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Rhysaxiel

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  • Date de naissance 12/11/1988

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    Aquitaine
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    Not Telling
  • Centres d'intérêts
    - Histoire
    - Informatique
    - Sports automobiles
  1. Nouveau jeu PDS - Imperator: Rome -

    C'est cohérent vis-à-vis du thème. Il faudra modder la désintégration d'empire nous-mêmes !
  2. [CMANO] Sous une mer de flammes

    19h47 - Sur le pont du K-360 « Golod’ » Si on en croit les informations transmises par le ZEVS, le reste du groupe rapporte la présence d’hélicoptères usant de leurs sonars tractés à environ 40nm autour de la flotte ennemie. Le capitaine Algirdas Kastals regarde sur sa carte la position estimée du sous-marin ennemi le plus proche, identifié comme un classe Los Angeles, et sa position calculée pour dans deux heures. « Nouveau cap, 2-3-4, maintenez les 5 nœuds et la profondeur à 200 pieds. - Cap 2-3-4 capitaine ! » Passer au sud de sa position, poursuivre vers la flotte ennemie tout en gardant une solution de tir contre le Los Angeles au cas où les informations satellites le trianguleraient avec précision. Puis passer l’anneau défensif des hélicoptères. Rien de plus simple ! 23 août 1987, 01h36 – sur le pont du Smiert’ Golovko regarde dépité les dernières données reçues. Le passage de trois satellites combinés offre une image très précise de la zone, mais les roquettes anti-sous-marines ne sont pas des Granit, elles ont besoin d’une cible assez précise*, et la tête chercheuse de l’USET qui y est attachée ne permet pas de prendre le risque d’un tir au jugé sauf à sacrifier les deux roquettes. Le Sturgeon est largement à portée, mais il faudra attendre pour le cibler. Le prochain passage de satellites sera peut-être le bon. 01h47 - Sur le pont du Golod’ « Capitaine ! Selon les dernières données satellites, nous sommes trop au sud pour engager le Los Angeles. Kastals tape du poing sur la table. - Eh #####. Les satellites, ça ne sert à rien s’ils ne sont précis que toutes les six heures. On oublie le sous-marin. Envoyez un message au ZEVS. Sous-marin hors de portée. Entamons l’infiltration de la flotte ennemie. - Le message est en cours de transmission capitaine. Il sera envoyé d’ici 30 minutes. - Bien. Maintenez le cap. » Le commissaire Hodorovski se tourne vers lui, un demi-sourire sur le visage. « Pas de sous-marin pour vous cette fois, capitaine. - Si l’océan entier et les airs n’étaient pas en train de nous chercher inlassablement, il servirait de refuge aux poissons depuis bien longtemps. - Message aux américains : vous avez énervé le capitaine Kastals. Planquez-vous. Depuis le poste de communications, la voix du lieutenant Rosenberg demande, en retenant un rire : - Vous souhaitez transmettre ce message, commissaire ? - Ne vous dissipez pas, Rosenberg ! Et c’est moi qui donne les instructions ici, pas ce vieux débris d’Hodorovski ! - Bien capitaine ! » Ils gardent le moral. Ce n’est pas de trop avec cette mission suicide. Il faut absolument maintenir l’illusion que tout est sous contrôle. Les hélicoptères ennemis décrivent un cercle autour de la flotte. Il faut passer au travers de ce cercle sans être repéré ni par les sonars tractés ni par les MAD*, ni par le sous-marin ennemi juste au nord. Ça promet. --- * Les RPK-6 et 7 ont besoin d’une zone d’incertitude maximale de 1.2nm pour pouvoir être tirés, sauf à vouloir faire un tir au jugé. Avec le passage des derniers satellites, l’incertitude est de 1.4nm. * MAD : détecteur d’anomalie magnétique (Magnetic Anomaly Detector). C’est le système le plus bête qui soit pour repérer un sous-marin. Une fois le champ magnétique local connu, par les recherches ou l’exploration scientifique, il est aisé de détecter des variations. Or, l’une des plus grosses sources d’anomalies sont les grandes masses de métaux magnétiques, c’est-à-dire les sous-marins. La contre-mesure à ce moyen de détection est de démagnétiser la coque, en envoyant un courant générant un champ magnétique contraire. C’est généralement utile contre les petits MAD héliportés, mais ceux embarqués par les P-3 Orion restent efficaces à moindre portée. Le principal défaut des MAD est leur portée qui va rarement au-delà du mile nautique : il faut vraiment tomber sur le sous-marin ennemi pour le trouver. En trois jours, et avec une demi-douzaine d’avions en vol, il est probable que ça se produise.
  3. Nouveau jeu PDS - Imperator: Rome -

    Ah, merci pour toutes ces infos ! @Frgo : Les pops dans V1 ne faisaient pas l'objet de promotion automatique. Quand tu avais les ressources nécessaires, tu pouvais décider de promouvoir une pop, mais aussi y renoncer. C'était un enfer de micro-management quand tu voulais développer d'un coup ta population d'employés pour développer ton industrie. Cela dit, dans ce cas, vu que l'on parle de citoyens-hommes libres-esclaves, cela s’apparente plutôt à un décret pour affranchir des esclaves ou donner la citoyenneté à des hommes libres. Ce n'est pas incongru. Dans EU:R, c'était automatique, avec quelques lois qui pouvaient influencer la vitesse de promotion. Le reste me semble être les bonnes idées de EU:R, notamment l'importance des ressources. EDIT : demi-ninaj'd par max
  4. Nouveau jeu PDS - Imperator: Rome -

    Ça y est, les infos fuitent ! EU:R pêchait de ce point de vue-là, avec une carte vide qui ne se remplissait que par une mécanique de colonisation très mal fichue. Les mods l'ont remplie, quitte à ajouter des nations mineures à une province du nom de la province. D'ailleurs, si ça venait à être le cas dans IR, ce serait un point de départ intéressant pour un mod. J'espère secrètement que ces zone vides sont de la terra incognita, mais j'en doute. Sais-tu si le contexte de sa déclaration implique un jeu à part entière ou une idée pour un DLC futur ? Il est à peu près établi qu'on remontera quelques années en arrière avec Alexandre le Grand, mais là encore il s'agit de construire un empire. Le détruire, c'est autre chose.
  5. Nouveau jeu PDS - Imperator: Rome -

    Ça fait beaucoup de siècles à rattraper, tout de même, avec une optique de jeu nettement différente les siècles passant. IR a pour but, clairement, de peindre la carte de notre couleur. Si on va au delà du premier siècle, le sujet central sera de gérer maintenir cet empire en place, et plus on s'approche de CK, plus ou s'oriente vers les Grandes Migrations. C'est assez radical, comme changement. Pourquoi faire un mod ? Parce que je veux voir l'Empire s'effondrer sans attendre un DLC
  6. [CMANO] Sous une mer de flammes

    18h32 – sur le pont du Smiert’ « Capitaine, Golistyno-2 a identifié l’un des deux destroyers américains. - Ce sont des Spruance, nous le savons déjà. - Eh bien, à en croire le GRU, le Spruance le plus au nord est un modèle VLS, à lanceur de missiles vertical, et celui du sud très certainement un modèle d'origine. Ils ajoutent que le VLS ne dispose pas de la capacité de tirer des ASROC. - Seulement des torpilles ? - C'est ce qu'ils semblent nous indiquer. Excellent, se dit Golovko. Cela fait une cible prioritaire en moins et évite donc de devoir tourner tout autour de la flotte ennemie. Iashvili reprend immédiatement son stylo et se remet à griffonner ses tableaux et son schéma. - J’ai également un message du K-278. Le capitaine Timoschenko rapport de nombreuses bouées actives, certaines à très courte distance. Il pense ne pas être repéré mais se lance dans des manœuvres d’évasion. - Merci Pawlik. » Le calvaire commence. Contre les bouées, il n’y a pas grande chose à faire, si ce n’est jouer avec la thermocline et la vitesse, espérer que l’ennemi lance au moins deux bouées actives pour déterminer la ligne formée par les bouées passives les accompagnant, et qu’aucune ne tombe pile sur le sous-marin. Après ça, il faut traverser ces lignes. Si Timoschenko a bien retenu la leçon, il traversera là où figuraient les bouées actives une fois celles-ci hors service, généralement après une à trois heures. Le capitaine Iashvili sort la tête de ses fiches et reprend la parole. « Cela simplifie la situation, capitaine. Disant cela, il tend à Golovko son schéma, à peine modifié. Les calculs sont limpides et ses conclusions similaires : il préconise toujours de cibler le groupe de frégates sud-est, mais a retiré de sa liste le Spruance VLS, qui peut être approché et coulé à la torpille sans qu’il ne puisse riposter. - Messieurs, nous allons laisser le Spruance VLS au K-360. Quant à nous, nous allons dans un premier temps détruire ce groupe (il pointe le groupe sud-est) puis manœuvrer par le sud pour obtenir une solution de tir contre le Spruance VLS - Et après, capitaine ? S’enquit Sverdlov. - Nous réévaluerons la situation. J’ai deux idées pour le moment. D’une part un pari, sous la forme d’un dernier barrage de missiles contre la TF, avec comme cibles principales le Vincennes, puis le Cornwall et le Boxer. Si le Vincennes coule, l’ennemi ne disposera plus de sonar portant à plus de 16 nm. Si nous nous débarrassons des trois, il n’aura plus que de faibles VDS portant à 5 nm comme moyens de détection sous la thermocline. A partir de là, déterminer un angle d’attaque devrait être aisé, mais je pense qu’avec douze missiles, c’est peine perdue. - Et votre deuxième idée ? - Après la manoeuvre visant à éliminer le groupe sud-est et le Spruance Baseline, éliminer les deux D550 au sud de la TF. Iashvili tourne soudainement la tête vers Golovko, visiblement surpris. - Ces cibles ne représentent aucun danger, capitaine. - Je sais, mais les éliminer nous ouvriraient la voie aux deux porte-avions par le sud. - Vous ne pensez pas qu’un autre sous-marin pourrait le couler à la torpille et vous donner l’opportunité de frapper une cible plus prioritaire ? - Pour être tout-à-fait honnête, votre suggestion est la meilleure. Mais elle présuppose que nous aurons deux sous-marins en position pour attaquer le groupe à la torpille et nous offrir une solution de tir contre de nouvelles cibles. Vu notre disposition, ce serait le K-360 au nord et le K-268 ou le K-463 au sud. Autant le K-360, selon les derniers rapports, me parait dans une bonne situation, autant les deux autres me semblent loin ou en difficulté face à de nombreuses bouées. Il va falloir fracturer le sud de l'anneau défensif nous-même. - Vous n’envisagez toujours pas de frapper les porte-hélicoptères ? Sverdlov. Evidemment. - Si, mais uniquement quand la TF aura perdu les moyens de nous repérer efficacement par elle-même. Sans l’appui de ses sonars, les hélicoptères de l’Illustrious et du Garibaldi sont presque aveugles. Il reste évidemment les Orion et Nimrod partant d’Ecosse et d’Islande, mais nous ne pouvons rien contre eux, si ce n’est tenter de naviguer le plus discrètement possible. - J’en prends note, capitaine. » Impossible de lire le sentiment de Sverdlov sur son visage. Approbation ? Résignation ? Est-ce un masque pour camoufler un sentiment plus négatif ?
  7. Nouveau jeu PDS - Imperator: Rome -

    Ah, merci pour les liens Steam ! Les images sont superbes, et la carte fait rêver. Le niveau de détail dans certaines régions est impressionnant. Matez-moi la Crète et le Péloponnèse Maintenant, passons aux choses sérieuses : lançons un mod Empire et Invasions barbares pour avoir une conversion IR=>CK2 !
  8. Nouveau jeu PDS - Imperator: Rome -

    C'était donc l'évidence romaine ! Au final, on a très peu d'infos. J'ai noté : - des Pops avec leur culture et leur religion - différents types d'unités : chars, éléphants de guerre, cavalerie lourde, légion... - des personnages, susceptibles de déclencher une guerre civile - une carte qui s'étend jusqu'à l'Inde et l'Ethiopie Premières images demain. J'aurais espéré quelques détails politiques... Attendons les carnets de développement ! Au passage, Para a annoncé que quatre de ses licences seront éditées en jeu de plateau : Cities, dont un prototype est jouable à la PDXCon, HoI, EU et CK dont il y aura un kickstarter et qui paraît lui aussi assez avancé.
  9. Nouveau jeu PDS - Imperator: Rome -

    Samedi 11 heures il me semble. Et d'ailleurs, nouvel indice : "Tomorrow its time for the bard!", "Demain, ce sera l'heure du barde !" qui confirme que l'annonce est demain. Par contre, en ce qui concerne le jeu en lui même, l'indice me laisse sans la moindre intuition EDIT : Ah mais nooooooooooooooon, "Le Barde" est le surnom de Shakespeare ! Il n'y a qu'a regarder dans ses pièces... Il y a Jules Cesar
  10. Nouveau jeu PDS - Imperator: Rome -

    Norvège au sens géographique ou politique ? Si c'est au sens politique, fort bien, ça confirme un jeu avant CK2. Au sens géographique, ça confirme Rome2 si la map reste celle d'EU:R, ou elle est effectivement absente. EDIT : Vicky3 passe encore, puisque théoriquement la Norvège est intégrée à la Suède au XIXe siècle
  11. Nouveau jeu PDS - Imperator: Rome -

    Indice 6 : "Religion is present, but not the most important aspect.", c'est à dire "La religion est présente, mais ce n'est pas l'aspect le plus important." Dans Vicky2 la religion est pour ainsi dire inutile. Dans Rome, elle se manifeste sous la forme d'augures et de cultes choisis par le joueur pour obtenir des bonus, mais au delà de ça, le fait d'être animiste, chamaniste etc. n'apporte pas de grandes différences. Evidemment, elle est aussi présente dans le monde contemporain, mais mon petit doigt me dit qu'un jeu de grande stratégie post-1991 donnerait à la religion un aspect aussi important que le régime politique dans certaines régions du monde. Je reste sur Rome2, qui serait centré sur la construction et le maintien d'un empire, avec de la politique et du commerce mais où la religion joue finalement un rôle assez mineur. Cela laisse supposer une date de fin autour de la naissance du christianisme ou des premiers siècles, tant que la religion chrétienne est une minorité ("Il y aura des minorités"... religieuses ?) EDIT et précisions : par un Rome2, j'entends aussi plus largement un jeu qui pourrait traiter de l'antiquité, des Grecs aux Romains.
  12. Nouveau jeu PDS - Imperator: Rome -

    Voici mes réflexions : - Est-ce un demande populaire ? Troll de haut niveau de Johan ! Pop Demand Mod est le mod le plus joué sur Vicky2. Mais le P dans SPQR, (Rome 2), signifie Populus. Un empereur romain (ou le Sénat) se doit de satisfaire la demande populaire, la "popular demand" Dans les titres régulièrement demandés, il y a aussi de la grande stratégie fantastique (Para détient la licence World of Darkness), Âges Sombres (Rome 2-compatible), Guerre Froide (East vs. West) et contemporain (1991-ajd), mais Para ne le fera pas, vu le potentiel à #####storm. - Johan Andersson est le directeur et le concepteur de ce jeu. Johan est "the EU-guy", donc ça accrédite Rome2, ou éventuellement un Vicky Europa-universalisé, mais ça m'étonnerait. - Il y aura des minorités. Culturelles ou politiques ? Cela valide Rome2 et Vicky3, sans disqualifier le monde contemporain. - L’orthographe du nom du jeu est plutôt simple. Tout est dans le "plutôt". Rome2 pourrait s'appeler SPQR, dans le but de lancer une nouvelle licence, mais pour le coup on est dans le "trop" simple : le nom du jeu est littéralement son nom épelé ! Si on garde "Europa Universalis : Rome 2" par contre c'est mort. "Victoria" est également plutôt simple. Evidemment, s'il s'agit d'une nouvelle licence dont le titre nous est inconnu, on est marrons. - La quantité de chaque biens commercial produit est important. On se moque quasi complètement de la quantité de biens produits dans Vicky2. Dans EU:Rome en revanche, posséder un même produit plusieurs fois permet de l'échanger et d'en multiplier les effets, ou d'acquérir des produits étrangers par le commerce. MAIS, cela n'exclue pas une refonte du système commercial de Vicky, pour justement le rendre plus intéressant. A noter que Vicky3 a été formellement démenti dans une vidéo et par Groogy sur Reddit, ce qui me laisse penser que ça ne sera pas Vicky3. Ou plus exactement, que ça ne sera pas "Victoria III", mais une refonte de la franchise sous un nouveau nom. Cela fait plusieurs années que les fans de Rome2 se font copieusement troller par Johan, qui aborde notamment des tshirts Rome II en conventions. En l'état, je dis Rome 2, surtout parce que Johan en est le concepteur, même si je préférerais évidemment Vicky3.
  13. [CMANO] Sous une mer de flammes

    Sur le pont du K-148 Krasnodar « Smiert’ » Pawlik accueille encore une fois le capitaine à son retour sur le pont. « Capitaine, Kosmos 1834 a repéré deux autres sous-marin, au nord et au sud de la flotte ennemie, à environ 90 nm. - J’aurais été surpris s’ils avaient laissé une telle faille dans leur dispositif. Envoyez ces informations au reste du groupe. Restez en VLF, nous sommes de toutes façon encore loin d’eux et nous avons tout le temps de transmettre l’information. - Bien capitaine. Il y a également un hélicoptère de surveillance électronique déployé au nord-est de la flotte, et deux Sea Harrier en vol. » Cet hélicoptère est à éviter comme la peste. Il sera susceptible de repérer tout missile tiré depuis la mer. 18h18 Les dernières informations reçues par satellites sont suffisamment précises pour ordonner un tir. « Préparer six P-700. Quatre contre la cible identifiée en tant que FFG#5 et deux contre le F-40 Sirius #15. - Missiles armés et cibles enregistrées capitaine. Nous sommes prêts à tirer. Les sous-marins ennemis sont loin, l’hélicoptère de surveillance hors de portée. Aucun contact de bouées sonores qui pourraient trahir un avion volant au-dessus n’a été repéré. - Feu. Les tubes lance-missiles du Krasnodar crachent les six Granit en quelques secondes. - P-700 en vol, capitaine. - SATCOM établie pour les dix missiles. Grâce au système de guidage perfectionné du P-700 Granit, Golovko peut suivre en temps quasi-réel la trajectoire des missiles. Les missiles se rapprochent progressivement de la position estimée des cibles. - SATCOM perdue. Les missiles passent en guidage autonome. Mauvais calcul. Les Granit, en autonome, sont obligés voler un peu plus haut pour acquérir leur cible, ce qui les rend plus vulnérables. - Les missiles ont acquis leurs cibles capitaine. Fort brouillage électronique. Premier missile détruit. Deuxième missile détruit. Troisième missile détruit. Il imagine sans peine les missiles tirés en défense par les navires ennemis, mais ils n’apparaissent nulle part sur les écrans. - ECM contre le quatrième missile échoue. Leurres contre le quatrième missile sans effet. Impact ! Cinquième missile détruit. Sixième missile… Impact ! Les deux cibles ont été détruites, capitaine. C’était juste. - Excellent. Nous attendrons une ultime confirmation des satellites. C’est un bon début. » Si le Vincennes est plus performant encore, il faudra revoir l’attaque au missile contre les frégates qui l’entourent. Il est 18h27. Centre spatial Titov, rue Golistyno-2, Moscou, 18h24 Markov reçoit le dernier rapport. Ce Golovko est malin. Son tir de missiles a manqué de peu d’être intégralement guidé par satellite. La flotte a réagi en déployant ses contre-mesures électroniques, ça pourrait bien permettre d’identifier certains navires. « Klinksi, j’ai un Spruance qui a activé des contre-mesures électroniques, le second n’a rien fait. Tu as quelque chose là-dessus ? Quelque secondes plus tard, il a sa réponse. - Baseline n’a pas de contre-mesures installées, VLS oui, on peut conjecturer qu’on a les deux variantes dans la flotte. - Excellent. D’autres différences entre les deux navires ? - Eh bien… Oui, en effet. Et ça intéressera nos sous-marins. La version VLS ne dispose pas d’ASROC. - Pardon ? - Vous m’avez bien entendu, capitaine. La version équipée de VLS ne peut lancer de roquettes sous-marines. Il n’est équipé que de torpilles classiques. Markov éclate de rire. - Sacrés américains. Ils mettent au point un lanceur plus efficace mais dégradent les capacités de leurs navires faute de missiles susceptibles d’être lancés depuis leur nouvelle plateforme. S’ils n’existaient pas, il faudrait les inventer. Transmettez immédiatement ces informations au Krasnodar, il n’y a pas de raison que je sois le seul à rire aujourd’hui. » - - - Navires coulés : 1x F-40 Sirius (2500t, 250 membres d'équipage) 1x F-85 ou F-88 ou F-92 (5300t, 250 membres d'équipage ou 4400t/222 ou 4800t/273) 2-4x hélicoptères embarqués. Total : 6900-7800t, 472-523 membres d'équipage)
  14. [CMANO] Sous une mer de flammes

    17h40 – dans la cabine du capitaine Golovko Sans surprise, c’est Sverdlov qui ouvre la discussion. « Quel est votre plan d’action, capitaine ? - Je n’ai pas encore décidé, camarade Sverdlov. La mission est délicate, il nous faut analyser la composition de la flotte en détails avant d’arrêter un plan. Pour le moment, j’estime qu’une approche par l’est-sud-est laisse un ensemble large de cibles à notre portée. Ce qui est certain, c’est qu’il nous faut avant tout couler les frégates anti-sous-marines autour de la TF, et idéalement les sous-marins qui nous séparent de la TF elle-même, c’est l’ordre que j’ai donné au groupe. J’ai des idées assez précises, mais je veux vos avis. » Sverdlov renifle fortement. Iashvili, qui termine de lire les fiches techniques de l’escorte, prend la parole. - A en croire les clichés, l’ennemi a formé plusieurs anneaux défensifs autour des deux porte-hélicoptères. Chaque anneau dispose de capacités de détection sous-marine avancées. Nous n’atteindrons jamais le cœur de la force ennemi si on n’élimine pas d’abord les anneaux ext... Sverdlov ne lui laisse pas le temps de terminer. - Les cibles prioritaires ne sont pas l’escorte capitaine Iashvili, mais les porte-hélicoptères. Golovko coupe court. - Il faut réduire les capacités ennemies si l’on veut frapper au cœur de leur flotte. Un porte-aéronef sans escorte ne vaut plus rien. Reprenez. Iashvili continue. - Cependant, il faudrait agir vite alors que nous ne disposons que de trois jours. Et plus on se rapproche du cœur de la flotte, plus l’ennemi disposera de moyens de nous détecter et de nous détruire. Je ne sais pas si nous avons la puissance de feu nécessaire pour cela. Le regard de Sverdlov se noircit. Il fixe Iashvili. Encore un mot de trop qui pourrait être mal interprété par le commissaire. - Capitaine Iashvili, votre manque d’enthousiasme est nuisible au bon déroulement de cette mission. - Je ne fais que soulever des questions techniques et donner mon avis comme le capitaine Golovko nous a invité à le faire. - Et je trouve votre avis bien trop négatif. J’en arrive presque à croire que vous ne voulez même pas tenter d’accomplir cette mission. - Camarades, cela suffit, interrompt Golovko. Nous mènerons cette mission à bien dans les temps exigés, capitain Iashvili, ceci est indiscutable. Ce n’est pas pour autant qu’il nous faut ignorer les contraintes qui se présentent à nous. - Quelles contraintes ? Vous devez couler ces deux porte-hélicoptères, répliqua Sverdlov. - J’ai lu et relu notre ordre de mission et je suis au courant. - Alors pourquoi n’ordonnez-vous pas d’ouvrir le feu contre lesdits porte-hélicoptères? Le GRU a identifié et localisé le premier et estime, avec une forte certitude, la position du second. L’impatience de cet homme. Il lui manque clairement des notions de tactique. - La TF ne se limite pas à ses porte-hélicoptères. - Vous disposez de 24 missiles pour les couler, cela devrait suffire ! - Et ensuite quoi ? Les sous-marins partis de Kola pourront toujours être repérés par la douzaine de navires restants et coulés à loisir par l’aviation américaine. - Avez-vous besoin de 24 missiles pour couler DEUX porte-hélicoptères ? Golovko soupire bruyamment. Ce commissaire trop zélé va lui causer des problèmes. - Sverdlov, vous êtes un commissaire politique et non un stratège ou même un homme de guerre. Vous n’avez pas la moindre idée des capacités de défense anti-missile de la TF. Au cœur de celle-ci, il y a le Vincennes, un croiseur soi-disant conçu pour intercepter les missiles en approche. Il se pourrait bien que les 24 missiles suffisent juste à couler deux ou trois navires s’ils sont couverts par l’Aegis, et il se pourrait même que les deux porte-hélicoptères soient en fait intouchables. - Cette histoire d’Aegis c’est de la propagande ennemie. Vous ne pouvez pas vous laisser berner comme cela. On n’arrête pas une balle avec une autre balle ! Ils devraient tirer des dizaines de missiles pour intercepter les nôtres. - Il suffit que ce croiseur ait la moitié des capacités estimées pour faire échouer une attaque directe contre les deux porte-aéronefs. Il y a toute une myriade d’autres navires autour susceptibles de l’appuyer et ruiner ce plan. Propagande ou pas. - Serait-ce du défaitisme que j’ent… Golovko tape du poing sur la table. - Où vous croyez-vous Sverdlov ? A Stalingrad en 1942 ? Vous voyez du défaitisme alors que vous n’avez pas la moindre idée de ce qu’est la vie sous-marine. La guerre, vous l’avez apprise dans les livres. C’est très bien, mais cela ne fait pas de vous un tacticien. Vous n’avez pas la moindre idée de des forces face auxquelles nous sommes envoyés. Vous êtes à bord de ce navire depuis moins de six mois et… - Si ce n’est pas du défaitisme, c’est de l’insubordination. Vous avez l’ordre de couler ces deux porte-hélicoptères, vous en avez les moyens et vous ne le faites pas. - Je dispose surtout des moyens de mettre à l’épreuve les capacités anti-missiles du CG 49. Le GRU serait sans doute ravi d’en apprendre plus ses capacités d’interceptions, mais ce que vous exigez, Sverdlov, c’est que l’on fonce droit dans le piège tendu par l’OTAN. La TF est une véritable invitation à tirer nos Granit, que le Vincennes se fera un plaisir d’intercepter. C’est ce qu’ils veulent. Une fois l’arsenal vidé, nous n’aurons plus aucun moyen de les couler sans approcher la flotte, donc son escorte. C’est ce qu’ils veulent ! Ne vous en déplaise, je suis l’officier commandant de ce navire, je ne veux plus vous entendre suggérer ou exiger un tir immédiat contre le Garibaldi et l’Illustrious. Sverdlov fusille du regard Iashvili, puis Golovko. - Vous avez intérêt à savoir ce que vous faîtes. Si dans trois jours ces porte-hélicoptères sont toujours debout, je ferai en sorte que vous soyez affectés dans un bureau mal chauffé dans un lointain oblast en Sibérie. Et vous Iashvili, vous êtes au bord de la trahison, alors ressaisissez-vous. C’en était trop. - Sverdlov, quittez immédiatement ma cabine. Le commissaire s’exécute sans un mot, la rage dans le regard. L’équipage n’a pas besoin de ça, pas en ces instants critiques. Il va falloir régler le problème, et vite. Iashvili a complètement ignoré l’échange entre les deux hommes et griffonne quelque chose sur un bout de papier. - Capitaine Iashvili ? - Oh, pardon capitaine. Je me suis permis d’utiliser votre stylo. - Ca je le vois. Êtes-vous sur une piste ? - Et bien, peut-être. Pendant que Sverdlov se remémorait les glorieuses heures de la grande guerre patriotique, j’ai réfléchi un peu. Mais je vais avoir besoin d’une feuille supplémentaire. - Prenez, et expliquez-moi le tout. - Bien. Comme vous l’avez si bien dit, une attaque de front contre le cœur de la flotte me paraît contre-productif. Mais je me demande si une attaque séquentielle contre chaque anneau défensif ne serait pas elle aussi sous-optimisée. Je dois affiner un peu mes calculs, mais voici approximativement les capacités de la flotte ennemie, divisée par secteurs, en fonction de leur position estimée autour du Vincennes. Au sein d’un secteur, j’ai noté les capacités des différents navires. - En étant défaitiste quant aux navires inconnus, je suppose ? Iashvili comprend le bon mot et sourit en coin. - Effectivement capitaine. Les sous-marins sont clairement une menace immédiate, c’est aussi la plus proche et il faudrait donc l’éliminer en premier. D’un autre côté, il faudrait les approcher de près pour une attaque à la torpille, ou tirer nos roquettes et risquer d’être immédiatement repérés. C’est risqué. Je crois en revanche que l’on peut cibler certains vaisseaux de l’escorte, les plus efficaces contre les sous-marins, avec nos missiles, pour ensuite achever les navires les plus vulnérables à la torpille. Iashvili tend un petit tableau improvisé à son capitaine. - Si j’en crois les données fournies par le GRU, il y a par exemple deux Spruance dans l’escorte, qui peuvent repérer et engager nos sous-marins de loin et qui possèdent un puissant sonar de coque. Ceux-là doivent être éliminés au Granit. A l’opposé, nous avons au moins deux Manchester qui ne disposent pas de sonars tractés et sont donc dans l’impossibilité de contrer une menace venant d’en dessous de la thermocline. Golovko est agréablement surpris. Derrière le pessimisme d’Iashvili se cache visiblement un esprit vif. - Vous tenez quelque chose. Terminez vos calculs et revenez vers moi quand vous aurez fini, je crois qu’ils seront indispensables pour déterminer notre action. Golovko se prépare à quitter sa cabine, mais Iashvili l’interrompt. - A vrai dire, je peux déjà vous suggérer six cibles. Regardez. Iashvil tourne son schéma du côté de Golovko. - Regardez l’anneau défensif extérieur. A en croire les informations du GRU, nous avons à l’est deux groupes de deux navires, à chaque fois un F-40 Sirius et, au choix, un F-85 Cornwall, un F-92 Boxer ou un F-88 Broadsword. Soyons pessimistes et admettons qu’il s’agit à chaque fois d’un F-85 qui dispose des meilleurs sonars. - C’est peu probable, un F-85 a été formellement identifié. - Pessimisme, capitaine, pessimisme. Et de toute façon, mon argument est aussi valide avec un F-92. Les deux navires ont des sonars tractés portant à 100 nm et le Cornwall a un radar de coque portant à 40 nm. Ils sont cependant assez loin du cœur de la flotte et semblent remplir un rôle analogue à celui des deux destroyers Spruance à l’ouest de la flotte : ceux d’observateurs avancés. Golovko prend quelques secondes pour réfléchir à la situation et vérifier les données fournies par le GRU. - Poursuivez. - Les Spruance sont à l’opposé de la flotte par rapport à nous, donc les cibler ne conduira à rien de très concluant. Les quatre frégates sont en revanche entre le cœur de la flotte et nous. Je crois que le Vincennes plus à l’ouest ne pourra rien pour eux. Nous pourrions faire sauter la moitié de l’anneau défensif extérieur en éliminant des navires spécialisés dans la détection anti-sous-marine. Iashvili est arrivé, seul, à la même conclusion que lui. Il a vraiment du potentiel. - Combien de navires estimez-vous devoir détruire obligatoirement avec nos missiles ? - Huit. Les six navires que je vous ai indiqué ainsi que le F-85 Cornwall et un dernier navire qui pourrait là encore être un F-85, un F-88 ou un F-92, identifiés au cœur de la flotte et protégés par le Vincennes. Les autres navires de surface ne disposent pas de bonnes capacités de détection sous la thermocline. Une fois ces navires équipés d’un TASS éliminés, nous aurons les coudées franches. - Je reste sceptique quand à une attaque contre les deux frégates autour du Vincennes mais je valide complètement votre suggestion de première frappe. Retournez à votre poste. Et faîtes attention avec Sverdlov. Il ne vous a pas à la bonne. - Bien capitaine »
  15. [CMANO] Sous une mer de flammes

    17h36 « Capitaine, j’ai les informations que vous demandiez. Golitsyno-2 nous indique que le GRU a identifié la quasi-totalité de l’escorte. Ils nous envoient les informations pertinentes sur les navires identifiés et potentiels. Le groupe est entre l’Islande et les Féroé. Vu le volume de données attendu, il serait judicieux de passer en HF. Capitaine. - Bien. Remonter à 66 pieds. - 66 pieds ! » Au fur et à mesure que Pawlik lit les informations, le capitaine Iashvili les reproduit sur une carte. Golovko prend connaissance du résultat final. Les positions sont très approximatives mais cela suffira pour définir un plan d’action. Le GRU a mis les moyens. Dans les minutes qui suivent, Pawlik fait suivre les fiches techniques de tous les navires identifiés. Une mine d’or. « Voici comment ça se présente, capitaine. Deux sous-marins, de classe Sturgeon, encadrent la TF à 90-100 nm de distance. Ce qui est surprenant, c’est qu’ils naviguent radars allumés. Sous-marin nucléaire d'attaque SSN 637 Sturgeon - Je crois, dit Golovko, qu’ils cherchent à repérer tout tir de missile depuis les profondeurs, et jouent le rôle de postes avancés avec leurs TASS et leurs radars. - C’est une bien mauvaise utilisation d’un sous-marin. - Je suis d’accord. Laissons-les gâcher leur potentiel, ça nous arrange. Cependant, il y a un problème dans la formation ennemie. Deux sous-marins couvrent la TF à l’est et à l’ouest, mais le nord et le sud semblent vulnérables. C’est inconcevable, il doit forcément y avoir au moins un sous-marin en embuscade de chaque côté. Et ceux-là voguent tous feux éteints on dirait. J’en avertirai les K-360 et K-278. Poursuivez. - Il y a ensuite six navires aux quatre coins de la force ennemie, qui semble former un premier anneau défensif à 25-30 nm. A l’ouest, deux destroyers de classe Spruance, mais dont on ne sait la configuration exacte. - Destroyers anti-sous-marins, ils ont des ASROC* et des TASS efficaces. On ne s’en approche pas. Destroyers DD-963 Spruance [Baseline] Destroyers DD-963 Spruance [VLS] - A l’est, les navires sont groupés par paires, un F-40 Sirius avec une frégate qui est soit un F-85 Cornwall, soit un F-88 Broardsword, soit un F-92 Boxer. Frégate anti-sous-marine F-40 Sirius [Type 12I Leander Batch 2TA] Frégate F-88 Broadsword [Type 22 Batch 1] Frégate F-92 Boxer [Type 22 Batch 2] Frégate F-85 Cornwall [Type 22 Batch 3] - Des frégates anti-sous-marines. - Et de bonne, capitaine. Leurs TASS portent très loin, il est inconcevable de les approcher sous la thermocline. Cela fait beaucoup de "cibles prioritaires" pour ses missiles. A courte distance, les TASS entendent aussi dans et au-dessus de la thermocline, tout comme un sonar de coque peut entendre sous la thermocline une cible toute proche. Cela complique une attaque à la torpille tant que l’ennemi dispose d’hélicoptères en grand nombre pour riposter. Et les ASROC des Spruance… Il vaut mieux ne pas s’y frotter. - Je suis d’accord. Poursuivez. - La disposition du reste de la flotte apparaît un peu plus confuse. Il semblerait qu’au cœur du dispositif se trouve le Vincennes, ce qui serait logique, et que les deux porte-avions soient rangés à ses côtés pour bénéficier de la couverture de l’AEGIS. Il faut ajouter à cela un F-85 Cornwall et un second navire, un F-88, ou un F-85 ou un F-92. On ne sait pas s’ils sont aux côtés du Vincennes, d’un des porte-avions, ou s’ils occupent une autre position au cœur de la flotte. - Attendez, le premier F-85 dont vous me parlez, là, a été identifié avec certitude ? - Oui capitaine. - Alors dans les autres cas, il s’agit seulement de F-88 ou F-92. - Vous ne croyez pas à une ruse de guerre américaine ? - En plus de celle qui consiste à utiliser le radar des sous-marins, vous voulez dire ? Un grand sourire illumine le visage d’Iashvili. - Vous marquez un point. Croiseur AEGIS CG-49 Vincennes [Ticonderoga Baseline 1, Mk26] Porte-avions léger R-06 Illustrious [Invincible class] Porte-avions léger C-551 Giuseppe Garibaldi - Ce groupe semble entouré de six autres navires. Deux d’entre eux, au nord, sont très certainement des D-95 Manchester, deux autres, à l’est et à l’ouest, seraient des D-570 Maestrale, et les deux derniers, au sud, sont des D-550 Audace. Si j’en crois les données fournies, ce sont des navires plutôt médiocres dans la lutte anti-sous-marine, mais capable de fournir une protection contre les missiles en approche, en soutien du Vincennes, et surtout de déployer leurs hélicoptères. Destroyer D-95 Manchester [Type 42 Batch 3] Destroyer D-570 Maestrale Destroyer D-550 Audace Voyant Iashvili rester silencieux, Golovko en conclut que l’exposé est terminé. En comptant un à deux hélicoptères par navire en plus des deux porte-avions, on est au delà de 40 hélicoptères dont la seule mission est de chercher et détruire son groupe sous-marin. Comment rester optimiste dans ces conditions ? - Bien. Cela nous ouvre des pistes. Pawlik ! Envoyez les ordres suivants au groupe. K-463, nom de code Pokorenie*, approchez la TF par le sud. Forte probabilité qu’un sous-marin soit présent dans la zone. Trouvez-le et coulez-le. K-278, nom de code Mor*, approchez la TF par le sud-est. Engagez tout sous-marin détecté si nécessaire. K-360, nom de code Golod*, approchez par le nord. Engagez tout sous-marin détecté si nécessaire. A tous les sous-marins, sur tout le théâtre, vous êtes susceptibles d’être repérés par les moyens aériens ennemis. A 100nm de la TF, vous opérerez dans la zone de détection des TASS. A 40-50nm, vous serez à portée des sonars de coque du Vincennes. Vous avez carte blanche contre toute cible d’opportunité. Agissez en conséquence. Nous vous ferons parvenir toute information indispensable à votre mission. - Ordres transmis capitaine. » Bien. Maintenant il faut déterminer exactement comment attaquer cette taskforce. « Cap 2-4-5, 13 nœuds, profondeur 112 pieds. - Cap 2-4-5 ! 13 nœuds ! 112 pieds ! L’ordre se répercute sans accroc. - Capitaine Iashvili, commissaire Sverdlov, dans ma cabine. - Bien capitaine ! » --- *ASROC : version américaine de la roquette anti-sous-marine. L’ASROC en question, le RUR-5A-Mod 4, projette une torpille Mk. 46 mod 5 (torpille US standard) à 10 nm. Le retard américain est clairement visible quand on la compare aux RPK-6 et surtout 7 dont dispose mes sous-marins. * Pokorenie = Conquête, Mor = Peste/Pestilence, Golod = Famine
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