torpilles. Les anglais ont également repéré un convoi de troupes à destination de la Birmanie et 3 cargos et en transport de troupes sont coulés entrainant la perte de 800 soldats et 140 pièces d’artillerie… 6 navires pour 20 000 tonnes sont envoyées par le fond. La 11ème flotte lance un raid de 18 zeros et 18 G4M1 sur la flotte aéronavale mais les lents et fragiles bimoteurs ne sont pas taillés pour affronter la DCA et les 20 chasseurs anglais qui s’interposent. Les japonais ont le temps de reconnaitre le Porte Avion Indomnitable et sans doute 2 cuirassés mais aucune de leur torpille ne touche sa cible. Dès que le soleil se couche, la flotte amphibie fuit vers Singapour accompagnée de ses croiseurs légers qui ne font pas le poids face aux anglais. Bonne décision car 3 heures après la fuite des cargos japonais, les croiseurs lourds Cornwall et Dorsetshire, les croiseurs légers Marblehead, Glasgow, Mauritius, DeRuyter et Enterprise longent la côte en arrosant la plage avec leurs canons… Les dégâts sont légers et n’empêchent pas la brigade japonaise de s’emparer des installations pétrolières et de l’aéroport en un assaut brutal qui bouscule les hollandais dans la jungle. Mais plus en aval du détroit, la 11ème Flotte a relancé ses avions à l’assaut du groupe aéronavale britannique. Cette fois-ci c’est 9 zéros et 28 G4M1 qui attaquent les britanniques, 9 Fulmar, 6 Sea Hurricane et 10 Marlet s’interposent (soit dit en passant, le nombre d’avion anglais sur zone montre qu’au moins 3 porte-avions (Indomnitable mais sans doute également le Hermes et peut être le Formidable) sont là. 10 avions japonais sont abattus mais les survivants arrivent à se faufiler et le Revenge encaisse une torpille et le Royal Sovereign en encaisse 2 qui causent de lourds dégâts et déclenchent un incendie. A Tokyo, les services de renseignement de la marine considèrent qu’il est coulé, notamment lorsque l’on sait qu’il doit retraverser tout le golfe du Bengale avant de rejoindre Ceylan. Avec le Repulse, ça fait 2 cuirassés coulés. En revanche nous avons complètement raté les cibles prioritaires : les porte-avions. Le Royal Sovereign Après la frayeur causée par cette incursion courageuse mais couteuse de la royal navy (côté japonais 6 cargos ou transports de troupes perdus (20 000 t) et côté anglais un cuirassé endommagé, un cuirassé coulé), le calme revient sur la zone, la faiblesse des effectifs hollandais font de la conquête de l’île plus une opération de police qu’une opération militaire tandis que la prise de Port Blair dans l’Archipel Adaman (voire plus haut le rapport mars-juin de Birmanie) interdit aux alliés toute incursion dans le détroit de Sumatra. Dès Mai, les pétroliers et les corvettes anti-sous-marines remplacent les croiseurs et les navires de débarquement.
  20. Kretschmer

    [WITP AE] Un océan peu pacifique

    Merci beaucoup, pour la comparaison avec la réalité (difficile puisque je joue le rôle d’un autocrate omniscient, c’est plus facile) je l’ai ferait à l´issue du rapport trimestriel avril-juin 42 puisque cela correspond à l´apogee (+ ou -) du Japon historique
  21. Kretschmer

    [WITP AE] Un océan peu pacifique

    j'aurais aimé éditer le message au-dessus, les mines ont été déposées à Diamond Harbor juste devant Calcuta et non pas à Dutch Harbor (en Alaska) désolé.
  22. Kretschmer

    [WITP AE] Un océan peu pacifique

    Mars 42 – Juin 42 : Birmanie : Ordre de bataille : Le général Shojiro à la tête de la 15ème armée dirige désormais le siège de Katha. Il dispose de 3 régiments de la garde et de la 55ème division tous impliqués dans le siège de Katha ainsi que 3 divisions de Thaïlande en charge de la protection de Ramree, Magwe et Rangoon et le 14ème régiment de char isolé à Wazarup. Le Quartier Général Impérial a également mis à sa disposition 4 unités de parachutistes. Ceux là même qui ont conquis la Birmanie de façon aussi éclatante en janvier dernier. La base de Magwe opère 42 oscars, 45 zéros et 72 Betty. Les Anglais ont environ 30 000 hommes à Katha et 15 000 à Myitkyina, mais les reconnaissances aériennes repèrent des renforts en provenance d’Inde. Opérations en Avril : Le 1er avril, Shojiro lance ses troupes sur Katha, la dernière ligne de fortification est capturée. Il relance ses hommes à l’assaut le jour même mais c’est un échec. Le lendemain les anglais envoient 22 bombardiers escortés de 6 Hurricanes, 4 oscars s’interposent et abattent 2 Blenheim. Le 5 avril, 80 bombardiers Sallys sont mis à disposition de la 15ème armée à Chang Mai, dans le nord de la Thaïlande. Le 6 avril, la 15ème armée lance un dernier assaut sur Katha, les anglais acculés traversent l’Irawady vers l’Est avec de lourdes pertes. C’est une bonne partie de l’armée britannique de Birmanie qui est désormais isolée et affamée en pleine jungle. Les fuyards retraitent vers Bhamo, sur la route Lashio- Myitkyina. 40 ki-21 décollent de Chang Mai en direction des anglais mais la RAF veille sur eux, 14 Hurricanes abattent 13 Ki-21. Le 18 avril, les anglais arrivent à Bhamo et attaquent l’unité de Para qui y a été déposée en prévision de cette manœuvre. 20 000 anglais attaquent 1200 japonais mais les anglais sont épuisés et sans munitions et c’est un échec, mais un pont aérien est néanmoins mis en place et d’autres unités de paras sont envoyées en renforts. Les bombardiers anglais tentent de soutenir la pauvre armée de fuyards mais cette fois, c’est le tour des oscars de les surprendre et 3 Blenheim et 7 Lysander sont perdus. Le 23 avril, la 55ème division attaque Myitkyina et capture la première des trois lignes de défense, les assauts se poursuivent jusqu’à fin avril ou les anglais se replient vers la frontière indienne. Opérations dans le golfe de Bengale : Pendant ce temps, les anglais découvrent avec agacement que des sous-marins japonais ont déposés des mines à Dutch Harbour quand le DD Arrow et le DD Hotspur ainsi que l’xAK Indianan sautent sur ces mines. L’xAK Robert Luckenback saute également sur une mine quelques jours plus tard. Impossible en revanche de savoir si ces navires ont coulé. Le 19 avril, La 5ème brigade amphibie débarque à Port Blair avec le soutien de 3 croiseurs légers et 5 destroyers. La 5ème brigade néanmoins est confrontée à des effectifs semblables aux siens. La flotte japonaise décide d’abandonner sur place les troupes japonaises. A raison car les 22 avril 2 croiseurs lourds (Cornwall & Dorsetchire), 5 CL, 1 CLAA et 3 DD bombardent les japonais encore isolés sur les plages ; l’aviation japonaise contre-attaque, 123 Betty volent vers les anglais mais la DCA est imposante, 5 bombardiers sont détruits, 60 autres endommagés, malgré ces lourdes pertes le CA Exeter encaisse une torpille, le CL Marblehead en prend 1 qui cause de lourds dommages et le CL Java en encaisse également 1. Le 25 avril, la flotte amphibie revient et reprend le débarquement d’hommes et matériels. Pendant ce temps, les avions de la marine bombardent sans relâche les troupes retranchées à Port Blair. Le 26 avril, la 5ème brigade lance un assaut, l’avant dernière ligne de fortification est capturée et les défenseurs sont totalement désorganisés par les bombardements aériens quotidiens, si bien que le lendemain, un nouvel assaut permet la capture de la base et la destruction de la 100ème brigade anglaise. Les sous-marins japonais se sont positionnés sur la route de replis entre Port Blair et Ceylan, et l’I-166 tente de s’approcher du CL Java mais les destroyers anglais, rompus à la lutte anti-sous-marine arrivent à le repousser et à l’endommager. Mais le lendemain, il repasse à l’attaque et colle une torpille dans le flanc du croiseur déjà blessé, mais l’addition est salée, les destroyers anglais ne le lâchent pas et c’est par miracle que le lendemain il peut reprendre à cloche pied la route vers Singapour, et un long passage en cale sèche… Le mois de mai passe sans que les avions japonais basés à port Blair ou en Birmanie ne repèrent la moindre cible. De même les sous-marins japonais établissent un siège de Ceylan qui ne porte aucun résultat… Pourtant l’archipel Adam est devenu une des bases aériennes les plus importante au même titre que Guadalcanal ou Midway, on y trouve 18 hydravion de patrouille H6K2 Mavis, près de 72 bombardiers G4M1 Betty, une cinquantaine de zéros et une vingtaine d’hydravion monomoteur Jake, le tout soutenus par près de 10 000 japonais. La domination du Bengale est à ce prix… Mais en juin des navires britanniques sont à nouveau repérés, le 1er juin 19 Betty décollent en direction de Ceylan, ou une flotte de combat a été repérée. Le CA Dorsetchire, le CLAA Van Heemskerk et 2 CL Java et Mauritius déclenchent un barrage de DCA massif mais inefficace et le Java qui doit probablement sortir de cale sèche reprend une torpille… Le croiseur Java qui a été torpillé par un avion devant Port Blair, puis torpillé par un sous-marin devant Ceylan sur le chemin du retour, réparé puis re-torpillé un mois après par un avion… Le 3 juin, 18 Betty décollent vers Calcutta, arrivent au-dessus du port à 1000 pieds sans être repérés par les 70 P40 qui cerclent au-dessus de la ville. Ils larguent leur torpille et repartent au raz de l'eau laissant derrière eux les épaves des cargos Admiral Chase, Wing Sang et Birchbank, 10 000t au total. Le 19 juin, c’est Madras qui reçoit la visite de 9 hydravion Mavis, le cargo San Alvaro (6 000t) est coulé de 5 torpilles et le cargo Historian (4 000t) coulé de 2 torpilles. Le G3M1 Betty et le H6KA Mavis, les maîtres incontestés du golfe du bengale Contre-offensive britannique : Alors que pendant le mois de mai, les combats terrestres se limitent à l’anéantissement par nos avions et les paras envoyés à Bhamo des restes de l’armée de Katha dispersés dans la jungle, les anglais ont manifestement rassemblé une grande armée dans la jungle entre Imphal et Shwebo. Comment ils sont ravitaillés est un mystère mais ceci n’empêche pas nos adversaires de déclencher une offensive de grande ampleur à laquelle notre supériorité aérienne ne peut s’opposer. Ainsi 1500 soldats anglais ont descendu les rives de l’Irawady jusqu’à la base Prome mais la 56ème division d’infanterie est arrivée en renfort à Rangoon juste à temps pour défendre Prome. Le 14 juin, les anglais sont violemment repoussés et la 56ème division remonte vers le Nord-Ouest à la poursuite des anglais. Le 15 juin, 2 brigades australienne et indienne attaquent Magwe mais sont repoussées par une division thai, plusieurs décisions de DCA et des unités de support aériens. Le lendemain, avec le support de 100 bombardiers bimoteurs, la garnison japonaise repousse les australo-indiens de l’autre côté de l’Irawady. 2 régiments de chars anglais ont également établi une autre tête de pont entre Magwe et Mandalay mais la 18ème division qui vient d’arriver de Singapour contre-attaque également le 16 juin et les repoussent de l’autre côté du fleuve et détruisent 70 blindés anglais. Le 28 juin, les anglais ont concentré à nouveau leurs forces et traversent à nouveau l’Irawady à l’assaut de Magwe, entre-temps les japonais se sont enterrés derrières 3 lignes de fortification. L’assaut échoue de peu, mais en sous-effectif, les japonais sont cette fois incapable de contre-attaquer. Le 18 juin, les anglais attaquent également à Shwebo, le 17ème régiment de la garde fait face à 2 régiments anglais et la contre-attaque est un échec. Le 25 juin, le 17ème régiment est attaqué par 3 brigades australiennes, une division indienne et 2 régiments de chars. Les japonais sont repoussés vers Mandalay et laissent 2600 morts sur le terrain, le régiment de la garde a perdu toute capacité de combat et est renvoyé à Rangoon pour reconstitution. Fin juin, un autre corps d’armée anglais composé de 2 brigades et d’une division attaque le 15ème régiment de la garde placé en garnison à Katha. Les deux premiers assauts lancés le 28 juin et le 30 juin sont repoussés mais les pertes japonaises sont lourdes. Guerre aérienne : Nos affaires au sol se passent aussi mal au sol qu’elles se passent bien dans le ciel. D’une part nous disposons d’une supériorité numérique massive en termes de bombardiers avec 80 bimoteurs basés à Rangoon, 140 bimoteurs à Chang Mai, nous sommes capables de lancer des raids sur les troupes ennemies sans comparaison. Les raids les plus importants lancés par les anglais ont eu lieu sur nos troupes à Shwebo et impliquaient au maximum 30 blenheim, dont 10 ont d’ailleurs été abattus en 1 journée le 24 mai par une embuscade de 24 zéros. A contrario, jamais la chasse anglaise n’a pu s’opposer à nos raids de 100 ou 120 Helen qui attaquent tour à tour les aérodromes anglais ou les concentrations de troupes ; en revanche la DCA des troupes au sol est redoutable est impose de maintenir une altitude d’au moins 15 000 pieds pour garder un taux de perte supportable. Enfin, notre chasse est la maitresse incontestée du ciel birman. A chaque fois que nous lançons des raids sur les aérodromes ennemis le taux de perte est en général de 3 contre 1 même quand nous sommes en infériorité. Les zéros de la marine sont les grands vainqueurs de la compétition avec des taux de pertes qui peuvent monter à 5 :1. Le Hurricane, chasseur type de la défense anglaise est totalement surclassé. A titre d’exemple, le 20 juin 30 zéros rencontrent 15 hurricane au-dessus de Imphal, en abattent 9 et repartent tous intact. Une semaine avant, un raid de 8 zéros est arrivé à Calcutta ou ils fondent par surprise sur 90 chasseurs P40 qui patrouillent, en abattent 5 et repartent en jubilant. Conclusion : Fin juin, la situation est assez inquiétante, au sol l’opposition anglaise est telle que reprendre Shwebo et défendre Katha parait totalement impossible. Notre base avancée de Mytkyana est désormais isolée et la 55ème division qui y est basée n’est plus ravitaillée que par avion et la petite piste qui part de Lashio. Nos principales lignes de défenses sont le fleuve Irawady d’une part, et il faut pour cela contre-attaquer vigoureusement toutes les têtes de pont anglaise ; et d’autre part la grande chaine de montagne qui sépare l’Inde et la Birmanie. Aucune route ni la moindre piste ne relie l’Inde au corps de bataille anglais, espérons qu’avec la mousson qui vient de commencer les anglais vont perdre toute capacité d’offensive. En revanche, il n’est pas envisagé d’envoyer le moindre renfort en Birmanie tant que nos opérations à Java et dans les Célèbes seront terminés, donc une fois de plus, la stratégie en Birmanie reste de temporiser en attendant d’hypothétiques renforts.
  23. Kretschmer

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    [WITP AE] Un océan peu pacifique

    Chine : Avril - Juin 1942 (2/2) Sur le front Wuchang – Canton, le mois d’avril est plutôt calme. L’essentiel de l’activité est consacré au nettoyage de la zone au sud de la ligne Wuchang Canton. (les numéros correspondent aux indications sur la carte en bas du post) 1. La ville de Pingsiang est prise le 16 avril, c’est un bassin minier important qui est capturé presque intact (97 point de ressources). 2. Avec la capture de Sian fin avril, Hata est capable de transférer 2 divisions d’infanterie de la 13ème armée (secteur Nanyang – Sian) à la 11ème armée (secteur Wuchang). 3. Afin de couvrir la zone de Nanyang, et de menacer les arrières de Changsha, il est décidé de capturer la ville de Ichang, qui a été perdue par le japon en décembre 41. 150 bombardiers Helen sont déployés à Kaifeng, Nanyang et Hankow et à partir du 12 mai bombardent chaque jour les chinois retranchés à Ichang. Le terrain plat et nu est très favorable aux bombardiers qui opèrent juste à côté de leurs bases, ainsi, près de 500 chinois sont mis hors de combat chaque jour. Pendant ce temps, un QG et 5 divisions d’infanterie quittent Wuchang et marchent vers les chinois. Le 29 mai, les japonais traversent la rivière sans opposition et attaquent les lignes chinoises. Le paysage est lunaire, l’aviation japonaise a largué sur la zone près de 3 000 tonnes de bombes, il n’y a plus d’arbres, plus de maisons, plus de fermes. 60 000 japonais repoussent sans difficulté les 60 000 chinois qui disposaient pourtant de 3 lignes de fortifications concentriques. 3500 japonais sont tués ou blessés, 25 000 chinois sont tués, capturés ou blessés. 4. En parallèle, la 11ème armée prend position et lance ses divisions à l’assaut de la zone qui sépare Wuchang de Changsha, à commencer par la concentration de troupes qui est juste devant Wuchang. Hata arrive à concentrer 40 000 hommes et 900 pièces d’artillerie face à 50 000 chinois. Les chinois sont harcelés par 150 Helen tous les jours, puis à partir du 15 mai par l’artillerie. Mais ces barrages d’artillerie sont tellement consommateurs en ravitaillement qu’à partir de mi-mai, l’artillerie, puis les avions sont contraints de ralentir les opérations. Il faut se rendre à l’évidence, les opérations massives conduites à Sian et Ichang ont vidé les réserves, et en Chine, le silence se fait, les estomacs gargouillent et les avions prennent racine ! Contre-attaque sur le front Sud : 5. Début juin, une armée chinoise de 3 corps s’approche de la ville de Kanshien. Un régiment de char et une brigade prennent position dans les alentours de la ville, les chinois tentent le 17 juin de les repousser mais ils se prennent une fessée (800 chinois tués ou blessés, quelques blessés chez les japonais). Mais les chinois n’en restent pas là, les renforts continuent d’affluer et le 28 juin, les chinois repartent à l’assaut et les défenseurs doivent se replier en abandonnant la ville. 6. Le 18 juin, une armée chinoise partie Changsha contre-attaque la 12ème brigade qui est retranchée à Pingsiang. Un premier assaut échoue, mais le 19 ils repartent à l’attaque et les 5 corps chinois pulvérisent la pauvre 12ème brigade qui perd 2500 hommes et retraite vers le sud et les chinois reprennent la ville ! 7. Fin juin, une autre armée chinoise tente de s’infiltrer jusqu’à Amoy, mais cette fois tous les avions concentrent leurs efforts sur cette colonne, et bien heureusement, surestimant surement nos défenses, les chinois décident de faire demi-tour ; 8. Mais le pire reste à venir… Le 5 juin, le gouvernement français en Indochine informe son autorité de tutelle japonaise que les troupes vietnamiennes de Lang Son, sur la frontière chinoise, ont constaté une concentration de troupes importante. Le 6 un corps chinois attaque un régiment de la milice vietnamienne et se fait repousser. Mais Les troupes continuent d’affluer et le 30 juin, 8 corps chinois bouleversent la faible défense de la milice vietnamienne et capture Lang Son. C’est un coup de tonnerre qui choque l’état-major impérial, en effet l’Indochine ne dispose d’aucune troupe, et c’est tout le front Sud-Est Asiatique qui est pris à contre-pied… (à suivre)
  25. Kretschmer

    [WITP AE] Un océan peu pacifique

    Chine : Avril - Juin 1942 (1/2) Tokyo, le 6 avril 1942. Alors que la réunion d’orientation stratégique s’achève, Hata se lève et, passablement énervé, s’introduit en coup de vent dans le bureau du premier ministre : Alors, une journée de réunion stratégique et pas un mot sur la chine ? Je commande plus d’hommes qu’il n’y en a sur les fronts de Birmanie, de Java et des Salomon, et on ne daigne pas accorder à mon armée la moindre directive claire ? Ecoutez Hata, notre production industrielle est en tension, notre stock de ravitaillement a fondu du fait de la réorganisation de notre industrie aéronautique et des opérations en pacifique. Le 7 décembre dernier, nos réserves de matériel et munitions au Japon étaient de 2 600 000 tonnes, elles ne sont plus maintenant que de 500 000 tonnes, et la tendance continue, et vous demandez aujourd’hui au GQG de conduire de grandes opérations en Chine ? Mais c’est tout simplement impossible ! Et si le pouvoir politique me permettait de déplacer de grandes unités ce serait au profit des Salomon. Mais enfin c’est incroyable ! nous avons déclaré la guerre aux américains pour pouvoir continuer notre guerre en Chine, et vous me dites de m’enterrer dans mes tranchées sous prétexte que nous sommes en guerre avec les américains ? Que proposez-vous ? Plus tôt la guerre avec la Chine se terminera, moins de ravitaillement vous coutera mon armée, laissez-moi raser ces péquenots. Mais la moindre opération d’envergure videra vos réserves. Il y a un moyen de gagner cette guerre à moindre coût, et ceci sans hommes supplémentaires. Le KMT veut menacer Wuchang, très bien, je relève le défi, je vais faire en sorte qu’il concentre ses forces dans cette zone ou nos avions peuvent frapper sans difficulté et ou les forêts sont rares. Mais en fait, je maintiens sur place les effectifs strictement nécessaires. Et je concentre tout ce qui est disponible à Nanchang. Ensuite, je capture Sian et je coupe la route entre Chengtu le Xinjiang, plus de pétrole, plus de ravitaillement, et le chinois seront condamnés à nous lancer des pierres… Là seulement on pourra parler de ralentissement des opérations. Vous avez les moyens de prendre Sian ? La 1ère Armée (3 division) est à Pékin devra sécuriser Yenan et contourner Sian par le nord, et d’autre part la 13ème Armée à Nanyang comprenant 7 divisions d’infanterie et un groupe blindé de 7 régiment de chars devra marcher sur Sian tandis que 3 divisions d’infanterie devront contourner Sian par le Sud. L’objectif est non seulement de s’emparer du bassin Industriel de Sian mais surtout de priver l’industrie lourde chinoise regroupée à Chungking et Chengtu de pétrole. La seule source de pétrole accessible aux chinois est les champs pétrolifères d’Urumchi, dans le Xinjiang, en plein cœur de l’Asie centrale. En coupant l’accès à ce pétrole, la production d’armes en Chine sera sérieusement réduite. De plus, la capture de Sian permet de raccourcir le front et d’établir une ligne de défense solide dans les montagnes qui séparent Sian de Chengtu. Et enfin la construction d’une base aérienne à Sian permettra de bombarder les usines chinoises de Chengtu et Chungking. Pas un navire n’appareillera vers la chine avec des munitions, c’est entendu ? Oui. La seule chose que je demande, c’est 100 Ki-49 helen par mois, c’est eux qui gagnent cette guerre. Accordé, et après Sian ? Promis on s’enterre dans les tranchées, et sans doute nous pourrons prélever des unités en Chine pour les autres fronts. Très bien. Quand comptez-vous déclencher cette opération ? Nos bombardiers ont déjà commencé à bombarder Sian, dès mon retour je donne l’ordre de capturer Yenan puis dans lancer l’opération. Très bien. Mais souvenez-vous, vous vivez sur le pays. De retour à Hankow, Hata envoi ses ordres aux commandants de la 1ère armée et de la 13ème armée Opération Gengis Khan : Le jour même la 37ème DI lance un assaut sur Yenan mais est repoussée. Mais le lendemain, l’attaque reprend et la base est capturée. Avec la capture de Yenan le flanc nord de notre attaque vers Sian est sécurisé. Depuis le 1er avril, des bombardements massifs sont opérés sur les troupes chinoises retranchées à Sian, autant dire que la destination de notre prochaine offensive ne doit plus faire de doute chez notre adversaire. Le 23 avril, l’armée de Nanchang a pris position à Sian mais pendant ce temps la 116ème DI et la 4ème brigade commencent l'encerclement par le sud. Le 25 avril, elle affronte 2 corps chinois mais est repoussée. Le 28 une nouvelle tentative d’encercler par le sud la ville échoue à nouveau, le même jour la 13ème armée lance un assaut sur Sian afin d’amollir les défenses ; mais la combinaison char-avion est tellement efficace que les 3 DI et les 9 régiments de chars repoussent 8 corps chinois, en détruise en 9ème et près de 1700 sections de l’armée chinoise sont détruite. La ville est capturée le jour même et l’armée chinoise retraite vers le nord. C’est une bonne nouvelle, mais pour l’encerclement c’est raté. La deuxième phase du plan débute alors : La 1ère Armée doit prendre position dans les montagnes entre Chengtu et Sian, isolant ainsi la ville de Ankang D’autre part les régiments de chars soutenus par la 63ème DI, regroupés sous le nom de GMAC (Groupe Mécanisé Asie Centrale) progresseront vers le Xinjiang. Le 1er mai le GMAC capture Kungchan, puis le 5 mai prend position devant Langchow. Là les restes de l’armée de Sian sont retranchées et représentent toujours 26 000 hommes. Le 5 mai, le GMAC lance un premier assaut, 2000 chinois sont tués ou blessés mais une cinquantaine de chars sont endommagés. Le 13 mai le GMAC lance à nouveau un assaut et est de nouveau repoussé. Le 20 mai, la 63ème DI a rejoint Langchow, un nouvel assaut est lancé, 2500 chinois sont capturés ou tués. Le 21 mai, la 36ème DI prend enfin position entre Sian et Chengtu. Ankang est isolée. Le 23 mai, le GMAC attaque de nouveau Lanchow et ses 23 000 défenseurs, 2500 chinois sont mis hors de combat et la 3ème ligne de fortification est capturée. Le 4 juin, le GMAC attaque à nouveau Lanchow et capture la seconde ligne de fortification. Le 5 juin, le GMAC attaque encore une fois, mais la base résiste. De nouvelles attaques menées le 14 et le 16 juin échouent. Il faut attendre le 18 juin pour que la base tombe enfin. 18 000 chinois commencent alors une longue retraite vers le cœur du Xinjiang avec sur leur talon près de 1000 chars légers qui les poursuivent sans relâche. Tous les deux ou trois jours, des accrochages ont lieu entre les japonais et les chinois, et à chaque fois des centaines de chinois sont capturés, des 30 000 défenseurs de Sian, il ne reste plus qu’une dizaine de millier de soldats affamés, épuisés qui marchent péniblement à travers le désert du Xinjiang. Pendant ce temps la 9ème brigade remonte vers le Xinjiang en longeant la frontière mongole.
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