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Rhysaxiel

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  • Date de naissance 12/11/1988

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  1. Rhysaxiel

    [CMANO, FPCRS] En Sept jours sur le Rhin - sujet central

    A la décharge du commandement soviétique, l'OTAN agira de toute façon sur tous les fronts même dans une guerre limitée à l'Allemagne, donc autant prendre l'initiative et empêcher une concentration de l'ennemi. Je n'ai absolument pas regardé en détail les forces déployées pour la prise du Bosphore. Il y a sans doute des moyens pour bombarder les positions d'artilleries et fermer l'espace aérien turc. Je sais juste que les navires sont des patrouilleurs légers, ils ne sont pas censés tenter un passage en force, mais certains ont peut-être des missiles mer-sol. Quant à savoir si se contenter de pourrir les bases turques et couler les navires est une meilleure solution... Le débat est ouvert. Ça peut être un pari intéressant : ne pas chercher à ouvrir le Bosphore mais transférer du matériel à Tartus en Syrie, si tant est que la 5e escadre survit. Avec un espace aérien sous contrôle, ça pourrait le faire.
  2. Rhysaxiel

    [CMANO, FPCRS] En Sept jours sur le Rhin - sujet central

    Quatrième scénario (et suivant) sur Command : Modern Air Naval Operations Le prochain AAR est une nouvelle expérimentation de ma part et un petit monstre : pour les besoins de la narration et pour maintenir le suspense d’un scénario sur l’autre quand aux capacités soviétiques je jouerai plusieurs scénarios avant de faire le récit qui les rassemblera tous. Il est en effet à chaque fois ou presque question de frapper un porte-avions américain ou d'en utiliser un pour frapper une base, et je souhaite maintenir l'inconnue sur l'efficacité des flottes et forces aériennes soviétiques. Voici les scénario : Battle of the First Salvo (The War that Never Was) Joué: Côté soviétique Jour J (20 juillet 1989) -2h Front de Méditerranée orientale, 5e escadre vs. 6e flotte. C'est une partie de pile ou face. Un GAN américain et sa très lourde escorte sont pris en étau entre deux flottes de surface soviétiques. Des Tu-16 sont disponibles, mais en Crimée, il faut les acheminer sans les perdre contre la Turquie. Israël et la Syrie guettent. Crossing the Line of Death (The War that Never Was) Joué: Côté américain. Jour J (20 juillet 1989) -1h Front de Méditerranée, OTAN vs. sous-marins de la 5e Escadre et la Libye. Ce scénario est en théorie une opération de anti-sous-marins menée par trois porte avions de l'OTAN, qui peut vite être perturbée par l'opportunisme de Mouammar Kadhafi. Bosphorus Blues (The War that Never Was) Joué: Côté soviétique Jour J (20 juillet 1989) heure H Prise du Bosphore, Flotte de la Mer Noire vs. Marine turque. Cérémonie d'enterrement de la flotte turque dans ce théâtre qui sera sans doute sauvagement assassinée par la Flotte de la Mer Noire soviétique. L'important n'est pas là : il faut sécuriser le détroit du Bosphore pour offrir une voie de sortie aux navires en Méditerranée. Closing the Kurile Gap (The War that Never Was) Joué: Côté soviétique Jour J (20 juillet 1989) heure H Front du Pacifique nord, Flotte du Pacifique vs. 7e Flotte. Les Etats-Unis doivent maintenir les éléments soviétiques dans leurs bastions tandis que la Flotte du Pacifique cherche à porter un coup fatal à la 7e Flotte et neutraliser ainsi le Japon. Indian Ocean Brawl (The War that Never Was) Joué: Côté soviétique Jour J (20 juillet 1989) heure H Front de l’Océan Indien, 8e Escadre vs. 5e Flotte. On touche ici aux limites logistiques de l'URSS. La 8e escadre est condamnée faute de ports capables de la ravitailler. De même, les appareils du théâtre ne pourront faire qu'une ou deux mission avant d'épuiser les réserves. L'objectif est de faire saigner du nez la 5e flotte avant, sans doute, de mourir dans un beau feu d'artifice. L'inde, plutôt pro-soviétique, surveille étroitement ce front. Facing the Bear (The War than Never Was) Joué: Côté soviétique Jour J (20 juillet 1989) heure H Opérations en Mer de Norvège et dans l’Arctique, Flotte du Nord vs. 2e flotte. Sans doute le scénario le plus complexe du lot, il s'agit du premier jour des opérations contre la Norvège. Les Soviétiques cherchent à fermer l'espace aérien norvégien à l'OTAN, à prendre le contrôle d'une ou plusieurs bases aériennes pour pouvoir frapper la Mer du Nord, à soutenir l'avancée de leurs troupes dans le nord du pays et, enfin, à repousser la 2e flotte. Kitty comes to Kamtchatka (The War that Never Was) Joué: Côté américain. Jour J (20 juillet 1989) heure H Front du Pacifique Nord-Ouest, 3e Flotte vs. la base soviétique de Petropavlovsk. Frappe préventive de la 3e flotte contre la base de Petropavlovsk Kamtchatski pour y neutraliser les bombardiers intercontinentaux qui s'y trouvent et réduire la force de frappe nucléaire soviétique. Il me faudra un certain temps pour tout jouer et plus encore pour écrire le tout, donc il faudra vous armer de patience avant de voir la suite de notre bien triste histoire. Certains scénarios débordent de la première journée. Je les jouerai jusqu’au bout, mais le récit ne concernera, pour le moment, que la première journée.
  3. Rhysaxiel

    [CMANO, FPCRS] En Sept jours sur le Rhin - sujet central

    La complexe équation des bombardiers soviétiques Sur le papier, les bombardiers de l’aviation navale soviétique apparaissent impressionnants. Longue portée, supersoniques pour certains, capables d’emporter des missiles antinavires à longue portée. Deux modèles nous intéressent et donnent des maux de crânes aux stratèges américains, le Tupolev Tu-16 (code OTAN : Badger), et le Tu-22M (code OTAN : Backfire). Le Tu-16 a une vitesse maximale de 520 nœuds pour une autonomie de 1200-1300 nm. Il peut emporter un KSR-5 (voir plus bas). Le Tu-22M suit le même concept que le Tu-16, mais poussé à l’extrême de l’époque. Cet engin de mort est supersonique, on parle d’une vitesse maximale de mach 1.6 (920 nœuds), soit celle d’un chasseur, ce qui lui donne la capacité ou de s’échapper ou d’approcher l’ennemi à pleine vitesse sous la couverture radar. Les 520 nœuds que peut atteindre le Tu-16 sont sa vitesse de croisière. Il peut frapper à 1500-1600 nm selon sa configuration et embarque le Kh-22. Le Kh-22 (OTAN : AS-4 Kitchen) est le premier missile soviétique à être développé pour attaquer spécifiquement des groupes aéronavals. Il porte à 215-300 nm et file à une vitesse de mach 4.6. Le KSR-5 (OTAN : AS-6 Kingfish) est plus ou moins un Kh-22 réduit pour permettre son tir par les Tu-16 non modernisés. Sa portée est de 120-180 nm et il file à mach 3.5. A titre de comparaison, l’AIM-54 Phoenix tiré par le F-14, conçus pour intercepter ces bombardiers, porte à 100 nm à peine (120 nm dans sa version 1989), ce qui interdit toute interception de dernière minute. Le F-14 doit être en vol et bien guidé pour avoir une chance d’intercepter un raid, tout particulièrement s’il est lancé par des Tu-22. Il y a toutefois un premier problème : les radars de ces avions sont totalement incapables de repérer une cible à la portée maximale de leurs missiles et ne sont pas en mesure de distinguer les porte-avions du reste. Celui du Tu-16 porte à 175 nm, celui du Tu-22M à 240 nm. Il faut donc un appareil tiers pour repérer et surtout identifier une cible. La doctrine soviétique prévoit quatre cas. Le premier, de loin le plus courant en exercice, est d’accompagner les bombardiers de Tu-95 de reconnaissance, qui disposent eux d’un puissant radar (260 nm) et d’une suite d’écoute électronique. La deuxième option est de recevoir les données depuis des navires, dans le cas où deux flottes de surfaces se font face. Cela pourrait être le cas en Méditerranée par exemple, mais fort peu probable dans l’Arctique et quasi impossible en haute mer, où un groupe aéronaval américain aura tout le loisir de contrôler une très large zone et d’empêcher des navires soviétiques d’approcher. Le troisième cas est via un sous-marin, qui devient par définition très vulnérable lorsqu’il se rapproche de la surface pour communiquer ses informations. La dernière option est la transmission de données satellites, bien que les Soviétiques ne disposent pas de la capacité de transmettre les données en temps réel à tout un escadron de bombardiers en vol. Toutes ces solutions ont une faille. Si la flotte est accompagnée de leurres imitant les communications du porte-avions (la cible privilégiée de ces armements) ou si le GAN reste silencieux, les bombardiers auront besoin d’une identification visuelle de la cible sous peine de gâcher leurs missiles sur une cible mineure ou pire, de frapper des civils. La résolution des images et des radars satellites soviétiques est insuffisante et permet seulement de repérer « un gros navire », qui peut donc être un porte-avions… Ou un tanker, ou un pétrolier. Or, pour un Tu-95, l'avion tout désigner pour obtenir cette identification visuelle, ne serait-ce qu’approcher un GAN relève du suicide, vu la couverture offerte par la chasse embarquée américaine. Il y a toujours la solution de « tirer dans le tas », notamment parce que les missiles disposent de la capacité de changer de cible si celle assignée est détruite ou perdue, mais il se pose alors un autre problème, plus opérationnel celui-là, celui des stocks de missiles. Les soviétiques ont assez de missiles, tous types confondus, pour permettre entre deux et trois sorties à chaque appareil, et c’est tout. Produire un Kh-22 ou un KSR-5 est bien plus chronophage que pour un missile air-air : on parle de missiles pesant entre 4 et 5 tonnes et mesurant plus de 10m de long. Ultime inconnue, celle de la disponibilité des appareils vs. l’efficacité des contre-mesures américaines. La doctrine soviétique prévoit trois division de bombardiers navals (une division = 100 appareils) pour la Flotte du Nord et trois pour la Flotte du Pacifique. Dans toute force armée, la règle de 4 s’applique. Une part des appareils est en mission, une part est en préparation en vue de la prochaine mission, une part est en réparation, une part en maintenance opérationnelle et donc indisponible pendant plusieurs jours ou semaines. Si les soviétiques pouvaient lancer 100 appareils contre un GAN américain, ils y viendraient sûrement à bout ne serait-ce que par la puissance de feu que représente les 100 à 200 missiles supersoniques tirés. Le fait est qu’il est fort peu probable d’arriver à un tel chiffre sans durablement se priver de ces avions dans les jours qui suivent et sans un long temps de préparation préalable, notamment pour les Tu-22M particulièrement gourmands en maintenance. Réduire le nombre de missiles expose le raid à un échec, car les croiseurs, particulièrement de la classe Ticonderoga, sont conçus pour justement détruire ces missiles, du moins en théorie. Bombardiers en grand nombre + longue portée + disponibilité limitée + stock de missile réduit + cible fortement défendue. Voilà l'équation que les stratèges doivent résoudre. Des deux côtés, c’est le saut dans l’inconnu.
  4. Rhysaxiel

    [CMANO, FPCRS] En Sept jours sur le Rhin - sujet central

    Conclusion du troisième scénario Résultat incertain à l’avantage des Soviétiques (53% des points de victoire) après 6h20 de combats (dont 5h38 de véritable affrontement). Le premier escadron du 11e ACR a retenu les soviétiques quelques heures à peine. A leur arrivée sur le secteur, Nordheim était aux mains de l’ennemi contrairement à ce qu’indiquaient les renseignements, ce qui a rendu les opérations américaines plus compliquées que prévues. Les pertes sont élevées côté américain mais l’effet stratégique est limité : l’unité soviétique faisait route vers Fulda. Elle ne l’atteindra pas à temps, mais le premier escadron est anéanti, ce qui affaiblit d’autant la défense de la ville. Score du scénario (FPCRS uniquement) : OTAN 6.542 – PACTE 7.611* (53% OTAN) Pertes infligées dans le scénario (FPCRS uniquement) : OTAN 3.242 – PACTE 3.011** (52% OTAN) Score total (FPCRS uniquement) : OTAN 17.595 – PACTE 36.256* (67% PACTE) Pertes infligées au total (FPCRS uniquement) : OTAN 10.495 – PACTE 10.647** (51% OTAN) Score personnel : 36.367 vs. 17.484 (67,5% en ma faveur) *le score est calculé dans chaque scénario en fonction des destructions infligées et des points de contrôles tenus. **score en ne prenant en compte que les pertes matérielles. Dans FPCRS, chaque équipement a une valeur en points de victoire en fonction de sa qualité. Jour 1 : résumé des actions dans la trouée de Fulda Résumé des scénarios joués. Résumé de l’action autour de Fulda, selon les briefings des scénarios suivants Flashpoint Campaign Red Storm part du principe que les Soviétiques ne sont absolument pas arrêtés à Fulda même, et aucun scénario inclus dans le jeu ne permet de jouer cette bataille en 1989. Dans l’absolu, il est illusoire de vouloir tenir la ville face à la horde rouge qui déferle. Elle est défendueen toute hâte par la 2e brigade de la 3e Armored Division. Le 11e ACR doit fournir des renforts dans ce combat. Le 3e escadron du 11e ACR, basé à Bad Hersfeld, file plein sud mais est intercepté sur son flanc par des éléments du 117e Régiment Fusilier Motorisé, qui parvient à devancer les américains à Hunsfeld, leur coupant la route de Fulda. L’affrontement dure environ quatre heures avant que le régiment soviétique, copieusement étrillé, ne retraite en bon ordre vers le nord de Fulda, entre temps sécurisée. De fait, seul le 4e escadron du 11e ACR, qui regroupe les éléments aériens du régiment, est en mesure de soutenir Fulda. L’attaque principale se fait par le nord via Hofbieber. Le 211e Régiment de Chars de la Garde pulvérise les premières lignes de la 2e brigade du 3e AD complètement surprise avant que les hélicoptères du 4e/11 ACR ne puissent intervenir. Le relief offre un champ de vision très limité, ce qui n’est pas à l’avantage des voilures tournantes, incapables de soutenir correctement sans s’exposer à la puissance DCA soviétique. Le 247e Régiment de Fusiliers Motorisé s’engouffre et prend position aux abords de Fulda avant de s'infiltrer dans la ville. A la mi-journée, l’A7 est coupée, et le 45e Régiment de Chars se lance vers Poppenhausen et Eichenzell pour fermer le sud de la ville. La retraite du 4e/11 ACR est ordonnée, tandis que la 2e/3e AD commence un mouvement vers le sud et tombe sur le 45e RC. Les éléments d’avant-garde sont éliminés et la retraite déroutée vers Hosenfeld à l’ouest, puis vers le sud. A l’issue de la bataille, l’URSS contrôle l’autoroute A7 de Fulda jusqu’à Bad Kissingen, sur plus de 80km, et la ligne de défense de la trouée de Fulda, la zone la mieux défendue de la planète, est complètement détruite. La situation apparaît mal engagée… …Et pourtant, en regardant la carte du théâtre des opérations, les gains soviétiques sont minimes, surtout si on les met en parallèle aux efforts consentis. Le premier jour des sept que compte l’opération est passé. Cela signifie deux choses : le rythme de l’invasion va devoir franchement accélérer, mais surtout, les deux camps vont connaître un tempo infernal, où les combats ne cessent jamais et où les batailles s’enchaînent si parfaitement qu’elles deviennent impossible à distinguer les unes des autres. Les soldats ne tiendront pas physiquement un tel rythme bien longtemps. Quant à savoir ce qu’il s’est passé en mer, c’est pour très bientôt !
  5. Rhysaxiel

    [FPCRS] Deuxième chance

    Repli Le secteur est perdu, mais il est hors de question de partir sans rendre de coups. Le 2e Reco, à la sortir d’Heufurt, tire à cœur-joie au missile TOW sur une compagnie d’infanterie motorisée plus au sud et revendique 4 BMP. Sur les hauteurs, en revanche, le remède (la retraite) semble causer autant de souffrances que le mal. Les M1 abandonnent leurs positions et sont donc exposés aux tirs soviétiques. Malgré toutes les précautions des équipages américains qui se déplacent avec célérité mais sans précipitation, les coups de l’ennemi font mal. Les T-80 remontent au nord le long de la NES28. Leur manœuvre d'encerclement échoue, notamment faute d'une pince nord. La 2e compagnie à l’est est redéployée du côté de Nordheim pour couvrir la retraite de leurs collègues et prendre l'ennemi de dos. De même, un peloton de M2 a ordre de couvrir la retraite des QG et de l’artillerie depuis les hauteurs à l’ouest d’Hausen, non sans un certain succès. https://nsm09.casimages.com/img/2018/12/23//18122303502024310916047030.png A 18h21, les soviétiques envoient leur réserve contre la 2e compagnie. A l’ouest, les M2 subissent le feu en représailles et n’y survivent pas. Le seuil de pertes dépasse 70%, la situation est critique*. Moins d’une heure plus tard, ce qu’il reste du premier escadron a quitté le secteur. « Ce qu’il reste » inclut surtout du personnel administratif, des officiers, et très peu de véhicules de combat. *Une fois le message indiquant mon niveau de pertes reçu, je n’ordonne plus que des retraites à mes unités, et j’arrête la partie quand il n’y a plus d’ennemi en vue. Epilogue et bilan : 53%, résultat incertain, léger avantage soviétique. Hudson n’a pas décoléré depuis sa dispute avec le QG. Il ne peut s’empêcher de penser que la mission avait tout d’une mission suicide : faire face à des troupes qui ont balayé sans effort le deuxième escadron sans le moindre appui aérien, avec seulement une batterie d’artillerie comme soutien. Malgré cela, ses hommes ont pu occuper le terrain de manière efficace pendant 4-5 heures. C’est autant de temps perdu pour l’ennemi qui a de plus reçu des pertes notables. Au fil de son repli, les nouvelles tombent. Les troupes qui occupaient OP 10 et qui se sont retirées par le nord-est ont été balayées par une unité soviétique non identifiée qui filant plein ouest vers Fulda. Seules restent les troupes d’OP Tennessee. Au jour 1 de la troisième guerre mondiale, le 11e ACR, l’élite de l’élite de l’armée américaine, a perdu deux de ses escadrons. De ces forces, il ne reste aucun char, deux blindés M2, quelques sections d’infanterie et son artillerie, et pas suffisamment de véhicules pour déplacer tout le personnel. Le reste a été détruit, perdu ou fait prisonnier. Le retard imposé par ce régiment sur l’avancée soviétique est initialement estimé suffisant. Après tout, les Soviétiques sont restés confinés autour de Nordheim jusqu’à 17h30. C’est plus tard, lorsque la situation générale est mieux connue, que l’horreur s’empare du QG de l’ACR. Le mouvement principal de la 79e division de chars de la garde soviétique était au sud, bien plus au sud, et n’a rencontré aucune résistances. Les combats menés par le premier escadron et le 1/68e blindé avaient pour seul but de fixer ces unités. Seuls les combats autour de Bad Neustadt ont réellement ralenti l’offensive soviétique. Autrement dit, le 11e ACR a complètement échoué dans sa mission initiale. Pire encore, en avançant contre cette unité, le 1er escadron ne peut plus porter secours à la 2e brigade de la 3e Armored Division, alors en plein combat à Fulda. Tout n’est pas perdu cependant, car les 3e et 4e escadrons sont toujours eux à Fulda, où leur appui n’est pas de trop. C’est là que les quelques appareils de l’USAF en mesure de voler sont envoyés. Evaluation : côté américain Salutations de l’Inspection d’Etat-major. Dans la bataille, vos forcent, totalisant 3.994 points, ont sécurisé 46% (6542 vs 7611) des points de victoire attribués, contre une force ennemie valant 3.994 points. Sachez que l’Inspection considère votre performance comme tolérable. Votre force revendique la destruction de 4 reco, 2 hélico, 32 chars, 25 blindés, 16 infanteries, 2 SPAT, 1 AT, 4 QG et 2 AA ennemis. Forces restantes : Actives : 10 reco, 4 chars, 2 blindés, 1 infanteries, 12 QG, 4 AA, 6 SPArt. Hors de combat : 5 reco, 4 chars, 4 blindés, 5 infanterie, 1 AT, 1 AA. Détruites : 5 hélico, 10 chars, 8 blindés, 4 infanterie, 1 QG. A la fin du combat, vos unités disposaient d’un niveau de préparation de 81% et un cycle de commandement de 15 minutes. Votre force a subi des pertes très lourdes – 31% de pertes définitive, et a besoin de temps pour être de nouveau opérationnelle et récupérer les 23 unités hors de combat. Evaluation terminée. Evaluation : côté soviétique Salutations de l’Inspection d’Etat-major. Dans la bataille, vos forcent, totalisant 6.841 points, ont sécurisé 54% (7611 vs 6542) des points de victoire attribués, contre une force ennemie valant 4.944 points. Sachez que l’Inspection considère votre performance comme tolérable. Votre force revendique la destruction de 10 reco, 17 chars, 12 blindés, 9 infanteries, 1 AT, 1 QG et 1 AA ennemis. Forces restantes : Actives : 42 chars, 14 blindés, 8 infanteries, 2 SP AT, 4 QG, 6 AA, 32 SPArt. Hors de combat : 1 reco, 1 helo, 17 chars, 15 blindés, 9 infanteries, 1 SPAT, 2 QG, et 1 AA. Détruites : 3 reco, 1 hélico, 15 chars, 10 blindés, 7 infanteries, 1 SPAT, 1 AT, 2 QG et 1 AA. A la fin du combat, vos unités disposaient d’un niveau de préparation de 69% et un cycle de commandement de 41 minutes. Votre force a subi des pertes très lourdes – 24% de pertes définitives, et a besoin de temps pour être de nouveau opérationnelle et récupérer les 47 unités hors de combat. Evaluation terminée.
  6. Rhysaxiel

    AAR de l'année 2018

    Super, merci
  7. Rhysaxiel

    [FPCRS] Deuxième chance

    Poing blindé L’assaut débute. Les Soviétiques sont confiants, sans doute trop : un Hind avance un peu trop et, non soutenu par la reco ou les blindés, subit le feu des M3 du 4e reco embusqués derrière une rangée d’arbres. Le canon à tir rapide est surtout conçu pour détruire des cibles terrestres, mais son efficacité contre les hélicoptères n’est pas à négliger. Le Hind tente des manœuvres d’évasion, puis perd son rotor, déchiré par les obus américains. Par on ne sait quel miracle, le Hind se pose, mais il est néanmoins perdu. Les hélicoptères soviétiques sont neutralisés, Hudson pousse un soupir de soulagement. Six minutes plus tard, à 16h00, c’est la reconnaissance censée accompagner le Hind qui se retrouve isolée et subit le tir des M3. Ce léger manque de coordination chez l’ennemi lui coûte cher. L’artillerie américaine déploie des mines sur la NES30 à 3hm à l’ouest de Fladungen. Les Soviets ont visiblement eu vent de ce tir, car les T-80 font demi-tour ! Ils ne repassent pas par Willmars et filent vers Nordheim, abandonnant ainsi la moitié de leur mouvement en pince. A Willmars même, l’infanterie isolée cède. Le 1er peloton a ordre de se lancer à la poursuite des T-80 et de surgir dans leur dos. L’attaque soviétique prend forme. Des chars pointent le bout de leur nez sur les collines entre Sondheim et Stetten. Les M1 les attendent en embuscade, couverts par un petit bois au nord de Stetten. Si les M1 ont l’avantage d’ouvrir le feu en premier, la riposte soviétique s’avère extrêmement brutale. Deux M1 tombent pour un seul T-80, lors d’échanges de tirs à 3km de distance. La quantité est véritablement une qualité. La colonne blindée descend de la colline, ce qui la masque aux yeux des M1. Ils exercent leur vengeance sur l’infanterie motorisée et la reconnaissance soviétique. Avec les Hinds hors-jeu, les M3 du premier reco montent sur les hauteurs à l’ouest de Nordheim à la recherche de tirs d’opportunité. Deux véhicules sont détruits par leurs missiles antichars. Il est 16h46, les portées se raccourcissent un peu trop au goût d’Hudson. Le 1er peloton/2e compagnie rattrape les T-80 plus tôt que prévu et subit un tir de la part de chars qui, clairement, l’attendaient. Les 3 M1 tombent pour un seul T-80 perdu. Les soviétiques investissent Stetten et se retrouvent à bout portant, mais ce sont les américains qui ouvrent le feu en premier. Toute une section de BRDM-2 AT est détruite sans avoir le temps de riposter. La 1ère Reco est punie pour son audace par tout un peloton de T-80 qui sont par on ne sait quel miracle passés complètement inaperçus et surprennent totalement les troupes américaines. Deux M3 sont détruits et une section de reconnaissance perdue dans les carcasses. Les Soviétiques virent maintenant au nord sur la NES28, ce qui les place dans le viseur des chars américains embusqués. Là encore, l’effet est extrêmement décevant. Les échanges ne sont pas du tout à l’avantage des américains, inférieur à 2 T-80 détruits pour 1 M1 perdu. Les portées de tir sont trop courtes mais le relief n’offre pas de véritable alternative : cette position surplombe toute la région, il ne faut pas laisser les hauteurs aux rouges sous peine de se faire canarder en se repliant ! Peu avant 17h, c’est le désastre. Deux pelotons de T-80, cette fois-ci bien placés l’un par rapport à l’autre et se soutenant mutuellement, anéantissent en quelques secondes à peine le 2e peloton de M2 et deux chars M1 qui occupaient pourtant une position en lisière de bois. Le ratio de pertes en chars n’atteint pas 1:1 dans cet affrontement. Hudson, témoin des échanges radio, blanchit à vue d’œil. « QG ici Hudson, on a BESOIN de cet appui aérien. - Négatif, tous nos oiseaux sont ou immobilisés ou sur d’autres secteurs. - Quels secteurs ? C’est ici qu’on prend l’offensive en pleine tronche ! Mes gars doivent se défendre sans appui contre une horde blindée et des Hinds ! Vous ne voulez pas leur donner des lance-pierre tant que vous y êtes ? - Hudson, surveillez votre langage et reprenez-vous. - Il nous faut un app… - Il n’y a PAS d’appuis aérien disponible, il n’y en aura pas avant des heures. Les rouges ont gazé les bases les plus proches, on n’a pas le choix, on doit faire sans. - ##### ! » Il raccroche, furieux. Il faut se replier, il n’y a pas d’autre solution. Plus de la moitié de son effectif est au tapis, et il apparaît chaque minute moins probable de résister aux rouges. Il va falloir abandonner le matériel. Il se tourne vers son opérateur radio. « Wallace, ordonnez la retraite. » Facile à dire.
  8. Rhysaxiel

    AAR de l'année 2018

    Le sondage est fermé ! Je souhaitais apporter mon vote au n°15, B17 : Queen Of The Skies Emulator ! Suivi de près par Ultima Ratio Regum (16) et Guerre éclair dans le désert (7).
  9. Rhysaxiel

    [FPCRS] Deuxième chance

    Embuscade La première compagnie et ses chars M1, fraîchement arrivés, reçoivent l’ordre de prendre position derrière les M3 de reconnaissance au sud d’Hausen, en anticipation d’une attaque soviétique sur ce secteur. L’embuscade à Willmars est prête. L’ennemi arrive avec au moins une quinzaine de véhicules. 15h02, les premiers coups sont donnés et prélèvent un lourd tribut sur les Soviétiques, complètement surpris. Six véhicules tombent en trois minutes à peine sous le feu croisé des 16 M1, pour un seul char américain éliminé. Le massacre est encore plus violent au sud. De l’infanterie motorisée, mal camouflée dans les bois et un peu esseulée, est engagée à 2,5 km de distance, où les canons américains brillent. Sans doute un peu optimistes, les tankistes revendiquent une douzaine de véhicules et d’infanterie mis hors service. Les Soviétiques se ressaisissent et détruisent un autre M1. Hudson prend sa radio et contacte la 4e Reco. « Ces Hind, là, ils sont en stationnaire ? - Affirmatif. Ils survolent une zone réduite et se posent par moments, sans doute pour se ravitailler, mais ça fait bien 40 minutes qu’ils occupent la même position. Après deux secondes de silence et de réflexion, Hudson reprend : - Je vous accorde le canal prioritaire pour l’artillerie. Coordonnez-vous et détruisez ces Hinds au sol. - Je ne demande que ça capitaine ! » Quelques minutes plus tard, les obus volent vers la position du premier Hind. « Dans le mille ! Le Hind a explosé en vol ! » Plus à l’est, l’échange se poursuit entre T-80 et M1. Un nouveau peloton soviétique d’une douzaine de chars se joint à la fête. Au lieu de tenir leur position, tout ce beau monde reprend la route vers le nord-ouest, via la NES30 qui va à Fladungen où se trouve actuellement le QG américain. Le 2e peloton de la 2e compagnie est réduit à un seul char. Surtout, catastrophe, les M2 s’avancent trop et subissent le feu ennemi. Trois blindés restent sur le carreau et deux des escouades embarquées sont hors de combat. La 1ère Reco est surprise est détruite sur la NES30. A 15h30, les chars soviétiques ont quitté la zone, seule de l’infanterie occupe Willmars, et elle est esseulée. Les M1 du 1er peloton ont l’ordre de rattraper les T-80 et de les engager dans le dos. L’artillerie reçoit un ordre direct d’Hudson : un tir de FASCAM* sur la NES30 pour y piéger les T-80 et les ralentir suffisamment pour redéployer les QG vers des positions plus sûres. Dans le même temps, la 2e compagnie a pris ses positions A Willmars, les Soviétiques ne tiennent pas. La nouvelle la plus importante provient cependant des recos. L’ennemi se met en mouvement. Des colonnes quittent Nordheim et Sondheim et semblent avancer vers Stetten. Les Américains sont prêts à recevoir le choc. * FAmily of SCAtterable Mines : mines dispersibles, tirées par l’artillerie. Pratique pour interdire une zone mais pas aussi discret qu’un champ de mine dissimulé.
  10. Rhysaxiel

    [FPCRS] Deuxième chance

    Mauvaise surprise La météo peu clémente décide de se calmer alors que les unités du premier escadron se mettent en route. Dans la radio du lieutenant Hudson, rien si ce n’est du bruit. Le secteur est complètement parasité par les Soviétiques. Impossible d’entendre quoi que ce soit si le message vient de plus de cinq kilomètres. A 13h32, les premiers rapports arrivent, quasi simultanément, des 1ère et 4e sections. Des blindés soviétiques sont repérés dans Nordheim. Pas en approche ou à l’extérieur, mais bien dans la ville. Ce sont sans doute des éléments de reconnaissance avancée. Malgré tout, ils ont fait vite. Sûrs de leur coup, les Bradley de la 1ère section ouvrent le feu et neutralisent un véhicule. « Capitaine ici Wilson, 1ère section. J’aperçois un hélicoptère survolant la Streu et volant direction nord-ouest. On se replie pour rester invisibles. - Hélicoptère de transport ou d’attaque ? - Difficile à dire capitaine, il est trop loin. Il y en a peut-être deux ou trois en tout. - Bien reçu. » Il est fort peu probable que les Soviétiques tentent un enveloppement vertical aussi près de la frontière, ce qui exclurait des hélicos de transport. Si ce sont des Hind, l’après-midi sera chaude. Les rapports croisés des 1ère, 4e et 5e sections de reconnaissance donnent une idée plus claire de la situation dans Nordheim. Des T-80 occupent les lieux, et non les seuls éléments de reconnaissance, et ils sont couverts par un ou deux hélicoptères. Pour le moment, il est impossible de les affronter, il faut les garder à l’œil. « Ici troisième section, on se replie immédiatement, il y a une colonne blindée ennemie à Urspringen ! Entre 20 et 30 chars, peut-être des véhicules blindés. - Vous avez été repérés ? - Je ne crois pas capitaine, nous sommes arrivés sur leurs arrières. » On ne les attendait pas aussi tôt ! HUMINT a clairement merdé sur ce coup-là. L’ennemi est beaucoup plus proche que prévu et lourdement armé. « Cinquième section ici Hudson, repliez-vous vers Willmars et allez reconnaître la B285 entre Ostheim et Stockheim. - A vos ordres. » Il faut absolument savoir ce qui vient. Si l’ennemi est en surnombre, le repli sera sans doute la seule solution. A 14h01, la première bonne nouvelle arrive, avec les renforts venus d’OP 10. « Capitaine Hudson ici la 2e compagnie, nous sommes au complet et traversons actuellement Stedtlingen. Nous passons temporairement sous votre commandement. Quels sont vos ordres ? - Capitaine Chadwick ! Poursuivez votre route vers Willmars. On a de la visite, l’ennemi tente visiblement de passer en force. - Des chars ? - Au moins une trentaine. Drôle de reconnaissance. La route est libre jusqu’à Willmars mais attendez-vous à rencontrer des unités hostiles en provenance de la NES31 au sud. - Bien reçu capitaine. » La 1ère section de reconnaissance poursuit son repli en détruisant au passage deux autres blindés. Le Hind, car il est finalement seul et c'est bien un Hind, s’approche dangereusement de la 5e section. Celle-ci tente sa chance et ouvre le feu depuis les bois, sans succès. A 14h06, c’est le QG de la Blackhorse qui arrive sur secteur et prend la direction des opérations, suivie quelques minutes plus tard par la 4e compagnie. La situation est plutôt mal engagée. L’ennemi a pris pied à Nordheim et tente maintenant d’en sortir, couvert par le Hind. En face, Le premier escadron ne dispose pas encore des moyens de s’opposer. « Lieutenant, dîtes-nous que nous avions bientôt de l’appui aérien ! - Négatif Hudson. Pour le moment on doit faire sans. - Il y a un Hind et nous n’avons pas de DCA sous la main, on a besoin de cet appui ! » Dans son repli, la 5e section de reconnaissance voit une dizaine de T-80 prendre la route vers Willmars. L’interruption soudaine des communications révèle que la section a été engagée et détruite, mais pas avant que la position des chars ne soit communiquée à l’artillerie américaine, à peine arrivée et qui ouvre déjà le feu. La 3e section, à l’ouest d’Urspringen, rapporte que la colonne blindée qui s’y trouvait s’est mise en route vers Sondheim. Il est 14h30, et la pluie refait son apparition. Au sud de Willmars, une section de reconnaissance attachée à la 3e compagnie repère une autre colonne de T-80, comme anticipé. Le repli est immédiatement ordonné et la compagnie reçoit l’ordre de préparer un comité d’accueil. Le relief ne laisse pas beaucoup de marge pour des attaques à longue portée, mais le bois offre un bon couvert. A 14h45, la pluie s’arrête et révèle un deuxième Hind. Les derniers renforts américains arrivent par l’ouest, il reste maintenant à les acheminer. Pas de DCA, et toujours pas de nouvelles d’un éventuel appui aérien. Il faudra faire sans et espérer que l’ennemi fasse un mauvais usage de ses hélicoptères pour pouvoir les détruire, les canons des M2 et M3 sont efficaces dans ce rôle, de même que les quelques Stinger embarqués par l'infanterie. Sans cela, les M1 vont souffrir.
  11. Rhysaxiel

    [CMANO, FPCRS] En Sept jours sur le Rhin - sujet central

    Voici le troisième scénario ! Il s'agit de Black Horse, modifié. J'ai augmenté la difficulté pour le camp américain - c'est à dire moi - pour coller à la narration.
  12. Rhysaxiel

    [FPCRS] Deuxième chance

    Deuxième chance Jeu : Flashpoint Campaign Red Storm Players Edition (FPCRS) Scénario : Black Horse modifié Camp : USA Contexte : Troisième Guerre Mondiale, 20 juillet 1989, 13h-21h Troisième scénario de la méga-campagne En Sept Jours sur le Rhin. Il s’inscrit dans un contexte plus large à découvrir dans ce sujet. Lieu : sur la route 285 près Nordheim vor den Rhön, Allemagne de l’Ouest. Météo : pluie prévue en journée. Précédemment La troisième guerre mondiale a débuté au lever du soleil, le 20 juillet 1989, par une offensive surprise des troupes soviétiques en Allemagne (Sujet central). Le deuxième escadron du 11 Régiment Blindé de Cavalerie (ACR) américain, censé retarder tout mouvement soviétique en cas d’attaque dans la trouée de Fulda, a été pulvérisé en quelques heures à peine par le 17e régiment de chars de la garde soviétique (Ouverture Fatale). Introduction Le deuxième escadron du 11e ACR a été anéanti en quelques heures à peine à Bad Neustadt an der Saale. Aucune unité, hormis quelques mortiers mobiles, n’ont pu s’extraire de l’enfer. L’intense brouillage électronique fait que la communication passe extrêmement mal. Les mortiers se sont de plus repliés vers les positions de la 8e division d’infanterie. Dès qu’ils ont eu accès à une ligne téléphonique enterrée, ils ont pu faire leur rapport. L’information est finalement parvenue jusqu’au QG de la Blackhorse : HUMINT affirme que le 113e bataillon de reconnaissance soviétique s’est détachée de la 79e division de chars de la garde et file vers Nordheim von den Rhön via la B285, sans attendre le dégagement des routes ni l’évacuation des civiles. Son objectif est inconnu et, à vrai dire, sa route est très étrange. Elle ne correspond pas à un axe d’invasion crédible et ne semble pas non plus opérer la jonction avec une autre unité. S’est-elle perdue ? Il est décidé d’envoyer le premier escadron pour arrêter cette unité. Si elle s’est égarée, il faut en profiter pour la mettre hors de combat. Si elle mène une mission de reconnaissance, quelle qu’elle soit, elle doit en être empêchée. Si elle précède un assaut blindé, elle doit être aveuglée pour retarder et perturber au maximum cet assaut. Dans tous les cas, son élimination ou sa neutralisation sont une priorité. Le 113e bataillon est capable d’être discret et d’engager le combat si nécessaire. Les unités de reconnaissance soviétiques ont la réputation d’être les meilleures au monde. Le 11e ACR n’y croit pas une seule seconde, et se pose en candidat pour ce titre. Le 11e ACR n’a qu’une mission : ralentir l’offensive soviétique. A Bad Neustadt, du fait de la surprise totale, il n’a pu l’accomplir. Il est temps de se rattraper. Briefing Les informations données par des réfugiés indiquent que les soviétiques ont viré vers le nord-est après être entrés à Bad Neustadt, avant d’atteindre la route 285 et de filer vers l’ouest de nouveau. Ils ont suivi la route vers Mellrichstadt puis vers Nordheim von der Rhön. Les rapports indiquent qu’ils atteindront bientôt Stockheim. Mission Les éléments du 1er escadron sur place lanceront leur reconnaissance et engageront les formations ennemies sur la B285. Vous devriez apercevoir l’ennemi alors qu’il approchera de Nordheim von der Rhön. Ces reconnaissances partiront d’OP* Tennessee à l’ouest et d’OP 10 à l’est. Cela vous permettra d’attaquer les colonnes ennemies par deux côtés, mais vos troupes ne pourront pas mutuellement se soutenir. Votre mission est d’arrêter l’avancée soviétique et de garder le contrôle de la route 285 et des environs. *OP : Observation Point Forces alliées Eléments du premier escadron, 11e ACR. Renseignements Les unités soviétiques sont entrées dans Bad Neustadt, puis elles se sont retournées vers l’est, puis au nord, sur la B285. C’est inattendu, et le QG ne sait pas pourquoi les Soviets s’aventurent sur cet axe routier. A cette heure, il semble que seuls les éléments de reconnaissances soient sur cette route. De ce que nous savons, c’est la même unité qui a pris Bad Neustadt. Si tel est le cas, ils disposent de chars lourds et de blindés en soutien de l’infanterie. Attendez-vous à des renforts soviétiques quelques minutes derrière leurs éléments de reconnaissance. Réserve Il n’y a aucune réserve immédiate disponible pour cette mission. Vous devez prendre le contrôle tactique de ce secteur aussi longtemps que possible. Il y a pour le moment un brouillage quasi intégral des fréquences radio. Les ordres seront envoyés par messager si la situation ne s’améliore pas. Dès que le contact radio est rétabli, vous recevrez des instructions du niveau hiérarchique supérieur, ainsi que leur déploiement. Un groupe d’observateurs avancés vous sera envoyé dès que l’équipe est opérationnelle. Carte du secteur Plan de bataille Il est pour le moment difficile de parler de plan de bataille. L’important est de mener les reconnaissances et de savoir exactement ce que l’ennemi mijote. La 3e section de reconnaissance, déployée au sud, abordera Nordheim par le sud, via Urspringen et Sondheim, ce qui devrait lui donner un large champ de vision vers Nordheim d’abord, puis la Streu quand elle passera par les hauteurs au nord de Sondheim. Les 1ère et 6e sections, renforcées et équipées de M3, s’approcheront par l’ouest en profitant des hauteurs. La 6e section s’établira dans un premier temps à Hausen tandis que la 1ère s’avancera jusqu’à avoir une vue plongeante sur Nordheim et la vallée de la Streu. Leurs ATGM devraient leur donner l’opportunité de détruire quelques cibles. Au nord, le QG et la 4e section s’installeront aux extrémités du pont enjambant la Streu à Fladungen. La 2e section équipée de M3 franchira la Streu à Heufurt avant de prendre place en forêt et de surveiller Nordheim par le nord. Une dernière section, la 5e, reconnaîtra l’est via Willmars. Il ne devrait pas y avoir de troupes ennemies dans ces bois. Cette section se repliera ensuite avant de suivre la NES31 vers le sud pour déterminer ce qui arrive comme renforts ennemis. Cette reconnaissance est nécessaire pour ensuite faire bon usage des troupes qui arrivent en renfort. Tout le matériel lourd est en approche. D’ici à ce qu’ils arrivent, il faut être certain de comment l’employer car l’ennemi ne nous attendra pas. Il ne faut pas le laisser prendre pied à Nordheim. Les hauteurs à l’ouest de la ville et au sud de Fladungen offrent des positions intéressantes pour permettre au M1 arrivant d’OP Tennessee de pilonner tout ce qui tente d'en sortir. Les renforts venus d’OP 10 avanceront vers Willmars et, selon le rapport de la reconnaissance, fileront vers l’ouest ou le sud.
  13. Rhysaxiel

    [CMANO, FPCRS] En Sept jours sur le Rhin - sujet central

    ReForGer et stratégie navale La volonté soviétique de mener une guerre limitée se heurte à la réalité géographique de l’URSS. Pour gagner cette guerre, il faut gagner en Europe, ce qui peut être obtenu par un fait accompli en Allemagne, pense-t-on à Moscou. Pour gagner en Allemagne, il faut empêcher l’Opération Reforger, sans quoi les renforts américains feront pencher la balance en faveur de l’OTAN, même si le Pacte occupe une position avantageuse derrière le Rhin. Les renforts prévus consistent en six divisions, trois brigades dont une blindée et une d’artillerie, et un régiment de cavalerie blindée. Elles viennent en renfort du 5e corps basé à Francfort, du 6e basé à Stuttgart, et du 3e basé à Fort Hood au Texas. En Allemagne, les POMCUS (Prepositioning Of Materiel Configured in Unit Sets – Prépositionnement de matériel configuré en unités définies) regroupent tout un tas de matériel pour des unités précises, en fonction de leur besoins. Ce matériel est inutile si les unités n’arrivent pas. De même, si ces POMCUS sont capturés ou détruits, les unités déployées pour Reforger pourraient manquer d’équipement. Pour perturber ou empêcher Reforger, il faut menacer les lignes de communications maritimes entre l’Europe et les Etats-Unis, en plus d’une offensive victorieuse en Allemagne. Le port principal pour l’opération est Hambourg, via la Mer du Nord et le GIUK. Passer par la Hollande ou pire, la France, ralentit le déploiement des unités, en plus d’entraîner quelques complications politiques pour le président et le premier ministre français. Pour menacer la Mer du Nord et le GIUK de manière efficace, il faut détruire les bases de l’OTAN dans l’océan Arctique, particulièrement en Norvège, ce qui nécessite d’élargir le théâtre des opérations à cette région. Il est possible en théorie de menacer la Mer du Nord depuis la péninsule de Kola grâce à la portée des Tu-16 et Tu-22M, mais survoler un espace aérien sous contrôle de l’OTAN est risqué. Pour permettre une véritable sortie des sous-marins et de la Flotte du Nord, il faut de toute façon priver l’OTAN de ses moyens d’observation sur ce théâtre. La question de l’emploi de la Flotte de la Baltique se pose également. Il est peu probable que l’OTAN vienne contester cette mer. La raison d’être de cette flotte est de couvrir le flanc nord de la guerre en permettant plusieurs débarquements au Danemark et en République Fédérale d’Allemagne, ou en faisant peser cette menace en permanence. Ne pas l’employer n’aurait que peu d’effet sur les pays alentours : le Danemark est membre de l’OTAN, la RFA également, et il est attendu que la Suède reste neutre tant que son territoire est respecté. D’un autre côté, la Flotte de la Baltique n’est pas véritablement une flotte de haute mer et ne pourrait qu’être une force d’appoint à la Flotte du Nord dans les combats pour l’Arctique. Le commandement soviétique est encore indécis sur la question. La Flotte de la Mer Noire doit en revanche être employée pour sa mission majeure : ouvrir les détroits turcs. Une partie de la flotte, et en particulier son TAKR et ses éléments les plus aptes à la haute mer, a été envoyée en Méditerranée, au prétexte de relayer le groupe de surface y opérant depuis janvier 1989. Décider de ne pas employer cette flotte serait absurde : la Turquie contestera de toute façon le sud de la Mer Noire, et la base de Tartus ne peut pas efficacement ravitailler de grandes flottes sur de longues périodes. La 5e escadre, en Méditerranée, fait face à la 6e flotte et a pour seul rôle de défendre Tartus et d’engager l’ennemi en cas de déclenchement des hostilités s’il s’en approche. L’État-major envisage de mener dans le Golfe persique une deuxième guerre des pétroliers, en ciblant spécifiquement les bâtiments livrant les pays de l’OTAN, pour le plus grand plaisir de l’Iran qui en percevra les dividendes. Les navires de la 8e escadre, stationnés à Aden et Socotra, sont dans une position particulièrement précaire. Sans véritable base et face à la 5e flotte, il suffit que l’Egypte décide de fermer le canal de Suez à l’URSS pour qu’elle soit bloquée sur ce théâtre. Seule l’Inde dispose d’une infrastructure à même de ravitailler la flotte, mais elle s’enferme pour le moment dans sa neutralité. Sage décision avec une flotte américaine au large de ses côtes. Dans le Pacifique, l’URSS est enfermé par le détroit de Tsushima entre la Corée du Sud et le Japon, ainsi que par les Kouriles. Le Bastion d’Okhotsk forme une base relativement sûre, mais en cas de conflit, la flotte doit pouvoir déployer ses sous-marins au large. Moscou a donné l’ordre aux escadres, fortes de deux TAKR, d’engager les forces américaines et d’ouvrir le passage des Kouriles, en veillant à ne pas toucher aux navires japonais et coréens, quand bien même ceux-ci informeraient les Etats-Unis des mouvements soviétiques. La question de frapper ou non les bases américaines au Japon est posée. Obligations américaines Au-delà des considérations propres à chaque théâtre, un autre problème se pose pour l’URSS. Afin d’assurer ReForGer, les Etats-Unis déploieront un ou plusieurs porte-avions, qu’ils prélèveront des autres théâtres. Autrement dit, pour perturber ReForGer, il faudra forcer les Etats-Unis à déployer leurs porte-avions loin de l’Arctique. Les seules solutions sont de maintenir la pression sur les flottes américaines, et idéalement de couler plusieurs porte-avions. Une mission particulièrement ardue compte tenu de la composition des groupes aéronavals américains. Les Flottes américaines ne peuvent cependant pas être librement redéployées pour contrer les menaces soviétiques ou même pour couvrir ReForGer. - la 2e flotte (Arctique, Atlantique) est justement celle défendant le théâtre de la Mer du Nord, c’est celle qui faudra renforcer. - la 3e flotte (Pacifique) couvre la côte ouest, il est hors de question de l’envoyer ailleurs. Il serait même judicieux de renforcer ce théâtre si les sous-marins soviétiques tentent une sortie. - la 4e flotte (Caraïbes) protège le sud des Etats-Unis, notamment contre Cuba, mais aussi contre des sous-marins soviétiques aventuriers. Un des convois de ReForGer part de Fort Hood, Texas, et doit être protégé. De plus, une attaque sournoise du régime castriste n’est pas à exclure. Qu’une telle attaque puisse toucher le sol américain serait une humiliation, il est donc peu recommandable de réaffecter le seul porte-avions de cette flotte. - la 5e flotte (Océan Indien) est peut-être celle, avec son porte-avions, plus susceptible d’être entièrement déplacée, une fois la 8e escadre soviétique éliminée et la neutralité indienne assurée. - la 6e flotte (Méditerranée) dispose actuellement de deux porte-avions, mais la présence des porte-avions italiens et français pourraient les libérer une fois la 5e escadre neutralisée. - la 7e flotte (Pacifique Ouest) est immobilisée, ses deux porte-avions couvrent le Japon, Taïwan et la Corée du Sud face à la Chine et à la Corée du Nord. Il n’est pas possible de les redéployer sans considérablement affaiblir le Commitment américain dans la région et donner des idées aux régimes communistes. Deux porte-avions sont en transit. Ils devaient être affectés en méditerranée mais pourraient être redirigés vers l’Arctique ou protéger la côté Atlantique. Parmi les porte-avions actuellement au port, seul le Carl Vinson peut prendre la mer sans risque, mais il est en Californie. Les autres sont en maintenance. L’Invincible, britannique, est disponible à Portsmouth. Parmi ceux en mer, le Nimitz dans l’océan indien, le JFK et le Roosevelt en méditerranée, sont ceux qui seront probablement réaffectés une fois leur théâtre d’opérations sécurisés. Six porte-avions américains en tout dont quatre pouvant raisonnablement rejoindre l’Arctique. A condition de sécuriser au moins la Méditerranée et l’Océan Indien. En prenant tout cela en compte, la notion de guerre limitée parait illusoire. Le fait accompli en Allemagne devra, au minimum, être accompagné par une conquête ou une neutralisation du nord de la Norvège et du Bosphore, ainsi que des attaques directes contre plusieurs flottes américaines dans l’espoir de les fixer et d’empêcher l’opération Reforger. On sait comment les Etats-Unis ont réagi après Pearl Harbor.
  14. Rhysaxiel

    [CMANO, FPCRS] En Sept jours sur le Rhin - sujet central

    Conclusion du deuxième scénario Résultat incertain à l’avantage des Américains (53% des points de victoire) après 4h32 de combats. Le 1/68e a pu infliger des pertes sensibles à l’ennemi mais s’est fait éjecter sans ménagement de la B279 et de Bischofsheim. Les américains doivent se retirer en raison de la situation stratégique et abandonnent leur matériel endommagé. Cette feinte soviétique a rempli son rôle en fixant le 1/68e pendant que le gros de la formation manœuvrait plus au sud, mais le 247e RFM s’est fait copieusement étriller, plus que prévu. Ce genre d’opérations n’est pas à répéter trop souvent. Score du scénario (FPCRS uniquement) : OTAN 9.271 – PACTE 8.091* (53% OTAN) Pertes infligées dans le scénario (FPCRS uniquement) : OTAN 5.471 – PACTE 3.091** (63% OTAN) Score total (FPCRS uniquement) : OTAN 11.053 – PACTE 28.645* (972% PACTE) Pertes infligées au total (FPCRS uniquement) : OTAN 7.253 – PACTE 7.636** (51% PACTE) Score personnel : 29.825 vs. 9873*** (75% en ma faveur) *le score est calculé dans chaque scénario en fonction des destructions infligées et des points de contrôles tenus. **score ne prenant en compte que les pertes matérielles. Dans FPCRS, chaque équipement a une valeur en points de victoire en fonction de sa qualité. ***score que j'ai obtenu, indépendamment du camp joué
  15. Rhysaxiel

    [FPCRS] En Aveugle

    Attrition Les combats se limitent maintenant aux marges. Un M1 est détruit par le tir d’un RPG-7, et le deuxième Apache est à son tour abattu malgré les précautions prises par les pilotes. Les Soviétiques ont pu avancer une unité de SAM tout en la camouflant dans les rues d’Unterweißenbrunn. L’équipage de l’hélicoptère a tout juste eu le temps de voir le Radar Warning Receiver s’allumer et de repérer la traînée de deux missiles filant droit sur lui. « Lieutenant colonel ici Williams, on subit le feu des T-80. Je perds des M2 par camions entiers. S’ils avancent on ne pourra pas tenir le terrain ! - Ici Bannon. Message reçu, repliez-vous sur les hauteurs. - A vos… » La ligne coupe soudainement, interrompue par un barrage d’artillerie soviétique qui détruit au moins trois véhicules et ne laisse aucune chance à Williams. C’est à ce moment-là que l’ennemi se remet en mouvement. L’ennemi a repris du poil de la bête. Ils ont rétabli leurs communications et sans doute reçu du renfort. Les M2 subissent la loi des T-80 tandis qu’un peloton mécanisé malmène les M1 par la seule force de son effectif. Pire encore, un Hind approche. Les M1 tentent de l’engager avec leur mitrailleuse, en vain. Les Vulcan sont mal placés et incapables de cibler correctement l’hélicoptère qui s’en prend au QG de la troisième compagnie, en mouvement vers une position plus sûre au sud. Un QG est détruit, puis un lanceur TOW. L’absence de SAM et de couverture aérienne se fait cruellement sentir. Les M2 ripostent, les Vulcan arrosent le ciel de leur gattling, mais le Hind persiste, neutralise deux véhicules et leur infanterie. Le salut vient… Du Hummvee embusqué dans les bois, qui vise le Hind à son tour et parvient à l’endommager, le forçant à s’écraser. Les échanges se poursuivent : un M2 détruit, puis un T-80. A 14h32, l’opérateur radio de Bannon hurle. « C’est le QG ! On a rétabli le contact ! - Passez-les moi tout de suite. - Colonel Bannon ici le Major Rosenberg. Repliez-vous immédiatement ! - Quelle est la situation? - Si vous êtes près de Bischofsheim vous êtes beaucoup trop avancés. Le premier escadron du 11e ACR a été engagé bien plus au nord. SIGINT et HUMINT nous indique que les Soviétiques ont contourné votre position par le sud. Ils pourraient menacer vos arrières et nos propres positions. Repli immédiat, c’est un ordre ! - Bien Major ! » (oui, les soviétiques ont perdu 70% de leur forces juste avant moi ! ) Epilogue et bilan : 53%, résultat incertain, léger avantage américain Le Lieutenant-Colonel Bannon, dans l’absolu, a accompli la mission qu’il s’était donné. Sa force a pu casser quelques dents à l’ennemi et freiner sa reconnaissance en le forçant à combattre à Bischofsheim pendant quelques heures. Le problème, c’est que la situation stratégique, qui lui a échappé à cause du brouillage électronique et de l’impossibilité de contacter ses supérieurs, exigeait tout autre chose. En s’avançant autant, Bannon s’est coupé de son artillerie et de sa troisième compagnie, ce qui a affaibli sa défense de la B279. La première compagnie a été quasiment détruite, la troisième a subi des pertes relativement élevées en très peu de temps. L’obligation de se retirer fait que le matériel récupérable est abandonné. Des dizaines de M1 seulement immobilisés restent plantés là, leur équipage évacué, capturé ou tué. Le ratio de pertes est à l’avantage des Américains, mais ce sont les Soviets qui peuvent se permettre une guerre d’attrition. Les Soviétiques ne savaient pas où se trouvaient exactement les forces américaines. Avec cet engagement, et celui du premier escadron du 11e ACR plus ay nord, tout doute était dissipé : le 1/68e blindé s’est fixé tout seul comme un grand à Bischofsheim contre des éléments de reconnaissance, permettant au gros de la 79e division de chars de la garde soviétique de contourner la région par le sud sans rencontrer d’opposition. Evaluation : côté américain Salutations de l’Inspection d’Etat-major. Dans la bataille, vos forcent, totalisant 4.994 points, ont sécurisé 53% (9.271 vs 8.091) des points de victoire attribués, contre une force ennemie valant 7.761 points. Sachez que l’Inspection considère votre performance comme tolérable. Votre force revendique la destruction de 9 reco, 1 hélico, 51 chars, 55 blindés, 35 infanteries, 15 SPAT, 3 AT, 7 QG et 8 AA ennemis. Forces restantes : Actives : 2 reco, 6 chars, 3 blindés, 7 infanteries, 5 SPAT, 9 QG, 5 AA, 16 SPArt, 16 véhicules utilitaires. Hors de combat : 1 reco, 9 chars, 4 blindés, 3 infanterie, 2 SPAT, 1 AT, 1 QG, et 1 AA. Détruites : 2 hélico, 8 chars, 6 blindés, 1 SPAT et 2 QG. A la fin du combat, vos unités disposaient d’un niveau de préparation de 56% et un cycle de commandement de 24 minutes. Votre force a subi des pertes significatives – 17% de pertes définitive, et a besoin de temps pour être de nouveau opérationnelle et récupérer les 22 unités hors de combat. Evaluation terminée. Evaluation : côté soviétique Salutations de l’Inspection d’Etat-major. Dans la bataille, vos forcent, totalisant 7.761 points, ont sécurisé 47% (8.091 vs 9.271) des points de victoire attribués, contre une force ennemie valant 4.944 points. Sachez que l’Inspection considère votre performance comme tolérable. Votre force revendique la destruction de 1 reco, 2 hélico, 17 chars, 10 blindés, 3 infanteries, 3 SPAT, 1 AT, 3 QG et 1 AA ennemis. Forces restantes : Actives : 6 reco, 3 hélico, 13 chars, 23 blindés, 13 infanteries, 3 AT, 4 QG, 6 AA, 32 SPArt. Hors de combat : 4 reco, 18 chars, 19 blindés, 17 infanteries, 2 SPAT, 1 AT, 2 QG, et 5 AA. Détruites : 5 reco, 1 hélico, 33 chars, 36 blindés, 18 infanteries, 13 SPAT, 2 AT, 5QG et 3 AA. A la fin du combat, vos unités disposaient d’un niveau de préparation de 68% et un cycle de commandement de 37 minutes. Votre force a subi des pertes atroces – 44% de pertes définitives, et la récupération des 68 unités hors de combat prendra plus de temps que celui dont nous disposons. Evaluation terminée. Compte rendu perso Jouer les américains, c'est jouer en mode facile : peu d'unités mais généralement puissantes, plus discrètes et réactives, C3 court... Jusqu'à ce qu'on se rende compte que l'ennemi est 3 à 5 fois plus nombreux, qu'il a donc les moyens de se rapprocher vite et violemment, voire qu'il profite du terrain ou des mauvaises conditions pour réduire à néant l'avantage technologique. Avantage assez ténu donc, dès que les lignes de vues se raccourcissent. Et la moindre perte fait mal. Le briefing laissait entrevoir une météo exécrable, et il n'a pas eu tort, bien que cela aurait pu être pire. En l'absence d'artillerie 75% du temps, les perfs sont plutôt honorables. Le matériel est franchement bon, à l'exception de la DCA. Les Vulcan sont vraiment limités en portée, quoique sans doute efficaces en embuscade, et les Humvee, disons, très fragiles. J'ai relevé plusieurs erreurs de mon côté, à commencer par le fait de fixer la compagnie au centre trop longtemps, de faire reculer trop tard les M1 envoyés en avant, et généralement d'avoir sous-estimé le rythme de l'avance soviétique. Je me suis retrouvé deux ou trois fois en rupture d'ordres, ce qui ne devrait pas arriver en jouant américain hors circonstances exceptionnelles. J'ai aussi sur-estimé la puissance d'un peloton de M2 avec leur infanterie. Ils tiennent bien leurs positions, mais il faut sans doute les utiliser dans un environnement confiné. En lisière de ville comme ici à Haselbach, ils peuvent se faire aligner. Il faut croire que je suis meilleur attaquant que défenseur ou que je suis plus à l'aise avec le matériel soviétique... Ou les deux Je devrais m'améliorer avec le temps (et quelques parties hors campagne pour m'entraîner).
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