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Antalex

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  1. Antalex

    Ultima ratio regum. (Empire Total War)

    Mes partiels s'étant achevés cette semaine je peux enfin reprendre l'écriture de cet AAR que j'apprécie. En fonction du rythme du second semestre le rythme d'un épisode par week-end reprendra ou passera à un épisode tout les deux week-end mais j'augmenterais sa taille et sa qualité si possible. Par ailleurs le prochain épisode commencera par une petite situation globale après presque 2 décennies. Bonne lecture à tous ^^ AN DE GRÂCE 1716 "Jamaïque, janvier 1716, Cela fait maintenant près d'un an que le roy m'eusse confier l'îsle de Jamaïque prise aux anglois. Cette îsle, grandement plus petite que toute la Nouvelle-France est bien plus peuplée, nous, français, ne dépassons pas le millier d'âmes fidèles au roy mais tant bien que mal la gestion se passe bien. Afin de rompre avec l'occupation passée de la couronne ennemie, j'ai pris la décision de faire table rase de l'ancienne administration. Ainsi, depuis une lune déjà, le bâtiment qui abrita le gouverneur militaire est en démolition, tout comme le chantier qui fut utilisé par la Royal Navy. Sieur Guiscard depuis Québec m'indiqua, il y a de cela plusieurs semaines, sa volonté et celle de Versailles de faire de cette terre une autre îsle à sucre comme les îsles du vent en tirant profit de la forte population notamment négrière pour cela. Je pense que ce projet a toutes les chances de satisfaire les désirs du roy." Antoine d'Ardres, gouverneur de l'île de Jamaïque. Comme il l'indique dans son journal, à partir de janvier 1716, bien que les travaux ayant commencé quelques semaines auparavant, l'ancienne administration britannique est détruite. En effet, ne jugeant pas utile de maintenir une administration, depuis Port-Royal, et un port, à fonctions militaires dans une île bien que son emplacement est stratégique. --- Toujours Outre-Atlantique, c'est en février, qu'à la grande surprise général et notamment de Raimond Guiscard qu'un chef de tribu inuit vint se présenter devant Québec, afin de littéralement, enterrer la hache de guerre, chose effectuée le 17 février. la paix avec les inuits est donc signée, les négociations furent expéditive :''Je lui proposa d'arrêter les incursions en Terre-Neuve, il me fit comprendre que oui d'un signe de tête après qu'on lui est traduit; et, en échange, il demanda à reprendre le commerce et à ne pas subir de représailles ce que j'accepta immédiatement et la paix fut signée." mettant ainsi fin à une guerre, d'envergures réduite, mais qui avait commencé en novembre 1703. La France était donc réellement entièrement en paix....pour une courte durée toutefois. --- En France, l'hiver s'achevait par une poursuite des dépenses navales, Jérôme Phékypeair, obtint pour le ministère de la Marine la construction d'un nouveau navire de 4e Rang, au nom relativement évocateur de la place prise par l'Amérique : Le (ville de) Québec dont le lancement est donc prévu l'année suivante. Le retour de la paix sur le vieux continent signifiait aussi le retour d'une diplomatie moins axée sur les britanniques. Face à la montée en puissance de la Prusse dans le Saint-Empire et face aux Hasbourg d'Autriche, une alliance fut conclue en mars avec le Wurtemberg ainsi qu'un accord commercial. Cela permettant, à la fois de sécuriser un peu plus l'Alsace et la Lorraine tout en ouvrant le commerce français sur la rive gauche du Rhin. Eberhard-Louis de Wurtemberg, duc du Wurtemberg. la réouverture du port du Havre, après des années de blocus naval, permit une augmentation significative des revenus de la couronne. En effet, le commerce provenant de Québec, de l'Acadie, de l'île royale, de Terre-Neuve, de toute la Nouvelle-France en somme, en était bloqué. Ainsi, cette augmentation du revenu a permit, comme l'a montré l’agrandissement de l'université d'Orléans par exemple, de multiplier les dépenses du royaume tout en restant dans une trésorerie positive. On peut ainsi citer, sur tout le long de l'année 1716, la poursuite de la construction annuelle de deux indiaman, avec Le Vengeur et l'Orient pour la direction de Zanzibar (finalisé pendant l'automne), la rénovation du port militaire d'Anvers calquée sur celui de Brest. L'amélioration du port de Louisbourg, lancée en juin, vise aussi un doublement de sa garnison, pour prévenur des événements survenus pendant la Guerre des Deux Empires tout en augmentant la pêcherie en direction des bancs de Terre-Neuve. Les tisserands de Nantes et des alentours reçoivent une subvention du royaume pour augmenter leur production. Enfin, et c'est la principale dépenses, le réseau routier de la métropole est à nouveau amélioré, densifier, et cela pour des travaux prévus sur plus d'une année. Carte du réseau routier dans son projet, le tracé des routes n'es pas respecté. (PS : il s'agit en réalité de la Carte de Cassini, relativement intéressante à étudier). C'est donc une véritable reprise de la prospérité qui a lieu en France, toutefois la situation en Nouvelle-France va, durant l'été, pencher de nouveau vers des dépenses militaires. --- La Louisiane, qui s'étend de la Nouvelle-Orléans aux pays des Illinois en passant par le Fort de Chartres par exemple. Bien qu'officiellement appartenant et dépendant de la Nouvelle-France et de Québec, du fait de la distance, c'est plus une autre colonie à part entière qui ici prend plus la forme d'un Protectorat français. Peuplée de moins de 10 000 habitants, le contrôle sur ses territoires, passe principalement par de nombreuses alliances avec les amérindiens et part les coureurs des bois, indirectement ou non. La troupe militaire répartie sur tout un réseau de fort entre Nouvelle-Orléans et Fort Beauharnois se situe principalement sur la capitale et sur le Fort de Chartres. Une fois ce court descriptif de la situation de la Louisiane, je peux aborder les événements de l'été 1716. La confédération iroquoise est le principal adversaire amérindiens de la Nouvelle-France mais aussi des alliés notamment Hurons. Si quelques tribus sont signataires de la Grande paix de Montréal, beaucoup de français, du moins chez les officiers, ont encore en mémoire les événements de la bataille de Long Sault ou du village de Lachine et donc un antagonisme vis à vis de ces derniers. Ainsi, lorsque dans l'été un groupe de 200 à 300 guerriers ravagent et pillent plusieurs camp de commerce en pays des Illinois, le gouvernement de Louisiane tout comme Guiscard y voit un acte de guerre, ou du moins une nécessité de mener une expédition. Ainsi, dès le début de l'automne, Jean Folliot quitte Québec avec sa troupe professionnelle tandis qu'un nombre de miliciens similaire à celui déployé dans la Guerre des Deux Empires est appelé à Québec et à Montréal. Il prend direction des lacs et des terres iroquoises, fermant ainsi l'année 1716 qui prend une tournure en Nouvelle-France différente de celle de la France bien que le sentiment d'être de nouveau en guerre ne se fait pas vraiment ressentir. AN DE GRÂCE 1717 Si comme on l'a vu il y a une augmentation des dépenses militaires militaires en Nouvelle-France, cette dernière reste relativement faible et l'état peu poursuivre ses dépenses et notamment le réseau routier. Après la France en elle même c'est l'Alsace, la Belgique et le réseau routier reliant Québec à Fort Saint-Martin de Rè et Trois Rivières qui sont eux aussi améliorés. On peut ici aussi observer le réseau de forteresse couvrant les frontières est du Royaume. En février, les 2 indiamans construits, Le Vengeur et l'Orient, arrivent à Zanzibar, le commerce d'ivoire est donc renforcé en direction de la métropole dans les anciens comptoirs commerciaux du Portugal. Le commerce français connait une réelle recrudescence en un peu plus d'un an. Tissu, fourrures, sucres, or, ivoire, bois sont tout autant de produits qui arrivent en grande quantité sur la métropole sans pour autant dépasser la demande, une partie étant envoyée en réserve, dans la région parisienne. Le mois d'avril voit l'Espagne, ayant déjà pris le Portugal et les terre marocaines, s'emparer d'Alger et de toute sa région face aux barbares. Pour rappel, la façade méditerranéenne fait relativement souvent l'objet de tentative de raids de la part de galères barbares provenant de la cote barbare, cependant, Le Mont Blanc et ses 10 victoires ainsi que Le Fougueux protègent relativement bien la cote depuis le blocus de Marseille, si bien que plus aucun raid n'est réellement à signaler. Toutefois, le roi souhaite mettre fin aux dépenses royales pour lutter contre les barbares. Face à la chute d'Alger, Louis XIV voit la possibilité, du à l'affaiblissement des barbares voit donc une possibilité de faire la paix, du moins de cesser les tentatives de raids. Dans une lettre, il indique à Claude Forbin (vice-amiral de Méditerranée) son désir d'obtenir un centre commercial en Afrique afin de mieux protéger le commerce dans les eaux. Le centre de commerce prévu est donc dans la région proche de Tunis. Le 29 avril, Forbin et Le Fougueux ainsi que quelques centaines de fusillers embarqués à Marseille se placent devant le port pour forcer l'acceptation de la demande. Toutefois, le gouverneur de Tunis comprend lui la demande de la reddition de Tunis, chose qu'il effectue le 30, Tunis se rend sans qu'elle eu été réellement menacée. Dans la semaine suivant le roi apprends la reddition de Tunis, surprit, il ordonne dans l’instante la formation d'un régiment : le 10e Régiment de Gascogne est lancé. La France prend donc le contrôle de la ville et de la région, bloquant l'accès à l'Espagne dans sa progression africaine, le tout sans bataille et de manière involontaire du moins initialement. Composé du 8e bataillon de Bordeaux et du 13e bataillon de la Garonne. De plus, c'est aussi un régiment de grenadier qui est lancé dà Paris dû à la nouvelle école militaire : le 11e Régiment grenadiers de Normandie. régiments de grenadiers, ses effectifs prévus ne sont que 3 200 hommes soit 2 fois plus faible qu'un régiment d'infanterie classique. Doté de grenades développées l'année précédente, comme son nom l'indique, il formera le régiment d'élite de l'armée royale. Son déploiement n'est pas définit entre la frontière alsacienne ou belge ou encore un stationnement à Paris. Drapeaux d'ordonnances du 10e Régiment de Gascogne et du 11e Régiment grenadiers de Normandie, dont on remarque le changement symbolique en son centre, la couleur jaune reprenant le drapeau d'ordonnance du régiment d'infanterie de Normandie sous Louis XIII. Le 10e Régiment d'Aquitaine est déployé dès le mois de septembre à Tunis...qui devient donc officiellement française lors de l'arrivée de ce dernier, le gouverneur barbare de la ville capitulant définitivement à cette date là, le 18 septembre 1717, sans que cela fut voulu. ---- Outre-atlantique la situation est tout autre. Parti à la fin du mois de septembre 1716, Folliot et sa troupe pénètre en juin dans les terres iroquoises après diverses haltes durant l'hiver précédent. Cette incursion est marqué par la prise de plusieurs villages sans défenses avant l'arrivée devant le Fort Niagara tombé en 1689 et abandonné par la suite, sa réoccupation est l'un des objectifs majeurs de l'expédition de Folliot. L'affrontement a toutefois lieu quelques lieues en amont de ce dernier. La troupe de Folliot, troupe classique par rapport à la guerre contre les britanniques, ne compte quasiment aucun milicien mais des alliés amérindiens : les 2 régiments d'infanterie, la cavalerie et l'artillerie compose la partie professionnelle tandis que les quelques 600 alliés amérindiens composent la partie de soutien pour une troupe atteignant environ 4 000 hommes. Face à lui, les tribus iroquoises ont plusieurs chefs notable dont Sagonaquada. D'après les estimations rapportées par Folliot, les iroquois sont estimés à 2 500 à 3 000 hommes dont 1 200 guerriers. Placé correctement en ligne avec les alliés sur les flancs et l'artillerie derrière, et profitant d'une météo clémente et d'un bon positionnement, la bataille tourne rapidement au massacre des iroquois. Sagonaquada est abattu dès la première salve d'artillerie, désorganisant les iroquois qui chargent de front la ligne française. En l'espace d'une vingtaine de minutes, c'est pas moins d'un millier d'hommes qui sont abattus par l'infanterie française et les alliés, par la suite plus de 1 200 seront abattus ou fait prisonniers par la cavalerie. Tout cela au prix de pertes françaises relativement restreintes : 122 hommes dont 48 amérindiens en cette matinée du 1er juin 1717. Le Fort Niagara est réoccupé dans la journée, menant à bien la première partie de l'expédition. Durant toute la fin de l'année, c'est la région alentour qui est pacifiée, les iroquois chassés, les forts à l'image du Fort Denonville, assiégé et ayant vu 89 soldats périr en 1689 par des Sénécas (tribu membre de la confédération iroquoise) tout comme le Fort Niagara, sont repris, reconstruit et réoccupés. dessin du Fort Denonville après sa reconstruction dans la seconde moitié de l'année 1717. La première partie de l'expédition est donc une réussite totale en cette fin d'année 1717, toutefois, le but finale de cette dernière est bien plus large : affaiblir voir supprimer la confédération iroquoise qui par ailleurs a soutenu les anglais dans la Guerre des Deux Empires. _________________________________
  2. Antalex

    Ultima ratio regum. (Empire Total War)

    Comme promis, la bataille d'Oxford qui permet à la France d'assiéger Londres et ainsi d'engager les pourparler de paix qui aboutiront quelques mois plus tard au Traité de Londres. J'ai tenté de synthétiser le déroulement de la bataille comme je pouvais notamment pour le corps à corps qui est relativement complexe à bien schématiser, je trouve.
  3. Antalex

    Ultima ratio regum. (Empire Total War)

    AN DE GRÂCE 1714 ''Je puis affirmer sans prétendre faire part d'arrogance que c'est cette année la qui fut la plus décisive de la guerre [des deux empires] aussi longue fut-elle.'' Passage du journal personnel de Louis le Tellier, Secrétaire général des armées du Royaume de France. L'année 1714, la 10e année de la guerre, marque en effet son paroxysme de part les actions encourues dans chaque camp. C'est tout d'abord en Nouvelle-France, théâtre de la grande majorité des affrontements que les premières s'actions s'engagent. En effet, avant même la fin de l'hiver et un accès plus simple au Saint-Laurent, les britanniques, dirigés par Orell Hooke, qui depuis plusieurs mois campaient déjà en territoire irroquois, décident de bouger. Surprenant totalement Jean Folliot et les forces canadiennes, les britanniques traversent donc le Saint Laurent à la mi-janvier. Évitant les forts et les principales villes (Québec, Trois-Rivières et Montréal) ils avancent loin des postes de sentinelles, moins fréquent en cette période d'hiver. Avant que le commandement de Guiscard soit au courant, ils sont aux mines du Mont Lauriers, qu'ils pillent à la fin du mois de février. la force britannique, totalement différente de celle de McDowell en Acadie ne comporte, d'après les éclaireurs indiens, aucun ou moins d'une dizaine de canons. Elle est estimée à environ 3 000 soldats réguliers épaulés par quelques centaines de cavaliers irroquois et amérindiens. L'armée à la disposition de Guiscard est elle, on le sait, plus importante. Outre les 2 560 hommes des 2 régiments réguliers, on peut compter les centaines d'alliés, les 480 cavaliers, 32 canons ou encore 1 000 à 3 200 miliciens mobilisables de Québec et Montréal, soit une troupe supérieure en nombre, diversifiée certes mais doté d'une expérience relative en petite guerre. --- C'est aussi pendant cette fin de la période hivernale que Victor Marie d'Estrées arrive en Guyane néerlandaise. Si il a quitte Terre Neuve du fait de la Royale Navy, des ordres lui ont été transmis au niveau des îles du vent. Les colonies nord-américaines sous domination de la couronne anglaise ne sont pas directement menacées par la nouvelle-France, le choix a donc été pris de menacer les îles des caraïbes, autrement dit la compagnie britannique des Indes Occidentales principalement en Jamaïque et dans les îles Bahamas. Pour cela, la troupe de Jean Marie Colbert embarque à bord de la flotte, la direction dans un premier temps sont les îles de Trinida & Tobago (sous contrôle de pirates ou corsaires britanniques) afin de sécuriser la voie de ravitaillement entre la Guyane et la Jamaïque mais aussi de lutter contre la piraterie. Les Caraïbes sont pour le moment en majorité sous contrôle espagnols et britanniques, menacer la Jamaïque et prendre les îles pirates permettrait à la France tout d'abord d'assurer les liens avec la Nouvelle-Orléans mais aussi de s'assurer un revenu bien plus important au niveau du sucre notamment. Colbert embarque donc le 12 mars avec les troupes vainqueurs des néerlandais de Fort Zélandia, les miliciens sont cependant remplacés par des volontaires désireux de quitter la Guyane notamment. Après seulement 9 jours de voile l'armée débarque sur l'île principale, sans encombre. Ce débarquement n'est pas le seul, et encore le plus important. Suite à une tempête importante dans la manche et dans l'extrême est de l'Atlantique, le débarquement principal a été retardé, il peut toutefois avoir lieu à la mi-mars. Dotée d'une nouvelle flotte plus importante et puissante que l'ancienne, la marine royale se voit désormais en capacité d'effectuer un débarquement sur l'île anglaise si la royale n'intervient pas. Hercules Colonne, depuis Le Saint Louis, dispose aussi du navire phare, Le Bourbonnais, des différents 6e rangs : Le Strasbourg, L'Atalante, Le Bretagne, le Dunkerque et le Revenant, avec cela, un nombre relativement élevé de navires de transports pour transporter les presque 30 000 hommes d'Hoston et de petits navires de combats d'escorte de la flotte. ''Jamais, auparavant, je n'ai vu un tel enthousiasme mêlé de crainte dans les yeux des hommes. Ils sont enthousiastes à l'idée de débarquer en Angleterre et de mettre fin à cette guerre, mais ils ont crainte de périr dans la manche, pas de périr en terre ennemie. Aujourd'hui, par milliers nous les avons embarqués, des chevaux la aussi par centaines dans certains navires. Il nous aura fallu plusieurs jours pour mettre tout le monde à bord. Heureusement que le voyage est prévu pour ne durer que 3 jours tout au plus. Je n'ai jamais vu une aussi grande flotte, les canons d'Hoston sont montés en batterie sur les bateaux de transports si jamais on se fait attaquer. J'ai comme l'impression qu'en quittant Brest, nous laissons une ville sans âme qui depuis des mois s'était habituée à voir des milliers de soldats en son sein et dans les alentours. Je prie Dieu pour que nous atteignons Londres rapidement et avant l'hiver, si nous laissons trop de temps aux anglais ils pourraient bien mobiliser suffisamment d'hommes pour nous défaire si nous sommes trop lent." Camille d'Hoston, racontant l'embarquement à Brest. Après avoir embarqué le 18 mars, la flotte atteint la Cornouailles le 20, sans n'avoir rencontré aucun navire britannique pourtant en grand surnombre dans la Manche. Pendant 2 jours et une nuit l'armée débarque sur une côte vide de tout homme et dès le 22, d'Hoston se met en marche le débarquement est réussi, les français sont en terre anglaise. ---- Outre-Atlantique, la fin de l'hiver permet à Jean Folliot de se mettre en marche pour attaquer les anglais qui campent aux pieds des mines du Mont Laurier, ces derniers ne bougent pas. Le 8 avril, les français se présentent devant eux. Bataille des Monts Lauriers, 8 avril 1714 L'armée française, comme on l'a vu, comporte les 2 régiments d'infanterie réguliers que sont le 1er de Montréal et le 2e de Québec. 480 cavaliers répartis en 2 escadrons (dont le 7e des Monts Lauriers) forment le corps mobile de la troupe. 640 amérindiens de tribus algonquines et Outaouais sont aussi présent et enfin l'artillerie comporte 32 canons. De plus, les 1 280 miliciens de Montréal sont eux aussi attendus en renforts. Côté britannique, la taille de la troupe se précise : 2 880 tuniques rouges épaulés par 360 cavaliers hurons, et une dizaine de canons, cependant ils ne sont pas tractés par des chevaux. Le combat oppose donc 5 272 français dont 1280 renforts à 3 360 britanniques. La position adoptée par le commandement français est spécifique notamment pour l'artillerie : cette dernière est placée au centre. Sur le flanc droit est placé le 1er régiment de Montréal et sur le flanc gauche le 2e de Québec. La ligne se termine par les tribus algonquines à droite et Outaouais à gauche. Enfin, l'ensemble de la cavalerie est sur le flanc gauche. L'arrivée des troupes de Montréal est quant à elle prévue sur la gauche d'ici à une heure. En face, Hooke ne peut guère innover : une ligne continue d'infanterie régulière avec de la cavalerie en arrière. Bien que ce soit Folliot qui attaque, il est conscient que les britanniques n'ont quasiment aucune chance de quitter le territoire français sans affrontements et que désormais leur ligne de ravitaillement est coupée, il décide donc de ne pas déclencher l'assaut et de rester en position défensive, ce qui permet aussi aux miliciens de pouvoir arriver avant le combat peut être. Afin de forcer les britanniques à engager le combat, les français utilisent tout d'abord l'artillerie. Tactique qui marchera bien évidemment, Hooke ne souhaitant pas sapé le moral de ses troupes trop longtemps en restant sous le feu des français sans rien faire. Les britanniques s'avancent ainsi, les 3 bataillons qui composent la ligne se divise : un au centre et un par aile, la supériorité numérique française devient affligeante. La cavalerie part elle sur le flanc droit des français. Cependant, du fait d'un manque de coordination, elle se présente trop tôt (et de face) face aux montréalais : les cavaliers indiens sont massacrés. Peu après cela, les troupes britanniques commencent à arriver à portée. Tandis que sur le flanc gauche, l'infanterie tentent un contournement en cherchant surtout à affronter les amérindiens, au centre, l'infanterie subit le feu de l'artillerie et donc de la mitraille dans un premier temps. Les 32 canons français déciment la ligne britannique, avant que cette dernière puisse faire feu sur les hommes du bataillon du Saint Laurent elle a déjà perd 1/3 de ses homme, morts ou blessés. Au centre, les anglais sont donc rapidement défait. Sur le flanc gauche, les indiens subissent des pertes avant que les français, mais aussi des miliciens puissent arriver en renforts (cela ne dure que quelques minutes), se dotant ainsi de l'avantage numérique écrasant. Sur le flanc droit, les britanniques sont la aussi fortement en infériorité, cependant, profitant d'un petit muret, ils peuvent s'abriter et résister plus longtemps : Folliot envoi la cavalerie contourner. Il faut tout au plus une dizaine de minutes pour voir le flanc gauche s'écrouler, peu après c'est au tour du flanc droit qui bat en retraite, poursuivi par la cavalerie. Cette bataille, aussi longue q'une escarmouche tourne rapidement au massacre. l'artillerie britannique, qui est hors de portée de celle française mais qui ne peut tirer tente elle de battre en retraite : elle est rattrapée par la cavalerie française et faite prisonnière. Fait notable : l'ensemble des irroquois fait prisonniers seront scalpés par les amérindiens soit environ une cinquantaine d'entre eux. Sur les 3 360 britanniques, 2200 sont tués et 1150 fait prisonniers dont Hooke, une centaine d'irroquois parviennent à fuir. Coté français, on compte tout de même 355 morts et une centaine de blessés en l'espace de quinze minutes. --- Ce début de printemps marqué presque uniquement par la guerre ne baisse cependant pas en intensité. En Angleterre, d'Hoston poursuit sa marche sur Londres sans rencontrer d'adversaire. Le 12 avril, les hommes d'Hoston approchent Bristol et tirent à l'artillerie dans le port pour gêner le commerce et touchent aussi 2 navires de lignes. Les britanniques présent sur place se préparent à un siège mais dès la fin de l'après midi et le départ de la flotte britannique les français partent. Le 28 avril, ils entourent Oxford et la ville se rend dans la journée avec son millier de défenseur. l'université d'Oxford est aussi capturée, cependant d'Hoston prend bien soin de ne pas y détruire les archives en place afin de ne pas provoquer de révolte d'une population déjà grandement méfiante et prête à prendre les armes au moindre accident. Les français se nourrissant des récoltes britanniques, le moindre incident pourrait mener la population à une possible révolte malgré l'absence de l'armée britannique. Toutefois, alors qu'il s'apprête à repartir dès le lendemain, le général apprends qu'une armée britannique se prépare à Londres, il décide donc de camper sur place. -- en Nouvelle-France, tandis que jean Folliot rentre à Québec, une nouvelle troupe britannique, sans doute pas encore au courant de la défaite de la précédente traverse la aussi le Saint-Laurent, mais plus important, elle capture Saint-martin de Rè : le fort majeur de la défense canadienne. En effet, la centaine de défenseur, face aux quelques milliers de britanniques se rend dès son approche le 23 avril : ils sont tous fait prisonniers et envoyés en Nouvelle-Angleterre. Cependant Folliot doit attendre l'arrivée de ravitaillement en provenance de France avant de repartir en campagne même courte. En effet, les colonies canadiennes sont assez fortement dépendantes du ravitaillement en provenance de métropole. Si les réserves permettent de tenir tout l'hiver et que les réformes de la décennie précédente ont grandement restreint cette dépendance, la récente augmentation de l'intensité du conflit et les incursions britanniques ont, en plus des pillages même légers, coûtés de nombreuses ressources à la colonie obligée de faire des campagnes en hiver. De plus, si on compare aux 29 000 habitants du début de la guerre et aux 10 000 peuplant l'Acadie et la Terre-Neuve (40 000 habitants), la Nouvelle-France accuse en une dizaine année de guerre pas moins de 1 600 morts au combat. Si ce nombre est faible il équivaut à déjà 4% de la population initiale mais surtout il s'agit la uniquement d'hommes utiles à la colonie, sans compter les milliers en arme. Toutefois ceci est à relativiser grandement, en 1714 la population à grandement augmentée : 49 643 personnes sont recensées en octobre 1713 entre Montréal et Plaisance. dont près de la moitié (22 000), entre Québec et Trois-Rivières dont 14 000 pour Québec même qui connait une réelle explosion démographique. Québec se voit, une nouvelle fois menacée bien qu'en réalité cela semble improbable qu'elle soit amenée à chuter tout comme Montréal. Les britanniques, fortement désordonné et ne profitant pas de leur avantage numérique et naval effectuent des attaques désordonnées et se retrouvent en infériorité numérique ne pouvant ainsi sérieusement menacer la Nouvelle-France en elle même ou alors en menaçant une des villes principales mais seulement ponctuellement. Mauvaise stratégie britannique et bon commandement français dans les batailles ont pour l'instant permis une sauvegarde totale de la colonie, seul Louisbourg est réellement tombée. ---- Outre-manche, à Oxford, les informations sur une armée britannique à Londres s'avèrent vraies : une armée est en marche sur Oxford. Menée par John Churchill, cette dernière quitte Londres le 1er Juin, le 8 ils sont devant Oxford. Bataille d'Oxford, 8 Juin 1714 Il est ici important de faire un point précis sur les forces armées présentes : La force d'armée de Camille d'Hoston, similaire à celle des campagnes de Belgique et des Provinces-Unies, elle compte 29 600 hommes : 4 régiments d'Infanterie : 1er régiment de Paris, 2e régiment de Paris, 2e régiment de Bretagne et 3e régiment de Provence : 25 600 hommes - 2 escadrons de cavalerie : 2e escadron du Berry et 11e escadron du Rohan : 2 400 cavaliers - 2 batteries d'artillerie : 2e de Rethel et 6e de Reims sous le modèle de canons de 12 livres avec possibilité d'être déplacer par cheval pendant la bataille. Ces 2 batteries forment le 1er régiment d'artillerie de Champagne. 960 hommes et 160 canons. - enfin, les 640 gardes du corps du général. Total de 29 600 hommes et 160 canons. Expérimentée, elle ne s'est cependant jamais trouvé face aux britanniques et n'a jamais fait face à un ennemi en surnombre. Comme je viens de le dire, la force armée de John Churchill est en effet en surnombre : - 9 bataillons d'infanterie et 1 de piquiers, 32 000 hommes - 2 escadrons de cavalerie : 2 400 cavaliers - 2 batteries d'artillerie : 160 canons et les artilleurs - 640 gardes du général. Total de 35 100 hommes et 160 canons. La bataille, à proprement parlé, à lieu à quelques lieues à l'est de la ville. La bataille commence vers 14h00. La disposition adoptée par d'Hoston est classique : une ligne d'infanterie étendue qui de gauche à droite comprends : le 2e de Paris, le 2e de Bretagne, le 1er de Paris et le 3e de Provence. Derrière, sur une colline, l'artillerie est placée à peu près a centre. Enfin, la cavalerie est sur le flanc gauche. En face, Churchill adopte une structure différente : l'infanterie en ligne, une batterie et un escadron par flanc. L'armée française campe, en position défensive, d'Hoston préfère ne pas agir, il ne veut pas se mettre en danger, surtout face à l'avantage numérique britannique. C'est donc les britanniques qui prennent l'initiative, avançant ainsi vers les positions françaises. Face aux placement britannique et à l'avance de la cavalerie, la cavalerie française se scinde en 2, la ligne quant à elle se fracture pour s'adapter. On peut, dans cette première phase, mettre en avant le fait que l'artillerie britannique est obligée de s'avancer tandis que la française peut tirer, touchant notamment les cavaliers protégeant Churchill, l'obligeant ainsi à reculer. La cavalerie anglaise, sur le flanc de gauche, tente une charge sur le 5e bataillon de Provins (2e Paris), elle est brisée nette par le premier feu et, en tentant de se replier, l'escadron britannique est intercepté par la cavalerie française soutenu par le bataillon. Elle finit par battre en retraite au bouts de quelques minutes. Sur les 1 200 cavaliers, plus de 800 sont dors et déjà tués au prix de 24 hommes du 5e bat. et 90 cavaliers français. Pendant ce temps, l'infanterie anglaise s'avance sur la ligne française, de manière ordonnée, imperturbable sous le feu de l'artillerie mais ce feu est trop peu nourrit pour avoir un effet notable dans un premier temps. Sur le flanc droit, profitant d'une légère butte qui stoppe quasiment totalement le feu français, la cavalerie britannique charge : les français doivent former le carré, il est formé avant l'arrivée de la cavalerie tandis que dans le même temps, la première ligne française fait feu sur l'infanterie britannique qui de son coté semble ne pas s'arrête. Face à l'approche de l'infanterie britannique, les canons tirent à la mitraille. Malheureusement, une erreur importante de calcul fera que le tir touchera une partie importante du bataillon de Montmartre (~200 morts). Si la charge de cavalerie est brisée par le carré, celle de l'infanterie se poursuit et force d'Hoston à faire reculer sa ligne pour adopter un schéma tactique plus favorable à la mitraille : ouvrir la ligne pour y permettre un feu de l'artillerie. Ce choix est très risqué. Si il réussi, il permet, par l'usage de la mitraille, de défaire l'avantagé numérique, si il échoue et que l'infanterie britannique atteins l'artillerie, elle peut percer la ligne mais aussi détruire totalement le soutien qu'apporte l'artillerie. Dès le recul français, la cavalerie britannique tente de charger l'artillerie, en train de se recharger. L'artillerie parvient cependant à tirer à la mitraille, alors que la cavalerie est à moins de 10 mètres de l'artillerie. ''Dieu est avec nous, le roi aussi, la chance nous sourit messieurs." Officier d'artillerie après l'échec de la charge. La charge d'infanterie est stoppée sur quasiment toute la ligne, le pire est évité mais déjà les pertes sont élevées. (Après une demi heure, le 1er régiment de Paris, celui entourant l'artillerie affiche déjà près d'un tiers d'hommes mis hors combat). Sur le flanc gauche, le 2e de Paris est forcé au repli, la ligne sur la partie gauche doit donc se réorganisée face au surnombre des britanniques, sur le flanc droit se sont les français qui sont en surnombre du fait du déploiement anglais en majorité sur la gauche. les piquiers, sur le flanc droit, tentent d'intercepter la cavalerie français en train de contourner, ils sont intercepter par un bataillon du régiment de Provence, les piquiers sont littéralement massacrés à la baïonnette, bien plus maniable que la pique. Lors du redéploiement du flanc gauche, le bataillon de Saint Denis (1er Paris), déjà grandement touché est chargé par les britanniques...sans baïonnettes. Il repousse donc la première charge d'infanterie, lors de l'arrivée de la seconde il est forcée lui aussi au repli. Après plus d'une demi-heure de combat, la bataille est toujours indécise. les pertes des deux camps sont déjà de l'ordre de plusieurs milliers de morts, la cavalerie anglaise est globalement anéantie et son artillerie inefficace, l'infanterie, elle, de part son surnombre notamment domine tant bien que mal le flanc gauche français. Le chaos, si je puis utiliser ce terme, règne désormais sur le champ de bataille sans que rien ne change et cela pendant près d'une heure. Le 1er régiment de Paris repousse pas moins de 4 charges britanniques. le régiment de Bretagne et le 2e de Paris sur le flanc gauche font eux face à une ligne britannique en surnombre mais tiennent bon. Sur le flanc droit la cavalerie française subit 2 échecs en tentant de charger les britanniques. Sur le flanc gauche, elle y parvient mais du fait du surnombre elle doit se replier. On peut par exemple cité le fait que face aux charges répétées sur le bataillon de Saint-Denis, le bataillon de Brest (2e de Bretagne), sur son aile gauche est forcé de charger l'infanterie britannique. Le champs de bataille varie entre combats en rang et combat à la baïonnette. Après une heure et demie de combat, la cavalerie du flanc est (l'escadron du Berry), cesse toute charge sur l'infanterie et effectue un mouvement de contournement : elle atteints les cavaliers du John Churchill en train de se replier aux alentours de 15h45, s'engage alors un combat de cavalerie, au cours de ce dernier John Churchill est atteints en plein torse par une lance, il meurt sur le coup. Dans le même temps, les premiers britannique commencent à fuir, la mitraille française fait des ravages, le surnombre britannique disparaît la bataille tourne court, la poursuite s'engage sur les fuyards alors que le combat se poursuit à certains endroits du champs de bataille, il est environ 16h00. Les derniers britanniques se rendent vers 16h30, l'armée britannique est totalement défaite, les pertes françaises sont néanmoins énorme. -- Les britanniques ont subis une véritable écatombe : 24 000 morts et blessés, 7 800 prisonniers, seul un peu plus de 3 000 hommes parviennent à s'enfuir. l'armée française subit elle aussi des pertes importantes : 10 310 morts, 3 662 blessés et hors d'état de combattre, comme en témoigne le rapport suivant sur les régiments d'infanterie : Plus de la moitié des effectifs français sont morts ou blessés. L'infanterie peut désormais aligner moitié moins d'hommes que la veille, mais l'armée britannique est défaite. ''Je me baladais dans les rangs des soldats sur le champ de bataille, j'avais face à moi des compagnies qui ne comptaient par moment qu'une dizaines d'hommes tenant debout et une vingtaine assis par terre, ensanglantés, fatigués mais souriants. Nous les avons écrasés, certes, mais à quelle prix ? Nous sommes seuls avec des milliers de prisonniers et de blessés dans une île qui nous est hostile. Si nous n'atteignons pas Londres rapidement ou que les anglais sont conscient de la faiblesse dans laquelle nous sommes la maintenant et qu'ils sont prêt à perdre Londres alors nous sommes perdus. Si cependant par notre ruse et la diplomatie nous parvenons à leur faire peur alors nous pourrons faire la paix et rentrer à la maison. Tout cela dépend surtout de la Nouvelle-France, si, sur ces arpents de glace s'étendant par delà l'horizon, c'est un drapeau qui n'est pas le notre qui flotte alors le sort pourrait grandement varié pour nous. J'ose espérer que tout les efforts que le roy a concédé à cette terre au bout du monde s’avéreront payant." L'armée d'Hoston se trouve en effet dans un piteux état. Si la victoire est totale et que Londres est ouverte, il ne peut pas aligner au combat plus de 16 500 hommes et doit se déplacer avec plus de 10 000 blessés et prisonniers. -- Outre-Atlantique c'est une autre bataille qui doit avoir lieu. En effet, les approvisionnements étant arrivés à Québec courant avril, Jean Folliot peut reprendre l'initiative sur le fort Saint-Martin de Rè. Disposant d'une troupe nettement supérieur en nombre et emportant les presque 2 000 miliciens en arme de Québec en plus de sa troupe, il pousse les britanniques à quitter le fort et ces derniers tentent de fuir, ils sont attaqués aux abord du Saint-Laurent pendant leur traversée. la bataille du Saint Laurent, le 2 mai, est une victoire totale, les 5 912 français (dont 640 amérindiens et 1 920 miliciens) cueillent les 2 300 tuniques rouges alors désorganisés. 221 français perdent la vie contre 650 britanniques, le reste étant fait prisonniers ainsi que leur commandant, William Bruns. troupes françaises fêtant la victoire du Saint Laurent. Il s'agit la de la dernière incursion britannique de l'année. ---- Dans le même temps, le 17 mai, d'Hoston se présente devant Londres, qu'il assiège, dès son arrivée les anglais demandent des négociations ce qui surprendra d'Hoston au plus haut point. Les négociations pour la paix peuvent donc s'entamer. Elles dureront plusieurs mois. C'est, à vrai dire, le dernier événement notable de l'année. En effet, après la défaite du Saint-Laurent, plus aucune incursion britannique n'a lieu en terre française. Si l'Acadie reste menacée et Louisbourg toujours occupée, les anglais ne rentreront pas réellement en terre acadienne pour aller menacer Fort Nashwaak. A Londres, les anglais ne tentent aucune sortie, leur armée étant réduite à néant. Des rumeurs d'une approche venant de l'Ecosse ont bien lieu courant septembre mais elles ne déboucheront sur rien, d'Hoston, de son côté, ne tente pas de prendre Londres réellement, il maintient cependant le siège afin de forcer les négociations à se poursuivre, elles aboutiront début janvier 1715. les îles pirates sont cependant pacifiées de toute présence pirate entre août et septembre : Trinidade et Tobago sont occupés. on peut toutefois notifié l'absence de rapport clair sur les événements qui s'y sont déroulés, seul une bataille est donnée, présentant la perte de 340 français contre 520 pirates et leur chef, Vincent Callen sur Trinidade. AN DE GRÂCE 1715 Traité de Londres, 8 janvier 1715 Le traité de Londres, comme vous pouvez le deviner, met fin à la guerre des deux empires. Cependant les négociations commencèrent dès le 18 mai 1714. Les discussions à proprement parlé, ont lieu dans le camp de siège français sous gouvernance du général français suivant les ordres parvenus de Versailles (la correspondance ralenti donc les négociations) et les nouvelles de Québec quant à une possible évolution de la situation. La nouvelle de la victoire près de Saint-marin de Rè ne parvient ainsi que fin août à Versailles et début septembre au camp de siège. Il n'y a que 2 états représentés bien évidemment : le Royaume de France et le Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d'Irlande, les 2 partis souhaitant réglé ce conflit de manière uniquement bilatérale sans avis d'autres nations européennes, du fait notamment, que les négociations ont principalement lieu vis à vis de l'Amérique. Les premiers termes qui sont réellement imposés par les français sont simple : la rétrocession pure et simple de tous les territoires français occupés par les britanniques en Amérique du Nord depuis la date du 11 Juin 1704, à savoir principalement l'île royale, l'île du cap breton (et donc Louisbourg, ce point n'étant pas négociable) mais aussi une partie de l'Acadie. La victoire française, sur le plan terrestre est claire et n'est pas discutable. Ainsi, les différentes victoires, bien évidemment Oxford mais aussi Algone, Saint-Jean, Monts Lauriers etc font que la bataille des eaux de Porto et la prise de Louisbourg ou du fort Saint-Martin de Rè (bien que réoccupé par les français) sont évincés en tant que poids dans les négociations pour les britanniques. La première cession que les britanniques acceptent à lieu fin octobre et est surtout symbolique : l'abandon de toute souveraineté ou revendication britannique sur les îles de Jersey et Guernesey. Sans grande importance économique, leur importance stratégique est aussi faible mais permet d'évincer toute présence britannique près des côtes normandes. C'est la seconde et dernière cession territoriale qui pose problème : celle de la Jamaïque. En effet, Trinidade & Tobago étant sous occupation française, les îles britanniques sont plus menacée qu'auparavant par la marine royale, la présence navale britannique dans la région s'étant affaiblie au profit d'un déplacement vers l'Acadie. la Jamaïque, peuplée de 126 000 habitants environ, est 2 fois plus peuplée que la Nouvelle-France, son impact économique est lui aussi réellement important pour l'économie britannique. Si certains marchands de sucre français, notamment ceux de bordeaux ayant investi en Martinique et en Guadeloupe s'oppose à cette prise territoriale, la Louisiane et le roi y sont fortement favorable. Ne souhaitant touché aux 13 colonies afin de ne pas créer de ressentiment de vengeance en Amérique de la part des colons anglais, qu'il serait d'ailleurs difficile à maîtriser compte tenu de leur surnombre, aucune cession territoriale n'est demandée de ce coté là. Face aux demandes françaises et à Londres toujours sous siège, les britanniques acceptent finalement la cession de la Jamaïque. Le traité de Londres est signé le 8 Janvier 1715, la guerre des deux empires prend fin, sur une victoire française aux conséquences relativement légère. il est aussi signé à Paris 2 semaines plus tard. Résumé du traité : - rétrocession des territoires occupés d'Acadie, de l'île royale, de l'île du cap breton et de Louisbourg dans un délai de deux semaines - cession des îles de Jersey et Guernesey et abandon de toute souveraineté et revendication de la couronne anglaise dessus - cession de l'île de la Jamaïque - retour des prisonniers fait en Angleterre dans un délai d'une semaine - retour des prisonniers fait en Amérique du nord dans un délai d'un mois - fin du blocus du Havre dans un délai de 3 jours - évacuation du territoire britannique par l’armée française dans un délai de deux semaines avec droit d'ancrage de tout navire français pour le permettre dans les ports anglais pouvant permettre le rapatriement - reconnaissance par les britanniques de la souveraineté française au Canada, en Terre-Neuve, en Acadie, en Haute et Basse Louisiane - reconnaissance par les français de la souveraineté britannique dans 12 des 13 colonies (le Maine en est exclu). ---- En février, d'Hoston rentre à Paris avec le reste de son armée. Dans la semaine il est accueilli à Versailles, il est fait maréchal. La paix fait son retour en France. parmi les premières réformes de Louis XIV on peut noter, dans les 6 mois, avec l'impulsion notamment de Michel Chamillant, un retour des taxes à leur niveau initial de 1704. D'un autre coté, en Amérique, la gouvernance de Montréal, accord, comme c'est déjà le cas à Québec, une exemption fiscale sur une grande partie des impôts et notamment sur la taille, la dîme cependant reste de mise. Les dépenses militaires baissent elles aussi drastiquement dans une année marquée par un retour au calme total et quasiment immédiat. on peut noter cependant la construction d'un second 4e rang à Brest et celle d'une école militaire à Paris en mai et une à Québec en août. Les miliciens restent actifs mais ne sont plus en arme constamment à partir de février et cela progresse jusqu'à la mi-juillet. Si en théorie le nombre de milicien n'a pas baissé depuis janvier, en pratique on ne compte plus réellement de compagnie opérationnelle pleinement, les entraînements sont fortement réduit. L'armée régulière reste cependant mobilisée, stationnée à Québec. En Europe, l'armée royale reste à Pairs. Le régiment Polonais est le seul déployé en Belgique après la fin de sa formation en région parisienne. Symbole du retour à la paix : l'agrandissement de l'université d'Orléans basé sur les dépenses militaires prévus en cas de poursuite du conflit. Enfin on peut aussi lancer la construction de 2 nouveaux indiaman lancé fin novembre, le contrat stipulant 2 indiaman par an est ainsi relancé après avoir été mis en pause. Toute ces dépenses étant permise par le retour du revenu de commerce assuré par Louisbourg mais surtout le port du Havre. __________________________________________________________________________________________________________________________________ PS : Je sais qu'il manque une carte importante pour la compréhension de la bataille d'Oxford, cependant, j'ai publié le message trop tôt, je l'ai donc finalisé tout de même. La carte de la bataille, que j'essayerais de faire le plus clair possible compte tenu du chaos de la bataille sera publiér dans la semaine. Bonne lecture à vous et bonnes fêtes.
  4. Antalex

    Ultima ratio regum. (Empire Total War)

    Le bonus de Wikipédia que j'avais oublié. (guerre de huit ans, pardonnez mon erreur) Si le nombre de morts semble faible c'est qu'aucun combat n'a encore eu lieu en Europe entre français et britanniques et que les pertes obtenus contre les néerlandais ne comptent pas dans le cadre de cette guerre bilatérale.
  5. Antalex

    Ultima ratio regum. (Empire Total War)

    Info de départ : pour des raisons de réalisme en terme de population coloniale entre les 13 colonies et la Nouvelle-France et donc sur la capacité militaire, j'ai choisit d'augmenter le ratio des britanniques de 4 à 6. Ainsi, un régiment français en Amérique comprends toujours 1280 hommes tandis qu'un régiment britannique en comprends 1 920. AN DE GRÂCE 1712 En ce début de la 69e année de règne de Louis XIV, c'est l'Amérique qui fait l'objet, encore une fois, d'un rapprochement des britanniques. En effet, dès le 23 janvier, ces derniers se rapprochent encore du Saint Laurent et de Québec, obligeant dès la fin du mois à Jean Folliot, qui viens de finir sa première année en tant que général des armées de Nouvelle-France à s'installer de nouveau dans la forteresse de Saint-Martin-de-Rè entre Québec et Montréal. Mais à vrai dire, le danger principal, comme il le notera dans son carnet ''ne viens pas des anglois en terres iroquoises" mais de la mer. La flotte de la royale navy, qui avait pousser Victor Marie d'Estrée à fuir en direction des îles du vent, se remontre de nouveau au large de l'Acadie à la mi-février. Cependant, elle semble s'être doté de navires supplémentaires et notamment de quoi transporter des hommes, ce qui laisse présager qu'une fois l'hiver passé elle s'attaquera peut être au Saint Laurent et à Québec à moins que sa cible soit différente. La menace en Amérique ne proviens cependant pas uniquement des anglais, dès le mois de mars, c'est une nouvelle troupe inuite qui se présente devant l'île de Terre-Neuve, d'une taille semblable à l'ancienne. --- Pendant ce temps, en France continentale, c'est un projet de plus d'un an qui s'achève : la finalisation de l’agrandissement du port de Brest et de ses chantiers. Matelots et artisans fêtant la fin du chantier devant "Le Bretagne" sur ce tableau. Brest, désormais amélioré reçoit dans les jours suivant de gros financement pour la construction de 2 navires. A la suite d'un débat, relativement houleux d'ailleurs, à Versailles entre Jérôme Phélypeair, pour la marine bien évidemment, et Louis le Tellier, le premier obtient le lancement de 2 navires coûteux, contre l'avis de le Tellier n'en préconisant qu'un pour une raison précise : la marine royale est un gouffre financier et nous avons trop de retard, il nous faut gagner la guerre sur terre, renforçons l'armée. 2 navires de taille importante sont donc lancer : Un navire amiral, un '5e rang', 44 canons et 240 membres : Le Saint Louis. Si il est certes moins puissant que l'ancien et tristement célèbre Ville de Paris (coulé dans les eaux de Porto) et ses 47 canons, il sera néanmoins le navire amiral de la marine sans pour autant être le plus puissant. Le second, dénommé Le Bourbonnais est un '4e rang', le premier vrai navire de ligne français si on compare aux anciens 6e rangs notamment. doté de 60 canons de 24 et 18 livres il surclasse donc largement tout ceux déjà construits. Mais à titre comparatif, 2 des 4 navires bloquant Le Havre sont des navires similaires, témoins de l'infériorité navale française. Dessins représentants les futurs Saint Louis et Le Bourbonnais , on distingue clairement le nombre supérieur de canons pour le 4e rang ainsi que sa longueur. --- Suite aux approches inuites et britanniques des terres française d'Amérique, dès la fin du mois de mars et au début avril sont appelés, au nom d'Onontio et de l'alliance entre les français et les amérindiens, des guerriers autochtones en renforts. Ainsi, on voit la formation d'une troupe de cavalerie amérindienne que l'on dote de carabine en Terre-Neuve, appelés 'inuits' par les habitants n'étant pas au courant de l'arrivée d'ennemis inuits, ce sera le nom donné à ses guerriers par bon nombre de miliciens avant d'être informé de l'approche des ennemis, jusqu'à lors persuadé qu'il s'agissait d'une approche de britanniques. Dans les semaines qui suivirent, Mathis Ney quitta Plaisance pour rentrer dans les terres de l'île, tandis que les inuits, les vrais, s'avançaient eux aussi. En Nouvelle-France même, ce sont des tribus outaouaises qui répondent à l'appel venant ainsi former un nouveau contingent amérindien à Montréal. Tandis qu'enfin, le nouveau régiment former à Québec, le 11e régiment d'Acadie (à ne pas confondre avec le premier qui est en réalité une unité de coureurs des bois), composé du 9e bataillon de Louisbourg et du 6e bataillon de Nashwaak. Cette unité de 1280 hommes part directement pour l'Acadie, qui semble de plus en plus menacer à l'arrivée de l'été. Mais en ce début d'été c'est en Terre-Neuve qu'à lieu les affrontements, entre Inuits et les soldats de Mathis Ney, plus proche de Plaisance que lors du premier affrontement. Si proche pour le gouverneur que les habitants environnant la colonie furent rappeler, malgré un éloignement en réalité bien plus grand vis à vis de Plaisance. Cette fois-ci, plus d'informations nous sont parvenus de la Bataille de Forune, du nom de la baie situé proche du champ de bataille. Bataille de Forune, 13 ou 15 juin 1713 L'armée de Ney est relativement proche de celle alignée quelques années plus tôt en réalité, mis à part quelques changements et surtout l'absence des coureurs des bois déplacés en Acadie. Ney dispose donc d'une armée entièrement basée sur la milice et les alliés indiens : - 3 bataillons de milice : 1er de Plaisance, 1er de Montréal (qui en réalité, depuis 1709 est composé d'habitants de Terre-Neuve) et le 3e de Saint John, soit 1 920 miliciens, épaulés par 240 cavaliers amérindiens et les 128 gardes du général. Ce qui fait donc 2 288 hommes. En face, l'armée inuit compte plusieurs centaines de soldats autochtones, la cavalerie épaulant leur chef et, surprenant et chose ayant semé le doute chez Ney, 12 pièces d'artillerie (de calibre faible toutefois), probablement vendus par les britanniques. l'estimation de l'armée inuit varie donc entre 900 et 1200 hommes dont 200 cavaliers environ. L'objectif principal du général est donc la suppression de cette artillerie, il utilise donc la cavalerie amérindienne pour cela et rapproche petit à petit ses miliciens. Cette tactique est un relatif succès mais coûte cher aux alliés. En effet, après plus d'une demi-heure de harcèlement, les indiens comptent près de 60 morts, coté Inuit, l'artillerie est anéantie(malgré les morts qu'elle a causé mais elle n'a tué que 5 miliciens) et une unité de guerrier voit ses rangs fortement réduit. Dès lors, Ney fait rapprocher ses miliciens à portée de tir des inuits, tout en utilisant d'une bonne manière les cavaliers alliés. Les autochtones répliquent quant à eux à la hache, qui étonnement fera beaucoup de mort parmi le 3e de Saint John (185 mort et blessés, soit la moitié des pertes finales). Toutefois l'échange de feu ne dure que 10 à 15 minutes avant d'entraîner la fuite des inuits, rapidement poursuivi par la cavalerie. Seul les cavaliers du chef poursuivent le combat, chargeant le 1er bataillon de Montréal avant de se faire flanquer par les autres miliciens. Le combat en tant que telle dure donc moins de 20 minutes. Coté français, on compte 372 morts et blessés. les inuits, eux, sont à 780 morts et une centaine de prisonniers. Prisonniers qui seront, pour une vingtaine, scalpés dans la nuit par les alliés amérindiens d'après les écrits du général. La menace inuit est donc une nouvelle fois repousser mais le chef inuit, capturé, refusera tout traité de paix. --- Dans le reste de l'été, les navires marchands et pêcheurs français perdent toute nouvelle de la flotte britannique au large de Terre-Neuve, l'automne approche et la menace sur Québec semble donc écartée. Outre-Atlantique le cours des événements prends une tout autre tournure. L'hiver 1712-1713 ayant été particulièrement rude, Amsterdam, assiégée par d'Hoston, est passé proche d'une famine et d'une épidémie. Si proche qu'en réalité, les autorités, après plusieurs mois de siège et une défaite à Rotterdam qui a coûté cher, négocie l'approvisionnement de la ville (à son strict minimum), en échange de l'envoi d'une délégation à Utrecht avec l'électorat de Hanovre. Délégation qui amène à la conférence d’Utrecht d'automne 1712. Conférence d'Utrecht, 16 au 29 septembre 1712 Dans un premier temps, avant d'aborder le fond de cette conférence, il est important d'en aborder la forme et cela commence donc par sa composition. Coté français, on compte bien évidemment le général Camille d'Hoston en personne (les hollandais ayant assuré qu'aucune sortie ne serait effectué, bien qu'ils n'en aient plus les moyens), ainsi que du ministre des affaires étrangères, Jean Lernould, arrivé de Versailles avec les consignes de Louis XIV. Coté néerlandais, c'est le dirigeant en personne, Frerik von Overschie qui fait acte de présence (permettant aussi aux français de s'assurer que les britanniques ne tenteront aucun débarquement sur le continent sous peine de voir ce dernier fait prisonnier). Enfin, pour Hanovre, c'est le ministre des affaires étrangères qui est lui aussi présent. La conférence d'Utrecht se tient donc dans l'université de cette dernière, l'objectif des français est simple : signer la paix avec les hollandais et le Hanovre, la conférence ait donc en réalité office de pourparler de paix sous direction française. Sont aussi présent, le duc de Bavière (allié des français pour représenter le SERG) et des diplomates autrichiens et prussiens pour représenter le SERG ''neutre'' ainsi que 2 diplomates britanniques venus s'assurer d'un traité limité, mais ne venant pas pour le signer cependant (ce qui mis en doute les français quant à une possible opération britannique dans la fin de l'année). Enfin, le ministre espagnol des affaires étrangères est aussi présent (souhaitant récupérer les Pays-Bas espagnols. Pour reprendre l'expression d'un diplomate français, les négociations en réalité, se font presque sans les néerlandais. Annihilés, défaits et aux bords de la capitulation, leur parole n'est presque pas écouté, "de vous, chez vous, sans vous" (Melchior de Polignac dans le vrai congrès d’Utrecht de la guerre de succession d'Espagne). Les consignes de Louis XIV sont clairs : ne pas céder ni la Belgique, ni la Guyane néerlandaise dans le traité de paix. Et les dirigeants de la délégation ne s'y dérogeront pas pendant les 2 semaines de négociations. A vrai dire, le fait que la France ai remporté toutes les batailles les opposants aux néerlandais joue grandement en son avantage, la défaite des eaux de Porto étant l'un des rares contre-poids mais le Royaume-Uni ne souhaite pas faire la paix donc les français n'en tiennent pas compte. Au bout d'une semaine; il est vite décidé que la Belgique (le terme de Pays Bas espagnol n'est jamais employé par les français) et que la Guyane soit cédée à la France ou plutôt que ''l'ensemble des pays présent (à l'exception des britanniques se plaçant comme observateurs) reconnaissent la souveraineté et les droits du Royaume de France sur ses présentes terres acquises au cours du conflit." Ce qui occupera le reste des débats concerne l'île de Curaçao. Après plusieurs jours de débats, et une opposition formelle des espagnols, hollandais (bien qu'ayant peu de poids) et des britanniques en tant qu'observateur à sa cession; les parties arrivent à un comproms : Curaçao reste sous contrôle néerlandais, mais ces derniers refusent toute tentative future de s'acquérir de la Belgique même si l'occasion se présente. Ils renoncent ainsi à leur droit sur ses terres en plus de les accorder à la France. De plus, un accord commercial favorisant grandement la France (plus fort économiquement et de part ses exportations) est signé avec les Pays-Bas. L'ensemble de ces conditions aboutissent donc au traité d'Utrecht le 29 septembre 1712 avec les termes suivants : - cession définitive de la Belgique au profit de la France - cession définitive de la Guyane néerlandaise au profit de la France. - le Hanovre quitte la guerre et renonce à tout soutien envers les britanniques, les prussiens se gardent le droit d'intervenir dans ce cas là - le commerce militaire des nations signant la paix envers le Royaume-Uni cesse - le conflit entre le Royaume-Uni et la France se poursuit seulement entre ses deux nation (théoriquement, en réalité les espagnols ne faisant pas parti du traité de paix, ils restent en guerre). Première page du traité d'Utrecht. La guerre contre les Pays-Bas et le Hanovre est donc officiellement terminée, commencée le 11 Juin 1704, elle aura durée 8 ans, 3 mois et 18 jours et marque une nette victoire française. Cependant, malgré la fin de la Guerre de Huit Ans comme je l’appellerais désormais, celle contre le Rouayume-Uni se poursuit, il s'agit en réalité d'une guerre à visée surtout coloniale. --- Dans les jours suivants le traité, l'armée royale quitte son siège et rentre dans une France agrandie territorialement, il rentre à Bruxelles le 18 octobre. -- Les soupçons français soulevés lors de la conférence d'Utrecht vont s'avérer vrai...dès le mois suivant. En effet, si la menace sur Québec et Montréal par voie maritime est levée du fait du Saint Laurent et la menace terrestre l'est aussi globalement, celle sur l'Acadie persiste et va s'avérer être une bonne intuition La flotte britannique (composé de 2 navires de ligne de 4e rang et d'une douzaine de brick et aviso ainsi que plusieurs navires cargos) refait une apparition près des côtes début octobre. Elle poursuit sa progression vers le nord sans que les troupes françaises ne puissent y faire opposition. Le 13, au matin, elle se présente devant le port de Louisbourg. La centaine de milicien ne fait pas usage des 3 canons de 12 et 18 livres pour éviter un bombardement de la ville. les britanniques débarquent mettent un blocus navale de la colonie sans débarquer. Il est important, ici, de faire un rapide descriptif des forces britanniques : 14 navires de combat donc servant de flotte avec les milliers de marins qui vont avec, tout droit venu de Grande-Bretagne transportant une force armée terrestre dont les effectifs sont inconnus mais compris entre 1 000 et 2 500 hommes. Durant toute la fin de l'année 1712, les britanniques mettent donc le blocus de Louisbourg et rien ne bouge. AN DE GRÂCE 1713 : Face à la crise qui se profile en Acadie, le commandant du régiment d'Acadie, qui arrive courant janvier est fait général des forces d'Acadie. Il s'agit de Gratien Darley, dont le régiment arrive à vrai dire à point nommé. Cependant, il est dans l'incapacité d'intervenir à l'île royale et surtout à Louisbourg pour 2 raisons : des troupes britanniques du Maine se sont rapprochés et ont tenté d'intercepter le régiment sans succès mais ne sont donc pas très loin de Fort Nashwaak, la seconde étant qu'en cas d'avancée sur Louisbourg, la marine britannique pourrait quitter les lieux, débarquer en Acadie proche du fort et le capturer, isolant ainsi Darley du reste de la Nouvelle-France, décision est donc prise de camper en attendant la suite des Evènements.De plus, tout comme en Terre-Neuve, des cavaliers amérindiens rejoignent Fort Nashwaak entre la fin janvier et le début de février, pour compléter ainsi la force hétéroclite dont dispose le général Darley. Port de Louisbourg, à l'été 1711, on distingue de nombreux navires de pêches et quelques navires de la marine royale ainsi que le port, dont on peut distinguer la situation géographique. D'autre part, les britanniques s'étant rapprochés du Saint Laurent descende ce dernier, obligeant ainsi Jean Folliot à quitter sa forteresse pour descendre plus bas en Nouvelle-France. (Capture d'écran pour vous permettre de visualiser la situation au printemps 1713, on distingue donc les 2 forces britanniques ainsi que le blocus de Louisbourg. --- En France, la situation est tout autre mais tout aussi mouvementée : Le Saint Louis est achevé en mars, son commandement et par conséquent celui de la flotte (ralliée par Le Strasbourg et L'Atalante pendant l'hiver après une escale à Lisbonne, évtant ainsi la Royale Navy) est confié à Hercules Colonne, jeune amiral de 31 ans qui se voit donc propulser à la tête de la flotte du roi. Dans le même temps, c'est une autre décision, un changement drastique sur le plan stratégique qui est pris par Louis XIV en lien avec d'Hoston. En effet, le Roi Soleil souhaite mettre fin à la guerre au plus vite, afin de ne pas laisser un royaume en guerre lors de son départ (il est dans sa 70e année de règne et se fait donc de plus en plus âgé), il compte donc forcer les britanniques à faire la paix. Informer de la situation en Amérique, il confie à d'Hoston et à son armée la tâche de devoir débarquer en Angleterre pour forcer Londres, dont la force terrestre est supposé nettement inférieur à celle des français, à signer la paix le plus rapidement possible. L'objectif est simple, vu que la manche est occupé et donc Calais ne peut servir de point d’emport, le débarquement se fera en Cornouailles depuis Brest, d'Hoston prends donc la direction de Brest dès le 18 mars. D'ici à son arrivée, Le Bourbonnais devrait être achevé. Afin de ne pas laisser la Belgique sans défense, le lancement d'un nouveau régiment étranger, cette fois-ci polonais épaulé par une batterie d'artillerie est aussi effectuer. Tandis qu'outre-atlantique, Québec appelle une nouvelle vague de milicien mais forme aussi une unité d'artillerie pour parfaire sa défense en l'absence de l'armée, notamment en cas d'approche navale pendant la période estivale. La France et son empire colonial se prépare donc à de multiples affrontements. Et les premiers ne tarderont pas. -- Les britanniques, en position autour de Louisbourg depuis le 13 octobre 1712 changent de tactique courant avril, le 17 pour être précis. Espérant forcer la colonie à se rendre sans affrontements (bien qu'il aurait été gagné facilement dès la mi-octobre), ils se rendent compte de l'échec de leur stratégie et les réserves françaises tiennent. En effet, si le blocus naval empêche la majeur partie du ravitaillement et surtout l'envoi de renforts; les britanniques, n'occupant pas les alentours, n'ont pas empêcher à des indiens de venir approvisionner, de nuit, la colonie, qui survit donc tant bien que mal. Le 17 avril marque donc un tournant. Prise de Louisbourg, 17 avril 1713 Au matin du 17, les navires de transports font débarquer, en face du port de Louisbourg, plusieurs canons qu'ils installent en batterie, la brume empêchant les français de s'en rendre compte dans la matinée. Dans le même temps, à quelques centaines de mètres de la légère palissade cernant la ville, les britanniques débarquent quelques 500 tuniques rouges, les miliciens ne sortent pas. à 12h20 environ, les britanniques sont à une centaine de mètres de la palissade, et s'arrêtent, la centaine de miliciens français ouvre le feu avec une des batteries déplacées dès le débarquement tuant 8 britanniques. Leur commandant, Kevin McDowell tends alors un drapeau blanc, et s'approche de la palissade, les miliciens ne tirant donc pas. Ce dernier s'approche et dit aux soldats présent, d'après l'un des 4 officiers français : "Messieurs, arrêtez de tirer ou les batteries installés en face de votre colonie ouvriront le feu sur vous et vos familles." à 12h35, les miliciens hisse le drapeau blanc en haut de l'un des guets de la ville, Louisbourg se rend, n'ayant aucune chance de tenir. CARTE -- Expédition de Kevin McDowell, 20 avril-6 octobre 1713 La nouvelle de la chute du port arrive dès le 22 à Fort Nashwaak et le mois suivant à Québec. La sécurité de l'Acadie est directement menacer mais aucun renfort ne peut être envoyé, les colonies du Saint Laurent étant bien plus importantes que l'Acadie. Guiscard ne dépêche donc aucun homme, qui de plus mettraient du temps à arriver sur les lieux. Cependant, la prise de l'île royale par McDowell ne marque pas l'arrêt de son opération. Dès le 20, il quitte Louisbourg et c'est la royale navy qui en prends le contrôle, il part pour Fort Nashwaak. La force britanniques est alors ici clairement définit. 5 batteries d'artillerie, pour un total d'une centaine de canons (ce nombre assez exorbitant est pourtant réel) accompagné d'un régiment d'infanterie de ligne, soit 1 920 tuniques rouges ce qui fait donc un total de plus de 2 500 hommes mais un nombre de canons très élevé ce qui ralenti grandement la capacité de mouvement de la troupe du fait du transport. Le nombre de canons déployé étant d'ailleurs surprenant, compte tenu du fait que Fort Nashwaak n'est pas une grande forteresse, il est probable que l'objectif initiale de cette armée eu été Québec, Saint-Martin-de-Rè ou Montréal plutôt que l'Acadie. L'avance de la troupe britannique en direction de la capitale de l'Acadie est cependant annulé, partie le 20 avril donc, elle rentre le 18 juin pour manque de ravitaillement. Elle repart toutefois le 16 juillet, et cette fois-ci sans faire demi-tour. Il est d'ailleurs curieux qu'aucune décision concernant un rembarquement de la troupe plus proche du fort n'ai pas eu lieu, exemple des multiples fautes de McDowell et du commandement britannique dans cette opération. Le délai de plus d'un mois avant un réel départ permet cependant à Darley de préparer sa défense mais surtout un plan. Celui ci est, conceptuellement, très simple et en raccord total avec la situation : ne pas attendre l'approche des britanniques au fort, leur artillerie étant trop puissante ; il faut les surprendre en terrain escarpé, boisé ou vallonné et jouer sur les avantages français. Comme Darley le sait, l'armée britannique comporte de nombreux canons que l'infanterie se doit de protéger, elle est donc peu mobile et restera autour de l'artillerie en théorie. Ainsi, en profitant des coureurs des bois d'Acadie, des alliés amerindiens, et de la cavalerie, Darley possède de bons moyens de diversion, d'embuscade et d'escarmouche tandis que le 11e régiment d'Acadie ainsi que les miliciens (qu'il entraîne au tir en rang dans l'été, supprimant leur rôle d'escarmouche) forment le corps principal sensé affronter la ligne britannique...qui sera donc frapper sur les flancs et dans le dos par les tirailleurs d'après son plan. L'avancée de la troupe britannique à travers l'Acadie les amènent à 30km de Nashwaak début octobre (le trajet, à pieds, étant en effet de plus de 650 km du fait du terrain et de la longue distance sans compter l'absence de route ou chemin mcDowell mets donc plus de 2 mois). Arrivée à cette distance, Darley prends la décision d'aller à la rencontre de McDowell et cela le plus rapidement possible. A coup de marche forcer, il y arrive en 5 jours, amenant, tandis que les premières neiges recouvrent déjà le sol d'Acadie, au niveau de la rivière Saint jean (à un kilomètre du champ de bataille environ), Surpenant ainsi mcDowell qui ne l'aperçut qu'une heure avant le premier feu. Bataille de Saint-Jean, 6 octobre 1713 Avant d'entrer dans le récit de la bataille, un point sur les forces dont disposes le général Gratien Darley : - composante majeur de l'armée, les 1 280 hommes du 11e régiment d'Acadie - 640 miliciens du 1er régiment de Montréal - 1er régiment d'Acadie, les coureurs des bois, au nombre de 320 - 640 alliés amérindiens de tribus Abénaquis et Micmaqs dotés de carabines, - la cavalerie amérindienne, 240 cavaliers et enfin les gardes du corps toujours au nombre de 128. La force, hétéroclite donc, comprends ainsi un bon nombre de soldats non professionnels et d'alliés amérindiens, elle totalise ainsi 3 248 hommes. Comparativement, la population totale de l'Acadie est d'environ 7 800 âmes (uniquement les colons français, les indiens ne sont pas comptés), ce qui prouve la grande mobilisation, bien que 1 280 soit venus de Québec et que plus de 850 sont des amérindiens ce qui fait tout de même un peu plus d'un millier d'acadiens...dont 29 hommes de Louisbourg. En face, comme on l'a vu, le général britannique est doté d'environ 2 500 hommes, dont 1980 soldats de ligne l'infériorité numérique est donc importante et Darley le sait. Le déploiement britannique est divisé en 2 : 2 batteries protégées par un bataillon d'infanterie à gauche (point de vue français), un espace vide d'une centaine de mètres puis les 3 autres batteries elles aussi protégées par un bataillon d'infanterie en retrait : les 2 groupes sont isolables. Darley adopte lui une formation différente : la milice et le régiment d'Acadie en ligne, étendue, tandis que sur le flanc droit est disposé l'intégralité des tirailleurs et sur le flanc gauche la cavalerie. Le plan est simple, il faut que l'artillerie britannique vise la ligne, qui profitant du terrain peut se cacher des tirs, les tirailleurs progresseront dans le bois avant d'attaquer la partie droite tandis que l'infanterie bifurquera sur la partie gauche épaulée par la cavalerie, du moins en théorie. Il est environ 13h30 quand la bataille commence. -- Dès le début, Darley fait avancer son armée, il ne souhaite pas rester sous le feu ennemi et se jouer de la rapidité pour éviter que les troupes subissent le tir d'artillerie trop longtemps, ce qui pourrait affecter leur moral. Il ordonne donc à toute la troupe d'avancer en marche rapide, tandis que l’artillerie britannique tire...et se heurte aux collines. On peut voir depuis ce point de vue de la ligne française que l'artillerie britannique est en partie cachée et que le terrain joue un rôle important. La cavalerie est elle aussi envoyée pour aller tirailler l'artillerie du flanc droit britannique (donc la gauche pour les français), obligeant le bataillon qui le couvrait à quitter sa position car la cavalerie arrive sur les flancs. McDowell doit ainsi rompre sa formation, il doit protéger son artillerie mais l'infanterie française avance en marche rapide, l'erreur est déjà commise. Décidant de prioriser la lutte contre l'infanterie, il envoie le premier bataillon, le deuxième reste en retrait sur l'autre flanc et se charge, avec ses gardes du corps de lutter contre les amérindiens. le bataillon britannique est composé de 960 hommes, la ligne française en compte presque le double, elle rompt la ligne et commence l'encerclement des britanniques. Dans le même temps, les amérindiens, après plusieurs salves, chargent l'artillerie voyant McDowell arriver (On peut mentionner l'autonomie dans la décision d'agir sur le moment), empêchant ainsi ces dernières de soutenir le bataillon de tuniques rouges. Sur l'autre flanc, les tirailleurs se placent à portée de l'artillerie adverse dans le bois, cependant, cette dernière use de la mitraille, bloquant les tirailleurs au sol du fait d'un tir roulant, ne permettant pas de supprimer rapidement l'artillerie du flanc droit. Cependant, le 2e bataillon britannique reste en retrait, derrière l'artillerie sans intervenir. -- En l'espace de 5 minutes, le 1er bataillon est encerclée, après 2 salves meurtrières, la charge à la baïonnette est lancée. Donnée importante à noté, les baïonnettes sont aussi équipées sur les miliciens, leur permettant de tirer tout en ayant cette capacité de corps à corps, chose dont les britanniques ne sont pas équipée. La cavalerie amérindienne viens à bout de l'artillerie adverse dans un temps similaire. Sur l'autre flanc, les coureurs des bois se dispersent en se rapprochant des britanniques, les indiens subissent la majorité des pertes (1 indien sur 6 meurt sous la mitraille) mais les artilleurs britanniques, non soutenu par leur infanterie sont décimés. Le combat n'est engagé que depuis 10 minutes mais déjà la victoire est claire. Dans un esprit sans doute de sacrifice, McDowell tente de charger les tirailleurs, sa charge est brisée nette par un tir concentré de ses derniers, son cheval est tué, sa chute entraînera sa mort (il est aussi possible qu'il fut tué par un indien). Il ne reste dès lors plus que le bataillon britannique, qui enfin se décide à bouger...trop tard. Lorsque l'infanterie de ligne arrive sur son flanc droit, la retraite générale est sonnée, désordonnée, ils sont pourchassés par la cavalerie et Darley y compris qui charge. Il était alors rester en retrait usant du terrain pour ne pas être la cible de l'artillerie. Les derniers britanniques capturés le sont en fin d'après-midi, tous ne le seront pas. En l'espace d'une vingtaine de minutes tout au plus, McDowell et sa troupe sont complètements défaits, sa troupe n'étant absolument pas adapté au terrain et au combat en Amérique sans compter les erreurs, ou encore la fatigue accumulée par sa marche. L'armée britannique compte environ 2100 morts et capturés, 300 se dispersent donc...à plus de 600km de leur camp de base. Coté français, on compte 316 morts et une centaine de blessés. Pour plus d'une centaine il s'agit d'indiens et de victimes de l'artillerie. On peut noter que seulement 20 miliciens ont périt. La victoire est donc totale et l'Acadie peut se reposer de la menace venue de Louisbourg, il reste encore cependant celle du Maine. (Nouveau format de carte; sans doute plus lisible je l'espère). ---- En France, la fin de l'année marque l'arrivée, quasiment jour pour jour de l'armée d'Hoston pour noël à Brest. Quelques jours avant, Le Bourbonnais s'achevait, avec la présence inédite de Louis XIV pour l'occasion dans l'arsenal maritime de France désormais. L'activité au sein de la ville atteignait son paroxysme, dans toutes les rues on pouvait croiser des hommes de l'infanterie, de la cavalerie, de simple matelots ou des officiers de hauts rangs. Les plus beaux bâtiments de la ville servait de base de commandement en attendant la fin de l'hiver et le départ, probable, pour la Cornouailles et donc l'Angleterre afin de tenter de mettre un terme à cette guerre qui allait entamer sa dixième année déjà. ___________________________________________________________________________________________________________________________________________________ Si certains d'entre vous ont lu l'AAR sur HOI3 avec l'Australie (qui n'est pas fini je le sais mais qui sera finit un jour c'est certain), vous avez du vous apercevoir que j'aime assez bien faire des organigrammes de mes armées en voici donc un. Cependant, celui-ci ne se compose uniquement que de l'armée d'Hoston (dans le détail), car c'est la seule grande armée relativement régulière dans son organisation, j'ai toutefois ajouter l'ensemble des régiments d'infanterie ainsi que leur drapeau d'ordonnance (fictif en général) et leur organisation. le principe de compagnie étant juste du simple RP. Chaque nouveau régiment aura donc son drapeau d'ordonnance ainsi qu'un petit organigramme de son fonctionnement. J'essayerais de les incorporer dans les cartes de bataille si cela rends bien.
  6. Antalex

    Ultima ratio regum. (Empire Total War)

    https://docs.google.com/forms/d/e/1FAIpQLSc5idM8IRXx6iZQWwGmODS0o8XEnJen7XMLac2oFTGTknbD_A/viewform?usp=sf_link Si vous souhaitez donner des noms ^^
  7. Antalex

    Ultima ratio regum. (Empire Total War)

    AN DE GRÂCE 1710 "L'hiver bat son plein, Nous venons juste de festoyer la nouvelle année au nom du Roy que déjà, parmi les matelots de sa majesté, l'ambiance redescend. Cela fait déjà plusieurs mois que nous avons quitté Anvers, le voyage devait durer tout au plus 3 mois. Les anglois nous pourchasses constamment, peu après Noël nous avons même du fuir face à une escadre au pavillon britannique. La situation ne peux plus durer, déjà hier nous avons du jeter 3 corps à la mer pour éviter une maladie, ce sont les 3 premiers à mourir. Le vice-amiral, Maurice Care, nous a dit que nous allons faire un vaste détour, passer par le sud de l'Islande et par l'Atlantique pour éviter les anglais afin de rallier Brest. Notre périple est loin d'être fini, mais pour le Roy nous y arriverons." Cet écrit, d'un officier français originaire de Calais dont le nom est inconnu, daté de début janvier 1710 montre ici la difficulté avec laquelle l'Atalante et Le Strasbourg tentent d'atteindre la rade de Brest après leur départ le 22 juin. Après plus de 7 mois en mer, une escale rapide à Reykjavík, dans la discrétion la plus totale ayant empêché la famine dans l'escadre, la flotte se trouve à une centaine de miles au sud de cette dernière. -- Le 19 janvier voit, en Nouvelle-France, une nouvelle victoire française sur les britanniques. les quelques 160 survivants des collines d'Algone retraverse le Saint Laurent, sans doute désespéré au vue de la proximité de Montréal. Pour éviter tout pillage de petites colonies, comptoirs commerciaux ou villages alliés, De Vaudreuil part avec sa troupe les rencontrer, les 160 hommes sont tous tués à la Pointe Mouillée au prix de 22 morts français. Escarmouche de faible importance, elle marque la destruction définitive de l'armée britannique menaçant directement Montréal et Québec. Cependant, la menace sur les terres du roi en Amérique n'est pas levée pour autant. En effet, si les colonies du Saint Laurent sont sécurisée pour un certain temps, l'Acadie, elle, reste menacée. Plus proche des 13 colonies et notamment de Plymouth ou encore Falmouth de la colonie du Massachusetts. l'absence d'un fleuve difficile à traverser, une distance bien plus courte ou encore une facilité à débarquer bien plus simple que pour Québec font de l'Acadie une cible plus exposée. Un missionnaire catholique, Guillaume Nasser en mission secrète dans la colonie envoie des rapport sur les forces sur place, il est évident que les forces de l'Acadie ne sont pas suffisantes. Ainsi, dès le mois de février est appelé plusieurs compagnies de miliciens formant ainsi le 10e Régiment de Fort Nashawaak. les 640 miliciens mobilisés, forment un alors un corps de près de 10% de la population de l'Acadie. Le fort, avant son agrandissement au début du XVIIIe pour accueillir plus de troupe si besoin. la population habite plus en amont du fort en lui même. C'est aussi le mois de février qui vois une bonne nouvelle arriver : la fin de la disette en Nouvelle-France avec l'hiver qui s’adoucit. De plus, la récente capture de la Guyane néerlandaise et le renforcement des flottes de commerce permettent désormais un meilleur approvisionnement de la Nouvelle-France. Bien que Québec mais surtout Montréal ne peuvent être atteindre par voie navale pendant plus de 6 mois, le commerce arrive ainsi à Louisbourg et est ensuite transporté, montrant ainsi l'importance de nouveau port de l'ïle Royale dont la taille et la place dans le système de la colonie croit dors et déjà. --- En Europe, le début du printemps et synonyme d'une nouvelle campagne concernant les Pays-Bas. Toujours afin de faire capituler ses derniers sans les annexer, d'Hoston, sur ordre de Louis XIV qui commence à fatiguer, ordonne de retourner à Rotterdam pour gêner le commerce néerlandais. L'armée s'y déplace donc et occupe la ville le 23 avril. Cependant, la réponse néerlandaise ne se fit pas trop attendre. En effet, dès le mois de mai, des mouvements sont repérés aux alentours d'Amsterdam mais d'Hoston décide de camper sur ses positions. Au mois de juin, l'armée néerlandaise décide de sortir et de marcher sur Rotterdam, la où l'armée française les attends, mais pas de camp afin de forcer les néerlandais à déclencher l'attaque, chose qu'ils font le 14 juin. Bataille de Rotterdam, 14 juin 1710 A l'aube, d'Hoston décide de quitter Rotterdam et s'y place à quelques kilomètres en amont. Il faut éviter le combat urbain et provoquer une bataille rangée, chose assez logique. L'armée néerlandaise arrivera aux abords de la ville vers 11h30, les armées se mettent donc en place, la supériorité numérique française est nette, la population d'Amsterdam mobilisée pour la défense de la capitale n'étant pas mobilisé, sans doute en cas de défaite de l'armée pour ne pas laisser la ville sans défense. Ordre de bataille : Armée de Camille d'Hoston : - 4 régiments d'Infanterie : 1er régiment de Paris, 2e régiment de Paris, 2e régiment de Bretagne et 4e régiment de Provence : 25 600 hommes - 2 escadrons de cavalerie : 2e escadron du Berry et 11e escadron du Rohan : 2 400 cavaliers - 2 batteries d'artillerie : 2e de Rethel et 6e de Reims sous le modèle de canons de 12 livres avec possibilité d'être déplacer par cheval pendant la bataille. Ces 2 batteries forment le 1er régiment d'artillerie de Champagne. 960 hommes et 160 canons. - enfin, les 640 gardes du corps du général. Total de 29 600 hommes et 160 canons. Armée de Gerolt Roemer - 3 régiments d'infanterie soit un total de 19 200 hommes - 2 régiments de cavalerie soit 2 400 cavaliers auxquels s'ajoutent les 640 gardes du corps. - 2 batteries d'artillerie soit 960 hommes et 160 canons la aussi Total de : 23 200 hommes. Comme on le voit, les forces françaises sont en avantage numérique dès le début de la bataille. La formation française est simple : les régiments de Paris et celui de Bretagne forment le corps principal, légèrement surélevé, sur l'aile droite, est placé l'artillerie, soutenue par le régiment de Provence, la cavalerie est sur le flanc gauche, prête à se déplacer rapidement. Coté néerlandais, la formation est plus classique : une ligne d'infanterie, la cavalerie sur les 2 flancs et l'artillerie légèrement derrière. Dès l'arrivée à portée, les 2 artilleries prennent position en batterie et commence à faire feu. L'artillerie française visant la cavalerie adverse la où les néerlandais visent le flanc gauche de la ligne d'infanterie. Pour éviter les pertes, d'Hoston opère rapidement un mouvement de rotation pour adapter sa ligne à celle des néerlandais mais aussi s'éloigner de l'artillerie adverse. Dans le même temps, la cavalerie part sur le flanc gauche pour attaquer l'artillerie. Fait notable, dès la première salve du régiment de Champagne, près d'un cinquième d'un régiment de cavalerie est fauché, mais plus surprenant et chanceux, les obus rebondissent, et viennent frapper l'artillerie néerlandaise derrière. Sur la salve de la centaine de canons, plus de 200 cavaliers sont fauchés et une vingtaine de canons détruits. D'Hoston s'en étonnera par cette petite phrase ''Dieu et le Roy sont avec nous mes amis''. On peut voir, dans le mouvement de rotation de l'infanterie, les premières habitations de Rotterdam au loin. L'infanterie française effectue ainsi le même mouvement que sur les colonnes d'Algone : la ligne se place en angle, avec une ouverture pour l'artillerie. On voit ainsi les 3 premiers régiments formant une ligne parfaite, sur plusieurs rangs, avec sur leur flanc droit l'artillerie, et, sur le coté de cette dernière, le régiment de Provence formant un coin, une sorte de tenaille. Tenaille dans laquelle l'armée néerlandaise se jettera. Rompant la ligne, les bataillons néerlandais avancent, de manière désorganisé, vers les troupes françaises. Si sur le flanc gauche, ils sont en surnombre contre le 1er régiment de Paris. Dans le centre, ils sont pris entre le feu des bretons et du 2e de Paris soutenu, après 2 tirs, par la ''mitraille de Champagne''. le régiment de Provence quant à lui, doit faire face à un autre régiment complet. En parallèle, la cavalerie française intercepte une des deux batteries néerlandaises, qui, étonnement, tiendra le combat plusieurs minutes face aux cavaliers français malgré un sous nombre et un armement nettement inférieur. Tableau ''Mitraille de Champagne sur Rotterdam''. l'infanterie néerlandaise, à cette endroit du champ de bataille est décimée par centaines à chaque salve d'infanterie combinée à l'artillerie. Les premiers replis se font déjà voir. La cavalerie néerlandaise reste cependant en retrait, proche de la seconde batterie d'artillerie. C'est sur le flanc gauche que l'infanterie de sa majesté connait quelques difficultés du fait de la présence plus nombreuses de néerlandais, environ 2 pour 1. Les morts néerlandais, on peut observer les hommes du 2e de Paris à droite et les hommes du 4e de Provence sur le flanc gauche. Face au repli, les 2e de Paris et 2e de Bretagne rompent la ligne pour défaire le dernier bataillon qui leur fait face. Si au centre, la victoire est totale, sur le flanc droit (à l'extrême de ce dernier), le régiment de Provence subit de lourdes pertes face au régiment adverse. Après voir son nombre d'homme déjà réduit à 5 000 hommes, le régiment se replie face à l'approche de la cavalerie néerlandaise qui quitte son artillerie. Obligée de former le carré, il subit encore le feu mais ne se fait pas chargé par les néerlandais. Face aux nombreuses pertes, l'artillerie française change de cible et apporte son soutien aux provençaux. Après plusieurs salves, un bataillon de plus de 3 000 hommes et d'ores et déjà réduit à environ 2 000 hommes, le moral néerlandais se brise peu à peu. Le départ de la cavalerie, si il causera la mort de nombreux français par le biais du carré, coûtera néanmoins la vie à l'artillerie néerlandaise qui se fait dès lors charger par les régiments de Berry et du Rohan. Après déjà plus d'une heure et demie de combat , la résistance néerlandaise faiblit peu à peu sur le flanc est. Tandis qu'au centre les troupes sont défaites peu après 14h00, les 2 régiments français peuvent opérer une rotation : le 2e de Bretagne part en soutien du 1er de Paris, qui tiens toujours malgré ses nombreuses pertes, tandis que le 2e de Paris part lui soutenir le 4e de Provence dans le dos des néerlandais. Enfin, plus haut sur le champ de bataille, la cavalerie néerlandaise, de retour, opère désormais une charge sur les français, engageant ainsi, après plus de 2 heures de bataille, le combat de cavalerie malgré une défaite qui se profile de plus en plus pour les néerlandais. Il faudra seulement 10 minutes aux français pour faire fuir la cavalerie adverse, dès lors elle opère un mouvement vers le flanc gauche. En effet, l'arrivée du 2e de Bretagne renversa le cours de l'engagement sur le flanc, se rapprochant de plus en plus de l'adversaire au point même que : ''je pouvais bientôt distinguer la peur dans leur yeux, les mains de certains tremblait quand ils rechargeaient, ils savaient que s'en était fini pour eux.'' Arrivée à seulement une trentaine de mètres face aux néerlandais restant, les officiers français firent sonner la charge à la baïonnette, tandis que dans leur dos, arrivait la cavalerie française. ''Pour la gloire du Roy'' La victoire française est totale désormais. La bataille se finit définitivement vers 16h00, du fait de la chasse, par la cavalerie de certains groupes de néerlandais décider à revenir se battre. D'Hoston n'ordonne cependant pas la poursuite, l'armée étant fatiguée et une troupe est toujours présente à Amsterdam. La bataille s'est ainsi achevé sur un total de 7 220 morts et blessés cotés français, dont une grande partie viens du régiment de Provence et du 1er de Paris. Coté néerlandais, la défaite est totale, 16 140 morts et blessés, 2 000 prisonniers. Le général néerlandais, Gerolt Roemer parvient cependant à fuir. --- Les survivants néerlandais parviennent à donc à rentrer à Amsterdam, d'Hoston décide lui de ne rien faire dans les jours suivant, il faut combler les pertes. Dans les semaines qui suivirent, la marine occupa de nouveau la majeure partie des discussions des ministres, en effet, après le développement de nouvelles installations navales terrestre, théoriquement du moins, le ministère de la marine obtient les financements suffisants pour permettre l'amélioration, voulue par Louis XIV des chantiers de Brest, durée du chantier : 1 an et demi. D'ici à 1712 donc, la marine royale pourra construire des navires de lignes de plus grande taille, avec un tonnage plus élevé, et donc concurrencer la Royal Navy qui bloque toujours depuis plusieurs années, le port du Havre. -- En juillet, le secrétaire des armées, Louis le Tellier obtint du roi l'autorisation de former un régiment d'immigrés irlandais, venus en nombre depuis le début de la guerre. Le régiment de Bulkeley, ou 1er Régiment irlandais officiellement, fut ainsi lancé. Composé seulement de 3200 hommes et non de 6 400 comme les régiments traditionnels de l'armée royale il marque néanmoins le début d'une politique d'attraction vis à vis des étrangers en France. l'été se termina quant à lui par le développement en Guyane française des mines d'or suite à un nouvel investissement de la couronne : il faut de l'or pour financer de la guerre qui commence à durer de plus en plus. -- En octobre, après plusieurs mois de négociations en Nouvelle-France, Onontio, ou plutôt Guiscard, obtint, à la suite de la conférence àQuébec, l'attribution de guerriers venant de tribus alliés. Ainsi, en Acadie mais aussi à Québec, on voit autour de la ville et de Fort Nashwaak l'arrivée dans les semaines qui suivirent de centaines de guerrier amérindiens venus renforcer les forces françaises. On peut ainsi citer des tribus huronnes à Québec, des tribus Abénaquis et Micmaqs en Acadie. C'est ainsi environ 300 guerriers de chaque tribus qui virent grossir les rangs des défenses françaises. l'hiver s'achevant ainsi, avec l'année 1710, dans un calme relatif aussi bien en France qu'en Amérique, marqué seulement par un nombre d'hommes en arme croissant mais pas de réelle campagne. AN DE GRÂCE 1711 L'année 1711 commença, en Nouvelle-France, par une triste nouvelle. En effet, le 11 Janvier, le ''sauveur de Montréal'' comme les gens aime l'appeler, Sieur de Vaudreuil, victorieux des forces britanniques périt de vieillesse après plus de 71 ans de vie, dont une bonne partie au service de sa majesté. Né en haute Garonne, devenu mousquetaire il fut nommé à la tête des troupes de marine de Nouvelle-France en 1687 avant de devenir le gouverneur de Montréal en 1699 (ici s'arrête sa véritable vie, le reste n'est que le récit), rôle qu'il garda ainsi jusqu'à sa mort bien qu'il s'occupa principalement des armées de la Nouvelle-France plutôt que de la gouvernance de Montréal qu'il laissa à son intendant. L'annonce de sa mort attrista donc grandement Guiscard, qui en écrivit quelques mots : ''C'est avec grande tristesse que j'eusse appris, au levé du Soleil, la nouvelle du départ de Sieur de Vaudreuil. Je suis, je pense, comme tout les sujets de sa majesté en Nouvelle-France, fortement attristé par la perte d'un homme de talent, d'un général aimé de ses soldats, d'un gouverneur apprécié de ses gouvernés." Il fut remplacé, à la tête de l'armée, par son homme de main, Jean Folliot comme nouveau général des armées de la Nouvelle-France. -- Au mois de février fut déployé, par Le Séduisant, le 1er régiment d'Acadie, les coureurs des bois servant dans l'armée rentrant ainsi de plusieurs années de services en Terre-Neuve dans leur colonie d'origine....pour en assurer la défense du fait de l'absence d'armée régulière. L'Acadie étant en effet défendue par des miliciens et des alliés indiens, aucune cavalerie, artillerie ou régiment d'infanterie n'étant présent. dessin représentant un coureur des bois. -- Globalement, l'année 1711 est une année relativement calme en France. Les chantiers de Brest poursuivent leur rénovation, tandis qu'en avril se termine l'Observatoire Royal de Québec, ouvert en grande pompe à l'occasion d'une cérémonie militaire et festive, fêtant aussi l'arrivée des premiers convois maritimes après la fin de l'hiver. Des mines, en Auvergne et à Metz, sont aussi rénovées et agrandis afin d'accroître l'extraction d'argent? Le régiment irlandais, se voit lui, en avril la aussi, déployé à Strasbourg pour renforcer la présence française à la frontière d'un SERG agité. En effet, les polonais sont aux portes de Prague, la Prusse gagne en puissance et la guerre fait rage dans le Saint Empire, qui est donc en proie à une forte agitation. plusieurs actions militaires notables sont néanmoins à rapporter. La tentative d'attaque de la flotte de Victor Marie d'Estrée au large de Terre-Neuve par une flotte de la Royal venue tout droit de Grande-Bretagne notamment qui poussa ainsi la flotte à se replier en direction de la Martinique, abandonnant ainsi Terre Neuve, tandis que dans le même temps, en juillet, une nouvelle armée inuit s'approche des cotes, la menace de raid en Terre-Neuve plane donc de nouveau. De plus, en juillet, après plus d'un an sans bouger à part occuper Rotterdam, la Haye ou encore Utrecht, l'armée d'Hoston remis de nouveau le siège sur Amsterdam avec le même objectif, forcer les néerlandais à faire la paix. Une clause de la lettre du roi stipulant aussi, qu'en cas d'absence de paix dans les 2 ans, l'annexion des Pays-Bas serait décider, car la guerre atteindra déjà les 9 ans (commencée en 1704), malgré une écrasante victoire terrestre française mais sur mer, la Royale Navy impose toujours sa loi. Enfin, on peut citer la formation la aussi d'un nouveau régiment à Québec, lancé en fin d'année et dont la formation devrait finir en 1712. Ce régiment est formé de français immigré depuis le Vieux Continent. En effet, l'année 1710 a vu des taux de croissances très élevé, notamment à Montréal avec plus de 5% dû à l'immigration de français venu principalement de la région du havre et de l'est. Le déploiement de ce régiment est prévu en Acadie, pour palier on l'a vu à l'absence de troupes régulières mais aussi à l'accroissement de troupes britanniques dans le Maine depuis plus d'un an, bien que néanmoins une sortie de l'armée principale en direction de fort Nashwaak ne soit pas prévu afin de ne pas laisser le Saint Laurent sous protection unique des miliciens. --------
  8. Antalex

    Ultima ratio regum. (Empire Total War)

    AN DE GRÂCE 1708 L'année 1708 s'entame sur un sentiment nationale français en expansion en Amérique, le Roi est aimé de la plupart. La politique économique, de faible taxes malgré un fort contrôle de la monarchie absolu sur les sociétés est adoré, les famines, depuis une dizaine d'années se font rares. Qui plus est, les récentes victoires militaires sont de bonne augure et augmente ce ressentiment, si bien que, en Amérique, le gouverneur de Montréal, Claude de Ramezay écrivit, malgré la menace britannique grandissante sur la ville et la Nouvelle-France : "Voilà un fait bien étonnant que j'û remarqué il y a peu. Rendez vous compte, les Français d'Amérique affectionnent particulièrement le Roy, sans jamais ne serait-ce qu'avoir vu sa Majesté en personne,ils lui portent affection plus même que les Français de France d'après quelques rumeurs. Les anglois sont à peine à une semaine de marche de la ville, et pourtant pas une once d'inquiétude sur le visage des habitants. Seuls certains montrent des signes d'agitation, mais l'atmosphère est telle que nous nous croirâmes en période de paix. Néanmoins, sieur De Vaudreuil ainsi que sa troupe ne stationnent pas à Québec, mais plus vers le Sud, signe que les anglois nous sont une menace bien présente. Ainsi allons nous passer une dépêche, et faire appel à des miliciens, certes peu nombreux, mais qui sauront faire la différence parmis nos troupes. Après tout, n'est-il pas le devoir de chaque homme de ces terres d'avoir un fusil et d'en user pour le Roy et sa terre ?'' Claude de Ramezay (gouverneur historique de Montréal à cette période avant de devenir gouverneur de la Nouvelle-France pendant plusieurs années, dans le récit il est simplement gouverneur de Montréal et de sa région). En effet, le début de l'année 1708 marque la première vague d'appel et d'engagement d'une partie des miliciens les plus proches de la municipalité et ceux ayant de l'expérience dans le domaine de la chasse. Dans la première partie de l'année c'est ainsi pas moins d'un régiment entier qui est formé. Régiment est à nuancer, peu entraîné, peu discipliné, l'unité est appelée ainsi du fait de son effectif égal aux régiments d'Infanterie de lignes coloniales de De Vaudreuil, soit 640 hommes formant le 1er régiment de Trois-Rivières. Dans le même temps, un recrutement similaire est effectué à Québec, amenant donc certains à y voir le signe d'un siège britannique potentiel, le dernier remontant à 1690 seulement. Globalement, la situation dans le cœur de la Nouvelle-France est donc marqué par une prévision d'un éventuel assaut britannique. Prévision qui se confortera à la fin du mois de février, les 2 armées britanniques en territoire iroquois se réunissent et se rapproche du Saint Laurent, mais bien plus au sud que prévu, au delà même des rapides du Saint Laurent, donc en deçà de Montréal, sans pour autant pénétrer dans l'espace français. représentation d'un milicien canadien, la baïonnette est toutefois manquante. Ces mesures sont comblés par une autre mesure, moins appréciée, provoqué par le blocage du port du Havre et donc de ses revenus ainsi que par le coût de la guerre : l'augmentation des impôts sur tout 'L'empire français'. Mise en place sous la direction de Michel Chamillart, la hausse d'impôt est cependant assez faible : le taux est plus bas que celui de 1700, Québec en reste exempté, la hausse de l'impôt, en Amérique, ne concerne que la haute population, en métropole elle est générale. Chose assez ironique, si on peut dire, étant que Michel Chamillart périt seulement 2 semaines plus tard, le 23 février peu avant sa 56e année. Si ses années en tant que contrôleur des finances sont très appréciés de la population, son dernier acte l'est donc moins. Il est vite remplacé par Timothée Chamillart qui n'est autre que son fils âgé de 22 ans mais connu pour son honnêteté lui aussi. Portrait de Michel Chamillart. Cette augmentation a néanmoins une conséquence sur la population : une grève générale à Paramaribo qui n'est pas exempté d'impôts, notamment du fait de leur intolérance vis à vis de la religion du royaume et du roy, ils sont protestants. De Colbert décide toutefois de ne pas effectuer de répression sur la population : une révolte serais mal venue. Le printemps commence lui par une autre dépense, aussi centré sur l'Amérique du nord : l’agrandissement du palais du gouverneur à Québec. Cette dépense, occupant la majeur partie du budget colonial a un but bien précis selon Guiscard : montrer la puissance de la Nouvelle-France, et a fortiori la sienne. Dans le même temps, le reste des dépenses est consacré à l'établissement d'un nouveau comptoir de traite à Fort Frontenac, à l'extrême sud de la Nouvelle-France, près du lac Ontario. Construit sur le site d'un fort à l'abandon, ce comptoir est aussi du au fait de l'arrivée (fortement incité en réalité) de groupes de colons sur place du fait de la place commerciale importante que ce centre peu occupé : comptoir de traite, étable, tisserand y sont bâti. Le fort, dont on voit ici un plan, est utilisé pour abriter les colons. --- En Europe, la situation est différente. Tout d'abord, la Marine royale poursuit sa reconstruction, par la finalisation des navires Le Revenant et l'Atalante dans les ports de Brest et d'Anvers. Dans un second temps, toujours sur le plan militaire c'est une opération d'intimidation qui est menée par d'Hoston. Stationné à Bruxelles depuis sa prise, le général victorieux, sur ordre du Roy, mène ainsi une expédition sur le territoire des Provinces-Unies, l'objectif : forcer à faire la paix. Ainsi, avec l'intégralité de son armée, d'Hoston traverse les premières terres et adverses et prends Rotterdam sans affrontement le 26 mars après une semaine de marche. Le port est ainsi occuper, le commerce hollandais est bloqué. Cette expédition, qui se poursuit par une volonté d'occuper le territoire ne fait cependant pas plier les Pays-Bas, aucune paix n'est signée malgré Amsterdam menacé et atteignable rapidement. -- 24 juin 1708, Un éclaireur indien, huron, viens annoncer à Montréal que l'armée britannique viens, dans les jours précédents, de franchir le Saint Laurent au sud de Montréal, mais au nord de Fort Frontenac. Estimé à plusieurs milliers, ils ne sont plus qu'à 2 semaines tout au plus de Montréal, le danger est donc imminent. A la suite de se passage, De Vaudreuil, informé, est envoyé à Montréal et y arrive dès le 28 juin. Cependant aucune nouvelle de l'avancée des anglais, qui semblent juste 'piller' (terme à nuancer du fait de la faible population locale) et gêner le commerce, sans avancer plus au nord. Cela n'empêchant toutefois pas la formation d'un sentiment de peur grandissant dans Montréal, et pour cause : la ville n'est fortifiée que par une palissade en bois, trop fragile pour un siège. Dans le même temps, un second régiment de milice est appelé à Québec, le 2e Régiment du Cap Rouge, la conscription milicienne atteint ainsi plus de 1200 hommes dans la capitale et moitié moins à Montréal. Ce nombre s'ajoutant à la force de De Vaudreuil de 3 360 hommes alors à Montréal donc. sur une population d'un peu plus de 31 000 habitants entourant ces 2 villes, c'est ainsi plus de 15% des habitants qui sont en arme, en tant que soldat de métier ou que milicien. Une autre unité de milice est aussi formée, mais cette fois-ci en Martinique du fait de la menace que peut peser à la fois un débarquement britannique mais aussi une possible révolte d'esclaves ou une attaque de pirates, le 8e régiment de Martinique est ainsi formé courant juillet. -- En parallèle de ces événements, l'Europe connaît encore une fois un été agité. Tout d'abord, Copenhague, capitale du royaume du Danemark chute entre les mains de la Suède le 29 juin. Suède qui, dans les semaines suivantes ira défaire la flotte néerlandaises anciennement à Rotterdam désormais au large d'Amsterdam, la coulant entièrement (5 navires, leur type et leur qualité est inconnue). Les pays-Bas connaîtront eux une seconde défaite dans la guerre qui les opposent à la Westphalie ( du fait de leur alliance avec la Prusse contre l'Autriche), en effet, une expédition envoyé en territoire allemand se soldera par un échec et une défaite néerlandaise le 23 juillet au nord de Cologne sans que le nombre de pertes soit la aussi connu en France, de l'ordre de quelques milliers environ. Enfin, en août, c'est la Savoie et la république de Gênes qui rentrent en guerre, et à la surprise générale européenne, Gênes est mise sous siège en seulement 3 semaines le 30 août 1708, forçant le gouvernement à se réfugier en Corse. C'est ce dernier événement qui souleva des inquiétudes en France et à Versailles notamment. tableau de la défaite de Gênes dans la bataille d'Alba à la mi-août, qui entraîna la déroute d'une partie importante de l'armée génoise. Et aussi étonnant que cela puisse paraître, l'automne et l'hiver furent eux relativement calme en Europe occidentale du moins, la guerre russo-ottomane faisant toujours rage à l'est et dans la mer Égée. C'est dans cette période 2 nouveaux indiaman en Amérique, L'Océan et Le Calypso sont achevés, ils partent rejoindre le comptoir de l'Afrique équatoriale française. L'hiver voit aussi le développement du port de Louisbourg ainsi que de l'artisanat à Trois-Rivières, mais c'est un autre problème qui voit le jour. En effet, dû au blocage du Havre, à la guerre qui se poursuit mais aussi au commerce avec les indiens et la Louisiane mis à mal par l'armée britannique bloquant toutes les ressources du sud ou retardant leur arrivée de plusieurs mois, une pénurie voit le jour en Nouvelle-France. Si parler de famine serait bien exagéré la chose, il convient de dire qu'une pénurie de nourriture apparaît en effet à Québec, Montréal mais aussi en Acadie et en Terre-Neuve. Si elle ne coûtera la vie qu'à 126 personnes, ce qui est relativement faible et peut s'expliquer aussi par les températures hivernales, elle inquiète les autorités si cette pénurie venait à s'aggraver. AN DE GRÂCE 1709 Afin de mettre un terme à l'occupation britannique, les français s'attendaient en 1708, à une tentative de prendre Montréal ce qui explique la non-réaction, De Vaudreuil et sa troupe quitte Montréal le 13 janvier, emportant de nombreux vivres avec eux, tandis que la ville se voit renforcer d'un nouvel appel de 640 miliciens formant le 12e Régiment de Jeanne Mance (du nom de l'une des personnalités historique de la fondation de la ville). L'objectif n'étant pas d'aller attaquer les britanniques mais de provoquer un assaut de ses derniers. Un second régiment de milice est aussi formé à Québec, le 13e régiment de Champlain. On compte ainsi, début 1709, pas moins de 2 500 miliciens entre Québec et Montréal, sans compter ceux de Terre-Neuve, de Guyane et de Martiniques. Dans le même temps, un éclaireur natif de Québec, Roger Fouguet est envoyé pour infiltrer et suivre cette troupe britannique sous le commandement de Robin Burke. Le premier rapport qu'il en fit, le 22 février fait une estimation des troupes, on compte pas moins de 700 hurons et indiens , plusieurs canons inférieur aux français, entre 2000 et 3000 soldats de lignes, soit un total estimé à 3500 à 4000 hommes, supérieurs donc à l'armée française. soldat d'infanterie de ligne coloniale britannique. C'est dans ce cadre d'une bataille qui doit avoir lieu qu'est lancé...l'observatoire royal de Québec mais aussi, ce qui est plus compréhensif, une fortification en dur pour Montréal, protégeant la ville haute, dont la construction doit durer 2 ans. aquarelle représentant ceux que devrait donner un poste de tir donnant sur la ville, on peut observer la place d'arme à droite. la majorité des dépenses du fort concernent en réalité la protection du coté du Saint Laurent contre toute attaque navale, menace prédominante sur la ville. la construction de la citadelle est lancée à la fin de l'hiver, au début du mois de mars. --- En Europe, l'occupation de Rotterdam se poursuit, mais les néerlandais se refusent toujours à tout accord de paix. Ainsi, après un hiver à l'occuper et la quasi intégralité du printemps, De Vaudreuil reçoit, par une lettre du roi, l'ordre de mettre le siège devant Amsterdam dans l'unique but d'obtenir la paix. La prise d'Amsterdam entraînerait la chute des Provinces-Unies, ce qui pourrait valoir à la France une coalition européenne, chose qu'elle ne peut se permettre actuellement. De Vaudreuil quitte donc Rotterdam le 12 juin. Le 16, les manufactures de Den Haag sont prises, l'économie néerlandaise est réduite très fortement, le 19, le siège d'Amsterdam est entamé. Le mot d'ordre est clair : éviter toute perte inutile, ne pas lancer d'assauts, obtenir la paix. Il n'en sera rien durant tout l'été, les néerlandais refuseront encore une fois la paix même au bord de la chute de leur capitale, refusant en effet de reconnaître la légitimité française sur la Belgique et la Guyane, mais aussi sur Curaçao, ce qui réduirait leur empire colonial à un quasi néant. --- le 17 juin, après près de 10 mois de siège, Gênes tombe, la Savoie pille la ville avant de l'occuper, les restes de l'armée génoise sont massacrés avant de pouvoir prendre la mer, aucune nation européenne ne réagira y compris la France, l'armée la plus proche étant située à Strasbourg. l’événement passe donc globalement sous silence, l'Espagne ne souhaite pas perdre Milan face à la Savoie, le pape ne réagit pas, Venise elle, y voit la chute d'un concurrent commercial important. A vrai dire à Versailles, les préoccupations sont plus d'ordre maritime, les navires Le Bretagne et Le Strasbourg sont finies. Il faut maintenant réunir les 5 nouveaux 6e rangs à Brest. Ainsi, le 22 juin, la flotte d'Anvers quitte son port, profitant de la destruction dernière de la flotte néerlandaise par les suédois, direction Brest en passant par la mer du nord, l'Ecosse et enfin l'Atlantique nord, afin d'éviter la Royale Navy croisant dans la manche. Durant l'été, Zanzibar est aussi renforcer par les 2 nouveaux navires de la compagnie commerciale, qui double ainsi son revenu. -- Septembre 1709, après plusieurs semaines sans le moindre mouvement, à attendre un assaut britannique qui n'a pas lieu et un assaut français qui n'a pas lieu aussi du coté britannique, Robin Burke décide de quitter sa position. Faisant croire à une retraite, il entame un mouvement de recul en direction du sud, vers Fort Frontenac notamment. De vaudreuil y voit une retraite britannique et le poursuit mais prudemment. Il tente en fait de ne rester qu'à quelques heures de Burke, tout en gardant la possibilité d'entrer en formation de bataille très rapidement. C'est ainsi, après 2 semaines de poursuite, le 9 octobre, que l'armée britannique s'arrêta près d'une petite colonie d'une centaine de colons, à seulement 20 km au nord de Fort Frontenac, et plusieurs dizaines au sud de Montréal. Près de la petite colonie d'Algone, du fait de sa proximité avec la tribu allié des Algonquins, dans un terrain vallonné à l'avantage des britanniques. (PS : Colonie fictive) En parallèle de ce déplacement, la milice de Montréal est elle aussi envoyé dès le départ de De Vaudreuil de sorte à ne rester qu'à une dizaine d'heures de marches ou une journée de ce dernier, sans que les britanniques ne prennent connaissance. Déplacements des armées menant à la bataille des Collines d'Algone. --- Bataille des Collines d'Algone, 9 octobre 1709 Souhaitant éviter la destruction et le massacre de ce petit village, De Vaudreuil tâcha de déclencher la bataille, laissant le terrain aux britanniques au profit de la sauvegarde de cette colonie. Le terrain est donc vallonné, Algone est aux pieds de 2 grandes collines notamment. La plus haute étant occupé par les britanniques, la seconde, bien plus basse, est occupée par De Vaudreuil et son artillerie. Ordre de bataille : Armée de De Vaudreuil : - 2e Régiment de Québec composé des 7e bataillon du Saint Laurent et du 9e de Saint Jean. 1280 hommes - 1er Régiment de Montréal composé des 2e bataillons de Mont-Royal et 6e de Ville-Marie. 1280 hommes - 5e batterie d'artillerie Normande et la 9e batterie d'artillerie Lorraine, 16 canons chacune et 96 hommes - les 1er escadron de Québec et 7e escadron des Monts Lauriers, 240 cavaliers chacun soit un total de 480 cavaliers. les 2 régiments de miliciens, à savoir les 12e régiments de Jeanne Mance et 1er régiment de Trois-Rivière doivent arriver en renfort dans la journée. On comprends ainsi un total de 2752 hommes d'infanterie et d'artillerie , 480 cavaliers auxquels s'ajoute les 128 gardes du corps et enfin 1280 hommes de Milices faisant ainsi un total de 4 640 soldats. Armée de Burke : - 3 unités de cavalerie indienne, 720 cavaliers, Robin Burke à leur tête - 3 bataillons d'infanterie de la hesse, 1920 hommes - 1 bataillon d'infanterie de ligne coloniale, 640 hommes - 1 bataillon de rangers de 320 tirailleurs, représentant l'élite de l'armée britannique - 1 batterie d'artillerie de 96 hommes. L'armée britannique compte ainsi 3696 hommes, elle est donc inférieur en nombre si les renforts français arrivent à temps. néanmoins sa cavalerie est plus nombreuse. --- L'armée britannique prends donc place au pieds de la plus grande colline, l'armée française sur la 2e, une vallée (peite) séparant les 2 armées. Très vite un problème se pose : l'artillerie française ne peut tirer sur les britanniques du fait de la hauteur, l'inverse est possible. De vaudreuil prends donc la décision de reculer l'infanterie, et de la placer, de part et d'autre de l'artillerie mais légèrement avancée. Désormais hors de portée et ayant eu une vingtaine de morts, De Vaudreuil décide de camper la et d'attendre les renforts de la milice. Burke, conscient de l'arrivée de renforts décide de passer à l'attaque. Il fait avancer sa ligne d'infanterie, et part, avec une grande partie de sa cavalerie vers le flanc gauche français tandis que le le reste par sur le flanc droit. C'est à ce moment la que la cavalerie française rentre en action et part sur le flanc droit et charge. Sur ce tableau intitulé, La colline d'Algone, on peut distinguer l'infanterie française en second plan en train de se replier petit à petit face à l'avancée de la troupe britannique dont on distingue, légèrement, le mouvement de cavalerie sur les flancs. Tandis que l'artillerie française commence à faire feu et que la ligne britannique s'avance, De Vaudreuil recule encore légèrement son infanterie, notamment à gauche. Pendant ce temps, sur l'aile droite, la cavalerie iroquoise est défaite en à peine quelques minutes face à la cavalerie française. Cette dernière passe donc derrière l'infanterie britannique et attaque l'artillerie laisser sans défense. Le combat d'infanterie s'engage au même moment. Le flanc droit français tiens, le flanc gauche, surpasser par la cavalerie iroquoise armée de carabine et l'infanterie recule en bon ordre vers l'artillerie. Les régiments de milices ne sont à ce moment là plus qu'à quelques minutes du champ de bataille, arrivant par la droite. Le recul du 1er régiment permet, en se mettant sur le flanc gauche de l'artillerie de faire tirer la mitraille. La première salve fut dévastatrice, près d'un tiers d'un régiment britannique fut fauchée lors du tir, renversant totalement cette partie du front. En effet la ligne britannique est brisée tout comme son moral sur le flanc gauche et subit de nombreuse pertes. Tandis qu'elle commence à se rétablir, la milice arrive sur le flanc droit, flanquant ainsi l'infanterie britannique malgré sa faible puissance de feu. Forcé de reculer, la partie gauche de l'infanterie britannique infligea tout de même de lourdes pertes aux miliciens, concentrant leur feu sur eux. De l'autre coté, le 1er régiment de Montréal tiens toujours et prends même l'avantage sur les britanniques avec l'action de la mitraille. La bataille est alors dors et déjà gagnée et prends une allure de massacre , il faut cependant limiter les pertes françaises. De Vaudreuil, afin d'écourter la bataille qui dure depuis plus de trois-quart d'heure fait donc charger la cavalerie, venant de faire fuir l'artillerie, sur la cavalerie iroquoise dans son dos. le choc tua sur le coup Robin Burke, démoralisant totalement l'armée britannique. La retraite commença, totalement désordonnée, tandis que derrière elle l'infanterie avançait, les canons s'étaient tus pour ne pas tirer sur ses propres troupes et la cavalerie poursuivait les fuyards. Si la bataille était terminée, il restait encore une unité britannique qui n'était pas intervenu : les rangers, qui occupaient le sommet de la colline. En tentant de se replier, ils furent poursuivis puis fait prisonniers après avoir subit plus d'une centaine de morts. En l'espace d'une heure, l'armée britannique était défaite, seuls quelques cavaliers purent s'échapper de cette défaite majeure. la troupe française avait subit 816 morts et blessés dont plus de 200 miliciens. l'armée britannique comptait elle plus de 3000 morts et 200 prisonniers. Montréal était hors de danger pour le moment, les restes de l'armée britannique quittèrent le territoire, empêchant toute poursuite de De Vaudreuil. Ce dernier rentra donc à Montréal, accompagné des miliciens dont l'utilité et la combativité fut exemplaire mais aussi la vitesse avec laquelle ils réussirent à joindre la bataille. Début novembre, l'armée était de nouveau dans la ville, dont les premières tours et murs commençaient à voir le jour. _____
  9. Antalex

    Ultima ratio regum. (Empire Total War)

    AN DE GRÂCE 1706 Cela fait désormais un mois que la flotte de l'amiral De Rousselet gît au large de Porto, la défaite française, bien qu'ayant fortement endommagé la Royal Nvay mets Louis XIV dans une situation complexe. En effet, la destruction de la flotte ouvre totalement la côte atlantique et de la mer du nord au pillages et raids britanniques et hollandais avec notamment les ports majeurs du Havre, de Brest ou encore d'Anvers en Flandre. La réponse du roi, soutenue en toute logique par Phékypeair est donc toute trouvée : reconstruire la Marine royale en Atlantique. Cependant, plusieurs problèmes se posent : la faible capacité de production de navires, des navires limitées actuellement aux 6e rangs inférieurs aux britanniques et hollandais et la durée de construction. Si la durée de construction et la capacité de production ne peut être résolu, c'est le type de navire qui peut être amélioré et le roi prévoit donc une mise ne place de recherches de l'université de Lyon à l'avenir. Ainsi, dès le début de l'année, les premières planches du Dunkerque et du Belgique sont posées. Ici un dessin des plans du navires, toujours similaires aux anciens. Le début d'année voit aussi la mise en place de la seconde réforme agraire du XVIIIe. Une amélioration du système de récolte, groupé avec une forte croissances de la population française et coloniale : des 26 060 000 habitants dont moins de 40 000 sur les territoires américains, la France compte, en quelques années, près de 4 millions de nouvelles âmes dévouées au roi et des territoires américains de 60 000 habitants. La réforme agraire est donc importante pour moderniser l'agriculture une nouvelle fois face à une augmentation extrêmement rapide de la population. Ainsi, en France (le long de la Loire, en Bretagne, en Normandie, en Picardie, en Lorraine, le long de la Gironde), en Flandre mais aussi en Nouvelle-France centrale (ce terme, employée par Guiscard désigne les territoires entre Montréal et Québec et leur régions), en Acadie et sur l'île de Terre-Neuve les dépenses royales se font fortes et rapide. Augmentation de silos à grain, défrichements en Amérique, subvention par la monarchie de moulins etc. Des champs en Nouvelle-France, on peut distinguer les premières habitations de Québec. Ces réformes ont pour effet premier, l'augmentation importante de la popularité du roi et du gouvernement et ceux malgré la guerre est les rumeurs d'une augmentation future des impôts, ou plutôt d'un retour à l'ancien niveau. Rumeur pour le moment non avérée en réalité par le ministre des finances étant donné la bonne tenue des caisses du royaume. C'est d'ailleurs en raison de cette guerre que plusieurs régiments sont aussi former en France et outre Atlantique. Afin de renforcer l'armée stationnée à Bruxelles, de nouveaux renforts sont envoyés de Paris : - le 11e escadron du Rohan - le 3e Régiment de Provence composé du 5e bataillon de Marseille et du 6e d'Aix-en-Provence Le tout formant ainsi 7 600 nouveaux soldats pour Bruxelles. Dans le même temps à Québec : - 1er Escadron de Québec - 7e escadron des Monts Laurier (du nom des mines de fer dont Québec tire en partie sa richesse marchande) - 1er Régiment de Montréal composé du 2e bataillon de Mont-Royal et du 6e de Ville-Marie. Les noms de ces régiments faisant bien évidemment à l'histoire de la ville, Mont-Royal étant le nom donne à Jacques Cartier du mont dominant l'île et qui donnera son nom à Montréal. Ville-Marie, étant le nom donné par la première communauté de colons à s'installer sur l'île. Ces noms ont ainsi un objectif particulier aux yeux des habitants face à la menace que fait planer le Royaume-Uni : Montréal est français, la Nouvelle-France l'est aussi. Enfin, cette vague de recrutement se termine par l'arrivée à Plaisance et à Cayenne de deux généraux français venus prendre le commandement des milices et unités sur place. Si bien évidemment, le contrôle des armées outre-Atlantique revient à Guiscard épaulé par De Vaudreuil, la distance séparant Québec des territoires fait, en réalité, que les colonies les plus éloignés sont assez autonomes du pouvoir ''central'' de Québec. Ainsi, les îles des Caraïbes, la Guyane et Terre-Neuve sont en pratique des colonies au même titre que le Canada. Si la colonie est, théoriquement, l'Amérique-Française dominée par la Nouvelle-France depuis Québec (Canada et Acadie) est une colonie unique, en pratique on observe 4 colonies du fait des distances : la Nouvelle-France, place principale de l'empire colonial qui envoi malgré tout ces ordres au reste des colonies, Terre-Neuve, les îles des Caraïbes et enfin la Guyane. Ainsi les 24 février et 13 mars 1706, les généraux Mathis Ney et Jean-Marie Colbert arrivent donc en Acadie et en Guyane. Arrivée de Colbert soutenue aussi par le 4e bataillon d'Amazonie venu renforcer ses troupes, permettant ainsi une possible projection sur les terres néerlandaises de Guyane. ____ Le mois de mars voit aussi un fait prévisible suite à la défaite des eaux de Porto : le blocus du port du Havre par la Royale Navy, et ce sans réponse possible de la Marine Royale. Dans le même temps, 2 tentatives d'attaques barbares sur Marseille sont repoussées par l'Aviso Le Mont Blanc sans difficulté au cours du moi d'Avril. Enfin, pour terminer ce chapitre maritime du début d'année, 2 faits commerciaux sont à signaler entre avril et juin. Tout d'abord, Le Lys et Le Dauphin, les 2 premiers Indiamans affectés à la Compagnie de l'Afrique équatoriale française arrive à bon port, en leur comptoir de Zanzibar principalement pour l'Ivoire. D'un autre côté, c'est le comptoir de Saint Louis qui subit un raid pirate, toutefois, Le Magnifique et Le Soleil des Antilles parviennent à fuir sans dommage vers Saint Anne. Le comptoir est lui détruit par les pirates, les commerçants massacrés. la destruction des quelques établissements de Saint Louis. ___ L'augmentation forte de la population coloniale, entraîna, en juin et juillet, un phénomène important de fondation de nouveaux établissements et villages en Acadie, Terre-Neuve mais aussi dans la région de Québec. 3 nouveaux sites d'importances voient ainsi le jour dans l'été 1706. Tout d'abord, en Acadie est fondé la ville-côtière de Louisbourg (du nom du roi), à l'extrême nord de l'île Royale. Ce port est fondé par les colons mais aussi par une directive royale : permettant l'accès au Saint Laurent et donc à Québec et Montréal, le lieu de fondation de Louisbourg revêt donc d'un intérêt stratégique important, c'est pourquoi l'attribution d'une garnison et d'une fortification est prévue. De plus, proche des bancs de poissons, permettant de joindre le Saint Laurent, Terre-Neuve mais aussi les côtes de l'Acadie, ce port est investi par de nombreux pêcheurs y compris métropolitains dès sa fondation. On compte ainsi pas moins de 200 habitants à Louisbourg dans l'année 1706 ce qui est assez exceptionnel. En Terre-neuve est fondé l'établissement de Bonavista, fondé sur le bord du cap Bonavista, ce village de tisserand est aussi déjà un comptoir important pour les pêcheurs vers les Grands Bancs de pêches mais aussi vers la baie d'Hudson. Le lieu est donc tout choisi pour en faire un nouveau village. Enfin, entre Québec et Montréal est fondé la petite ville de Trois-Rivières. Si le lieu appelé ainsi dû à l'embouchure de la rivière Saint-Maurice est connu depuis longtemps et possède déjà un comptoir commercial, c'est cette fois-ci la population qui, par un groupe d'une petite centaine, viens fonder un village autour de ce comptoir. On peut voir ci-dessous un plan de Trois-rivières, le Saint Laurent au bord ainsi que la palissade en bois entourant la nouvelle colonie. L'automne est ainsi marqué par la construction des bâtiments de ces villes et établissements ainsi que par la finalisation du Dunkerque et du Belgique en France métropolitaine. Cependant, afin de joindre Brest, le Belgique est attaquée par des navires britanniques, après seulement 2 mois d'existence, il est coulé au large de l'Ecosse, emportant avec lui son équipage et un brick britannique. Aucune mention de cet événement survenu avec Le Belgique ne sera fait mention, la marine préférant mentionner une tempête pour en expliquer la perte. Mais cette faute est grave pour le ministre de la marine ayant autorisé l'envoi du Belgique vers Brest sans prendre en jugement les menaces hollandaises et britanniques. Si il n'est pas encore question de faire sauter Phékypeair, cette nouvelle tends néanmoins les relations auprès du roi et ceux jusqu'à la fin de l'année. Toutefois, 2 autres 6e rangs seront lancés dès le printemps 1707. -- Fin d'année qui est d'ailleurs mouvementée, Tout d'abord, La couronne espagnole, après avoir fait chuter le Portugal prends désormais la ville de Tanger, faisant chuter le Maroc et ainsi un pieds en Afrique du nord les 18 et 19 septembre. Il s'agit la d'un véritable expansionnisme espagnol, sans doute pour combler la perte des pays-bas espagnols mais aussi pour mettre un terme à la piraterie marocaine. Le 25 octobre, c'est une armée inuit qui pénètre en Terre Neuve, estimée à un peu plus d'un millier et demi d'hommes. La défense commandée par Ney comporte quand à elle 2 368 hommes dont 960 en provenance de Québec. L'entrée de cette armée ennemie en territoire français marque ainsi le début réel des hostilités entre français et inuits malgré une guerre entamée en 1704, désormais Ney doit choisir entre attendre à Plaisance ou prendre les devants. Enfin, le 14 novembre, le général Colbert décide, après réunion des troupes à sa disposition, de partir pour la Guyane néerlandaise avec comme objectif ni plus ni moins que sa conquête. Il dispose donc d'une armée composée de 2 régiments de milices et 2 régiments d'aides amérindiennes en complément de ses gardes du corps, soit une troupe de 2 048 hommes. AN DE GRÂCE 1707 "Nous sommes le 12 janvier, Je ne me suis toujours pas habitué à l'absence de froid comme en France mais je dois avouer que cela me réjouit. Nous avons atteins, hier, la forteresse néerlandaise de Paramaribo, les néerlandais et quelques plusieurs centaines d'habitants s'y sont réfugiés. J'ai ordonné d'y mettre le siège, cela prévoit d'être long, je n'ai pas d'artillerie à ma disposition et ils ont sûrement de quoi tenir un certain temps. Je ne connais pas la valeurs de ses Sauvages, ils sont inférieurs à mes troupes françaises c'est certains mais peut-être pourront-ils m'être utile face à ces ennemis." Mémoire de Guyane, Jean-Marie de Colbert, janvier 1707. Le siège de la Guyane néerlandaise vient d'être entamer en ce début d'année. Dans le même temps, en Amérique du Nord, les mouvements britanniques se font bien plus pressants sur Montréal et Québec. Les troupes britanniques, repérées par des éclaireurs amérindiens, sont stationnées en territoire britannique et iroquois, mais elles se rapprochent du Saint Laurent. De Vaudreuil, pourtant à la tête d'une troupe nombreuse et de qualité : 3 360 hommes, dont 2 560 d'infanteries, une trentaine de canons, et plusieurs centaines de cavaliers. Les canons sont d'ailleurs nouveaux, issues de la nouvelle fonderie de Québec, ce sont des canons de 12 pieds et déplaçable sur le champ de bataille. 2 batteries remplacent les anciennes, il en est de même pour l'armée de Bruxelles. Face à cette menace, De Vaudreuil en accord avec Guiscard construisent plusieurs fortins et avant postes le long du Saint Laurent entre Québec et Montréal. Mobilisant ainsi de nombreux hommes, ils sont rapidement construit et notamment l'ouvrage principal : le Fort de Saint-Martin-de-Ré à l'endroit à quelques kilomètres au sud de Québec et au nord de Trois-rivières. La population coloniale est en effet mobilisable en tout temps par les autorités pour participer à la défense (le régiment de milice québécoise déployée en Terre-neuve) mais aussi pour la construction d'infrastructures et de bâtiments. Ainsi, parmi les 30 000 habitants des régions de Québec et de Nouvelle-France, près de 14 000 sont mobilisables en unités de milices, disposant chacun d'un fusil, à leur frais, pour participer à la défense si besoin. Cependant, leur usage est pour le moment limité à quelques centaines du fait de la présence d'une troupe armée importante, la plus importante depuis le déploiement du régiment de Carignan-Salières entre 1665 et 1668 et ses 1 300 hommes. Mais comme le pense De Vaudreuil, la réquisition de certaines populations de milices pourraient s'avérer utile, elle est donc envisager. Position du fort de Saint-martin-de-Ré et des armées britanniques, à la fin de l'année 1707, en territoire iroquois et donc inattaquable sans déclenchement de guerre (les iroquois refusant de laisser passer l'armée française.) représentation d'un des forts défensifs. Le Fort de Saint-Martin-de-Ré est quant à lui plus grand car conçu pour accueillir plusieurs milliers d'hommes en son sein. ___ Au début de l'automne, après avoir recherché diverses baïonnettes, l'Université d'Orléans met au point avec l'aide de diverses officier français la technique du carré. Avec la disparition du carré de piquiers dans l'armée française, l'infanterie est vulnérable a toute charge de cavalerie. Cependant, l'utilisation de la baïonnette sous le canon permettant de tirer apporte une compensation de la perte de la pique. Le modèle du carré est donc simple : l'infanterie se dispose en un carré non plein, se dirigeant vers l'extérieur, les officiers au centre. Cela permet ainsi de fournir un tir sur tous les angles, évitant le contournement et la charge sur les flancs ou dans le dos de la part d'une cavalerie adverse. Les petits manuels détaillant le procédés sont ainsi envoyés en direction de toutes les armées du royaume, en et hors de métropole. La compagnie de l'Afrique équatoriale française, du fait des forts revenus qu'elle tirait de son comptoir dans l'ancienne colonie portugaise demanda, en octobre, la construction de 2 nouveaux indiamans dans les ports de Guyane et des Caraïbes, choses qui fut immédiatement acceptée par le pouvoir royal, comprenez, par Louis XIV. Dans le même temps, en Terre-Neuve, l'armée de Ney, s'avançant dans les terres rencontra l'armée inuit, en marche sur Plaisance. Peu de détails sont parvenus jusqu'à la cour du roi sur la bataille, on connait toutefois le détail précis des troupes présentes. L'armée inuit était composé de 1 760 hommes dont 480 cavaliers. Aucun archer mais plusieurs unités lançant des haches (causeurs de la majorité des pertes françaises). La troupe de Ney est elle composée de : - ses gardes du corps, 128 hommes - 3 régiments de milices : le 1er de Montréal, - 1er régiment d'Acadie, les célèbres coureurs des bois. Célèbres car participant à de nombreuses découvertes dans la Nouvelle-France, ce sont des pionniers vétérans. Pour un total de 2 368 hommes. Si les français sont supérieurs en nombre, les Sauvages disposent d'une importante cavalerie qui poussera Ney à rompre la ligne, désorganisant sa troupe du fait d'une charge indienne. Toutefois, on sait que le 1er de Montréal épaulé par la charge des gardes du général permirent de repousser la cavalerie amérindienne qui prit la fuite. S'en suit ensuite des combats à distance puis au corps à corps, baïonnette contre hache. Les pertes françaises, comprenant uniquement des miliciens et 25 gardes, font état de 735 morts et blessés. Les inuits comptent eux d'environ 1 650 morts et prisonniers, les seuls survivants étant les cavaliers ayant pris la fuite. Si la victoire française est claire, les pertes sont élevés, près d'un tiers de l'effectif étant mort ou hors de se battre. Toutefois, la menace directe sur Plaisance et Terre-Neuve est elle écartée. ___ A l'opposée de l'Amérique française, en Guyane néerlandaise, c'est une autre bataille qui ce joue, la Bataille de fort Zelandia Bataille de fort Zelandia, 22 Novembre 1707. Après plusieurs mois de siège, alors que l'ennemi n'a pas l'air d'être près à se rendre, Colbert, conscient que du fait de la distance vis à vis de ses bases arrières, couplé a de possible maladie et infection ne peut faire éterniser le siège, décide de mener un assaut direct contre le fort néerlandais. Il dispose donc pour cela de ses 128 gardes du corps, de ces 2 régiments de milices (3e de Cayenne et 2e de l'île du Diable) de 640 hommes chacune et des 3 et 4e bataillon d'aide amérindiennes comprenant au total 640 amérindiens, soit un total de 2 048 hommes. Face à lui, dans leur fort, 1 300 défenseurs, environ, dont seulement 640 réels hommes d'armes. Cependant malgré cet avantage numérique certain, plusieurs éléments sont en sa défaveur. Tout d'abord, comme il le raconte dans son récit de son attribution en Guyane, les amérindiens n'ont jamais effectué de siège, ni même la milice ce qui est logique. De même pour lui, il n'est pas spécialiste de la poliorcétique. De plus, il ne dispose d'aucune artillerie, ce qui implique forcément un assaut sur les murs si les néerlandais ne sortent pas, chose qu'ils ne feront pas. Pour leur part, les néerlandais disposent de petits canons de forts disposés sur les murailles. La tactique adopté par Colbert est donc simple : mener avec l'infanterie de milices un assaut frontal, mobilisant ainsi les forces néerlandaises tandis que les auxiliaires iront eux sur les flancs pour prendre à revers les défenseurs du fort. Le plan est donc mis rapidement à exécution, les milices attirent ainsi l'attention des unités néerlandaises pendant le contournement des amérindiens. L'assaut est ensuite mené, frontalement en escaladant les murs. Cependant les miliciens sont contenus et en partis repoussés, à l'inverse des amérindiens. le 3e bataillon, défait des citoyens armés néerlandais tandis que le 4e, ne subit lui aucune tentative néerlandaise, les flancs sont donc tombés. Après donc 30 minutes d'assauts et d'échec, et ceux malgré des pertes de milices s'élevant à plus d'un tiers des forces, on parle ici de près de 190 morts pour le régiment de l'île du Diable et de 250 pour celui de Cayenne pour des unités de 640 hommes), les miliciens repartent à l'assaut, cette fois-ci soutenu par le feu des aides amérindiennes dans le dos des miliciens. Le second assaut durera ainsi 20 minutes, les citoyens sont rapidement défait et seul les miliciens opposent une défense réelle causant encore des pertes supplémentaires importantes. Les derniers néerlandais, finiront par ce rendre après la prise du fort par les aides amérindiennes venues se placer dans la cour. Au final après une heure de combat le fort est pris, la Guyane néerlandaise donna sa reddition dès le lendemain, Paramaribo est prise. La bataille aura coûté la vie ou mis hors d'état de se battre a 788 hommes, les néerlandais perdront quant à eux 1180 hommes, le reste étant fait prisonniers. ___ L'opération de Colbert est donc un succès, en moins d'un an la Guyane néerlandaise et désormais rattaché à Cayenne. Dans la fin de l'année, Louis XIV, sous l'égide du ministre des affaires étrangères Jean Lernould ouvrira des pour-parler de paix avec les Pays-bas et le grand duché de Hanovre. Cependant, malgré l'actuelle défaite des forces adverses, les 2 camps refusèrent la paix. Le Hanovre ira même jusqu'à demander la région de Québec, prétextant qu'il ne s'agit la que d'un ''Pays recouvert de glace huit mois de l'année, habité par des barbares, des ours et des castors.'' Réponse qui fit quelque peu rire Louis le Tellier tandis que De Morveau, plus tempéré, rétorqua à l'ambassadeur du Hanovre que si il ne retirait pas sa demande absurde c'est son pays qui pourrait connaître un hiver long de 8 mois. Par cette réponse il induit bien évidemment une famine organisée de la capitale du grand duché. L'ambassadeur retira sa proposition, les néerlandais, eux, refusèrent de céder Curaçao en échange d'une paix. L'année 1707 s'achève donc, la guerre se poursuit-elle depuis le 11 juin 1704. Tableau représentant les débats concernant les demandes à faire aux Pays-Bas pour un traité de paix. ______________________________________ Petit bonus :
  10. Antalex

    Ultima ratio regum. (Empire Total War)

    AN DE GRÂCE 1705 Conseil de Versailles, 4 Janvier 1705 Nous sommes quelques semaines après la libération de Bruxelles, l'ancien territoire espagnol est sous contrôle français, mais il faut désormais savoir ce qu'il en adviendra. Tous les ministres sont là aussi présent, y compris le "Prince d'Amérique", resté en métropole pendant toute l'année afin d'obtenir des financements mais aussi des hommes en parcourant le territoire. Sa présence nuisant à le Tellier, qui espère lui tirer profit de la victoire militaire récente. En début de matinée, réunis dans la galerie des glaces puis dans un salon plus privé, le Roi-Soleil fit très vite comprendre de quel coté il penchait : une annexion pure et simple de l'ensemble des territoires, comtés, évêchés, duché, qui composait les pays-bas espagnols. La question semblait donc vite trancher, cependant, Chamillant, voyait en ce territoire l'occasion d'acquérir, tout en étant payé d'autres part, les colonies espagnoles dans les Caraïbes. Cet échange, comme il le dit lui même permettrait ainsi : ''De remettre en place la zone tampon pour la frontière nord, ne dépassant pas le précarré du Roi, d'acquérir des îles riches et de recevoir une somme nous permettant de financer la guerre." Cette remarque, surprenante car fortement inattendue, ne fut pas pour autant retenue. En effet, Louis XIV était persuadé qu'une telle demande serait perçue comme un outrage pour la couronne espagnole, du moins plus important que celui d'annexer les terres occupés, encore fallait-il trouver comment faire. Ainsi intervint le chef du gouvernement, de Morveau, généralement discret dans les débats, son idée était simple : prétendre que rendre le territoire aux espagnols le rendrait vulnérable et instable, obligeant ainsi l'Espagne a accepter l'occupation française, et, dans un second temps, obtenir d'un Etat européen la reconnaissance que le territoire est désormais français, sans que cela n'apparaisse comme demander par le royaume. Cette proposition, risquée car compromettant les relations franco-espagnoles si elle était sût, fut néanmoins accepté par le roi dans l'après-midi après consultation. Consultation notamment au près du ministre des affaires étrangères, Jean Lernould, 44 ans qui fit valoir plusieurs choix au roi dont voici la liste : la Bavière, qui n'est pas rentrée en guerre, la Suède, la Pologne-Lituanie et l'Empire tsariste de Russie. Dans la soirée, les messagers partirent donc, en direction de Madrid, et de Stockholm. __ Le mois de janvier fût aussi marqué par une ordonnance royale, exemptant la population conquise d'impôt pour un an pour les 2 075 000 nouveaux habitants de la France. La fin de l'hiver est donc principalement politique et diplomatique. A l'image notamment de l'alliance conclue avec la Nouvelle-Espagne, si il s'agit d'une colonie espagnole, l'alliance négociée par Guiscard, en France avant son départ pour Québec, ainsi que par Lernould permet d'amadouer l'Espagne, face aux risques encourus pour Bruxelles. Début février, seulement 2 ans après la première baïonnette, c'est un nouveau modèle qui est développé, directement fixé sous le canon, elle n'empêche désormais pas l'infanterie de tirer contrairement à l'ancienne. Très vite lancée en production afin d'être standardisée, plusieurs milliers d'exemplaires sont envoyés, entre juin et juillet, dans des bateaux de commerce sous couvert de transport de biens commerciaux. ''on a cru pouvoir suppléer au défaut des piques par la bayonnette au bout du fusil. Cette arme est très moderne dans les troupes. [...] Les soldats du 1er Régiment de Paris portoient la bayonnette dans un petit fourreau, mais désormais elle est directement placée. On en a donné depuis aux autres Régiments pour le même usage, c'est-à-dire, pour charger l'ennemi dans les occasions.'', Jean Joudreau, lors de sa description de la baïonnette, Ecrit détaillant les armements des soldats du roy Louis le Grand. Jean Joudreau (il s'agit en réalité du marquis de Louvois, à l'initiative des premiers emplois de baïonnettes pour les fusillers). Pendant le printemps, le nouveau 6e rang, lancé à Brest l'année passé est terminé : Le Soleil Royal, rejoint ainsi la flotte de l'amiral Rousselet pillant actuellement les routes commerciales britanniques et néerlandaises. Composé de 32 canons et d'un équipage de 135 hommes, c'est un navire puissant mais bien inférieur aux 4e Rangs britannique et flûte néerlandais repérés dans la manche en 1702 et 1703. Dessin représentant Le Soleil Royal, escorté par un petit navire au large du Cap Finistère. Les constructions de navires sont aussi poursuivis par le lancement des Le Magnifique et le Soleil des Antilles, 2 indiaman, en direction du Brésil ainsi que du Tadoussac au Québec. Le 21 Juin, c'est une nouvelle école royale qui est inaugurée à Lyon, en présence de de Marveau, centrée notamment sur les sciences, la biologie ou encore la science, elle constitue un autre fer de lance de l'intellectualisme français à venir. Les projets lancés par le roi, sont notamment dans l'agriculture, face à la croissante forte de la population française. Bibliothèque royale de Lyon. Enfin, l'Amérique fait encore l'objet de dépenses importantes pendant l'été. Voulant faire de Québec un réel ''Versailles Américain'', Guiscard, dont l'influence ne cesse d'augmenter à la cours malgré son absence obtient ainsi les droits de la construction d'un Opéra à Québec ainsi que d'une fonderie, beaucoup moins prestigieux certes, mais au rôle militaire important. Dans le même temps, c'est en Guyane que l'activité militaire devient intense. En effet, si les provinces unies ont un empire colonial réduit, un de leur territoire dirigé depuis Paramaribo est frontalier de la Guyane, la menaçant ainsi. C'est donc, par décret royal et par des accords avec les marchands du Havre et de Bordeaux que Louis XIV négocie l'envoi, dans un premier temps, de 640 hommes, colons, destinés en réalité à former une première unité de milice en Guyane. Dans le même temps, il en est de même pour l'île de Terre-Neuve. Les 2 bataillons de miliciens arrivent dans les colonies en juillet et août 1705, formant ainsi les : 1er Bataillon de Plaisance et 3e Bataillon de Cayenne, augmentant fortement la démographie locale, la Guyane ne comptant alors que 4 700 habitants et Terre-Neuve 7 900. Dans l'ensemble de la Nouvelle-France, on compte population de 57 650 habitants dont près de 29 000 entre Montréal et Québec (19 500 habitant pour la capitale outre-Atlantique), sur les rives du St Laurant, témoignant ainsi de la forte disparité territoriale. Le Royaume de France compte lui au total 29 480 000 habitants du fait des populations récemment conquises. Par ailleurs, l'acte de Reconnaissance de Stockholm, qui survient le 29 juillet, faisant ainsi de la province de Flandre et du Luxembourg (division en 2 du territoire choisie par Louis XIV de manière administrative uniquement) un territoire français légitime pour la Suède, et bientôt d'autres nations européennes, notamment leurs ennemis à l'image du Portugal, avant sa chute. En effet, si l'Espagne ne contredit pas cette reconnaissance, c'est à cause de son entrée en guerre avec le Portugal à la mi-août, la raison invoqué étant un non respect du Traité de Tordesillas par la couronne Portugaise en Amérique. En réalité, c'est toute l'Europe qui fait face à de nombreuses nouvelles, guerres et batailles pendant l'été 1705. La Reconnaissance de Stockholm, survient seulement une semaine après sa perte de Saint Petersbourg au profit de la Russie, pour paraître puissante sur la scène européenne. Le 23 août, c'est l'électorat de Saxe qui disparait après sa chute face à la Prusse (dans le conflit face à l'Autriche), et dans la même semaine c'est cette fois-ci Dantzig qui est prise par les prussiens. Ces nouvelles sont vues comme très inquiétantes en France. Le 2 septembre, Lisbonne tombe, la famille royale portugaise est décimée dans l'incompréhension de la chute de la ville. L'empire colonial portugais, lui, survit cependant, partiellement du moins. Les tensions en Europe sont alors en pleine expansion, le bellicisme prussien et espagnol faisant disparaître de la diplomatie européenne l'affaire des pays-bas espagnol, sauf pour les Provinces-Unies et quelques diplomates britannique. Tableau représentant certains bâtiments de Lisbonne, ravagé par son siège, court, mais d'une violence rare. C'est dans le cadre de la chute de Lisbonne que Le Soleil des Antilles le Magnifique arrivèrent au Brésil, non pas pour Saint Anne et son comptoir florissant, mais pour un nouveau comptoir, le comptoir Saint Louis, au sud de Saint Anne, sur l'ancienne île portugaise de Vitoria, désertée. En France, à la fin août, le 8e Régiment d'Alsace arrive finalement à Marseille et déloge ainsi les barbares, coulé à leur sortie par la flotte, permettant au commerce de reprendre après des mois d'arrêt. Le Régiment part désormais pour Strasbourg et l'armée de Villars. Cet été, plus que mouvementé, s'achève finalement sur une rencontre entre Maximilien II et des dignitaires français à Munich. Désireux de s'allier à nouveau, mais aussi d'obtenir une nouvelle reconnaissance sur la Flandre et le Luxembourg, les français apportent en cadeau la nouvelle baïonnette récemment produite. Maximilien acceptera finalement l'alliance, passant par la reconnaissance, et offrira en cadeau une autre technologie militaire concernant cette fois-ci l'artillerie, la mitraille. Dans leur rapport au roi, les diplomates lui rapporteront la citation suivante ''J'espère que la mitraille ne finira pas dans les murs de Bavière de la part des canons de France, bien qu'elle soit originaire.", attisant le sourire des diplomates. Maximilien II de Bavière En Octobre, une nouvelle vague de colons débarquent en Terre-neuve, formant ainsi le 3e Bataillon de Saint John (du nom de la tannerie la plus réputée de l'île, faisant une partie de sa richesse), formant ainsi avec le 1er de plaisance le 1er Régiment de Terre-Neuve, composé de 1280 hommes. Ce renforcement est en fait une réponse au mouvement d'une armée inuit, ayant quitté la capitale de leur territoire et s'avançant vers la Nouvelle-France. Le 25, le port du Havre est bloqué par une flotte britannique, trop puissante pour que la Marine Royale puisse intervenir. Cependant, les quais ne sont pas attaqués du fait de la présence du 10e Escadron de Gendarmerie et des canons placés sur les quais. La fin de l'automne voit l'arrivée du Brest à Saint Anne, montant ainsi fortement la présence française au Brésil, et la croissance de la Compagnie du Brésil Français. Compagnie qui n'est d'ailleurs plus la seule à partir du 1 Novembre 1705, avec la fondation de la Compagnie de l'Afrique équatoriale française, par les marchands du Havre avec le Lys et Le Dauphin. Le mois de novembre commence aussi par, du fait d'un échange négocié avec les peuples autochtones d'Amazonie et du métissage de la Guyane, de la création du 3e Bataillon d'Amazonie, comprenant 240 hommes, dit 'aide-mousquetaire', il vient ainsi renforcer les forces guyanaises face à la menace néerlandaise, bien que Louis XIV ne cache pas sa volonté d'en acquérir le territoire. Tandis qu'en Terre-neuve, ce sont des forces de l'armée du Québec qui sont envoyés en renfort face à l'approche d'une force inuit, c'est ainsi le 1er Bataillon de Montréal (milice) et le 1er d'Acadie de l'armée de Vaudreuil qui y sont déployés par l'Actif. Dans le même temps à Paris, Louis XIV ordonne la création d'un nouvel escadron de cavalerie ainsi que d'un régiment d'infanterie ainsi qu'un nouveau à Québec. En effet, entre le 13 et le 18 Novembre, les Treize colonies britanniques sont annexés par la couronne Britannique. Bien plus peuplé et riches, ces colonies désormais sous contrôle directe de Londres créent un nouveau front potentiel. La France n'était pas en guerre avec les Treize colonies, l'Acadie mais aussi Montréal sont désormais menacés par l'ennemi héréditaire de la France, et Louis XIV en prend conscience. C'est aussi le cas de Guiscard, qui dès l'annonce de cette nouvelle envoi de Vaudreuil et son armée à Montréal pour se préparer à toute menace. Mais en réalité, la première bataille entre britanniques et français de ce siècle n'a pas lieux en Amérique, mais en Europe, et sur mer. La flotte de Louis de Rousselet, au large de Brest est alerté de l'approche d'une flotte de la Royale Navy le 22 novembre. Dans la journée, elle part vers le sud, espérant semer les britanniques, mais elle est rattrapée par cette dernière à à peine quelques lieues de Porto, port désormais espagnol. Bataille des eaux de Porto (3-4 décembre 1705) 1e Phase, 3 décembre : Ordre de bataille français : - 5e rang Ville de Paris, navire amiral de Louis de Rousselet, 47 canons et 225 membres d'équipage. - Le Patriote, Le Soleil Royal, Le Malin, 6e rangs de 32 canons et 135 membres d'équipage. - L'Entreprenant, brick de 25 canons et 100 membres d'équipages. Soit un total de 158 canons et 730 marins et hommes d'équipage. Ordre de bataille britannique : - HMS Majestic, 4e rang et navire amiral, 58 canons et 270 marins. - HMS Calcutta, son sistership. - HMS Fly, 5e rang de 45 canons et 220 marins. - HMS Acote, Brick de 26 canons et 100 marins. - HMS Argo , Indiaman de 12 canons et 40 marins. Soit un total de 199 canons et 900 marins. Conscient de son infériorité en terme de puissance de feu, de Rousselet peut compter sur la plus grand manœuvrabilité de sa flotte. Le Ville de Paris La formation français est très simple : 2 lignes, une composée du vaisseau amiral et du brick, l'autre des 3 6e rangs. En face, la flotte britannique d'Henry Forbes se divise, les 4e rangs en tête. De Rousselet se sépare, une ligne d'un coté, la seconde de l'autre tandis que Forbes, sûr de sa puissance de feu réunit sa ligne et fait voile en direction de la seconde ligne, le Soleil Royal en tête On peut distinguer ici la séparation, au loin, de la flotte française avec la voilure importante du Ville du Paris, tandis que les vaisseaux britanniques font face au vent, élément très important qui affectera leur manoeuvrabilité. La flotte française forme en faite 2 lignes, parallèles et qui petit à petit s'axe perpendiculairement à celle de la flotte britannique. Cette dernière est coincée entre 2 lignes de feu. Le HMS Argo est coulé dès le début des tirs du fait d'un tir croisé venant de son arrière. Le HMS Majestic, le premier dans la ligne, tente de forcer la ligne des 6e rangs, infligeant de lourds dommage aux Le Malin et Le Patriote mais il subit de nombreux tirs sur le flanc gauche le forçant à faire demi-tour, c'est ensuite le HMS Calcutta, qui, quelques minutes plus tard tente la même chose tandis que l'encerclement se poursuit, désorganisant la formation britannique. Passant près du Malin (2e dans la ligne) , il subit de plein fouet le tir des 3 navires, sur plusieurs salves. L'équipage est décimé, le navire, abandonné. Alors que la bataille avantage les français, les dommages que subissent Le Patriote et L'Entreprenant se font de plus en plus fort car étant les moins couvert de la formation, les forçant ainsi à se replier mais l'Entreprenant sera rattrapé par le HMS Acote qui finira par le couler. (Cette phase dura plusieurs dizaines de minutes) La victoire change alors de camp, la flotte britannique, réduite à 2 navires parvient à sortir de la formation, Le Malin, désormais 'à découvert' explosa quelques instants après, en une salve du HMS Majestic. mouvements des lignes lors de l'encerclement, les 2 4e rangs britanniques en tête de pont. De Rousselet prends alors comme décision d'hissez les voiles et de prendre le vent, n'étant plus réduit qu'à 2 navires. poursuivi par les 2 navires britanniques puis 3 au retour du HMS Acote, De Rousselet utilise la maniabilité des vaisseaux pour tirer sur les britanniques, si bien qu'il parvient, en une heure à couler le HMS Acote et le Fly. Cependant, dans les manœuvres, le Soleil Royal est atteint par des boulets chaînés. Perdant sa voile, il est rattrapé par le navire amiral britannique, plusieurs membres de l'équipage saborderont le navire (plusieurs canons feront feu dans l'intérieur du navire afin de le couler de l'intérieur) évitant sa capture, le reste sauta à l'eau. Seuls 22 atteindront le rivage et l'Espagne. Ainsi, le Ville de Paris est seul face au HMS Majestic déjà endommagé. De Rousselet ordonna donc de virer pour se mettre perpendiculairement à ce dernier, qu'il coula d'une salve, car touchant le flanc endommagé de ce dernier. A la fin de la bataille, du moins, de la première journée, seul le Ville de Paris, restait, avec à son bord 144 marins. La flotte britannique était au fond de la mer et les corps britanniques flottaient tout autant que ceux des français. Pensant la bataille finie, De Rousselet mis le cap sur Marseille pour se faire réparer, mais le lendemain matin, une seconde flotte arriva, menée par Edward Roussel, comprenant 2 5e Rang, 2 brick et 3 aviso. La flotte ayant rattrapé aisément le navire amiral endommagé. De Rousselet dit, dans les paroles d'un marin survivant : "Messieurs, si hier la Royal Navy a pleuré ses morts tout autant que la Marine a pleuré les siennes, aujourd'hui Dieudonné pleurera les nôtres.'' 2e Phase, 4 décembre : Incapable de se replier, De Ressoulet pris donc la décision d'avancer de face contre la flotte britannique, qui était semble-t-il déjà endommagé pour une raison inconnue. Lors du passage contre la ligne britannique, le HMS Queen prend feu à la suite d'une salve, le navire est abandonné, la ligne britannique est à l'arrêt sous le feu du navire français. Le HMS Queen lors de son abandon, on peut observer le Ville de Paris à gauche. Par la suite, pour une raison que l'on suppose être la volonté du prestige, l'amiral britannique parti seul à la poursuite de De Rousselet. Cette poursuite lui coûtera la vie ainsi qu'à l'ensemble de son équipage après un combat rangé d'une quinzaine de minutes, endommageant encore plus le dernier navire français. Après la perte de leur vaisseau amiral, l'ensemble de la flotte britannique repris la poursuite. Le Ville de Paris sombra ainsi dans la soirée du 4 décembre 1705, avec 138 marins sur les 244 encore au vie au levé du jour. Seuls 6 survécurent et seront capturés par les britanniques. Combat entre le HMS Arguill et le Ville de Paris, on peut remarquer la coque fortement percée, peut avant que le navire britannique sombre. __ La flotte principale de la marine royale gisait désormais non loin de Porto, avec 700 marins et leur amiral. Côté britannique, 7 navires dont plusieurs importants (4e et 5e rangs) sont perdus ainsi que 2 amiraux et près d'un millier de marins. C'est une victoire certes, mais une réelle victoire à la Pyrrhus pour la Royale Navy. Les conséquences pour la France sont grave : perte d'un amiral, de la totalité d'une flotte, le blocus navale sur les Provinces-Unies et une partie du Royaume-Uni cesse et enfin, le commerce français passant par le Havre notamment n'est plus protégé. Un marin français, officier alors le seul officier survivant de la bataille, écrivit ses quelques lignes pendant sa détention à Londres. "Dans les eaux de Porto, Hier et aujourd'hui nous avons combattus Pendant que l'ennemi refermait son étau. Nos marins sont donc vraiment doués de vertus Pourtant ils ont périt dans les eaux de Porto. Je ne pense pas que Dieu nous ai abandonné, Hélas tous ces bons hommes nous ont quitté trop tôt. Peut-être étaient-t-ils simplement tous condamnés A sombrer de la sorte dans les eaux de Porto." _____________________________________________________ PS : - Dieudonné était, sauf erreur de ma part, le surnom donné à Louis XIV, j'espère n'avoir déranger personne en l'utilisant. - Afin d'apporter plus de RP je donne des noms à des régiments, bataillons ou encore vaisseaux, si vous en avez donc n'hésitez pas à m'en faire par (comme c'est le cas pour celui de Bretagne, d'Alsace ou encore Le Soleil Royal et bon nombre de navires). - Tout retour, positif ou négatif est évidemment bienvenu notamment sur la narration des batailles qui, je dois dire, est plus complexe je trouve que sur HOI3.
  11. Antalex

    Ultima ratio regum. (Empire Total War)

    AN DE GRÂCE 1703 Versailles, 9 Janvier 1703, tôt dans la matinée "Monseigneur, Monsieur le roi, venez vite ! Votre dame est train de mettre bas, il s'agirait d'un fils.'' En ce 9 Janvier 1703, la femme, secrète du roi, dont le mariage n'a pas été révélée, venait d'accoucher. Donnant ainsi naissance à Louis, 6e enfant du roi, il est le nouvel héritier du royaume de France, à la suite du décès de Louis de France, fils du roi, mort des suites d'une attaque cérébrale en 1701. La descendance du roi est donc assurée ce dernier se faisant âgé désormais. La nouvelle, qui ravira toute la cours de Versailles, est ainsi fêté comme il se doit en attendant sa présentation aux grands du royaume, à la fin du mois. Portrait de ce dernier à l'âge de 2 ans. ___ En cette fin d'hiver et début d'année, toujours marquée par une forte prospérité économique, les maisons de gouverneurs à Québec et à Cayenne, marquant le fort et nouvel intérêt porté sur les territoires outre atlantiques viennent de s'achever peu avant le début du printemps. Fier de sa nouvelle demeure, démontrant la puissance et le prestige de la Nouvelle-France, le gouverneur d'Amérique, Raimond Guiscard souhaite ainsi démontrer la puissance montante de la France en Amérique, ceci alors que Québec compte 5 fois moins d'habitant que la seule ville de Philadelphie, plus peuplée que l'intégralité des territoires de la nouvelle-France. La demeure du gouverneur d'Amérique à Québec. On peut y distinguer la grandeur du bâtiment, dont les jardins, en arrière, sont fortement inspiré de ceux présents à Versailles. De plus, en ce début d'année, les 2 premiers navires de commerce, terminé pendant l'hiver dans les chantiers navals de Sonnamary en Guyane et de Marseille entament leur route, la destination : Le Brésil. La France ne reconnaissant pas le traité de Tordesillas et malgré les différents échec d'installation coloniale au Brésil sur les 2 siècles précédents, Louis XIV décide cette fois-ci de tirer profit des ressources brésiliennes mais par l'instauration de comptoir commerciaux. Ainsi, le Duguay-Trouin, sorti de Guyane et Le Victoire, sorti de Marseille prenne la direction du Brésil et plus précisément de St Anne, au centre du Brésil, afin de fonder ainsi la ''Compagnie Française du Brésil''. Voyage dont la durer est estimé entre 6 mois et 1 an. (Ce blason est très fortement inspirée du blason du brésil colonial jusqu'en 1815). En début d'été, face à la place grandissante que prend l'Amérique et son commerce mais aussi, dans une place plus faible, la marine dans les dernières années, Louis le Tellier parvient le 22 juin à faire valoir les intérêts de l'armée aux yeux du roi. Prétextant la faible sécurité du territoire national face à une potentielle invasion, il parvient à obtenir du roi le recrutement d'un nouveau régiment : Le 2e Régiment de Bretagne, 6400 hommes composés des : - 2e bataillon de Brest, 3200 hommes 5e bataillon de Nantes, 3200 hommes, tous recrutés en Bretagne donc, il constitueront un renforcement du corps d'armée d'Hoston à Paris, leur arrivée est prévue pour l'hiver. Cependant, si l'armée obtient cette faveur, légère du roi, c'est bien l'Amérique et la marine commerciale qui obtient, encore une fois la majeure partie des dépenses de l'Etat, ne dépensant que peu en France, à la grande satisfaction de la population qui pense ainsi que la baisse de leur impôt est dû à une baisse drastique des dépenses, d'où une popularité royale en hausse et notamment du ministre des finances, populaire désormais. Ainsi, pendant l'été, la quasi totalité des dépenses part pour l'Amérique. A la suite de l'amélioration du réseau routier en France et dans les régions névralgiques de la Nouvelle-France, Guiscard, que certains surnomme ''Le Prince d'Amérique'' du fait de son influence grandissante obtint du roi plusieurs dépenses importantes : - Réseau routier pavé dans la région de Montréal - Réseau routier de base en Terre-Neuve, zone la plus isolée de l'Amérique du nord, dans les Caraïbes et en Guyane. - Nouvel résidence des gouverneurs d'Acadie et de Terre-Neuve. Peinture du port de Tadoussac, au Québec, artère importante de la Nouvelle-France. Si l'été se poursuit dans un cycle tout à fait normal et prospère, l'automne est elle perturbée par plusieurs nouvelles qui inquiètent les diplomates et hauts nobles français. En effet, le 23 Octobre, une bataille navale au large de Brest, voit une flotte espagnole de 3 navires dont la composition est inconnue par l'amirauté française se faire défaire et entièrement coulée par une flotte néerlandaise, bloquant ainsi l'approvisionnement apporté par la couronne espagnole aux pays-bas espagnols, ainsi menacé directement par Amsterdam. Cet événement, déjà inquiétant pour la stabilité de la frontière nord est aggravé par la déclaration de guerre, de la Pologne-Lithuanie à l'Autriche le 30, Autriche qui n'est pas suivie par les Pays-Bas. 2 jours plus tard c'est la Prusse qui attaque l'Autriche à son tour, ébranlant ainsi la situation assez calme du Saint Empire Romain et de l'est de l'Europe. Enfin, dernier événement, qui ne sera appris en France qu'en Décembre, à Québec, le 4 Novembre. A la suite d'une réunion entre les différents émissaires français, iroquois, hurons (alliés des français), cherokees et inuits sur des questions d'échanges technologiques (qui n'aboutiront à rien), un heurt éclata entre les hurons et les inuits. Heurt dont la raison est inconnue ou alors mal comprise par les différents traducteurs présent, toutefois, partant du principe que ce heurt est dû à l'alliance franco-huronne, les inuits déclarèrent la guerre à la France afin, notamment, de réclamer l'Isle de Terre Neuve. Déclaration de guerre qui entra directement en vigueur, si je puis dire, car suite à cet acte, les émissaires inuits furent chasser de Québec et de la Nouvelle-France (mais non tués) du fait de l'acte outrageant qu'ils venaient de faire. Discussion entres émissaires français et hurons sur le bord du Saint Laurent. Ainsi, la France était en guerre, du moins les colonies nord américaines car lorsque la nouvelle arriva en France métropolitaine, la seule inquiétude de la population fut de savoir si cela allait augmenter leurs impôts. Ainsi, quelques jours après, la flotte de l'amiral d'Estrée quitta Tadoussac en direction des territoires inuits, afin de montrer que le royaume de France prenait très au sérieux cette déclaration de guerre, bien qu'elle n'appela aucun allié dans cette dernière. Dans le même temps, l'Armée de Vaudreuil, stationné à Montréal fut déplacé à Québec, la construction d'une fonderie à canon fut aussi lancée, sans pour autant entraîner de recrutement. Si l'Amérique était déjà en guerre, du moins pour les territoires au nord, la France elle, ne l'était pas réellement, c'est ainsi que le roi, décidant de concrétiser cette période de prospérité économique, décida d’agrandir Versailles. Travaux d'un coût extrêmement élevé, ils étaient ambitieux et visait à démontrer la aussi le prestige et la puissance du royaume, puissance encore grandissante. Les jardins doivent être agrandis, de nouvelles résidences construites sur les côtés du bâtiment principal, enfin, une place plus grande doit être aménagé devant l'entrée principale, sans compter le mobilier et les dorures, dont l'or provient directement des nouvelles mines de Guyane. Une fête pour noël est aussi prévue, plus grande, plus belle. AN DE GRÂCE 1704 Printemps 1704, émissaire français en provenance du Nord. Ainsi la couronne espagnole venait de perdre les pays-bas espagnols, la frontière nord de la France n'était donc plus protégée. Ce début d'année mouvementé ne fut pas marquée par cette seule nouvelle-ci. En effet, le prisonnier masqué, dont l'identité est inconnue de presque tout Versailles venait lui de trépasser ce 29 janvier. Enfin, la route commerciale reliant Marseille aux comptoirs de l'Inde ou d'Amérique venait d'être attaquée, par une flotte barbare légère mais perturbante, à l'entrée de la mer méditerranée. Ce printemps fut conclu par la finalisation de 2 nouveaux Indiaman, le Brest, à Marseille et le Mont Saint Michel en Guyane qui partirent directement pour Saint Anne au Brésil, où le Dugay Trouin était déjà stationné, ainsi que par la tenue du congrès ministérielle de 1704. Congrès ministériel de 1704 Organisé dès la lettre du 24 Janvier, il ne fut tenu qu'à partir du 4 juin, dû à l'attente de l'arrivée, rare et donc importante, de Raimond Guiscard alors chargé de s'occuper des inuits. La question de ce congrès fut la suivante : Faut-il, ou non, déclarer la guerre aux provinces-unies en soutien à la couronne espagnole ? 2 camps se formèrent vite au sein du cabinet gouvernemental, Raimond Guiscard et Michel Chamaillant. Tous 2 opposés à une guerre en Europe continentale, l'un souhaitant garder l'importance grandissante qu'il gagnait pour l'Amérique, l'autre souhaitant limiter les dépenses, fortes, que causerait une guerre. De l'autre côté, Adrien Marie de Morveau, rival naissant de Guiscard, souhaitant que la métropole regagne une place de choix dans les dépenses de l'Etat, ainsi que les secrétaires de la marine et de l'armée pour des raisons évidentes. Pour Louis XIV, le problème ne vient pas des Provinces Unies qu'il juge faible, mais de ses alliés. En effet, alliés au Royaume-Uni et à Hanovre, si ces dernier rejoignaient la guerre, cette dernière ne pourrait être que plus longue et dangereuse, mais elle permettrait d'un autre coté de menacer l'ennemi historique sur son archipel ou de le défaire dans les Caraïbes. Les discussions s'étalèrent sur plus d'une semaine. Ce fut 3 événements et arguments qui firent pencher la balance : - le 10, Louis le Tellier souligna qu'affronter les Pays-Bas et les défaire sur le champ permettrait de montrer aux yeux de l'Europe que la France reste toujours la première armée d'Europe, chose importante aux yeux du roi. - La seconde, dans la même journée, provenant d'un conseiller privé du premier ministre fut par rapport à la guyane néerlandaise, qui, si elle était récupérée, rapporterait gros à la couronne française tout comme la Jamaïque britannique. - enfin, la dernière, fut l'annonce faites le 11 d'un massacre de plus de 600 prisonniers espagnols ayant refusé de se convertir en abandonnant le catholicisme. Le roi reste seul, pendant plusieurs minutes, il rappelle les ministres, la décision est prise, la France entre en guerre. ___ Dans la journée des émissaires partent pour Amsterdam, Munich, la Nouvelle-Orléans et Madrid. Si le premier est un ultimatum, fictif car les pays bas refuseront, qui demande le retour des pays bas espagnols à l'Espagne, les autres sont envoyés pour demander aux alliés de se préparer à la guerre si besoin est. Le corps d'Armée d'Hoston, comptant désormais 23 200 hommes quitte Paris dès le 14, direction Lille dans un premier temps. En parallèle, un nouveau régiment d'infanterie est créé par le roi, le 8e Régiment d'Alsace comprenant le 3e bataillon d'Obenai et le 1er de Strasbourg. Un régiment d'infanterie coloniale, dû à la nouvelle caserne de Québec est lui aussi créé, le 2e Régiment de Québec, 1280 hommes, composé des 7e bataillon du Saint Laurent et du 9e de Saint Jean. Coté maritime, 1 brick, Le Tadoussac dans le port du même nom et 2 autres à Brest, les La Fleur de Lys et Le Soleil Royal, sont lancés eux aussi. Ces dépenses exceptionnelles, inhabituelles sur ces dernières années traduisent donc un fait : la France, en Europe ou en Amérique, va rentrer en guerre. Le 20 juin, dans la matinée, un émissaire britannique arrive à Paris, accompagner d'une déclaration de guerre, suivi dans l'après-midi de celle d'Hanovre. Les Pays bas rejettent donc sans surprise l'ultimatum français. En réponse à ses déclarations de guerre, la France s'étant ainsi placer par un habile jeu diplomatique comme le défenseur de l'intégrité espagnole, les alliés, à l'exception de Maximilien II de Bavière, déclarent eux aussi la guerre au Royaume-Uni, aux Provinces Unies (sauf l'Espagne) et à Hanovre avant la fin du mois. La France est désormais en guerre, les inuits n'étant pas considérer comme une réelle guerre par Louis XIV. Pour autant, la popularité du gouvernement n'est pas entaché car les impôts ne sont pas augmenter, les dépenses étant faites pour le moment sur les réserves de l'Etat. Une France qui dépasse désormais les 26 000 000 d'habitants, Québec étant à 18 700. Le 1er Juillet, le général d'Hoston et ses hommes traversent la frontière, direction Bruxelles. (23 200 en réalité) La forteresse est atteinte le 11 Juillet sans encombre, la défense locale comprends entre 7000 et 8000 hommes. Encore une fois, un ultimatum est envoyé aux défenseurs, refusé dès le lendemain, le siège de Bruxelles commence. Dans le même temps, la flotte principale, stationnée à Brest sort de son port d'attache mais ne se déplace que de quelques miles vers l'Ouest, attaquant les commerces britanniques et néerlandais. l'objectif : perturber leur commerce et forcer les Pays-Bas à se rendre en coupant leur ravitaillement passant par la manche. Et contre toute attente, de tout l'été et jusqu'à la fin de l'année 1704, ni la Royale Navy, ni la marine néerlandaise ne viendra enclencher une bataille. A vrai dire, jusqu'à la date du 17 décembre, événement majeur de l'année, très peu de faits sont à relater. Le Mont Saint Michel arrive à Saint Anne le 17 août, le 2e régiment de Québec termine sa formation en octobre, dans le même temps que la fin de la construction du Tadoussac, qui part en direction des territoires inuits Soldat du 7e Bataillon du Saint Laurent. Enfin, le 15 Novembre, l'amélioration des résidences de gouvernance de Plaisance, Fort Nashawaak et Cayenne et lancer, ainsi que la construction d'un baraquement militaire à Strasbourg. "18 Décembre, 6h45 du matin environ, un officier viens me réveiller, il m'annonce, de la manière la plus brève possible, que les néerlandais sortent de Bruxelles, la bataille va s'engager." Cette phrase, écrite par le général d'Hoston résume simplement la situation : la bataille de Bruxelles va s'engager, plus précisément celle d'Evere, la bataille s’effectuant quelques kilomètres au nord du fort en lui même à la suite de diverses manœuvres près du village d'Evere. Bataille d'Evere, 18 Décembre 1704 Après diverses manoeuvres visant à empêcher l'arrivée de renforts néerlandais, chose qui échouera à une dizaine de minutes près, les armées se place et la bataille commence. l'Infanterie est placée en ligne, de 3 rangs avec de gauche à droite : le 1er régiment de Paris, le 2e de Bretagne et le 2e régiment de Paris. La gendarmerie sur le flanc droit tandis que le 1er Escadron du Berry se place sur le gauche. L'artillerie sur une colline, derrière la ligne. S'attendant à une avancée de l'armée néerlandaise, d'Hoston décide d'attendre en position défensive. Cette phase durera 30 mn, pendant lesquelles les 2 armées se regardèrent, puis d'Hoston décida d'avancer, annulant ainsi la capacité de feu de l'artillerie. Séparant l'infanterie en 2, cherchant à éviter d'avancer face à l'artillerie adverse, chose qui marchera relativement car seule le 5e Régiment de Nantes, régiment le plus à droite des forces parties à gauche fut pris sous le feu de l'artillerie. Tuant pas mois de 100 hommes sur les 3 200. Hommes du 1er Régiment de Paris à leur arrivée sur le champ de bataille, enneigé. Face à ce mouvement, l'armée néerlandaise effectua elle aussi une rotation pour faire face au corps le plus important, tombant ainsi dans le piège mis en place par le général français. La défense néerlandaise faisait face à la partie principale de l'armée, mais sur son arrière se plaçait l'autre partie. L'étau commençait déjà à se refermer. Cette manœuvre qui pris la aussi plusieurs dizaines de minutes fut faites lentement pour s'assurer de ne pas subir une charge des hallebardiers néerlandais, d'Hoston étant relativement minutieux dans ses manœuvres de combat, et ici d'encerclement. Quand les néerlandais s'en rendirent compte, les piquiers ainsi qu'un régiment d'infanterie de ligne tentairent de sortir de l'étau, ils furent charger par la cavalerie sur les deux flancs pendant que le restant de l'infanterie fut pris entre 2 feux. L'infanterie française se rapprocha petit à petit, subissant ainsi plusieurs feu relativement meurtrier (le 5e Bataillon de Nantes subissant ainsi 1 tiers des pertes françaises à lui seul) mais les pertes néerlandaises s'alourdissaient. En 15 minutes de tirs, c'est plus de la moitié des forces néerlandaises qui étaient déjà hors combat. Puis, voyant l'étau très resserré, 40 mètres séparant les français des néerlandais, l'ordre d'équiper la baïonnette est donné, puis, quelques secondes plus tard celui de charger. La charge est en réalité une marche sur une vingtaine de mètres, sur toute la longueur du combat, les français avancent, sur trois rangs face à des néerlandais de plus en plus désorganisé, puis sur les derniers mètres, les rangs sont rompus, les hommes charges, hurlant, pointant leur baïonnette vers les ennemis. Sur le flanc gauche, c'est la cavalerie qui charge. En quelques instants, les lignes néerlandaises sont percées de toute part, l'infanterie régulière et la population sont littéralement taillé en pièce de tout les cotés. Seul les hallebardiers opposent une réelle résistance mais l'infériorité numérique finit par les écrasés, ils sont eux aussi tués, rares sont les néerlandais ayant pu survivre à la charge. la victoire est totale, l'armée qui venait de prendre Bruxelles est détruite en intégralité, seuls des cavaliers parviennent à s'échapper dans la panique de la charge finale. Dès la soirée, l'armée française rentrait dans Bruxelles libérée. Désormais, il fallait prendre connaissance des nouveaux objectifs définit par Louis XIV, mais aussi savoir si oui ou non il fallait rendre la Belgique, et si oui, à quel prix.
  12. Antalex

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    AN DE GRÂCE 1700 Paris, 16 janvier 1700, Foire Saint Germain ''Mesdames, Messieurs, Au nom du Roy, à la suite de la réunion du gouvernement de sa majesté le Roy Louis XIVe du nom, il a été décidé pour la population de France, d'une réforme agraire importante afin de permettre de le nourrir et de participer au développement de la population. Ainsi, de nombreux travaux vont être lancé dans le royaume afin d'améliorer nos fermes, passant aussi par un réseau routier plus important." Réforme, qui est en réalité plus un décret, le plus significatif de la réunion de 1700, le décret Chamillart car fortement inspiré, comme d'autres lors de cette réunion, par le ministre des finances porte en effet sur le développement des fermes en France mais pas seulement. En effet, outre les fermes métropolitaines, il est aussi décider du développement des colonies, grande révolution pour la Nouvelle-France et grande réussite pour Raimond Guiscard qui fait valoir l'importance des colonies aux yeux du Roi. Carte représentant le réseau routier, dense et fournit notamment autour de l'Île de France dans le nord de la France. Le réseau routier n'est cependant pas développer uniquement en France, en effet, la prise de conscience de Louis XIV est bien plus importante que ça. Le roi, désormais conscient de l'infériorité numérique française face aux rivaux britanniques mais de la supériorité territoriale compte bien y remédier. Ainsi, le réseau routier de la région de Québec se voit lui aussi être amélioré à partir du 23 février, date d'arrivée du message à Québec. Mais c'est aussi Montréal qui en bénéficie ainsi que le gouverneur de Québec par une amélioration de sa résidence. Enfin, la Nouvelle-France se voit aussi attribuer un des décrets les plus importants, le décret de Tadoussac, sans doute très important pour le futur : - baisse générale des impôts au minimum dans les provinces suivantes : Terre-Neuves, Acadie, Montréal, Îles des Caraïbes et Guyane. - exemption totale d'impôt dans la province suivante : Québec, capitale de la Nouvelle-France l'objectif est simple : la baisse d'impôt doit permettre à la population de croître mais aussi de commercer plus. Si ce décret est très bien reçu, il l'est moins par la noblesse française qui y voit des privilèges pour les colonies. le troisième décret importants, dévoilé lui en Mars après les dépenses des premiers décrets est lui le décret de Bordeaux, qui constitue en un renforcement important de l'économie aussi bien industrielle que commerciale. Ainsi, une part la aussi importante du budget par dans le développement de l'industrie principalement à Bordeaux mais aussi en Lorraine, dans le domaine de la ferronnerie. En Amérique, ce décret se traduit par le lancement de l'exploitation de mines en Guyanes (or) et dans la région de Québec (fer) afin d'alimenter l'industrie. Les principaux décrets sont, comme on peut le voir, totalement dédié à l'économie bien que l'infrastructure ai aussi un rôle militaire non négligeable. Tandis que la fin du printemps approche, ce sont les dernières consignes du roi qui sont appliqués sous l'égide de Adrien-Marie de Morveau dans la diplomatie. Dès la fin du fin du mois de Janvier, les premiers émissaires furent envoyés, les réponses sont elles reçues en avril et en juin : - Alliance avec Maximilian II de Bavière, afin de faire contre-poids dans le SERG à la fois contre la puissance montante de la Prusse et contre l'Autriche-Hongrie. - Alliance avec Theyanaguin I, chef des tribus huronnes d'Amérique du nord, la aussi dans le but de faire contre-poids face à la puissance britannique, proche des iroquois. - accords commerciaux importants avec les ottomans et un refus de Louis XIV de s'allier avec eux. - accords commerciaux avec les Moghols indiens. Cette période, entre le 14 avril et le 18 juin est donc fortement marquée par de nombreux accords diplomatiques pour la France. Coté militaire, Louis Le Tellier, reçut et pour plusieurs années, la majeure partie du budget de l'Académie Royale, la recherche est ainsi directement dirigée vers l'armée et plus spécialement l'infanterie, l'objectif : développer une baïonnette pour l'armée. Durant l'été, relativement calme en France, dont rien n'est à signalé, est cependant marqué par la déclaration de guerre entre l'Espagne et les Provinces-Unies au sujet des Pays-Bas Espagnols, faisant ainsi planer le doute sur la sécurité de la frontière nord du royaume. Si le corps de Camille d'Horton n'est pas déplacé vers le pré-carré du roi, il est mis en alerte à Paris. l'autre événement majeur de l'été est la chute du Khanat de Crimée, petit protégé de l'Empire Ottoman, il tombe sous la domination russe dès le 15 août par Pierre 1er, alors en guerre contre les Ottomans et la Suède. prisse de la Crimée par Pierre le Grand. Dernier acte de cette année, de calme et de paix en France, sous l'impulsion des ministres en chef, des finances et d'Amérique (le représentant) et face aux bonnes nouvelles du décret de Tadoussac : 5% de croissance de population en Guyane, plus de 2,5 à Québec, le roi promulgua un décret assez innatendu : une baisse d'impôt pour la noblesse mais aussi pour les classes inférieures en métropoles dans le même but que celui du décret de Tadoussac. Enfin, le 22 décembre, le général de Villars avec son corps d'armée arrive à Strasbourg après des inspections à Metz ou encore Nancy. AN DE GRÂCE 1701 12 février 1701, port de Marseille Dans le cadre des précédents accords commerciaux, le roi à promulguer plusieurs décret visant à la construction d'au moins 2 navires de commerces indiaman par an, en métropole ou en amérique, à destination de l'Afrique ou encore du Brésil portugais. Indiaman français. Cependant, peu de temps après cette nouvelle, le 28 février, une flotte barbare composé d'un Chébec et d'une galère légère vint se placer au large de Marseille, dans le but de piller le réseau commercial du port. Ainsi, le 29, au matin, la flotte de Claude de Forbin sorti du port pour affronter ses barbares, incivilisés qui croient pouvoir gêner le commerce de sa majesté. Bataille de Riou (car ayant eu lieu au large de l’île de Riou) Forces du royaume de France : - Brick Le Fougueux, 26 canons - Aviso Mont Blanc, 18 canons Force de la flotte barbare : - Chébec, 28 canons, endommagé par une tempête et réduit à 12 canons avant la bataille. - Galère légère, 4 canons. Le Fougueux au 1er plan faisant feu sur le chébec ennemi (veuillez pardonné la faible puissance de mon ordinateur ne faisant pas tourner le jeu au delà de moyen ^^') Bataille de petite envergure, elle se soldat par une victoire totale de la flotte française, sans la moindre perte. Les navires barbares s'étant rendu, leur équipage est réduit en esclavage, ils sont ensuite vendu, permettant notamment la construction d'un second Indiaman, cette fois-ci en Guyane. _____ Le 24 août, à Orléans, la recherche militaire est terminée, dès la fin de l'été, la baïonnette à bouchon, modèle de baïonnette se fixant sur le canon du soldat de ligne, est standardisé et est produit dans les industries d'Aquitaine, et équiperont bientôt l'armée royale. La recherche se poursuit ensuite sur un nouveau modèle, l'objectif est simple, développer une baïonnette sous le canon, n'empêchant pas à l'artillerie de tirer. Face à l'avancée technologique, à Paris, la construction d'un observatoire royale est lancée le 30 septembre, d'un coût relativement élevé (1/6e du budget annuel du royaume), il est relativement important et permet à Louis XIV de démontrer la puissance du royaume et d'augmenter son prestige. Enfin, en fin d'année, les dernières dépenses des décrets de 1700 sont effectuées par l'amélioration du réseau en Alsace-Lorrain, tandis qu'en Amérique, Québec fait l'objet d'une grande dépense budgétaire. La construction d'une caserne, afin de permettre l'amélioration de l'Armée d'Amérique, la construction d'un marché aux fourrures à Saint Jean et proche du St Laurent, l'amélioration de la résidence de Raimond Guiscard. En cette fin d'année, les premiers résultats des réformes promulguées il y a bientôt deux ans plus tôt tombent : - la population de français est passée de 26 060 000 à 26 500 000 d'habitants. - Québec a connue croissance importante et compte 1000 habitants supplémentaires, en partie d'Alsace-Lorraine, ayant émigré afin, probablement, de bénéficier de l'exemption d'impôts. En effet, près de 1500 alsaciens quittent chaque année la métropole pour l'Amérique, phénomène surprenant mais pas déplaisant pour l'Amérique. Cette période de prospérité économique et démographique française, qui connais une réelle expansion est ainsi le nouvel objectif de Louis XIV pour le moment, qui ne cherche pas à étendre le royaume du moins...pour le moment
  13. Je lance un nouveau récit de partie en quittant cette fois-ci le domaine de Paradox et ma chère Australie de la seconde guerre mondiale pour celui de Total war avec Empire total war. - Dans cette partie je jouerais le Royaume de France, en vanilla avec simplement les DLC. Je n'ai pas le DarthMod parce que je n'arrive tout simplement pas, malheureusement, à le faire marcher. - Une année durant 2 tours, j'essayerais d'établir un récit avec une narration chronologique selon le modèle suivant : un tour = 1 trimestre que je joue puis un trimestre joué par l'IA, ce qui me permettra de donner des dates fictives mais établissant une chronologie des événements si possible. - Difficulté de campagne et d'IA : Difficile, n'étant pas forcément un bon joueur je ne joue pas en très difficile. - Pour des raisons de simplifications, certaines réalités historiques sont faussées afin de faciliter le jeu : la Nouvelle-Orléans existe déjà hors elle est officiellement fondée en 1718 ou encore la France se retrouve en paix avec les Iroquois alors qu'en 1700 elle est encore en guerre, la paix étant signée, avec d'autres nations amérindiennes en 1701 à Montréal. - Les bâtiments en italique et entre ".." sont des bâtiments fictifs. - Le nombre d'habitants est arrondis. - Les armées ont un coefficient multiplicateur pour plus de réalisme bien que cela ne rende pas le récit plus réaliste pour autant, si vous avez des idées de coefficients n’hésitaient pas : Europe x20 (je ne sais pas si cela fait de lui un coefficient trop gros ?) , Amérique x4 du fait de la faible population coloniale la bas. Sur ceux, débutons notre partie par un état des lieux ! AN DE GRÂCE 1700, état des lieux du Royaume de France En ce début d'année 1700, en cette fin du XVII e siècle, le Roi Soleil, Louis XIV de Bourbon, roi de France et de Navarre entame sa 57e année de règne. A la tête d'un pays dont les frontières se sont agrandis et renforcer par de nombreuses fortifications toujours en cours notamment sous la direction de Vauban. L'Alsace, dont l'annexion s'est terminée en 1697 et la Lorraine en 1697 (en réalité non bien évidemment) constitue les dernières frontières acquises par Louis XIV. Monarque absolu, Louis XIV compte tout de même sur un gouvernement restreint pour diriger un royaume dont les possessions dépasse l'Atlantique : Le Gouvernement de sa majesté : A la tête de ce gouvernement, le Ministre en chef, Adrien-Marie de Marveau. Noble de 48 ans et l'un des hommes les plus proche du roi, il est réputé sévère et économe, peu apprécié par la population française, il permet néanmoins de maintenir les caisses de l'Etat à flot par des économies drastiques, permettant notamment de financer l'armée. Pour l'épauler, le contrôleur général des finances, Michel Chamillant, lui aussi âgé de 48 ans gère les finances de l'Etat. Capitaliste convaincu, il se démarque par une honnêteté y compris envers Versailles qui lui ont valu une ascension rapide dans le gouvernement. Louis le Tellier, jeune noble de 32 ans est parmi les plus jeune à avoir jamais occupé un aussi haut poste au gouvernement, Secrétaire des Armées, il est un stratège reconnu et ses exploits lors de la guerre de la Ligue d'Ausbourg lui ont valu cette ascension fulgurante. Jeunesse qui est aussi de mise pour la marine avec Jérôme Phélypeair, âgé de 26 ans, d'un caractère entêté, sa forte amitié avec Françoise d'Aubignée, femme du roi, lui à valut une montée fulgurante dans la marine jusqu'à en atteindre le plus haut poste. Ce gouvernement est enfin conclu par le Ministre des Amériques, chargés de diriger la Nouvelle-France mais aussi les îles des Caraïbes, il est le seul qui n'est pas en métropole mais à Québec, dans la ''Magistrature royale'' de Québec : Raimond Guiscard, homme honnête et économe, il est l'homme le plus important hors de France. l'Etat du Royaume de France et de ses armées Pays parmi les plus peuplés d'Europe, la France compte pas moins de 26 060 000 âmes dont la majorité se trouve sur le vieux continent. Les colonies, bien que s'étendant sur une territoire plus vaste que la métropole, des grands lacs nord-américains à Plaisance en Terre neuve sans compter les îles et la Guyane sont au final assez peu peuplées. Québec, capitale de la Nouvelle-France, compte à peine plus de 16 000 habitants en son sein, soit très peu comparativement à un grand nombre de villes françaises au rôle politique et stratégique bien inférieur. Montréal, lieu de stationnement de l'Armée de Nouvelle-France abrite une population 2 fois inférieur à celle de Québec. Enfin, pour terminer sur la Nouvelle-France, les territoires d'Acadie, dominé depuis Fort Nashwaak et Terre-Neuve depuis Plaisance compte respectivement 6700 et 7000 habitants. Faisant ainsi de la Nouvelle-France un territoire immense mais très peu peuplé d'un peu moins de 40 000 habitants soit autant que celle de Nantes. Le territoire des îles des Caraïbes est lui étonnamment peuplé pour sa petite taille avec ses 8150 habitants. Enfin, le territoire guyanais, le plus éloigné de Québec, compte lui à peines 4 200 français, principalement réunis à Cayenne. Afin de protéger tout ses territoires, le royaume possède plusieurs armées. le corps d'armée d'Hoston ou Armée Royale, 16 320 hommes, elle est le fer de lance de l'armée française sur le continent depuis Paris. Dirigée par le général Camille d'Hoston, 48 ans, né avec un sabre dans les mains, il est expert en siège du fait de ses nombreux sièges aux cotés de Vauban. son armée est composée de : - La garde du corps du général, 640 cavaliers, expérimentés eux aussi, elle comprends de nombreux officiers. L'Infanterie de ligne du corps d'armée comporte 12 800 hommes appartenant à la 1ère Brigade d'Île de France. Elle même divisée en 2 régiments : Le 1er Régiment de Paris avec 2 bataillons : - le 1er bataillon de St Denis, 3200 hommes - le 8e bataillon de Montmartre, 3200 hommes Le 2e Régiment de Paris avec aussi 2 bataillons : - le 5e bataillon de Provins, 3200 hommes - le 12e bataillon de Versailles, 3200 hommes Cette infanterie de ligne est soutenue par 1600 hommes du 3e Bataillon de la Loire, une unité spécialisée dans l'escarmouche, dont la chaine de commandement ne dépend pas de la 1ère Brigade d'Île de France. La cavalerie, comporte elle aussi une partie importante de l'Armée Royale : - le 1er Escadron de Berry, 1 200 cavaliers légers - le 10e Escadron de Gendarmerie, 1 200 cavaliers elle aussi. Enfin, l'armée se voit compléter par un corps d'artillerie fixe composé de 2 régiments de 480 hommes et 80 canons : - Le 2e Batterie d'Artillerie de Rethel - le 6e Batterie d'Artillerie de Reims Ces 2 batteries d'artillerie formant le 1er Régiment d'artillerie de Champagne Soldat d'infanterie de ligne classique en 1700. L'uniforme est standardisé. Le corps d'armée de VIllars, bien plus faible en ce début d'année, avec seulement 2 320 hommes stationnés en Alsace-Lorraine assurant surtout un maintient de l'ordre. Commandée par Claude de Villars, grand général de 32 ans elle comprends elle aussi la garde du corps de 640 hommes ainsiq ue : - le 2e Escadron de Gendarme , 1 200 cavaliers et le 3e Batterie d'Artillerie d'Aquitaine, 480 hommes et 80 canons. Pour la Nouvelle-France, malgré un territoire très étendu, une seule armée assure la souveraineté française, le Corps d'Armée de Vaudreuil. Stationnée à Montréal, elle compte 1 184 hommes, nombre relativement faible. Dirigée par Philippe de Vaudreuil, ayant passé presque toute sa vie en Nouvelle-France il est désormais au grade de Général en Chef des armées d'Amérique, bien que vu les hommes à sa disposition en 1700, ce titre reste surtout honorifique. Elle comporte une garde du général plus réduite : 128 hommes - Le 1er Bataillon d'Acadie, 320 hommes - La 5e Batterie d'Artillerie de Normandie, 96 hommes et 16 canons et enfin, seul régiment non professionnel, le 1er Bataillon de Montréal, 640 hommes, miliciens, composant la majeur partie de ce corps d'armée. Enfin, afin de protéger le commerce, notamment contre la piraterie et l'intégrité des territoires français, plusieurs flottes sont déjà en place, mais reste faible face à la Royal Navy ou la flotte hollandaise. La Flotte Royale, stationnée à Brest comprends l'Amiral de France, François Louis de Rousselet, 63 ans, à la tête du navire amiral de la marine royale : le 5e Rang Ville de Paris et ses 47 canons, faisant de lui le navire le plus armée de la Marine Royale. le Ville de Paris La Flotte Royale, qui est en réalité plus une escadre, comporte 3 autres navires : - les 6e rang (32 canons) Patriote et Le Malin et le Brick (25 canons) Entreprenant La seconde flotte, la Flotte de Méditerranée, sous commandement du vice-amiral Claude de Forbin, chargée de protéger la côte sud des barbares africains, comporte : - le Brick Le Fougueux, 25 canons, navire amiral et l'Aviso Mont Blanc et ses 18 canons. Dessin du Brick Le Fougueux au large de Marseille. la troisième et dernière flotte, la Flotte d'Amérique comporte elle l'espace de protection le plus étendu en ce début d'année, chose relativement problématique vu sa faible composition, qui place la Marine Royale en forte infériorité aussi bien face aux rivaux britanniques qu'aux pirates des Caraïbes. Dirigée par Victor-marie d'Estrée, amiral de 40 ans, elle est stationnée dans le port de Tadoussac en Nouvelle-France, à proximité de Québec. Elle comporte : - le 6e rang Aigle, navire amiral de la flotte, 32 canons - le 6e rang Séduisant, lui aussi 32 canons et enfin - l'Aviso Actif, 18 canons. l'état de la diplomatie française Nation la plus prestigieuse juste devant le rival britannique, le royaume est déjà allié à l'Espagne de Carlos II, protégeant ainsi la frontière nord avec les Pays-Bas espagnols et assurant un soutien important en Amérique. le protectorat de Louisiane, Louisiane fondée par Cavelier de la Salle en 1682, qui s'étend de la Nouvelle-Orléans aux nations iroquoise des grands lacs constitue un autre appuie important du roi, qui souhaite cependant intégrer la Louisiane dans la Nouvelle-France afin d'unifier les territoires d'Amérique du Nord. La France en est ainsi le protecteur et noue d'importante relations commerciales avec ses dernières. Enfin, la France dispose de bonnes relations avec l'Empire ottoman, la Suède (restant de l'alliance de la Guerre de Trente-Ans) ou encore la Pologne-Lituanie, sans que cela ne donne lieu à aucun accord sauf commercial avec la Suède et ceux malgré ses guerres conte le Danemark et la Russie. Le Royaume-Uni est le rival principal, notamment en Amérique avec les 13 colonies britanniques ou les îles de la Jamaïque et des Bahamas. La France n'est cependant pas en guerre, si des conflits l'oppose aux barbares africains et aux pirates, il s'agit de simple ''conflits locaux'' selon les termes du roi. ___ Comme on peut donc le voir, la France dispose d'une armée en grande majorité professionnelle mais peu nombreuse en Amérique. La flotte, bien que non négligeable reste elle insuffisante pour assurer la supériorité navale et notamment avec les voies de commerce que convoite Louis XIV Le golfe du fleuve Niger et les côtes de l'Amérique du sud. L'inde et les îles au sud est de celle-ci n'intéressant pas les autorités car jugés trop lointaines par rapports aux intérêts français. En ce début d'année 1700, le Roi décida de réunir à Versailles, dans les jardins puis dans les bureaux, les membres du gouvernement pour une réunion restreinte. Si Raimond Guiscard ne peut venir, le second ministre des Amériques, Louis Rethois est lui présent avec les indications de Raimond Guiscard transmise depuis Québec. De ces réunions qui dureront près de 10 jours à compter du 4 Janvier, débouchera plusieurs décrets et politique importante pour le royaume et un changement, certains, dans la politique de Louis XIV. HORS RECIT : Ce récit est nouveau mais celui sur l'Australie ne s'arrête évidemment pas, le rythme en est réduit du à la reprise des cours etc mais se poursuit. Concernant celui-ci, si vous avez des noms de bataillons, régiments, brigade et division d'infanterie, de cavalerie ou de canons n'hésitaient pas, c'est même la bienvenue tant que cela reste réaliste. Un régiment de Nice par exemple sera possible uniquement si la Savoie tombe. De même pour les bateaux ^^ en espérant que ce nouveau récit va vous plaire, comme d'habitude, les conseils et avis positifs ou négatifs sont bienvenus ^^
  14. Antalex

    Advance Australia Fair (HOI3)

    Un petit tableau pour le bonus
  15. Antalex

    Advance Australia Fair (HOI3)

    Italie, du 4 au 22 mars 1946 Bataille de Vérone, du 4 au 22 mars 1946. (Carte disponible après le récit) Au lendemain de la victoire des Batailles de Crémone, l'EMA lança la seconde offensive prévue : la prise de Vérone. Le nombre de divisions était la aussi important : les 2nd et 4th RAMar, les 2nd, 4th et 7th ID ainsi que les 1st et 3rd NZ, soit près de 68 000 hommes en 7 divisions, cependant sans la moindre unités disposant de véhicules blindés et donc de chars. En face, la défense allemande selon les rapports de reconnaissance était de 23 000 hommes, il s'est avéré qu'en réalité ils étaient 26 000, un écart de 3 000 hommes qui, au vue des forces engagés c'est donc avérer relativement important. Le front ouest et centre étant sous commandement australien et l'est sous commandement néo-zélandais et renforcer par la 7th ID. Soldat de l'ANZAC pendant une pause, Italie du nord, mars 1946. Si les premières heures de l'assauts se passent bien, l'avancée se faisant de près de 5 km par endroit, très vite l'assaut s'enlise. Afin d'éviter des pertes nombreuses, trop nombreuses, l'EMA décide de ne pas attaquer de manière massive mais de tenter des assauts, précis, puissants, visant à briser la défense allemande, qui dès le 14 mars se voit renforcer de 10 000 allemands et 9 000 yougoslaves supplémentaires, à l'ouest notamment. L'attaque est stoppée définitivement après la prise de Villafranca de Verona le 15 mars. les allemands, renforcer la veille parviennent à mobiliser rapidement des hommes lors des assauts australiens, l'offensive est momentanément stoppé. Pendant 2 jours, après déjà près de 1850 morts australiens pour 2 500 allemands et 500 yougoslaves, la bataille ne fera pas plus de 50 victimes au total, du fait de l'arrêt des offensives. Le 17, au matin, les blindés de la 2nd Armored Division escorté par les hommes de la 1st AMD arrivent à l'ouest, revenant de Crémone, leur arrivée est acclamée par les hommes, les blindés vont pouvoir rentrer en jeu. Dès l'après midi, les assauts reprennent, d'abord à l'ouest, puis au centre et à l'est dans la soirée. Chaque blindé soutiens une compagnie d'une vingtaine d'hommes juste derrière lui et avance progressivement, les brigades motorisées sont elles escortées par les T95, tirant à bout portant sur les positions allemandes. En 3 heures, la partie ouest de la défense allemande s’effondre, totalement submergée par les blindés, les pertes de cette seule journée dépasseront le millier d'homme pour l'Allemagne sur cette bataille. En réponse à cette percée, le centre et l'ouest partent aux aussi à l'assaut, mais avec plus de difficulté. La ville de Vérone tombe le 21 Mars mais dès sa chute, les allemands et les yougoslaves contre-attaque par le nord de la ville, la contre-attaque sera stoppée le lendemain, finalisant cette bataille, la aussi coûteuse en homme pour l'Australie mais victorieuse toutefois. Hommes fêtant la victoire aux abords de Vérone. (veuillez me pardonnez, les images de Centurion MK1 au front sont quasi inexistantes) Washington, ambassade d'Australie, 22 mars 1946 "Monsieur l'ambassadeur, Je viens à l'instant de recevoir la réponse américaine concernant la demande 2246-3 concernant un soutien de l'US Army en Italie. Le Commandement américain, sous l'impulsion de Franklin D. Roosevelt qui essaye d'engager son pays dans la guerre face au Congrès, nous accorde, et c'est à effet immédiat dès lors que ce message sera transmis au Président Isaacs, le commandement de la 7e Armée américaine pour être engager sur le front. Comme discuter lors des précédentes discussions en interne, cette armée intégrera le tout nouveau US Expedtionnary Corps dont le général est encore à définir et sera rattaché à l'HQ European Front. L'armée qui nous est affecté comprends ainsi 155 000 hommes, répartis en 4 corps d'armées, composée de 12 Infantry Division et de 4 Armored Division. Le transport de ses troupes vers le front nous ai cependant imposé. Monsieur l'ambassadeur, Veuillez accepté mes profonds respects." Lettre du représentant australien au Pentagone, 22 mars 1946. Ainsi, le commandement américain accepte enfin le déploiement d'américains sur le front, et sous commandement étranger. Les Armored Divisions, comportent chacune 6 000 hommes en 2 brigades de M47 Patton amélioré, tandis que les Infantry Divisions comportent 10 000 hommes en 3 brigades d'infanterie et une brigade d'artillerie lance-roquettes. M47 Patton. Dès cette annonce, la Flotte australienne pris le départ pour Boston, le déploiement des troupes américaines et prévues en 4 ou 5 phases. Italie, du 22 mars au 3 avril 1946 Seulement 3 jours après la fin des offensives australiennes en Italie, c'est au tour des allemands d'attaquer. Le 25, à 13h00, les allemands lancent l'assaut au niveau de Crémone, 39 000 allemands attaquent 30 000 australiens pas totalement remis des batailles de Crémone. les 6th AMD et 1st RAMar soutenus par la 2nd Armored Division redéployé dès la prise de Vérone encaissent l'assaut allemand et la ligne n'est pas brisé. Malgré la désorganisation de l'infanterie, l'appuie des blindés se révèlent être un élément encore une fois crucial lors de la première journée. Dès le lendemain, la RAAF s'engage dans la bataille et notamment les escadrilles américaines, très vite la Lutfwafe répond elle aussi présente. La bataille aérienne de Crémone s'étalera pendant 4 jours, 4 jours au cours desquels, une des 4 escadrilles américaines est totalement annihilé et est donc dissoute. Cependant le ciel reste australien. et lorsque le 30 mars, aucun avion allemand ne viens contredire la présence Alliés, l'assaut allemand s'arrête. La défense de Crémone, coûtera la vie à 936 australiens ainsi qu'à de nombreux pilotes, conte 1704 allemands. Dans le même temps, au soir, la flotte australienne arrive à Boston et restera à quai toute la nuit le temps d'emporter les premiers hommes : 36 000 américains. Un Marine écrira ces quelques lignes 'Lors de l'arrivée à Boston, après une traversée de l'Atlantique sous pression et ce n'est que la première, je fus pris d'une sensation bizarre. A la descente du bateau, je suis artilleur sur le HMAS Melbourne, tous les américains et américaines nous souriaient, nous parlaient comme si nous les connaissions déjà. J'ai vite sentis qu'ils ne connaissaient pas la guerre, qu'ils ne connaissaient pas le fait de perdre un ami, de voir des gens morts, d'être dans la peur d'une attaque aérienne ou sous-marine, de simplement connaître insouciance, j'espère que les Yankees qui montent dans nos bateaux sont vraiment des soldats.." La flotte arrivera à Gênes dès le 3 avril dans la nuit, déposant avec elle 4 divisions : - la 332nd ''Beavers'' Infantry Division - la 128 ''Brooklyn'' Infantry Division - la 328 ''Gettysburg'' Infantry Division - la 50 Armoured ''Jersey Blues'' Division qui sont rapidement déployés sur la partie ouest du front : à Savona. Soldats américains avant leur départ de Boston. Scandinavie, du 4 mars au 30 avril 1946 En mars, l'avancée de l'armée du nord se fait de plus en plus forte, si le front allemand en Suède tiens encore, en Norvège il est totalement écroulé, l'avancée des norvégiens est seulement ralenti par les montagnes de leur propres pays, ce qui donnera une remarque aujourd'hui passée à la prospérité en Norvège ''Si seulement le terrain était plat on serait déjà à Berlin'' d'après un haut officier de l'armée. Plusieurs divisions allemandes sont encerclés : 19 400 allemands sont fait prisonniers le 13 avril, 24 500 supplémentaires le 20, le long de l'arctique c'est tout un corps d'armée qui est en fait fait prisonnier, à la plus grande joie de Churchill. l'avancée n'est pas stoppée si bien que le 13 avril, les norvégiens rendent en Finlande Début avril c'est cette fois-ci en Suède que le front est percé, entraînant avec lui la déroute progressive de la quasi intégralité de l'armée de l'Axe sur cette zone, qui entre en phase de repli, véritablement désorganisé, si bien que les 22 avril, c'est pas moins de 160 000 allemands, hongrois et yougoslaves qui sont encerclés par les forces Alliés en Suède. Cependant seuls 3 000 britanniques permettent de tenir l'encerclement, qui sera donc rompu le 25 avril, permettant aux forces de l'Axe de progressivement sortir de cette zone, perdant cependant près de 20 000 hommes en 3 jours fait prisonniers. Le 30 avril, le port et la base aérienne de Luléa sont enfin reprises, dernier port de Suède et de la région avant Mourmansk et l'URSS. Union Soviétique, du 4 mars au 30 avril 1946 Coté soviétique, l'avancée se poursuit mais est toujours relativement lente. Au sud, longeant la Volga, des forces britanniques et soviétiques atteignent les faubourgs de Stalingrad. Encore impensable en janvier, les troupes soviétiques sont désormais aux abords d'une des villes les plus importantes symboliquement, si bien que Staline en personne se déplacera à moins de 10 km du front pour encourager des soldats soviétiques, mais pas les britanniques. Italie, du 4 avril au 4 mai 1946 Pendant la majeur partie du mois d'avril, aucun assaut de l'axe ne se passe. Rien n'est à remarquer, avant le 23 avril, si ce n'est la fortification des divisions au niveau de Vérone. Le 23 avril, 40 000 nouveaux américains débarquent à Gênes, ainsi que le commandement direct de l'US Expedtionnary Corps, les 4 divisions sont donc les : - 184th Infantry Division, sans surnom, elle sera sobrement renommée Yankees par les premiers soldats australiens - 220th ''Chicago'' Infantry Division - 181st ''Hooling'' Infantry Division - 187 Infantry Division, elle aussi non surnommée, elle prendra le nom de ''Genoa'' du fait de leur arrivée à Gênes, Ses unités partent elles aussi pour la région de Savona et ses alentours, l'objectif est très simple pour l'EMA : Déléguer la partie ouest du front aux américains, et passer à l'offensive de se coté une fois la supériorité numérique acquise. Cependant, les troupes américaines doivent recevoir l'armement australien, meilleur que l'armement américain, ainsi, une majeur partie de la production australienne est temporairement déviée vers la production d'armes en très grande quantité. __ Le 26 avril, à 20h00, 7 divisions allemandes et yougoslaves partent de nouveau à l'assaut de Crémone. 64 000 allemands, attaquent 30 000 australiens mais, sans raison apparente, l'assaut s'arrête sans raison connue par l'EMA à 22h45 environ après avoir perdu 105 hommes et tuant 95 australiens. Le lendemain, les 76 000 américains déployés à l'ouest de l'Italie partent à l'assaut, leur 1e bataille. les 8 divisions attaquent 2 divisions allemandes et 1 yougoslave soit 27 00 hommes, l'objectif de la bataille étant Asti afin d'ouvrir la route vers la frontière française. L'assaut commence à 2h00 du matin, par le sud est, les 4 nouvelless divisions débarquées partent à l'assaut, à l'est ce sont les 4 premières. Dans les premières heures de combat et jusqu'au levé du soleil, l'équipement de nuit permet aux américains de prendre l'avantage et de progresser face aux forces ennemies, cependant, dès le jour levé, les défenseurs se reprennent et parviennent à ralentir l'assaut jusqu'à midi ; heure à laquelle rentre en action les M47 Patton qui changent le cours du combat. Asti tombera finalement le 2 mai 1946, après 7 jours d'intense combats. Si l'avancée dépasse à peine la trentaine de kilomètres, elle désorganise la défense allemande dans le secteur : la route pour la frontière française et les forts alpins s'ouvrent. Alors que les premiers américains commencent à prendre part au combat, et à l'offensive, les forces de l'Axe sont toujours en pleine déroute dans le nord. Seul le front soviétique semble tenir malgré un recul engagé depuis des mois, mais déjà, l'espoir de voir se finir cette guerre grandit dans la tête des esprits les plus optimistes, si ils sont réalistes, ça, c'est un autre sujet...
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