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Rhysaxiel

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  1. Rhysaxiel

    [CMANO, FPCRS] En Sept jours sur le Rhin - sujet central

    ReForGer et stratégie navale La volonté soviétique de mener une guerre limitée se heurte à la réalité géographique de l’URSS. Pour gagner cette guerre, il faut gagner en Europe, ce qui peut être obtenu par un fait accompli en Allemagne, pense-t-on à Moscou. Pour gagner en Allemagne, il faut empêcher l’Opération Reforger, sans quoi les renforts américains feront pencher la balance en faveur de l’OTAN, même si le Pacte occupe une position avantageuse derrière le Rhin. Les renforts prévus consistent en six divisions, trois brigades dont une blindée et une d’artillerie, et un régiment de cavalerie blindée. Elles viennent en renfort du 5e corps basé à Francfort, du 6e basé à Stuttgart, et du 3e basé à Fort Hood au Texas. En Allemagne, les POMCUS (Prepositioning Of Materiel Configured in Unit Sets – Prépositionnement de matériel configuré en unités définies) regroupent tout un tas de matériel pour des unités précises, en fonction de leur besoins. Ce matériel est inutile si les unités n’arrivent pas. De même, si ces POMCUS sont capturés ou détruits, les unités déployées pour Reforger pourraient manquer d’équipement. Pour perturber ou empêcher Reforger, il faut menacer les lignes de communications maritimes entre l’Europe et les Etats-Unis, en plus d’une offensive victorieuse en Allemagne. Le port principal pour l’opération est Hambourg, via la Mer du Nord et le GIUK. Passer par la Hollande ou pire, la France, ralentit le déploiement des unités, en plus d’entraîner quelques complications politiques pour le président et le premier ministre français. Pour menacer la Mer du Nord et le GIUK de manière efficace, il faut détruire les bases de l’OTAN dans l’océan Arctique, particulièrement en Norvège, ce qui nécessite d’élargir le théâtre des opérations à cette région. Il est possible en théorie de menacer la Mer du Nord depuis la péninsule de Kola grâce à la portée des Tu-16 et Tu-22M, mais survoler un espace aérien sous contrôle de l’OTAN est risqué. Pour permettre une véritable sortie des sous-marins et de la Flotte du Nord, il faut de toute façon priver l’OTAN de ses moyens d’observation sur ce théâtre. La question de l’emploi de la Flotte de la Baltique se pose également. Il est peu probable que l’OTAN vienne contester cette mer. La raison d’être de cette flotte est de couvrir le flanc nord de la guerre en permettant plusieurs débarquements au Danemark et en République Fédérale d’Allemagne, ou en faisant peser cette menace en permanence. Ne pas l’employer n’aurait que peu d’effet sur les pays alentours : le Danemark est membre de l’OTAN, la RFA également, et il est attendu que la Suède reste neutre tant que son territoire est respecté. D’un autre côté, la Flotte de la Baltique n’est pas véritablement une flotte de haute mer et ne pourrait qu’être une force d’appoint à la Flotte du Nord dans les combats pour l’Arctique. Le commandement soviétique est encore indécis sur la question. La Flotte de la Mer Noire doit en revanche être employée pour sa mission majeure : ouvrir les détroits turcs. Une partie de la flotte, et en particulier son TAKR et ses éléments les plus aptes à la haute mer, a été envoyée en Méditerranée, au prétexte de relayer le groupe de surface y opérant depuis janvier 1989. Décider de ne pas employer cette flotte serait absurde : la Turquie contestera de toute façon le sud de la Mer Noire, et la base de Tartus ne peut pas efficacement ravitailler de grandes flottes sur de longues périodes. La 5e escadre, en Méditerranée, fait face à la 6e flotte et a pour seul rôle de défendre Tartus et d’engager l’ennemi en cas de déclenchement des hostilités s’il s’en approche. L’État-major envisage de mener dans le Golfe persique une deuxième guerre des pétroliers, en ciblant spécifiquement les bâtiments livrant les pays de l’OTAN, pour le plus grand plaisir de l’Iran qui en percevra les dividendes. Les navires de la 8e escadre, stationnés à Aden et Socotra, sont dans une position particulièrement précaire. Sans véritable base et face à la 5e flotte, il suffit que l’Egypte décide de fermer le canal de Suez à l’URSS pour qu’elle soit bloquée sur ce théâtre. Seule l’Inde dispose d’une infrastructure à même de ravitailler la flotte, mais elle s’enferme pour le moment dans sa neutralité. Sage décision avec une flotte américaine au large de ses côtes. Dans le Pacifique, l’URSS est enfermé par le détroit de Tsushima entre la Corée du Sud et le Japon, ainsi que par les Kouriles. Le Bastion d’Okhotsk forme une base relativement sûre, mais en cas de conflit, la flotte doit pouvoir déployer ses sous-marins au large. Moscou a donné l’ordre aux escadres, fortes de deux TAKR, d’engager les forces américaines et d’ouvrir le passage des Kouriles, en veillant à ne pas toucher aux navires japonais et coréens, quand bien même ceux-ci informeraient les Etats-Unis des mouvements soviétiques. La question de frapper ou non les bases américaines au Japon est posée. Obligations américaines Au-delà des considérations propres à chaque théâtre, un autre problème se pose pour l’URSS. Afin d’assurer ReForGer, les Etats-Unis déploieront un ou plusieurs porte-avions, qu’ils prélèveront des autres théâtres. Autrement dit, pour perturber ReForGer, il faudra forcer les Etats-Unis à déployer leurs porte-avions loin de l’Arctique. Les seules solutions sont de maintenir la pression sur les flottes américaines, et idéalement de couler plusieurs porte-avions. Une mission particulièrement ardue compte tenu de la composition des groupes aéronavals américains. Les Flottes américaines ne peuvent cependant pas être librement redéployées pour contrer les menaces soviétiques ou même pour couvrir ReForGer. - la 2e flotte (Arctique, Atlantique) est justement celle défendant le théâtre de la Mer du Nord, c’est celle qui faudra renforcer. - la 3e flotte (Pacifique) couvre la côte ouest, il est hors de question de l’envoyer ailleurs. Il serait même judicieux de renforcer ce théâtre si les sous-marins soviétiques tentent une sortie. - la 4e flotte (Caraïbes) protège le sud des Etats-Unis, notamment contre Cuba, mais aussi contre des sous-marins soviétiques aventuriers. Un des convois de ReForGer part de Fort Hood, Texas, et doit être protégé. De plus, une attaque sournoise du régime castriste n’est pas à exclure. Qu’une telle attaque puisse toucher le sol américain serait une humiliation, il est donc peu recommandable de réaffecter le seul porte-avions de cette flotte. - la 5e flotte (Océan Indien) est peut-être celle, avec son porte-avions, plus susceptible d’être entièrement déplacée, une fois la 8e escadre soviétique éliminée et la neutralité indienne assurée. - la 6e flotte (Méditerranée) dispose actuellement de deux porte-avions, mais la présence des porte-avions italiens et français pourraient les libérer une fois la 5e escadre neutralisée. - la 7e flotte (Pacifique Ouest) est immobilisée, ses deux porte-avions couvrent le Japon, Taïwan et la Corée du Sud face à la Chine et à la Corée du Nord. Il n’est pas possible de les redéployer sans considérablement affaiblir le Commitment américain dans la région et donner des idées aux régimes communistes. Deux porte-avions sont en transit. Ils devaient être affectés en méditerranée mais pourraient être redirigés vers l’Arctique ou protéger la côté Atlantique. Parmi les porte-avions actuellement au port, seul le Carl Vinson peut prendre la mer sans risque, mais il est en Californie. Les autres sont en maintenance. L’Invincible, britannique, est disponible à Portsmouth. Parmi ceux en mer, le Nimitz dans l’océan indien, le JFK et le Roosevelt en méditerranée, sont ceux qui seront probablement réaffectés une fois leur théâtre d’opérations sécurisés. Six porte-avions américains en tout dont quatre pouvant raisonnablement rejoindre l’Arctique. A condition de sécuriser au moins la Méditerranée et l’Océan Indien. En prenant tout cela en compte, la notion de guerre limitée parait illusoire. Le fait accompli en Allemagne devra, au minimum, être accompagné par une conquête ou une neutralisation du nord de la Norvège et du Bosphore, ainsi que des attaques directes contre plusieurs flottes américaines dans l’espoir de les fixer et d’empêcher l’opération Reforger. On sait comment les Etats-Unis ont réagi après Pearl Harbor.
  2. Rhysaxiel

    [CMANO, FPCRS] En Sept jours sur le Rhin - sujet central

    Conclusion du deuxième scénario Résultat incertain à l’avantage des Américains (53% des points de victoire) après 4h32 de combats. Le 1/68e a pu infliger des pertes sensibles à l’ennemi mais s’est fait éjecter sans ménagement de la B279 et de Bischofsheim. Les américains doivent se retirer en raison de la situation stratégique et abandonnent leur matériel endommagé. Cette feinte soviétique a rempli son rôle en fixant le 1/68e pendant que le gros de la formation manœuvrait plus au sud, mais le 247e RFM s’est fait copieusement étriller, plus que prévu. Ce genre d’opérations n’est pas à répéter trop souvent. Score du scénario (FPCRS uniquement) : OTAN 9.271 – PACTE 8.091* (53% OTAN) Pertes infligées dans le scénario (FPCRS uniquement) : OTAN 5.471 – PACTE 3.091** (63% OTAN) Score total (FPCRS uniquement) : OTAN 11.053 – PACTE 28.645* (972% PACTE) Pertes infligées au total (FPCRS uniquement) : OTAN 7.253 – PACTE 7.636** (51% PACTE) Score personnel : 29.825 vs. 9873*** (75% en ma faveur) *le score est calculé dans chaque scénario en fonction des destructions infligées et des points de contrôles tenus. **score ne prenant en compte que les pertes matérielles. Dans FPCRS, chaque équipement a une valeur en points de victoire en fonction de sa qualité. ***score que j'ai obtenu, indépendamment du camp joué
  3. Rhysaxiel

    [FPCRS] En Aveugle

    Attrition Les combats se limitent maintenant aux marges. Un M1 est détruit par le tir d’un RPG-7, et le deuxième Apache est à son tour abattu malgré les précautions prises par les pilotes. Les Soviétiques ont pu avancer une unité de SAM tout en la camouflant dans les rues d’Unterweißenbrunn. L’équipage de l’hélicoptère a tout juste eu le temps de voir le Radar Warning Receiver s’allumer et de repérer la traînée de deux missiles filant droit sur lui. « Lieutenant colonel ici Williams, on subit le feu des T-80. Je perds des M2 par camions entiers. S’ils avancent on ne pourra pas tenir le terrain ! - Ici Bannon. Message reçu, repliez-vous sur les hauteurs. - A vos… » La ligne coupe soudainement, interrompue par un barrage d’artillerie soviétique qui détruit au moins trois véhicules et ne laisse aucune chance à Williams. C’est à ce moment-là que l’ennemi se remet en mouvement. L’ennemi a repris du poil de la bête. Ils ont rétabli leurs communications et sans doute reçu du renfort. Les M2 subissent la loi des T-80 tandis qu’un peloton mécanisé malmène les M1 par la seule force de son effectif. Pire encore, un Hind approche. Les M1 tentent de l’engager avec leur mitrailleuse, en vain. Les Vulcan sont mal placés et incapables de cibler correctement l’hélicoptère qui s’en prend au QG de la troisième compagnie, en mouvement vers une position plus sûre au sud. Un QG est détruit, puis un lanceur TOW. L’absence de SAM et de couverture aérienne se fait cruellement sentir. Les M2 ripostent, les Vulcan arrosent le ciel de leur gattling, mais le Hind persiste, neutralise deux véhicules et leur infanterie. Le salut vient… Du Hummvee embusqué dans les bois, qui vise le Hind à son tour et parvient à l’endommager, le forçant à s’écraser. Les échanges se poursuivent : un M2 détruit, puis un T-80. A 14h32, l’opérateur radio de Bannon hurle. « C’est le QG ! On a rétabli le contact ! - Passez-les moi tout de suite. - Colonel Bannon ici le Major Rosenberg. Repliez-vous immédiatement ! - Quelle est la situation? - Si vous êtes près de Bischofsheim vous êtes beaucoup trop avancés. Le premier escadron du 11e ACR a été engagé bien plus au nord. SIGINT et HUMINT nous indique que les Soviétiques ont contourné votre position par le sud. Ils pourraient menacer vos arrières et nos propres positions. Repli immédiat, c’est un ordre ! - Bien Major ! » (oui, les soviétiques ont perdu 70% de leur forces juste avant moi ! ) Epilogue et bilan : 53%, résultat incertain, léger avantage américain Le Lieutenant-Colonel Bannon, dans l’absolu, a accompli la mission qu’il s’était donné. Sa force a pu casser quelques dents à l’ennemi et freiner sa reconnaissance en le forçant à combattre à Bischofsheim pendant quelques heures. Le problème, c’est que la situation stratégique, qui lui a échappé à cause du brouillage électronique et de l’impossibilité de contacter ses supérieurs, exigeait tout autre chose. En s’avançant autant, Bannon s’est coupé de son artillerie et de sa troisième compagnie, ce qui a affaibli sa défense de la B279. La première compagnie a été quasiment détruite, la troisième a subi des pertes relativement élevées en très peu de temps. L’obligation de se retirer fait que le matériel récupérable est abandonné. Des dizaines de M1 seulement immobilisés restent plantés là, leur équipage évacué, capturé ou tué. Le ratio de pertes est à l’avantage des Américains, mais ce sont les Soviets qui peuvent se permettre une guerre d’attrition. Les Soviétiques ne savaient pas où se trouvaient exactement les forces américaines. Avec cet engagement, et celui du premier escadron du 11e ACR plus ay nord, tout doute était dissipé : le 1/68e blindé s’est fixé tout seul comme un grand à Bischofsheim contre des éléments de reconnaissance, permettant au gros de la 79e division de chars de la garde soviétique de contourner la région par le sud sans rencontrer d’opposition. Evaluation : côté américain Salutations de l’Inspection d’Etat-major. Dans la bataille, vos forcent, totalisant 4.994 points, ont sécurisé 53% (9.271 vs 8.091) des points de victoire attribués, contre une force ennemie valant 7.761 points. Sachez que l’Inspection considère votre performance comme tolérable. Votre force revendique la destruction de 9 reco, 1 hélico, 51 chars, 55 blindés, 35 infanteries, 15 SPAT, 3 AT, 7 QG et 8 AA ennemis. Forces restantes : Actives : 2 reco, 6 chars, 3 blindés, 7 infanteries, 5 SPAT, 9 QG, 5 AA, 16 SPArt, 16 véhicules utilitaires. Hors de combat : 1 reco, 9 chars, 4 blindés, 3 infanterie, 2 SPAT, 1 AT, 1 QG, et 1 AA. Détruites : 2 hélico, 8 chars, 6 blindés, 1 SPAT et 2 QG. A la fin du combat, vos unités disposaient d’un niveau de préparation de 56% et un cycle de commandement de 24 minutes. Votre force a subi des pertes significatives – 17% de pertes définitive, et a besoin de temps pour être de nouveau opérationnelle et récupérer les 22 unités hors de combat. Evaluation terminée. Evaluation : côté soviétique Salutations de l’Inspection d’Etat-major. Dans la bataille, vos forcent, totalisant 7.761 points, ont sécurisé 47% (8.091 vs 9.271) des points de victoire attribués, contre une force ennemie valant 4.944 points. Sachez que l’Inspection considère votre performance comme tolérable. Votre force revendique la destruction de 1 reco, 2 hélico, 17 chars, 10 blindés, 3 infanteries, 3 SPAT, 1 AT, 3 QG et 1 AA ennemis. Forces restantes : Actives : 6 reco, 3 hélico, 13 chars, 23 blindés, 13 infanteries, 3 AT, 4 QG, 6 AA, 32 SPArt. Hors de combat : 4 reco, 18 chars, 19 blindés, 17 infanteries, 2 SPAT, 1 AT, 2 QG, et 5 AA. Détruites : 5 reco, 1 hélico, 33 chars, 36 blindés, 18 infanteries, 13 SPAT, 2 AT, 5QG et 3 AA. A la fin du combat, vos unités disposaient d’un niveau de préparation de 68% et un cycle de commandement de 37 minutes. Votre force a subi des pertes atroces – 44% de pertes définitives, et la récupération des 68 unités hors de combat prendra plus de temps que celui dont nous disposons. Evaluation terminée. Compte rendu perso Jouer les américains, c'est jouer en mode facile : peu d'unités mais généralement puissantes, plus discrètes et réactives, C3 court... Jusqu'à ce qu'on se rende compte que l'ennemi est 3 à 5 fois plus nombreux, qu'il a donc les moyens de se rapprocher vite et violemment, voire qu'il profite du terrain ou des mauvaises conditions pour réduire à néant l'avantage technologique. Avantage assez ténu donc, dès que les lignes de vues se raccourcissent. Et la moindre perte fait mal. Le briefing laissait entrevoir une météo exécrable, et il n'a pas eu tort, bien que cela aurait pu être pire. En l'absence d'artillerie 75% du temps, les perfs sont plutôt honorables. Le matériel est franchement bon, à l'exception de la DCA. Les Vulcan sont vraiment limités en portée, quoique sans doute efficaces en embuscade, et les Humvee, disons, très fragiles. J'ai relevé plusieurs erreurs de mon côté, à commencer par le fait de fixer la compagnie au centre trop longtemps, de faire reculer trop tard les M1 envoyés en avant, et généralement d'avoir sous-estimé le rythme de l'avance soviétique. Je me suis retrouvé deux ou trois fois en rupture d'ordres, ce qui ne devrait pas arriver en jouant américain hors circonstances exceptionnelles. J'ai aussi sur-estimé la puissance d'un peloton de M2 avec leur infanterie. Ils tiennent bien leurs positions, mais il faut sans doute les utiliser dans un environnement confiné. En lisière de ville comme ici à Haselbach, ils peuvent se faire aligner. Il faut croire que je suis meilleur attaquant que défenseur ou que je suis plus à l'aise avec le matériel soviétique... Ou les deux Je devrais m'améliorer avec le temps (et quelques parties hors campagne pour m'entraîner).
  4. Rhysaxiel

    [FPCRS] En Aveugle

    La bataille de Bischofsheim Bannon ordonne une retraite générale sur les hauteurs à l’ouest d’Haselbach. Il faut absolument remettre de la distance avec l’ennemi ! Warthog se positionne pour couvrir les troupes au sol, quand soudain un missile sol-air le frôle de peu. Le deuxième, en revanche, ne le loupe pas. Il s’écrase à moins de 500m des premières habitations au sud d’Haselbach. Aucun survivant. Allister annonce à 12h27 dans la radio que la pluie refait son apparition. A croire qu’elle s’est arrêtée juste pour permettre aux SAM ennemies de descendre l’hélico. Avec une visibilité à 2.000m, la situation est moins horrible que précédemment et les Abrahms peuvent grignoter peu à peu les forces ennemies. La retraite américaine est néanmoins trop lente. Les T-80 vont au contact et détruisent le QG de la première compagnie, puis ce qu’il reste du peloton de M1. Allister est fait prisonnier. Les premières unités de la seconde compagnie arrivent en renfort par le sud et ouvrent le feu sur les Soviets. Pris de flanc, voire par l’arrière, les dégâts sont considérables. En trois minutes, 7 T-80 sont hors service. « Lieutenant-Colonel, ici Warthog #2, on a eu des soucis au décollage, notre aéroport a été frappé à l’arme chimique. C’était pas beau à voir mais on a fini par filer et on est à vos ordres ! -Warthog #2 ici Bannon, filez plein nord vers Haselbach mais faîtes attention, il y a des SAM dans le secteur, on a perdu Warthog #1. - Reçu. - Vous avez croisé des rouges sur la route ? - Rien au radar. Ah si, votre artillerie arrive bientôt ! - Excellent. Vous avez vos ordres. » Les échanges tournent à l’avantage des américains. Une quinzaine de véhicules restent sur le tapis, dont des DCA que les équipages veillent à bien cibler. Cela n’empêche pas la destruction totale de la première compagnie dont les blindés n’ont pu retraiter à temps. La pluie s’arrête. Des véhicules blindés ennemis tentent d’occuper la St2288 mais succombent face aux M1 positionnés en embuscade. Les rares communications qui passent révèlent que le C3 soviétique est complètement hors service dans ce secteur. Les deux unités qui s’affrontent sont coupées de leurs bases, au moins en ce qui concerne la radio. La tentative de percée des soviétiques, sans appui et sans chars, échoue complètement. L’artillerie américaine arrive et croule sous les demandes. Elle frappe d’abord les QG repérés par SIGINT. Le troisième bataillon arrive enfin vers Haselbach. Une partie reçoit l’ordre de se déployer sur les hauteurs, l’autre dans le village. A 13h, il apparaît que les Soviétiques sont enfermés dans Bischofsheim, toute une unité qui n’est pas à couvert subit le feu croisé de l’Apache, de l’artillerie et des M1. Entre Haselbach et Bischofsheim, les M2 et les T-80 s’échangent les coups. Sur la Sr2288, un peloton de M1 s’avance. Il subit le même sort que l’infanterie motorisée soviétique quelques minutes plus tôt. En cinq minutes à peine, deux M1 sur les trois sont détruits par un T-80 et de l’infanterie antichar en embuscade. L’ennemi est peut-être coupé du monde, mais il est encore très féroce. A 13h30, la situation semble bloquée. Les Soviets n’avancent plus mais les Américains ne paraissent pas en mesure de reprendre le terrain perdu ni réellement menacer la B279. Bannon ne parvient toujours pas à joindre son QG. Il commence à redouter que cette bataille soit un leurre, au même titre que l’attaque menée cette fin de matinée par le sud qui a immobilisé les forces de Frey suffisamment longtemps pour permettre aux Soviétiques de chasser la première compagnie de Bischofsheim. L’ennemi a subi de lourdes pertes, il y a peut-être un coup à jouer. Faut-il reculer ? Tenir ? Tenter une contre-attaque ?
  5. Rhysaxiel

    [FPCRS] En Aveugle

    Sous la pluie battante L’artillerie soviétique commence à se faire entendre. Un des M1 postés au nord d’Unterweißenbrunn est mis hors service. Au sud de la ville, le peloton a plus de chance et s’en sort indemne, quoique secoué. La confusion permet aux T-80 de prendre l’initiative. Deux M1 tombent sous les coups des 125mm. Les représailles à longue portée depuis le village de Bischofsheim à l’ouest sont inefficaces. Le M1 restant rend en revanche la monnaie de leur pièce aux Soviets en détruisant deux chars ennemis. Les T-80 ne s’arrêtent pas, ils poursuivent au contraire droit vers l’ouest. Les M1 en avant se retrouvent isolés. Le premier peloton de la première compagnie perd son dernier char à 11h41, non sans avoir emporté avec lui deux T-80 de plus. Trois minutes plus tard, le second peloton est mis hors service. Le troisième peloton, en sous effectifs avec seulement deux M1, corrige sévèrement les T-80 qui se présentent à lui, mais pour chaque char qui tombe, dix apparaissent. L’artillerie soviétique continue son travail de précision. Sans doute repéré par les T-80 qui sont passés à moins de 500m, le premier peloton de TOW est détruit. Les M1 qui les accompagnaient s’en sortent indemnes. 11h46. Dans sa radio, Bannon comprend enfin le rapport du capitaine Allister. La situation s’est soudainement compliquée au nord. L’attaque par le centre était une feinte ! Coûteuse pour l’ennemi, certes, mais suffisante pour fixer toute la compagnie de Frey. Il ne peut s’empêcher de frapper le capot de son véhicule avec son poing. « Contactez immédiatement Frey, il doit envoyer sa compagnie au nord selon le plan prévu, et vite ! » Les difficultés avec lesquelles son équipe parvient à joindre Frey le rendent très pessimiste. Au nord, les ce qu’il reste d’habitants à Bischofsheim commencent à subir un enfer. M1 et T-80 sont engagés dans un combat urbain des plus brutal, sous la pluie battante, puis l’artillerie soviétique se joint à la fête, ajoutant toujours plus de confusion. Les équipages américains revendiquent 12 T-80 détruits. C’est un véritable corps à corps urbain qui s’engage. A 12h, les M1 revendiquent 7 T-80 de plus et semblent tenir leur position. Warthog arrive sur place, mais la visibilité atroce empêche l’Apache de fournir toute la force de frappe souhaitée. Deux T-80 tombent néanmoins sous les coups des Hellfire. C’est alors que Bannon reçoit une autre bonne nouvelle. « Capitaine Williams, 3e compagnie, vous m’entendez ? Ici capitaine Williams ! Répondez ! - Williams, ici Bannon ! Je vous reçois ! - Enfin lieutenant ! Rien ne passe, c’est incroyable ! On a perdu le contact avec le QG il y a plus d'une heure et il était impossible de vous joindre ! - C’est la même ##### ici capitaine, et vous arrivez au meilleur moment. - Quelle est la situation ? - Filez plein nord, vers Bischofsheim. Les Soviétiques ont lancé un assaut blindé sur cette ville et nos lignes tiennent à peine. - A vos ordres ! » Il faudra de longues minutes avant que tout ce beau monde n’arrive. Les voix des soldats percent occasionnellement le bruit qui recouvre toutes les communications, et les nouvelles ne sont pas bonnes. « On ne peut plus tenir. Plus de munitions. Ils sont trop nombreux, repli ordonné vers Haselbach. » « Ici Warthog, on voit que dalle ! On a besoin d'un visuel pour ne pas vous tirer dessus ! Impossible d’ouvrir le feu sans voler dangereusement bas, on reste sur place et on attend que ça s’arrange. » « On a perdu le char de commandement. Protégez le capitaine ! » Vers 12h10, en quelques minutes à peine, la pluie s’arrête. Ses troupes vont pouvoir s’en donner à cœur-joie ! Le ton de Warthog change brutalement. « Voilàààààà là on est d’accord ! Cibles en visuel, il va falloir se donner des priorités ! » Allister respire. L’Apache revendique en tout une demi-douzaine de cibles, alors que les Abrahms revivent et voient de nouveau au loin. Des colonnes de véhicules, ininterrompues. Et toujours pas de renforts à l’horizon. Surtout, les Soviétiques sont proches, sans doute trop proches.
  6. Rhysaxiel

    [FPCRS] En Aveugle

    Certain, l'effet sonore était celui d'un canon léger et l'infobulle "ATGM" était absente. Avant de mourir, l'équipage a reçu une décoration
  7. Rhysaxiel

    [FPCRS] En Aveugle

    Proies faciles Le lieutenant-colonel Bannon est fébrile. Il n’a pas reçu la moindre information du QG ni du reste du bataillon depuis trois heures. Plus rien ne passe. Même avec ses propres unités, à quelques kilomètres à peine, la communication est difficile. La 3e compagnie et les soutiens arrivent, il le sait, mais il ne sait pas exactement quand il pourra compter sur eux. « Lieut… nel, ici sold... …ton premi… recon… Contact… léments de… connais… ennemi. Je rép… tact avec éle… de reconnais.. enne.. - Ici Bannon, reçu. Je repète, reçu. » - On… pli. Donc l’ennemi approche par la NES51. - Contactez directement le capitaine Frey, 2e compagnie, coordonnez-vous avec lui. Contactez le capitaine Frey. - Rép…, je ne… ai pas… pris. Ce manège va durer longtemps… A 10h35, le capitaine Frey reçoit le dernier rapport des deux reconnaissances envoyées sur la NES51. Les Soviet y envoient un groupe de BRDM-2, classiques et anti-char. Le comité d’accueil est prêt. « 1er et 2e peloton surveillez à 3 kilomètres plein ouest la NES51, un groupe de reconnaissance ennemi approche. Réduisez-le en cendres. Les « reçus » se succèdent, grésillant mais audibles. Moins de cinq minutes plus tard, cinq épaves soviétiques jonchent la route. - Capitaine ici Connor. On a le reste du groupe en visuel, au moins six véhicules. - Tenez vos positions, restez à couvert. - Bien capitaine. » Cinq autres minutes plus tard, les reco soviétiques sont surprises. Le feu croisé des M1 et du 3e reco détruisent les fragiles BRDM. A 10h45, la radio de Bannon grésille de nouveau. Vu la qualité désastreuse du message, c’est le 2e reco, au nord. « Deuxiè… co. Con… ments de re… sov… long de… te B-deux…neuf. Pours… miss… Espérons que la 1ère compagnie aura le message en plus clair. Les rapports s’enchaînent, avant de cesser brutalement après 10h51. Fuite ou destructions ? Le capitaine Allister de la 1ère compagnie donne la réponse. Le signal est plus clair qu’avec les recos, mais pas exceptionnel non plus. - Lieutenant-colonel, le 2e reco a été neutralisé par l'ennemi. Nous engageons les éléments ennemis. #####, il faut renvoyer une reco au nord, ils ne peuvent pas continuer en semi-aveugle* comme ils le sont. Un peloton de reconnaissance s’infiltre dans Unterweißenbrunn tandis que les M1 reculent lentement comme prévu. Les rapports s’enchaînent et ne parlent que de destructions ennemies. Pas de trace de véhicules blindés ou de chars. L’artillerie soviétique répond et neutralise un M1 au sud d’Unterweißenbrunn. Un autre est surpris par un BRDM-2 en ville qui le neutralise sans trop que l’on ne comprenne comment**. A 11h29, le capitaine Frey rapporte la destruction du groupe de reconnaissance ennemi et l’absence d’autre véhicules, à en croire les Hummvees encore sur place. « 1-83 ici Warthog #1, en attente de vos ordres. Un Apache ! Le premier Apache est arrivé. - On a une situation qui se complique au nord, la 1ère compagnie a besoin de vous. - Envoyez les détails. » En parallèle, la première compagnie rapporte l’arrivée des premiers T-80. A 500m à peine des Abrahms. Ils étaient couverts par les habitations d’Unterweißenbrunn et l’absence de Hummvee a empêché de les débusquer. Ce n’est pas bon du tout. Les Abrahms ont ordre de se replier mais semblent pris de vitesse par un rouleau-compresseur soviétique lancé sur eux. 11h35. Une goutte de pluie tombe sur le pare-brise de son véhicule de commandement. Puis une autre, et une autre. Une pluie légère fait son apparition, réduisant progressivement la visibilité. Les optiques permettent de voir au travers, mais les lignes de vues sont réduites. Les minutes passant, la pluie ne fait que s’intensifier. Son bataillon peut dire au revoir aux tirs à longue distance pour le moment. Autrement dit, ses troupes viennent de perdre leur avantage technique alors que les chars soviétiques approchent. *Les M1 voient très bien avec leurs optiques, mais ils n’ont ni la mobilité, ni la discrétion, ni la rapidité de réaction, ni d'ailleurs le champ de vision des Hummvees. ** Un M1 qui succombe à un coup de 14.5mm ? Sans doute une chenille détruite ou une mal fonction due à un coup très chanceux. Première fois que je vois ça !
  8. Rhysaxiel

    [CMANO, FPCRS] En Sept jours sur le Rhin - sujet central

    J'ai lancé le sujet du deuxième scénario ici. Il s'agit de Head On, joué côté américain. Le jouer ne m'a pris qu'une poignées d'heures, il est étonnamment court, je crois que je prendrai plus de temps à en écrire le récit
  9. Rhysaxiel

    [FPCRS] En Aveugle

    En aveugle Jeux : Flashpoint Campaign Red Storm Players Edition (FPCRS) Scénario : Head On Camp : USA Contexte : Troisième Guerre Mondiale, 20 juillet 1989, 10h-28h Deuxième scénario de la méga-campagne En Sept Jours sur le Rhin. Il s’inscrit dans un contexte plus large à découvrir dans ce sujet. Lieu : sur la route 279 près de Schönau an der Brend, Allemagne de l’Ouest. Météo : dégagé, pluie ou brouillard prévus en journée. Précédemment La troisième guerre mondiale a débuté au lever du soleil, le 20 juillet 1989, par une offensive surprise des troupes soviétiques en Allemagne. (Sujet Central). Le deuxième escadron du 11 Régiment Blindé de Cavalerie (ACR) américain, censé retarder tout mouvement soviétique en cas d’attaque dans la trouée de Fulda, a été pulvérisé en quelques heures à peine par le 17e régiment de chars de la garde soviétique (Ouverture Fatale). Introduction Il n’y a aucun doute, la 79e Divisions de Chars de la Garde a percé près de Rödelmaier et à Bad Neustadt. Elle avance le long de la route 279 vers Fulda. La percée est nette. Derrière eux il ne reste que les épaves encore fumantes du deuxième escadron du 11e ACR (Ouverture Fatale). Devant eux, le 1er bataillon du 68e Blindé, quittant sa base de Wildflecken. Les deux forces n’ont aucune idée d’où l’autre se trouve. La guerre électronique est bien plus intense qu’attendue et chaque camp pensait pouvoir contrer les capacités adverses. C'est raté. Les deux unités savent très bien qu’elles vont bientôt se rencontrer. Il n’est pas possible de longer la même route en allant l’une vers l’autre sans finir par se croiser. La question est… Où ? Deux mortiers du 2e escadron 11e ACR ont survécu au carnage et ont atteint le 1er bataillon. D’après les communications radio qu’ils ont échangées avec les unités du 11e ACR, les Soviétiques filent à l’ouest sur la route 279. Le barrage d’artillerie initial contenait des obus explosifs et des charges chimiques. Il a ciblé les casernes, les aérodromes et les centres logistiques. Des messages disent que des centres urbains ont aussi été ciblés délibérément. Certains Allemands se sont calfeutrés chez eux, mais d’autres, nombreux, commencent une longue marche vers l’ouest. Le V Corps, dit « de la Victoire », doit avancer face à ce flot de réfugiés. Il était prévu que les routes soit encombrées en cas de conflit. Les polices militaires et fédérales se sont préparées à gérer le flot de réfugiés fuyant la Foward Edge of Battle (FEBA), la ligne de front. Tous les plans ont sous-estimé la masse de civils en fuite. Les Soviétiques, à l’inverse, ont la voie entièrement libre devant eux. Les unités soviétiques sont dans leur élément, leurs homologues américaines, complètement aveuglées, à l’exception de la seule et unique information fiable fournie par HUMINT* : « Les Russes arrivent. » Oui, mais par où ? Nous ne voulons pas leur foncer dessus tête baissée. *HUMINT : HUMan INTelligence, les renseignements directement glanés auprès des personnes. Briefing Les réfugiés filent vers l’ouest. Ils n’ont qu’une chose à dire, encore et encore, « Les Russes arrivent ». Ils ne peuvent pas dire d’où. Chaque personne a une histoire différente à raconter, donne une position et une destination différente aux forces ennemies. Le V Corps peine à mobiliser ses forces après l’attaque chimique préemptive contre ses bases. Seules les unités déjà déployées contenir l’avancée soviétique. Elles se rassemblent comme elles le peuvent. La plupart du temps, elles sont isolées. Le 1er bataillon du 68e blindé, 8e Division d’Infanterie, file vers l’est depuis Wildflecken sur la route 279, et n’est en contact avec aucune autre unité. Elle n’a croisé que deux mortiers du 11e ACR et un major du QG de la Bridage qui nous a amené les ordres en personne. Mission Le 1er bataillon du 68e blindé, 8e Division d’Infanterie, campé à Wildflecken, a l’ordre de trouver et d’engager l’ennemi. Vous devez détruire le fer de lance blindé où qu'il soit. En priorité sur la route 279, entre les municipalités de Bad Neustadt et Wildflecken. Pour le moment, il y a un brouillage radio complet, sur l’ensemble des fréquences. Les radios FHSS* tant vantées sont totalement inutiles. Les SitRep* devront être envoyés par messager si la radio ne fonctionne pas. Si le contact avec un échelon supérieur n’est pas rétabli, vous devrez agir en toute indépendance selon les ordres généraux qui vous sont donnés. Forces alliées 1er bataillon du 68e blindé, 8e Division d’Infanterie Renseignements La doctrine de bataille soviétique prévoit d’envoyer des unités de reconnaissance très loin en avant**, pour trouver des faiblesses dans le dispositif ennemi. J’aimerais avoir ça sous la main. Le rapport des mortiers du 11e ACR indique que l’assaut était surtout conduit par des chars et des véhicules blindés. Il n’y a pas de mention de véhicules de reconnaissance. Mais c’était clairement un assaut, et il n’y a rien en face pour s’y opposer. Nous nous attendons à trouver leur reconnaissance en tête de leur pointe blindée. C’est l’occasion de leur casser quelques dents. Si on détruit leurs éléments de reconnaissance on pourrait les ralentir, avant de nous replier. Leurs unités principales seront équipées de T-80 et de véhicules de combats. Ce seront des opposants mortels. La météo pourrait se dégrader rapidement, ça n’aidera pas. S’il venait à pleuvoir ou si le brouillard tombait, cela reviendrait à se battre dans une cabine téléphonique, tout ce que nous ne voulons pas. Réserves Il n’y a aucune réserve immédiate disponible pour cette mission. Vous devez prendre le contrôle tactique de ce secteur aussi longtemps que possible. Il y a pour le moment un brouillage quasi intégral des fréquences radio. Les ordres seront envoyés par messager si la situation ne s’améliore pas. Dès que le contact radio est rétabli, vous recevrez des instructions du niveau hiérarchique supérieur, ainsi que leur déploiement. Un groupe d’observateurs avancés vous sera envoyé dès que l’équipe est opérationnelle. *FHSS : Frequency-hopping spread spectrum, Saut de fréquence à spectre large, un type de radio qui change automatiquement et aléatoirement de fréquence pour réduire les effets du brouillage ennemi. Sauf quand celui-ci brouille tout le spectre. *SitRep : Situation Report, compte rendu de la situation ** : généralement 50km en avant des forces blindées. Carte du secteur Comme précédemment, la B279 est le centre de l'attention de cette bataille. Plan de bataille Au nord, la situation est assez évidente. La B279 passe au nord de Bischofsheim. La ville offre plusieurs positions en hauteur susceptibles de fournir un large champ de vision aux unités y stationnant. La 1ère compagnie prendra position en ville. Faute d’infanterie disponible pour le moment, il n’est pas raisonnable de se positionner en avant à Unterweißenbrunn et de couvrir intégralement la St2289. Au sud, il n’y a réellement qu’un axe d’attaque pour les soviétiques : au travers des bois. Le gros inconvénient, pour eux, est que Waldberg surplombe la zone et offre un champ de vision particulièrement étendu sur la NES51 en contre-bas, le seul axe d’approche possible pour une offensive rapide. La 2e compagnie tient la position, avec un ordre en attente, celui de se déplacer plus au nord pour renforcer la 1ère compagnie. Les trois Hummvee (chaque section n'a qu'un seul véhicule) sont envoyés en avant de ces positions, sur la B279 et la NES51, pour trouver l’ennemi. Et c’est tout. Il sera impossible de faire plus tant que le reste du bataillon ne sera pas arrivé : deux hélicoptères, deux batteries d’artillerie et une compagnie d’infanterie mécanisée.
  10. Rhysaxiel

    [CMANO, FPCRS] En Sept jours sur le Rhin - sujet central

    Me voilà rentré de Pologne ! Les deux scénarios sont côtés américains. Je pense que je vais suivre l'avis d'Eginhard et tout simplement les jouer dans l'ordre chronologique. Head On en premier, puis un Black Horse légèrement modifié ensuite, plus corsé pour l'américain. En plus, de ce que j'ai lu des briefings, Head On est beaucoup plus incertain que Black Horse qui est vraiment AttD volume 2, ça mettra du piquant Je devrais pouvoir lancer la partie dans qq jours, et l'AAR en suivant.
  11. Rhysaxiel

    [CMANO, FPCRS] En Sept jours sur le Rhin - sujet central

    Deuxième (et troisième) scénario sur Flashpoint Campaign Red Storm Je vous propose ici deux possibilités, qui ont lieu simultanément dans la chronologie. Bien que l’un soit techniquement juste avant l’autre, je vous laisse décider de l’ordre dans lequel ils seront joués. Dîtes-moi également comment il faudrait modifier Black Horse, selon vous. Black Horse est le seul scénario se déroulant le jour J, mais deux autres, dans leur description, laissent entendre qu'ils se déroulent au tout début du conflit. Je vous propose ici un des deux, Head On, car il se passe lui aussi dans le secteur de Fulda. Je vous proposerai ensuite en quatrième scénario 3rd Herd, jouable des deux côtés. Après cela, il est fort possible que je bascule sur Command pour un ou deux scénarios, je verrai. Scénario 1 : Black Horse (largement modifié) Joué: Côté américain Jour J (20 juillet 1989) + 12h. Front de la Trouée de Fulda, près de Nordheim von der Rhön, Allemagne de l’Ouest. Le scénario d’origine prévoyait la suite de A Time to Dance : le 2e escadron du 11e ACR a permis de ralentir l’offensive soviétique et de leur faire perdre du temps, et fait de nouveau face aux Soviets, cette fois un régiment de fusiliers motorisés. L’effectif du 2e escadron est réduit par rapport à AttD mais des renforts arrivent. Le hic, c’est qu’en jouant A Time to Dance, le 2e escadron s’est fait atomiser, il ne reste que trois mortiers autotractés debout. Je peux éventuellement modifier ce scénario (en réduisant les renforts reçus par les américains, en en faisant un engagement de rencontre ou une attaque de flanc soviétique par exemple), ou simplement décréter qu’il s’agit du 1er escadron et non du 2e et le jouer normalement. Tout comme pour A Time to Dance, le 11e ACR n'a pas les moyens d'arrêter l'offensive soviétique, il s'agit encore une fois de faire perdre du temps à l'ennemi pour permettre à l'OTAN de se mobiliser. Scénario 2 : Head On (avancé pour cause de cohérence chronologique) Joué: Côté américain Jour J (20 juillet 1989) + 10h. Front de la Trouée de Fulda, route 279 près de Schönau an der Bend, Allemagne de l’Ouest. Engagement de rencontre entre le 1-68e bataillon blindé de la 8e division d’Infanterie US et le 247e régiment de fusilier motorisés soviétique. Le bataillon américain est réveillé par l’artillerie, les missiles et les attaques à l’arme chimique et choisit d’aller de l’avant plutôt que de subir toujours plus de feu. Le brouillage électronique est total dans les deux camps, les deux forces savent que l’ennemi est là, quelque part, mais ils ne savent ni dans quelle direction ni à quelle distance il se trouve. La grande peur, côté américain, est de devoir livrer bataille à courte portée dans la surprise la plus totale. C'est l'inconnue jusque dans le briefing, je ne saurais vous dire quel résultat est attendu ! Notez que je suis en déplacement pour trois semaines, je ne démarrerai pas l'AAR avant mon retour de Pologne mi-octobre. Cela vous laisse largement le temps d'en discuter et de me recommander des modifications pour Black Horse.
  12. Rhysaxiel

    [CMANO, FPCRS] En Sept jours sur le Rhin - sujet central

    Rapport de force approximatif par théâtre Arctique C’est sans doute dans ce secteur que se jouera le sort de la guerre en Europe. Sur ce front se trouve les bastions de Barents et Kola ainsi que le GIUK, qui contrôle l’accès à l’océan Atlantique. L’opération ReForGer prévoit d’envoyer les renforts américains par la Mer du Nord pour qu’ils soient opérationnels le plus tôt possible, aussi, l’OTAN ne peut se contenter de retenir les soviétiques au niveau du GIUK, il faut les enfermer dans leurs propres bastions. La première cible pour l’URSS est la Norvège. Il lui sera impossible de contester la Mer du Nord sans la neutralisation préalable des bases de l’OTAN dans le nord du pays, et le groupe articulé autour du TAKR Tbilisi ne sera pas de trop pour cela. Face à lui, la Norvège déploie une constellation de vedettes lance-missiles utilisées selon une doctrine de harcèlement constant de l’ennemi. Les Etats-Unis déploient l’USS Forrestal et son escorte. Le STANAVFORLANT est actuellement composé de cinq navires. OTAN : 1 CG CTF 70.1 : CV 59 Forrestal, 2 CG, 2 DD STANAVFORLANT : 2 DD, 3 FF Marine norvégienne : 2 FF, 20 PB PACTE : KPUG 1 : 1 CG, 3 DD, 2 FF KUG 1 : TAKR Tbilisi, 1 BCGN, 2 CG, 2 DD, ravitaillement OKOP : 2 CG, 2 DD DESO : 5 FF, transports, ravitaillement Baltique La Baltique est divisée en deux. Le nord est tenu par la Suède, le sud par le Pacte de Varsovie. La Suède n’a pas les moyens de s’opposer à la flotte de la Baltique, et les Etats-Unis ne risquent évidemment pas ses porte-avions dans une mer fermée et aussi surveillée. La seule véritable opération envisageable est une prise des détroits danois par les troupes du Pacte de Varsovie. OTAN : BALTFOR : 5 DD, 4 FF PACTE : KUG : 1 DD, 7 FF, 14 PB Méditerranée Orientale L’URSS bénéficie de sa base syrienne de Tartous et peut entretenir une flotte limitée, incluant tout de même le TAKR Minsk. La proximité d’une telle puissance de feu est susceptible de pousser Israël à la neutralité malgré son alignement clairement pro-américain. Pour éviter cela, l’US Navy dispose dans la région d’un groupe aéronaval centré sur l’USS Theodore Roosevelt, épaulé par un des derniers cuirassés, le New Jersey. L’élimination des navires soviétiques pourrait donner à Israël juste assez de confiance pour attaquer la Syrie d’Hafez al-Assad et de prendre le contrôle de Tartus. L’URSS n’a aucun intérêt à les provoquer et cherche plutôt à retenir ses alliés arabes, plutôt en position de faiblesse dans la région. OTAN : NAVOCFORMED : 4 DD Roosevelt CVBG : CVN 71 Theodore Roosevelt, 3 CG, 1 DD, transports et ravitaillement SAG accompagnant le Roosevelt : 1 BB New Jersey, 1 CG, 2 DD PACTE : KPUG 1 : 2 CG, 1 DD, 1 FF KUG 1 : TAKR Minsk, 1 BCGN, 2 DD KUG 3 : 1 CG, 2 DD, 1 FF, transports et ravitaillement Méditerranée Centrale et Occidentale Seul l’OTAN est présent sur ce secteur, avec les marines française, italienne et américaine. Une nation, la Libye, est au centre des attentions de l’OTAN. Le colonel Kadhafi est proche de l’URSS, mais jusqu’à quel point ? Et jusqu’où va-t-il pousser l’opportunisme dans ses projets contre l’Egypte, plutôt alignée sur l’OTAN ? Qui plus est, une sortie de la flotte de la Mer Noire est susceptible de menacer ce secteur. OTAN : TF 502.1 : R 99 Foch, 3 DD TF 502.2 : CV 67 John Fitzgerald Kennedy, 2CG, 2DD TF 502.3 : C 551 Giuseppe Garibaldi, 1 DD, 3 FF 26 MEU : 3 FF, transports et ravitaillement PACTE : rien Mer Noire L’URSS et ses alliés possèdent plus de 70% des côtes de la Mer Noire. C’est cependant bien la Turquie qui contrôle les détroits du Bosphore et des Dardanelles, la seule porte de sortie vers la Méditerranée. La convention de Montreux interdit aux porte-avions d’entrer dans cette mer plus de quelques jours, il n’y a donc aucun porte-avions américain sur place, ni même de groupe de surface. En cas d’offensive soviétique contre les détroits, la question n’est pas de savoir si elle réussira, mais en combien de temps. La Turquie est isolée du reste de l’OTAN, et il n’est pas dit que la Grèce, son plus proche allié, l’aide de bon cœur. Le tronçon Européen de la Turquie est de plus menacé par la Bulgarie. Prendre le contrôle des détroits permettait à l’URSS de faire sortir le gros de la Flotte de la Mer Noire, actuellement au port, et de permettre aux navires déployés dans la Méditerranée de s’y réfugier si besoin. OTAN : Destr. Sqr : 6 DD, 2 FF Patrouille : 2 PCFG PACTE : KUG 1 : 4 FF, 4 PCFG Autres forces : 2 DDG, 4 PC, transports, ravitaillement Océan Indien Dans l’océan Indien, le Pacte est quasiment condamné. Le déploiement est relativement important, avec notamment le TAKR Kiev, mais les bases d’Aden et de Socotra* ne sont pas des bases majeures et ne peuvent entretenir longtemps une telle force. Pire, l’Egypte est plutôt favorable aux Etats-Unis, il est peu probable qu’elle accepte que des navires soviétiques passent par le canal de Suez. La flotte soviétique sur place est donc destinée à mourir… Mais à quel prix pour l’OTAN ? La puissance de feu de la TF 77.1, et surtout du Nimitz, est inégalée dans la région, mais sa perte galvanisera sans doute l’Inde, pour le moment neutre mais pro-soviétique, ce qui menacerait le Pakistan et offrirait un sauf-conduit aux navires soviétiques. * qui n’a en fait jamais existé – la CIA était persuadée que l’URSS disposait d’un complexe militaire sur l’île, ce qui a influencé l’auteur du scénario et du livre dont il est tiré OTAN : 4 FF SAG : 2 CG, 2 DD TF 77.1 : CVN 68 Nimitz, 2 CG, 2 DD, transports, ravtaillement PACTE : KUG : TAKR Kiev, 2 CG, 4 DD Pacifique Nord (Okhotsk) Le Bastion d’Okhotsk est une zone très dangereuse pour l’OTAN. L’URSS y déploie deux de ses croiseurs lance-missiles porteurs d’avions (TAKR), le Bakou et le Novorossiysk, ainsi qu’une partie de sa flotte de sous-marins nucléaires lanceurs d’engins. Ces groupes sont dispersés au déclenchement des hostilités, et aucun renfort d’Europe n’est à espérer. Les Etats-Unis disposent de la Carrier Task Force 77.1, avec à sa tête l’USS Independence, et surtout de nombreuses bases sur le territoire japonais qui leurs permettent de tenter d’infiltrer et de démanteler le bastion. La subtilité, pour l’URSS, est de dissuader le Japon de s’engager aux côtés des Etats-Unis. Pour cela, il faut d’abord éviter de frapper le sol japonais sans être certain de ne toucher que des éléments américains, puis neutraliser la CTF. Sans l’appui de l’US Navy, le Japon restera l’arme au pied. OTAN : CTF 77.3 : CV 62 Independence, 4 CG, 2 DD PACTE : KPUG 1 : TAKR Novorossiysk, 1 BCGN, 4 CG, 4 DD KPUG 2 : TAKR Baku, 1 CG, 3 DDG KUG 1 : 3 CG, 1 DDG Marine japonaise : 17 DD* *Le Japon distingue Destroyer, Destroyer lourd et Destroyer d’Escorte. Pacifique Nord (Bering) La zone entre le Kamtchatka et l’Alaska est vidée de toute présence soviétique, concentrée dans le Bastion d’Okhotsk. Petropavlovsk est la seule véritable installation soviétique dans la région. Les Etats-Unis lancent la Carrier Task Force 77.4, formée autour de l’USS Kitty Hawk, à l’assaut de cette base. Aucune invasion du territoire soviétique par l’Extrême Orient n’est envisagée, ce ne serait ni raisonnable, ni utile. OTAN : CTF 77.4 : CV 63 Kitty Hawk, 3 CG, 2 DD, ravitaillement PACTE : aucune Caraïbes Il n’y a aucune présence soviétique sur ce front, mais Cuba pourrait bien se joindre à la fête et menacer les lignes de communications maritimes dans les Caraïbes. Pour l’en dissuader, les Etats-Unis maintiennent un GAN réduit autour de l’USS Midway. OTAN : CV 41 Midway, 1 CG, 4 FF Marine cubaine : 18 PB Autres porte-avions américains et OTAN Dans cette liste figurent les porte-avions qui sont absents des scénarios de Command. Signe de l'excellent travail de l'auteur, ils sont en large majorité ou en maintenance, ou de retour d'une expédition et donc à quai. J'ai dû inventer la situation des navires britanniques. Deux navires sont en route, l'USS America et l'USS D. D. Eisenhower. Ils doivent théoriquement arriver en méditerranée pour relayer l'USS JFK et l'USS Roosevelt, mais ils pourraient bien être détournés vers l'Arctique vu la situation. L'USS Ranger est déployé en mer de Chine et pourrait être envoyé vers le nord. CV 43 Coral Sea : de retour après son déploiement en Méditerranée et dans l’Océan Indien et après avoir secouru l’USS Iowa. A Norfolk. CV 60 Saratoga : en maintenance à Norfolk. CV 61 Ranger : en Mer de Chine CV 64 Constellation : de retour de l’Océan Indien. A San Diego. CV 66 America : en route vers la Méditerranée orientale. CVN 65 Enterprise : de retour de l’opération Earnest Will. A Norfolk. CVN 69 Dwight D. Eisenhower : en route vers la Méditerranée CVN 70 Carl Vinson : en station à NAS Alameda, Californie CVN 72 Abraham Lincoln : lancé, mais non encore en service dans l’US Navy (historiquement commissionné en novembre 1989 et déployé en septembre 1990) R05 Invincible : en station à Portsmouth R06 Illustrious : de retour de mission Fly the Flag. A Portsmouth R07 Ark Royal : en mission Fly the Flag en Amérique du sud. R97 Jeanne d'Arc : A Brest. R98 Clemenceau : de retour de l’opération Prométhée. A Brest.
  13. Rhysaxiel

    [CMANO, FPCRS] En Sept jours sur le Rhin - sujet central

    Information utile ! J'ai déterminé la liste des scénarios de Command qui formeront cette campagne. Pour des besoins de cohérence entre les deux jeux, je me permets de retcon le scénario global : il a désormais lieu en juillet 1989 et non en août 1987. Les différences sont vraiment minimes, mais cela nous évitera à tous de jongler entre les dates affichées en jeu et celles de la mégacampagne. Je m’occuperai de modifier le sujet initial dès que possible. La situation en mer : un bourbier soviétique Si sur terre, l’Union Soviétique peut espérer vaincre par sa supériorité numérique –à conditions de ne pas être surprise et d’empêcher l’opération ReForGer- sur mer, c’est une toute autre histoire. La flotte de guerre de l’Union a connu un développement formidable sous l’impulsion de l’Amiral Gorshkov, auteur de Sea Power of the State, qui lui donne une véritable dimension mondiale, bien que largement défensive. Elle est déployée dans l’Arctique, la Mer Noire, le Pacifique, la Méditerranée (via la base syrienne de Tartus) et l’océan Indien (grâce aux bases soviétiques d’Aden et de Socotra – cette dernière n’a d’ailleurs jamais existé, n’en déplaise à la CIA, aux auteurs de fiction et aux créateurs de scénarios de Command !). La doctrine soviétique s’appuie, pense-t-on, sur les bastions de la mer de Barents, de la mer Blanche et de la mer d'Okhotsk. Ces zones de faible profondeur sont défendues par une grande quantité de navires, d’avions et d’installations, et offrent un refuge presque parfait à la flotte de sous-marins nucléaires. Prendre un bastion nécessite de lourds moyens et ne sera pas sans pertes. L’URSS n’a pas les moyens de projeter sa flotte de surface loin de ses bases : ses capacités de ravitaillement sont très limitées, elle est conçue pour défendre le territoire. Seuls les sous-marins nucléaires peuvent s’aventurer loin et tutoyer les côtes américaines. Contrairement à leurs homologues américains, les sous-marins soviétiques (les plus récents) ont une puissance de feu non négligeable sous la forme de missiles antinavires longue portée, tirés de loin suite au repérage d’une ou plusieurs cibles par un sous-marin plus petit et plus conventionnel. Autre bizarrerie, les croiseurs lance-missiles porteurs d’avions, les TAKR, sont ce qui se rapproche le plus d’un porte-avions. Loin d’être le cœur de la force de frappe navale, ils sont conçus pour interdire une zone à l’ennemi, et non projeter de la puissance, pour mettre à l’abri les sous-marins. Un TAKR pourrait opérer seul si une telle cible n’était pas aussi tentante : il dispose de missiles anti-sous-marins, antinavires et antiaériens et d’une capacité de détection correcte dans ces trois domaines, mais ils sont généralement escorté par des navires spécialisés. La marine américaine possède des moyens nettement plus conséquents, et dispose surtout d’une véritable capacité de projection de puissance grâce à ses porte-avions. En y ajoutant les forces navales des pays membres de l’OTAN et ceux de la France, il n’y a en théorie aucune comparaison possible, l’OTAN l’emporte largement. A ceci près que cette marine est disséminée aux quatre coins du globe, et que si la guerre reste courte comme l’espère l’Union, elle ne pourrait bien jamais entrer pleinement en jeu ni jamais se coordonner. Outre les groupes aéronavals et groupes de surface de l’OTAN, il faut ajouter la STANAVFORLANT (STAnding NAVal FORce AtLANTic), une force de surface internationale, regroupant généralement entre cinq et dix navires d’autant de pays membres dans la région du GIUK. La doctrine américaine consiste à prendre d’assaut les bastions soviétiques, en priorité ceux de l’Arctique, pour empêcher toute sortie de sous-marins susceptibles de venir perturber l’opération ReForGer. Au cœur de cette doctrine, les supercarriers, les porte-avions lourds, qui peuvent déployer plusieurs dizaines d’appareils, ainsi que les sous-marins d’attaque, qui sont généralement plus silencieux et disposent de plus grandes oreilles que leurs homologues soviétiques. Ces deux doctrines vont se percuter de plein fouet, on saura bien vite qui a le mieux compris les plans de l'adversaire. Pendant les mois de flottement précédant les hostilités, l’Union Soviétique s’est assuré en toute discrétion le concours de l’Iran. En l’échange d’une assistance militaire et de la livraison de tout matériel américain saisi utile à Téhéran (notamment des pièces pour F-14, F-4 et F-5), L’Iran autorise l’URSS à survoler son territoire selon des couloirs définis. Ali Khamenei (Khomeini est mort plus tôt dans l'année) est bien trop heureux de voir le Petit et le Grand Satan s’entretuer. Ce petit coup de poker diplomatique permet à l’URSS d’envoyer ses bombardiers dans l’océan Indien mais ne change guère la situation stratégique. Pour l’URSS, plusieurs bouchons doivent sauter : le détroit de la Sonde qui ferme la Baltique, celui du Bosphore qui ferme la Mer Noire, le GIUK qui interdit l’Atlantique, et le canal de Suez qui isole les forces en activité dans l’Océan Indien de celles de Méditerranée. Chacun de ces passages est contrôlé par un membre de l’OTAN ou un acteur qui est favorable à cette alliance. Une question se pose alors pour l’Etat-major soviétique : jusqu’à quel point faut-il étendre le conflit ? Il est évident que le Danemark et la Turquie entreront en guerre aux côtés de l’OTAN, mais faut-il seulement sécuriser les détroits ou écraser le pays ? Quid de l’Egypte, qui pourrait bien faire le choix de la neutralité et fermer le passage à tous les belligérants ? Il est enfin une question majeure. Les opérations navales seront suivies de très près par ces nations non encore engagées mais favorables à l’un ou l’autre camp. L’Egypte, la Libye, l’Inde, la Chine, la Corée du Nord, Cuba, Israël ou encore la Syrie peuvent profiter d’un changement brutal de l’équilibre des puissances dans leurs régions respectives pour faire avancer leurs intérêts, et ne sont pas tenus de suivre les ordres venus de Moscou. Ni l’URSS ni les Etats-Unis n’ont réellement intérêt à voir de nouvelles guerres éclater en périphérie de ce conflit, mais ils n’ont guère de pouvoir sur cela. (à suivre, un rapport de force par théâtre maritime !)
  14. Rhysaxiel

    [CMANO, FPCRS] En Sept jours sur le Rhin - sujet central

    Conclusion du premier scénario Victoire écrasante du camp soviétique (92% des points de victoire), qui a pris le contrôle intégral de la zone en 5h23 minutes en subissant des pertes très légères. Entre le matériel seulement endommagé et les réserves disponibles en RDA, le 17e Régiment de Chars de la Garde est encore pleinement opérationnel. Le deuxième escadron du 11 ACR américain a été intégralement détruit dans les affrontements, son commandant est mort au combat. Seuls quelques mortiers ont survécu. L’avancée soviétique a été à peine ralentie. La confusion est totale dans le camp de l’OTAN. En raison de la célérité soviétique et de l’intense brouillage en place, il est fort probable que l’OTAN ne soit pas au courant de la destruction du 2e escadron ni ne connaisse la situation exacte à Bad Neustadt. L’URSS tentera une Maskirovka. Score du scénario (FPCRS uniquement) : OTAN 1.782 – PACTE 20.554* (92% PACTE) Pertes infligées dans le scénario (FPCRS uniquement) : OTAN 1.782 – PACTE 4.545** (72% PACTE) Score total (FPCRS uniquement) : OTAN 1.782 – PACTE 20.554* (92% PACTE) Pertes infligées au total (FPCRS uniquement) : OTAN 1.782 – PACTE 4.545** (72% PACTE) *le score est calculé dans chaque scénario en fonction des destructions infligées et des points de contrôles tenus. **score en ne prenant en compte que les pertes matérielles. Dans FPCRS, chaque équipement a une valeur en points de victoire en fonction de sa qualité, qui est attribué à l'adversaire après destruction.
  15. Rhysaxiel

    [FPCRS] Ouverture Fatale

    Ah ouais quand même ! FPCRS ne va pas jusque-là, mais j'éviterais quand même de me frotter à un Léopard (ou un Abrahms) bien planqué en ville si j'en ai la possibilité - j'ai déjà pris assez cher dans ce scénario. Je n'ai pas regardé les scénario à venir dans le détail, les Soviétiques auront peut-être encore des conditions favorables pour ceux démarrant le matin du jour-J, mais je me rappelle pour avoir un peu testé la campagne SOV qu'une fois que le brouillage électronique bat son plein, un cycle de commandement de 35-50 minutes n'est pas à exclure (et l'IA y est soumise). Tout de suite moins facile à gérer !
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