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Invité Illuvatar

EU2--AAR Dauphiné/France mod AGCEEP

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Invité Illuvatar

AAR avec le Dauphiné de Charles le Dauphin, le "petit roy de Bourges". AGCEEP, difficulté max.

Le but la n'est pas d'etre bourrin, donc maximum de role-playing. De plus j'utilise l'option "pas d'annexion forcée", ce qui m'oblige a faire des modifications de sauve tout les 5 ans environs, mais ca permet enfin d'eviter la perte de tout les Etats du SERG en 100 ans.

Mais d'abord petit rappel historique :

A la paix de Brétigny en 1360, Jean II le Bon, céda a Edouard III de Plantagenêt le duché de Guyenne et le comté de Poitou. Il donna aussi en apanages le duché de Bourgogne a son fils cadet Philippe le Hardi, l'Anjou a Louis, et le Berry a Jean. Son fils ainé Charles V dit le Sage monta sur le trône en 1364.

La situation etait bien mauvaise, le Roy d'Angleterre possedait le quart sud-ouest du pays, et l'affaiblissement du domaine royal par les apanages de Jean ne facilitait pas les choses. Charles etait un roy casanier, de santé fragile, il resta au milieu de ses livres. Il confia la conduite de la guerre a un breton, Bertrand Dugesclin. En 1373 Duguesclin envahit la Bretagne car il y a probleme de succession chez les Montforts. En 10 de luttes avec les anglois, Bertrand les repoussa jusqu'en Guyenne. Encore une fois les Plantagenêts etaient vaincus. Le regne de Charles V fut un regne de reconstruction, meme si la peste noir frappa alors. Le roy et le soldat mourrurent la meme année 1380.

Son fils Charles VI dit le Bien-Aimé, etant trop jeune pour controler les affaires du royaume, la régence passa a ses oncles : Louis Ier d'Anjou qui venait de se voir offrir par heritage la Provence; le duc de Bourbon; Et Philippe II le Hardi qui venait lui d'acquerir par sa femme Marguerite de Flandre, la Flandre et le conté de Bourgogne ( rattaché au Saint Empire ). Ces 8 ans pendant lequels les freres de Charles V dirigerent le royaume fut un desastre, chaque partie cherchant son propre benefice. Tout l'argent accumulé par Charles V et Dugesclin fut vite dillapidé. En 1388 il prend enfin le pouvoir. Helas 4 ans apres il est atteind de crises de folies.

Rapidement est recreer le conseil de regence des oncles. La situation devint mauvaise pour le royaume, pestes, crises. En 1404, Jean sans Peur Duc de Bourgogne succeda a son pere, commenca alors une politique de tutelle des bourguinions sur le royaume. Louis d'Orléans, frere de Charles VI dit le Fol s'y opposa farouchement. En 1407 il est assassiné par Jean sans Peur. C'est le debut de la guerre civile entre les bourguinions et les partisans Orléanais appelés Armagnacs. Une guerre civile tres dure, car sous-jacent au probleme se trouvait la succession du Roy. Jean sans Peur avait de grandes ambitions. Ce furent les bourguinions qui rapidement controlerent Paris, donc le Roy fou, qui desavoua meme son fils, le Dauphin Charles. Celui ci se refugia a Bourges avec les Orléanais.

Mais la situation n'etait pas aussi simple, Jean avait quémandé l'aide du Roy d'Angleterre, Henri V de Lancastre. user posted image

Celui ci debarqua en France pour ses propres interets. En 1415, la Chevalerie francaise se fit ecrasée a la bataille d'Azincourt.

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Jean sans Peur appris sa defaite et se retira du conflit. La question etait bien sur de savoir qui devait monter sur le trône, Henri de Lancastre, ou Jean de Bourgogne. Charles le Dauphin, le "petit Roy de Bourges" n'etait pas pris en compte, desavoué par son pere, il etait jugé bien trop faible.......

AAR Dauphiné / France

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Le Dauphin Charles, « Le Petit Roy de Bourges »

La guerre d’Henri V dans le Dauphiné ( 1419 - 1422 )

Janvier 1419, encore une fois l’hiver a été rude pour le Dauphiné. En ce jour de l’An, Charles avait décidé de tenir conseil à Bourges. Le Dauphin avait ressemant quémandé les services d’un breton, le Baron de Kerpezdron, descendant de chevaliers. L’analyse de la situation se fit vite :

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« Sire nous sommes en guerre contre les anglois. Votre père vous a écarté du trône. Henri de Lancastre s’est lancé en quête de la royauté, et il n’y a que le perfide bourguignon pour l’en empêcher. Sur le plan intérieur, notre infrastructure est minable, notre trésor ridicule, comment donc allons gagner une guerre sans argent. Le duc de Bourbon, votre cousin possède de larges apanages (en vert sur la carte), ainsi que Charles d’Orléans votre autre cousin (en violet). Le reste est votre possession personnelle (en bleu). Sur le plan militaire, nous pouvons aligné 5000 hommes d’armes et 2000 chevaux ce qui est trop peu. L’anglois possède en Gascogne rien moins que 16 000 hommes. Voila ce que je préconise : tenir bon face a l’anglois, renforcer notre baillage pour faire rentrer les impôts, et trouver des alliés. Ensuite nous serons assez fort pour avoir un poids quelconque face a Henri de Lancastre ou Jean de Valois-Bourgogne. »

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Le Dauphin promulgua des édits. Il fallait accroître l’effort de guerre. L’infrastructure se taillait la part du lion, suivit par l’armée. La marine n’eu rien.

Quelque jour après, on appris qu’Alfons V le Magnanime s’alliait avec Henri de Lancastre. Même si le Roy d’Aragon nous assurait de sa neutralité tout cela était de très mauvaise augure. En janvier l’armée partie pour le Poitou, il fallait empêcher Bedford, le général anglois de prendre pied de l’autre coté de la Garonne. Mais il envahit la Gascogne et mit le siège devant Toulouse. Choiseul, notre général décida alors d’envahir la Guyenne. En avril, le duché de Savoie d’Amédée VIII le Paisible rejoint notre alliance, alors que le Navarre rejoignait celle de l’Aragon. Apres avoir vaincu les troupes inexpérimentées devant Bordeaux, on mettait le siège devant la ville. Hélas nous étions trop affaiblis et les anglois nous délogèrent peu après avec seulement 3000 hommes d’armes. En juillet nous étions encore sous Bordeaux, alors que Bedford remontait vers le nord en ravageant et pillant sur son passage. Le duc d’Albret, Jean Ier, nous rejoignit dans la guerre peut après.

La situation du Royaume était très grave. Coupé en deux, entre bourguignons et armagnacs, avec en prime Henri V et ses 50 000 anglois qui envahissaient et ravageaient le pays. Une situation exceptionnelle, suffisante pour que Jean sans Peur et Charles le Dauphin décident de se rencontrer diplomatiquement au pont de Monterau. Rhyan de Kerpezdron avait convaincu Charles que si le duc de Bourgogne ne reconnaissait pas le Dauphin comme successeur de son père, il faudrait le tuer. Le plan de Jean était d’établir Charles après la mort du fol et vaincre les anglois, il garderait ainsi une tutelle sur le royaume et pourrait même prétendre à la couronne. Il fut donc tué a coup de hache. Les conséquences de cet acte irréfléchi n’allait pas tarder à venir. Pour l’instant Charles avait accrut sa légitimité et son pouvoir. Maintenant la victoire sera totale ou ne sera pas.

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Ici on peut voir Jean sans Peur quelques mois avant sa mort

A la Noël, les anglois fêtaient leur prise du Mans, alors que Bordeaux tenait toujours. Il était évident que Henri de Lancastre était un maître en stratégie. En mai 1420, Bedford redescendit avec 16 000 hommes. Enfin en juin, Bordeaux tomba, la victoire était notre. L’armée se dirigea vers l’Anjou pour la reprendre. Mais Louis III d’Anjou conclu une paix séparée en sa défaveur (92 ducats a payer, soit 3 fois notre réserve en or, riche Louis d’Anjou), libre a lui, ça nous arrange. Bedford atteignit l’Albret et mit le siège devant Pau. Mais en janvier 1421, Bedford fut rappelé dans le nord. Effectivement cela avait l’air de mal se passer. Les bourguignons jouant un double jeu risqué avaient levé 15 000 hommes en Champagne.

On eu alors une heureuse surprise. Jacques Ier Stuart, Roy d’Ecosse était retenus prisonnier par Henri V de Lancastre. Murdoch Stuart, son frère dirigeait le royaume en son absence. Depuis longtemps la France aidait l’Ecosse contre les anglois. Murdoch avait compris qu’une victoire de l’Angleterre n’était pas souhaitable. En tout logique il venait d’envoyer son meilleur général en France pour nous aider, Earl de Buchan avec ses 7000 hommes d’armes. Notre armée comptait à présent 10 000 hommes et 2 000 chevaux, l’offensive pouvait reprendre.

En septembre 21 avait lieu la première victoire sérieuse de notre armée en Vendée contre la cavalerie angloise. En octobre, Warwick et son armée de 14 000 hommes était défaite elle aussi à la bataille de la Porte de la vallée du Lay. Le 17 du même mois, Murdoch Stuart nous rejoignait dans la guerre contre la perfide Albion. En décembre, première bataille navale et victoire pour nous. Le moral de Charles était au beau fixe. La victoire allait peut être changer de camp.

En mars de l’an de grâce 1422, Earl de Buchan délogeait les 4000 anglois en Guyenne, encore une victoire. Pourtant Henri ne restait pas inactif, il devait se couvrir face aux écossais et avait visiblement changer de plans : vaincre le Roy de France Charles VI le plus vite possible. Effectivement 40 000 anglois assiégeaient Orléans en mai, un host énorme, si proche de Bourges.

Le 2 septembre, la nouvelle tomba, Henri V de Lancastre venait de mourir, la volonté divine était la. Comme si cette nouvelle n’était pas assez bonne, on savait que son fils Henri VI était un sombre abruti. Maintenant personne de compétent ne semblait être en mesure de commander l’armée angloise, alors que nous nous avions Earl de Buchan. Rhyan de Kerpezdron proposa alors un plan d’une folle audace : porter la guerre chez l’ennemi, aller en Angloiterre, faire ce que Charles V lui-même n’avait pas fait. Earl l’écossais fut pour bien sur, mais ce n’était pas l’avis de tous les généraux françois. Le plan fut approuvé, le baron Rhyan jouait la sa place.

Le plan n’eu pas hélas le temps de se préparer, Henri VI acceptait nos pourparlers de paix. Il est évident que ce roy minable venait de comprendre qu’il ne pourrait pas gagner contre tout le monde. Voici un court résumé du traité :

« Par la grâce de Dieu, et empreins d’une volonté indéfectible de paix, Henri VI de Plantagenêt, Roy d’Angloiterre et des Galles, Roy d’Irlande, et duc de Normandie, et le Dauphin Charles de Valois ont décider d’arrêter les hostilités dans les conditions de ces termes suivants :

1 – Le Roy d’Angloiterre reconnais l’occupation du Domaine Royal de France au sud de la Loire par le Dauphin Charles fils du Roy Charles VI de Valois.

2 – Le Dauphin reconnais l’occupation du Domaine Royal de France au nord de la Loire par le Roy d’Angloiterre.

3 – Le Dauphin rend au Roy d’Angloiterre Bordeaux et la Gascogne.

4 – Le Roy d’Angloiterre donnera à la coalition du Dauphiné la somme de 50 ducats pour indemnité de guerre. »

Comme on peut le voir, les 2 premiers articles consacrent une ligne de démarcation entre Armagnacs et Anglois. C’est une très grande concession de la part du Dauphin, mais aussi de Henri VI qui finalement reconnaît Charles comme potentiel héritier. Ceci est surtout motivé par le fait que le Dauphiné n’a pas les moyens de soutenir une guerre et qu’il faut vite renforcer l’Etat Royal - sans Roy cela dit.

En octobre de l'an de grâce 1422, Charles VI dit le fol mourut…seul. Cela allait donc ouvrir une grave crise de succession entre Henri VI et Philippe le Bon….

Le Traité de Troyes et ses conséquences ( 1423 – 1424 )

Effectivement, Charles VI le fol étant mort il fallait un nouveau Roy, hors son fils Charles, le Dauphin, avait été sauvagement écarté du trône depuis l’assassinat de Monterau. Pour Philippe III le Bon, c’était clair : soit lui ou soit Henri de Lancastre montait sur le trône. Pour Henri VI, l’accord conclu avec le Dauphin faisait de lui le Roy puisqu’il contrôlait Paris. Dans l’affaire donc, Charles de Valois n’avait pas son mot à dire. Apres 3 mois de negotiations entre les anglois et les Bourguignons, on arriva a un compromis : le Traité de Troyes , janvier 1423.

La France se retrouvait donc juridiquement sans Roy pour la première fois de son histoire. Le domaine Royal avait été divisé entre les 2 protagonistes. Henri VI de Lancastre recevait la Normandie, l’Ile de France et l’Orléanais, donc Paris. Philippe III recevait toute la Champagne et la Picardie, donc Reims. On arrivait donc à ce qu’on appelle un tripode politique, le plus instable des systèmes, chaque partie devant s’allier a une autre pour espérer l’emporter. Henri lui se disait déjà Henri II de France, Philippe comptait encore acquérir la couronne, et Charles était, pour presque tout les nobles français, le Roy légitime, le « Petit Roy de Bourges » comme se plaisaient à dire les bourguignons.

Jean VI de Montfort décida d’appuyer activement le Duc de Bourgogne dans cette affaire et entra donc dans son alliance. En février, Philippe le Bon et Jean de Montfort reconnurent Henri VI de Lancastre comme Roy de France au Traité d’Amiens. Que-ce qui pouvait bien motiver à ce point le bourguignon à faire cela ? Visiblement les séquelles du meurtre de Monterau.

Au mitant de l’année, Amédée VIII de Savoie acceptait de passer sous notre protection. Juridiquement il faisait encore partie du SERG, mais il était notre vassal et non celui de ce lointain Empereur, le Luxemburg qu’on appelait Sigismond et qui avait forte affaire avec les Hussites hérétiques.

On mit a profits cette paix relative pour commencé l’amélioration de notre infrastructure. Nous devions lever un impôt permanent pour notre effort de guerre ( enfin prochaine guerre :mrgreen: ). Il fallait conquérir la couronne et reprendre Paris aux anglois. Il y avait fort à parier que Philippe le Bon serait de la partie.

Avant la Noël 1424, le Pape Martinus V demanda à tous les chrétiens d’aider l’Empereur Sigismond dans sa croisade contre les Hussites mais surtout contre le Grand Turc avec qui il était en guerre. Nous répondîmes à Sa Sainteté que nous ne pouvions rien faire et nous nous en excusions. Surtout qu’on apprenais 2 choses : Jeanne de Bavière, duchesse d’Hollande et de Zélande, et comtesse d’Hainaut venais de faire de son cousin Philippe le Bon son héritier, d’autant que celui-ci profitait des révoltes en Artois pour faire de son cousin Jean IV de Brabant son vassal et de s’assurer une claire domination dans la région.

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On peut voir donc ici la situation européenne en 1425; avec en bleu, le Dauphiné et ses alliances/dépendances; en mauve, l'Angloiterre avec alliances/dépendances; en jaune, le duché de Bourgogne avec alliances/dépendances. On peut vite voir l'encerclement du Dauphiné face a ses ennemis.

On peut remarquer, les Hussites Tcheques en oranges et un relatif renouveau de l'Empire Romain grace a l'Ordre de St Jean.

La paix de Combourg : une trêve relative ( 1425 – 1428 )

Extraits des Mémoires d’un soldat :

« […] C’est alors qu’un noble jusque la inconnu, Arthur de Richemont qu’il s’appelait, vint donc en cet hiver 1425 à Lyon ou séjournait notre Roy. Il a dit qu’il était grand chevalier, et qu’il fut à Azincourt en 1415. Il a dit que pour tout le monde dans le nord, le Roy de France n’était pas Henri mais bien Charles, et que l’occupation angloise conduisait a des révoltes durement réprimées. C’était un général de grand talent que cet Arthur, et c’est avec fierté que je le nommai grand connétable des armées de France. Je me rappellerait toujours ce que je lui ai dit a ce moment la : - C’est avec un immense regret que je ne puis vous accompagné, chevalier, ma place n’est pas encore sur les champ de batailles, trop a faire encore auprès de Notre Seigneur. Et oui, je voyais cette Noble Personne partir en guerre et moi je restais à Lyon. Que j’ai longtemps pleuré ces moments. […] »

Apres une forte rançon s’élevant tout de même a 40 000 florins, Jacques Ier (ou James), Roy d’Ecosse réintégrait son trône. Mais les ennuis n’étaient pas terminés pour autant car trop de nobles avaient bien sagement profités de son absence et Jacques dus consacrer toute son énergie à mater ces problèmes internes. Et quelle surprise de voir que celui-ci poursuivant sur les traces de son frère Murdoch, s’attaquait derechef aux possessions angloises en Connaught. On pris part a la fête pour éviter une quelconque désagrégation de l’alliance, mais on priait aussi le Roy Henri de ne pas intervenir. Celui-ci n’ayant pas trop le choix en vertu de notre traité de paix, il nous indiqua juste qu’il s’en rappellerait. Déjà 10 000 anglois se massaient en Northumberland.

Quelques infos sur l’extérieur : L’empereur Sigismond lui se faisait a proprement parler écrasé par le Grand Turc Murad II. Le Margrave de Brandenburg, Friedrich de Hohenzollern, lui avait soudain réalisé qu’il fallait repartir en croisade contre le slave polonais, il ne faisait aucun doute du potentiel vainqueur mais on ne sait jamais :mrgreen: . La Castille du Roy Juan II était en pleine guerre civile. Quand alors Erik de Poméranie, Roy du Danemark et de Suède, décida de soumettre la Poméranie a son empire baltique. Bref la guerre partout sauf chez nous. Sinon le Sultan Egyptien s’amusait a faire yoyo dans ses alliances avec le Grand Turc et le Kara Cougnougnou – euh Koyunlu :lolmdr: .

Une période de paix relative donc pour le Dauphiné. Mise a profit pour renflouer les caisses de l’Etat et construire des baillis qui devait faire rentrer l’impôt royal, c’était un cercle vertueux, l’argent amenait l’argent. Rhyan de Kerpezdron profita de cette paix – oups – trêve, pour passer quelques mois chez lui en Bretagne. Là il apprit que Richard le duc d’York, fils de Richard de Cambridge, et donc arrière petit-fils d’Edouard III, formentait quelques troubles en son pays. Il ambitionnait de devenir Roy. Rhyan se demanda donc si se ne serait pas une bonne idée de l’appuyer.

Après accord entre Jacques Ier Stuart et Henri VI de Lancastre, il fut décidé que le clan irlandais de L’Ulster dirigé par Richard II O’Neil passait sous suzeraineté Ecossaise. En échange, le roy d’Ecosse assurait qu’il n’attaquerait plus les clans irlandais sous domination angloise. En hiver 1427, un autre chevalier de talent se présenta devant le Dauphin, il s’appelait Jean de Dunois, et il était fort doué.

Au mitant de l’année, Philippe III, le bon Philippe de Valois, venait de se voir offrir la succession du Brabant a la mort de Jean IV. Comme si ça ne lui suffisait pas, il décida d’agrandir encore plus ses terres dans le plat pays en déclarant la guerre au Gelderland, invoquant une affaire de succession douteuse comme on l’imagine. Enfin tant qu’il ne regardait pas vers le Dauphiné…. Car avec ces histoires d’héritages, il s’était emparé d’un pays fort riche et pouvait a présent prétendre à la dignité de prince le plus puissant d’Europe.

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Le nouvel héraldique de Philippe le Bon.

En novembre, la trêve de Combourg prenait fin. Henri avait déjà envoyer Bedford en Orléanais. Effectivement, pour Henri de Lancastre, son accession au trône de France passait forcement par la liquidation du problème « Dauphin ». La guerre en toute logique allait reprendre. C’est pourquoi Rhyan repartit pour Bourges. Car déjà des nouvelles de violations de frontières affluaient. En mai, René d’Anjou, fils de Louis III, régent dans le Maine, nous indiqua de violents combats entres ses troupes et des bandes organisées de pillards et mercenaires. Aucun doute sur la provenance des ces gêneurs, normands pour la plupart.

Pendant toute l’année 1428, les problèmes se multipliaient. Finalement les 8 000 hommes d’armes de René ne suffisaient plus a gardé toute la région et il se retrancha au Mans. Philippe le Bon, lui, occuper dans le nord, semblait avoir oublier que la France n’avait plus de Roy. Il avait l’air de se désintéresser de la chose. Partout on fourbillait ses armes : la guerre était proche ….

Jeanne d’Arc et l’Offensive d’Orléans ( 1429 )

Au tout début de l’automne de l’an de grâce 1429, le Dauphin Charles de Valois réunit tous les grands de son Royaume. Etait bien sur présent Rhyan de Kerpezdron, Arthur de Richemont, Gilles de Rais, Jean de Dunois, mais aussi le connétable de Bourbon, et Charles d’Orléans.

« […] Donc quelle conduite a tenir ?

- Nous devons nous emparer de Bordeaux avant de remonter vers la capitale, Sire.

- Vous faites fit de toute prudence mon cher Jean, vous oubliez qu’Alfons d’Aragon suivra son allié, et sa puissance n’est en aucun cas à négliger, il vaudrait mieux monter le plus vite vers Paris.

- Mais Sire de Rais, je vous rappelle que l’état de nos finances ne permet pas de se lancer dans une opération trop hardie. Nous ne pouvons que financer 2 mois de guerre et encore.

- Effectivement, Rhyan a raison, on ne peut se lancer ainsi dans une offensive généralisée contre l’anglois. Dans le cas ou Alfons déciderait à nous déclarer la guerre, ce sera à Jean d’Albret de protéger le front sud. Alors nous prendrons Bordeaux. […] »

En février, l’armée partit pour le sud, vers Toulouse. Rhyan prit directement le commandement.

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Il était très grand temps car Henri officialisa le retour à la guerre ouverte quelques jours après. René d’Anjou envahissait l’Orléanais, Jean d’Albret se défendait contre le Navarre voisin et nous nous dirigions vers Bordeaux.

En avril, le Dauphin eu une énorme surprise quand une jeune fille se présenta a Chinon, ou il résidait en ces temps de guerres. Elle disait s’appelé Jeanne, et venir de Donrémy, en Champagne. Elle disait que Dieu lui avait parlé, qu’elle devait sauver la France, et qu’elle aiderait Charles à être couronné. Rhyan étant partis a la guerre, le Dauphin pris la décision seul : il y voyait la le signe de Dieu, il voulait croire qu’Il n’avait pas oublier ses prières. C’est ainsi qu’il aida Jeanne d’Arc. Grâce à elle, le moral de l’armée françoise fut galvanisé. La victoire sur l’anglois devenait possible.

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Jeanne la pucelle leva une armée de 5 000 chevaliers et partit immédiatement combattre de l’autre coté de la Loire. Son but : Reims, la ou pourrait être couronner Charles de Valois. Philippe III le Bon, pardonnant quelque peu le meurtre de Monterau, décida de la laisser faire. C’est ainsi qu’en juin elle atteignit la ville. Le 25 juin, Charles de Valois était sacré Roy de France sous le nom de Charles VII.

La il chanta le Te Deum pour célébrer sa victoire :

" Te Deum laudamus : te Dominum confitemur.

Te aeternum Patrem omnis terra veneratur.

Tibi omnes angeli, tibi Coeli, et universae Potestates.

Tibi Cherubim et Seraphim, incessabili voce proclamant :

" Sanctus, sanctus, sanctus, Dominus Deus Sabaoth !

Pleni sunt coeli et terra majestatis glotiae tuae."

[...]"

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Jeanne d'Arc a la cérémonie sacrement de Charles VII.

Charles VII "le victorieux"

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La Consécration ( 1429 – 1431 )

Enfin la consécration pour Charles. Maintenant la victoire était inéluctable. En août, on prenait Bordeaux. La cible suivante était Perpinya, avec comme but de faire sortir l’Aragon de la guerre. En mai 1430, Perpignan était a nous. Mais les portugais faisaient des razzias sur nos cotes, il fallait donc les réduire.

Jeanne, emportée par sa fougue, voulait reprendre les territoires pris par les bourguignons. Mais pour Rhyan, il en était hors de question, si on se mettait maintenant a dos Philippe le Bon, la France ne pourrait jamais faire face a tous ses adversaires. Néanmoins une expédition isolée fut lancée. Comme par hasard :mrgreen: elle échoua et Jeanne fut faite prisonnière par les bourguignons.

Partout l’anglois était vaincu. La Gascogne était a nous, L’Orléanais et Paris avait été repris par René d’Anjou, et l’envahisseur ibérique était repoussé. C’est alors qu’en décembre, que des pourparlers de paix commencèrent, et finirent sur un traité très défavorable pour Henri de Lancastre. Il reconnaissait Charles VII Roy de France, perdait la Gascogne qui pendant 3 siècles avait été angloise ainsi qu’une fortune de 200 ducats, mais gardait le nord de la Loire et Paris.

Il ne restait plus qu’a écrasé la Castille, ce qui selon Rhyan, serait facile. En janvier 31, René recevait en héritage la Lorraine. En mars on reprenait Pau et l’Albret. Quelques jours après on apprenait que Jeanne avait finis par être remise entre les mains des anglois et après un long procès et contre toute attente elle fut relâchée, ce qui entraîna des révoltes dans les régions encore soumise a Henri VII.

8 000 Castillans siégeaient devant Bordeaux. Une première tentative pour les délogés échoua. La deuxième fois fut la bonne car ils furent éradiqués à la bataille de Montauban.

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Jean lui avait eu le temps se refaire une armée et derechef envahissait les Asturies. Il écrasa les castillans à la bataille de San Sebastian malgré une infériorité de 3/1 ; les portes du royaume étaient grandes ouvertes. Bilbao était prise en décembre. Juan se résolut à la paix…blanche.

Ainsi donc en 3 années, Charles VII était devenu l’un des souverains le plus puissant en Europe. Le Royaume de France avait ressurgit de ses cendres, mais il restait beaucoup de chemin a parcourir avait la libération totale du pays.

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La on peut voir la situation du royaume en 1432. Les fleches representent :

En jaune : l'offensive de René d'Anjou et d'Amédée de Savoie

En Vert : l'offensive de Jeanne d'Arc

En Rouge : l'offensive de Rhyan de Kerpezdron

L’offensive de Richard de Blois et le Traité d’Arras : vers la fin de la présence angloise en France ( 1432 – 1435 )

La paix était donc revenue, mais pour peu de temps. Il restait encore à bouter l’anglois hors du Royaume de France. Pour cela il fallait une armée forte, et donc il fallait des ressources sonnantes et trébuchantes. Et bien sur Rhyan de Kerpezdron, nouvellement nommé vicomte pour ses bons et loyaux services, trouva une solution :

« Votre Majesté, j’ai la réponse à toutes vos préoccupations sur l’entretien de notre armée.

- Je t’écoute mon bon Rhyan.

- Votre Majesté, il nous faut créer un impôt permanent. Un impôt sur le blé, une réquisition de l’ordre de 10% sera je pense suffisante.

- Intéressant. Et tu as un nom à ce nouvel impôt ?

- J’ai pensé à « la taille » Votre Majesté.

- Mais que vont dire les nobles ?

- Améliorons les vénalités.

- Soit. »

L’empereur Sigismond avait des vues sur le petit royaume de Bosnie. En plein hiver 1432 il entraîna tout les Balkans dans une guerre généralisée. « La surprise pour ce Grand Turc » qu’il disait. Et bien soit, que sa volonté soit faite. Les Hussites décidèrent donc que c’était le bon moment pour attaquer leur Roy et Empereur. Pauvre Sigismond, ça sentait encore la grosse claque.

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Sigismond de Luxembourg, Roy de Hongrie, de Croatie, et de Boheme, Empereur du Saint Empire des Romains Germaniques.

En mai, le vieux Louis III d’Anjou, comte du Maine et de l’Anjou, comte de Provence et seigneur de Forcalquier, accepta de devenir notre vassal et de rejoindre le Royaume de France en ce qui concerne la Provence (le Maine en faisait déjà partie, attention pas de blagues). Ce qui nous assurerait, en cas de non héritiers males, la Provence ; le Maine étant déjà un apanage, donc pas de problèmes.

En décembre, Richard de Blois se révolta contre l’occupant. Il réussis a rassembler 7 000 mercenaires, vainquit la garnison angloise et assiégea Orléans. Il nous demanda de l’aide, mais hélas notre honneur nous empêchait de rompre la paix. Il ne restait plus qu’à prier. La ville tomba en juillet 1433, il monta alors vers Paris. Les anglois semblaient incapables de faire face. En mars 1434, Paris elle aussi était entre les mains de Sieur Richard, l’affaire devenait sérieuse.

A l’an de grâce 1434, une grande opération se prépara en secret. Le Roy Charles VII ambitionnait d’aider l’Empereur contre le Grand Turc. Cela pourrait prouver que la France avait regagné tout son lustre et sa puissance. L’escadre de Ponant rejoignit Marseille, et un corps expéditionnaire fut levé avec à sa tête Messire Gilles de Rais. En juillet l’armée était prête à partir. « Vois tu, mon bon Gilles, tu vas représenter le Royaume a l’estranger, sois digne et fier, comme un chevalier. ».

Quelques jours après on apprenait la chute de Rouen. Les anglois étaient incapables de calmer la populace en révolte. Quand a nous, nous devions garder notre neutralité, car après tout cette révolte nous faisait peur aussi, et il n’était pas question que Notre Roy ait des comptes a rendre avec un noble sortis de la taverne du coin. C’était un bon général, mais il fut emporté par sa fougue lorsqu’il s’en prit à Philippe le Bon. Il fut décapité après sa défaite aux pieds d’Amiens.

Le 2 novembre, le bon duc de Savoie, Amédée, mourut. C’est son fils, Louis Ier qui lui succéda.

Après de long mois de négociations, Philippe III de Valois-Bourgogne acceptait enfin des pourparlers. Il est vrai que devant les grandes concessions du Roy, un refus était illogique. Philippe, donc, se voyait dédommager de la mort de son père, il se voyait aussi reconnaître ses acquisitions en Picardie, et de toutes les villes aux bords de la Somme, ainsi que de ses revendications sur la Lorraine. Le traité d’Arras fut donc signé et l’alliance entre les deux ex-frères ennemis, conclue. Les jours de la présence angloise sur les terres de France étaient a présent comptés.

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Philippe III de Valois-Bourgogne, Duc de Bourgogne, Comte de Bourgogne, Comte des Flandres, de Hainaut, de Hollande et de Zélande, Comte de Brabant, et de Limbourg.

En Juin, René d’Anjou succédant lui aussi a son défin père en Provence, était couronné Roy de Naples et de Jérusalem par le Pape. La maison d’Aragon, qui elle voyait échapper ce qu’elle considérait comme sienne vu d’un très mauvais œil ceci. Quand a nous, ça nous offrait un formidable avant poste pour notre guerre contre le Grand Turc.

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René Ier d'Anjou dit le Bon, le Roy René, de Jérusalem et de Naples.

Apres le traité d’Arras, on ne voyait plus aucune raison de ne pas intervenir dans les régions révoltés. En 1 mois, on s’était donc rendu maîtres d’Orléans, de Paris et de Rouen. Le roy Henri VI de Lancastre ne pouvait que constater. La victoire était totale. En avril avait lieu l’entrée triomphale de Notre Majesté le Roy Très Chrétien Charles VII à Paris.

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Ici on peut voir les provinces révoltées contre l'occupant anglois. Et la situation en juin 1435

ps : on m'excusera la lourdeur du premier post

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La révolte des marchants bordelais ( 1435 – 1438 )

Cette avancée assez inattendue remettait aussi en question notre expédition dans les Balkans. A peine l’escadre du Ponant arrivait dans le port de Rhodes qu’elle était sommée de revenir à Marseille, au grand dam de Gilles de Rais qui pestait et fustigeait a tout vas. Les raisons d’une telle conduite étaient multiples : une situation intérieure explosive (dû a l’annexion soudaine d’une grande partie du Royaume, mais aussi de la guerre mal comprise contre le Grand Turc) ; un trésor très faible, car il a fallut débourser beaucoup pour faire rentrer les nouveaux Etats dans le système infrastructural du trop jeune Royaume, et il faudra bientôt rembourser a la famille Foscarini de la Sérénissime République Venise l’argent emprunter ; enfin rajoutons la colère des marchants bordelais, qui ont perdus tous leurs privilèges, et qui petit a petit s’organisent pour je ne sais quel méfaits encore alors que l’armée est a Paris.

Arthur de Richemont, Rhyan de Kerpezdron, Jean de Dunois, et Gilles de Rais se retrouvèrent donc enfin à Marseille, en novembre de l’an 1435. On apprit alors qu’une flotte Ottomane avait suivit l’escadre avec des troupes à son bord. Ce que Rhyan avait hélas prévu se réalisa, les bordelais prirent les armes et se révoltèrent ; 18 000 gueux en tout, avec quelques 3 500 petits nobles locaux en mal d’Albion. L’armée Royale comptait 8 000 hommes, ce qui était bien trop peu. Il fut décidé de lever de nouvelles troupes avec l’argent de la taille récemment récolté et de cueillir ces moribonds une fois qu’ils auront passés la Garonne.

En juin 1436, Charles VII se réinstalla officiellement au Louvre, dans la grande et fière cité de Paris. Il n’y avait plus de doute possible, Paris était de nouveau françoise et le restera a jamais par la grâce de Dieu. La guerre de cent ans touchait presque à sa fin, Henri VI de Lancastre avait définitivement abandonné ses prétentions sur la Maison France.

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En décembre le Grand Turc Murad II décida qu’il fallait en finir avec l’Empire Romain, alors que l’Empereur Sigismond, lui s’attaqua à Friedrich de Brandenburg, qui après sa victoire éclatante sur la Pologne avait accru son pouvoir et était devenu le leader de l’alliance teutonique. Car il faut savoir que les deux empereurs avaient trouvés un terrain d’entente : Sigismond annexait la Bosnie, Murad lui annexait la Serbie ; tout le monde était donc d’accord. Ce fut aussi dans cette période que Jacques Ier Stuart fut assassiné par des nobles en mal de vengeance. Son fils Jacques étant mineur, ce furent les nobles qui prirent le pouvoir, dans leur intérêt.

Comme prévu, les marauds bordelais furent défaits des qu’ils traversèrent le Garonne. Et la ville fut reprise de haute lutte pendant le terrible hiver 38. Hiver qui marqua la mort de Sigismond de Luxemburg, comme convenu ce fut son gendre,

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Albrecht von Habsburg, duc d’Ostermark, qui fut élu Roy de Hongrie, et Roy de Bohème et de Moravie par les deux Diètes. En ce qui concerne le trône impérial c’était plus compliqué. Depuis déjà 1354, la Bulle d’Or avait fait de l’empire un Etat électoral ; 7 grands électeurs en tout :

Le Roy de Bohême.

Le Margrave de Brandenburg.

Le Comte Electeur du Haut Palatinat (ou du Rhin).

Le Duc de Saxe.

L’Archevêque de Mayence.

L’Archevêque de Trêves.

L’Archevêque de Cologne.

Il n’y eu que 2 prétendants : Albrecht von Habsburg et Ludwig von Wittelsbach, Comte Electeur du Palatinat. Et ce fut le Wittelsbach qui fut élu Roy de Germanie, couronner Empereur par le Pape Eugenius IV. Visiblement la guerre entre Albrecht et Friedrich de Brandenburg faisait craindre, d’autant plus que feu-Sigismond avait oser traiter avec les Hussites hérétiques.

Notre bon Roy eu aussi la bonté de s’attirer de bon conseiller autour de lui. Outre le très talentueux chevalier breton, on vit aussi à la cour un économiste, Jacques Coer, qui aida le Roy à faire de la France un grand Etat. Il s’évertua donc à améliorer le système de « taille » incorporer par Rhyan de Kerpezdron. Lentement le Royaume, profitant de quelques années de paix, s’enrichissait et devenait sans conteste l’Etat le plus puissant de l’Europe. Et ça devenait de plus en plus évident pour tout le monde, la guerre contre Henri VI de Lancastre pour lui reprendre la Normandie ne tardera sûrement plus….

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La Fin de la guerre de cent ans ( 1939 – 1442 )

« Apres avoir prié Pater Noster lors du jour de Noël, Alfons d’Aragon déclara la guerre à René d’Anjou, Roy de Naples. Cette agression envers notre si fidèle allié ne pu restée impunie, car peut être que ce mécréant pensait que nous ne répliquerions pas. Que nenni ! Le Roy d’Angloiterre reçu sa déclaration de guerre de mon sceau, celui des de Kerpezdrons, et comme je le prévoyait Alfons le magnanime respecta sa parole envers son allié. Cette fois ci nous sommes prêt pour montrer à tous ces princes que Notre Royaume n’a aucun égal. »

Gilles de Rais fut un très bon ami de Jeanne d’Arc lors de sa courte présence dans les affaires du Royaume. Apres la libération de la pucelle, ils se retrouvèrent quelque fois avant que Gilles parte pour l’expédition d’orient. Bien entendu, la pucelle n’avait plus rien à faire à la cour, bien qu’on lui soit a jamais reconnaissant. Il faut dire que c’était un drôle de gaillard ce Gilles, disons même satanique par moments. Ces exactions ne lui valurent pas que des amis, surtout chez les hommes d’églises. Bref, sur la demande des Bourguignons, qui avaient quelques peu soufferts lors de l’offensive d’Orléans, il fut traduit en justice. Il nous fallait ménager notre puissant allié.

Gaston IV de Foix, fils de Jean d’Albret, vainquit les navarrais facilement. Henri VI, lui, envahissait la vallée de la Somme. En avril 1439 eu lieu a Aumale une bataille décisive ou l’armée angloise fut écrasée.

« […] La Cavalerie angloise chargea sur nos piquiers et nos archers. Le choc fut rude, mais nous tîmes bon. Il faut imaginer 6 000 chevaliers sous une pluie de flèches et s’empalant sur nos piques. Des vieux nobles vétérans m’on dit que ça leur rappelait Azincourt. Mais cette fois ci c’estaient eux les cavaliers qui se faisait gallés. Puis je pris la tête de la contre-attaque de notre chevalerie. […] Il n’en resta aucun. »

En juin, l’armée fut sous Caen, mais on laissa aux Angevins le soin de prendre la ville. Plusieurs batailles de grandes importances autour de Paris éprouvèrent l’armée. L’offensive repris au printemps suivant. Dans le sud la situation était stable, bien que rapidement les aragonais prirent le dessus et en finirent avec Pau qui leur résistait. Dans le nord 30 000 anglois assiégeaient une a une les cités de la vallée de la Somme. Ensuite, après la bataille de Charleroi ce fut au tour de l’Hainaut à être ravagé par les troupes d’Albion. Et alors que nous prenions Calais, Philippe, lui reprit la vallée de la Somme, et enfin Alfons lui monta vers le nord aider son allié. Visiblement, donc, Henri se battait comme un lion acculé de toute part ; le combat sera rude pour en finir.

« Jeudi 12 Juin de l’an de grâce 1441 :

Encore un jour difficile passer sous les murs de Caen, la ville qui a su résister 2 ans à nos armées. On a appris tôt ce matin par un envoyer du fidèle René que Jean VI de Montfort, le duc de ma Bretagne, venais de lui déclarer la guerre, car visiblement celui qu’on disait sage, était tombé dans l’orbite d’Henri de Lancastre. De plus l’armée angloise commandé par le cousin du Roy, le Duc d’York, Richard d’York avait passé la Seine et se dirigeait vers nous. […]

Vendredi 20 Juin de l’an de grâce 1441 :

[…] Nous avons donc manœuvrés vers la colline d’Olm. Les anglois visiblement avaient compris la leçon d’Aumale et nous ont chargé de flanc, alors que leurs formidables troupiers ont monté la colline. Nous avons eu beaucoup de pertes chez nos hommes d’armes, mais notre puissante cavalerie, rien moins que 6 fois plus nombreuse que celle de l’adversaire, permis rapidement de nous assurer la victoire. […] Ce qui m’a le plus frappé, c’est la fureur chez Jehan. Il galloit comme Gilles de Rais dans ses mauvais jours, ce qui est peu dire. Le Sieur de Dunois a du tuer bien 20 anglois a ses seuls masses d’armes, aussy j’évitois de m’approcher trop près de luy a la fin de la bataille. […] »

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Apres cette bataille, on laissa aux alliés le loisir de prendre la ville, qui tomba 5 mois après. Car Alfons avait percé jusqu'à Montpellier et qu’il fallait contre-attaquer. Les anglois réussir a trouver suffisamment d’argent pour lever 30 000 hommes, et derechef partirent pour reprendre Calais. Devant un tel sursaut, le Roy consentis à faire la paix. Elle ne fut donc pas aussi dure pour Henri VI que prévue. La Normandie était notre, mais l’anglois gardait Calais qui était de toute façon promise a notre bon allié Philippe le Bon, les indemnités de guerre s’élevaient a 200 ducats en or (soit plus de 120 000 livres tournois équivalant a 2 années de gabelles), enfin Alfons d’Aragon rendait le Béarn a Gaston de Foix. Néanmoins, le Royaume de Naples, régenté par Charles d’Anjou, fils de René le Bon, avait succombé aux assauts des aragonais et des dissidents. Hélas, Charles ni survécu pas.

Enfin donc la victoire totale était notre. La fin de un siècle de guerre, de peste, et de décadence pour le Royaume. L’anglois avait été repoussé une fois de plus, mais maintenant il ne leur restait plus aucune possession sur notre sol, mis à part Calais. Notre Roy Charles VII, qui avait donc parcouru tant de chemin, portait maintenant le titre de « Victorieux ». Nos objectifs a présent était de renforcer l’économie du pays, de châtier ce vil Alfons V d’Aragon, et à plus long terme de s’imposer comme arbitre de l’Europe, d’autant plus que l’expédition des Balkans travaillait encore notre bon Roy.

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L'expédition d’Orient : vers le renouveau de l’Empire des Romanoï ( 1442 – 1446 )

Il nous restait a finir la guerre contre Jean VI de Montfort. Il était lui-même sous les murs du Mans. Une prompte offensive l’en chassa. En août, Jean mourut à la bataille de Ploërmel, ce fut son fils François Ier qui poursuivit donc cette guerre sans espoir. Mais hélas, trois fois hélas, le vieux Rhyan de Kerpezdron fut tué lors d’une escarmouche de cavalerie. Le seul réconfort que l’on pouvait avoir pour son âme, c’est qu’il l’avait rendue sur sa terre, la verte Bretonnie. Il laissa donc deux jeunes enfants en bas âge : Lénaïg et Eosten promis a un grand avenir.

Au printemps 1443, Wladislaw III Jagellon, Roy de Pologne et de Hongrie, depuis la mort d’Albrecht d’Habsburg, s’attaqua comme ses prédécesseurs au Grand Turc, sans succès. Au mitant de l’année, ce qui devait arriver arriva, Elisabeth von Göerlitz, archiduchesse de Luxemburg, mourut sans héritier direct. Ce fut son neveu Philippe de Valois-Bourgogne qui lui succéda en toute logique. Philippe le Bon, heureux héritier de nombre d’Etats autrefois puissants ; les Luxemburgs, il y a seulement 40 années, régnaient sur l’Empire, la Bohème, le Brandenburg, et la Hongrie.

Avec la paix nos marchants partirent à la conquête du monde ; la France, premier producteur de vinasse en Europe et sûrement dans le monde. Ainsi donc, l’Empereur dans son château d’Heidelberg buvait notre vin. En mars, le duc de Bretagne, François, consentit à la paix. Son petit frère Arthur devait épousailler Lénaïg de Kerpezdron, et il versait une lourde indemnité de guerre au Roy René.

Pendant le printemps 1444, se prépara la 2e expédition d’Orient, chère aux yeux du vieux Roy. Une armée de 8 000 hommes d’armes et 11 000 chevaux se regroupa à Lyon. Elle était commandée par Jean de Dunois, Jean Bureau, spécialiste en prise de villes fortifiées, et le chevalier Chabannes. L’armée hiverna dans les abords de Mantoue. Et elle y resta assez longtemps, car le Doge nous refusait le droit de passage. Il était en guerre contre l’Empire Romain et ne souhaitait pas qu’un tiers protagoniste viennent envenimé la situation. Finalement sous la pression il céda, mais nous avions perdu de nombreux mois. En décembre 1445, l’armée atteignait Raguse, aux portes de l’Empire Ottoman, celui qu’on appelait « La Sublime Porte ».

La première bataille d’importance eut lieu à Pélagonia, ou une armée de 10 000 infidèles fut écrasée. Quelques 5 jours après nous étions devant Thessalonique. Les armées européennes de se jeune abruti de Mehmed (ou Mohamed) II, qui régentait l’Empire lors de la maladie de son père, était donc réduites a néant. Il était donc difficile à croire que nous avions vaincu le Grand Turc aussi facilement alors que l’Empereur Sigismond et Wladislaw Jagellon avaient tout deux échoués lamentablement.

Profitant de l’absence de notre armée, les parlements des plus grandes villes dans le Royaume quémandèrent au Roy de plus larges privilèges. Cela réduisait quelques peu nos efforts pour centralisé le pays mais les nobles se retrouvèrent avec moins de pouvoirs sur lesdites villes. D’autant plus qu’il fallait s’assurer la sécurité intérieure de la France. Tout allait donc au mieux dans le meilleurs des mondes possibles, jusqu'à ce que…

Louis Ier de Savoie décida qu’il était grand temps de partir à la conquête de l’Italie, et plus particulièrement au problème imposé par la république de Gênes, alliée de la Sérénissime république de Venise. Ce qui nous posait des sérieux ennuis : il fallait oublier notre passage sans embûches jusqu’aux Balkans. Les armées savoyardes assiégeaient Gênes, mais les Vénitiens volants au secours de leur allié avaient massés 30 000 soldats devant Turin.

Quelques jours après le rétablissement du vieux sultan Ottoman, Murad II, Thessalonique était a nous, 5 mois donc après le début du siège, preuve du grand talent de Jean Bureau. Pendant, l’été 1446, deux batailles décisives nous permirent de détruire pas moins de 30 000 janissaires ;

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l’armée du vieux Murad II n’existait plus. La paix fut donc conclue : Thessalonique nous revenait. Nous proposions alors un traité avec l’Empereur Byzantin Jean (Ioannes) VIII Paléologue. La Macédoine lui était rendu, en échange nous devenions protecteur de l’Empire Romain d’Orient. Nous venions donc de montrer au monde que nous avions sans coup férir écrasé le Grand Turc, ce que même l’Empereur du Saint Empire des Romains Germaniques n’avait réussis a faire, et rétablit à notre avantage l’Empire Byzantin, renouant ainsi avec la tradition des croisades. Nous étions admirés et craints par l’ensemble du monde Catholique. Nous avions atteints notre but : devenir l’arbitre de l’Europe. (Et aussi avoir un BB de 10 arg.gif )

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La Paix retrouvée ( 1447 – 1449 )

Notre armée se prépara pour le voyage du retour qui promettait d’être tourmenté, vu qu’il fallait traverser toute l’Istrie Vénitienne hostile. Quand au vieux Murad, tellement atterrer par sa défaite, qu’il en prépara sa revanche. Des que nous fûmes en Albanie, il s’attaqua a l’Empire Romain, et nous ne pouvions rien faire en vertu de notre traité de paix qui devant durer 5 longues années.

Les vénitiens eurent tout le loisir de tester notre supériorité terrestre à Raguse, où une armée de quelques 10 000 soldats fut occise. Jean de Dunois se révélait être un général hors pair. La traversée de la Dalmatie se fit plus dure, le Doge Francesco Foscarini avait envoyé a notre encontre toute son armée : 30 000 hommes d’armes. Une série de 3 batailles défensives nous assura une victoire éclatante : 15 000 troupiers étaient morts ou capturés. Et la guerre civile grondait dans cet empire commercial, les grecs des îles de Corfou, d’Ithaque et de Crête se révoltaient, et Athènes était aux mains des Byzantins.

En hiver 1448, Gênes fut prise par les Savoyards, puis se fut au tour de Split, plus grande ville de Dalmatie a être notre. Devant le tel succès de nos armées des groupes de paysans se joignirent spontanément. Ils furent entraînés et équipés. Nos armées en tout comptaient 14 000 hommes d’armes et 11 000 chevaliers. Devant un tel host, et devant notre science militaire, qui pouvait encore se targuer de pouvoir nous faire face ? D’ailleurs conscient qu’il ne fallait pas éterniser la guerre, le Roy décida a faire la paix pour la modique somme de 100 ducats or, après tout Louis de Savoie pouvait très bien finir cette guerre tout seul.

Comme son père, Eosten de Kerpezdron se mis au service du Roy lorsqu’il fut en âge de le faire. Bien qu’il n’était pas un fin économiste, il était par contre un excellent bretteur et commandant, et ce fut en toute logique qu’il fut nommer connétable des armées de L’ouest. Son idée fixe était de se couvrir de gloire comme son modèle, Jean de Dunois.

Avec l’argent récolté par le traité de paix et les divers impôts, tailles et dîmes, un grand projet fut engagé. Il fallait une école digne des anciens empereurs romains. C’est ainsi que vint l’idée de l’Académie de France. Elle regrouperait les plus grands penseurs catholiques françois.

En décembre 1448, l’Empereur Romain décédait. Ce fut son frère, Constantin XI Dragasès qui monta sur le trône impérial.

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Pendant ce temps la, le guerre entre le Grand Turc et l’Empire continuait. Et les Byzantins, aidés de leur allié de Morée avait reconquit l’Asie Mineure Grecque et Smyrna. Jean IV Comnène, Empereur de Trébizonde vint alors aider ses coreligionnaires et déclara la guerre au Grand Turc. Qui dus faire une paix a l’avantage des Byzantins.

L’Empereur Louis V - Ludwig IV de Palatinat - mourut pendant l’été 1449, paix a son âme. Friedrich V de Habsburg empêtré dans une guerre sanglante entre les 2 branches de la famille et leurs alliances ne se présenta même pas. Ce fut donc Friedrich Ier der Siegreiche, frère de Ludwig qui fut élu Roy de Germanie, couronné Empereur par le Pape Nicolas IV, sous le nom de Frédéric III. Mais il ne faut pas se leurrer, la famille des Wittelsbach n’a été élue que parce qu’elle était faible et que la relative indépendance des princes était assurée.

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Le nouvel Empereur du Saint Empire, Friedrich IV von Wittelsbach, Comte Electeur du Rhin-Palatinat

Comme l’avait promis Charles VII, la vénalité des offices fut grandement améliorée. Cela consistait donc a vendre a des bourgeois des offices royaux ( sorte de haut fonctionnariat ), et de se faire un maximum de pognon comme cela. Au bout de 5 générations de charges dans un office, le bourgeois était anobli, c’est ce qu’on appelle la Noblesse de Robe. Bref cela nous rapportait de l’argent.

En quelques années de paix nos coffres étaient remplis a ras bord. Certes notre monopole commercial commençait a souffrir, et pour cause, nous nous désintéressons de toute avancée dans ce domaine, l’infrastructure est une priorité pour centraliser le paix ( je rappelle qu’en terme relatif, la France a cette époque est bien plus grande que la terre aujourd’hui ). La paix est la et logiquement elle durera…

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1450

Portugal – Castille : l’alliance ibérique

L’alliance de ces deux royaumes qui avaient juré la paix perpétuelle leur est grandement profitable. Le Portugal de Jean II hésite entre une poussée vers le grand sud et une poursuite de la Reconquista sur le sol marocain. Quand a la Castille, sortant de quelques troubles internes, elle se reconstruit a marche forcée, mais pêne fasse a l’alliance formé par les Nazarides de Grenade. Un Etat bien plus puissant en 1450 qu’en 1430, où on pouvait résolument dire qu’il était faible.

L’alliance Méditerranéenne d’Alfons

Dominée par Alfons V d’Aragon, cette alliance regroupe l’Angloiterre, mais aussi la Papauté et le royaume de Naples. Cette alliance dont le but était de détruire le Dauphiné, pour satisfaire les ambitions d’Henri de Lancastre, est l’ennemi numéro 1 de la France. C’est 2 royaumes forts qui enserrent Charles VII. Elle est pourtant bien plus faible que le duo France – Bourgogne, ce qui a été prouvé maintes fois.

Le Saint Empire des Wittelsbach, un Etat faible

Effectivement, c’est un Etat faible. Dominé au nord par Christian d’Oldenburg, roy de l’Union de Kalmar, a l’est par Friedrich de Brandenburg et les teutoniques, au sud par Sigismond de Habsburg, duc du Tyrol, et à l’ouest, l’influence de Philippe le Bon se fait sentir. Un Etat qui attire les convoitises de bien des princes, dont Friedrich de Habsburg, successeur d’Albrecht et de Sigismond de Luxemburg, qui en ce moment fait la guerre avec son cousin du Tyrol.

L’alliance des Jagellons

Couvrant toute l’Europe centrale, cette alliance fait figure de monstre. Elle comprend outre la Pologne, le royaume de Hongrie, la Bohème et Moravie, l’Autriche de Friedrich, et enfin la Lituanie. Un monstre certes mais qui montre ses limites : Le Grand Turc n’a jamais pu être vaincu, idem pour Sigismond de Habsburg qui fait preuve avec son alliance d’une ténacité extraordinaire. Tout cela est dû au caractère électif de la couronne de Hongrie, ce qui l’affaibli, et l’anarchie en Bohème.

Les restes du monde

On peut remarquer que l’Empire des Timurides, le reste du legs de Timur Lang, s’effondre sous les coups intérieurs et extérieurs, déjà les princes de Kandahar et de Samarkand ont formulé leurs indépendances, et les turcs de la dynastie des Moutons Noirs ( Kara Koyunlu ) avancent.

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Les Pyrénées : une frontière naturelle pour un grand royaume ( 1450 – 1454 )

La paix régnait donc sur le Royaume, les conseillers du Roy pensaient tous que c’était une bonne chose. Ils disaient à Notre Majesté de se méfier du jeune Eosten de Kerpezdron : « Sy cela ne tenoit qu’a luy, iceluy jeuno aurroit faict la guerre a Nostre Seigneur. ». Pendant ce temps la, Jean Hunyadi, régent en Hongrie, libéré de la guerre en Allemagne, et honteux de nos succès sur le Grand Turc, décida de lancer une croisade contre l’infidèle et ce avec toute sa coalition. Croisade qui permis ma foi de rafler 300 ducats or a un empire affaibli.

En Angloiterre, Henri de Lancastre commençait à avoir quelques menus problèmes. Son cousin le Duc d’York, atterrer par la mauvaise gestion du legs de Henri V renouvela ses ambitions et troubles. Hors cette fois ci c’était du sérieux.

Au mitant 1450, François Ier de Montfort mourut de la grippe, c’est son frère Pierre II qui hérita le duché de Bretagne. Pratiquement le même jour, l’Académie Française étaient terminée, Paris rayonnait culturellement dans l’Europe entière, les plus grands savants venaient de loin pour apprendre.

Devant la défaite sévère du Roy Jean II d’Ecosse, Charles décida qu’il était grand temps de châtier ce mécréant d’Alfons et d’instaurer une vraie frontière sur les alpes. Dès le jour de l’An les hostilités commencèrent. Les deux alliances furent invitées à la fête comme il se doit. Le plan était d’une simplicité remarquable : on prendrait Perpinya puis la Catalogne, Philippe aurait en charge le front nord, enfin nous souhaitions montrer a Sa Sainteté comment nos formidables troupes savaient parader dans la cité éternelle, histoire d’être sur que le souverain Pontife ne soit plus jamais notre ennemi hehe.gif .

Pendant que Gaston de Foix et Juan de Navarre se faisait querelle comme ils en avaient l’habitude, nous investissions Perpinya avec la moitié de notre armée, l’autre moitié remonta vers le nord ou 40 000 anglois déboulaient d’on ne sait ou. En octobre 1451 on prenait Perpinya, et l’armée fut rappelée au nord, la situation était grave. Les anglois traversaient le pays pour aller vers le Navarre. Ce qui est sur, c’est qu’ils ne reviendraient jamais chez eux. Effectivement, ils furent écrasés à la bataille de Patay sur les bords de la Loire.

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25 000 troupiers et 5 000 chevaliers anglois furent tués ce jour du 24 mars 1452. Eosten menant le Ban et l’Arrière-Ban de l’ouest fut le premier a arrivé au contact. Encore une fois notre supériorité terrestre était montrée. Les survivants furent rattrapés à Rouen, il n’en resta aucun pour revenir au pays et raconter. Alors que plus au nord, les bourguignons se faisaient battre devant Calais alors qu’ils étaient 2 fois plus nombreux.

Encore une fois l’armée se divisa en deux. Eosten de Kerpezdron vers le sud, Richement vers le nord. En octobre, partout l’ennemi est repoussé, le pays se remetait du passage des armées angloises. A présent c’etait a nous de prendre l’initiative. Néanmoins Pau finis par tomber. Jean de Navarre monta aussitôt vers Bordeaux mais nous étions la pour lui rappeler que l’armée françoise ne souffrait d’aucune égale. Au printemps de la nouvelle année les savoyards prirent Gerona.

Iban de Navarre était un prince borné, il s’attaqua encore à nos positions en Guyenne. Je pense qu’il est inutile de dire qui fut le vainqueur, et ce malgré la supériorité numérique ennemie. Après la prise de Zaragoza, Alfons fit la paix avec Gaston IV de Foix. Si les finances d’Alfons étaient renflouées, nous nous pouvions a présent nous retourner contre le Pape. En avril l’armée était fin prête. Mais Alfons épuisé par cette trop longue guerre nous proposa la paix. Lui et ses alliés versaient un lourd tribut de 170 ducats or ( 100 000 livres tournois ), et nous cédaient Perpinya, francisé Perpignan. Nous acceptions, car mine de rien nous étions aussi épuisés.

A présent, Alfons V d’Aragon était durement châtié. La frontière était établie sur les Pyrénées. Notre riche province du Languedoc avait sa marche au sud. Et nous avions une fois de plus prouvé aux princes étrangers notre supériorité terrestre. Mais notre Roy mit l’accent sur notre criante infériorité navale ; c’était selon lui le point a améliorer dans les années a venir. Hélas Charles VII commençait à se faire vieux.

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L’occasion manquée ( 1455 – 1457 )

En vue d’établir un monopole certain sur notre sublime vin qui vient de Champagne, le conseil du Roy décida de créer une manufacture de très grande importance dans cette région. Ainsi, dans l’Europe entière le champagne coulait a flot. Il était d’ailleurs prévu la même chose dans le Languedoc pour asseoir notre monopole du vin, rouge cette fois.

L’année 1455 fut une année de paix pour la France. Mais ce n’était pas le cas pour tout le monde. Le Duc d’York, Richard, avait levé une armée suite à l’humiliante défaite des anglois, et avait attaqué les troupes du Roy Henri VI à St Albans. La péninsule ibérique était en guerre contre l’alliance marocaine. Et le Saint Empire sombrait dans une guerre généralisée contre les Jagellon. D’ailleurs cela faisait longtemps que l’Empereur Frédéric III n’avait plus aucun pouvoir. Il était a présent bien seul.

Que dire sur ces longues années de paix. On a apprit par l’intermédiaire des génois, qu’un nouveau Khanat avait émergé de la poudrière qu’est la Horde d’Or. Le Roy d’ailleurs décida de développer notre marine. Un accord fut formulé avec les Bretons pour pouvoir utiliser leurs ports. Et commença ainsi la construction de 10 nouvelles galères échelonnées dans le temps à raison d’une par bimestre.

Jusqu'à ce que Mehmed II le Grand Turc, déclare la guerre a l’Empire Romain. Car il ambitionnait de devenir lui-même Empereur Romain a la place de l’Empereur Romain gne.gif. C’en était trop. Cette fois si nous avions de plus notre Casus Belli, car nous avions garantis la sécurité de l’Empire. Le 15 Novembre 1456, suivant ses traces prisent 7 années auparavant Jean de Dunois, Eosten de Kerpezdron, et Jean Bureau quittèrent Lyon avec 11 000 hommes d’armes et 10 000 chevaux. Et cette fois ci nos alliés prirent part aux festivités. Seul Gaston de Foix se désista. D’ailleurs le rapprochement entre Pierre II de Montfort et le Royaume s’intensifia avec l’entrée de celui-ci dans notre alliance.

Notre armée arriva à Raguse en Mai, la situation avait l’air de très mal tourner pour l’Empire. Mehmed avait verrouillé avec 15 000 janissaires les portes du Kosovo, on opta donc pour une attaque directe sur l’Albanie assiégée par 25 000 coalisés. La faiblesse d’une telle attaque était évidente, mais Eosten voulait tout de même tenter un grand coup. Mais le combat était par trop inégal sur un terrain favorable à la défense. On se replia avant une grande bataille décisive sur Athènes. De la nous pouvions frapper les forces de la coalition en Macédoine. Chose dû chose faite, les forces assiégeantes de Thessalonique furent écrasées peu après.

Néanmoins, Jean de Dunois remarqua bien vite qu’en 10 années, l’armée du Sultan avait bien changée. Mehmed II avait créé une armée permanente fondée sur l’ordre des Janissaires, et celle-ci était monstrueuse : 60 000 hommes. Pour une armée permanente c’était du jamais vu. D’autant plus que cette fois ci les Turcs nous étaient supérieurs en ce qui concerne le moral de leurs troupes. Il ne nous restait plus que le talent de nos généraux.

En septembre 1457, Pierre II de Montfort mourut prématurément sans enfants. Ce fut son frère Arthur III qui lui succéda, et rappelez vous, celui-ci était marié avec Lénaïg de Kerpezdron. Mais leurs deux enfants étaient morts avant l’age et elle ne pouvait plus en avoir dorénavant.

C’est alors que fut arrêter le comte d’Armagnac. Son père avait été si fidèle à la couronne, mais son fils n’avait que trop d’ambitions. Il complota contre notre vieux Roy. Il fut arrêté et exécuter, et ses biens confisqués. Ce fut d’ailleurs l’occasion d’une épuration chez les nobles. Or cela faisait beaucoup de remous, car déjà la Guyenne, fief des armagnacs se révoltaient. ( event : -2 stab, -2 aristo, +1 centralisation, +10 en dissent pour 12 mois ). Notre expédition en Orient pour sauver l’Empire Romain s’achevait la…

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La fin d’un long règne : la Pragerie ( 1458 – 1461 )

De nouvelles troupes furent formées au Languedoc. Il faudrait de longs mois pour que notre armée remonte des Balkans. Il fallait donc attendre en priant que peu de nobles se révoltent contre l’Autorité Royale. Tous finalement cherchent a retrouvés leur anciens privilèges. Il rêvent du temps ou le Monarque de France n’était que le Suzerain des suzerains, l’incarnation du pouvoir judiciaire. Alors qu’aujourd’hui, le pouvoir du Roy augmente. Son Domaine Royal s’est agrandi, et avec son pouvoir temporel. Si la Monarchie est encore consultative, avec le Conseil du Roy, seul reste Philippe le Bon, René d’Anjou, la Maison d’Orléans, et celle de Bourbon pour pouvoir contester le pouvoir du Roy. Cette révolte des nobles, ce qu’on appela déjà la Pragerie était menée par le propre fils de Charles VII, Louis de Valois et le duc d’Alençon, il était toujours en éternel conflit avec son père. Il ne l’aimait pas et c’était réciproque.

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En bleu le domaine royal a la date indiquée, en jaune la maison de Foix-Albret, en marron les Armagnacs, en vert la maison de Bourbon ( Jean II le Bon de Bourbon ), et enfin en mauve la maison d'Orléans ( Charles de Valois-Orléans, petit fils de Charles V ).

En février 1458, l’Empereur Démétrios II tenta avec ses 6 000 hommes de dégager Constantinople, assiégée par 22 000 Janissaires. A notre Grand étonnement ce coup de force réussis au delà de toute espérance. Les Grecs se battaient avec l’énergie du désespoir pour sauver leur Empire. Le 29 Juin 1458, Alfons V rendit l’âme. Ce fut frère Joan II, Roy de Navarre ( Iban II de Navarre ) à monter sur le trône d’Aragon. Le fils d’Alfons, Ferrant ( Ferdinand ), reçu lui Naples.

En septembre, notre armée était réunie à Lyon : 14 000 hommes d’armes et 15 000 chevaux. Arthur de Richemont commandait l’host francois le plus important de son histoire. Notre victoire sur les Armagnacs devant Toulouse ne fut qu’une formalité. Le Comte fut décapité comme il se doit. Et Louis de Valois prié de rejoindre le Dauphiné. Mais celui-ci se réfugia chez le Duc de Bourgogne. La révolte était matée, car avec notre host, fou serait le noble voulant chercher querelle au Roy. Le vieux Richemont mourut quelque temps après de maladie. Paix a son âme. Ce fut le cas aussi du jeune Arthur III de Montfort, décembre est un mois funeste. Il n’avait pas d’enfants, donc se fut un neveu qui lui succéda, François II de Montfort, fils de Richard, fils de Jean V, frère de Jean VI le Sage.

La question se posait a présent s’il fallait intervenir en Orient. Car Mehmed II semblait avoir quelques menus problèmes de finances et l’Empire Romain gagnait du terrain. Mais de nouveau, les nobles se révoltèrent. L’armée due rester en France.

En novembre 1459, alors que la Porte reprenait l’offensive contre les byzantins, Mathias Corvin, Roy de Hongrie, se lança dans une croisade contre Mehmed II. Les byzantins pouvaient soufflés. Néanmoins encore une fois, Constantinople était assiégée. Mathias Corvin était le fils de l’ancien régent Jean Hunyadi, qui fut élu Roy à la mort de Ladislas le Posthume, le fils d’Albrecht von Habsburg.

Charles VII était rongé par les maladies. A 55 ans quoi de plus normal. Dire que son fils le haïssait n’était pas encore assez fort. Il est vrai que le Dauphin n’eu pas une enfance heureuse. Louis attendait la mort de son père avec une douce attention. Il est évident qu’une fois Louis au pouvoir, les fidèles de son père seront éjectés. Charles VII, pour empêcher à l’avenir de nouvelles révoltes nobiliaires, décida de limiter le pouvoir des ordonnances royales, celle-ci devait tout comme les édits, a présent être voter par le Parlement de Paris. D’ailleurs celle-ci devenait une cité for prospère, son centre de commerce avait considérablement étendu son influence aux dépends d’Anvers.

En novembre 1460, Constantinople était aux mains des Turcs. Mais les Romains tenaient encore la macédoine. Mais Mathias Corvin avançait, le Kosovo était a lui ainsi que la Serbie, la Valachie et il investissait la Bulgarie. Mehmed II se trouvait devant un affreux problème. Il opta pour compromis : Le Roy de Hongrie recevait la Serbie, la Sublime Porte pouvait a loisir en finir avec l’Empire Byzantin. Notre bon Roy n’hésita pas à divulguer son désappointement au roy Mathias. Démétrios se résolu a traité finalement avec la Porte : il devait céder la Macédoine et Thessalonique aux Turcs.

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Mehmed ( Mahomet ) II le Conquérant, Empereur de l'Empire des Ottomans.

En Angloiterre, la guerre des Deux Roses, comme on l’appelait a présent, la Rose Rouge étant le signe de la famille des Lancastre, la Rose Blanche celle des York, continuait de plus belle. Edouard d’York, le fils de feu Richard, écrasa les troupes du Roy Henri VI de Lancastre à la bataille de Towton. Henri lui-même fait prisonnier. Il fut tout simplement déposé et Edward IV d’York fut fait Roy. Ce qui changeait pour nous, c’est qu’enfin les anglois avaient un bon Roy.

Le 23 Juillet, Notre Roy, atteint d’un mal de dents tel que ne lui permettant plus de manger, rendit son âme au Seigneur. En 39 années d’un long règne, Charles VII a bouté définitivement l’anglois du Royaume de France, il a redressé le pays, tant économiquement que militairement. Sous sa férule, le Royaume est passé d’un Etat en pleine guerre civile a celui le plus puissant en Europe, un exemple pour tous. Mais le Roy est mort, Vive le Roy. Maintenant, celui qui attendait tant la mort de son père va pouvoir enfin monter sur le trône.

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Louis XI le « Prudent »

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Un début de règne marqué par la paix ( 1461 – 1464 )

Louis de Valois apprit la mort de son père au château de Génappe, en Bourgogne. Il cacha mal sa joie de pouvoir enfin devenir Roy. Les obsèques de Charles VII furent célébrées, il n’y assista point. Il fut sacré à Reims le 15 Août 1461. Louis XI était un Roy au faciès ingrat, avare de son royaume et de lui-même, il était pauvrement vêtu. D’ailleurs il était persuadé que la guerre était très mauvaise pour l’économie du pays, la diplomatie et la ruse étant de meilleures armes. Ce qui faisait 2 excellentes pour congédier Eosten de Kerpezdron ( la première étant la fidélité a Charles VII ). Ce dernier se réfugia chez le Duc d’Orléans, Charles de Valois-Orléans.

Louis XI n’était pas comme son père, un preux chevalier, non il voyait le monde différemment. Au nord, Edward IV était empêtré dans la guerre civile, de même au sud ou Enrique IV de Castille avait forte affaire avec les nobles conduits par sa sœur Isabel. A l’est, il y avait notre puissant allié Philippe III le Bon, et plus encore, le Saint Empire plus désunifié que jamais. Louis voulait que la France rayonne au niveau commercial, c’est pourquoi une nouvelle manufacture de vin rouge vit le jour à Montpellier.

Le Roy montra très vite quelles étaient ses ambitions pour la France. Il voulait contrôler les nobles, et les taxer bien sur. Car Louis XI était avare de son argent. Ses reformes basés sur des meilleures infrastructures pour mieux recevoir l’argent des impôts directs et indirects. Seul les fidèles du Roy pouvaient prétendre a être nommé gouverneur et ayant en charge les baillis. Mais toutes ces mesures mécontentèrent l’aristocratie, qui ne pouvait toléré une telle ingérence. La stabilité intérieure, si chère au Roy s’en trouva troublée.

En 1463, Philippe le Bon, qui depuis longtemps avait renoncé à la couronne de France, demanda à l’Empereur Frédéric III la couronne Lotharingienne. Celui-ci refusa net. Louis XI était de toute façon contre, c’était une claire volonté de la part des bourguignons de sortir de l’orbite de Roy. La même année Jean Bureau, par excès de paix larme.gif , mourut.

L’année 1463 fut exeptionelle, nos récoltes atteignirent des niveaux incroyables. La taille, la dîme, et la gabelle en sentirent les bienfaits à la grande joie de Louis XI. D’ailleurs le Parlement de Paris en profita pour augmenter les impôts en Champagne, et celui de Lyon dans le Roussillon, nouvellement acquis a la couronne.

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La 2e guerre d’Aragon ( 1465 – 1470 )

Comme on le sait a présent, Louis XI avait horreur de la guerre. Pourtant lorsque Joan II d’Aragon déclara la guerre à René d’Anjou, le Roy dû se rendre a l’évidence, la guerre frappait le royaume de France. L’armée françoise, héritage de Charles VII, était de bonne qualité ; hélas, les bons généraux manquaient a l’appel, seul restait le vieux Jean de Dunois, qui ne tarderait pas a mourir lui aussi. L’armée fut divisée en deux host de 6 000 hommes d’armes et 7 000 chevaux chacun. Chabannes fut en charge du front anglois, et Sieur Dunois, le sud contre les aragonais.

Louis XI avait été très clair. Les buts de guerre sont purement défensifs, l’ennemi ne doit pas toucher le sol de France. Le pré carré devait être défendu par tous les moyens. Ainsi serait assurer la stabilité économique. Par contre la marine avait les honneurs, il fallait vaincre la marine angloise, toujours pour une question de sous.

Malheureusement, Joan était sous Perpignan avant nous, et notre host était insuffisant pour rompre le siège. Sur mer une escadre angloise fut défaite au large de Cherbourg. Devant les difficultés à garder un front continu, et alors même qu’au sud, une légère escadre napolitaine remontait le Poitou ( rapidement défaite ), il fut décider que Chabannes descende vers le Sud. 15 000 Navarrais furent écrasés à la bataille de Monpazier en plein été, sous une chaleur de plomb.

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Dans le Golfe de Gascogne, 5 navires de guerre anglois furent coulés.

Le conseil des Cantons Suisses, le Tagsatzung trouva alors que c’était le bon moment pour guerroyer contre le Duc de Savoie. Ils entraînèrent toutes leurs alliances derrière eux, c'est-à-dire la moitié sud du Saint Empire Romain Germanique, l’Empereur y compris. Louis XI enrageait, alors que Eosten de Kerpezdron, à Orléans, jubilait. Le Roy le rappela à son service pour mener les armées Françoises. Heureusement pour nous, Friedrich von Habsburg profita de la guerre pour réclamer son dû à Sigismund son cousin du Tyrol. Il voulait réunir toutes les possessions des Habsburg.

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L'alliance de Louis XI attaquée de toute part.

Eosten arriva à Toulouse en décembre 1465. Devant la multiplication des fronts il y avait l’embarras du choix. Il fut décidé de vaincre les aragonais en premier avec toute l’armée, puis de remonter galler les anglois, et enfin de s’attaquer a l’Empire. En mars 1466, Perpignan tomba aux mains de l’ennemi. Le mois d’après, l’armée de Navarre fut encore une fois écrasée. Ensuite Eosten mena l’offensive pour reprendre le Roussillon. La magnifique contre-offensive de Joan qui suivie vit encore la victoire de nos invincibles armées. Eosten en profita direct pour se lancer à la poursuite des fuyards et atteignit les portes de Gerona, closes hélas. Il n’y avait aucune raison de s’éterniser la et derechef l’armée fila droit vers Barcelone.

Maintenant qu’une victoire totale sur l’Aragon devenait possible, Louis XI avait envie de saigner a blanc les finances de Joan. En janvier, Barcelona était a nous. Notre Roy refusa une paix de 170 ducats, car dans sa grande avarice il en souhaitait au moins 300. Donc comme prévu, l’armée se réunie pour rejeter l’anglois hors du continent.

En juillet 1467, Philippe III le Bon s’endormis définitivement. C’est donc son fils Charles Ier dit le « Téméraire » qui hérita du très grand domaine des bourguignons.

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L’alliance Venise Gênes déclara la guerre au duché de Savoie, ce qui nous faisait 3 coalitions sur le dos, du jamais vu. Charles le Téméraire, lui s’occupait de faire sa fête aux faibles princes de l’Empire, nous nous dirigions vers Calais, et René d’Anjou attaquait conjointement avec Amédée IX Bénis de Savoie, les suisses.

Pendant l’hiver 1468, nous mettions le siège devant Calais. Siège qui devait durer un an et qui verrait la mort de Jean de Dunois. Paix a son âme. Pendant ce temps notre marine s’en prenait a cœur joie, la marine angloise ne pouvait tenir tous les fronts et le pas de Calais était sous notre contrôle. Nous étions en guerre mais à l’intérieur de la paix, c’était la paix la plus totale. Des guerres comme ça, Louis le Prudent en ferait tout le temps.

La prise de Calais ne changeait rien dans la volonté d’Edward d’York de limiter nos revendications du traité de paix. Il était donc grand temps de déplacer la guerre en Grande Bretagne, chose qui n’avait jamais été faite depuis Guillaume le Conquérant, Eosten pris donc bien la mesure de ce que cela impliquait. Il débarqua au printemps 1469 en Wessex, à Portsmouth, non loin du lieu de la bataille d’Hastings. Lors de l’été, un grande bataille navale décisive eu lieu au large de Honfleur. Nous perdîmes une galère mais les anglois perdirent 5 gros bâtiments.

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En octobre, Portsmouth était a nous et nous écrasions encore une fois une grosse escadre angloise. La contre-attaque angloise sur Bristol, trop tardive, conduit a la catastrophe : 10 000 chevaliers anglois, la fine fleur de la noblesse de la perfide Albion ne survécu pas a cette bataille. Eosten raconta plus tard cet exploit qui sonnait le glas d’Edward d’YorK : « Il neigeoit en ce jour de 24 novembre. Nous avions appris que les anglois s’approchoient de notre armée par l’est. Je decidoit de tendre une embuscade aux desdits anglois. Nos 2 000 hommes d’armes prirent posytion à la sortye de ladite foret de Evesham. Les anglois les attaquèrent et nos hommes durent fuirent devant la cavalerie ennemie. Nos 12 000 chevaliers avec moy à leur tête fondirent sur les flancs découverts. Et nous fermions la passe facilement. Le combat fit rage toute la journée. Peu en sont ressortis je pense, quand a nous, nous avons 2 000 blessés. »

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Le duc de Gloucester se rendant a Eosten de Kerpezdron a la bataille de Evesham.

La paix fut conclue peut après avec le Roy d’Aragon. Louis XI renonçait a Calais, mais il empochait la coquette somme de 350 ducats or. Ce qui mettait sur la paille l’alliance aragonaise pendant assez longtemps. Cet argent permis la construction d’une école d’arts a Lyon, qui bénéficierait des bienfaits de la renaissance italienne. La paix n’en était pas moins réglée, il restait les deux républiques marchandes à vaincre. Mais pour ne pas s’attirer le courroux de Gênes et de la Sérénissime, il décida de ne rien entreprendre.

Louis XI « le Prudent » avait retrouvé la paix à la suite de 5 longues années de guerre contre l’Aragon de Juan II et l’Angloiterre d’Edward IV. Probablement qu’il aspirait a rester dans une telle situation. Que Nenni !! Un différent économique avec Jean II de Loraine, une sombre affaire de part de marché qui faisait que les marchants françois se faisaient devancé par ceux de Loraine, permis a Notre Roy de tester une nouvelle forme de guerre : l’attaque chevaleresque sur un Etat sans défense et sans armée. Le cynisme de Louis était d’autant plus grand que Jean II était sous protection bourguignonne.

Critiquer par sa défaite, Edward d’York fut mis en minorité par les nobles d’England. Henri VI de Lancastre, le sombre abruti pouvait a loisir revenir sur le trône. Ce qu’il fit, enfin on lui indiqua le chemin, un tel Roy ne pouvait qu’être un bon Roy pour les aristocrates, comme Charles VI le fol. Edward continua la lutte pour recrouver sa place avec ses fidèles. La guerre des Deux Roses avait encore de la vie devant elle.

L’offensive rondement menée en octobre 70 ne fut pas suivie par Eosten de Kerpezdron qui refusait de cautionner un tel acte. Il fut remercié pour la deuxième fois comme il se doit par le Roy, et c’est Chabannes, dernier grand général, qui eut le déshonneur de s’emparer de cette région boisée. Le siège fut mis devant Nancy, il promettait d’être long….

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L’occupation de la Lorraine ( 1471 – 1474 )

Jean II de Lorraine s’éteint pendant le siège, sous les coups de la peste qui sévissait a Nancy. Son frère Nicolas était toujours disposé à combattre même si le combat était désespéré. Quand à Eosten, il retourna à Orléans ou sa famille l’attendait ainsi que son suzerain le Duc Charles de Valois. Malheureusement, la maladie atteignit cet homme exceptionnel et ce fut sur le lit de mort qu’il revit Orléans. Son seul fils, Milio devint Baron de Kerpezdron à l’age de 26 ans.

A la bataille de Tewkesbury les armées d’Henri de Lancastre furent encore une fois vaincue et la voie jusqu'à Londres assurée pour Edward d’York.

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Celui-ci déclara que la guerre des Deux Roses était a présent finie. Quel naïf il était !!

Aussi on peut remarquer la folie d’Albrecht Achilles, Margrave de Brandenburg, qui avait déclaré la guerre à Kazimierz IV Jagellon, Roy de Pologne et Grand Duc de Lituanie. Tout le poids de leurs alliances respectives allait mettre a feux et a sang l’Europe de l’est.

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Un an après le début du siège, Nancy tomba. La pacification du reste de la Lorraine ce fit sans trop d’accrochage. Ce fut le début d’une longue occupation de cette région. En décembre 1572, le Comte de Gelderland vendit son terroir au Duc de Bourgogne. Charles contrôlait à présent tout le plat pays. Cela eu pour effet, cumuler à l’occupation françoise de la Lorraine, à éloigner Louis XI et Charles le téméraire. En orient, Constantinople avait été prise par les Turc encore une fois.

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De plus l’alliance teutonique faisait bien plus que se défendre contre les polonais et la paix fut conclu en faveur du Brandenburg ce qui en disait long.

La paix était installée, tout comme l’aimait Notre Roy. Or une rébellion fut formantée en Vendée à notre barbe. Chabannes fut envoyé sur place et vainquit ces vils gueux vite fait bien fait. On découvrit alors que cette révolte était l’œuvre d’une puissance étrangère. Nous avion beaucoup d’ennemis potentiels : l’Aragon, mais après notre coup d’assommoir il y a quelques années ce serait folie que de s’engager ainsi vers la guerre ; l’Angloiterre, mais elle était empêtrer dans sa guerre civile ; il ne restait plus que le Duc de Bourgogne pour perpétrer un coup pareil et se venger de l’action en Lorraine.

En septembre 1473, René d’Anjou hérita du duché de Lorraine comme il était prévu à la mort de Nicolas. Notre conflit avec ce duché n’avait plus lieu d’être, mais Louis XI trouva bon de continuer à l’occuper.

En Castille les choses s’arrangèrent. Le règne de Enrique IV « l’impuissant » avait été caractérisé par la guerre civile. Sa sœur Isabel avait mené un combat sans merci avec l’aide de nombreux Cortes. Ce fut une période très troublée pour ce royaume, et dire qu’il était considéré comme faible en Europe était fort courtois. Isabel s’était, elle, mariée en cachette avec le fils de Joan II d’Aragon, Ferdinand et ce vers 1469. En novembre 1474, Enrique mourut sans postérité. Sa sœur devint Reyne de Castille sous le nom d’Isabel Iere.

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3e Guerre d’Aragon : une guerre très dure ( 1475 – 1479 )

Au mitant de l’année 1475, Joan II, toujours aussi têtu, s’attaqua une nouvelle fois a la Provence du Roy René. Enfer pour Louis XI qui se lancait dans une guerre qu’il ne souhaitait pas et qui promettait d’être aussi dure que la dernière. Nous n’avions qu’un seul général, Chabannes, et une armée qui par trop d’inaction avait perdue de son ancienne force, loin était le temps ou l’armée françoise était considérée comme invulnérable. De plus, comme il y a 8 ans, la coalition de l’Empereur entra aussi dans la danse suite a l’attaque du Tagsatzung contre le duc Philibert Ier de Savoie.

Notre armée doubla d’effectif pour soutenir tout les fronts et atteignit ses niveaux d’il y a 10 années, soit 13 000 hommes d’armes et 13 000 chevaux. Chabannes devait tenir le front nord contre l’anglois. Au sud une incursion de 20 000 navarrais dans le Languedoc fut vivement repoussé par l’alliance, mais les 10 000 autres navarrais entamèrent un progression vers le Maine.

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Au nord, la faible garnison de Calais fut écrasée et le siège commença. Les anglois tentèrent de nous déloger, ils vainquirent notre escadre qui croisait dans le pas de Calais, et une armée de 7 000 hommes débarqua. 5 jours de combats fondirent ses effectifs, et les survivants se replièrent dans la ville assiégée. En mai 1476, de Clermont, sénéchal pour le sud, tenta de briser le siège de Perpignan. Apres 15 jours d’avance a travers le pays hostile de Roussillon, il dû se replier après avoir perdu 1 000 hommes.

Le 13 juin 1476, Charles le Téméraire mourut de maladie sous les murs de Besançon, qu’il tentait de reprendre. Une mort si jeune, non prévue, sans héritiers males. Seul restait sa fille Marie de Valois-Bourgogne ;

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celle-ci devait vite trouver époux. La logique aurait voulu qu’elle épouse Charles de Valois, fils de Louis XI, dans ce cas, l’immense héritage Bourguignon revenait à la couronne de France. Mais elle préféra Maximilien de Habsburg, fils de Friedrich du même nom, elle pensait ainsi sauver le rêve bourguignon. Louis XI n’accepta pas la chose. En toute légitimité, il récupéra les apanages donner par Jean II le Bon a son fils Philippe le Hardi, ainsi que les villes de la vallée de la Somme. De plus il revendiqua ouvertement les régions françoises du territoire bourguignon, c'est-à-dire, la Franche-Comté, l’Artois, et les Flandres. Ainsi, donc, Louis XI voyait s’échapper de vastes territoires, riches de surcroît. Les Habsburg, grâce à leur politique matrimoniale, étaient propulsés sur la scène internationale. Le Roy de France payait la son occupation de la Lorraine, et il le payait cher.

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Patrimoine de la maison de Friedrich von Habsburg et dépendances.

James III, le Roy d’Ecosse, avide de se venger de la perfide Albion, rejoignit notre combat. Ce pays avait depuis plusieurs décennies subit de nombreuses humiliations, il avait perdu pied en Irlande. C’était enfin l’occasion de montrer que le souvenir des fiers guerriers highlanders n’était pas mort.

De Clermont changea de stratégie, il alla assiégea Pampelune en Navarre. L’armée navarraise, 2 fois plus nombreuse que nous, tenta de nous en déloger, en vain, mais de Clermont n’était pas brillant et nous avons eu de nombreuses pertes. Il fut remplacé par le chevalier Baumale. En toute logique, Perpignan tomba par la suite, en automne 76. Joan II poursuivis en investissant Montpellier. La situation devenait précaire au sud ou certaines villes se révoltaient contre le pouvoir central a cause du trop plein d’impôts, c’est pourquoi les effectifs pour l’armée françoise furent portés à 12 000 hommes d’armes et 14 000 chevaux, et la construction de 5 nouvelles galères fut engagée.

En hiver, l’Empereur Friedrich der Siegreich, mourut. Cela devenait commun visiblement, car ce fut encore un Wittelsbach qui monta sur le trône du royaume des germains : Philip der Edelmütige du Palatinat-Rhin, fils de Friedrich. Il reçu ensuite la dignité impériale, sous le nom de Philip Ier. Friedrich de Habsburg, qui grâce à son fils Maximilien était devenu le plus puissant prince de l’Empire, se voyait encore refusé la couronne. On plaisanta alors dans les cours des princes en lui donnant le sobriquet d’ "archi bonnet de nuit du Saint Empire".

La majeure partie du pays était en proie aux flammes, les envahisseurs mettaient a sace les campagnes, et la population était mécontente. Louis XI payait la sa politique d’abandon des questions militaires, et l’armée françoise découvrait que ses vétérans n’étaient plus la, qu’elle n’était plus invincible. Baumale avança donc jusqu'à Barcelona, et son plan fonctionna, puisque les aragonais, découvrant le danger qui les guettait, se replièrent de France pour briser le siège de leur capitale. Notre armée se replia en bon ordre vers la Navarre, Baumale avait gagné du temps, c’est tout ce qu’il comptait. Le 30 mai, le bon vieux Chabannes rendit son âme au seigneur, et la France perdait son dernier général de renom. Le sénéchal Silve qui le remplaça, prit Calais dans un ultime assaut désespéré.

Louis XI chercha alors un remplacent à Chabannes, et il trouva au bout de quelque mois de recherche un jeune chevalier prometteur : Crevecoeur qu’il s’appelait. Il avait la lourde mission de débarquer en Angloiterre, ce qu’il fit avec bravoure. Mais le pays était gravement touché, et cela ne plaisait guerre à un timoré comme Louis le Prudent. Il avait d’autre occupation que faire la guerre aux anglois. C’est donc en toute logique qu’il accepta l’offre de paix de Joan II, celui-ci devait une indemnité de 300 ducats or, une fortune. Le Roy libéra aussi la Lorraine contre la somme de 225 ducats. Mais la preuve était faite que le royaume était très mal protégé.

Maintenant, il fallait se retourner contre les Etats allemands. Crevecoeur, a peine débarqué, dû écrasé une hérésie en Champagne. Les bûchers et autodafés ont fait légion, mais les manants, la peuplade, la populace fut fort mécontente. La contre offensive débuta par la reprise de la Franche-Comté, mais on laissa Besançon aux italiens de Milan, après tout, Marie de Bourgogne nous avait lâchement trahie. Nous étions devant Bern au mitant de l’année 1478. Mais notre offensive dans les alpes qui avait bien commencée, se termina par la catastrophe à la bataille Trets, sous la montagne St Victoire, près d’Aix en Provence, où nos troupes furent très durement touchées ( environ 7 000 morts et blessés ). Pour la première fois depuis 1420, la France perdait une bataille décisive, et elle perdait du même coup sa réputation d’armée invincible.

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Abasourdi par sa défaite, Louis XI le Prudent pensa un moment à se retirer du conflit. Mais l’intervention de Friedrich von Habsburg dans la guerre contre le Tyrol et l’Empereur reconsidérait la situation. En janvier de la nouvelle année, Joan II d’Aragon s’endormis définitivement, ce chacal. Son fils Ferran II lui succéda,

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celui-ci était d’ailleurs comme il a été vu, marié avec Isabel de Castille, ce qui faisait que ces deux puissants royaumes étaient unis sous un régime d’union personnel, Ferdinand n’était pas Roy de Castille et inversement. Celui-ci annexa définitivement la Navarre espagnole. Les deux époux s’installèrent à Toledo, et proclamèrent que les Espagnes étaient unifiées sous un seul et même Royaume. Louis XI pris peur de cette union, la péninsule ibérique au sud devennait forte et qui avait déplacé la Reconquista sur les terres des infidèles.

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Crevecoeur étudia longuement les tactiques de l’ennemis et il fut mis a jour assez rapidement que les mercenaires italiens et allemands utilisaient des armes de meilleures qualités. Sa majesté n’hésita pas a mettre l’argent qu’il fallait pour rééquiper son armée royale. Mais prudent, le Roy préféra faire la paix avec le Saint Empire, effectivement, la guerre avait durement atteint le Royaume et les événements se bousculaient : la France avait perdu l’Empire Bourguignon, l’Espagne sortait de l’anonymat, et le Roy voulait renforcer son économie. L’Etat royal fut renforcé au détriment des nobles, et une nouvelle manufacture de vin fut construite en Guyenne. Le marché de Paris était d’ailleurs en pleine expansion.

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Une période de prospérité : le début du "beau XVIe siècle" ( 1481 – 1483 )

La paix installée, celle-ci était une bonne chose. Louis XI avait donc de grands projets. Le premier d’accroître la puissance économique du Royaume, comme toujours, mais aussi il fallait pas que le domaine des Valois-Anjou échappent a la couronne. Effectivement, le Roy René se faisait vieux, et il n’avait pas de successeurs mal direct, il restait ses deux neveux, René II de Lorraine et Charles du Maine. Le Maine et l’Anjou étant des apanages, le Roy René offrit ces provinces à sa Majesté Louis XI en co-règne en attendant sa mort qui ne devrait plus tarder après une longue vie. C’est aussi à ce moment que René d’Anjou fit la paix avec Ferran d’Aragon, il renonçait à toute tentative de reprendre Naples. Le 11 juillet, il mourut, et ce fut Charles de Maine qui devennait Comte de Provence, quand a Louis le Prudent, il récupérait définitivement le Maine et l’Anjou.

A l’hiver 1481, le Margrave de Saxe s’attaqua à la Bohême, le jeu des alliances fit le reste. Tout le Saint Empire était en guerre contre les Habsbugs.

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Notre Majesté avait entendue à la cour que les portugais de João II avaient découvert de nouvelles terres dans le grand sud, et que les gens de là-bas étaient noir, des monstres disaient certains portugais. Un échange de cartes fut fait,car nous connaissions très bien le monde musulman. En Castille et en Aragon, Isabel et Ferran promulguèrent de nombreux édits pour faire des leurs royaumes de grand Etats centralisés sur le modèle de la France. Ce brusque rattrapage provoqua le mécontentement général, et les révoltes des Cortes furent légions. Mais il y a fort à parier qu’une fois sortis de cette crise, la Castille et l’Aragon seront des Etats très puissants et modernes. La crise était tellement grave en Castilla y Léon, que Ferran qui avait maîtrisé la chose en Aragon, utilisa ses troupes aragonaises, contre les castillans. Ce fut la une grave erreur, car tous les Cortes et les armées se révoltèrent. C’était la guerre civile. Ferran et Isabel demandèrent alors l’aide de João II de Portugal.

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Jean II, Roy de Portugal et des Algraves

En janvier 1482, Charles du Maine mourut à son tour d’une grave maladie et sans enfants. Se référant à un lointain accord fait sous le règne de son père, Louis XI annexa purement et simplement la Provence. Le Roy voulut aussi développer a présent notre naval et une manufacture fut faite à Caux, en haute Normandie.

Fernando et Isabel rétablirent la situation difficilement après 1 an de durs combats, la péninsule mettra du temps avant de s’en remettre. En Angloiterre, le fils d’Edward d’York monta sur le trône à la mort de son père. Mais Edward V était un mauvais Roy. Sa mort, probablement par poison fut bien accueillie. Son frère, le Duc Richard de Gloucester, usurpa le trône en déclarant bâtards tous ses jeunes neveux.

Au 3 des calendes de septembre de l’an de l’Incarnation du Verbe 1483, atteint d’une congestion cérébrale, Louis XI succomba. Le règne de ce Roy vit une montée en puissance du Royaume au niveau économique, même si Louis échoua dans son projet de faire de la France une grande puissance commerçante. Par la prise des domaines des Anjous, plus aucun prince du royaume ne pouvait défié le Roy. Le grand domaine Bourguignon échappait à la couronne mais les apanages étaient récupérés. La France était le plus puissant Etat d’Europe, et elle entendait bien le montrer.

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Anne de France : la régence des Beaujeu

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Une mort jeune, une guerre éclair ( 1483 – 1485 )

Le Roy est mort, vive le Roy. C’est donc le deuxième fils de Louis XI, le premier étant mort, qui allait monté sur le trône. Charles VIII avait 13 ans, il avait eu une adolescence difficile et était légèrement retardé intellectuellement. Le feu-Roy avait donc désigné sa grande fille, Anne de France, pour régenter le Royaume en attendant la maturité de son frère. Celle-ci était mariée à messire Pierre de Beaujeu. La prise en main fut difficile, car Louis d’Orléans, le fils de Charles du même nom, revendiquait la couronne. Elle s’efforça d’étudier assez profondément la situation de la France.

Intérieurement, Louis XI avait réussis a réduire le pouvoir des grands seigneurs, et seul le Duc d’Orléans avait encore un quelconque poids face aux Roy, ce qui veut dire que la monarchie françoise était proche du pouvoir absolu. Extérieurement, la situation était bonne :

- au sud, les Espagnes sortaient d’une très dure guerre civile.

- en Italie, les micros-Etats s’acharnaient dans leurs rivalités.

- à l’est, on pouvait voir apparaître une nouvelle puissance montante dans le malstrom qu’est le Saint Empire : les Habsburgs. De plus Marie de Bourgogne venait de mourir et c’était son très jeune fils, Philippe qui héritait des Pays-Bas. Il avait 3 ans, donc c’est son père, Maximilien de Habsburg qui prenait le pouvoir.

- au nord, la guerre civile grondait encore une fois en Angloiterre, suite l’usurpation illégitime de Richard d’York.

Les objectifs de la régente étaient clair, empêcher tout regain du pouvoir des grands princes, incarnés par Louis d’Orléans, et faire valoir les droits de la couronne sur le domaine des Bourguignons depuis la mort de Marie de Valois-Bourgogne.

La France était en guerre contre les républiques marchandes d’Italie. Et après délibération, Anne décida qu’il était hors de question d’intervenir. La raison fut simple : la régente décidait qu’il étant grand temps de récupérer l’Artois et la Franche-Comté. Le Ban et l’arrière-Ban furent convoqués, et c’est 20 000 hommes d’armes et 22 000 chevaliers qui étaient rassemblés a Paris. La demande du conseil de régence à Maximilien pour la session de l’Artois et de la Franche-Comté fut accueillie négativement : c’était la guerre.

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Maximilian von Habsburg

La campagne commença en hiver 1484, par la trahison de Chambéry, ou les 7 000 bourguignons sur place attaquèrent par surprise la garnison savoyarde.

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Un mois plus tard, ils étaient vengés à la bataille Troyes,

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ou selon les dires, 8 000 allemands trouvèrent la mort sous les coup de l'armée de Crevecoeur.

La stratégie de Maximilien était simple : garder a tout prix la connexion entre la Franche-Comté et le nord, car il espérait que son père, Friedrich von Habsburg, lui enverrait des renforts. Mais nos troupes occupaient déjà la province isolée. La bataille qui s’en suivie sous les murs de Besançon fut très dure, nos troupiers débandèrent et nous n’avons vaincu que grâce a notre chevalerie. Nous avons eu de lourdes pertes, mais nous avions décimés l’armée principale adverse.

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Le 30 mai de l’Anno 1484, Charles VIII fut sacré à Reims. Il avait 14 ans, et son idée fixe était d’aller faire la guerre contre les bourguignons. Sa sœur eu beaucoup de mal a le convaincre qui était encore trop jeune. En été, de Magny, notre connétable de Bourgogne fit occuper les principaux ponts sur le Rhin, les espoirs de renforts allemands s’envolaient ainsi. Donc en août, toutes les places fortes de l’Artois étaient prises, et Crevecoeur décida de poursuivre vers Brussels. La chute de Besançon fut annoncée 20 jours plus tard : notre victoire était irrésistible.

Sa jeune majesté appris alors la prise de Constantinople par les infidèles une seconde fois. Pour lui qui était féru des histoires de preux chevalier, dont celle connue de la croisade de Eosten de Kerpezdron pour libérer l’Empire Romain, c’était une très triste nouvelle. Les Romains avaient tous été massacrés cette fois ci et les survivants s’étaient réfugiés à Mistra.

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Son armée détruite, aucune possibilité de renforts, Brussels assiégée, la situation était grave, assez grave pour que Maximilien cède aux revendications de la régente : Marguerite d’Autriche, fille de Maximilien est promise au jeune Roy Charles VIII, et les territoires pris sont considérés comme dot. La guerre était donc terminée, celle-ci avait été étonnamment très courte aux vues de la puissance des belligérants, elle se finissait sur notre implacable victoire. De nouveau, nos armées étaient invincibles.

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Anne, sure de sa force, obtint du Duc François II de Montfort la promesse que s’il mourrait sans héritier mâle, son duché reviendrait à la couronne. Par contre elle eu quelques menus ennuis avec Louis d’Orléans qui convoqua les Etats Généraux dans le but de s’approprier plus de pouvoir. Si des avancées sont observées (notamment sur l'indépendance des tribunaux, l'amélioration des voies de communication, la diminution des péages), aucune contestation du pouvoir absolu ne fut admise par la majorité des Etats. La paix intérieure était donc bien réinstallée.

Pendant l’été 1485, les événements se bousculèrent en Angloiterre. Richard III, contesté par les princes locaux, fut renversé et tué à Bosworth. Le meneur, Henry Tudor était le fils d’Edmond Tudor ( fils de Catherine de Valois, mariée à Henry V, puis Owen Tudor ), et de Marguerite de Beaufort ( une branche des Lancastre ),il était donc l’héritier des Lancastre en quelque sorte. Pour asseoir sa légitimité et pour mettre fin à la guerre des deux roses, il épousa Elisabeth d’York, la sœur de Richard et d’Edward V. Un tel régicide ne pouvait pas passer inaperçu pour le conseil de régence, et il fut quémandé au Roy Henry VII la restitution du boulonnais et de la ville de Calais. L’Anglois, sur de son alliance avec Ferran d’Aragon, répondis négativement. Cela voulait dire la guerre….

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Henry Tudor...probablement qu'il ne sait pas ce qui va lui arriver hehe.gif

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Invité Général Rokossovsky

Magnifique!!! ça me rappelle mes cours d'histoire à la fac! Que devient Byzance ?? Il faut à tout prix la souver du Grand Turc et lui redonner la gloire d'antan!!!

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Invité Thémistocle

A quand une suite ? J'espère que cette grande épopée ne va pas en rester la.

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