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ROME NE S'EST PAS FAITE EN UN JOUR (RTW)

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Hiver 558 (-195 av JC)


"Allons, allons, messieurs, un peu de silence, je vous prie, on ne s'entend plus!!" s'exprime ainsi le vénérable

Justus Antalia dont l’ouïe s'est gravement détériorée avec l'âge.

 

Le sénat se calme un peu, les débats sur les différentes options stratégiques sont houleux.

 

En fait, la diminution des attaques barbares sur la frontière nord observées depuis quelques années a permis à Rome

de reconstituer d'importantes réserves militaires, aussi bien en Gaule-Cisalpine qu'en Ibérie et même pour les

légions de l'est avec l'envoi des anciennes cohortes d'Hastati et de Princeps en Illyria et Macédonia.

Du coup, la démographie romaine remonte et le sénat envisage sérieusement la formation de 2 nouvelles légions ce qui ouvre de nouvelles perspectives offensives.

 

Le problème, c'est que les sénateurs se chamaillent pour savoir dans quelle direction aller.

 

Bien qu'intéressante, la proposition du sénateur Valérius Gallio du parti d'Antalia n'a pas encore été retenue.
Il s'agissait de prendre l'offensive au nord, de traverser les Alpes vers la Gaule-Transalpine et de conquérir les provinces maritimes de la Gaule.
Il y avait certes certains avantages: à terme, la flotte gauloise était éliminée de la Méditerranée, l'ennemi

perdait le soutien d'importantes tribus du sud et cela faisait presque un pont terrestre pour l'envoi de renforts vers l'Ibérie.

 

Cela dit, le projet rencontre de sérieuses oppositions dont celle du chef de faction lui-même, Appius Maxentius.
Ce dernier fait remarquer que sur le plan stratégique, cette option n'apporte pas de réels soulagements aux romains, bien au contraire.


La frontière à défendre serait nettement plus étendue que celle actuelle de Gaule-Cisalpine et de Liguria, cette

dernière constituant au fond une position défensive forte et regroupée comme à Ivréa et où les légions peuvent s'épauler mutuellement.
Partir vers l'ouest jusqu'à la Narbonensis revient à accepter un très fort étirement de la frontière avec des légions nettement plus dispersées.


De plus, Appius fait remarquer que la capture de la Narbonensis mettrait Rome directement en contact avec le

royaume ennemi de Numantia ce que le sénat veut justement éviter à tout prix en Ibérie.


Enfin, la région d'Ilergetes est maintenant aux mains des Celtibères ce qui constitue un certain obstacle à l'envoi de renforts en Ibérie par cette voie.

 

 

De son côté, le sénateur Lentus Macrinus, dans la ligne de son prédécesseur Arius Dullius décédé (ouf!!) depuis

maintenant 2 ans (et que personne ou presque n'a pleuré), voudrait attaquer en Ibérie et conquérir la péninsule

toute entière et en particulier ses précieuses mines d'or et d'argent.
Certes, à terme, le bénéfice pour Rome serait considérable.

 

Le problème, c'est que pour arriver à un tel résultat, Rome devrait multiplier le nombre de ses ennemis dans cette

région. Il y aurait Carthage et ses puissantes armées, le royaume des Celtibères et celui de Numantia.
Sans parler des difficultés de maintien de l'ordre dans les futures provinces à conquérir et celles déjà conquises.


De plus, cela irait à l'encontre de la politique menée par Rome dans cette région depuis le début des opérations, à

savoir une politique d'équilibre des forces, politique qui est d'ailleurs en train de réussir.


Cela dit, une fois les 2 nouvelles provinces ibériques pacifiées (mais cela prendra encore du temps), Rome

disposera d'une solide tête de pont par là et pourra envisager alors d'aller plus loin.

 

 

Non, en fait, selon Appius Maxentius, il n'y a qu'un seul projet qui apportera un soulagement aux romains: au lieu

de multiplier ses ennemis, il faut se concentrer sur le principal et le plus dangereux que Rome a actuellement.

 

Le sénateur Attius Dolabella se fait le porte-parole du parti d'Appius Maxentius:


"Messieurs, depuis maintenant plus de 10 ans, nos armées combattent en Ibérie un ennemi redoutable qui puise son

énergie et sa force de la profondeur de l'Afrique et de ses échanges commerciaux trans-méditerranéens.
Carthage, la cité maléfique, envoie chaque jour contre nous ses troupes d'élite, ses infanteries de Ba'al, ses

éléphants, ses redoutables Décères et Quinquérèmes de combat qui pillent nos côtes et interrompent nos trafics.
Je vous le dit clairement, ici, devant cette noble assemblée: il n'y a qu'une seule chose à faire: il faut détruire Carthage!!
Que cette ville ne menace plus jamais nos citoyens et notre hégémonie!!
Je le répète, il faut détruire Carthage!!"

 

L'assemblée est en partie emportée par le discours du sénateur car la haine est grande envers Carthage, cette

civilisation orientale et perfide; mais certains se posent tout de même des questions.


Le sénateur Valérius Gallio, dauphin de Justus Antalia prend alors la parole:
"Sénateurs, chers collègues, je ne suis pas hostile à priori à ce projet qui me semble sensé.
Toutefois, j'aimerais bien que notre cher consul Appius Maxentius, ici présent, nous en dise davantage.
Quelle est sa stratégie une fois débarquée en Afrique et surtout, comment compte-t-il neutraliser la menace numide

et parvenir à laisser le royaume des Ptolémées en dehors de cette affaire?
Car je ne vous apprendrai rien en vous disant que Carthage et le royaume ptolémaïque ont des frontières communes?

 

"Et il les garderont!!" intervient alors le chef de faction, Appius Maxentius.

 

Appius se met à expliquer son plan:


"L'objectif principal est de s'emparer de Carthage ce qui privera l'ennemi de la possibilité de lever des troupes d'élite et de grosses galères.
Au mieux, pourrons nous peut-être descendre jusqu'à Thapsus si tout se passe bien mais surtout pas plus loin, pour éviter tout contact avec les Ptolémés justement.
Ensuite, nous progresserons vers l'ouest, en longeant la côte.
Ainsi, nous affaiblirons la république carthaginoise jusqu'à ce qu'elle ne représente plus aucun danger pour nous.
Par contre, je pense qu'il ne faudra pas non plus trop l'affaiblir sinon elle succomberait aux coups des peuples

barbares d'Ibérie ce qui ne serait pas à notre avantage"

 

"Longer la côte, dis-tu?
Mais alors, nous risquons de nous faire attaquer sur notre flanc par les numides et les peuples du désert?"

 

"Oui, c'est un risque important et il nous faudra composer avec.
Cela dit, je pense que c'est un risque moindre que celui d'entrer en guerre à la fois contre les Celtibères et les Numantiens.
Et les peuples côtiers du nord de l'Afrique sont plus civilisés que ceux des contrées profondes d'Ibérie, cela devrait nous faciliter la tâche"

 

"Combien de légions seront-elles nécessaires pour un tel débarquement?" intervient à son tour Justus Antalia.

 

"3! Les 13ième et 14ième que nous allons bientôt créer et ..."

 

"La tienne je suppose" reprend Justus.

 

"Non, je pense qu'il est préférable que je reste au nord avec la 4ième pour garantir la sécurité de la République.
La 3ième Légion de mon neveu Décius Maxentius pourra faire l'affaire.
Décius serait alors nommé consul et chef des opérations militaires en Afrique"

 

"Il nous faut une flotte je suppose"

 

"Oui, mais si je ne me trompe pas, les escadres des amiraux Gaius et Gaius remportent succès sur succès et commencent à descendre vers le sud"

 

"Dans combien de temps pourrions nous attaquer?"

 

"Dès que les nouvelles légions seront fin prêtes et dès que notre flotte maitrisera les eaux au sud de la Sicilia.
Peut-être d'ici 3 ou 4 ans?!"

 

Justus continue:


"Donc si j'ai bien compris, 3 légions opéreront en Afrique tandis que 4 légions resteront en Ibérie?!"

 

Appius reprend la parole:


"Les 3 légions prévues pour débarquer en Afrique seront suffisantes dans un premier temps bien que je doive

admettre que nous n'avons aucune idée des effectifs carthaginois dans et autour de Carthage.
Mais dès que nous nous étendrons davantage par là, il faudra étoffer nos effectifs à cause de l'extension du front

et des attaques possibles venant du Sahara ou de la région de l'Atlas.
Je pense alors que l'on pourra retirer la 2ième Légion d'Ibérie, Ibérie qui sera probablement devenue plus calme

suite à l'ouverture d'un second front pour Carthage.
Donc, en conclusion, ..."

 

Appius est alors interrompu par un brouhaha de plus en plus dense derrière lui, il se retourne et découvre

plusieurs sénateurs très agités regroupés autour de Julianus Gaetulicus apparemment.

 

Justus Antalia tente de remettre de l'ordre dans l'assemblée:


"Mais enfin messieurs, faites silence, on n'est pas au forum ici?!!"


Se lève alors le vieillissant Julianus Gaetulicus; il est blanc comme neige, l'air totalement décomposé.
Il lève la main pour prendre la parole.

 

Justus fait taire l'assemblée:


"Parle, Julianus, que se passe-t-il?"

 

D'une voix chevrotante et pleine d'émotion, Julianus ouvre la bouche:


"Messieurs, je viens d'apprendre une terrible nouvelle, j'en suis tout retourné ..."

 

"... notre flotte de Sicilia, celle-là même commandée par notre grand amiral Gaius, a été totalement détruite par

une escadre carthaginoise au large de la Sicilia Boreus il y a de cela 6 jours.
Nous n'avons plus aucune flotte de combat en mer Tyrrhénienne, c'est une catastrophe!"

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Le coup tombe comme la lame d'une guillotine: le sénat est pétrifié.
Il a fallu des années pour constituer une telle flotte et beaucoup d'argent.


Plusieurs minutes passent avant que Appius Maxentius ne pose une question:


"Comment as-tu appris la nouvelle, Julianus?"

 

"Une de nos birèmes a échappé au massacre et vient de rentrer à Ostie il y a quelques heures. On vient juste de m'en informer.
Il paraîtrait que notre flotte se soit fait surprendre par 2 escadres de trirèmes et de Décères alors qu'elle remontait vers le nord après sa victoire au large de Panormus"

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Les mortelles Décères de Carthage


Appius fait une pause, se rassoit dans un silence pesant, prend sa respiration et se relève:

 

"Sénateurs, nous sommes des romains et à la guerre, il y a des aléas.
Ne vous laissez pas abattre par cette contrariété et ayez les yeux fixé sur le but à atteindre.
Nous venons de subir un grave revers naval. Ok, c'est un fait.


Et bien, nous allons recommencer!
Messieurs, nos réserves financières sont larges.


Alors, nous allons faire un effort.
Contrairement à la situation d'il y a 15 ans, nous aurons bientôt 4 ports en mer Egée capable de construire des trirèmes et 3 en Sicilia.
Nous allons donc lancer un vaste programme de construction navale avec tous nos arsenaux disponibles, cela va nous

coûter cher mais quand la victoire sera notre en Afrique, et ça, je vous le garantis, notre investissement sera

largement compensé et nous remercierons les dieux de nous avoir poussé dans nos retranchements et de nous avoir permis de vaincre.
Tout cela, nous le faisons pour nous, pour le peuple de Rome et la gloire de notre cité!!"


La harangue d'Appius fait de l'effet.
Le moral remonte dans l'assemblée.
Contre toute attente, même le sénateur Lentus Macrinus appuie la thèse d'Appius et vote les pleins crédits pour une grande marine de guerre et 2 nouvelles légions.

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Printemps 559 (-194 av JC)


Une réunion d'état-major rassemble les chefs des 3 légions qui gardent l'ouest de la Taraconensis.
En l'absence provisoire de Kaeso Maxentius dont l'armée est trop éloignée en Carpetani, Décius Maxentius, héritier de faction, préside la réunion.

 

La situation est simple:
le général carthaginois Ashtartyaton Lixus que Décius avait rencontré il y a presque 3 ans en plein milieu de

l'Hispania mais qui était parvenu à s'échapper, est devenu le nouveau gouverneur de la Baetica.


Contrairement à son prédécesseur, il lance ses armées de façon agressive dans toute la province de Baetica mais surtout en direction de la Taraconensis.
3 armées se dirigent vers le fort occidental de Taraconensis tandis qu'une autre est entrée par le sud-ouest.
Les romains doivent réagir.

 

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Secrètement, Decius est plutôt satisfait.
Les ordres émanant de Rome étaient d'attaquer Carthage en Baetica mais sans s'emparer de Corduba.
Opération qui promettait d'être particulièrement délicate avec toutes les armées puniques concentrées au même endroit.


Mais maintenant que les armées ennemies sont quelques peu éparpillées, cela devrait être un peu plus facile.

Le plan de Décius est le suivant: 3 armées ennemies stationnent non loin du fort d'Ecija. Elles s'épaulent mutuellement.
Mais si celle qui se trouve au milieu est détruite, les 2 autres ne pourront plus s'épauler.

 

Lucius Aurélianus qui est le nouveau commandant de la 2ième Légion se voit assigné cette tâche.
A lui de frapper et de détruire l'armée au centre.
Une fois que ce sera réalisé, la 3ième Légion pourra attaquer l'armée du sud et ensuite, l'armée stationnée au nord sera seule à faire face à 2 légions.


Si quelque chose tournait mal, la 7ième Légion de Quintus Messala un peu en arrière servira de réserve.

 

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Plan d'attaque de Décius

 

La 2ième Légion quitte donc la Taraconensis et entre en Baetica.
Elle prend par surprise les carthaginois placés en position centrale en les attaquant de nuit.
Les autres armées ne sont pas au courant et ne peuvent intervenir.

 

 


Bataille de Penaflor


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Forces en présence:

2ième Légion romaine
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Armée carthaginoise
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Le champ de bataille est légèrement vallonné, surtout à gauche.
A droite se trouve un bois assez important.

Lucius a placé ses auxiliaires en avant et en formation dispersée.

 

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L'armée ennemie a d’abord un mouvement d'attaque.
La légion immobile est prête à les recevoir mais les crétois ouvrent le feu d'une position plus élevée et le général ennemi se ravise et fait stopper puis reculer ses troupes.

 

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Après un petit moment d'attente, Lucius donne ses ordres:

"SIGNA INFERRE!!


Lucius a repéré les éléphants de l'ennemi, ils sont au loin, en face de son aile gauche mais assez décalé quand même.


Du coup, tout en faisant avancer la légion, Lucius envoie la plupart de ses auxiliaires vers sa gauche.
Seuls les Vélites restent à droite.

Lucius remarque alors que les éléphants se sont placés sur une petite hauteur, ce qui donne un avantage à leurs archers.
Il décide alors d'incurver son aile gauche de façon à ne pas s'approcher trop vite des pachydermes.

 

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La légion s'avance mais au pas; pas question de faire courir les troupes et d'arriver épuisé au contact.

 

Les carthaginois hésitent: tantôt ils avancent, tantôt ils reculent.


Toutefois, la distance se raccourcit entre les 2 armées et l'armée carthaginoise a finalement un peu reculé par rapport à sa position de départ.

 

Lucius repère alors le bataillon sacré de Ba'al: il se trouve face à l'aile droite, presque dans les bois.
Il envoie alors sa garde consulaire dans ce secteur.

C'est alors que les Samnites qui sont en position d'avant-garde à gauche commencent à subir le tir des archers montés sur le dos des pachydermes.

 

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Les pertes ne sont pas très lourdes mais Lucius décide d’accélérer le pas dans ce secteur car il semblerait que

les éléphants soient maintenant plutôt en contre-bas de la petite hauteur, cette dernière constituant une

position idéale aux tirailleurs pour arroser les grosses bêtes.

Les Samnites s'élancent en premier suivis des grecs et des oscans.

 

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La bataille commence à gauche, par les lancers de javelots des auxiliaires légers.

 

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Un groupe de Caetrati tout proche réplique: les Samnites subissent de sévères pertes puis ce sont les oscans qui sont visés.

 

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Les projectiles tombent en nombre sur les pachydermes et font du dégâts. Nombre d'éléphants sont fauchés.


Pendant ce temps là, les 2 armées sont presque arrivées au contact.

 

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Juste avant les premiers contacts, les pilums romains font des coupes sombres dans les effectifs puniques.

 

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La réplique carthaginoise est plus faible dans ce domaine; illyriens et Vélites subissent quelques tirs ainsi qu'une cohorte Hastati.

 

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Puis Décius lance son attaque.
L'aile droite romaine est lancée massivement contre l'aile gauche carthaginoise jugée plus molle par Lucius.

 

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Par contre, à gauche, les cohortes républicaines se mettent en défense face à la phalange des infanteries lourdes puniques.
Seule infanterie lourde vraiment sérieuse face à l'aile droite romaine, le bataillon sacré de Ba'al se lance dans la bataille et se heurte aux Consularii.

 

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A gauche, au loin, les derniers pachydermes sont tués par les javelots des illyriens.
La menace des éléphants est éliminée ce qui permet à la cavalerie aétolienne d'amorcer un mouvement de flanc.
Finalement, ça n'a pas été trop dur; par contre, à part les Vélites, les auxiliaires des romains n'ont plus un seul projectile.

 

A droite, la redoutable infanterie de Ba'al fait reculer les Consularii qui souffrent.
Lucius est obligé d'y envoyer ses Princeps de réserve en renforts.

 

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Maintenant que le gros des effectifs des 2 camps est engagé, Lucius décide de frapper le ventre mou de l'armée

ennemie: le centre, tenu par de faibles contingents de Caetrati ou d'infanterie du désert très affaiblis lors du

lancer de pilums au début.

Lucius charge dans le tas mais doit garder un oeil sur la puissante Caballeria Bela du général adverse qui n'est pas loin.

 

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"ALLEZ, FORCEZ LE PASSAGE" hurle Lucius pour encourager ses troupes,
"L'ENNEMI VA CRAQUER!!!!!!!!!!"

 

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Le combat est intense sur l'ensemble du front maintenant, les phalanges puniques étant maintenant entrées en

contact avec les cohortes républicaines de l'aile gauche.


Au centre, après une certaine résistance, les Caetrati qui font face à Lucius et un Hastati finissent par craquer et partent en déroute.

Quelques secondes plus tard, c'est un groupe d'infanteries du désert qui s'enfuit également.
Le trou au centre est béant.

Immédiatement, un Hastati est envoyé à gauche soutenir les cohortes républicaines tandis qu'un autre Hastati

suivi des Triarii se jette à droite. Lucius, prudemment, n'effectue qu'une poursuite limitée car la puissante

Caballeria Bela du général ennemi est toute proche.

 

Curieusement, ce dernier ne s'occupe pas du tout de son centre mais soutient et encourage ses troupes de l'aile

gauche, surtout constituée de Thureophoroi et d'infanterie du désert mais aussi de la puissante d'infanterie de Ba'al.
Puis il charge carrément sur une autre cohorte Hastati.

 

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Le choc est rude pour les légionnaires mais ils ont bon moral, Lucius est tout proche et les Triarii arrivent à la rescousse.
Le combat vire rapidement à l'usure où les romains ont plutôt l'avantage.

A une seule exception près toutefois: le bataillon sacré de Ba'al l'emporte légèrement sur les Consularii; heureusement que les Princeps sont là.


C'est alors que les Vélites qui se sont infiltrés derrière la ligne carthaginoise à la lisière du bois,

pilonnent les infanterie d'élite de Carthage dans le dos.
(Si j'avais été aux commandes de l'armée carthaginoise, j'aurais d'abord utilisé la Caballeria Bela pour

massacrer les Vélites avant de faire autre chose!!)

 

La première volée est insuffisant mais la seconde fait un carnage et l'élite carthaginoise qui combat depuis un bon moment s'effondre.

 

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La fuite des infanteries de Ba'al provoque la débandade d'autres troupes ennemies dans ce secteur mais pas toutes.

Lucius commence à effectuer un mouvement par l'arrière tandis que la Caballeria Bela se désengage une nouvelle fois puis contre-attaque.

 

Au loin, à gauche, derrière le gros combat opposant les meilleures infanteries des 2 camps, la cavalerie aétolienne,

après avoir mis en fuite un groupe de Caetrati avec l'aide des archers crétois, bataille ferme contre des numides qui résistent.

 

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A gauche, à nouveau, la Caballeria Bela se lance à nouveau à fond dans le chaudron pour soutenir ses dernières troupes vacillantes.

 

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Mais l'étau se resserre autour du général ennemi dont la garde est bientôt la seule à tenir. Lucius arrive au galop.
L'ennemi est proche de sa fin.

 

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Le courageux général carthaginois est totalement cerné au milieu du combat.

 

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Il meurt bravement, armes à la main!
Sa garde déroute, c'en est presque fini de l'aile gauche punique.

 

Lucius envoie alors une partie de ses troupes aller aider son aile gauche encore en combat.
Lui même part tout à droite dans les bois pour soutenir ses italiens et ses oscans aux prises avec quelques Thureophoroi et soldats du désert.

 

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Pendant ce temps là, dans la plaine, les combats durent.


Après la déroute des numides, les crétois ont pu se placer derrière les phalanges ennemies et font du mieux qu'ils peuvent pour les affaiblir.

 

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Quelques renforts de troupes épuisées arrivent petit à petit et étoffent les effectifs romains tandis que ceux des carthaginois diminuent.
L'ennemi est à bout.

 

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Finalement, les dernières résistances cèdent, la légion est victorieuse.


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Commentaires: j'ai remarqué qu'en défense, l'IA utilise généralement assez mal ses éléphants.
Par contre, ils ne peuvent plus faire "Run amok" comme avant et écraser leurs propres troupes.
Par contre, les miens, si (si j'en ai un jour)!!

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Printemps 559 (-194 av JC)


La 2ième Légion fait une halte pour récupérer et soigner ses blessés en attendant l'arrivée de quelques cohortes de renforts.

 

Puis elle remonte vers le nord et rencontre à Escorial une autre armée ennemie.
La bataille a lieu au même endroit que celle qui opposa la 3ième Légion à celle de Akbar Acholla il y a 2 ans.
Mais au lieu d'attaquer de l'est, l'armée romaine vient du sud.

 

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Seconde bataille d'Escorial

 

Forces en présence:

2ième Légion romaine
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Armée carthaginoise
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Lucius Aurelianus fait courir sa légion en avant pour sortir son aile droite des bois.

En face, les carthaginois arrivent à toute vitesse également et se font arroser sporadiquement par les crétois.

 

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La légion, auxiliaires en formation aérée en avant stoppe et a juste le temps de balancer ses pilums sur les premières formations ennemies.

 

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Mercenaires celtibères sous les tirs de pilums; illyriens au premier plan


Les carthaginois répliquent immédiatement. Illyriens, Hastati et Vélites dans les bois à droite sont particulièrement visés.

 

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Puis l'attaque commence au centre.

 

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L'aile gauche romaine est alors un peu en retrait.
Lucius la fait monter au pas de charge pour créer un petit espace de charge sur le flanc droit de l'attaque ennemie au centre.


Les auxiliaires grecs qui forment la première ligne de l'aile gauche romaine se prennent alors plusieurs séries

de volées de pilums et subissent de très lourdes pertes en quelques dizaines de secondes.
Stoïques sous les tirs, les grecs encaissent sans broncher, leur sacrifice permet d'épargner nombre de légionnaires.

 

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Fidèle à lui même, Lucius tente une première attaque de flanc, couvert sur son propre flanc gauche par la 6ième cohorte républicaine.
Le 2ième Princeps de réserve manœuvre à l'arrière pour succéder à Lucius qui se désengage rapidement.

 

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La plupart des pilums ennemis ayant été lancé, Lucius lance son aile gauche à l'attaque.

 

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Cette fois, la bataille commence à s'étendre sur l'ensemble du front, l'aile droite romaine dans les bois est

aussi engagée. Quant à la 5ième cohorte, elle est lancée en avant entre les 4ième et 6ième cohorte pour fixer

l'ennemi en même temps que les Aétoliens s'ébranlent.

 

En revanche, l'ennemi garde en réserve un certain nombre de troupes en son centre.

 

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Les Aétoliens se retournent et rentrent dans le tas à gauche.

 

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La charge est redoutable et emporte littéralement des 2 unités puniques d'un seul coup. Un très joli coup des auxiliaires de la légion!


La 4ième cohorte Hastati est immédiatement envoyée à la rescousse de la 5ième qui, trop avancée chez l'ennemi, subit de graves pertes.

 

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Tandis que l'ennemi manœuvre sur ses arrières, Lucius soutient son attaque au centre et à gauche en s'engageant

lui-même au combat. Il manœuvre, tente des charges courtes et encourage ses soldats.

 

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Pendant ce temps, à droite, les Vélites suivis des oscans, des illyriens et même des archers crétois opèrent un

mouvement de flanc. L'ennemi n'ayant pas de cavalerie, la manœuvre en elle-même n'est pas très risquée.

 

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En revanche, Lucius n'a pas pris pleinement conscience de la faiblesse de son aile droite dont la ligne s'amincit de façon inquiétante.
Il est trop tard pour annuler le mouvement des auxiliaires légers quand il s'en rend compte; il ne peut que

placer les Samnites en réserve dans les bois au cas où.

 

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Les carthaginois commencent alors à percer la ligne romaine dans ce coin ce qui force Lucius à engager sa 3ième

cohorte de Princeps de réserve au secours de la 9ième cohorte Hastati de plus en plus dépassée par le nombre.

 

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Tout à gauche, Lucius a changé d'avis. Il lance sa première cohorte républicaine en première ligne pour soutenir

la 5ième Hastati et dans le même temps, désengage la 4ième Hastati pour amorcer un mouvement de pince vers

l'arrière centre adverse. Il a parfois l'impression que certaines unités puniques veulent se sauver.

 

Dans le même temps, les auxiliaires légers qui se rapprochent des réserves ennemies au centre constituent

l'autre branche de la pince. Mais trop faibles pour engager les puissantes infanteries lourdes ennemis, ils se

contentent seulement de les cribler à distance.

 

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L'ennemi ne sait pas bien réagir au mouvement des troupes romaines.
Au lieu d'attaquer de façon résolue et de chasser les troupes légères romaines sur leur gauche, les unités

carthaginoises lourdes hésitent et effectuent de manœuvres contradictoires.
Ce qui fait gagner du temps aux romains.

 

Du coup, la 4ième cohorte Hastati arrive enfin au contact de la garde de Scutari du général adverse.

 

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Les infanteries lourdes en phalange se mettent enfin en branle mais c'est déjà bien tard.


Lucius, aidé des Aétoliens, fait le pressing maximum, l'ennemi est en train de fléchir.

 

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Tandis qu'elle combat la 4ième cohorte Hastati, les Scutari de la garde se prennent une violente volée de javelots des illyriens.
Quant aux Vélites et aux oscans, ils ont chargé l'aile gauche ennemie par derrière.
Dans ce coin là, la situation se renverse d'un seul coup du tout au tout, ce sont les troupes puniques qui menace de dérouter maintenant.

 

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Les 2 phalanges carthaginoises (l'une d'elle a été très amoindrie par les tirs des Vélites et des Oscans)

entrent en contact avec la ligne de front maintenant mais c'est quasiment trop tard, d'autant que de loin, les

archers crétois les arrosent dans leur dos.

 

Les Scutari attaqués concentriquement par les Hastati, les illyriens et les grecs ont le moral à zéro et se débandent.

 

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2 minutes plus tard, poursuivis par les quelques grecs restants, le général ennemi est tué.

En dépit d'une certaine résistance, le reste de la phalange ne tarde pas à dérouter et une longue poursuite commence.


La 2ième Légion remporte sa seconde victoire en quelques semaines et malgré de sérieuses pertes, Lucius est acclamé par ses troupes, il est courageux et compétent.


La 2ième Légion est de nouveau entre de bonnes mains.

 

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Printemps 559 (-194 av JC)


C'est au tour de la 3ième Légion d'entrer en jeu.
La 3ième armée carthaginoise est aussi la plus puissante des 3. La 3ième Légion de Décius Maxentius l'attaque juste à l'ouest du fort d'Ecija.

 


Bataille d'Ecija


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Forces en présence:

3ième Légion romaine
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Armée carthaginoise
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La position de départ de la légion n'est franchement pas idéale.
Une bonne partie de l'aile gauche se touche au fond d'un fort encaissement.

Décius ordonne de courir en avant pour réduire le différentiel de hauteur avec l'armée ennemie qui possède un net avantage dans ce domaine.

 

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Très vite, les choses se gâtent.
Les puniques avancent très vite eux aussi vers la légion et l'avant-garde romaine se trouve prise sous des volées de flèches particulièrement soutenues.

 

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Décius fonce sur les archers phéniciens pour les faire fuir et les forcer à stopper leur tir.
Il repère à sa gauche tout un groupe d'éléphants qui descend lentement dans le bois.

 

Pendant ce temps, les Vélites et Oscans en avant-garde de l'aile droite romaine commence à sortir du second bois.

 

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Décius réalise alors que son aile gauche dans le creux ne pourra pas monter assez vite.
Sa position actuelle est vraiment très mauvaise.


Décius lui ordonne alors de se replier pour s'incurver et surtout pour retrouver une certaine hauteur.

 

Les soldats s'exécutent mais dans de très mauvaises conditions: canardés dans le dos par les 72 archers juchés sur les

pachydermes, un régiment de grecs subit de très sévères pertes lors de sa remontée.

 

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L'armée ennemie se révèle en fait particulièrement agressive, surtout à droite.
Tandis que Décius et sa garde forcent les archers à un repli derrière la phalange punique, la Bela cavalerie charge les

tirailleurs oscans qui doivent trouver refuge dans le bois.

 

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Décius en pointe avancée mais prenant bien garde aux sarisses carthaginoises remarque soudainement qu'il est visé par un groupe de Caetrati.
Il décroche fissa et parvient à esquiver le gros des pilums adverses mais se prend une nouvelle volée de flèches des

phéniciens qui n'ont pas perdu une minute pour reprendre leurs tirs.
Plusieurs cavaliers sont fauchés puis les archers ennemis changent de cible et commencent à arroser un peu tout le monde.

 

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A droite, les oscans ont réussi de justesse à passer derrière les italiens avant que la Bela cavalerie ne les rattrape. Cette dernière est stoppée dans les bois.

 

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A gauche, même si le repli des auxiliaires grecs fût coûteux en terme de pertes, c'était une bonne chose.
Ce sont les éléphants maintenant qui sont dans le creux et qui se prennent des centaines de javelots.

 

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Les archers phéniciens sont décidément très pénibles, ils tirent sans discontinuer sur les romains et Décius enrage car il ne peut rien faire.
Tout juste ordonne-t-il aux crétois d'effectuer un contre-tir sur eux.

 

L'armée punique, décidément bien agressive, se concentre au centre mais surtout contre l'aile droite romaine.
Décius vient de réaliser que l'ennemi a beaucoup de cavalerie et qu'elles sont toutes concentrées à droite justement.
Il active les Triarii qui sont beaucoup trop à gauche.

 

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La Bela cavalerie a rompu son engagement à droite avec les italiens mais Décius se rend compte alors avec horreur que

ces derniers sont visés par l'un des 2 bataillons sacrés de Ba'al.
Vite, il ordonne aux italiens de repartir à toutes jambes dans les bois tandis qu'une partie de l'aile droite s'incurve également.

 

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Comme à gauche en début de bataille, le repli tactique des italiens se fait dans les pires conditions: Décius n'avait

pas du tout vu dans les bois un régiment entier de cavaliers numides qui pilonnent les italiens dans le dos.

 

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Plusieurs rangs d'italiens sont fauchés avant qu'ils puissent se rétablir.

La charge est d'ailleurs quasi générale dans ce secteur; juste à coté, la 9ième cohorte Hastati est puissamment chargée

par une Caballeria Bela que les Triarii stoppent in extremis.

 

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Et au centre, ce sont les grecs qui en prennent plein la tronche!!!

 

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A l'extrême droite, les italiens affaiblis se sont à peine remis en place dans les bois que tels des Spartiates, les soldats d'élite de Ba'al se jettent sur eux.

 

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La bataille est super chaude et rythmée.

 

A l'autre extrême, les 2 autres régiments d'auxiliaires grecs n'ont plus de projectiles et se sont engagés au corps à

corps contre les pachydermes. Des soldats sont projetés en l'air.

 

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Retour à l'extrême droite où les italiens sont réduits en charpie par l'infanterie de Ba'al.


Décius appelle alors ses 2 gardes consulaires qui se placent en réserve derrière les italiens. Décius hurle aux

italiens de se battre jusqu'à la mort: il lancera ses réserves quand les puniques seront fatigués.

 

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C'est alors que les cavaliers numides, tirant au dessus de la zone de combat, lancent leurs javelots sur les Consularii.

 

Décius réagit immédiatement en demandant une mission de sacrifie aux Oscans.
Ces derniers, toujours en formation dispersée, se placent à coté.

Le plan fonctionne, les cavaliers numides redirigent leurs tirs sur les Oscans qui encaissent lourdement.

 

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Soudain, un cri à droite: un légionnaire a aperçu d'autres cavaliers tentant de prendre la légion à revers.

Les oscans entendent alors un grondement de sabots de plus en plus lourd se rapprocher.
Déboulant totalement par surprise de derrière les cavaliers numides, la puissante Caballeria Bela fonce sur les faibles

oscans, pas du tout équipés pour combattre la cavalerie et pire encore, en formation espacée.

 

Décius qui est à ce moment tout occupé à commencer à exploiter un trou au centre du dispositif ennemi (pour envoyer son

premier tribun chasser les archers ennemis) ne réalise pas tout de suite.

 

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Ou plutôt, quand il réalise, c'est déjà trop tard.

La Caballeria Bela percute de plein fouet et piétine les oscans tel un éléphant un champ de pâquerettes.

 

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Horrifié, Décius galope vers la forêt tout en rameutant tout ce qu'il peut (Triarii, légionnaire de réserve, grecs) pour sauver les oscans.

Sans espoir hélas, les oscans massacrés ont tenu quelques secondes puis s'enfuient, ils avaient encore tous leurs javelots.

 

La Caballeria Bela ne poursuit pas longtemps et remonte alors vers l'arrière de la légion.


Mais Triarii et légionnaires sont là maintenant.

 

Seule bonne nouvelle: Kaeso, le premier tribun de Décius a réussi sa percée au centre.
Un Hastati s'y engouffre tandis que lui-même engage une longue poursuite des archers phéniciens: ces derniers cessent enfin leurs tirs, définitivement cette fois.

 

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Retour à gauche où les 2 groupes de grecs ont réussi à battre le premier groupe d'éléphants mais voilà que le second arrive.
Les Vélites, couverts par les grecs, sont arrivés en renforts et balancent tout ce qu'ils ont sur les grosses bêtes.

 

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Pendant ce temps, au centre, c'est le choc des infanteries lourdes où les romains sont généralement bons.

 

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C'est alors et de façon assez inattendue que le général ennemi, pourtant tout proche des ses infanteries d'élite se fait tuer par le reste d'italiens.

 

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L'armée ennemie continue pourtant le combat sans broncher, apparemment.

 

La Caballeria Bela en arrière ne pouvant lutter efficacement contre les Triarii et les grecs au milieu du bois, Décius

se sent rassuré pour ses arrières et se met en formation en colonne pour passer dans le trou au centre de l'armée ennemie.

Les crétois, en formation identique lui emboitent le pas.

 

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Au loin, sur les arrières de la légion, Triarii et auxiliaires grecs ont repoussé la Caballeria Bela en dehors du bois

tandis que les cavaliers numides, sans munitions désormais, virevoltent tout autour.

 

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A droite, un second groupe d'infanterie de Ba'al est arrivé en combat.
Cette fois, pour les quelques italiens, c'est trop.

Mais Décius active ses 2 gardes consulaires qui sont jetés dans la fournaise.

 

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Le combat va durer.


Sur toute la ligne, les pertes dans les 2 camps sont très lourdes. Les italiens sont anéantis jusqu'au dernier.

 

Mais Décius et Kaeso qui en a fini avec les archers phéniciens commencent à charger dans le dos des unités ennemies.

 

A gauche, après un dur combat avec les grecs et les Vélites qui ont été plutôt efficaces avec leurs javelots, le second

groupe d'éléphants est vaincu dans les bois.

A droite, les Consularii parviennent à tenir contre les infanteries de Ba'al même si le sénateur Hirtius est tué dans les combats.

Les crétois commencent à arroser les carthaginois de traits enflammés et les premières déroutes ont lieu.

 

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La bataille se parsème en morceaux et le gros de l'armée ennemie se délite progressivement.

 

Les derniers carrés puniques se battent courageusement à droite contre les Consularii et des Hastati.

 

C'est alors qu'une masse de cavaliers déboule de la forêt en plein milieu des combats:
ce sont les cavaliers numides, qui, épuisés et paniqués sous les tirs incendiaires déroutent à leur tour.
Ils passent en plein dans la mêlée et subissent nombre de pertes.

 

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Décius rassemble alors ses troupes épuisés et procède à l'encerclement des dernières formations ennemies.
Ces dernières craquent alors, la bataille est gagnée.

 

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La 3ième Légion est finalement victorieuse, Décius est satisfait; ce fut ardu et sanglant et à la mesure de la valeur d'une légion romaine.

 

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Commentaires: une super bataille exécutée de façon effrénée par les 2 camps: des combats multiples et variés, des

surprises, une topographie et un environnement riche et intéressant, de lourdes pertes pour les romains malgré la

victoire, que demander de plus!!?
Plus de 10 ans après sa sortie, ce jeu reste une tuerie!

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Il y a 3 heures, rominet a dit :

Plus de 10 ans après sa sortie, ce jeu reste une tuerie!

 

@rominet ouais enfin c'est surtout grâce aux mods que ce jeu est excellent car quand je vois les unités de base (carthaginoises surtout) -_- j'ai envie de prendre un lance flamme et d'aller cramer CA. heureusement que les mods sont la pour pallier aux carences du jeu de base

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Il y a 21 heures, floflo0463 a dit :

 

@rominet ouais enfin c'est surtout grâce aux mods que ce jeu est excellent car quand je vois les unités de base (carthaginoises surtout) -_- j'ai envie de prendre un lance flamme et d'aller cramer CA. heureusement que les mods sont la pour pallier aux carences du jeu de base

Tu parles à un converti.

Si je n'avais pas "moddé" ce jeu, je n'y jouerais plus depuis un bail et il n'y aurait pas d'AAR.

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Eté 559 (-194 av JC)


Le gros du travail est fait, du moins à l'ouest du fort d'Ecija.
Mais il reste un petit souci plus au sud où des carthaginois se sont infiltrés.

La 7ième Légion de Quintus Messalla intercepte l'armée ennemie dans la grande plaine de Jaen.

 


Bataille de la plaine de Jaen


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Forces en présence:

7ième Légion romaine
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Armée carthaginoise
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Les carthaginois ne sont pas en surnombre pour une fois, ça ne devrait pas être trop dur.

Toutefois, ils disposent de nombreux tireurs à distance, des frondeurs surtout.
Quintus le sait et fait inédit dans l'histoire romaine, a placé la totalité de l'infanterie de la

légion en formation dispersée: la ligne de la légion s'étend sur des stades.

 

Par contre, l'ennemi ne dispose pas de cavalerie ce qui est problématique pour protéger des tireurs peu résistants.
Quintus a bien l'intention de profiter de son avantage dans ce domaine.


Il a placé ses Equites à droite.
Son premier tribun et lui-même iront plutôt vers la gauche.

 

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La légion avance lentement, Quintis sait qu'il vaut mieux arriver reposé face à l'ennemi.

C'est alors que s'abattent sur les Vélites placés en avant-garde des volées successives de balles de frondes meurtrières.

 

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"VIIIITE, A L'ASSAUT!!!" hurle Quintus tandis que la légion accélère le pas.

 

Tout le monde en prend plein la tronche, les coups des frondeurs se perdant au delà de la ligne des Vélites.


Puis arrivés à plus courte distance, les javelots des numides s'y ajoutent.

 

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La légion au pas de course se rapproche, les Vélites sont décimés mais d'autres formations comme les

auxiliaires grecs et les Falcata ont aussi de sérieuses pertes.

 

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A droite, il n'y a pas d'infanterie légère pour couvrir les Hastati. Ils ont à peine lancé qu'ils se

prennent une volée complète de pilums des Caetrati.

 

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A gauche et au centre, une seconde unité de Caetrati balance tout ce qu'elle a sur les restes des Vélites.

 

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Mais les romains commencent à répliquer à coups de pilums essentiellement.

 

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Et c'est parti pour le corps à corps, on va s'expliquer à la main, bande de sagoins!!!

 

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Pendant que l'infanterie romaine entre en contact avec la ligne carthaginoise, les Equites qui ont

fait un long crochet par la droite reviennent et chargent les frondeurs; ils vont payer leur vilénie!
Les tireurs de l'armée carthaginoise commencent à se taire.

 

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De l'autre coté, même topo: les Caetrati sont pris en sandwich entre la 4ième cohorte Hastati et les

cavaleries de Quintus et de son premier tribun.

 

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Le contact est maintenant presque établi sur toute la ligne.
Et la situation s'est inversé: les frondeurs carthaginois derrière la protection de leur infanterie

sont la cible des frondeurs des Baliares de la légion.

 

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Après avoir écrabouillé les Caetrati, Quintus et son premier tribun s'infiltrent dans les arrières

carthaginois et y mettent une bonne pagaille.

 

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Puis faisant la jonction avec les Equites qui ont détruit un premier groupe de frondeurs, ils

chargent dans le tas le reste des frondeurs et des javeliniers numides.

 

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Devant le rythme effréné imposé par la 7ième Légion, la panique commence à gagner certaines unités carthaginoises.


Les auxiliaires de la légion se sont également infiltrés sur les arrières de l'ennemi et y balancent leurs javelots.
L'unité du général ennemi est particulièrement visée.

 

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Finalement, lui aussi cède à la panique et fuit le champ de bataille, le tout poursuivi par les Equites.

 

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Ces derniers ne font pas de prisonniers, le général ennemi est porté disparu quelque part sur le champ de bataille.

 

Tout à droite, la première infanterie lourde à craquer est une infanterie du désert comprimée entre des Hastati et des auxiliaires Falcata.
La charge de Quintus et la disparition de son chef suffit à la mettre en déroute.

 

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Les auxiliaires Falcata au premier plan sont les premières unités d'origine ibérique à servir dans la légion


Les piquiers lybiens résistent mieux mais ne sont guère mieux lotis entre les Hastati et les Princeps.

 

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Finalement, tout se termine à gauche où les piquiers d'élite carthaginois sont les derniers à se rendre.

 

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La 7ième Légion a vaincu, ce fut épique!!

 

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Commentaires: rythme encore plus endiablé que la précédente, bataille intense, sanglante et assez

courte; elle n'est d'ailleurs pas sans me rappeler la bataille de Réthimnon en 523 mais en plus léger.
Un vrai pied ... pour les romains!! :)

Modifié par rominet

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Eté 559 (-194 av JC)


Après un printemps particulièrement sanglant en Ibérie où, au prix de 5000 pertes environ et en 4

batailles, 15000 soldats des armées de Carthage ont péri, Décius Maxentius peut se féliciter, il a

rempli parfaitement les objectifs voulus par le sénat en affaiblissant Carthage mais sans faire de

nouvelles conquêtes.
Il espère ainsi que la situation d'équilibre entre Carthage et le royaume celtibère sera atteinte.

 

Toutefois, les lourdes pertes subies par les légions ne peuvent pas être totalement remplacées.

La 2ième Légion de Lucius Aurelianus et la 7ième Légion de Quintus Messalla ont retrouvé des effectifs nominaux.
Par contre, la 3ième Légion est un peu bizarre, elle manque de légionnaires et doit compenser par des auxiliaires.

Quant aux réserves, elles sont descendues un niveau inquiétant pour un total de 5 légions opérationnelles.

 

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En Italie, après la tragédie navale de Sicilia Boreus durant l'hiver dernier, le reste de la flotte

romaine s'est repliée près du port de Vétulonia en Etruria. La flotte de l'amiral Flavius est

indispensable au maintien d'une ligne maritime vers l'Ibérie.

 

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La flotte carthaginoise a repris le contrôle total des eaux autour de la Sicilia et plusieurs ports subissent des blocus.
La flotte romaine ne reprendra pas le chemin du sud avant au moins 1 an.

 

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Modifié par rominet

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Automne 559 (-194 av JC)


Rome vient de terminer 3 grands chantiers navals ce qui porte à 3 en Siclia et 3 en mer Egée le

nombre de ports capables de construire des trirèmes.

 

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Aussitôt, un énorme programme de construction naval est lancé.
En Sicilia pour pouvoir défendre l'Italie et la Sicilia et entretenir la guerre d'usure avec

Carthage, et en mer Égée pour mettre sur pied (sic) secrètement 3 flottes de débarquements pour les

3 légions prévues à cet effet.

L'effort financier est considérable et fait reculer le trésor romain à ce qu'il était il y 15 ans.
De plus, il faudra du temps pour construire tant de bateaux; l'opération contre Carthage en Afrique

doit être reportée car aucun débarquement en Afrique n'est envisageable avant plusieurs années.

 

Toutefois, le sénat décide de lever la 13ième Légion car il y a des troubles dans certaines

provinces périphériques.
La légion est confiée au fils de l'ancien chef de faction Gaius Maxentius, le jeune Oppius

Maxentius qui a fait ses preuves récemment dans l'écrasement de la rébellion crétoise de 556-557.

 

Le sénat est aussi assez satisfait des résultats de l'offensive romaine du printemps.
La puissance du royaume celtibère est presque remontée au niveau de celle de Carthage.

 

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Rome a chargé l'amiral Numérius (échappé de justesse au désastre naval de l'année dernière) de

reprendre petit à petit le contrôle des côtes italiennes.
Au sud-ouest de Rome, il remporte sur le fil une victoire navale sur l'escadre de Décères qui avait

vaincu les romains.

 

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L'escadre de l'amiral Décimus le rejoindra l'année prochaine.


Quant à l'amiral Flavius, il bat des pirates au sud de la Liguria.

 

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L'année se termine calmement même si la pression barbare remonte d'un cran en Gaule-Cisapline.

 

 

 

 

Eté 560 (-193 av JC)

 

En Italie septentrionale, une armée gauloise en 2 corps se fracasse à Piana Crixia sur la 11ième Légion de Asinius Plancus.

 

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Une autre armée gauloise subit le même sort à Ivréa face à la 9ième de Tibérius Mamercus.

 

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Mais ce que craignait Rome se produit: une rébellion suscitée par des agents macédoniens a lieu en

Dardania. La population de Herma chasse notre gouverneur et les gardes civils pourtant nombreux s'y trouvant.

 

Aussitôt, la 13ième Légion à peine formée d'Oppius Maxentius, strictement réduite à son corps

légionnaire est envoyée par là pour mater la rébellion.

 

Arrivé au port de Vasto en province Samnium, Oppius Maxentius a l'agréable surprise de retrouver

son ancien tribun lorsqu'il commandait le corps de sécurité de la République: Asinius Pompilius qui

commande ce corps désormais a reçu l'ordre de céder à la 13ième Légion et à titre provisoire ses

unités anti-cavalerie: un régiment incomplet de hoplites crétois et un autre de Samnites, c'est mieux que rien.

 

Puis la légion traverse l'Adriatique, recrute au passage quelques mercenaires cimmériens et entre

en Dardania rebelle au début de l'automne.
Herma est assiègée, l'assaut pourra être lancé au printemps.

 

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Automne 560 (-193 av JC)


En dépit de la mauvaise saison, la 4ième Légion prend l'offensive contre une armée allobroge de

faible puissance car une seconde armée, constituée d'Helvètes nettement plus redoutables et

commandée par Himilcar rôde dans les parages depuis au moins 2 ans et Appius Maxentius craint que

les 2 armées ne se rejoignent et n'attaquent de concert ce qui ferait beaucoup.

La rencontre a lieu à Cavorum où Lucius Claudius à la tête de la 2ième Légion remportât jadis 2

victoires sur les gaulois.

 

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Exceptés 3 régiments de hacheurs lourds, l'armée ennemie est surtout constituée de barbares mal dégrossis.

 

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Après un combat frontal assez intense, c'est une charge de la cavalerie auxiliaire barbare qui va

emporter toute l'aile droite ennemie.

 

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A gauche, le combat a lieu dans les bois où les barbares sont plus à l'aise.
Mais Appius a préparé une petite surprise à l'ennemi grâce à 3 régiments de tirailleurs oscans bien cachés.

Au signal, les oscans se découvrent et courent vers les arrières des barbares.

 

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Puis, bien positionnés, les oscans font un massacre à coups de javelots dans le dos.
L'aile gauche allobroge s'effondre d'un seul coup.

 

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Une nouvelle leçon de tactique militaire effectuée par le grand général romain.

 

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L'année 560 se termine ainsi et tranquillement.

Modifié par rominet

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Printemps 561 (-192 av JC)


La belle saison revient comme chaque année et la guerre reprend.
La 13ième Légion d'Oppius Maxentius a pour ordre de réprimer avec la plus grande fermeté

la rébellion de Dardania.
Les partisans macédoniens se sont réfugiés dans la capitale Herma.

 

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Assaut de Herma


C'est la première grande opération militaire de la 13ième Légion et de son chef.

Avec leurs javelots, les Vélites commencent d'abord par pousser les défenseurs à se

réfugier loin de la palissade.
Les balistes ont détruit les tours de défense, les béliers sont prêts à enfoncer le mur d'enceinte.

 

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Les Samnites sont les premiers à s'engouffrer dans la brèche de droite.
La cavalerie légère intervient.

 

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Idem au centre où les hoplites auxiliaires de Crète franchissent le portail enfoncé et se

trouve rapidement contre-attaqué par une autre cavalerie.

 

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Les cavaleries macédoniennes sont facilement vaincues.

L'infanterie macédonienne est plus coriace; elle réagit heureusement plus lentement.
Oppius a le temps d'y envoyer ses mercenaires cimmériens.

 

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La garde consulaire et ainsi que quelques cohortes légionnaires seront nécessaires pour

pouvoir l'emporter dans la périphérie d'Herma.

 

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Le combat se déplace vers la place centrale où intervient la garde du chef rebelle.

 

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La victoire est nôtre; comme souvent dans un assaut frontal, les pertes ne sont pas faibles.

 

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La répression romaine est sanglante; plusieurs milliers de civils sont massacrés.

Malgré cela, la légion va devoir encore rester un moment, pour maintenir l'ordre.

 


Quelques jours après la reprise de la cité, Oppius reçoit un messager de Spurius

Vinicianus qui commande la 8ième Légion stationnée en Paionia, un secteur réputé calme.
Spurius demande au jeune commandant de la 13ième Légion s'il pourrait lui prêter quelques renforts.

 

Très surpris de la demande, Oppius demande ce qui se passe.

 

Le messager répond:
"Le général Vinicianus ne sait pas si cela a un rapport avec les derniers évènements de

Dardania mais toujours est-il qu'une puissante armée, des Thraces et des Moesiens du

royaume du Bosphore, alliés des macédoniens, vient de faire une entrée en Paionia.
C'est la première fois que ça arrive"

 

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Le messager poursuit:
"Après s'être débarrassé d'une petite bande de rebelle, Spurius va marcher sur eux avec la 8ième"


Oppius acquiesce:
"Aucun problème, va, retourne à Naissus, je vous envoie 4 cohortes légionnaires ainsi

qu'un contingent de mercenaires.
Spurius pourra les garder après la bataille, Rome ne va pas tarder à me fournir des

renforts et à équiper complètement ma légion"

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Printemps 561 (-192 av JC)

 

 

Bataille de la Suva Planina


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Forces en présence:

8ième Légion romaine
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Armée du Bosphore
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Franchement, Spurius ne s'attendait pas à une position si désavantageuse.
L'armée ennemie qui possède des archers et des onagres est nettement en hauteur par

rapport à la légion, ça promet des sueurs froides.
Par chance, il pleut!!

 

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La seule chance de Spurius, c'est de faire pivoter la 8ième par rapport à sa droite.
Ainsi, il pourra réduire l'écart mais il va falloir faire très vite et les unités de

l'aile gauche risquent d'arriver épuisées au contact de l'ennemi.
Spurius se félicite intérieurement d'y avoir placé les cohortes les plus légères et le

gros des auxiliaires.


La 8ième Légion, après un premier mouvement au pas accélère brutalement, surtout à gauche.

Au prix d'une fatigue excessive, elle parvient à pivoter de façon satisfaisante quand les

onagres ennemis ouvrent le feu en bas.

Une boule de feu s'écrase dans les rangs des tirailleurs italiens, heureusement en

formation dispersée mais une autre tombe au beau milieu de la 3ième cohorte de Princeps de

réserve en formation serrée, faisant ainsi une vingtaine de victimes.

 

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Spurius jure et décide de lancer en avant ses infanteries légères pour occuper l'ennemi

pendant que l'infanterie lourde dont le gros des troupes à gauche s'est également mis en

formation dispersée, avance plus lentement.

Les tirailleurs italiens commencent alors à subir des volées de flèches de forestiers,

positionnés en hauteur, à la droite ennemie.

 

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La tactique utilisée par Spurius fonctionne, les Thraces et les Moesiens s'acharnent à

coup de flèches et de javelots sur les auxiliaires légers des romains, préservant ainsi

les légionnaires et le reste des infanteries lourdes.
Tirailleurs italiens et auxiliaires grecs au centre subissent des pertes lourdes.

 

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En haut, par contre, les tirailleurs oscans sont en retard et plus fatigués.
Mais les romains commencent cependant à riposter: les frondeurs de Rhodes prennent pour

cible les forestiers.

 

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C'est alors que l'aile gauche ennemie percute l'aile droite romaine.

 

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Le combat commence donc entre la 9ième cohorte républicaine d'un coté et un groupe

d'épéistes et une infanterie celte de l'autre et c'est tout de suite assez meurtrier.

 

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Pendant ce temps, l'aile gauche romaine rattrape son retard. Les tirailleurs oscans filent

vers la ligne barbare sous les tirs des frondeurs.

 

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C'est alors que la mort s'abat sur eux sous la forme de traits et de pilums. Le champ de

lilas se teint en rouge.

 

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Les gémissements et cris de détresse des auxiliaires légers parviennent aux oreilles de

Spurius qui n'y peut rien et qui pousse ses formations exténuées en avant.

"Vite, vite, à l'assaut, nos auxiliaires ne tiendront pas longtemps à ce rythme!!!"


Le combat remonte progressivement vers le haut.
Les cohortes légionnaires étant en formation dispersée, il faut quelques dizaines de

secondes pour reformer une ligne compacte et armer les pilums.
En attendant, les auxiliaires légers jouent leur rôle en faisant barrage pour ralentir la

charge ennemie quelques instants.

 

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Tout en bas, les combats sont sérieux et la 9ième cohorte commence à présenter des signes

de faiblesse, c'est inquiétant.

 

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Spurius est averti du danger et décide un peu à contre-coeur de quitter son aile gauche

qui aurait pourtant bien besoin de soutien moral pour son aile droite éprouvée.
Après avoir chargé son second Julius qui commande les Aétoliens de s'occuper de ce

secteur, Spurius dévale la pente à vive allure tandis que les dernières unités épuisées

de l'aile gauche se mettent en place.

 

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Tout en haut, Julius, qui commande les Aétoliens profite de l'absence de cavalerie ennemie

pour amorcer un mouvement de flanc. Les forestiers se sont cachés quelque part mais Julius

ignore où ils sont.
Par chance, les infanteries d'élite moesiennes ont balancé tous leurs pilums sur les

tirailleurs oscans qui se sont repliés en piteux état, elles n'ont plus rien pour cibler

les cavaliers.

 

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Boum!! Julius tombe en plein sur les forestiers qui sortent soudainement de leurs trous et

prennent la cavalerie auxiliaire par surprise. Aucune charge n'est possible.

 

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Très vite, le combat tourne au désavantage des Aétoliens, les forestiers étant assez bien

équipés contre la cavalerie.
Julius se désengage et se replie vers le haut, avec les forestiers à ses trousses.

 

La bataille est maintenant à peu près générale, à l'exception de l'extrême gauche romaine

mais ça ne va pas tarder.
Et c'est très dur partout, les troupes ennemies se révèlent valeureuses et performantes.

Spurius est arrivé pour soutenir la 9ième cohorte et est même passé derrière l'ennemi pour

une première charge dans le dos.

 

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Les troupes du Bosphore tiennent le choc et Spurius doit rompre très vite.

Retour en haut où la cavalerie de Julius s'est reprise et s'est mise sur 3 rangs pour une

charge contre les forestiers.
Julius se lance, non sans avoir appelé les oscans en soutien.

 

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La charge produit son effet, les Aétoliens commencent à l'emporter.
Mais maintenant, la bagarre est générale, les dernières troupes de l'aile gauche romaine

(Italiens et infanteries oscans) étant chargées par l'ennemi.

 

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Quant à Spurius, il en est à sa 3ième charge dans le dos des épéistes grecs et il n'y a

rien à faire, l'ennemi tient bon.
Spurius se désengage à nouveau, lance sa réserve de Princeps.
Il ne sait absolument pas comment il va s'en sortir face à cette armée d'élite barbare.

 

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(à suivre)

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Printemps 561 (-192 av JC)

 

Bataille de la Suva Planina (suite)


La bataille est nettement plus dure que ce à quoi Spurius Vinicianus s'attendait. Le moral

des troupes ennemies semble très bon et dans la confusion des combats, Spurius ne sait même

pas où se trouve le général ennemi.

Qu'importe, pour l'instant, il faut tenir!!

 

Spurius fait manœuvrer ses auxiliaires qui ont encore tous leurs javelots, ils pourront

servir s'ils s'infiltrent sur les arrières de l'armée ennemie.

 

La situation s'améliore tout de même un tout petit peu avec les forestiers qui déroutent

enfin tout en haut: ils n'ont pas résisté aux aétoliens et aux oscans.

 

Julius décide alors de passer derrière l'armée ennemie et d'aller s'occuper des onagres

avant de prêter main-forte à Spurius qui doit surement avoir besoin de lui.

 

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Les auxiliaires oscans et italiens se sont positionnés derrière les moesiens et les

pilonnent dans le dos.
Puis ils se lancent dans la bataille.

 

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Julius a percuté les servants des onagres.

 

En bas, les légionnaires tiennent bon mais les infanteries ennemies aussi.
Spurius en est à sa 4ième charge mais celles-ci continuent le combat imperturbablement!!

 

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Au centre-droit, le sénateur Maximian estimant la situation préoccupante se lance dans la

bataille avec sa garde consulaire, en soutien des légionnaires de la république. Il

constitue la dernière réserve de la légion.
Dans ce secteur, les légionnaires affrontent d'autres troupes d'élite moesiennes.

 

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En plein centre de la ligne de front, les Hastati forment une sorte de verrue dans le

dispositif ennemi.
Mais ils se heurtent à des piquiers en phalange et ont déjà subi beaucoup de pertes.
Il ne reste de 40 légionnaires à la 4ième cohorte.

 

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Mais maintenant, les frondeurs de Rhodes se sont bien positionnés en hauteur derrière

l'armée du Bosphore et commencent un travail de sape qui va s'avérer efficace.

 

Julius a enfin vaincu les servants des onagres qui se sont battus jusqu'au dernier homme.
Il descend rapidement vers le bas et se lance dans une charge coordonnée avec Spurius qui

l'attendait.

 

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Cette fois, la charge est fantastique et emporte tout sur son passage.
Infanteries celtes comme épéistes sont vaincus; pour la première fois, Spurius pousse un

soupir de soulagement, ça va un peu mieux.

 

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Mais rien n'est encore acquis.
Tandis que les légionnaires liquident les restes des 2 unités se battant à mort, il emmène

avec lui Julius et ses Aétoliens et remonte vers le haut.

Derrière l'aile droite ennemie, les grecs balancent tout ce qu'ils ont pour aider les

italiens bien en peine.

 

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Légionnaires et auxiliaires légers, tout le monde se bat dans cette bataille meurtrière.
Les auxiliaires italiens et les mercenaires sont quand même en train de venir à bout des

hoplites Militia.

 

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C'est alors que les grecs sont pris à parti par une troupe presque complète d'épéistes

contre laquelle ils ne font pas le poids.

Spurius s'en rend compte et arrive avec les Aétoliens de Julius.
Tandis que les mercenaires arrivent à la rescousse, la cavalerie aétolienne et la cavalerie

de Spurius percutent de plein fouet l'unité ennemie.

 

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Comme tout en bas quelques minutes plus tôt, l'effet est fulgurant: l'unité ennemie est

emportée et écrasée.
Cette fois, ça commence à sentir le roussi pour les Bosphoriens.

 

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Toutefois, la bataille continue d'être très rude en plusieurs endroits et surtout au centre.

Spurius décide de porter des coups décisifs là où l'ennemi semble maintenant le plus faible

c'est à dire, en haut, face à l'aile gauche romaine tenue surtout par les auxiliaires de la

légion et la 1ire cohorte de Princeps en combat depuis un moment.

Avec Julius, les cavaleries romaines lancent des charges par derrière.

 

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"Allez, Julius, on leur rentre dedans! CHARGEZ!!!!!"


Les combats atteignent alors une intensité rarement vue, les bosphoriens et les moesiens qui

commencent à sentir le vent de la défaite se battent avec acharnement et résistent un bon moment.


Au centre, le sénateur Maximian vient de périr dans les combats au milieu de ses gardes et

les 3 cohortes Hastati n'ont plus guère les effectifs cumulés d'une seule.

Toutefois, ils sont quand même en train de venir à bout des piquiers.

 

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C'est alors que le général ennemi (un certain Hannibal!!) est trouvé et tué par d'autres Hastati.

 

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Cette fois, ça y est, la 8ième légion a gagné: les troupes bosphoriennes du haut déroutent

ce qui permet à Spurius d'envoyer des renforts vers le centre.

La garde du général ennemi tente alors de s'enfuir mais elle est rattrapée par les mercenaires.

 

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Puis c'est l'effondrement quasi général.

 

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La légion est victorieuse mais à quel prix!!

 

 

Spurius ne tarde pas à faire un rapport qu'il envoie le plus vite possible à Rome pour

prévenir le sénat de la situation: il doit recevoir de nouvelles cohortes, la 8ième Légion

n'est plus du tout en état de combattre et le royaume du Bosphore dispose de troupes

disparates d'excellente qualité et se révèle brusquement comme une menace sérieuse pour le

flanc est de la république romaine.

 

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Printemps 561 (-192 av JC)


Rome a reçu les nouvelles provenant de la 8ième Légion et s'en inquiète à juste titre.

 

Puisque le délai avant toute offensive vers l'Afrique va être plus long que prévu du fait de la

lenteur à mettre sur pied une flotte digne de ce nom, les romains vont en profiter pour

effectuer une réorganisation complète de la disposition des légions.


Comme convenu, la 13ième Légion va être complétée entièrement et une 14ième Légion ne devrait

pas tarder à suivre.
La démographie de la capitale croissant lentement mais surement, c'est possible.


Contrairement à ce qui avait été envisagé il y a 2 ans, ces nouvelles légions ne vont pas

participer à l'offensive contre Carthage en Afrique mais vont être envoyées à l'est et vont

relever les 8ième et 5ième Légion respectivement.

 

Ainsi, les frontières de l'est seront gardées par la 12ième Légion en Illyria, la 13ième en

Paionia et la 14ième en Macedonia. Le sénat commence à envisager une future offensive vers le

Bosphore d'ici 15 ou 20 ans, de nouvelles légions (15, 16, 17) pourront y être envoyées.


Seront donc ainsi disponibles les 8ième et 5ième Légion.

 

La 8ième Légion, dont le commandant en chef devra bientôt être changé étant donné l'âge

relativement avancé de Spurius Vinicianus, va être envoyée en Ibérie.

Quant à la 5ième, dès qu'elle sera relevée par la 14ième, elle ira en Sicilia car elle

participera à l'offensive contre Carthage.

 

L'Ibérie va progressivement passer au second plan une fois les 2 nouvelles provinces romaines

sécurisées et l'équilibre des forces entre Carthage et les Celtibères assuré.
Une fois ces objectifs réalisés, Rome passera en défensive dans ce secteur et y laissera 3

légions: la 6ième, la 7ième et donc la 8ième.


Ce qui signifie que Rome va pouvoir disposer de la 10ième Légion ainsi que de la 2ième et la

3ième qui s'y trouvent actuellement.

 

La 10ième Légion de Hérius Claudius sera finalement renvoyée en Gaule-Cisalpine et remplacera la

4ième du chef de faction Appius Maxentius.
Ainsi, la Gaule-Cisalpine sera défendue par 3 légions: la 9ième (à Ivréa), la 10ième (à Airasca)

et la 11ième (à Piana Crixia).

 

La 4ième Légion ira en Sicilia en vue du débarquement en Afrique et sera rejointe par la 3ième.
Ainsi, 3 légions sont prévues pour le débarquement en Afrique: la 3ième de Décius Maxentius, la

4ième d'Appius Maxentius et la 5ième d'Aulus Maxentius.

Quant à la 2ième Légion, elle rejoindra ces 3 dernières légions en Afrique dès que la situation

en Ibérie sera stable.

La 1ière Légion qui est la légion de réserve stratégique sénatoriale reste en Dalmatia avec une

flotte de transport.


Cela va prendre plusieurs années pour tout organiser mais il n'y a plus d'urgence actuellement.

 

Pendant ce temps, en Ibérie, Kaeso Maxentius a été averti des décisions du sénat et la 3ième

Légion de Décius Maxentius va être la première à quitter la péninsule.

Les 6ième et 10ième Légion quant à elles sont retournées à l'ouest de la Taraconensis après leur

long crochet en territoire celtibère d'Hispania.

 

 

Keaso Maxentius doit alors faire face à une offensive imprévue, ...
... celle de Hérius Claudius (soutenu par son père) qui se plaint amèrement de n'avoir pas

conduit une seule bataille depuis son arrivée en Ibérie il y a 12 ans.

 

Kaeso est un peu ennuyé.
Certes, l'ennemi a déployé de nouvelles armées en Baetica et semble encore assez agressif.
Mais il ne faudrait pas trop affaiblir Carthage quand même s'il l'on veut éviter que la

situation ne se retourne en faveur des Celtibères.

 

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"La situation ressemble étrangement à celle du printemps 559"


Finalement, Kaeso Maxentius cède et autorise la 10ième Légion à effectuer une attaque contre

l'armée qui se trouve à l'ouest du fort d'Ecija.


Mais attention, il s'agit en fait d'un des 2 corps de la grande armée du chef de Carthage, un

certain Bathyaes Rusucuru qui sait parfaitement combattre de nuit.
La 10ième Légion va donc avoir affaire à 2 corps carthaginois.


Hérius et Lucius répondent que cela fera simplement 2 fois plus de pertes à l'ennemi lorsque la bataille sera terminée.

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Printemps 561 (-192 av JC)


Hérius Claudius n'est pas mécontent d'aller à la bataille: voilà maintenant 12 ans que la 10ième

Légion a débarqué en Ibérie et elle n'a pas une seule bataille à son actif.

Sur les conseils du chef de la 3ième Légion, Hérius a décidé d'attaquer par le sud-ouest. En

effet, Décius Maxentius qui a combattu à Ecija il y a 2 ans l'a prévenu que le terrain était

accidenté et qu'une approche par le nord-ouest était peu conseillée.

Arrivé sur place, Hérius constate la justesse de cet avis; la légion devrait combattre dans des

conditions acceptables.


L'armée carthaginoise approche.

Hérius se tourne alors vers son père.
"Tu a l'air triste?"

"Je pense à mon ancien premier tribun Décius Plancus, c'est la première fois que je vais

combattre sans lui, ça me fait bizarre!"

"Je comprends. Alors dédions cette bataille à Décius, d'accord?"

Lucius retrouve soudainement sa fougue:
"Tu as raison, pour Décius, pour Rome et pour la gloire, Bathyaes machin chose va voir de quel

bois on se chauffe!!!"

 

 

 

La grande bataille d'Ecija


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Forces en présence:

10ième Légion romaine
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1er corps carthaginoise
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Corps de Bathyaes Rusucuru
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Les 2 armées se rapprochent l'une de l'autre, les infanteries légères en avant.
Les ailes carthaginoises sont tenues par d'importants contingents de cavalerie Bela ou

Caballeria Bela, il va falloir faire attention.

 

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Les choses sérieuses commencent rapidement: les oscans sont pris sous le feu des archers phéniciens.

 

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Puis une cavalerie Bela, suivie de près par des Caetrati, surprend tout le monde en sortant

soudainement du bois à droite et charge les oscans.

 

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Hérius s'en rend compte juste à temps, ordonne aux oscans de se replier et lance ses auxiliaires barbares en contre.

 

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La charge de la Bela est stoppée.

Dans le même temps, une autre Bela cavalerie charge en plein centre et est rapidement secondée par une Caballeria Bela.
Hérius lance les Samnites mais est obligé de replier ses Vélites qui ne pourront donc jouer leur rôle habituel.

 

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A droite, la Bela cavalerie rompt le combat.
Les auxiliaires barbares poursuivent quelques instants mais le centurion de l'unité les rappelle

immédiatement car l'infanterie ennemie est toute proche.
C'est alors que commence un intense pilonnage des troupes romaines par les javeliniers numides.
Les premières volées font très mal aux piquiers en train de se replier.

 

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La bataille des javelots a commencé.


Bien à l'abri derrière leurs forces principales, les numides font pleuvoir une pluie de

projectiles sur les romains qui, pour l'instant, ne peuvent répliquer qu'avec leurs archers crétois.

 

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A droite, une Caballeria Bela tente de contourner le champ de bataille et de prendre la légion à revers.
Hérius y envoie les Triarii.


De manière plus frontale, la phalange se rapproche progressivement de la ligne romaine tandis

qu'à droite, une infanterie du désert charge les auxiliaires italiens.

 

En plein centre, les Samnites sont écrasés par la puissance des 2 cavaleries carthaginoises,

bientôt aidées par un groupe de Caetrati.
Hérius qui veut préserver ses légionnaires le plus longtemps possible maintient les Samnites

seuls au contact mais il sent qu'ils vont céder et ordonne aux Princeps de lancer leurs pilums

par dessus le combat avant qu'il ne soit trop tard.

 

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Derrière la ligne romaine, Lucius commence à s'impatienter.

"Tu vas les laisser nous pilonner comme ça encore longtemps?" envoie-t-il à son fils.

 

Hérius ne répond pas, il est aussi agacé que son père mais préfère encore attendre.

 

Les Samnites font ce qu'ils peuvent mais ils sont dépassés par la Caballeria Bela et les Caetrati.

 

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A leur droite, la phalange carthaginoise n'est plus très loin.
Les traits des archers phéniciens s'ajoutent aux javelots des numides.

 

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Les Samnites sont à 2 doigts de céder, leurs pertes sont terribles.

 

Hérius discerne alors une possibilité, une petite brèche à leur gauche.

"ALORS!!!?" tempête son père juste à coté.

 

Soudain, 2 cavaliers de la garde d'Hérius s'écroulent sur le sol: ils ont été touchés par des flèches phéniciennes.

"OK, on y va" lance Hérius.

 

Les 2 cavaleries s'ébranlent vers la gauche, Lucius est en tête avec la ferme intention de pulvériser les numides.
Hérius suit son père tout en lançant les auxiliaires grecs contre une autre Caballeria Bela à

gauche de façon à flanquer le mouvement des 2 cavaleries et aussi la 3ième cohorte d'Hastati en soutien.

 

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Les Samnites ont dérouté, Hérius lance les 4ième et 5ième cohorte de Princeps dans la bataille.

Puis avec ses gardes, il fonce vers un groupe de numides qui fuit à travers les bois.

Lucius a été retardé: pris en combat avec ses auxiliaires grecs par un retour de la Caballeria

Bela, il s'attarde un instant à donner des coups de glaive dans le tas, encourage ses soldats à coups de:


"BUTEZ LES TOUS, CE SONT DES MAUVIETTES!!!!"


mais voyant son fils le dépasser, il se désengage et repart à la charge.

 

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Lucius en grande forme combat les cavaliers carthaginois puis rompt pour soutenir son fils qui l'a dépassé


Sur les arrières carthaginois, Hérius a poursuivi un groupe de javeliniers numides mais ceux-ci

se sont repliés dans un bois avec une telle célérité que Hérius, qui commence à s'éloigner

sérieusement de son armée hésite un peu.
Les numides profitent alors de cette halte pour cribler la garde de Hérius et tuer une quinzaine de cavaliers.

 

Hérius, fou de rage, recharge alors sur eux.

 

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Les numides sont rattrapés dans le bois et Hérius doit batailler ferme contre eux.

 

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Pendant ce temps, très loin de là, de l'autre coté à droite, les italiens aux prises avec

plusieurs unités ennemies ont été affligés de pilums et de javelots et sont au bord de la déroute.


Le sénateur Numérius prend alors les choses en main et lance sa garde personnelle en soutien des italiens chancellants.
L'intervention des Consularii sur leur flanc gauche rassure les italiens qui tiennent bon malgré de lourdes pertes.

 

170301082738482109.png

 

A l'autre extrême, la 3ième cohorte Hastati qui couvre le flanc droit des 2 cavaleries de Lucius

et Hérius, est en plein combat contre plusieurs unités dont la Caballeria Bela du centre.

 

170301082737940134.png

 

Plus loin, Hérius s'en sort mal contre les numides quand Lucius et ses gardes arrivent enfin et chargent dans le tas.
La décision est enfin emportée, Hérius a été blessé mais ça ira.

 

 

Aussitôt, père et fils se concertent: il faut faire taire ces maudits archers qui pilonnent la légion depuis le début de la bataille.
Hérius ira les attaquer tandis que Lucius chargera dans le dos les troupes qui combattent la

3ième cohorte Hastati et tentera d'emporter la décision à la gauche de la légion.

 

Vite, au galop, la Caballeria Bela de l'aile droite carthaginoise a échappé aux grecs et fonce sur Lucius et Hérius.
Heureusement, elle est épuisée et incapable de rattraper les cavaleries romaines en meilleure forme.

 

170301082739194331.png

 

La bataille est générale.


Au centre, les légionnaires de la république ont bloqué les phalanges puniques.


Juste à leur gauche, un dur combat d'infanterie avec les Princeps tourne progressivement à

l'avantage des romains mais la 5ième cohorte de Princeps a de nombreuses pertes.
Quant à la 3ième cohorte Hastati, elle est un peu isolée et a fort à faire avec ces Caetrati, et

autres numides et Thureophoroi qui l'environnent.


Par contre, la Caballeria Bela du général ennemi qui zigzague au centre de son armée est fortement réduite maintenant.

 

170301082738642035.png

 

L'armée carthaginoise commence alors à craquer, en particulier à droite; le pressing des Princeps l'a emporté.
De plus, la 1ière cohorte de réserve d'Hastati vient d'entrer en jeu ce qui commence à faire beaucoup pour l'ennemi.

 

De l'autre coté, à droite, même topo.
Les Consularii et la 8ième cohorte l'emportent également.
Seuls les italiens doivent continuer à batailler.

 

C'est alors que Lucius qui arrive comme un fou percute de plein fouet les numides aux prises avec la 3ième cohorte.

 

170301082739653261.png

 

Les 2 ailes carthaginoises sont enfoncées:
l'aile droite par déroute, l'aile gauche par déroute et également repli volontaire de quelques unités ennemies.


Ce qui expose gravement la phalange punique se trouvant au centre.

Plus loin derrière, Hérius est sur le point de rattraper les archers phéniciens dans les bois

quand ces derniers se retournent contre le consul romain.

 

170301082738836834.png

 

Le combat est rude à nouveau pour Hérius qui se trouve à plusieurs reprises entouré d'ennemis.

Il est à nouveau blessé et se trouve une seconde fois en danger quand tel Zorro sur son cheval

au galop, Lucius, arrive à toute vitesse et emporte la décision.


Hérius salue son père, le laisse effectuer la poursuite et repart vers ses troupes pour tenter

d'arrêter les troupes ennemies qui se replient face à son aile droite.

 

Au centre de la bataille, les Vélites et les oscans (enfin, ce qu'il en reste) passent derrière

les phalanges carthaginois et leurs balancent tout ce qu'ils ont dans le dos.

 

170301082740316684.jpg

 

Ces dernieres, totalement encerclées maintenant, ne vont pas tarder à dérouter.

Le consul Hérius Claudius, qui, décidément, montre qu'il en a autant que son père, est de retour

et percute violemment un groupe de Caetrati qui tente de tenir face à la 8ième cohorte

républicaine et aux Consularii du sénateur Numérius.

 

170301082739353917.jpg

 

La bataille est alors presque remportée.


Il reste un groupe de Caballeria Bela qui est vite mis en déroute.

 

Au loin, dans les bois, seul Lucius est encore véritablement actif dans la poursuite des archers phéniciens.


Mais il doit bientôt stopper: l'armée de renfort de Rucusuru est en approche.
Elle a bien fait de ne pas arriver plus tôt!!

 

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(à suivre)

Modifié par rominet

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Printemps 561 (-192 av JC)

 

 

La grande bataille d'Ecija (suite) ou Lucius Claudius, le héros légendaire


Bien à contre-coeur, Lucius a dû interrompre sa poursuite des archers phéniciens et rentre au pas vers son armée.


L'armée du chef carthaginois avance lentement mais surement vers la 10ième Légion amoindrie.

Pendant ce temps, Hérius Cludius s'active à réorganiser sa légion et surtout à la laisser se

reposer; en effet, la plupart de ses unités sont épuisées par la première bataille.


En ordre, les cohortes reprennent leur position et font halte.


Soudain, des traits tombent à nouveau sur la légion.

170305065822791505.jpg

 

Lucius peste:
"Ce sont les phéniciens qui se sont rétablis, j'aurais dû les massacrer jusqu'au dernier!!"

 

Il est prêt à se relancer contre eux lorsque son fils l'arrête:
"Non, n'y vas pas, tes cavaliers sont hors d'haleine, les renforts ennemis ne sont pas loin des

archers et ça n'en vaut pas la peine, ils ne doivent plus avoir beaucoup de munitions maintenant!"

 

Lucius se range à l'avis d'Hérius mais il se promet intérieurement de ne plus se laisser aller à une telle faiblesse.

 

Pendant ce temps, les phéniciens arrosent la légion.

 

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L'avis de Hérius s'avère finalement assez juste.
Les traits des carthaginois ne font pas trop mal, ils sont épuisés eux aussi.

 


Plus loin, le comportement de l'armée de renfort est étrange.
Au lieu d'avancer vers la légion, les carthaginois se séparent en 2 groupes et s'installent dans les bois, à droite et à gauche.

Au début, Hérius est plutôt satisfait, son armée se repose et sera de nouveau prête au combat.


Puis au bout d'un certain temps, Hérius se dit qu'il va falloir aller les chercher.

"Ok, Rusucu... bidule machin chouette de mes 2, je viens te bosser les fesses" pense Hérius

intérieusement tout en donnant l'ordre de marche en avant.

 

"Signa Inferre!!"

 

La légion s'avance au pas.


Les phéniciens, munitions épuisées, ne sont plus loin.
Hérius se détache alors du reste de ses troupes, leur fonce dessus et les met en déroute ... définitivement cette fois.


Puis Hérius fait accélérer le pas.
L'aile droite romaine se détache de l'aile gauche et s'enfonce dans les bois à la recherche d'un

des 2 groupes de carthaginois tandis que les crétois ont repris leurs tirs incendiaires.

 

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La bataille reprend alors à un rythme accéléré.
L'aile droite romaine s'enfonce dans les bois puis en ressort, partiellement du moins.

 

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Tandis que l'aile gauche romaine se met en position défensive face au second groupe de

carthaginois mal identifié, l'aile droite est au combat.
La garde consulaire du sénateur Numérius et la 8ième cohorte républicaine lutte contre des

Caetrati et des infanteries du désert en plein bois.


Plus à droite, Hérius arrive pour soutenir ses Hastati contre des numides.

 

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C'est alors que la garde montée du Bathyaes Rucusuru qui avait complètement échappé à la

vigilance des 2 consuls romains sort d'un autre bois et surprend tout le monde.
125 cavaliers d'élite foncent en plein sur le sénateur Numérius et ses hommes.

 

170305065824554370.png

 

Lucius hurle à Numérius de se mettre à l'abri mais c'est trop tard.
Les cavaliers de Rucusuru s'enfoncent dans le bois et submergent rapidement la garde rapprochée

de Numérius: le sénateur fait partie des premières victimes.

 

En quelques dizaines de secondes, la garde des Consularii est quasiment anéantie et à 2 doigts de décrocher.
Lucius qui est tout proche tempête pour rameuter à lui tout ce qu'il peut et lance en premier les auxiliaires barbares.

 

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La cavalerie de Rucusuru submerge tout


Tout à droite, Hérius et ses troupes sont en train de l'emporter dans les combats en dehors du

bois mais Hérius qui vient toutefois d'être blessé à nouveau ne se rend alors absolument pas

compte de la situation dramatique que vivent les troupes de son père à pourtant seulement

quelques dizaines de mètres de là.

 

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Lucius le sent bien, ses auxiliaires et ses légionnaires vont lâcher.
Au loin, l'aile gauche romaine envoie un groupe d'Hastati et les Triarii à la rescousse mais ils sont bien loin.


Lucius appelle à lui ce qui lui reste: les illyriens puis pour soutenir le moral de ses troupes,

se lance lui même dans la bataille avec une trentaine de cavaliers seulement.

 

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Le combat dans les bois est épique; Lucius force l'admiration de ses soldats en combattant comme

un forcené qui jure et encourage ses subordonnés. Sous son impulsion, les romains s'entêtent et tiennent bon.


Puis les illyriens s'engagent à leur tour et stabilisent quelque peu la situation. 

 

170305065823907394.png

 

Les illyriens, fidèles à leur réputation et avec leur grande lance, s'avèrent rapidement assez

meurtriers pour les cavaliers du chef carthaginois.
Ce dernier est d'ailleurs tué dans les combats sur son flanc gauche.

Cependant, la situation demeure très délicate pour les romains.


La totalité des gardes consulaires a été éliminé; Lucius combat maintenant au milieu de ses

légionnaires alors qu'il ne lui reste que 8 gardes du corps; il est d'ailleurs blessé à plusieurs reprises mais ne cède pas.

 

170305065824231615.png

 

C'est alors que les Hastati et les Triarii détachés de l'aile gauche de la légion entrent en jeu

en prenant le groupe ennemi de flanc et par derrière.
La panique commence à s'emparer des carthaginois.
La cavalerie du défunt Rucusuru tente de s'échapper mais en est empêchée par les Triarii.

 

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La panique vire rapidement à la débandade, la situation s'est brutalement retournée, Lucius l'a

emporté de justesse et poursuit les carthaginois avec ses troupes en furie.

 

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Seuls les Triarii doivent combattre encore contre les restes de la garde montée mais celle-ci

est épuisée et ne tardera plus à résister.

 

 

L'attention se porte alors de l'autre coté où l'aile gauche romaine est sortie de sa léthargie

et se lance sur le reste de l'armée carthaginoise.
Les combats ont lieu à la lisière du bois et sont assez soutenus.

 

170305065825929738.jpg

 

Cela dit, même si certaines troupes carthaginoises continuent à se battre vaillamment, le cœur n'y est plus.


Lucius et ses quelques gardes, suivi de peu par Hérius arrivent sur les arrières et commencent à harceler l'ennemi.

Déjà quelques numides sont en déroute; d'autres tentent de s'échapper avec quelques soldats du désert, sous les tirs des auxiliaires grecs.

 

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Pour Lucius, il n'en est pas question, pas un carthaginois ne doit s'échapper vivant de cette bataille.

 

Lucius semble bientôt pris d'une sorte de folie furieuse.
Il se lance avec ses 2 gardes restants, rattrape un groupe d'une centaine de numides et les

attaque pour les ralentir en attendant l'arrivée de Hérius qui arrive à toute vitesse.

 

170305065825489312.jpg

 

Ses 2 derniers gardes périssent sous ses yeux mais Lucius bataille de toutes ses forces quand

Hérius et sa garde rentre dans le tas et emporte l'unité ennemie.

Au loin, les dernieres troupes puniques encore en combat sont à 2 doigts de craquer, la bataille est enfin remportée.

 

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Mais pas pour Lucius qui en veut plus!

 

Un groupe d'Hastati en train de poursuivre une des dernières troupes ennemies voit alors avec

stupéfaction le consul Lucius Claudius se lancer absolument seul (!!!) sur des soldats du désert en fuite.
La scène est si surréaliste que les soldats poussent des hourras d'enthousiasme.

 

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Et l'incroyable se produit!!


Les soldats ennemis sont si éreintées qu'ils ne réalisent même pas qu'il ne sont engagés que par un seul cavalier et déroutent.


Lucius, déterminé comme jamais, peut alors les massacrer à tour de bras sous les acclamations des légionnaires.

 

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Un coup par ci, un coup par là!!

 

"TENEZ, CA, C'EST POUR LES ARCHERS QUE J'AI LAISSE FILER TOUT A L'HEURE, BANDES DE MACAQUES DES ÎLES CAÏMAN!!"

 

170305065826574307.jpg

 

Pas un seul carthaginois ne s'en sort.

 

"VOILA COMMENT JE TRAITE LES ENNEMIS DES ROMAINS!!!"
plastronne Lucius Claudius, couvert de poussière et sous les acclamations de ses soldats.

 

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Mais Lucius est dans un état exstatique.
Il repère non loin de là un groupe de tirailleurs oscans poursuivants d'autres carthaginois en fuite, il y galope aussitôt.

Un nouveau massacre a lieu, Lucius en est le principal artisan.

 

170305065826862332.jpg

 

Ses soldats ont à peine le temps de l'acclamer que Lucius repart en avant.

 

170305065828229378.jpg

 

Un dernier groupe de soldats du désert tente de s'échapper mais pour leur plus grand malheur,

Lucius les a repéré.

"VENEZ ICI, TAS DE FEMMES VOILEES, J'AI UN CADEAU POUR VOUS!!!"

 

170305065828656843.jpg

 

"ET TIENS, PREND CA, TOI, TU L'AS MERITE!!"

 

170305065827459106.jpg

 

"BEN QUOI?? JE VOUS FAIS PEUR?, TAS DE MAUVIETTES DU DESERT DES CARAIBES!!!!!"

 

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"BON ALLEZ!! MON CHEVAL ME DIT QUE VOUS PUEZ TROP, ON VOUS LAISSE ET BON BAISER DE ROME!!!"

 

 


Quelques instants plus tard, Lucius, tout fourbu mais heureux retrouve son fils.

"Ah Hérius, je ne me suis jamais autant amusé qu'aujourd'hui! Là haut, Décius doit être fier de moi!!"


Et c'est ainsi que Lucius Claudius entra dans la légende éternelle des héros de Rome.


170305065827905039.png

 

 

 

Commentaires: la bataille en elle-même n'est pas extraordinaire. J'ai connu pire.
Certes, les carthaginois sont nombreux mais il s'agit quand même de troupes assez anciennes,

probablement venant d'Afrique et qui ont mis plusieurs années à venir jusqu'en Baetica. Carthage

produit actuellement des troupes de bien meilleure qualité.
Certes, il y a eu 2 points chauds: au début quand la légion se faisait cribler de javelots et de

flèches et que je ne pouvais pas vraiment riposter. Les pertes ont été très sérieuses à ce moment là.
Et bien sûr, quand durant la seconde manche, la cavalerie de Rusucuru a chargé. L'intervention

de Lucius a été déterminante.

 

Non, ce qui fut original dans cette bataille, c'est surtout le niveau d'engagement de mes 2 généraux.


Hérius a participé à de nombreux combats et a été blessé à plusieurs reprises. Le voilà

d'ailleurs plus solide qu'avant, avec de nombreuses cicatrices. J'ai pris de gros risques avec

lui et il s'en sort renforcé, c'est super.

 

170305065828347304.jpg

 

Cela dit, le clou du spectacle, c'est Lucius.


Une énorme prise de risque tout le long de la bataille, tous ses gardes tués et il s'en sort, ce con là!!


Je n'ai jamais vu un cavalier seul mettre en déroute une troupe ennemie certes fatiguée et

sachant la bataille perdue mais quand même. C'est énorme!
Décidément, ce Lucius Claudius aura marqué cette partie de Rome Total War, il restera au

panthéon des meilleurs généraux que j'ai jamais eu dans ce jeu.

 

Bref, une bataille épique et glorieuse pour les 2 consuls romains.

Modifié par rominet

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Salut

 

non, ce n'est pas un arrêt définitif mais une longue pause on va dire.

J'ai moins de temps pour les jeux informatique qu'avant (je me suis remis aux wargames carton-petits pions).

Il reste encore quelques années à publier sur cette partie avant que je sois obligé de reprendre la partie si je veux continuer.

Il y aura donc encore des publications mais assez espacées ds le temps: Lucius Claudius n'est pas encore mort!!!:D

 

Merci de votre intérêt. ;)

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Eté 561 (-192 av JC)


Les légions d'Ibérie fêtent le solstice d'été dans la joie et la bonne humeur.


Les offensives romaines contre Carthage sont normalement terminées et la 10ième Légion ne va pas tarder à

recevoir sa feuille de route pour l'Italie et la Gaule Cisalpine.

Le sénat a été quelque peu contrarié par l'offensive romaine de printemps décidée par Kaeso Maxentius.
Même s'il s'agit d'une attaque limitée, il ne faudrait pas qu'elle déséquilibre le rapport des forces en

faveur des Celtibères.

 

Cependant, le retentissement à travers la Méditerranée de la victoire romaine d'Ecija sur le chef de

Carthage en personne et le caractère héroïque du comportement des 2 consuls romains durant la bataille

éclipse tout.

Lucius Claudius, en particulier, attire tous les regards et les superlatifs.
Relativement méprisé par une majorité de sénateurs pour son caractère un peu rustre et ses origines

plébéennes, Lucius cristallise l'admiration des légionnaires et même le peuple s'identifie à lui.
Déjà des milliers de commandes affluent dans les ateliers de scultures pour représenter le général romain.
Après Amulius Maxentius que le temps commence lentement à faire oublier, Lucius Claudius incarne le

nouveau champion de Rome, à la fois général invaincu sur le champ de bataille et combattant valeureux

parmi ses hommes.

 

A 63 ans, Lucius Claudius savoure ces moments, il sait bien que ses jours sont comptés.

 

157.jpg

 


Pendant que les festivités se déroulent tranquillement dans la chaleur estivale d'Ibérie, une cérémonie de

passation de pouvoir a lieu: le consul Kaeso Maxentius qui a presque atteint la soixantaine maintenant,

laisse le commandement de la 6ième Légion au jeune général Servius Vinicianus, fils du commandant actuel

de la 8ième Légion qui vient juste de combattre en Paionia.

Kaeso Maxentius demeure toutefois le chef de l'armée romaine d'Ibérie et reste en fonction au sein de son

ancienne légion.

 

158.png

 


Très loin de là, une autre passation de pouvoir se produit: le général Vibius Maxentius devient le nouveau

commandant de la 12ième Légion stationnée en Illyria à la place du consul Herennius Delmeticus qui n'a pas

eu beaucoup l'occasion de se distinguer durant sa carrière tellement ce secteur est calme.
Quelques barbares du nord ou macédoniens de temps en temps, rien de plus.

Herennius Delmeticus rejoint la Gaule-Cisalpine et intègre la 4ième Légion du chef de Rome.

 

 

En mer, surprise!
Les flottes carthaginoises ont disparu et les escadres romaines des amiraux Décimus et Numerius descendent

jusqu'en Sicilia sans rien rencontrer ou presque.

 

159.png

 

Mais où est donc passée la flotte de Carthage?

 

 

 

Bonjour à tous!! Non, non, Lucius Claudius n'est pas encore tout à fait mort. :D

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Le ‎02‎/‎04‎/‎2018 à 12:02, prince valium a dit :

Punaise, ça fait un an que je passe pour voir s'il y a un Rominet et tu profites de mon absence pour poster lol. Content :)

Je suis un gros chat furtif.;)

 

Sinon, arf, suis dégouté: dernier post de mars dernier et les images ont déjà disparu alors que celles plus anciennes sont tjs là.

Des avis sur un bon hébergeur d'images?

Parce que là, c'est pas encourageant de continuer.

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Il y a 7 heures, rominet a dit :

Sinon, arf, suis dégouté: dernier post de mars dernier et les images ont déjà disparu alors que celles plus anciennes sont tjs là.

Des avis sur un bon hébergeur d'images?

Le forum en lui-même.
Depuis plusieurs mois, il suffit de copier-coller les images dans les messages pour qu'elles soient directement hébergées sur le forum.

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