Aller au contenu
Eginhard 38

À la pointe des sAARisses, ou la gloire des AARgéades

Messages recommandés

Suspense suspense... :)

 

Effectivement, prendre une cité affamée est très facile. Le tout est d'avoir pris soin de ne pas tomber soi-même à court de nourriture avant l'ennemi, comme on le verra plus tard dans l'AAR...

 

Du reste, ça n'a pas que des avantages. Une fois qu'on a pris une cité dont les greniers sont vides, on peut avoir du mal à la ravitailler ensuite (surtout si ta propre armée reste sur place), ce qui implique qu'elle va se révolter.

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Déferlante sur la Thessalie

 

 

Cette leçon, il allait la mettre en pratique dès la suite de la campagne. Philippe n’avait que deux armées pour poursuivre trois objectifs majeurs : la cité de Phères et son port Pagases, la Magnésie, et la Phthiotide. Phères était la cible prioritaire à laquelle il ne pouvait déroger. La Magnésie était à l’écart du théâtre des opérations, et ne paraissait plus en mesure de poser problème depuis la bataille du mont Ossa. La Phthiotide, en revanche, pouvait servir de point d’appui pour la future offensive contre les Phocidiens en Malide.

 

Philippe mit donc au point une stratégie encore plus complexe que la précédente. L’armée thessalienne, qui se trouvait à proximité de Phères, devrait remonter vers le nord en direction de Magnésie, une feinte ayant pour but d’attirer dans cette direction au moins une partie des défenseurs de Phères. Pendant ce temps, l’armée macédonienne devrait marcher sur Phères, par une route secondaire qui la couperait de la Phthiotide. Les Thessaliens suivraient alors en mettant le cap plein sud, jusqu’à Pharsale, avant d’obliquer vers le sud-est pour marcher sur Halos et Phthia.

 

http://www.heberger-image.fr'>63902_pheres1.jpg

Le plan de Philippe. Désolé, j'avais pas mieux comme carte. En rose, l'armée thessalienne, en violet, l'armée macédonienne.

 

Les gens de Phères se montrèrent toutefois assez peu coopératifs. Ils avaient concentré dans leur capitale près de 6.000 hoplites et 4.000 peltastes et ne bougèrent pas d’un pouce lorsque les Thessaliens se présentèrent devant Magnésie, qui se révéla vide de troupes. Leur diversion éventée, les intrus se retirèrent en vue de leur concentration à Pharsale.

 

La garnison de Phères ne réagit que lorsque les Macédoniens coupèrent la route qui menait en Phthiotide, axe de ravitaillement mais surtout de renforts éventuels. Les éclaireurs montés étant occupés à couvrir le flanc droit de l’armée contre une éventuelle attaque phocidienne, ce furent les Compagnons qui arrivèrent les premiers… et furent assaillis par 2.000 peltastes. Il leur fallut pas moins de trois charges successives, et le soutien des peltastes d’Aigéai, pour en venir à bout.

 

http://www.heberger-image.fr'>52455_pheres2.jpg

La bataille de Phylaké.

 

Livrée à proximité de Phylaké, cette escarmouche n’empêcha pas l’armée macédonienne de se présenter devant Phères quelques jours plus tard. Couvrant ses arrières, les éclaireurs montés repoussèrent difficilement un détachement de peltastes venus de Phthiotide, mais les travaux du siège n’en débutèrent pas moins.

 

 

*****

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Gasp... Je n'ai jamais eu de souci avec ma version Steam. Quoi qu'il en soit, ton pote sera jeté du haut des falaises de Delphes pour le sacrilège de ne pas avoir aimé Hegemony. :P

tu permets que je tienne la lance qui le projetera ^_^

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Bataille de Phères

 

 

De leur position, sur la droite de l’armée macédonienne, les Hypaspistes pouvaient menacer la route reliant Phères à Pagases, ce que les éclaireurs montés ne se privaient pas de faire. Le port étant la dernière communication de Phères avec le monde extérieur, la cité se trouvait virtuellement encerclée. Les 8.000 soldats restants n’eurent donc d’autre choix que de tenter d’en reprendre le contrôle avant que la nourriture ne vienne à manquer, pour ne pas subir le même sort que les défenseurs de Pharsale.

 

Malgré leur infériorité numérique, ils faillirent surprendre Philippe. La bataille débuta par une attaque de peltastes contre la gauche macédonienne, tenue par la phalange d’Éliméa, qu’il interpréta comme une feinte. La suite du combat sembla d’abord lui donner raison : un puissant détachement d’hoplites chargea les Hypaspistes. Conforté dans son opinion, Philippe fit étendre ses lignes par les peltastes d’Éliméa, qui échangèrent des javelots avec leurs homologues.

 

http://www.heberger-image.fr'>52383_pheres1.jpg

La feinte des gens de Phères contre la droite macédonienne.

 

Alors que les hommes d’Antipater repoussaient l’attaque contre leur droite avec l’aide des éclaireurs montés, les gens de Phères déclenchèrent une attaque inopinée à l’autre bout du champ de bataille, marchant sur les peltastes d’Éliméa dangereusement exposés. Déployés en éventail, les hoplites accomplirent une splendide manœuvre qui cloua sur place les pézétaires d’Attale et les empêcha de venir en aide à leurs peltastes. Certains parvinrent à se replier précipitamment derrière les sarisses, d’autres furent accrochés et subirent des pertes.

 

Philippe n’eut alors d’autre choix que de faire intervenir son centre – la phalange d’Aigéai – et ses Compagnons, positionnés à l’extrême gauche. En s’abattant sur les flancs mal couverts de la formation adverse, les uns et les autres les enfoncèrent et renversèrent la situation. L’armée de Phères était essentiellement détruite, mais elle s’était défendue dignement.

 

http://www.heberger-image.fr'>24883_pheres2.jpg

L'attaque principale, qui tourne la gauche macédonienne et oblige les Compagnons à intervenir.

 

Libéré de cette menace, Philippe envoya les Hypaspistes bloquer de près le port de Pagases, où ils livrèrent quelques escarmouches aux rares défenseurs. Le reste de l’armée s’empara de Phères après un bref assaut, où les survivants de la bataille ne livrèrent qu’une résistance symbolique. Quelques jours plus tard, Pagases, d’où selon la légende le héros Jason était parti pour la Colchide en quête de la Toison d’Or, tombait à son tour.

 

Dans l’intervalle, l’armée thessalienne était entrée en Phthiotide. Les Amphictyoniques remportèrent devant Halos une petite bataille contre 1.500 soldats ennemis, puis s’emparèrent de la ville. Ils poursuivirent sans opposition jusqu’à Phthia, au cœur du pays du mythique Achille et de ses valeureux guerriers, les Myrmidons. Les Thessaliens ne s’arrêtèrent qu’à la frontière de la Malide, au pied du mont Othrys.

 

http://www.heberger-image.fr'>19433_pheres3.jpg

Eux non plus n'ont pas peur face au nombre. This is Pherae !

 

 

*****

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites

La victoire avait été plus rapide encore que le triomphe de Pharsale l’avait laissé présager, puisque l’été n’avait même pas encore une lune. Phères était conquise, la Phthiotide libérée, et la Magnésie était à la merci des Macédoniens.

 

Pourtant, les choses se gâtèrent bientôt pour les vainqueurs. Philippe, parti tester les défenses d’Olizon, au sud de la Magnésie, livra une escarmouche victorieuse contre un petit détachement de peltastes, mais se laissa surprendre par la réaction des hoplites magnésiens. Pour ne pas avoir à livrer un affrontement incertain en l’absence de tout autre soutien, il dût ramener les Compagnons à Phères.

 

http://www.heberger-image.fr'>61548_olizon.jpg

L'incursion des Compagnons en Magnésie.

 

Il y retrouva une situation précaire. Certes, l’armée macédonienne y était présente en force et elle avait relativement peu souffert durant la campagne, mais la nourriture commençait à manquer. Philippe dut laisser sur place une large part des troupeaux servant à ravitailler ses forces, pour éviter que la population locale affamée ne se soulève.

 

Les Thessaliens avaient le même problème en Phthiotide, où il était par ailleurs exacerbé par l’attitude ambiguë des habitants. Bien qu’ils fussent leurs alliés traditionnels, les Phthiens n’appréciaient que modérément la présence d’étrangers armés sur leur sol, et de ce point de vue les Thessaliens ne leur apparaissaient pas comme très différents des gens de Phères. Ces derniers, du reste, étaient demeurés en Phthiotide suffisamment longtemps pour qu’une partie des Phthiens épouse sincèrement leur cause, et combatte à leurs côtés.

 

Les rapports de disette n’arrivaient pas seulement de Phères et de Phthiotide, mais aussi de Pharsale, où la situation restait difficile. Philippe réalisa l’ampleur du problème. Parcourue depuis plusieurs années par de vastes armées qui consommaient plus de ressources qu’elle n’avait à en offrir, la Thessalie était tout simplement exsangue.

 

Dans ces conditions, poursuivre les opérations offensives en Magnésie risquait d’exposer l’armée macédonienne à de graves problèmes de ravitaillement, sans parler de la possible insurrection d’une population affamée – la peur de la répression ayant curieusement tendance à s’estomper lorsque les estomacs sont vides. C’était encore plus vrai en cas de marche sur Lamia, où des reconnaissances avaient localisé Onomarchos en compagnie de 8 à 10.000 hoplites aguerris.

 

Alors, Philippe décida prudemment d’interrompre la campagne et de rentrer en Macédoine, laissant des plénipotentiaires entamer des négociations avec les Magnésiens. La nouvelle fut bien accueillie par ses soldats qui, Compagnons exceptés, n’avaient pas revu leur pays depuis plus d’un an. Leur roi, pour sa part, espérait que la récolte à venir permettrait à la Thessalie de panser ses plaies et de remplir à nouveau ses greniers.

 

Laissant 3.000 Thessaliens en Phthiotide et 3.000 autres à Phères, sans compter les garnisons plus petites, Philippe ordonna à Peithon de camper dans les environs de Pharsale avec le gros de l’armée alliée, soit 10.000 hommes. Pendant ce temps, l’armée macédonienne rentrerait au pays… mais pas par la route qu’elle avait empruntée pour entrer en Thessalie.

 

http://www.heberger-image.fr'>38233_thessaliemap.jpg

La Thessalie à la fin de la deuxième campagne des Macédoniens.

 

Il restait encore suffisamment de beaux jours pour que Philippe veuille en profiter d’un point de vue militaire. Il choisit donc de profiter de sa marche vers le nord pour reconquérir la Piérie, Pydna et Méthone incluses. Revers de la médaille : une telle attaque équivalait à une déclaration de guerre en bonne et due forme contre Athènes. Mais Philippe, avec la Thessalie pour ainsi dire entièrement sous contrôle et – l’espérait-il – durablement alliée à lui, avait désormais suffisamment confiance pour entreprendre ce dont les Argéades rêvaient depuis quarante ans sans y parvenir : reconquérir toute la Macédoine. C’est ainsi que dans les derniers jours de l’été, l’armée macédonienne commença à se concentrer au nord d’Héraklion.

 

 

(à suivre)

 

 

*****

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Question: quel est ton sentiment sur les Phociens? Personnellement, quand j'ai voulu m'y frotter, je n'ai pas compris ma douleur. Lamia devait tomber vite et bien, avec Onomarchus dedans (peu de nourriture, faible garnison). Et puis ho une compagnie d'hoplites. Ho une autre. Ho des renforts encore, ho ils m'attaquent, ho j'ai perdu la moitié de mes hommes, ho j'ai été exterminé jusqu'au dernier... C'est qu'ils sont sacrément bons les hoplites phociens >.< en plus ils ont une géographie facile à défendre, rien à voir avec les plaines de Thessalie

Modifié par Balbuzard

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Les hoplites phocidiens sont en effet très bons, en particulier au niveau de l'héroïsme. Les mercenaires d'Onomarchos, grassement payés avec l'argent du sanctuaire de Delphes, étaient d'excellents combattants qui, historiquement, ont battu Philippe à deux reprises et l'ont chassé de Thessalie avant qu'il ne les vainque à son tour.

 

Dans le jeu, il y a une particularité supplémentaire : Lamia se trouve dans le rayon d'action non pas d'un, mais de deux temples héroïques - le monument aux défenseurs des Thermopyles (this is Sparta, toussa) et le site de la mort d'Hercule sur le mont Oeta. Le premier peut être pris à la rigueur (et te sera bien utile), mais le second est pratiquement hors de portée. Du coup, quoi que tu fasses, tu affrontes des ennemis ayant un bonus de moral, qui combattront plus longtemps et te causeront davantage de pertes. Comme tu l'as remarqué, ils peuvent faire venir rapidement des renforts du reste de leur territoire (et ils tiennent 7 cités au début de la partie, ce n'est pas rien) et t'envoyer facilement 10 ou 12 brigades de hoplites dans la tronche.

 

Dans presque toutes mes parties, prendre Lamia a été difficile et coûteux. De mon point de vue, la meilleur stratégie consiste à bloquer le débouché des Thermopyles pour stopper les renforts ennemis. Cela suppose d'avoir beaucoup de troupes (les Hypaspistes et au moins trois phalanges, les hoplites thessaliens ne faisant pas le poids face aux Phocidiens).

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites

C'est clair qu'une petite offensive à l'improvisade comme ça était condamnée à l'échec... Après le désastre à Phères, j'ai préféré refaire une partie. Je me suis frotté aux chalcidiens et leur pugnacité m'a franchement surpris: je pensais pas perdre autant d'hommes en attaquant une ville frontalière sans murailles, heureusement qu'il y avait un gros soutien peltaste encore... Bref. Les Illyriens c'est bien :P

 

Donc ton prochain objectif c'est la Piérie? Dans mon souvenir c'est pas trop difficile, mais c'est vrai que ça fait multiplier les raids navaux après... Et après la Piérie? :P

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Deuxième année de la cent-sixième Olympiade

 

 

Peu après que l’armée macédonienne ait quitté la Thessalie, les Magnésiens rassemblèrent ce qui leur restait de forces pour tenter d’influer sur les pourparlers de paix. Une force essentiellement symbolique – moins de 1.000 hoplites – quitta Magnésie et se dirigea vers l’ouest, dans l’espoir de détruire les récoltes en train d’être engrangées en Thessaliotide. Les Magnésiens, toutefois, furent interceptés par la brigade de Larissa et facilement défaits.

 

http://www.heberger-image.fr'>70469_magnetes.jpg

Le raid des Magnètes (oui, je viens d'apprendre que les habitants de la Magnésie étaient les Magnètes et pas les Magnésiens, j'ai l'air fin maintenant) dans la région de Larissa, intercepté par la phalange éponyme.

 

Leur échec scella le sort de la guerre civile thessalienne. La Phthiotide, Pharsale et Phères réintégrèrent la Ligue Thessalienne et durent continuer à accepter des garnisons sur leur sol, même si leur taille fut réduite et qu’il fut convenu qu’elles ne seraient constituées que de Thessaliens, la Macédoine évitant ainsi de passer pour une puissance conquérante. Quant aux Magnésiens, ils n’échappaient à  l’occupation qu’au prix d’un lourd tribut, de 24 talents annuels. De surcroit, ils durent accepter qu’une partie de leurs mines soient exploitées par les Thessaliens, qui établirent également des avant-postes en territoire magnésien.

 

En gage de paix, Philippe accepta également de prendre pour épouse une cousine d’Alexandre de Phères, Nicésipolis. Une fois la paix jurée, la Ligue Thessalienne confirma l’élection de Philippe comme archonte, lui accordant ce titre à vie. Bien que rendant théoriquement des comptes à la Ligue, dans les faits, Philippe jouissait désormais d’un contrôle absolu sur l’armée et les finances thessaliennes, ce qui faisait en réalité de la Thessalie un État vassal de la Macédoine. Cette dernière disposait ainsi d’un allié puissant et sûr, et ses propres finances ne s’étaient jamais aussi bien portées.

 

http://www.heberger-image.fr'>57244_princesse.jpg

Tu veux conquérir la Grèce et serrer des princesses ? Envoie PHILIPPE au 81212 ! (2 x 1 obole le SMS + coût opérateur).

 

 

*****

 

Alors que l’armée macédonienne était en train d’achever sa concentration au nord d’Héraklion, les éclaireurs montés repérèrent une armée athénienne en train de marcher sur Dion. Il s’agissait plus exactement de deux armées, une en provenance de Pydna et l’autre de Méthone, et totalisant 6.000 hommes dont 4.000 hoplites – largement de quoi renforcer la modeste garnison qui tenait Dion. Bien que ses forces fussent encore très étirées, Philippe décida de tenter une interception.

 

Son unité la plus avancée, la phalange d’Aigéai, passa aussitôt à l’attaque, sans autre soutien que celui de ses peltastes et des éclaireurs montés pour couvrir sa gauche. L’attaque de Parménion fixa bientôt les gens de Pydna, ceux de Méthone formant une seconde vague. La nouvelle de l’affrontement étant parvenue à Dion toute proche, la garnison en sortit pour flanquer la gauche macédonienne, mais l’arrivée opportune de la phalange d’Éliméa, au pas de course, la mit en déroute.

 

http://www.heberger-image.fr'>54025_dion1.jpg

Le premier qui me sort une blague à base de chanteuse québécoise, je le balance du haut des falaises du golfe Maliaque.

 

Seuls face au reste de l’armée ennemie, les soldats d’Aigéai tinrent bon, jusqu’à ce que les Compagnons arrivent sur leur droite. La manœuvre des cavaliers macédoniens prit facilement à revers les gens de Méthone et de Pydna, décidant de la victoire. Complètement coupés de leurs arrières, les vaincus se rendirent en masse. La bataille de Dion assurait la libération de la ville et laissait 2.500 prisonniers aux mains des Macédoniens.

 

La victoire remportée par Philippe ce jour-là, pour modeste qu’elle fût, n’en revêtait pas moins une haute valeur symbolique. Près de Dion se trouvait un sanctuaire important consacré à Zeus Olympien, puisque la cité et le temple se trouvaient au pied du mont Olympe. La plus haute montagne de Grèce, perpétuellement nimbée de brouillard en hiver, et dont les roches claires donnaient du soleil un reflet aveuglant en été, passait pour être la demeure des dieux. Naturellement, l’Olympe n’appartenait à aucune cité ni tribu – c’eût été sacrilège – mais aux yeux de Philippe, il était plus que jamais en Macédoine.

 

http://www.heberger-image.fr'>44068_dion2.jpg

Philippe Djizeuss : il marche sur l'eau avec ses Compagnons !

 

 

*****

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Tabernacle ! Tous ces soldats qui se sacrifient juste pour sauver Dion ! Selon les chroniqueurs athéniens de cette époque la seule femme artiste de la cité, voyant tous ces hommes mourir pour leur peuple, composa une ode à titre posthume pour les soldats athéniens intitulée "Je ne vous oublie pas". 

 

Bon OK je vais t'attendre près du golfe Maliaque...

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Et ben j'espère que tu aime Celine pour prendre Dion avec tant de force :D

 

Pire Meilleure Blague de la semaine, bravo.

 

Et sinon excellent AAR, j'attends la suite avec impatience :P

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Pire Meilleure Blague de la semaine, bravo.

 

Et sinon excellent AAR, j'attends la suite avec impatience :P

J'ai plancher durant tout une heure pour la trouver :D et en accord avec Aether super AAr

 

On veut la suiiiiiiiiiiiiiiiite

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Prise de Pydna et Méthone

 

 

À l’approche des Macédoniens, les gens de Pydna et de Méthone mobilisèrent tout ce qu’il leur restait d’hommes pour faire front, les seconds allant en outre rejoindre les premiers. Leur raisonnement était qu’une seule cité serait plus facile à défendre que deux. Philippe laissa faire : Méthone n’en serait que plus facile à prendre une fois Pydna capturée. Leurs forces combinées totalisaient environ 8.000 hommes, ce qui était largement suffisant pour tenir les épais remparts de Pydna.

 

Le vrai problème des défenseurs de la cité ne résidait pas dans leur nombre. Les stocks de vivres dans Pydna étaient bas, la bataille de Dion ayant privé ses habitants de leur accès aux champs cultivés de Piérie avant que la récolte ne puisse être engrangée. Naturellement, la cité pouvait toujours être ravitaillée par voie maritime par les Athéniens, mais la saison des tempêtes allait commencer dans quelques semaines et la ville serait alors complètement asphyxiée.

 

42858_pydna.jpg

Pydna assiégée. Les éclaireurs montés en profitent pour faire trempette.

 

De par sa situation géographique au bout d’un cap, Pydna pouvait être facilement investie par les assiégeants, et leurs lignes étaient solides. Les défenseurs tentèrent une sortie, sondant tour à tour la droite, le centre et la gauche des Macédoniens, à chaque fois en pure perte. Malgré tous leurs efforts, ils ne pouvaient rien contre les vétérans aguerris des campagnes de Thessalie.

 

Prolonger la résistance ne servirait à rien dans cette cité encore peuplée de nombreux Macédoniens, dont l’occupation athénienne n’était que récente. Philippe fit une entrée triomphale dans Pydna, où il décida d’implanter une colonie militaire pour en accélérer la « re-macédonisation ». À terme, ces unités devaient constituer une phalange supplémentaire confiée à Polyperchon, un officier natif de Tymphaïa. Quant aux colons athéniens, Philippe décida qu’ils seraient déportés à Méthone. Encore fallait-il que la cité soit prise d’assaut.

 

Impatient, le roi de Macédoine était pratiquement certain que la cité athénienne tomberait facilement, tant sa garnison était réduite au strict minimum – des adolescents et des vieillards hâtivement armés et placés sur les remparts. Comme il l’avait déjà fait par le passé, il fit mettre pied à terre aux Compagnons et mena lui-même l’assaut à leur tête. Étaient-ce ses brillantes victoires qui lui avaient fait ainsi oublier la plus élémentaire prudence, ou simplement son impatience ?

 

Philippe avait raison sur un point : les défenseurs ne firent pas le poids face à ses meilleurs soldats.

 

Pourtant, alors que les remparts étaient en train de passer sous contrôle macédonien, un flottement se fit soudainement sentir. Un déchirant cri de douleur se fit entendre, puis d’autres exclamations fusèrent. Alors que les Compagnons les plus avancés continuaient à poursuivre les défenseurs à présent en déroute, à l’arrière, une grande agitation se fit jour. Puis un cri, plus fort que les autres, perça dans le tumulte environnant.

 

- En arrière ! Écartez-vous ! Le roi est blessé !

 

Cinq Compagnons portaient un corps gémissant dans un manteau pourpre taché de sang. Ils déposèrent délicatement leur fardeau dans une salle de garde qu’on improvisa en hôpital. Bientôt, les médecins royaux et un prêtre d’Asclépios accoururent.

 

Le spectacle qui s’offrait à leurs yeux faisait peine à voir. Une flèche était plantée dans l’œil gauche de Philippe, d’où ruisselait un sang qui maculait la totalité de son visage. Dans la cohue, personne n’avait encore songé à lui ôter le casque doré en forme de tête de lion – une référence à Hercule, l’ancêtre mythique des Argéades – qu’il portait.

 

64085_blessure.jpg

Philippe, blessé sous les murs de Méthone, s'effondre dans les bras d'un Compagnon (vision d'artiste).

 

Ce n’était pas parce que les derniers défenseurs de Méthone n’étaient pas de vrais soldats qu’ils ne savaient pas tirer à l’arc.

 

 

*****

 

Les médecins parvinrent à extraire la flèche, qui n’était pas ancrée profondément. L’œil du roi, naturellement, était perdu.

 

 

*****

 

Dès que son état de santé le permit, Philippe fut emmené à Aigéai. Vengeance pour sa blessure, les murs de la cité furent rasés, mais la population fut laissée en paix, Philippe ayant spécifiquement ordonné qu’elle le soit avant l’assaut. La cité était une colonie athénienne de longue date et à ce titre, elle hébergeait des marins expérimentés. L’un d’entre eux, un dénommé Agathon, était réputé pour son habileté à entraîner des équipages de trières. La relative modération des Macédoniens avec Méthone leur permit de s’attacher ses services, dans l’optique de la création future d’une flotte. Restait toutefois à apprendre comment construire celle-ci.

 

Olympias vint très vite au chevet du roi, dont elle prit soin. La reine ne perdait toutefois pas le nord, profitant de la faiblesse de Philippe pour obtenir de lui qu’il annule l’ordre d’exécution des prisonniers épirotes. Nicésipolis, en route pour Pella en vue de son mariage avec Philippe, s’arrêta aussi à Aigéai. Contre toute attente, elle et Olympias s’entendirent à merveille et devinrent de proches amies.

 

Les deux reines – l’actuelle et la future – contribuèrent à restaurer la santé de Philippe, qui réchappa de sa blessure sans autre conséquence que celle, déjà peu enviable, d’être borgne. Le roi épousa Nicésipolis à la fin de l’hiver, juste avant de repartir en campagne. La princesse de Phères lui donna une fille, que Philippe nomma en l’honneur de ses récentes victoires : Thessaloniké – littéralement, « victoire en Thessalie ».

 

Nicésipolis ne vit jamais grandir sa fille : elle mourut peu après sa naissance, de complications liées à l’accouchement. En souvenir de son amie, Olympias éleva Thessaloniké comme si elle était sa propre fille, et l’enfant grandit avec son demi-frère Alexandre et sa demi-sœur Cléopâtre.

 

31678_neneuille.jpg

Maintenant qu'il est borgne, Philippe a l'air encore plus badass.

 

 

*****

Modifié par Eginhard 38

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Batailles aux frontières

 

 

Avec l’hiver vint l’inévitable raid épirote. Comme Antiochos l’avait anticipé, il fut moins important que le précédent, n’ayant impliqué que 2.000 peltastes. Ils furent défaits sans grandes difficultés, les prisonniers étant cette fois épargnés. Le commandement macédonien n’en décida pas moins de renforcer son dispositif en Haute-Macédoine. De l’infanterie légère venue d’Émathia fut envoyée à Tymphaïa. Sur place, le commandement fut réorganisé. Antiochos conserva la direction globale, et la cavalerie fut laissée sous ses ordres directs. Quant à l’infanterie renforcée, elle fut confiée à un officier du nom de Cléitus. Sans rapport avec Cléitus le Noir, il fut rapidement surnommé « le Blanc » par opposition avec ce dernier – particulièrement parmi les fantassins d’Émathia, dont Cléitus le Noir était originaire.

 

Comme il l’avait déjà fait précédemment, Antiochos envoya les cavaliers thessaliens dans un raid punitif en direction de Dodone. Ils ne rencontrèrent pratiquement aucune résistance, seuls les murs de la ville les empêchant de s’en emparer. Ils entreprirent alors de piller les environs, tentant notamment d’en ruiner les exploitations minières, mais l’arrivée d’une armée de secours venue de Molossis, en menaçant de leur couper la retraite, les obligea à rebrousser chemin. Les Épirotes ne reprirent cependant qu’une partie de leurs avant-postes, preuve supplémentaire de leur affaiblissement, et ne conduisirent pas d’autre raid cette année-là.

 

http://www.heberger-image.fr'>90013_mines.jpg

"Faut qu'on s'arrache, là." (officier thessalien anonyme)

 

 

*****

 

Les Illyriens furent beaucoup plus entreprenants. Leurs raids répétés mais vains, et le grand nombre de prisonniers qu’ils avaient laissés aux mains des Macédoniens, avaient largement affaiblis les Dardaniens. Ces derniers n’étaient plus en mesure de mener d’offensive sérieuse, et leur place dans l’équilibre politique illyrien s’en ressentit. Les Taulantins, une tribu située plus à l’ouest, le long de l’Adriatique, devinrent la puissance dominante, et leur chef Pleuratos porta bientôt le torque de bronze qui symbolisait la royauté illyrienne.

 

Pleuratos prenait très au sérieux la menace que représentait la Macédoine. Dans la mosaïque de tribus qui constituaient l’Illyrie, il s’appuya sur les Pirustes, un groupe ethnique d’Illyrie centrale, pour tenter de reprendre le territoire des Pénestes aux Macédoniens. Les Scirtariens, un sous-groupe des Pirustes, fourniraient l’effort principal, tandis que les Dardaniens seraient réduits à faire diversion.

 

Les Illyriens choisirent de déclencher leur offensive très tôt, alors que l’hiver n’était pas encore achevé. Les guetteurs de l’avant-poste macédonien de Bryga en furent les premiers avertis. Ils furent massacrés peu après, mais avaient eu le temps de prévenir Oreste, qui commandait à Lychnide les forces chargées de défendre la région – et n’avait pas eu, jusque-là, de combats sérieux à livrer.

 

http://www.heberger-image.fr'>20418_colonne.jpg

L'armée illyrienne en marche.

 

Oreste emmena aussitôt la phalange de Lychnide en direction de Péneste, envoyant parallèlement les cavaliers d’Héraclée Lyncestis mener des actions de reconnaissance et de harcèlement en territoire scirtarien. Les cavaliers macédoniens y repérèrent une deuxième colonne, de 3 à 4.000 hoplites, qui suivait la première, formée de 4.000 hommes. L’armée ennemie progressait lentement sur les mauvais chemins de montagne caractéristiques de la région. La neige encore présente çà et là aggravait le problème, et l’étroitesse des routes faisait s’étirer les forces illyriennes sur une longueur interminable.

 

Cette lenteur des Illyriens permit à Oreste de leur couper la route à mi-chemin entre Bryga et Péneste. L’affrontement eut lieu au débouché d’un col, dans un espace restreint qui rendait les peltastes illyriens redoutables. Ces derniers causèrent des pertes sévères aux Macédoniens, mais les seconds étaient eux aussi soutenus par leurs propres peltastes. Les hoplites illyriens échouèrent à percer les défenses macédoniennes, et leur armée finit par s’effondrer. Un petit détachement de peltastes couvrit assez efficacement leur retraite. Péneste était sauve, mais la bataille avait quand même coûté près de 1.000 hommes à la phalange de Lychnide.

 

http://www.heberger-image.fr'>62665_brygapeneste.jpg

L'affrontement au pied du col.

 

Toutefois, le succès des Macédoniens mit un terme prématuré à la campagne illyrienne. Déjà refroidie par le spectacle de sa devancière en pleine retraite, la deuxième colonne illyrienne stoppa son avance peu après lorsqu’elle apprit que les cavaliers macédoniens avaient coupé sa seule voie de retraite. Sa volte-face obligea ceux-ci à se replier sans résistance, non sans avoir auparavant infligé des pertes supplémentaires aux Scirtariens en déroute. Oreste déplaça prudemment son quartier général de Lychnide à Péneste, qu’il jugeait désormais plus exposée, mais l’affaire en resta là.

 

http://www.heberger-image.fr'>34867_retraite.jpg

Après avoir exécuté quelques fuyards, les cavaliers macédoniens obligent les Illyriens à faire demi-tour, puis s'enfuient. Total pleutre style !

 

La diversion menée par les Dardaniens, pourtant bien coordonnée avec l’offensive principale, fut inutile et s’acheva par un désastre encore plus grand pour les assaillants. Leur approche fut éventée par une avant-garde d’infanterie légère qui engagea le combat sans attendre le soutien des 3.000 hoplites qui constituaient la force dardanienne principale. Cette erreur eut le double résultat de voir les fantassins illyriens capturés par centaines et d’annuler tout effet de surprise. Harcelés par les peltastes, et sans arrière-garde pour les couvrir, les Illyriens furent presque tous pris, Cléitus le Noir s’appuyant sur le fort de Palémon pour déjouer leur tentative de prendre sa phalange en tenailles.

 

Le général macédonien, jusque-là porté sur une stratégie purement défensive, envoya cette fois les cavaliers de Pélagonia effectuer une timide reconnaissance en territoire ennemi. Ce qu’ils découvrirent dépassa de loin leurs attentes : la Dardanie était pratiquement sans défense, les Dardaniens s’étaient saignés à blanc dans leurs vaines attaques. La cavalerie macédonienne put ainsi brûler et piller tout son soûl, dispersant sans mal les maigres forces envoyées à leur rencontre. Les destructions qu’ils opérèrent allaient sans doute gravement compromettre les récoltes de l’année, réduisant d’autant plus les risques d’une nouvelle incursion dardanienne.

 

http://www.heberger-image.fr'>12992_dardanis.jpg

Celle-là, c'est pour avoir fait cramer les champs de Pella il y six ans.

 

 

*****

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites

La campagne de Malide

 

 

À cause de la blessure du roi, les opérations d’envergure ne reprirent qu’assez tardivement, alors que le printemps était déjà bien avancé. Les préparatifs furent l’occasion d’une réorganisation assez substantielle de l’armée macédonienne. La phalange nouvellement recrutée à Pydna alla relever à Bylazora celle d’Éordéa, qui accompagnerait l’armée en Malide. Parallèlement, la défense de la Piérie fut confiée à la phalange d’Émathia, qui déplaça sa base de Pella à Aigéai pour mieux couvrir ce territoire étendu.

 

Pendant que la plus puissante armée jamais réunie par la Macédoine – 18.000 hommes dont 1.500 cavaliers – se concentrait à Larissa, les Thessaliens multiplièrent les reconnaissances afin d’évaluer les forces dont disposait Onomarchos. Le stratège autocrate des Phocidiens se trouvait à Lamia, une position stratégique incontournable sur la route qui menait à Delphes, et que Philippe devrait obligatoire prendre pour espérer peser de manière décisive dans le déroulement de la guerre sacrée.

 

http://www.heberger-image.fr'>27756_concentration.jpg

18.000 soldats, ça tient de la place.

 

Les renseignements récoltés par la cavalerie thessalienne attribuaient à Onomarchos 8.000 hoplites basés à Lamia, mais ce n’était là qu’une fraction de ses forces. On en comptait autant en Locride épicnémidienne, dont 4.000 tenaient le stratégique et fameux défilé des Thermopyles. D’après les espions de Philippe, des renforts étaient en route : 1.500 hommes marchaient sur la cité de Locris proprement dite, et 2.500 autres étaient en train de se concentrer à Héraclée de Trachis, dans la partie sud de la Malide.

 

En tout, les Phocidiens pouvaient donc compter sur 20.000 hommes, essentiellement des mercenaires grassement payés sur le trésor de Delphes. Avec 18.000 Macédoniens et 10.000 Thessaliens, Philippe jouissait de la supériorité numérique sur son adversaire, mais le nombre était un facteur secondaire. Le terrain, plus montagneux, ne lui permettrait pas de déployer son armée de la même manière que dans les plaines de Thessalie. Elle serait contrainte de combattre sur un front étroit, situation dans laquelle les mercenaires aguerris d’Onomarchos seraient des adversaires redoutables.

 

Pour y remédier, Philippe avait décidé d’employer au mieux sa supériorité numérique, en lançant des offensives simultanées avec ses deux armées, chacune depuis une direction différente : les Macédoniens par l’ouest et la plaine du Sperchios, les Thessaliens par l’est et les approches de la Phthiotide. Compte tenu de la grande agressivité montrée par les Phocidiens face à la cavalerie thessalienne durant ses reconnaissances, Philippe espérait pouvoir les affronter et les défaire dans deux batailles séparées.

 

http://www.heberger-image.fr'>33494_plan.jpg

Le plan de bataille de Philippe.

 

 

*****

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Quelle est la composition de ton armée au juste? Combien de phalanges, de peltastes et de cavaliers? Les troupes d'élites (Amphyctions, Hypapistes) sont-t-elles de la partie?

 

Sinon, concernant tes incursions en Dardanie, je me souviens effectivement que quand tu commences à te rapprocher de la Dardanie, les illyriens mettent les petits plats dans les grands: je venais de conquérir la Péonie, dont la ville la plus au nord est frontalière de la dardanie, l'hiver s'installe... Deux invasions de au moins 6 hoplites illyriens! J'avais que des cavaliers et des archers à leur opposer >.< Bref, en jouant l'attrition, finalement j'ai pu m'en débarasser et faire des quantités phénoménales de prisonniers à chaque fois => 420 recrues qui ne réintegreront jamais leur cité natale. Je suis allé voir du côté de la dardanie où ca en était... M'est avis que je suis tranquille pour dix bonnes années :P

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites

C'est ça que j'aime avec Hegemony : on peut l'emporter de plusieurs façons différente. En utilisant les grands espaces relativement pauvres de la Péonie pour une défense en profondeur, par exemple (comme tu l'as fait, je présume).

 

Pour ma campagne contre Lamia, l'armée macédonienne se composait de 3 phalanges régulières plus les Hypaspistes, avec leurs soutiens de peltastes (8 bataillons en tout), les Compagnons et un escadron de cavalerie légère. L'armée thessalienne comprenait 2 brigades de hoplites, les Amphictyoniques, 6 bataillons de peltastes et une brigade de cavalerie thessalienne.

 

De façon générale, j'essaye de toujours avoir les troupes d'élite avec moi, et de conserver un noyau dur d'unités très expérimentées (comme la phalange d'Aigéai, la première que j'ai recrutée dans cette partie). De temps en temps, j'intègre à l'armée une phalange moins expérimentée pour, comment dire... faire du level-up. :P Dans le même ordre d'idée, j'envoie les phalanges nouvellement formées tenir des rôles défensifs, sur la frontière illyrienne ou sur les côtes par exemple. Elles y relèvent celles qui ont déjà un peu de bouteille, et peuvent se faire une petite expérience.

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites

C'est ça que j'aime avec Hegemony : on peut l'emporter de plusieurs façons différente. En utilisant les grands espaces relativement pauvres de la Péonie pour une défense en profondeur, par exemple (comme tu l'as fait, je présume).

 

C'est tout à fait ca, j'étais pas peu fier de moi sur le moment d'avoir réussi ce coup là: harcèlement par les archers juste assez pour continuer de faire avancer les hoplites jusqu'au coeur de la péonie afin de gagner du temps et leur faire grignoter leurs réserves, puis dès que le moral a commencé à baisser, charge de cavaliers tribaux et sortie de tous les javeliniers... très différent de ce que j'avais fait jusque là et très fun^^

 

Concernant la composition des troupes, après plusieurs parties j'ai adopté à peu près la même: pas plus de 2 ou 3 phalanges, et énormément de peltastes, 1 cavalerie pour les flanquages et les raids fourbes. J'ai découvert qu'une phalange fortement soutenu par des peltastes tient mieux que 3 phalanges seules alors du coup...

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Créer un compte ou se connecter pour commenter

Vous devez être membre afin de pouvoir déposer un commentaire

Créer un compte

Créez un compte sur notre communauté. C’est facile !

Créer un nouveau compte

Se connecter

Vous avez déjà un compte ? Connectez-vous ici.

Connectez-vous maintenant

  • En ligne récemment   0 membre est en ligne

    Aucun utilisateur enregistré regarde cette page.

×