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Riwan

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  1. 5e Tour, 14h Les automitrailleuses allemandes se sont lancées à l’assaut de nos quelques chars de reconnaissances. Aucune perte des deux côtés, mais les 6e et 8e DB sont maintenant coupées l’une de l’autre. Au niveau de la 6e DB, la situation urge ! On bombarde à peine les pioneers et on se lance à l’assaut… qui se révèle très infructueux. Franchement on n’arrivera pas à les déloger dans le temps imparti. Il faudrait tout le poids de la division là, et attaquer des deux côtés. Mais c’est que la 8e DB est engagée dans un combat inutile contre des motocyclistes qui tiennent bon même isolés. La fête est finie ! On abandonne la proie et on se dégage vers le nord… trop tard ?
  2. 4e Tour, 12h Coté allemands, les automitrailleuses continuent de s’approcher et se positionnent dans le village de Bucy. Ça commence à être gênant : je ne crains pas leur capacité à détruire nos chars, mais à l’inverse je n’ai pas les moyens de les refouler avec mes pauvres R-35. C’est là qu’on commence à toucher aux limites des divisions cuirassées françaises : il y a un manque cruel d’infanterie pour occuper le terrain. A Saint-Pierremont, deux compagnies de B1-bis passent la rivière, et on découvre de l’autre coté une unité de pioneers regroupé dans un bois. Ils nous empêchent d’avancer sur le village, où se trouve une autre unité de pionneers et des pak de 37mm. La 3e compagnie de B1-bis commence elle à bombarder le village. Au sud on lance un nouvel assaut : 1 D2 de perdu contre une vingtaine d’allemands, et toujours aucun signe qu’ils vont se rendre. A ce rythme là il va falloir encore 3 ou 4 assauts pour détruire l’unité, ce qui est beaucoup trop long. On avance le QG de Gaulle pour suivre l’assaut au nord, et je décide de faire replier les chars de reconnaissance pour couvrir le QG.
  3. 3e Tour, 10h Les allemands commencent à réagir : les paks ont fui le village de Montigny, l’infanterie qui occupait Clermont-les-Fermes a aussi fui vers le nord, alors que les canons de 88 semblent avoir passé la rivière (pour se positionner dans le village de Montcornet probablement). Néanmoins une unité d’automitrailleuses a contre-attaqué sans le moindre résultat notre compagnie de reconnaissance. Avec la présence des 88 à Montcornet, on va se concentrer sur l’autre objectif :o: . Tous les B1-bis se dirigent à une vitesse folle de mastodonte vers le nord, avec une compagnie de R-35 pour les couvrir. La reco atteint le pont de Saint-Pierremont qui est vide de troupes, c’est un très bon point. Le reste de la division se concentre sur les motocyclistes encerclés. Le premier assaut est clairement peu concluant, les allemands ne rompent pas alors qu’ils sont totalement encerclés par une cinquantaine de chars dans la plaine ouverte. Le problème c’est qu’on n’a vraiment pas de temps à perdre…
  4. 2e Tour, 8h Pas de réaction visible des allemands, mais on découvre la présence de pak dans le village de Montigny. La reco avance vers Montcornet. On note la présence d’infanterie dans un village en amont, mais surtout arrivé à 2-3 kilomètres de l’objectif, on se fait tirer dessus violemment. Il y a là plusieurs canons de 88mm et des PanzerJager I. Il faut se replier, mais on a laissé 3 véhicules hors de combat. Au niveau du gros de la division, la majeure partie des R-35 vont relever les B1-bis autour des allemands. On prévoit un assaut le tour suivant. Les B1 libérés progressent vers la Serre. Les D2 et B1-bis qui n’ont pas bougé canardent les allemands pour préparer le futur assaut. Pas mal de pertes (environ 25 hommes, soit 20% des effectifs s’il s’agit d’une compagnie).
  5. 1er Tour, 6h La 8e Demi-Brigade avance aussi vite que possible vers le nord. Au niveau de la 6e, après avoir passé le canal d’irrigation, les D2 se déploient et commencent à tirer sur les motocyclistes allemands mais occasionnent peu de perte. Pendant ce temps les B1-bis font le tour et finalement encerclent l’unité qui se retrouve isolée et ne pourra pas se replier. Enfin nos blindés de reco se dirigent vers la Serre aussi vite qu’ils peuvent.
  6. Laon, petit matin du 17 Mai 1940 La très fraîchement formée 4e Division Cuirassée aux ordres du colonel de Gaulle a reçu comme instructions de s’opposer aux allemands dans leur progression vers Paris, le temps que l’on puisse former une vraie ligne de défense sur l’Aisne. Les reconnaissances indiquent que les divisions blindées de Guderian ne prennent absolument pas la direction de Paris mais foncent vers la Somme. La situation est mure pour une contre-attaque sur leurs flancs étirés. Les objectifs fixés sont de prendre l’important nœud de Montcornet ainsi que Saint-Pierremont ; les deux étant de l’autre côté de la Serre. La prise d’un de ces objectifs est vital pour la victoire. On a en tout et pour tout 1 journée devant nous, soit 8 petits tours. Il ne va pas falloir traîner sur des cibles intermédiaires. La zone de combat : une plaine entre un canal et une rivière avec de nombreux petits villages Forces en présence : La division est très loin d’être complète. Elle est divisée en 2 demi-brigades : - La 8e DB avec au total seulement 3 compagnies de chars R-35 (49 chars au total) Les R-35 sont non seulement lents, mais surtout l’armement est totalement obsolète. 2 en hard, et 2 en soft… Cela va être dur d’infliger des pertes par tir direct. La valeur d’assaut et de défense sont en revanche correctes. Va falloir jouer là-dessus. - La 6e DB est notre vraie force de combat : 1 bataillon de B1-bis au complet, et une compagnie autonome de chars D2 (11 D2 et 28 B1-Bis) Le D2 est un bon char et il est tout à fait en mesure de rivaliser avec les PzII et III Mais surtout regardez moi les caractéristiques du B1-bis ! Une défense remarquable, un hard très correct (puisque équivalent à la défense des Panzer), et un soft de folie qui en fait vraiment une artillerie sur chenille. Chaque point d’action de ces B1 vaut de l’or. Ma doctrine c’est de concentrer les moyens. Le facteur limitant ici c’est la présence ou pas de ponts en métal pour passer la rivière. Il y en a 1 à l’Ouest de Saint-Pierremont, deux à Agnicourt, et 3 à Montcornet. Enfin la dernière possibilité c’est de passer à l’Est là où la rivière devient franchissable : l’axe Montloué-Soize. Ça me semble un gros détour et y a le risque d’une prise à revers depuis Rozoy. On va avancer dans la plaine vers la Serre entre les deux objectifs, et sélectionner ensuite selon la position des allemands celui qui sera la cible prioritaire. Le but c’est de ne pas se commit immédiatement sur un axe d’attaque.
  7. Pour ceux qui ne connaissent pas, Panzer Campaigns France 40 est un wargame pur et dur à l'échelle de la compagnie (donc on est vraiment entre le niveau tactique et le niveau opératif). Comme c'est un petit bijou, çà mérite un AAR. Plusieurs batailles du jeu, a quelques jours d'intervalle, nous permettent de suivre les quelques rares occasions où les français vont lancer des contre-attaques locales sur le front de la Somme. Ici le fil conducteur c'est le colonel de Gaulle et sa 4e Division Cuirassée (oubliez le "de reserve", le sigle DCR n'est là que pour le distinguer par rapport au DC des divisions de cavalerie). Il y a Montcornet, Crecy, et les 3 batailles d'Abbeville. A chaque fois les combats durent 1 jour, et engagent très peu d'unités ; ce qui donne des combats très tactiques, où la moindre erreur ne pardonne pas. Parfait pour débuter, faire des erreurs, et se corriger.
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