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rominet

ROME NE S'EST PAS FAITE EN UN JOUR (RTW)

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Dommage que l'IA soit encore un peu maladroite. Malgré les handicaps du Romain elle perd systématiquement toutes les batailles (et souvent les généraux avec).

Il parle surement de l'IA qui perd tout ces combats et tout ces généraux.

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Hiver 495

La 1ière Légion d'Amulius Victor donne l'assaut sur Agrigentum.

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La petite palissade ne résiste pas longtemps à nos béliers.

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Victoire facile.

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Agrigentum capturée, nos 2 légions partent assiéger les 2 dernières cités carthaginoises de Sicile.

Aucune armée ennemie ne se dresse sur leurs chemins.

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Alors que le siège de Lilybaeum en Sicilia Poeni a à peine commencé, Carthage envoie de nouveau renforts

qui s'en prennent à la Légion d'Amulius Victor.

Ils ne sont pas extrêmement nombreux mais il y a de nouveau des éléphants de guerre.

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Bataille de Lilybaeum:

Cette fois, nous sommes en défense.

Le terrain est vallonné et boisé.

Il fait beau, nous sommes en hauteur.

La ligne principale (Hastati) fait face à l'armée de secours mais une ligne secondaire de Princeps est placée

à gauche face à l'éventuelle arrivée des renforts de la garnison assiégée.

Une infanterie mercenaire Cimmérienne, spécialiste des combats en forêts s'y trouve cachée.

Très à droite, loin de notre corps principal, notre cavalerie mercenaire barbare est cachée dans un autre bois

en embuscade. Son rôle sera de surprendre l'ennemi par derrière une fois le combat engagé.

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Hélas, les renforts ennemis sont immédiatement signalés, ils arrivent par notre gauche.

A droite, le piège fonctionne.

La cavalerie numide monte très vite à l'assaut. Notre consul la charge, elle tente de s'enfuir mais est prise à revers

par notre cavalerie mercenaire qui sort de sa cachette. L'ennemi s'est fait piéger.

Le combat s'engage durement mais heureusement, Amulius Victor arrive et rentre dans le tas.

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Un groupe d'éléphants monte aussi rapidement et tente d'attaquer Amulius de flanc mais il est pris à parti par nos auxiliaires Hoplites de Tarente tandis que les Velites, les Illyriens et nos archers leur tirent dessus.

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Ça y est, les éléphants paniquent; nos Hoplites se retirent très vite.

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Les Hoplites de Tarente se replient

A droite, nos 2 cavaleries viennent à bout des cavaliers numides non sans mal.

Puis retour très rapide derrière notre ligne principale, l'ennemi se rapproche.

Un premier contact au centre mais les Caetrati qui se sont pris plein de pilums déroutent très vite.

La mort pleut des hauteurs.

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C'est alors que le général ennemi sur son éléphant est tué d'un coup de javelot.

L'armée carthaginoise hésite alors et recule sans dérouter.

Les frondeurs y vont aussi de leurs pierres.

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Mais on ne bouge pas car les renforts carthaginois sont tout proche.

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L'armée principale carthaginoise qui a déjà eu bien des pertes revient alors à la charge comme si elle s'était coordonnée

avec l'armée de renforts qui attaque notre aile gauche.

Mais l'ennemi est épuisé, démoralisé et décroche très vite. De plus, l'éléphant de guerre restant se met à paniquer,

c'est la débandade. Seul le Piquier libyen et le Thureophoroi qui lance ses javelots se maintiennent un peu plus.

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C'est alors que le général ennemi de l'armée de renforts est tué à son tour. Une infanterie du désert déroute alors puis la cavalerie.

Enfin, les Cimmériens qui se sont dévoilés chargent les Libyens par derrière.

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Le reste de l'armée ennemie finit par s'enfuir, c'est fini, la légion est victorieuse.

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Lilybaeum est capturée dans la foulée.

An 496

Il y a toujours une forte activité pirate autour de la Sicile. Les flottes carthaginoises qui ont envoyé des troupes ont été coulées.

Il ne reste que la province de Sicilia Boreus à capturer, Nero Varius s'en charge facilement.

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Il reste aussi une petite troupe isolée. Nero Varius quitte Panormus et s'en occupe.

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La bataille est facilement gagnée, nous ne subissons que 132 pertes contre 1400.

Ainsi, en 496, toute présence carthaginoise est éliminée de Sicile.

Il ne reste que Syracuse.

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Une petite escadre carthaginoise vient faire le blocus du port d'Ostie à Rome. Elle est battue par nos 2 premières escadres de Trirème.

An 497

4 années de siège, la garnison de Syracuse est fortement affaiblie.

La 3ième Légion d'Oppius Maxentius lance l'assaut.

Les murailles sont impressionnantes; même avec peu d'hommes, la défense est facilitée.

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Les remparts et le portail principal sont toutefois rapidement capturés non sans pertes. Nos troupes tentent de pénétrer dans la ville mais

la porte principale est gardée par une unité d'élite syracusienne qui se bat jusqu'à la mort.

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Tout se termine sur la place centrale. Nos pertes sont loin d'être ridicules étant donnés les effectifs adverses mais le roi de Syracuse est mort et son royaume avec lui. Toute la Sicile est province romaine désormais.

La guerre de Sicile a duré 7 ans.

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Il reste un survivant à Syracuse, c'est bien, contrairement à la réalité historique tu as épargné Archimède.  !;)

AAAH je comprend maintenant!!

Mes légionnaires m'avaient indiqué que durant la bataille, ils avaient vu un barbu à poil, à moitié hystérique et courant en tout sens en criant "Euréka, Euréka"!!

Ils avaient bien rigolé et l'avait épargné.

Ils ont bien fait???

:lol:

Modifié par rominet

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An 498

A Rome, c'est la jubilation. Le royaume syracusien détruit, Carthage éjecté de Sicile, le sénat se sent pousser des ailes

d'autant que le pillage des conquêtes (en particulier Syracuse) a rapporté des fortunes au trésor romain.

Amulius Victor qui vient d'avoir 56 ans reste en Sicile pour une retraite méritée.

Sa 1ière Légion (non complète) y restera un petit moment, le temps de voir la réaction de Carthage.

La 2ième Légion (complétée) de Nero Varius ne va pas tarder en embarquer à bord des trirèmes:

direction la province de Corsica puis la Sardinia et enfin Malta.

Une fois ces 3 îles conquises, on proposera la paix à Carthage. Rome n'a aucune intention de se laisser embarquer

dans une aventure africaine.

Le sénat commence à regarder au nord, en particulier la province rebelle et dangereuse d'Etruria.

En effet, cette province est riche en or et en argent et son exploitation pourrait rapporter des sommes considérables.

Le hic, ce sont les Etruscans, guère sympathiques et redoutables en combat.

La 3ième Légion (non complète) va repartir vers l'Italie; le sénat en disposera.

Durant l'hiver, Nero Varius débarque en Corsica et assiège Aléria à peine défendue.

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An 499

Aléria est capturée sans aucun problème.

Varius ré-embarque; direction la Sardinia.

Nouveau siège et presque aucune défense.

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Durant l'hiver, la province est capturée.

Après avoir laissé quelques troupes de la 2ième Légion à Aléria et Caralis (de Sardinia), Varius part pour la Sicile

où il doit faire escale avant d'attaquer Malta.

An 500

Varius débarque à Malta et assiège Melite.

Elle est capturée durant l'hiver à peu de frais.

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Ainsi se termine la 1ière guerre contre Carthage.

Toutefois, notre diplomate à Carthage n'arrive pas à obtenir la paix ou plutôt à des conditions tellement exorbitantes

de la part de Carthage qu'elles en sont ridicules.

Soit, nous resterons en guerre jusqu'à ce que Carthage reconnaisse notre légitime domination sur les territoires conquis.

De toute façon, Carthage semble avoir quelques soucis en Afrique même, avec des rebelles;

de plus, elle fait face, sans être en guerre avec pour l'instant, au puissant royaume indépendant de Numidie.

Peu de chance qu'ils viennent nous ennuyer.

A Rome, le sénat est en grande discussion.

L'attaque de l'Etruria au nord a été décidée et 2 légions se préparent à y pénétrer.

Le problème, c'est le commandement.

Le sénat craint une bataille très difficile et les jeunes commandants sont peu expérimentés. Nero Varius est encore loin.

Qui osera monter vers le nord??

"Moi" s'écrie Amulius Victor en entrant soudainement au Sénat.

Les sénateurs d'abord pétrifiés par l'entrée théâtrale et inattendue du chef légendaire se lèvent et ovationnent

le vieux chef, vainqueur de Croton, des campagniens, de Syracuse et des carthaginois.

Ils le croyaient en train de couler des jours paisibles dans sa résidence de Lilybaeum. Le voilà à Rome, sans crier gare!

"Je suis vieux, je peux mourir maintenant mais je voulais revoir Rome une dernière fois".

Faisant taire l'assemblée, le sénateur et ancien gouverneur de Tarente, Aulius Maxentius prend la parole:

"Mon cher frère, je te reconnais bien là à faire passer l'intérêt de Rome avant le tien. Tu devrais

te reposer tranquillement dans ta villa et pourtant, te voilà"

"Quand notre père, Tibérius, t'a préféré à moi pour conduire notre famille vers les plus hauts sommets, je lui en ai

voulu bien sûr. Depuis, j'ai appris à reconnaitre la justesse de sa décision. Tu as donné à Rome plus qu'aucun autre Ab Urbe condita"

"S'il n'existe qu'un seul homme à Rome et dans toute la République à pouvoir nous apporter la victoire dans cette

situation, c'est bien toi"

"Quelle autre chef que toi peut inspirer la confiance nécessaire à nos légionnaires dans la rude bataille qui les attend?"

"C'est pourquoi, chers collèges et amis sénateurs, je propose de confier la toute nouvelle 4ième Légion à Amulius

Maxentius Victor ... pour la plus grande gloire de Rome"

"Quant à moi qui suis encore plus vieux que toi, cher Amulius, je t'accompagne dans la 3ième Légion; mais n'ayant

aucune compétence militaire, je pense que le sénat ne verra pas d'objection à la faire commander par le général

Oppius Maxentius, qui a récemment pris Syracuse"

Le sénat en proie presque au délire salue et ovationne à nouveau les 2 hommes. La proposition est bien évidemment acceptée.

Quelques semaines plus tard, les 2 légions traversent le Latium.

Amulius entre timidement en Etruria, se plaçant juste au delà de la frontière.

Quant à la 3ième Légion (non complète) d'Oppius Maxentius, elle se place juste derrière la 4ième, en renfort dans le fort frontalier.

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An 500

L'armée Etruscans, probablement impressionnée par le déploiement romain s'interpose entre les légions et Arretium mais n'attaque pas.

Amulius Victor n'a pas de temps à perdre. Il décide donc d'attaquer.

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Bataille d'Etruria:

le terrain est presque plat, légèrement en pente défavorable, Amulius a attendu qu'il fasse assez mauvais, peut être

pleuvra-t-il ce qui serait agréable, l'ennemi ayant des archers mais pas la légion.

La ligne d'infanterie (Hastati) est doublée d'une ligne anti-cavalerie (Triarii, Hoplites de Tarente) à cause de la puissance de la cavalerie adverse.

Amulius ordonne à la légion de se porter vers sa gauche. Il espère ainsi diminuer le désavantage de la pente;

de plus, si la 3ième Légion doit arriver, elle le fera juste sur les arrières de la légion.

La manœuvre réussit, les 2 armées sont parallèles et il n'y a plus de pente défavorable.

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La légion avance doucement. L'armée ennemie ne réagit pas.

Puis quelque chose bouge à l'arrière. Les archers ennemis se déploient et se préparent à tirer.

Amulius comprend qu'il faut faire vite.

La légion charge et se positionne à portée de pilums.

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Le premier contact a lieu sur l'aile droite.

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Rapidement, les 2 armées s'affrontent en totalité.

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Les pertes sont terribles, en particulier au centre qui fond comme neige au soleil. Une brèche commence à apparaitre.

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Soudain, le général ennemi dont l'unité avait chargé au centre, tombe.

Un certain nombre d'unités ennemies moins valeureuses déroute mais les gros carrés d'infanteries celtes se battent comme des enragés.

Certaines de nos cohortes ont disparu dans le chaudron de la bataille mais n'ont pas dérouté: c'est Amulius le Vainqueur qui commande.

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Cela dit, la légion semble perdue, nos pertes sont trop lourdes, il n'y a plus de ligne continue. Nos groupes de cavalerie chargent en permanence.

La garde d'Amulius commence à se réduire. On se battra jusqu'au dernier homme. 3 cohortes ont été anéanties, d'autres bientôt, c'est la fin.

Soudain, c'est le miracle: la 3ième Légion d'Oppius Maxentius arrive avec Aulius Maxentius, le frère d'Amulius.

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Tandis que les derniers éléments de la 4ième Légion se battent comme ils peuvent, Aulius Maxentius et son neveu arrivent au galop pour seconder Amulius qui a perdu plus de la moitié de sa garde.

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Les charges de flanc ou dans le dos restent meurtrières.

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Pour la 4ième Légion, la messe est dite.

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La 3ième Légion en place, prête à venger ses camarades.

L'infanterie ennemie est exténuée et sent que c'est fini pour elle.

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Au premier jet de pilums, elle déroute et est massacrée par les survivants des Equites.

C'est la victoire mais à quel prix (le double des pertes que contre Pyrrhus).

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La 4ième Légion a pratiquement disparu, elle est dissoute.

Mais le chemin est libre.

La 3ième Légion qui passe temporairement sous commandement d'Aulius Maxentius (le rêve de sa vie) part assiéger Arretium.

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Non, la cavalerie romaine actuelle est loin d'être puissante.

En combat contre une infanterie lourde ennemie, elle est très vite détruite en particulier les très faibles Equites.

Mais même la garde d'Amulius à 5 chevrons d'expérience ne tiendrait pas longtemps.

Les seuls cas où la cavalerie peut l'emporter, c'est contre les archers, frondeurs et peltasts légers mais même là, mieux vaut faire dérouter rapidement l'ennemi.

L'efficacité apparente de la cavalerie provient de sa grande mobilité et de sa puissance de charge, c'est tout.

Il faut constamment la désengager et la faire récharger et ainsi de suite.

Son effet peut être dévastateur par derrière et porte souvent de sérieux coups au moral adverse.

Ce sont des unités de choc au sens premier du terme qui doivent utiliser la tactique du "hit and run" comme les P-38 dans le Pacifique.

Je n'ai rien touché au mod de base excepté les coûts d'achat et d'entretien qui sont lourds par rapport à ceux des cohortes d'infanterie.

Les romains ne doivent pas posséder d'armée de cavalerie.

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Comme quoi les equites te servent malgré tout à quelque chose, ce qui n'a rien de normal pour du cavalier romain. :lol:

Il n'y a qu'à se rappeler son destin à Canae...

C'est la façon d'utiliser les Equites qui fait toute la différence.

Sauf les tireurs montés IA ou romains, ce sont les cavaleries les plus faibles du jeu.

Pourtant, bien manœuvrés, 2 Equites de 120 cavaliers viennent à bout de 240 cavaliers barbares de 9 chevrons et 3 en arme et bouclier.

Dans la réalité, ça serait une autre histoire.

J'en déduis qu'à Cannae (historique), avec ses cavaliers numides, Hannibal jouait contre l'IA romaine. :lol:

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La fine fleure de la noblesse et donc du Sénat s'est porté à la rencontre de la cavalerie numide en pensant vaincre... Plus de la moitié du Sénat a périt dans l'histoire si mes souvenirs sont justes. :lol:

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Hiver 501

Arrétium est prise d'assaut par la 3ième Légion puis pillée. L'or et l'argent vont affluer vers la République.

Aulius Maxentius en devient le gouverneur et espère bien y finir sa vie tranquillement.

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A quelques centaines de km de là, Amulius Victor, encore sous le choc de sa légion perdue et d'avoir vu tant de jeunes

hommes mourir, arrive au port d'Ostie. Il est sur le point d'embarquer pour la Sicile quand il est rejoint in extremis par un jeune sénateur.

"Je suis confus de t'importuner, consul Maxentius Victor, j'ai un message à te transmettre de la part du sénat de Rome"

Intrigué, Amulius rétorque, avec une pointe d'humour:

"Pourquoi le sénat envoie-t-il un sénateur pour porter un message?

Vous n'avez plus assez de fonds pour financer des messagers?!!"

"C'est que le sénat est profondément désolé de la requête qu'il t'adresse"

"Parle"

"Le consul Amulius Victor pourrait-il nous faire la grâce de revenir à Rome? Il se passe de graves choses dans la province d'Asculania"

Amulius commence à trouver que le sénat exagère. Cependant, le ton grave du sénateur ainsi que le fait qu'un membre du sénat

(même jeune) se soit déplacé jusqu'à lui pour un simple message, l'intrigue.

"Je te suis"

Arrivé à Rome, il trouve les romains tendus et angoissés.

Il tombe sur son poulain de retour des aventures méditerranéennes: Nero Varius dont la Légion a été rappelée d'urgence.

Varius lui apprend aussi que les éléments de la 1ière Légion sont en train de quitter la Sicile pour Rome.

"Mais enfin que se passe-t-il" lance Amulius à Nero.

"La République est envahie; des rebelles d'Umbria ont fait une incursion en Asculania et pillent la province sans vergogne. Ils sont aussi redoutables que les Etruscans que tu as vaincus. Rome commence à paniquer, jamais une armée ennemie n'a foulé le sol de la République depuis Pyrrhus"

"Et Asculum??"

"Ta ville natale n'est pas assiégée, ... enfin pas encore mais les habitants sont terrorisés"

"Bon, je file au sénat"

"Le sénat aussi est terrorisé, vu ce qu'ils ont décidé pour toi; ils m'ont envoyé pour te prévenir.

Tu iras demain, non pour les discours mais pour la cérémonie officielle"

"????"

"Tu as été nommé dictateur pour une période de 6 mois renouvelable!!"

2 jours plus tard, investi des pleins pouvoirs, Amulius Maxentius donne ses ordres.

Il prendra le commandement de la 3ième Légion.

Nero Varius suivra avec la 2ième.

Quant à Oppius Maxentius, il est chargé de recueillir les nouvelles recrues qui doivent affluer des principales provinces

et de venir renforcer la garnison d'Asculum.

Ainsi dit, ainsi fait.

Après quelques jours de préparation, les 2 Légions quittent le Latium pour la province d'Asculania.

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An 502

Les Umbrians continuent de piller la province mais n'attaquent pas.

Les 2 légions prennent position sur les hauteurs mais n'attaquent pas non plus.

Durant l'hiver, de nombreux renforts arrivent en garnison d'Asculum. Oppius Maxentius en prend le commandement.

Amulius décide que c'est le moment, il faut y aller, les tripes nouées.

Bataille d'Asculania:

l'armée ennemie est à peu près de même composition que celle des Etruscans, ça va être terrible.

Amulius s'attend à perdre sa légion toute entière et prie pour que les renforts arrivent.

La 3ième Légion est presque identique à l'ex 4ième. 1 Princeps à la place d'1 Hastati, 1 Vélite à la place d'un Triarii, c'est tout.

Le Vélite a été placé très en arrière à cause des archers ennemis, la cavalerie est en formation dispersée.

Il fait beau, le terrain est légèrement vallonné, Amulius dispose de l'avantage de la hauteur au départ.

L'armée ennemie est surprise en plein pillage de quelques fermes avoisinantes. Elle n'est pas du tout en ordre de bataille.

Elle n'est pas non plus en face de la légion mais à droite, ni en ligne mais plutôt en colonne.

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Amulius ordonne à la légion de pivoter de 90°.

L'armée ennemie se met rapidement en place et se retire vers le sud et la hauteur, il va falloir aller la chercher.

Si les renforts de la garnison (l'armée d'Oppius Maxentius) arrivent sur le champ de bataille, ils seront dans le dos

de l'armée rebelle.

Amulius repère une petite colline à sa gauche, il décide d'y aller. Au moins cela réduira-t-il l'avantage de hauteur de l'ennemi.

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Tandis que la légion s'avance, le temps s'assombrit mais il ne pleuvra pas.

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Arrivée à distance plus courte, la légion commence à subir les tirs des archers ennemis.

C'est le signal. Amulius sonne la charge.

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L'armée ennemie recule et envoie sa cavalerie vers son aile gauche. Amulius réplique en envoyant la sienne

vers son aile droite. (Les possibilités de manœuvre sont très réduites, l'armée ennemie colle à la frontière du champ de bataille).

Les Hastati reçoivent alors l'ordre de lancer leurs pilums mais non sur la première ligne ennemie mais sur la

seconde constituée des terribles unités d'infanterie lourdes celtes.

L'ennemi n'aime pas et charge nos formations.

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Tandis que les 2 armées se percutent, la cavalerie ennemie charge notre aile droite qui n'était pas complétement en place.

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Amulius et ses 2 Equite passent derrière et chargent dans le dos.

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Notre centre et aile gauche souffrent. Les 2 dernières réserves (1 Triarii, 1 Hoplite de Tarente) sont jetées dans la fournaise.

Pendant ce temps, 1 autre Hoplite de Tarente, le Princeps et le Vélite passent derrière.

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Sur l'aile droite, la cavalerie ennemie est finalement détruite et le général est tué.

Mais notre ligne principale commence à dérouter.

Heureusement, notre cavalerie est libérée et charge les archers dans le dos qui déroutent et sont massacrés.

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Les troupes de notre aile droite qui sont libres maintenant montent rapidement sur la colline pour former une nouvelle ligne face à l'ennemie.

Les 2 armées sont en position inversée par rapport au début de l'engagement.

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L'armée romaine est bénie des dieux.

Alors que les 2/3 de la légion sont détruits ou en train de dérouter, les renforts de la garnison d'Asculum conduits

par Oppius Maxentius arrivent sur le champ de bataille, juste à coté.

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Maintenant, il faut tenir suffisamment longtemps, le temps que les renforts prennent position sur le champ de bataille.

Notre faible ligne de revers a pris position en hauteur face à l'armée ennemie qui se réorganise.

Sur notre aile droite (ex aile gauche), 1 Hastati qui a combattu valeureusement face à une infanterie celte est

secouru par 1 Equite qui charge dans le dos.

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Amulius fait de même sur notre nouvelle aile gauche.

Au centre, nos troupes font face à l'armée ennemie qui ne va pas tarder à relancer l'attaque.

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Notre cavalerie charge l'aile droite ennemie

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puis un premier Hastati des renforts est engagé.

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Petit à petit, il ne reste plus qu'un seul gros paquet de troupes ennemies.

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En bas de la colline, un petit combat met aux prises nos Vélites et les Peltats ennemis. Amulius arrive et fait dérouter l'unité.

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Un nouveau Vélite des renforts arrive sur le champ de bataille.

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Le dernier carré d'ennemis se bat courageusement mais il est encerclé; la déroute est proche.

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Une nouvelle victoire coûteuse mais une victoire quand même.

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Commentaires:

Les pertes sont moindres qu'en Etruria. La Légion seule n'aurait peut être pas remporté la bataille.

Toutefois, seuls la garde de Oppius Maxentius, 1 Vélite et 1 Hastati des renforts sont réellement intervenus.

Il s'en faut de peu de la victoire ou de la défaite.

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Les 3 généraux se retrouvent à Asculum où ils sont accueillis en héros.

Amulius confie alors à Nero Varius et Oppius Maxentius qu'il va rendre ses pouvoirs au sénat.

Quelques jours plus tard, tandis qu'Amulius se remet de ses légères blessures, un messager se présente à lui: le sénat réclame d'urgence son retour à Rome ainsi que celui des 2 autres commandants de légion.

Amulius lance un regard de lassitude à ses 2 collèges Nero Varius et Oppius Maxentius en se demandant ce qui peut encore bien se passer.

Arrivé à Rome, Amulius est stupéfait.

Le sénat et la ville toute entière ont organisé un triomphe pour le vainqueur des barbares du nord.

Amulius Maxentius le Légendaire, vainqueur de Tarente et de Croton, des campagniens et de Capua, de Sicile, de Syracuse et des carthaginois, d'Etruria et des Umbrians, apprécie et savoure ce moment.

Oppius Maxentius est honoré également ainsi que Nero Varius pour sa campagne méditerranéenne.

Après avoir officiellement remis ses pouvoirs au sénat tel Cincinnatus, Amulius Maxentius quitte l'Italie et rejoint la Sicile pour un repos enfin mérité.

Il a 60 ans.

Malgré la victoire romaine, le sénat décide de ne pas envahir l'Umbria. De puissantes armées vénétes se trouvent en Aemilia et on ne sait pas comment elles réagiraient. Les provinces du nord semblent hors de danger pour le moment.

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La République romaine va connaître alors une période paisible. Il faut développer les provinces conquises et accroître les revenus financiers

en vue des futures guerres.

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Pourquoi faut-il que l'IA dispose d'unités d'élites à 3 chevrons d'or pour que les batailles soient réalistes :siffle:

Ben, je ne suis pas tout à fait d'accord avec toi.

Si je jouais la bataille de Stalingrad, on pourrait concevoir que le vainqueur ait juste un peu moins de pertes que le perdant.

Mais durant l'Antiquité au contraire, il y a de nombreux exemples où le vainqueur a très peu de pertes par rapport au perdant.

Je citerai en exemple Cannae justement où les pertes romaines sont de 60000 hommes contre 6000 pour Hannibal dont 4000 de gaulois.

Le rapport est incroyable.

A Pharsale, les pompéens subissent entre 6000 et 10000 contre 1200 pour César.

Idem aux Cynocéphales où les phalangistes macédoniens sont incapables de se retourner et de combattre individuellement comme dans le jeu.

13000 pertes contre très peu pour les romains.

Bref, le jeu est finalement assez réaliste sur ce plan.

Historiquement, le perdant subit le gros de ses pertes pendant la déroute comme souvent dans le jeu.

Là où ça l'est moins, c'est que pour l'instant, les romains n'ont pas subi une seule défaite. Ça viendra bien un jour.

Je profite de ce post pour signaler que l'AAR est suspendu pendant les vacances ainsi que celui de WitP (Entre bombes et torpilles).

Reprise des 2 AAR en septembre.

Bonnes vacances à tous.

Modifié par rominet

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Bonsoir

Suite à la perte de mon disque dur en juillet dernier, je n'ai pu continuer à publier la suite de l'AAR.

Dommage, il y avait des batailles dantesques.

Qu'à cela ne tienne, j'ai recommencé une partie du début.

J'en ai bien sûr profité pour faire un certain nombre de modifications dont voici les principales:

Le système de recrutement coté romain a été modifié.

Désormais, les cohortes républicaines issues de la réforme camillienne (en clair, les Hastati, Princeps et Triarii) ne sont plus recrutables qu'à Rome exclusivement.

Il faut 2 tours pour 1 Triarii (cout=4000, entr=200), 1 tour pour 1 Princeps (cout=4000, entr=200) et

0 tour pour 1 Hastati (cout=3000, entr=150).

On peut donc lever un maximum de 9 cohortes Hastati par tour ce qui semble beaucoup.

Mais alors, il faudra faire très attention à la démographie de Rome car l'aspect financier mis à part,

la ville de Rome ne peux pas se permettre de fournir 1800 hommes par tour (de loin).

Pour soutenir les légionnaires, Rome devra donc faire appel de plus en plus souvent à des alliés qui sont

recrutables essentiellement sous la forme d'auxiliaires dans certaines provinces.

A cette fin, un certain nombre d'unités auxiliaires a été introduit dans le jeu (en provenance de tout un tas

de mods de RTW: EB, BI, RTR VI Gold et VII FOE, ...).

Les auxiliaires de début de partie ont globalement des coûts d'achat et d'entretien similaires à ceux des Hastati. Ces auxiliaires évoluent avec le temps, leurs coûts aussi.

Les romains pourront aussi recruter un certain nombre d'unités mercenaires mais pour une raison que j'explique un peu plus loin, il ne s'agit pas des mercenaires habituels recrutables instantanément sur carte.

Les mercenaires accessibles aux romains ressemblent souvent aux auxiliaires mais avec 4 différences essentielles:

* leur coûts d'achats sont 3 ou 4 fois inférieurs, leurs coûts d'entretien sont 3 ou 4 fois supérieurs.

Il faut donc les consommer rapidement.

* ils sont recrutables en 1 seul tour contre 2, 3 ou 4 tours pour les auxiliaires.

* ils ne nécessitent pas la présence d'une caserne particulière pour être créés. Il suffit juste d'une villa/palais

du gouverneur. Ainsi, une ville qui vient d'être conquise peut immédiatement fournir des mercenaires (pour peu que la population soit suffisante bien sûr).

* ils ont généralement 2 ou 3 chevrons d'expérience à leur création.

Auxiliaires et surtout mercenaires ne sont recrutables que dans certaines zones bien définies.

Par exemple, en Italie, les mercenaires hoplites ne sont accessibles qu'à Croton.

L'objectif est d'éviter que les romains ne puissent créer très rapidement une grosse armée de mercenaires peu coûteuse pour une bataille de sacrifice très meurtrière.

La philosophie de ce système de recrutement est que les légions doivent être constituées essentiellement de légionnaires soutenus par un certain nombre d'auxiliaires et éventuellement temporairement de mercenaires.

Certaines unités n'existent que sous forme de mercenaires comme par exemple les hoplites mercenaires, les éléphants, les peltasts ou certaines infanteries lourdes barbares.

D'autres n'existent que sous forme d'auxiliaires comme les Oscan, les Samnites, les Scutarii Falcata, les hoplites des cités grecques ou les tirailleurs grecs.

D'autres enfin existent sous les 2 formes comme les Illyriens, les Italiens, les Crétois, les frondeurs des Baléares ou la cavalerie sarmate ou barbare.

Le système de recrutement correspondant à la réforme camillienne a ses limites.

Avec l'extension du conflit et l'éloignement du front de la capitale, il n'est pas du tout sûr que Rome pourra à elle seule supporter le renouvellement des effectifs légionnaires de l'armée sans parler de la formation de nouvelles légions.

A partir de la création des palais du Pro-consul et de la caserne correspondante, les cohortes républicaines de la réforme polybienne (système des cohortes et 1ière cohortes consulaires) seront disponibles dans toute l'Italie et même au delà et non plus seulement à Rome.

Les cohortes légionnaires de la réforme camillienne disparaissent à ce moment là.

La république commence alors son déclin et Rome devient progressivement un empire.

Encore plus tard surviendra la réforme de Marius selon la procédure habituelle à RTW et la possibilité de recruter

les cohortes et 1ière cohortes impériales un peu partout dans ce qui sera devenu probablement un empire et là selon la procédure créée par le mod Roma Surrectum à laquelle je n'ai pas changé grand chose.

L'armée romaine devient progressivement une armée de recrutement local et se coupe de sa base nationale romaine et italienne. D'où historiquement, les guerres civiles que ce jeu ne simule malheureusement pas du tout.

Enfin, je le précise pour la beauté du geste car je n'arriverais certainement pas jusque là, encore beaucoup plus tard, il est prévu d'en arriver à la réforme dioclétienne ou constantinienne.

L'armée romaine sera décomposée alors en 3 parties:

l'armée d'élite dite "Palatine", l'armée de manœuvre dite "Comitatensis" et les frontaliers dit "Ripenses ou Limitanei" auxquels il convient d'ajouter les "Alare" qui désignent essentiellement les auxiliaires de l'époque de l'empire tardif et les "Feoderatii" (peuples barbares fédérés à l'empire).

Ouh là, je m'égare.:P

A titre de comparaison, les factions IA (donc tout sauf Rome) n'ont pas besoin de caserne pour recruter des troupes d'infanterie mais seulement d'un palais du gouverneur (population minimum de 6000 sinon ils mettent la ville à plat en terme démographique).

Les coûts des unités est de 2500 et leur entretien est nul (oui oui zéro, comme le chasseur jap!!).

Donc même un petit royaume peut finir par avoir de grosses armées.

J'ai rétabli les mercenaires recrutables instantanément sur carte à des couts de 3000/3500 sans coûts d'entretien et avec généralement 5, 6 ou 7 chevrons d'expérience.

Ils ont donc des capacités et coûts comparables à ceux des unités IA recrutables dans les villes.

C'est ce qui explique que jouant le camp romain, je ne recruterai jamais ces mercenaires, ce serait trop facile et la partie deviendrait vite inintéressante.

Il y a aussi quelques modifications d'ordre géostratégique dans les positions de départ, la plus importante étant qu'à part la province de Sicilia Romanus, la Sicile est désormais entre les mains du royaume de Syracuse qui possède en outre une province en Italie.

Carthage a donc été virée de Sicile pour éviter une guerre carthago-syracusienne qui fait le jeu de Rome.

Ne vous inquiétez pas pour Carthage, elle est nettement plus forte ailleurs, y compris en Corse et en Sardaigne.

Comme je le disais précédemment, j'ai pioché des unités provenant d'autres mods de RTW. Certaines unités seront d'ailleurs introduites progressivement dans le jeu (et d'autres éliminées, le nombre de type de "soldier" à RTW étant limité) pour rendre compte de l'évolution des armées.

Une autre modification d'importance concerne le style de combat des armées et de la légion en particulier.

Sauf pour la première bataille, j'ai changé le système de formation. Les armées ennemies auront des déploiements plus allongés et moins profonds. Il sera donc plus délicat de contourner l'ennemi.

D'autre part, j'avais été gêné dans la partie précédente (y compris celles dont vous n'aurez pas l'AAR,

la faute à mon DD perdu) par la trop grande importance des unités de tirailleurs qui passent dans le dos de l'ennemi et le pilonne par derrière.

La supériorité de la légion romaine sur toutes les armées antiques provient essentiellement des capacités de manœuvre conférées par le système des cohortes indépendantes et mobiles et aussi de la discipline des légionnaires.

J'ai donc réduit le nombre et la force de frappe des javelots portés par les tirailleurs et augmenté en compensation la valeur de combat offensive et défensive des cohortes légionnaires.

Comme vous le verrez, les pertes romaines sont un peu plus lourdes que dans la partie précédente et les batailles plus ardues en moyenne.

Parfois, c'est limite.

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Pour soutenir les légionnaires, Rome devra donc faire appel de plus en plus souvent à des alliés qui sont

recrutables essentiellement sous la forme d'auxiliaires dans certaines provinces.

Et quand est-ce que tu implémentes la guerre sociale?

Y auras du sport comme ça!

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Et hop, un petit rappel des règles-maison avant la remise en marche irrésistible des légions:

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1) Je n'envoie pas d'espion en territoire ennemi et dans la mesure du possible, les diplomates doivent rester près

des villes (je ne m'en sert pas comme éclaireur).

De plus, si un de mes espions a la peste, je le laisse en dehors des villes.

2) Je ne fais pas de corruption.

3) Sauf dans les villes, les armées en campagne ou dans les forts (les légions) ne doivent pas contenir plus de 10 cohortes légionnaires (cohortes républicaines Hastati, Princeps, cohortes consulaires ou impériales) dont 1 seule première cohorte.

4) Je ne fais jamais de reconstitution d'unités à partir d'un petit noyau.

5) Je n'attaque pas de flottes ennemies transportant des troupes.

6) Je supprime le radar en mode bataille: dans le brouillard ou le blizzard, je ne vois rien du tout. Stressant.

7) Je ne romps jamais le combat quand une de mes armées tombe dans une embuscade.

Si j'en découvre d'autres durant la partie, je le dirai.

Mais trève de bla bla, place à l'action.

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An 473 (-280 av JC)

Après des années de guerre, Rome a réussi à unifier le Latium ainsi que les provinces samnites sous son autorité.

Toutefois, 4 provinces demeurent rebelles à la domination romaine:

la Campania et la Lucania au sud-ouest, l'Etruria et l'Ombria au nord.

La province du Bruttium toute au sud est tenue par les Syracusiens avec lesquels Rome est en paix.

Par contre, Rome est en guerre avec la cité grecque de Tarente, sous contrôle du royaume d'Epire.

La situation semblait favorable aux romains quand en 473, Pyrrhus, le roi d'Epire en personne débarque en Italie

avec une puissante armée constituée de ses vétérans et aussi d'éléphants de guerre.

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An 474 (-279 av JC)

Sans attendre, Pyrrhus remonte vers le nord-ouest, entre en Apulia et assiège Cannae qui heureusement a reçu

des renforts juste à temps. Du coup, malgré ses éléphants, Pyrrhus n'ose pas attaquer la ville directement.

Pour Rome, la situation est grave.

Toutes les troupes romaines et alliées disponibles sont rassemblées pour former la légion.

Tibérius Maxentius en reçoit le commandement du sénat, il a pour ordre de sauver Cannae dans laquelle se trouvent

2 de ses fils.

Tibérius contourne la ville par le sud et se porte à la rencontre de Pyrrhus à l'est de la ville.

C'est la première rencontre entre la légion romaine et la phalange grecque.

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Eté 474

Bataille de Cannae

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Forces en présence:

Légion romaine

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Armée épirote de Pyrrhus

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Les 2 armées se rencontrent au sommet d'une colline assez plate.

Le temps est lourd et orageux, l'herbe est grillée et pas un arbre aux alentours pour bénéficier d'un peu d'ombre.

Les soldats transpirent.

Face à la phalange grecque, Tibérius a placé sa ligne d'infanterie avec 6 Princeps au centre et 2 Hastati à chaque aile.

Les seules réserves consistent en 2 Triarii et une infanterie alliée oscan à droite.

En face, la phalange est flanquée à droite par 2 cavaleries et à droite par 2 autres cavaleries et les éléphants

de guerre de Pyrrhus.

Ce dernier se tient sagement derrière ses hoplites.

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Tibérius réalise rapidement que son armée est trop décalée par rapport à celle de son adversaire.

La légion se porte légèrement en avant et vers sa gauche.

Ainsi le risque de débordement de l'aile gauche romaine est-il plus réduit.

Face au éléphants, Tibérius a établi une détachement spécial à droite du corps principal de la légion.

Les mercenaires italiens, les Vélites, les cavaliers auxiliaires y sont placés en formation dispersée.

Ils sont flanqués à droite des Equites et protégés devant par un Triarii et les Samnites en formation dispersée également.

Tibérius et sa garde personnelle se trouvent à gauche.

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L'ennemi ne bougeant pas beaucoup, la légion s'avance lentement mais sûrement vers les épirotes.

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Cavalerie auxiliaire romaine au premier plan, précédée des mercenaires italiens et des Triarii

La distance diminue entre les 2 armées quand soudain, les éléphants se mettent en branle à petite vitesse vers l'avant.

Très rapidement, des flèches tombent sur l'aile droite romaine.

Tibérius réplique en envoyant ses cavaliers auxiliaires harceler les grosses bêtes.

A peine arrivés à portée de tir, ces derniers doivent se replier rapidement devant la contre-attaque de la cavalerie aétolienne.

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Les cavaliers auxiliaires parviennent à se replier à temps derrière les Triarii ce qui décourage les Aétoliens qui repartent vers leur ligne.

Tout rentre dans l'ordre, Tibérius en profite pour faire avancer davantage la légion.

Soudain, ce sont les aétoliens de l'aile droite épirote qui chargent.

Manifestement, les Hastati sont visés.

Heureusement, les Triarii de réserve sont idéalement placés et interviennent.

Les Aétoliens veulent se détourner.

Trop tard, les Triarii les engagent.

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De fait, de ce coté-ci, les Triarii joueront parfaitement leur rôle en finissant par venir à bout des aétoliens puis des tireurs montés.

Retour vers l'aile droite romaine où, bis repetita, les cavaliers auxiliaires romains, sont de nouveau poursuivis

par les aétoliens alors que ceux-là étaient revenus harceler les éléphants.

Seulement, cette fois, les Aétoliens poursuivent leur charge et se plantent sur les pics des Triarii et des Samnites

qui avaient ouvert leurs rangs au passage des cavaliers romains.

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Vite, Tibérius se lance par la gauche pour prendre à revers les cavaliers ennemis tandis que les Equites

font de même par la droite.

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Les aétoliens sont piégés et vite détruits.

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Cavaliers aétoliens aux prises avec les Samnites

Pendant ce temps, au centre, les romains doivent faire face à la montée des premières unités de hoplites en phalange.

A l'arrière, le reste de l'armée de Pyrrhus reste pique en l'air prête à se lancer dans la bataille.

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Sur l'aile droite romaine, et ne craignant plus de contre-charge de cavalerie lourde ennemie,

Tibérius envoie ses mercenaires italiens, les Vélites et les cavaliers auxiliaires cribler les éléphants qui sont restés bien passifs jusqu'à présent, se contentant d'envoyer quelques traits sur les romains.

Les éléphants commencent à subir des pertes.

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C'est alors qu'ils se lancent en avant.

Les Triarii s'interposent. Certaines bêtes sont arrêtées au prix de sérieuses pertes pour les romains

mais 4 éléphants passent à travers et fichent une belle pagaille dans les arrières romains.

Une des grosses bêtes se rapproche même dangereusement de Tibérius et de ses cavaliers qui doivent se replier fissa.

Le pro-consul a eu chaud.

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Pyrrhus profite alors de la confusion parmi les romains pour lancer toute son infanterie en avant et

se jette lui-même sur le Hastati le plus à droite.

L'unité de Triarii de réserve derrière l'aile droite romaine arrive rapidement porter secours aux Hastati malmenés.

Au bout d'un certain temps, Tibérius réalise que Pyrrhus est en mauvaise posture, exposé qu'il est à la gauche de sa garde.

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Petit à petit, il reste de moins en moins d'éléphants, les Triarii et les Samnites ont souffert mais il ont fait leur boulot.

Tibérius lance alors les italiens sur le flanc de Pyrrhus et se lance lui-même avec sa garde dans la bataille.

Pyrrhus complétement environné de romains et séparés de sa garde, ne tarde pas à y passer.

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Tibérius pousse un soupir de soulagement mais la bataille est loin d'être finie.

Le dernier tireur monté des épirotes est pris en tenaille par les Equites et les Samnites ce qui signifie que l'armée épirote a perdu ses ailes.

La mort de Pyrrhus a désorienté les lourdes formations compactes des hoplites en phalange.

Ces dernières forment alors une masse compacte sans cohésion que l'armée romaine peut facilement encercler.

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Cela dit, les épirotes se battent vaillamment et infligent de sévères pertes aux Hastati et Princeps.

L'unité des mercenaires italiens est jetée dans le chaudron de la bataille et y disparait toute entière.

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Mercenaires italiens et Princeps en combat contre les hoplites

L'armée ennemie a formé une masse compacte qui à certains endroits forme un hérisson difficile à entamer.

Les pertes romaines s'alourdissent.

Tibérius prenant des risques pour sa vie parce que quelque peu inquiet de la situation, décide de soutenir ses soldats en tentant des charges sur les points faibles ennemis.

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A l'usure, une partie de l'aile gauche épirote finit par être séparée du reste de son armée et commence à flancher.

Tibérius vient apporter le coup de grâce.

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3 Hastati sont alors libérés et se replacent rapidement en position contre l'armée restante.

Puis c'est une nouvelle charge.

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Les soldats de l'Epire forme un dernier carré défensif mais leur situation est désespérée d'autant que les renforts

de la garnison de Cannae, conduits par Amulius Maxentius, fils de Tibérius, viennent d'être signalés en approche.

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La bataille dure encore un peu puis c'est la victoire chèrement acquise.

L'armée de Pyrrhus est détruite.

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Commentaires:

une bataille assez délicate à mener avec ces éléphants qui ne se décident pas et une infanterie lourde ennemie nombreuse

et meurtrière. Évidemment, Pyrrhus commandé par l'IA est toujours aussi mauvais.

Heureusement d'ailleurs, vu le différentiel de niveau entre les épirotes et les romains.

PS: par rapport à la partie précédente, j'ai enlevé la possibilité de panique pour les éléphants; ils ont été

nettement plus meurtriers que d'habitude avant de dérouter comme tout le monde.

Un seul éléphant a survécu.

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An 474 (-279 av JC)

La nouvelle de la victoire de Tibérius Maxentius à Cannae et la mort du tyran Pyrrhus apporte un immense soulagement aux romains.

Le sénat confirme l'ordre d'aller s'emparer de Tarente.

A 32 ans, Amulius Maxentius qui commence là une grande carrière prend alors le commandement d'une partie de l'armée et entre dans la province de l'Epire.

2 petites armées épirotes bloquent le chemin mais Amulius s'en débarrasse facilement au prix de 300 pertes.

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La voie est libre. L'armée très réduite de Tibérius peut alors faire le siège de Tarente.

A la fin de l'été, Amulius et ses troupes reviennent se positionner près de Cannae.

En effet, une armée syracusienne quelque peu menaçante se trouve aux portes de la province.

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An 475 (-278 av JC)

Cela fait maintenant plus d'un an que Tarente est assiégée quand une nouvelle préoccupante arrive au camp de Tiberius:

l'armée syracusienne qui se trouve au sud vient de recevoir des renforts.

Le sénat est lui aussi rapidement mis au courant, des mesures s'imposent si l'on ne veut pas se faire surprendre.

Après une délibération houleuse où les généraux ont leur mot à dire, le sénat décide de préparer la guerre contre le royaume

de Syracuse mais de garder cette décision secrète jusqu'à la prise de Tarente.

La décision d'entrer en guerre contre une seconde puissance régionale alors que la guerre contre l'Epire n'est pas

terminée n'est pas prise de gaieté de cœur mais il semble que ce soit plus prudent pour éviter une attaque surprise.

Tibérius reçoit l'ordre de capturer Tarente sans attendre la chute de la ville.

Le sénat ordonne alors à Amulius de transférer à son père une partie de ses cohortes; il fait mieux en lui envoyant également des renforts de Rome pour reconstituer en partie la légion.

Durant l'hiver, Tibérius capture Tarente sans trop de difficulté.

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Le pillage de la ville apporte un bonus financier très appréciable et de nouvelles troupes sont levées à Rome ainsi

qu'à Apulania.

Tibérius qui commence à se faire vieux décide de rester à Tarente où sa présence sera bénéfique au maintien de l'ordre

et envoie la quasi totalité de ses troupes à Amulius qui prend donc le commandement de la légion romaine.

Décision immédiatement entérinée par le sénat.

La légion n'est pas au complet mais les auxiliaires permettent de combler les manques et l'armée ennemie n'est pas à effectifs complets non plus.

Amulius descend donc vers l'armée syracusienne.

Ainsi, la guerre de Syracuse va commencer, elle va se dérouler en 2 temps et mettre Rome au bord de la ruine financière.

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Hiver 475 (-278 av JC)

La guerre est donc déclarée au royaume de Syracuse, elle commence en Italie non loin de l'embouchure de la rivière Agri dans la province de Bruttium.

Bataille de l'Agri

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Forces en présence:

Légion romaine

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Armée syracusienne

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Amulius décide d'attaquer les syracusiens de nuit où il est à l'aise.

Il dispose la légion de façon classique et fait avancer ses cohortes vers l'ennemi.

Il repère assez rapidement face à son aile droite des rochers qui risquent de bloquer ses troupes.

Il décide d'envoyer l'aile droite de l'autre coté de ses rochers pendant que la droite du reste de la ligne centrale s'appuiera dessus.

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A peine le mouvement est-il exécuté que l'aile droite romaine est assaillie par un Militia hoplite et surtout l'élite

de l'infanterie de Sicile: les hoplites de Syracuse.

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Les hoplites de Syracuse chargent les Hastati qui répliquent à coups de pilums

Les tirailleurs oscans et les auxiliaires italiens tentent alors de passer derrière les troupes ennemies qui attaquent.

Mais dans ce cas, il faut fixer l'ennemi.

Amulius donne l'ordre à la ligne principale des Hastati de charger le gros de l'armée ennemie.

Amulius réalise soudain que les oscans et les italiens sont eux-même menacés par la garde montée du général ennemi.

Effectivement, ces derniers se rapprochent des troupes légères alliées.

Amulius emmène à toute vitesse ses cavaliers, parvient à s'engouffrer par l'espace libéré entre la ligne de front principale et les rochers et intercepte les cavaliers ennemis.

Un Triarii court à toute jambe pour le soutenir car Amulius est rapidement dépassé par le nombre.

Il doit même rompre un moment pour donner un peu de temps aux Triarii d'arriver.

L'ennemi a vu la manœuvre et tente d'arrêter les Triarii avec une unité de Militia hoplite de réserve.

Cette manœuvre est elle même contrée par le Princeps de réserve qui stoppe les syracusiens.

Plus à l'arrière, les Equites de l'aile droite romaine ont fait reculer les peltasts légers ennemis et les engagent.

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Le plan fonctionne.

Après son repli, Amulius se retourne contre la cavalerie syracusienne et avec les Triarii cette fois.

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Les auxiliaires italiens* arrivent alors et prennent la garde montée du général ennemi en étau.

Le général ennemi est tué par Amulius lui-même et sa garde s'enfuit.

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Pendant ce temps, l'aile gauche romaine qui était restée plutôt sage jusqu'à présent commence à passer par derrière l'armée ennemie après que la dernière cavalerie syracusienne ait été mise en déroute.

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Derrière l'aile droite romaine, les tirailleurs oscans peuvent enfin lancer leurs javelots dans le dos des hoplites

de Syracuse.

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Au centre du combat, les Hastati doivent lutter férocement contre hoplites de Syracuse et de Sicilia.

Heureusement, l'aile gauche romaine est dans le dos de l'ennemi.

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Le second tirailleur oscan ainsi que les Vélites lance à son tour.

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Vélites au premier plan, tirailleurs oscans au second

Puis c'est la charge générale.

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L'armée ennemie déroute en entier.

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Victoire mais pas si bon marché que ça vue la supériorité numérique romaine.

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Commentaires: les hoplites de Syracuse et de Sicile sont dangereux, il faudra y prendre garde.

* Contrairement aux Vélites ou aux tirailleurs oscans, les italiens sont armés de piques et non de glaives;

ces unités ont donc des capacités anti-cavalerie ce qui est bien pratique quand on s'enfonce dans les arrières de l'ennemi.

Il faut souvent penser à faire un mélange des genres entre tirailleurs: une unité tirailleur anti-cavalerie (italiens, illyriens, grecs) + une unité tirailleur anti-infanterie/bonus forestier (Vélites, Oscans, Falcata, peltasts).

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An 475 (-278 av JC)

La victoire romaine de l'Agri permet à Amulius et de mettre le siège devant la capitale de la province, Croton.

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Le morceau est hélas trop gros pour un assaut direct, il va falloir attendre.

An 476 (-277 av JC)

Une escadre de birème en provenance de Ostie (Rome) arrive à Tarente après avoir réussi l'exploit d'échapper aux flottes

syracusiennes et aux pirates en particulier durant le passage du dangereux détroit de Messana.

Une ambassade est immédiatement envoyée à Apollonia, la capitale de l'Epire de l'autre coté de l'Adriatique.

Le royaume d'Epire prend acte de la perte de Tarente et accepte sans trop de contraintes de rétablir des relations

commerciales avec la république.

Celle-ci décide alors d'investir dans la construction d'installations portuaires de commerce dans tous les ports romains

de l'Adriatique. L'investissement financier devrait commencer à être rentabilisé dans une petite dizaine d'années.

Durant l'hiver, une ambassade syracusienne débarque dans le sud de l'Italie et demande la paix qui est aussitôt refusée.

Mais si les syracusiens peuvent débarquer une ambassade, cela signifie qu'ils peuvent aussi débarquer des troupes.

Rome envoie de nouveaux renforts à Amulius qui peut alors reconstituer entièrement sa légion.

An 478 (-275 av JC)

La garnison de Croton commence à s'affaiblir et les romains ont bon espoir que la ville ne tombe bientôt quand un message alarmant arrive en provenance de Sicilia.

Notre ambassade signale qu'une armée syracusienne vient d'embarquer à bord d'une escadre de trirèmes dans le port de Catana: destination inconnue.

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Le général Oppius Plancus, qui vient d'épouser la petite fille du pro-consul Tibérius et qui commande une vexillation

légionnaire (détachement, probablement noyau d'une future seconde légion) vient se placer aux cotés de la légion d'Amulius en renforts.

A la fin de l'été, ce que Rome craignait se produit.

L'armée de secours syracusienne débarque au sud de Croton et engage les assiégeants en contournant la ville par l'est.

Pour Amulius, il n'est pas question de céder, tout le bénéfice du siège serait perdu.

L'armée romaine va devoir se battre.

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