Sanophis

[CoH] Péripéties Normandes

84 messages dans ce sujet

Salut à toutes et à tous !

Ça fait bien longtemps que je parcours ce merveilleux forum en tant que grand fan de jeux de stratégie. J'ai enfin décidé de participer à la communauté et de me lancer dans une chose que j'adore : les AAR. 

J'ai donc décidé d'en faire un sur Company of Heroes (au moins la campagne américaine) car c'est un jeu que j'aime beaucoup, surtout pour ses possibilités stratégiques, et qu'il ne me semble pas avoir déjà vu un AAR sur ce jeu. De plus ça me permettra peut-être de faire découvrir ce jeu à certains (qui ont vécus les dernières années dans une grotte) et de m'occuper le temps que CoH 2 sorte :lol: . Je suis quand même conscient que les STR de ce genre sont pas les jeux les plus adaptés pour faire un AAR.

Je pense aussi intercaler des moments culture où je parlerai de ce qui s'est vraiment passé en parallèle des missions du jeu. Après tout on est aussi là pour apprendre et partager des choses. Surtout que ce jeu est pas le pire au niveau respect historique, loin de là.

N'hésitez pas à commenter pour me dire ce qui va et ce qui ne va pas, j'espère bien pouvoir ainsi m'améliorer pour pouvoir faire des rapports de partie de qualité sur plein d'autres jeux !

 

PS : la première mission n'est certainement pas la plus intéressante pour faire un rapport de partie donc veuillez excuser un peu le manque d'action flagrant dans ce premier chapitre ^^.

 

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Chapitre I : Châteaux de sable et bunkers de béton

 

 

Omaha Beach, 6 juin 1944, Jour J, 07h00

 

11450_carte_tactique.jpg

 

Comme le disait le général Eginhard quand j'étais à West Point, « tout est plus clair avec une carte ».

 

Les premières embarcations s'échouent sur la plage. Déjà les hommes se lancent à l'assaut des falaises qui surplombent les plages du débarquement. En face, les mitrailleuses lourdes allemandes ne cessent de tirer. Les balles sifflent aux oreilles des braves gars de la compagnie Able. Pourtant, ceux-ci continuent leur chemin. Ils n'oublient pas les paroles du commandant : « un homme immobile est un homme mort ». Mais la première vague subit de plus en plus de pertes. La situation est difficile à l'arrivée de la seconde vague.

 

85743_vue_plage.jpg

 

Le débarquement comme si vous y étiez.

 

Malgré les rafales de mitrailleuses, les hommes continuent d'avancer. Des groupes d'hommes se jettent à terre dès qu'ils arrivent au talus, imitant le flot des vagues qui se brise sur les rochers. L'arrivée providentielle des gars du génie, équipés de torpilles Bangalore, permet de faire sauter les barbelés.

 

Les soldats peuvent enfin se plaquer aux parois de la falaise après avoir traversé un enfer de sable. Mais la bataille est encore loin d'être terminée. L'objectif suivant est le bunker qui domine la plage. Pour cela, la compagnie doit tenter de sécuriser les accès aux défenses allemandes : Dog White sur le flanc droit et Dog Red sur le flanc gauche.

 

77987_forts_dog_white.jpg

 

L'enfer de Dog White.

 

Les sections avancent prudemment aux prix de quelques pertes. La première mitrailleuse est réduite au silence, puis la première section se charge des soldats ennemis qui se trouvaient derrière. La dernière MG ennemie est éliminée grâce à une grenade et à la précision des tireurs d'élite. Les soldats de la compagnie Able finissent par atteindre le haut de la falaise.

 

71187_haut_falaise.jpg

 

Séjour touristique spécial randonnée en Normandie. La direction décline toute responsabilité en cas de blessures graves ou de mort.

 

De son côté, Dog Red est toujours bloqué, les soldats ne peuvent escalader le flanc gauche en raison des mitrailleuses. A droite, Dog White est enfin dégagée et les soldats du génie peuvent faire sauter le bunker. A la vision de ce colosse de béton en flammes, les soldats qui continuent de débarquer sur les plages poussent des cris de joie. Des renforts arrivent en masse au sommet des rochers grâce à la neutralisation des mitrailleuses lourdes. Les américains opèrent un redéploiement et se positionnent dans les tranchées ennemies.

 

28715_lignes_us_falaise.jpg

 

Contrairement aux bunkers, les tranchées permettent de défendre dans les deux sens.

 

Le nouvel objectif consiste à gravir la colline et à éliminer tous les Flaks 88 qui s'y trouvent afin de permettre le débarquement des blindés. Les soldats du génie se chargent de faire sauter les bunkers allemands restants afin d'enrayer le flot continu de renforts. L'infanterie américaine en provenance de Dog White campe sur ses positions, leur flanc gauche n'étant pas sécurisé.

 

Afin de remédier à se problème, une section se déplace sur le flanc gauche et s'empare d'un Flak 88 abandonné par les allemands dans leur retraite vers la colline. Il s'en servent efficacement et dégagent Dog Red, permettant aux troupes qui étaient coincées en bas de monter et de renforcer les lignes américaines avant l'assaut final sur la colline.

 

65376_lignes_dog_red.jpg

 

Servant du canon : « Bon alors, tu tire ou tu pointes ? »

Artilleur : « Oh bonne mère, à cette distance il peut que tirer ! »

Officier : « Mais vous êtes tous fadas ! Il doit pointer si il veut pas massacrer la moitié du régiment ! »

Viseur : « J'arrive pu à réfléchir. Michel, sort le pastis ça nous éclaircira les idées ! »

 

Tandis que le canon de 88 tire sur les derniers bunkers de la ligne de défense, les sections américaines déversent un flot de balles sur les troupes allemandes qui tentent vainement de contra-attaquer.

 

Enfin, les soldats de la compagnie Able commencent à escalader a colline pour mettre fin au tonnerre d'explosions provoqué par les canons. Finalement, le 88 manœuvré par l'infanterie américaine met deux coups au but qui neutralisent chacun un des canons.

 

La 352e division d'infanterie allemande doit évacuer ses positions, elle laisse sur place une bonne partie de son matériel lourd (canons, mitrailleuses, munitions). Sur les plages, les Shermans M4 commencent à débarquer aux côtés des véhicules du génie. En fin d'après-midi, le secteur d'Omaha est entièrement sous contrôle, au prix de lourdes pertes.

 

Analyse tactique post-bataille : mission courte et facile, normal c'est la première. On a surtout assisté à un grand show hollywoodien digne des premières minutes d'Il faut sauver le soldat Ryan. Toutefois, j'ai quand meme subi de grosses pertes (une dizaine de soldats) en tentant d'éliminer les MG sur Dog White et en cherchant à escalader Dog Red sans avoir dégagé les forces en hauteur au préalable. On en retiendra qu'il faut au maximum contourner et flanquer les forces adverses pour s'en tirer avec moins de pertes.

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Jasse29 aime ça

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Pour avoir une idée, quel sera le niveau de difficulté des missions?

 

Je suis en train de me réfléchir à l'aquisition de l'opus suivant, celui la m'avais bien plus.

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Pour l'instant je suis en normal. Si jamais c'est trop simple (on verra ça pendant la bataille de Carentan ^^) je passerai au niveau supérieur. Oui je suis un peu couard ^^

Pour ce qui est du 2e opus il m'a l'air extrêmement prometteur (en tout cas c'est l'avis que j'ai eu en regardant la vidéo de Socros). 

Endwars aime ça

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Pour l'instant je suis en normal. Si jamais c'est trop simple (on verra ça pendant la bataille de Carentan ^^) je passerai au niveau supérieur. Oui je suis un peu couard ^^

Pour ce qui est du 2e opus il m'a l'air extrêmement prometteur (en tout cas c'est l'avis que j'ai eu en regardant la vidéo de Socros). 

Cool on cite ma vidéo ^^

 

bonne initiative ^^

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^^ un AAR COH j'aiiiiime, il est clair que COH2 a l'air dement j'ai la beta et je me fait mettre la misere par l'IA en facile Oo

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Comme je vous l'avais dit j'ai l'intention d'inclure des moments de culture entre les missions. Je commence aujourd'hui et afin de replacer ce jeu dans son contexte je vais (tenter) de vous parler du Débarquement de Normandie et des événements précédant l'assaut sur les plages.

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Le débarquement en Normandie est surtout la réponse à la volonté de Staline d'ouvrir un second front en Europe de l'Ouest, ce qui permettrait de menacer très vite l'Allemagne, l'enlisement des troupes alliées en Italie (le long de la ligne Gustave) ne permettant pas de progresser suffisamment vite au cœur du IIIe Reich.  

94137_ligne_gustave.jpg

 

Lignes de défense de l'Axe en Italie. La ligne Gustave est en rouge.

 

Pour des raisons de logistique, il était évident que ce débarquement devrait se faire au plus près des côtes anglaises. Pour cette raison, le littoral français semblait l'endroit idéal, malgré la présence du Mur de l'Atlantique. Les alliés entreprirent donc de nombreuses actions pour garantir le succès d'un débarquement en France.

 

La Normandie fut choisie comme point d'entrée en Europe. Cette opération prendrait le nom d'opération Overlord. En parallèle, les services de renseignement alliés (surtout la London Controlling Section) mirent au point l'opération Fortitude, visant a faire croire que les troupes anglo-américaines débarqueraient au Nord-Pas-de-Calais et, une fois l'invasion de la Normandie débutée, que cette dernière n'était qu'une diversion pour masquer une véritable attaque ailleurs. Cette guerre de la désinformation fut particulièrement efficace : la XVe armée allemande ne se redéploiera qu'en août et les allemands cesseront de s'attendre à une attaque dans le Nord-Pas-de-Calais en septembre. 

88760_DummyShermanTank.jpg

 

Un Sherman M4 gonflable, pour tromper les reconnaissances aériennes allemandes dans le sud-est du Royaume-Uni.

 

La date du débarquement de Normandie, le mardi 6 juin 1944, fut fixée par le général en chef des armées alliées Dwight David Eisenhower le dimanche 4 juin, l'état major allié (profitant d'une brève accalmie dans la tempête qui souffle sur la Manche) refusant de le reporter au mois de juillet.

 

Ce débarquement est le plus complexe et l'un des (voire le) mieux préparés de l'Histoire. Il est précédé d'une collecte de renseignements des services secrets alliés, notamment grâce aux résistants français. Il verra la participation de 5 divisions d'assaut, 3 divisions aéroportées, 7 000 unités navales de tous types (la plus grande armada jamais rassemblée dans l'Histoire) et 11 000 avions (bombardiers et chasseurs) qui donneront une gigantesque supériorité aérienne aux Alliés (de toute façon, les allemands n'avaient presque rien à leur opposer).

45220_d_day_plan.jpg

Plan des opérations du D-Day.

 

 

Le débarquement proprement dit est précédé de trois opérations aéroportées : l'opération Tonga (capture des ponts de Bénouville – alias Pegasus Bridge – et Ranville par la 6th division aéroportée britannique) et les opérations Albany et Boston (parachutage dans le Cotentin des célébrissimes 101st et 82th divisions aéroportées américaines). Ces parachutages ont lieu dans la nuit du 5 au 6 juin. La phase navale de l'opération, consistant à débarquer les troupes sur 5 plages (Utah et Omaha pour les américains, Gold, Juno et Sword pour les Anglo-canadiens + assaut des rangers américains sur la pointe du Hoc) se nomme elle l'opération Neptune. Elle commence entre 06h30 et 07h30 selon les plages.   

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Chapitre II : Les Aigles

 

 

Secteur de Vierville, 6 juin 1944, Jour J, 01h28

 

La nuit semble calme. Dans une petite unité allemande affectée à un poste de DCA, l'ambiance est légère. Les soldats s'amusent. Soudain, l'un d'entre eux aperçoit l'impossible : une énorme flotte aérienne larguant des parachutistes est en approche. Tous les postes de DCA de la région sont en alerte. Le Hauptmann Bahbah s'écrie :

« Les pa... Les papa... Les paras !!!!! »

 

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Avant la 20th Century Fox, la 101st Airborne !

 

Dans l'un des avions cargos le Sergent Glider s'apprête à sauter avec ses hommes. Il se tourne vers eux et dit :

 

"Les gars, nous y sommes. Dans quelques secondes on va sauter et atterrir en Normandie. Les gars qui débarqueront sur Omaha tout à l'heure comptent sur nous !  Que Dieu nous protège. "

 

Puis c'est le signal : la petite lumière verte à côté de la porte s'allume. Les hommes se lèvent et sautent l'un après l'autre. La DCA ennemie fait des ravages. Certains hommes meurent avant même de toucher le sol. Pendant sa descente, le sergent observe tout ce qui se passe. Il sait que sans ces canons antiaériens les allemands pourraient abattre beaucoup moins d'hommes...

 

Première partie : La lutte pour la ferme 

 

 

Quelques minutes après le larguage...

 

Le Sergent Glider a enfin atteint le sol avec quelques uns de ses hommes.

" - Sergent, où est le reste de la compagnie Fox ?

- Je l'ignore soldat. Je crois avoir vu d'autres hommes atterrir près d'ici. Allons voir."

 

En effet, les problèmes liés à un parachutage de nuit ont rapidement provoqué la dispersion des forces américaines. Toutefois, quelques mètres plus loin, la section du Sergent Glider en croise une autre au détour d'une haie.

 

" - Caporal, je suis content de vous voir.

- Moi aussi, Sergent. Quels sont les ordres ?

- On doit détruire ces Flakvierling. Sans ça , la suite des opérations est condamnée. Nous avons déjà perdu beaucoup d'hommes."

 

Comme pour lui donner raison, un avion en flammes s'écrase à quelques centaines de mètres d'eux. Les deux sections se dirigent donc au nord de leur position. A une dizaine de mètres, ils rencontrent un premier canon antiaérien en travers de leur chemin. Les deux sections décident de l'attaquer chacune d'un côté.

 

72232_attaque_poste_dca_1.jpg

 

Une technique simple mais efficace : l'attaque d'une position par deux côtés.

 

Le poste de DCA est vite réduit au silence grâce à quelques grenades bien placées. Son canon est transformé en miettes de métal. Les soldats en profitent pour souffler un peu et pour récupérer du matériel qui pourrait s'avérer utile sur les cadavres.

 

Le sergent est content : avec cette batterie hors-service, les opérations de larguage dans la zone seront beaucoup plus simples. Mais il y a d'autres positions antiaériennes dans la zone de part et d'autre de la route menant à Omaha.

 

85568_carte_tactique_1.jpg

 

Pour une fois, les gars du renseignement ont bien fait leur boulot.

 

Tandis qu'ils discutent de la prochaine étape, le sergent et le caporal entendent des coups de feu. Ils décident donc d'aller voir. Près de la route, des parachutistes américains se sont enfermés dans une grange. Dehors, toute une escouade allemande est en train de vider ses chargeurs sur les soldats pris au piège.

 

L'escouade sous le commandement de Glider tente alors d'attaquer ses adversaires pour libérer la section Baker. Mais leur manœuvre est interceptée par les allemands qui n'ont pas peur de se battre sur deux fronts. Heureusement une nouvelle unité est parachutée à proximité, venant renforcer ses camarades.

 

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Deux fronts, ça va. Trois fronts, bonjour les dégâts !

 

Toutes les forces américaines se regroupent dans la cours. Le caporal Beckar sort de la ferme avec sa section.

 

" - Franchement Sergent, mes hommes et moi on vous dois une fière chandelle. Demandez-nous ce que vous voulez, après tout vous nous avez sauvé la vie.

- Vous n'avez aucune information importante à me donner ?

- Si, justement. On a vu passer des convois sur cette route. Ils pourraient renforcer Omaha.

- Bien. Section Baker, vous êtes désormais sous mes ordres. Allons stopper ces convois ! "

 

Les hommes récupèrent sur les cadavres allemands une MG42 légère afin de pouvoir faire des tirs de suppression. Ils remettent également en marche une MG42 lourde sur trépied. Trois hommes sont chargés de la manœuvrer.

 

Un peu plus loin, Baker ramasse deux Panzerschrecks. Ils se mettent en position d'embuscade près de la route, épaulés par la mitrailleuse lourde. Déjà les premiers véhicules se présentent.

 

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Le comité d’accueil américain.

 

Pendant ce temps Glider et ses hommes partent à droite en direction de l'entrepôt dans l'espoir de récupérer des armes antichar lourdes. Après avoir abattu un officier ennemi et ses hommes, la 1ère section de parachutistes récupère quelques munitions et un Pak 38 qui est envoyé en soutien devant la ferme.

 

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Paklib' : près de 300 canons à retirer partout en Normandie. Pour plus d'informations, allez sur www.paklib_normandie.com.

 

Les derniers véhicules allemands sont interceptés et détruits. Le premier tronçon de la route est sécurisé. Les paras s'attellent à la création de défenses (des murs de sac de sable) et mettent en place un barrage au milieu de la route au cas où, je cite le Sergent Glider, « ces salauds de Boches pointeraient à nouveau leur nez ici ». Quoique, il a peut-être dit autre chose que « nez »...

 

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Avec Télébarrage, passez les barrages de l'armée américaine sans temps d'attente ! (offre limitée aux soldats des pays anglo-saxons)

 

 

Tou bi continude...

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Deuxième partie : Une route vers l'Enfer

 

Le sergent Glider et ses hommes se regroupent au barrage pour décider de la marche à suivre. L'objectif est clair : les soldats étant peu nombreux, seul une division sur plusieurs axes permettrait de couvrir un maximum de terrain.

 

La 3ème section doit se diriger sur le flanc gauche pour prendre d'assaut les positions allemandes et dégager un passage le long de la route. Le caporal Beckar doit lui se diriger au centre pour assurer la liaison entre les flancs gauche et droit. Enfin, le sergent Glider en personne passe à droite pour éliminer un Flakvierling isolé. Le barrage reste en place sur la route au cas où les convois reviendraient.  

 

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Le plan américain qui prend le nom de plan Trident.

 

À droite, la section de Glider commence par établir un muret de sacs de sable pour couvrir l'accès à la route. Ils sont alors confrontés à plusieurs soldats allemands et à une MG42 lourde, qui est réduite au silence grâce à une grenade. Une fois l'endroit sécurisé, les paras avancent à couvert le plus près possible du canon et se mettent en place derrière un muret.

 

Ils font alors une rencontre inattendue : une autre section de parachutistes de la 101st est elle aussi en train d'attaquer la position. Leur action conjointe (et pourtant non-coordonnée) vient à bout des forces allemandes. Une fois le site sous contrôle, les deux sections se retrouvent dans la tranchée :

 

- Sergent Glider ! Ça fait plaisir de vous retrouver !

- O'Malley ! Content de voir que vous et vos hommes allez bien.

- Merci monsieur. Nous sommes tous en état de nous battre, ici. Quels sont vos ordres ?

- Regardez sur cette carte. Je vais retourner au centre pour sécuriser la position. Prenez le flanc droit. On se retrouve à la DCA au bout de la route.

 

O'Malley et sa section commencent donc par sécuriser la position à droite. Seul quelques escouades allemandes sont repérées et vite vaincues, aucune ne parvient à stopper le plan des paras américains. Tout au plus ont-elles réussi à le retarder d'une ou deux minutes.

 

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O'Malley campe sur ses positions.

 

Au centre, Glider et Beckar s'emparent des positions au centre et avancent vers la route. Ils ne rencontrent qu'une faible résistance. Les allemands échouent à faire reculer le dispositif allié et perdent plusieurs escouades dans la bataille. La 101st en ressort renforcée, son centre est tenu fermement par l'élite de la compagnie Fox.

 

Sur le flanc gauche la 3ème section s'empare elle aussi d'une position et décide de progresser vers le canon antiaérien proche. Elle reçoit la visite d'une section de Volksgrenadiers qui est éliminée à coup de grenades. Malgré le terrain (des champs en grande partie inondés), les paras progressent. Le manque de points de couvertures efficaces se fait néanmoins ressentir.

 

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Suite du plan d'attaque des paras.

 

O'Malley ne rencontre que très peu de résistance lors de son attaque dans la forêt qui borde le flanc droit. Les allemands ne cherchent pas non plus à contre-attaquer vivement, préférant se regrouper autour de points fortifiés et simples à défendre.

 

En revanche, la situation à gauche va évoluer en un échec considérable.

 

Pourtant, tout s'annonce bien. La 3ème section, suite à la prise de la position dans les champs, approche discrètement du canon AA puis se lance à l'assaut.

 

Toutefois celui-ci est bien gardée. Deux mitrailleuses lourdes couvrent ses flancs, en plus du Flakvierling qui décide momentanément d'arrêter de tirer sur les avions pour s'intéresser aux troupes au sol. De plus, plusieurs sections d'infanterie sont placées autour, ce qui empêche de le contourner. Heureusement, une autre unité américaine est apparue de l'autre côté, les américains attaquent maintenant le poste de DCA de deux directions différentes et les soldats de l'Axe n'ont pas de chemin pour se replier en cas de défaite. Afin de mettre fin à l'attaque au plus vite, une pluie de grenades s'abat sur les positions allemandes.

 

Sans effet.

 

Le canon AA et les mitrailleuses lourdes tiennent encore, leurs servants sont toujours debout et les grenades n'ont fait qu'un minimum de victimes. Leurs tirs font des ravages. Les paras qui approchent une grenade à la main sont fauchés par la grêle de balles qui tombe sur eux. Quelques secondes suffisent à éliminer entièrement les deux section américaines...

 

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L'échec de la 3ème section. Malgré la perte au final des deux MG42 et d'une partie des volksgrenadiers, le poste de DCA est toujours défendu efficacement.

 

Lorsque Glider apprend la nouvelle, il s'effondre. C'est un désastre. Une douzaine d'hommes viennent de se sacrifier en vain. Beckar s'approche de lui :

 

- Sergent, on peut encore les venger. Allons prendre cette pièce de DCA. Le centre est sécurisé pour le moment. O'Malley couvre notre flanc droit. Si on reste là à se lamenter, on met en danger la totalité de notre flanc gauche.

- Vous avez raison. Dites à vos hommes de se préparer. Nos deux sections sont renforcées avec du matériel lourd. On a nos chances. Allons monter aux Boches de quoi les Aigles de la 101st sont capables.

 

La section Baker se lance donc à l'assaut à coup de grenades et de Panzerschrecks tandis que la 1ère section couvre ses arrières et nettoie les positions allemandes le long de la route.

 

C'est une réussite. Le canon est éliminé sans aucune perte américaine. Les soldats allemands ne peuvent se replier. Aucun d'entre eux ne rejoindra le QG. Glider est satisfait : tous les objectifs sont atteints pour le moment, et ce dans le temps imparti. A ce rythme, les paras tiendront Vierville et ses environs avant le lever du soleil.

 

Après quelques minutes de réflexion, le sergent donne ses nouveaux ordres : le barrage doit avancer sur la route et s'établir près du point de contrôle afin de protéger le cœur du dispositif allié des attaques motorisées. Baker le couvrira et se chargera d'éliminer toute menace le long de la route. A gauche, c'est Glider en personne qui prend le commandement et qui se charge de mener l'assaut sur les dernières positions fortifiées ennemies.

 

Ses hommes prennent d'abord possession d'un mortier allemand abandonné par ses servants. Ils s'en servent pour liquider le Flakvierling suivant. La dernière position allemande avant le gros point fortifié qui contrôle la route est donc nettoyée. Les hommes s'en emparent et établissent une MG lourde en soutien. Les américains sont bien implantés et n'ont pas l'intention de quitter leurs positions.

 

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Le Flakvierling, une valeur sûre contre l'aviation, mais efficace aussi contre l'infanterie et les véhicules légers.

 

Malgré la perte de nombreux soldats (dont une unité appelée en renfort), le flanc gauche est sécurisé. Le sergent prend d'assaut une colline proche et y récupère d'autres paras qui avaient atterri non loin. Avec la prise de cette colline, le flanc gauche est totalement sous contrôle.

 

A droite, O'Malley est en position dans un champ, face à la dernière position allemande. Au centre, le barrage s'est avancé, toujours soutenu par la section Baker.

 

Enfin, le dernier point de la défense allemande peut être pris d'assaut. L'attaque est coordonnée à la perfection entre les sections d'O'Malley, de Beckar et de Glider. Les hommes utilisent tout ce qu'ils ont à disposition (grenades, roquettes, MG, Pak 38, mortier). La zone tombe rapidement. Le canon de DCA est même capturé intact et est investi par les paras. Les bunkers sont remplis, notamment par la section Baker qui pourra alors utiliser ses Panzerschrecks tout en restant à l'abri. Beckar ressort en courant du bunker et va voir Glider :

 

- Sergent ! Sergent ! On vient de tomber sur des documents d'une importance vitale !

- Montrez-moi ça caporal !

- Tenez. Ce sont des rapports de l'état-major allemands.

- Ils parlent d'un convoi blindé de la 91ème division de grenadiers. Il doit passer ici vers 2h45.

- Et il est 2h35.

- OK, je veut tout le monde en position ! Établissez-moi le plus vite possible des défenses le long de cette route. On doit les arrêter ici et maintenant, compris ?

 

Les hommes se mettent à travailler à toute vitesse. Des lignes de mines sont établies dans le virage. Des murets en sacs de sable sont dressés. Les MG lourdent rechargent et le mortier règle ses tirs. En quelques minutes, c'est une position ultra fortifiée qui voit le jour.

 

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En 1944 ap. JC, toute la France est occupée par les allemands. Toute ? Non. Car une petite fortification peuplée d'irréductibles paras résiste encore et toujours à l'envahisseur.

 

Soudain, les premiers éléments du convoi apparaissent. Ils sont chaleureusement accueillis dans un concert d'explosions et de rafales de balles. Les véhicules sont projetés dans les airs, les soldats sont cloués au sol. La défense américaine est impénétrable.

 

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« You shall not pass !!!!!!!!!!!!! » (Le sergent Glider, un chalumeau dans une main et un fusil dans l'autre, se tenant au beau milieu de la route malgré les mines).

 

C'est un massacre. A peine les camions sortent-ils du virage qu'ils sont canardés par des paras américains hargneux et qui ne sont pas près de lâcher leurs positions. Les véhicules sont détruits les uns après les autres, les américains ne subissent quasiment aucune perte. Les soldats allemands n'ont pas le temps de sortir de leurs half-tracks que ceux-ci ont déjà explosé.

 

Puis le calme revient. La colonne a été réduite en poussière. La paisible route de campagne normande est devenue une autoroute vers l'Enfer grâce à la résistance héroïque des parachutistes de la 101st.

 

Il est 3h02. Le secteur de Vierville est fermement tenu par les parachutistes qui ne font face à aucune contre-attaque de grande envergure. Dans quelques heures, les gars qui débarqueront sur Omaha seront à l'abri des renforts allemands.

 

Lorsqu'il recevra la Silver Star, Glider se contentera de déclarer : « Je suis venu, j'ai tiré à vue, j'ai tenu. »

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Salut à tous ! 

Je suis de retour après un moment d’absence, notamment dû aux cours de fin d'année. Heureusement, les épreuves anticipées du bac touchent à leur fin et je vais pouvoir reprendre cette aventure (même si beaucoup d'entre vous doivent être sur CoH 2 maintenant). La prochaine mission est déjà prête à être postée, mais vu qu'elle est peu intéressante j'attends de pouvoir vous livrer la quatrième mission presque en même temps. 

De plus, j'ai décidé de me diversifier et par conséquent j'envisage de démarrer un autre AAR en parallèle. Ce sera certainement sur un jeu de stratégie original (j'envisage de le faire sur UFO : Enemy Unknown qui est un jeu de stratégie très intéressant).

En attendant, j'ai hâte de vous livrer la suite, qui arrivera normalement la semaine prochaine.

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UFO Ennemy unknown? J'ai testé tardivement, et je l'ai trouvé super dur moi, mais je suis clairement très loin d'être un dieu aux jeux vidéos et particulièrement celui là... La seule fois où je l'ai apprécié,  c'est quand j'ai trouvé le moyen de bidouiller la sauvegarde pour faire de mes soldats en pyjama l'équivalent des Avengers :P

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C'est vrai que ce jeu est assez dur, je ne l'ai jamais fini. Du coup je pensais faire l'AAR sur une de ses suite, comme XCOM Apocalypse (qui reprend le même gameplay mais au lieu de défendre le monde on ne défend qu'une ville et y'a moyen de faire les combats en temps réel) ou même UFO Alien Invasion, qui est une suite non officielle crée par des fans (enfin il me semble). Après j'hésite avec d'autres jeux contenant de la stratégie, genre Commandos 2 Men of Courage (je suis en train de le faire, la vache il est hyper dur !), du Civilization IV, un Total War, peut-être même essayer un AAR sur Deus Ex premier du nom (pourquoi pas ?).

Je cherche surtout un jeu pas trop prise de tête quand même, contenant une dimension stratégique ou légèrement tactique, mais qui soit fun et assez original à faire en AAR (c'est vrai que faire du Deus Ex, un FPS d'infiltration, en récit écrit ça peut être intéressant). Je suis même prêt à faire du Theme Hospital en AAR (ben quoi, la gestion c'est aussi de la stratégie).

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En mode Dr Pince-sans-rire, il y a moyen de faire du tordant avec Theme Hospital, qui a déjà un humour non retenu...

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Ça y est j'ai trouvé sur quel jeu se fera mon deuxième AAR. Il s'agira de Fire Department 1, la célèbre simulation de gestion de sapeurs-pompiers. Niveau stratégie, nous devrons faire face à l'ennemi le plus vicieux qui existe : le feu. J'essaie de vous faire ça le plus tôt possible, sachant qu'à mon avis le premier épisode sortira selon moi d'ici dimanche. J'espère que ça vous plaira !

 

Quant à Company of Heroes, je continue de bosser l'écriture de la mission 3 et de réaliser la mission 4. Je devrai pouvoir vous poster ça la semaine prochaine (ça m'empêchera de trop stresser pour mon oral de français :D  ).

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La suite , la suite la suite cool ton Arr i like it

 

Moi perso j'en suis à la mission sottevast et que c'est dur quand tu es un noob.

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Chapitre 3 : Les Ailes de la Libération

 

Carentan, 10 juin 1944, Jour J+4

 

Cela fait quatre jours que la 101st a atterri en Normandie. La plupart des unités se sont rejointes... En tout cas celles qui ont survécu. Dans la campagne normande, l'objectif des paras est très clair : faire la jonction entre les têtes de pont d'Utah et d'Omaha. Le Sergent Glider a reçu ses nouveaux ordres : libérer et tenir la petite ville de Carentan, point stratégique de la péninsule du Cotentin qui permettrait de relier les deux têtes de pont. Mais elle est très bien défendue par le 6e régiment de Fallschirmjäger. La bataille sera longue...

 

Les éléments de la compagnie Fox sous le commandement de Glider arrivent à Carentan dans la matinée. Les hommes discutent amicalement. Deux d'entre eux parlent base-ball. Soudain, une MG42 lourde tire en rafales, mettant fin aux discussions. Les paras se jettent à couvert.

 

22993_01_entree_village.jpg

Un comité d’accueil... chaleureux.

 

La situation est compliquée. Toute la rue est couverte par la mitrailleuse allemande. Les renforts sont bloqués et les sections doivent rester à couvert. Le Sergent Glider doit prendre une décision le plus vite possible avant que d'autres hommes ne meurent inutilement.

 

Selon les informations en sa possession, la route qui rentre dans la ville mène à la place de l'église, point stratégique si il veut tenir la ville. Plus loin se trouve l'hôtel de ville, mais en l'état actuel il est hors d'atteinte. Le plan décidé par Glider est donc le suivant : les hommes doivent contourner le bistrot et le faire sauter avec des charges explosives avant de se diriger vers l'église pour y établir un QG temporaire.  

 

36469_02_plan_tactique.jpg

Avec Google Maps, réalisez vos plans d'attaque facilement !

 

Mais les paras de la 101st se rendent très vite compte que c'est plus facile à dire qu'à faire. Les allemands ont placé des points de défense dans toute la ville afin de gêner la progression des américains. Les Fallschirmjäger savent qu'ils doivent tenir aussi longtemps que possible car les troupes allemandes en réserve sont en train de se redéployer et seront dans la ville dans quelques heures, demain au pire.

 

De son côté, Glider a conscience que le temps sera un facteur vital et que la capture rapide de la ville par la compagnie Fox pourrait bien décider du sort des têtes de pont d'Utah et d'Omaha. Il a au plus une journée pour sécuriser ses positions dans la ville.

 

16801_03_defenses_entree.jpg

Les rues de Carentan : un vrai défi pour les piétons.

 

Heureusement, le plan américain est une réussite. Les sections qui ont pu contourner le bistrot parviennent à lancer des charges explosives à travers les fenêtres. Le bâtiment, déjà fragilisé par les bombardements alliés, s'effondre d'un coup, emportant avec lui le danger de la mitrailleuse allemande. Enfin les renforts peuvent accourir pour tenter de stopper les contre attaques allemandes.

 

Mais la route est encore longue et difficile jusqu'à l'église. Les paras allemands se battent jusqu'au bout, refusant de céder du terrain. Glider est même contraint de faire appel à des sections supplémentaires qui attendaient en dehors du village. Malgré les lourdes pertes américaines, les allemands reculent petit à petit.

 

Le sergent Glider tente un coup de poker : il envoie une section contourner le pâté de maison pour la faire arriver directement sur l'église, derrière les lignes ennemies. Pendant ce temps, deux sections progressent le long des rues pour atteindre la place de l'église.

 

43758_04_securiser_place.jpg

Les troupes retranchées dans les bâtiments sont terriblement efficaces.

 

Les paras américains peuvent compter sur du matériel lourd pris à l'ennemi (des panzerschrecks et des MG42 lourdes) pour avancer dans les rues. Dès que possibles, les bâtiments abritant des soldats allemands sont flanqués et réduits en poussière par des charges explosives.

 

71476_05_securiser_parvis.jpg

Les paras en action.

 

Le plan de Glider est finalement une réussite : la place de la mairie est nettoyée de toute occupation et l'église est sécurisée. Les paras en profitent pour voler un Pak38. La défense s'organise autour de l'église : des murets de sacs de sable sont installés, des barbelés mis en place pour couvrir certains accès et des mines sont disposées autour de la place. Finalement, le sergent Glider autorise la création d'une caserne avancée dans l'église. Prochain objectif : l'hôtel de ville.

 

23311_06_vers_la_mairie.jpg

Cette image est disponible en format carte postale à l'hôtel de ville de Carentan.

 

Grâce à la construction d'une caserne avancée dans l'église, les troupes de la 101st peuvent recevoir encore un peu plus de matériel lourd pour soutenir leur avancée vers la mairie. Deux mortiers et une autre mitrailleuse lourde sont ainsi déployés, avec comme objectif de libérer un accès à la place de l'hôtel de ville.

 

Mais les paras font aussi face à plusieurs contre-attaques allemandes, qui tentent en vain de récupérer l'église. Heureusement, les troupes du 6e régiment de Fallschirmjäger semblent n'avoir aucun matériel lourd, uniquement de l'infanterie. Le sergent Glider demande donc à un sniper de couvrir la rue vers la mairie. C'est une technique très efficace : les contre-attaques cessent bientôt, les allemands doivent se mettre sur la défensive si ils ne veulent pas perdre plus de troupes.

 

Enfin, il est temps pour les aigles de la 101st de repasser à l'offensive. Une première section se charge de percer à gauche afin de contourner l'ennemi et de sécuriser le premier pont. Mais elle tombe sur un sniper en embuscade dans un immeuble. L'escouade américaine se retire donc et demande un appui d'artillerie en renfort.

 

19654_08_le_sniper.jpg

Situation dans la ruelle ouest, juste avant que les renforts américains arrivent.

 

La deuxième équipe de mortier se place derrière un pâté de maison et tire à plusieurs reprises sur l'immeuble où se cache le tireur d'élite. Après plusieurs explosions, le bâtiment est nettoyé et les américains peuvent poursuivre leur route dans Carentan.

 

La grande avenue qui relie l'église et la mairie est balayée par les mortiers américains, qui visent tous les endroits où pourraient se cacher des ennemis. Des éclaireurs tentent de repérer un maximum de soldats allemands.

 

85077_09_place_de_la_mairie.jpg

L'état de la ligne de défense allemande après les tirs de mortier.

 

Des champs de mines supplémentaires sont installés dans les rues pour bloquer d'éventuelles contre-attaques. Mais les allemands se tiennent tranquilles : ils savent qu'ils n'ont plus les moyens de passer à l'offensive. Pour l'instant...

 

Après discussion avec ses subordonnés, le Sergent Glider décide de passer à l'assaut. En effet, la section à gauche est parvenue sans encombre à nettoyer son secteur et est en position pour prendre la mairie d'assaut. Au centre, les lignes américaines ont avancé. Aucun allemand en vue... Au signal de leur sergent, les hommes s'élancent enfin. La bataille a déjà duré trop longtemps.

 

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Le sergent Glider arrivera t'il à son objectif ? Vous le saurez en lisant la suite de l'AAR !

 

 

 

 

 

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41821_10_la_mairie.jpg

Les soldats de l'Axe ont du se replier pour former une défense efficace.

 

La compagnie Fox parvient sans problème à enfoncer les rangs adverses. Ils arrivent même à déloger la garnison de la mairie à coup de grenades, d'obus et de tirs de sniper. La majeure partie des défenseurs abandonnent leur poste, conscients que la défaite est proche et leur renforts trop loin.

 

90305_11_avant_la_fuite.jpg

La spectaculaire avancée américaine.

 

Soudain, les allemands tentent le tout pour le tout et réalisent un baroud d'honneur en envoyant un véhicule blindé Puma en plein sur les vagues de soldats alliés qui approchent de la mairie. Mais le blindé se fait surprendre par les Panzerschrecks que les américains ont trouvé dans la ville. Deux roquettes fusent. Une explosion retentit. Et déjà il ne reste plus rien du véhicule allemand.

 

A la vue des débris de métal encore fumants du Puma détruit, les derniers défenseurs allemands prennent la fuite. Ils courent en tous sens, cherchant juste à survivre en mettant le plus de distance possible entre eux et les MG américaines.Les paras de la 101st n'essayent pas de les poursuivre : il est temps de consolider ses positions et de se préparer à l'inévitable contre-attaque qui va bientôt débuter...

 

Analyse tactique de la bataille : 

- le duo mortier/MG lourde est extrêmement efficace en ville. Je pense qu'il pourrait servir aussi sur d'autres terrains.

- un canon doit nécessairement être accompagné d'une MG lourde 

- les snipers sont très efficaces, à condition que l'adversaire n'ait pas de véhicule. Toutefois, ils font de très bons éclaireurs pour les tris d'artillerie.

- il est possible que cette carte soit conservée pour la mission suivante : les champs de mines déjà placés resteraient donc, m'évitant d'avoir à en remettre

 

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Voilà pour cette mission, simple et ennuyeuse. Il y aura beaucoup plus d'action dans la prochaine mission, car on devra défendre la ville contre une grosse contre-attaque allemande.

 

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Bon alors voici les news : 

- avec les vacances, j'ai pris du retard dans l'écriture de la mission suivante. Veuillez m'en excuser, je poste la suite dès que possible.

- la meilleure nouvelle du jour : j'ai changé de PC, vous aurez désormais droit à des screenshots réalisés avec toutes les options graphiques du jeu poussés au max (et le mieux, c'est que en jeu ça me fait pas baisser les performances, c'est du 60 FPS constant).

- du coup, comme j'ai changé de PC, je dois refaire toutes les missions précédentes. Ça prendra pas très longtemps (enfin j'espère).

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Il m'aura fallu un mois pour reprendre tout ça mais ça y est la suite est disponible et je pense pouvoir poursuivre à un rythme régulier malgré la rentrée. Je post dès que j'aurai hébergé les images.

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Chapitre 4 : Couper les ponts

 

Carentan, 13 juin 1944, Jour J + 7, 14h35

 

Première partie : Attente

 

47885_001_commencement.jpg

 

Cela fait un peu plus de deux jours que la 101st s'est emparée de Carentan. Toutefois, les allemands n'ont pas abandonné espoir : ils sont retranchés de l'autre côté du fleuve et ont tenté de petites incursions dans les lignes américaines sans réussir à les percer.

 

Toutefois, le sergent Glider est plus inquiet que jamais : la 17e division SS est à proximité. Elle pourrait attaquer à n’importe quel moment. C'est pour cela que les paras ont établi des défenses autour de la mairie depuis trois jours. Leur dernière chance vient des plages : la compagnie Able, débarquée sur Omaha, est à proximité. Elle sera dans Carentan dans quelques heures. Il va falloir tenir jusque là.

 

Le sergent Glider a réuni tous ses hommes devant la mairie pour s'adresser à eux.

 

72471_002_place_mairie.jpg

Désolé les gars, la fête de la musique c'est dans une semaine.

 

 - OK les gars. La journée d'aujourd'hui sera décisive. C'est une course contre la montre entre les Boches et les gars à nous qui viennent des plages. La 17e SS veut reprendre cette ville. On va les en empêcher jusqu'à ce que les types d'Omaha se ramènent ici. La situation est critique : la première des deux armées qui s'emparera de Carentan décidera du sort des GI's d'Utah. Mais j'ai confiance en vous. Nous sommes ensembles depuis un bon bout de temps, nous ne craignons plus rien ! Et ce soir, nous fêterons la défense de cette ville avec nos collègues de la compagnie Able. Je compte sur vous soldats. N'oubliez jamais : quelle est votre mission ?

 - Aouh ! Aouh ! répondirent en cœur les hommes de la 101st

 - Parfait ! A vos postes, nous allons vivre une rude journée.

 

Les hommes sous les ordres de Glider se répartissent l'espace : la zone sous leur contrôle représente l'essentiel de la ville et s'arrête au fleuve. Ni les américains ni les allemands n'ont pu sécuriser les deux côtés des ponts.

 

16198_003_carte.jpg

Notre objectif consiste à garder le contrôle de l'hôtel de ville et de l'église.

 

Le sergent commence par jeter un œil aux fortifications élevées sur le flanc droit de la 101st. Les hommes ont choisi de dissimuler des mines sur le pont afin de stopper les premiers blindés. Ils ont également élevé un muret en sacs de sable pour protéger leur canon. Les soldats du génie ont bâti un nid de mitrailleuse pointé vers le pont pour empêcher l'infanterie allemande de passer.

 

67577_004_pont_droit.jpg

Retenez bien cette image : on reverra la même zone, mais pendant l'attaque allemande. Vous estimerez alors l'efficacité des défenses.

 

Glider félicite ses hommes. Ils n'auraient pas pu faire mieux. Le canon sera face aux blindés et ne pourra donc pas toucher les points faibles des véhicules mais il était impossible de le mettre ailleurs. Ce point de la défense est extrêmement fragile et il est probable qu'il aura besoin de renforts.

 

Glider est appelé au centre du dispositif américain pour constater l'avancée des travaux. Sur ce pont, le schéma des défense est similaire : les hommes ont mis en place les sacs de sable pour se protéger des tirs directs. Les mines et les barbelés doivent freiner les fantassins allemands et briser l'élan des blindés. Enfin, le nid de mitrailleuse vient compléter ce système pour assurer un tir de supression.

 

66523_005_pont_centre.jpg

Ce point est vital : il doit être tenu pour empêcher les allemands de percer au cœur des lignes américaines et ainsi couper les deux ailes.

 

Le sergent se rend finalement à gauche du dispositif américain. Il remarque qu'ici les hommes se sont mieux servi des bâtiments alentours pour appuyer leur défense : la petite place est bouchée par des barbelés. Les nids de mitrailleuses peuvent effectuer des tirs croisés mortels pour l'infanterie adverse. Enfin, les mines doivent ralentir les premiers blindés et leur faire un maximum de dégâts au cas où ils parviendraient à percer. La défense s'est très bien organisée en profondeur.

 

 

Seul défaut du flanc gauche: il faudrait un deuxième canon pour prendre les blindés en tenailles. Mais les moyens sont extrêmement limités et il est impossible de tenir un front aussi large en étant efficace au vu du manque de moyens de la 101st.  

 

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Le no man's land du front gauche.

 

Avant de retourner à la mairie, le chef de la compagnie Fox fait un détour par l'église et vérifie la seconde (et dernière) ligne de défense. La rue reliant le flanc gauche à l'église est elle aussi pourvue d'un dispositif défensif pour freiner les attaques allemandes. Les mines, les sacs de sable et les barbelés s'enchaînent pour rendre le passage le plus difficile possible.

 

De plus, un nid de mitrailleuse a été dissimulé derrière les arbres pour surprendre d'éventuelles manœuvres de contournement.

 

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On se croirait en mai 68 avec toutes ces barricades dans les rues. Mais on va éviter de s'en prendre aux panzers avec des pavés.

 

Le sergent Glider est fier des défenses installées par ses hommes. Mais il ne peut s'empêcher d'être inquiet : suffiront-elles à stopper la 17e division SS ? Il n'allait pas tarder à le savoir...

 

 

 

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85623_008_silence.jpg

Ça manque de broussailles qui tournent...

 

Un tremblement secoue les positions américaines. La poussière se soulève dans les rues vides de tout habitant. Les soldats postés en éclaireur sont aux aguets. Soudain, des cris s'élèvent : «  Les voilà ! Les allemands sont là ! Ils ont des Stugs ! »

 

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La 17e SS en action !

 

L'alerte est transmise à l'ensemble des positions américaines. Depuis le balcon de l'hôtel de ville, le sergent Glider observe l'extrémité du village. Un énorme nuage de poussière s'y trouve. La 17e SS est là. Il n'entends pas le caporal Beckar s'approcher derrière lui.

 

- Sergent ? Vous avez vu ça ?

- La 17e au complet on dirait. Et j'ai pas l'impression qu'ils vont lâcher le morceau. Comment vont les hommes ?

- Ils sont prêts. Ils savent ce qui les attendent et sont prêt à tout pour tenir les positions.

- Des nouvelles d'Able ?

- Aucunes. On ne sait même pas si ils seront là aujourd'hui.

- On a plus qu'à prier alors.

 

Les allemands ne se font pas attendre et lancent leurs premières forces à l'assaut du flanc droit. Leurs éclaireurs embusqués de l'autre côté des ponts ont dû les avertir qu'il s'agit là du point le plus faible de la défense américaine.

 

43047_010_contact.jpg

Sur le pont, d'Carentan / On avance, on avance. / Sur le pont, d'Carentan / On avance tous en rangs. (chanson populaire de la 17e SS).

 

- Caporal Beckar, rejoignez le flanc gauche. Assurez-vous qu'en cas de retraite cette zone du front soit protégée le plus possible. Vous devrez être les premiers à l'église si un malheur arrivait. Quand à moi je reste ici pour coordonner le centre et le flanc droit. Bonne chance caporal.

- Vous aussi, sergent. 

 

Le sergent Glider regarde son meilleur caporal quitter la mairie et partir pour les quartiers ouest. Il ne sait pas si il le reverra. Mais il a d'autres problèmes à régler pour le moment : après l'échec cuisant de leur tentative à droite, les allemands attaquent au centre en espérant couper le front américain en deux.  

 

25619_011_defense_centre.jpg

Le comité d’accueil américain vous invite gentiment à rentrer chez vous. Merci de votre compréhension.

 

Les attaques allemandes se multiplient. Des coups de feu retentissent à gauche. Impossible de savoir si Beckar tient la position. Si jamais les allemands parvenaient à surgir sur les arrières de la 101st et à prendre l'église, les paras seraient condamnés.

 

Mais les américains tiennent bon. Leur défense est acharnée, il savent que c'est leur seule chance et que la 17e SS ne fera aucun prisonnier.

 

La mauvaise nouvelle vient de la gauche : comme prévu, les forces n présence se sont révélées trop faibles et sont surpassées. Le risque est énorme : c'est tout le centre du dispositif qui peut se retrouver encercler si les allemands percent à droite. Glider se décide à y aller en personne pour colmater la brèche.

 

48213_012_percee_droite.jpg

Vous vous souvenez de cette rue AVANT l'attaque ?

 

Les paras tentent de défendre la place. Heureusement, il n'y a aucun blindé dans la percée.

 

Le front est colmaté de justesse. Le sergent se réjouit de voir les troupes allemandes se replier lorsqu'un soldat lui demande :

- Chef, pourquoi se replient-ils ? Ils nous tenaient presque !

- Je sais pas du tout. Restons sur nos gardes...

 

A peine a-t'il achevé sa phrase qu'un grondement sourd se fait entendre. Les cris fusent : « Bombardement ! Les allemands tirent sur nos position! »

 

28551_013_climat_normand.jpg

Solution allemande : si on ne peut pas atteindre l'objectif, on le rase.

 

Le sergent réagit au quart de tour : « Repliez-vous sur l'église ! On abandonne l'hôtel de ville ! J'ai dit repliez vous !!!! »

 

Les hommes courent vers les positions secondaires. Mais le sergent Glider est plus inquiet que jamais : les questions s'accumulent dans sa tête. Beckar a-t'il réussi à se replier ? La seconde ligne américaine tiendra-t'elle ? La compagnie Able peut-elle sauver la compagnie Fox à temps ?

 

A suivre...

 

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J'ai l'impression que t'essaie d'éteindre un incendie de forêt avec une tapette à mouche, je me trompe? :P

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Non tu te trompes pas ^^.

 

En fait j'ai bien remarqué la faiblesse du dispositif à droite. C'était plutôt mince... Par contre l'idée de ne pas coller mes défenses au fleuve s'est révélée très bonne. J'ai juste pas assez établi mon périmètre en profondeur. Hier j'ai refait la mission (avec le changement de PC je devais tout refaire) et cette fois j'avais prévu la défense sur plusieurs lignes de repli, avec moyen de défendre la place en reculant au fur et à mesure et surtout en défendant le point de carburant à droite. Résultat : j'ai pas été flanqué à l'église, Able est presque arrivée dans le calme :).

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Le temps joue contre les paras américains. Les allemands sont parvenus à une percée sur les trois ponts. L'hôtel de ville est perdu. Les unités américaines se replient en désordre vers l'église avec de lourdes pertes. Able n'est toujours pas signalée à l'horizon. Pour une fois, le sergent Glider envisage une défaite. Mais pas sans se battre jusqu'à ce que le dernier de ses hommes soit tombé.

 

Il sait que l'église n'est pas assez sécurisée et qu'il faudra du temps pour établir un périmètre solide. Il ordonne donc la formation d'une ligne temporaire au milieu de la grande rue. C'est là que doivent être arrêtés les allemands. Si ils passent, Carentan est perdue. Les hommes font ce qu'il peuvent pour établir une ligne efficace. Il leur faut gagner du temps.

 

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Le barrage de la dernière chance.

 

La résistance s'organise autour de l'église. Il faut tenir coûte que coûte. Parmi la foule de soldats qui s'active sur la place de l'église le sergent parvient à reconnaître une personne qu'il ne pensait plus jamais voir.

 

- Caporal Beckar, dieu soit loué vous vous en êtes sorti !

- Sergent ! Content de voir que vous allez bien. On a tenu comme on pouvait mais quand j'ai aperçu la mairie qui s'effondrait j'ai ordonné le repli. On est arrivé ici et j'ai dis à mes hommes de surveiller la rue qui menait au flanc gauche. Mais j'ai subi de très grosses pertes en chemin...

- Ne vous en voulez caporal. Vous avez fait ce qu'il fallait. Vous avez tenu au-delà de toutes les espérances et grâce à vous on a de quoi tenir l'église pendant un bout de temps.

- Merci sergent. Mais on fait quoi maintenant.

- On prie, caporal. On prie....

 

Car à moins d'un miracle, Carentan est perdue. Sur le flanc droit de l'église, un blindé est passé. L'intervention d'un canon de 57mm écarte cette menace. Mais le sergent ne peut s'empêcher de penser que les Boches ont encore plein d'autres blindés comme celui-là en route vers l'église.

 

33348_015_touche_coule.jpg

Vous remarquerez sur la minimap les vagues de points rouges en approche de l'église.

 

C'est à ce moment qu'un cri survient depuis le clocher de l'église :

- Sergent ! Sergent ! Blindés sur notre arrière !

- Amis ou ennemis ?

- Amis !! C'est la compagnie Able qui est enfin là !

 

Un miracle. C'est ce qu'il fallait à la compagnie Fox. Et ce miracle est enfin arrivé. Au moment où les paras étaient sur le point de tout perdre. Glider sait qu'il a eu de la chance.

 

39778_016_renforts.jpg

Les Sherman de la compagnie Able.

 

Les soldats en provenance des plages se joignent immédiatement à la défense du périmètre. Pendant ce temps, les blindés se mettent en position, prêts à intervenir sur l'ordre du sergent. Celui-ci décide de sécuriser avant tout les flancs de la compagnie et envoie les fameux M4 Sherman contrer les attaques ennemies.

 

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Au premier plan, un M4 Sherman pulvérise un Stug. Au second plan, un autre char reprend la rue (vous remarquez que la ligne défensive de la rue s'était effondrée).

 

Dans la rue principale, les combats sont intenses. Mais les américains montrent leur supériorité et écrasent l'attaque allemande. L'église est en sécurité, les paras peuvent souffler.  

 

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N'hésitez pas à comparer avec l'image de la même rue un peu plus haut, pendant le repli vers l'église.

 

Les forces conjointes des compagnies Fox et Able tentent de reprendre la place de l'hôtel de ville. Tout n'est plus que ruine et désolation. C'est à se demander si une bataille aussi acharnée valait vraiment la peine.

 

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Les forces de libération de Carentan.

 

Enfin, les américains jettent leurs renforts fraîchement arrivés sur les troupes épuisées de la 17e division SS. C'est le dernier acte de la longue bataille pour le contrôle de Carentan. Un tir d'artillerie plus tard, la totalité des troupes allemandes s'enfuient pour ne jamais revenir.

 

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Vous vous rappelez toujours de l'image de cette rue avant le début de l'affrontement ?

 

Le sergent Glider et son ami le caporal Beckar rentrent au QG déployé à l'entrée de Carentan. Ils viennent de vivre la plus longue semaine de leur vie. L'opérateur radio remet un message au sergent : « Félicitations sergent Glider. Vous et la compagnie Fox avez fait un excellent travail, bien au-delà de nos espérances. Vos actes ont été remarqués par votre hiérarchie et nous allons encore avoir besoin de vous. Nous savons que vous ne nous décevrez pas. »

 

- Qu'est-ce-que ça dit sergent ? demanda Beckar

- Qu'on est pas prêt de voir la fin de cette foutue guerre, mon ami.

 

90574_021_able.jpg

 

 

Analyse tactique de la bataille :

  • Hé ben j'ai eu chaud. Sans perdre espoir (j'étais quasiment sûr de gagner) j'ai quand même paniqué un peu pendant la retraite. J'avais pas assez prévu ma seconde ligne.
  • Le gros atout de cette map ? Elle est conservé entre les deux missions. Donc toutes les défenses placées pendant la prise de Carentan sont là pendant la défense de Carentan. Quand vous savez ça y'a moyen de préparer dans le calme la défense de l'église et du flanc gauche dès la mission précédente.
  • Plutôt que de placer mes défenses devant les ponts je les ai un peu reculées pour défendre plus en profondeur et réduire les effets du bombardement. En refaisant cette mission récemment j'ai reculé encore plus mes premières lignes pour être au commencement de la place et ça a super bien marché.

  • Les canons sont efficaces, même si il tire sur le blindage frontal. Mais vaut mieux essayer de les mettre sur le côté si possible.

  • PS : durant la mission on est obligé de se replier. Dites-moi si vous avez réussi quand même à tenir la mairie après le bombardement mais je pense pas que c'est faisable.

 

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