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jerry

Chronique culturelle

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Salut,

 

Je dispose d'un peu de temps de libre, alors je vous propose de reprendre la chronique culturelle.

Je m'appliquerai à poster chaque jour une nouvelle dès la semaine prochaine dans la mesure

du possible.

 

Jerry

 

 

 

21 octobre 1650 : naissance de Jean Bart (Dunkerque). L’un des plus grands navigateurs français.

 

21 octobre 1798 : révolte du Caire (Egypte). Les 38 000 hommes de Bonaparte ont débarqué à Alexandrie le 1er juillet et conquis tous les centres névralgiques d’Egypte en infligeant une lourde défaite à la légendaire cavalerie des mamelouks (bataille des Pyramides-21/07). La révolte est d’autant plus inattendue que rien ne l’annonçait : le général Dupuy commandant la place du Caire est assassiné ainsi que bon nombre d’Européens. Bonaparte réplique immédiatement et fait détruire la mosquée d’où est partie le mouvement et où se retranchent les insurgés. Pour approfondir de manière plaisante et néanmoins précise sur les batailles de la campagne d’Egypte voir les ouvrages de Fabrice Delaitre. (cf. Image). 

 

 

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21 octobre 1805 : défaite française de Trafalgar (eaux espagnoles). La flotte franco-espagnole commandée par l'amiral Villeneuve (40 bateaux) jusque-là enfermée dans Cadix par la flotte de Lord Nelson, profite d'une temporaire supériorité numérique pour sortir de la rade et forcer le blocus à la hauteur du cap Trafalgar. Nelson innove les tactiques de guerre navale en attaquant l'unique colonne franco-espagnole au moyen de deux colonnes perpendiculaires qui coupent la ligne en son centre. Perdant toute cohésion, les navires alliés sont réduits les uns après les autres. Avec 4 000 marins français et 1 500 espagnols tués, les alliés ont dix fois plus de pertes que les Anglais, qui ne perdent aucun navire tandis que seuls 5 vaisseaux français et autant d'espagnols échappent au carnage. Seule clarté dans cette journée, où Napoléon perd définitivement toute chance de disposer d'une suprématie locale sur mer, la mort de l'amiral anglais. Déjà rendu manchot et borgne à Aboukir, il est victime du tir d'un français, Robert Guillemard, (une rue de Toulon porte son nom) posté dans les hunes du vaisseau Le Redoutable. L’amiral Villeneuve se suicide en avril 1806, accablé par les reproches de Napoléon.

 

21 octobre 1870 : première bataille de Buzenval. Alors que le siège de Paris continue, les troupes françaises tentent une percée et atteignent Saint-Cucufa et La Malmaison. Les Prussiens, bousculés, envisagent déjà le retrait de leur état-major de Versailles lorsque leur contre-offensive parvient à faire reculer les troupes de la défense nationale qui sonnent la retraite. Le lendemain 22 octobre, les habitants du village de Buzenval seront mis à l'amende, 18 d'entre-deux seront traduits en conseil de guerre pour avoir aidé les troupes françaises, 2 seront déportés en Allemagne et 3 autres seront fusillés devant les habitants.

 

21 octobre 1899 : lancement du sous-marin le Narval (Cherbourg).  Submersible français de 117 tonnes conçu par l’ingénieur du génie maritime Laubeuf. Propulsé par une machine à vapeur de 250 chevaux, il est doté d’un moteur électrique alimenté par des accumulateurs rechargeables en surface ce qui lui donne une certaine autonomie en plongée. C’est une première mondiale.

 

 

21 octobre 1967 : marche sur le Pentagone (Washington). Plus de 100 000 manifestants protestent contre la guerre que mènent les Etats-Unis au Vietnam et demandent le retrait des Boys. En 1967 les américains perdent deux fois plus d’hommes qu’en 1966 (passage de 6000 à 11000 morts/an). L’effectif total est de 485 000 américains déployés au Vietnam.  La contestation progresse et rassemble de plus en plus de notabilités (Jane Fonda, Noam Chomsky,…).

 

21 octobre 1998 : la 174èmepromotion de l’ENSOA porte le nom de SCH Jean Jestin. Le jeune Jestin (né en 1920) rejoint Londres le 19 juin 1940 après avoir entendu l’appel de de Gaulle. Il participe à toutes les campagnes de la France libre, depuis le Cameroun jusqu’à Toulon en passant par El Alamein et Monte Cassino. Sur les pentes du mont Redon (Toulon), le 20 aout 1944, il est blessé pour la troisième fois depuis son engagement. Il confie le commandement de sa section à son adjoint et tente de rejoindre seul le poste de secours. Un soldat allemand isolé l’abat. Le chef Jestin est titulaire de la médaille militaire, de la légion d’honneur et est compagnon de la libération. Il est enterré à Brest.

 

 

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22 octobre 741 : mort de Charles Martel ( Quierzy sur Oise – Aisne). Grand-père de Charlemagne et fondateur, de ce fait, de la lignée des Carolingiens, Charles Martel est le maire (sorte de ministre) du palais d'Austrasie (Grand Est de la France) à la fin de l'ère mérovingienne. Connu pour avoir arrêté l'invasion musulmane en 732 entre Tours et Poitiers, il a profondément réformé son armée et jeté certaines des bases du monde féodal.

 

22 octobre 1813 : bataille d’Unstrutt (Allemagne). Couvrant la retraite de l'armée après la bataille de Leipzig, la Jeune Garde contient les Prussiens pendant toute la journée à Unstrutt, sous le commandement du maréchal Oudinot. La Jeune Garde est le nom donné aux unités de la Garde impériale créées après 1812, pour les distinguer des grognards de la Vieille Garde, vétérans des campagnes impériales de 1805 à 1812.

 

22 octobre 1941 : exécution de Guy Moquet. (Chateaubriant). Un commando français abat un officier allemand à Nantes, le 20 octobre. En représailles, 48 otages sont fusillés, principalement choisis parmi les communistes incarcérés. Guy Moquet, 16 ans, en fait partie. Il est cité à l'ordre de la Nation par le général de Gaulle à la Libération.

 

22 octobre 1956 : arrestation de Ben Bella (espace aérien algérien). Apprenant par le SDECE que Ben Bella et des chefs du FLN doivent emprunter l’espace aérien algérien pour se rendre de Rabat (Maroc) à Tunis, l’armée française intercepte le DC3 marocain avec l’appui négocié de son équipage. Robert Lacoste, gouverneur général d’Algérie exulte devant cette prise de guerre et informe le président du Conseil, Guy Mollet. Celui-ci est embarrassé car au même moment la France, Israël et le Royaume-Uni s’apprêtent à déclencher contre l’Egypte l’opération Mousquetaire (le coup de Suez) et ne peut pas s’aliéner encore plus les opinions arabes. Il couvre cependant ce que le droit international qualifie de détournement. Ben Bella est libéré 6 ans plus tard.

 

22 octobre 1962 : début de la crise de Cuba. Le président américain Kennedy déclare à la télévision qu’il décide un blocus aéronaval de l’ile de Cuba où des rampes de missiles balistiques soviétiques viennent d’être découvertes. Le général de Gaulle appelle directement le président Kennedy afin de l’assurer du soutien total de la France.

 

22 octobre 1987 : mort de Lino Ventura (Saint Clou).  Né un 14 juillet 1919 en Italie, « l’homme de la pampa » décède à 68 ans d’une crise cardiaque après une carrière d’acteur aux rôles mythiques.

 

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23 octobre 1812 : le général Mallet rate son coup d’Etat contre Napoléon (Paris). Profitant de l’absence de l’empereur (campagne de Russie), le général Mallet s’échappe de la résidence surveillée où il est incarcéré pour tentative de putsch. Il fait croire à la mort de Napoléon puis tente d’imposer un gouvernement provisoire. La tentative échoue lorsque le général Hulin, commandant la place de Paris, demande des ordres écrits. Mallet panique, tire sur Hulin et est arrêté. Il est exécuté le 29 octobre. Napoléon, apprenant le 6 novembre qu’il avait failli être renversé, sera surtout surpris que personne n’aie crié : « Napoléon 1er est mort, vive Napoléon 2 ! »

 

23 octobre 1917 : bataille de la Malmaison (Aisne). « Bataille école des offensives à objectif limité voulues par Pétain. Les objectifs assignés sont presque tous atteints dans la journée et l’offensive cesse dès le 25 après avoir atteint le canal de l’Oise ».

 

23 octobre 1942 : contre-attaque britannique (El Alamein). L’Afrikakorps entame une retraite définitive face à la VIIIème armée de Montgommery. C’est le premier revers significatif du Reich depuis le début de la guerre. Cette victoire d’El Alamein est en partie due à la résistance héroïque et inattendue de la brigade Koenig à Bir Hakeim en mai et juin. Le répits ainsi donné aux britanniques leur a permis de préparer leurs lignes de défense pour recevoir l’Afrikakorps.

 

 

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23 octobre 1983 : attentat contre le Drakkar (Beyrouth – Liban). A quelques minutes d’intervalle, les PC américain (aéroport) et français (bâtiment Drakkar) explosent dans un attentat au camion piégé. Les explosions tuent 241 américains et 58 français (du 1er RCP) appartenant à la Force multinationale de sécurité de Beyrouth.

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24 octobre 1790 : adoption du drapeau tricolore dans la Marine de guerre française.  

 

24 octobre 1916 : reprise du fort de Douaumont (près de Verdun). Le groupement Mangin reprend le fort avec notamment le RICM et l’action décisive du futur sergent du génie Dumont,

 

24 octobre 1917 : début de la bataille du Caporetto (actuelle Slovénie). Le front des Alpes, opposant depuis mai 1915 les Austro-hongrois aux Italiens est relativement stable jusqu'à l'arrivée des renforts allemands commandés par le général Otto von Bellow. Fort de son expérience acquise sur le front russe (1914) et des techniques d'attaque de tranchées désormais maitrisées, il lance la XIVème armée contre les lignes italiennes adossées à l'Isonzo. Surpris, les Italiens subissent dès le premier jour de l'attaque une défaite évidente : ils reculent de 25 km sous un déluge d'obus et de gaz de combat. A la mi-novembre, les Allemands sont aux portes de Venise après une percée de 140 km. Le front se stabilise sur la Piave grâce à l'intervention de 6 divisions franco-britanniques. Le lieutenant Irwin Rommel se fait connaitre lors de cette bataille. Servant dans les troupes de montagne allemandes, il prend avec son bataillon, en 48 heures seulement, trois sommets dont certains culminent à 2000 mètres en ne perdant que 6 hommes. A la fin de la bataille du Caporetto, le 9 novembre, il accomplit un nouvel exploit en s'emparant d'un village entier après avoir franchi un lac gelé. Le terme Caporetto est synonyme aujourd'hui de désastre tant la défaite fut importante : 300 000 morts, blessés et prisonniers alors que les Austro-allemands ne perdent que 5000 hommes.

 

24 octobre 1928 : combat de Tamaskate (Nord de l’actuel Mali). Apprenant qu’un important rezzou vient de pénétrer sur la zone de compétence du poste de Kidal, le lieutenant Le Cocq monte un contre-rezzou. En moins d’une semaine, il constitue un commando avec ses meilleurs éléments, se met en chasse de l’ennemi et finit par le détecter à Tamascate. Victoire totale.

 

24 octobre 1940 : entrevue de Montoire (Loir et Cher). Hitler remontant en train d’une visite au général Franco s’arrête à Montoir pour y rencontrer Pétain, chef de l’Etat français. Pétain déclare « entrer en collaboration ».

 

24 octobre 1945 : naissance officielle de l’ONU. Si la Charte de San Francisco a été signée le 26 juin 1945, la naissance effective de l’ONU a lieu au moment de la ratification par la plupart des Etats membres.

24 octobre 1973 : fin de la guerre du Kippour. Victoire israélienne.

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27 octobre 1870 : le maréchal Bazaine capitule à Metz.L'armée du Rhin que commande Bazaine est forte de 180 000 hommes aussi lorsqu'il décide à la surprise générale de s'enfermer dans Metz, il compromet les chances françaises de briser l'offensive prussienne. Déjà critiqué pour avoir choisi de rompre le combat à la bataille de St Privat-Gravelotte (18 aout), il déclenche contre lui la fureur de ceux qui continuent à se battre et notamment de Gambetta occupé à lever des armées en province après son évasion de Paris en ballon dirigeable. L'attitude étrange de Bazaine s'expliquerait par son hostilité au régime républicain qui vient de prendre le pouvoir à Paris suite à la reddition de Napoléon III (2 septembre).

 

27 octobre 1981 : whiskey on the rocks (côte suédoise). En pleines manœuvres navales suédoises, le sous-marin soviétique S-363 de la classe Whiskey s’échoue sur des récifs en vue de la plus grande base navale du pays et donc à l’intérieur des eaux territoriales. L’incident crée une très forte tension internationale jusqu’à ce que le sous-marin soit remorqué par les Suédois dans les eaux internationales où il est pris en charge par la flotte soviétique.

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3 novembre 1867 : bataille de Mentana (Italie). Napoléon III dépêche l’infanterie française à Rome pour repousser les Garibaldiens qui veulent en chasser le Pape. Le tout nouveau fusil Chassepot y fait ses preuves et même « merveilles ».

 

3 novembre 1898 : le commandant Marchand quitte Fachoda (Soudan). Pour éviter une brouille avec les Britanniques, le gouvernement français donne l’ordre au commandant Marchand d’évacuer le poste de Fachoda qu’il occupe pourtant depuis des semaines avant l’arrivée du général Kitchener.
 

3 novembre 1914 : bataille de Tanga (actuelle Tanzanie). Appuyée par le HMS Fox, une troupe britannique de 8000 réservistes indiens (partis de Bombay le 16 octobre) débarque près de la ville de Tanga pensant en chasser facilement le petit détachement allemand (200 soldats) chargé de protéger l'Afrique Orientale Allemande. Le débarquement anglais s'effectue sans reconnaissance préalable et est sanglant. Le LCL von Lettow-Vorbeck, énergique commandant de la garnison allemande, inflige une sévère défaite aux assaillants avec 1000 Ascaris réunis dans l'urgence. Un important stock d'armes et munitions est abandonné sur la plage qui va servir à Lettow-Vorbeck à tenir en échec les Britanniques durant toute la guerre. Mieux encore, il mobilise contre lui  jusqu'à la capitulation, près de 300 000 soldats de sa Majesté qui souffrent de ses actions de guérilla. Resté invaincu sur l'actuel territoire de la Tanzanie, il est accueilli en héros en Allemagne à la fin de la guerre et décoré de la médaille "pour le mérite".
Aimé de ses hommes (des Ascaris survivants se rendront à ses funérailles en 1964)  et considéré comme un homme d'honneur par ses ennemis (ses anciens adversaires se cotiseront pour lui payer une retraite que l'Allemagne lui refuse), il est resté comme l’image de l’officier colonial ouvert et généreux.

 

3 novembre 1916 : les Français reprennent le fort de Vaux (Verdun)

3 novembre 1918 : mutinerie des marins allemands dans le port de Kiel
(Allemagne)

 

3 novembre 1996 : mort de Bokassa (Bangui).

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4 novembre 1576 : sac d’Anvers (Provinces-Unies, actuelle Belgique). N’étant plus soldée depuis des mois par l’Espagne, une unité de Tercios espagnols en garnison à Anvers se mutine et pille la très prospère ville marchande. L’épisode sanglant (au moins 7000 morts) est aussi connu sous le nom de furie d’Anvers. Il a contribué à accélérer l’union des provinces contre la domination de l’occupant espagnol. Les provinces du Nord formeront les actuels Pays-Bas (1579). Celles du Sud, la Belgique beaucoup plus tard.

 

4 novembre 1806 : prise de Wismar par Schulmeister (Campagne de Prusse). Entré au service de Napoléon en 1804 grâce au général Savary , le célèbre espion de l'empereur a alterné les fonctions dans l'armée impériale : hussard, policier, espion. Dans la nuit du 4 novembre 1806, il s'empare de la ville de Wismar avec quelques hommes. Coutumier de ces coups de mains où la ruse l'emporte sur la violence, Schulmeister a réussi de nombreuses missions dont l'intoxication du Maréchal autrichien Mack permettant les victoires de Michelsberg et Ulm.

 

4 novembre 1862 :  Gatling dépose le brevet de la mitrailleuse (Etats-Unis).

 

4 novembre 1892 : prise d’assaut de Cana (ancien Dahomey, actuel Bénin). Le colonel Dodds, prend la ville défendue par 1500 guerriers Fons du roi Béhanzin.

 

4 novembre 1904 : l'affaire des fiches éclate. Le général André, du gouvernement Emile Combes, est giflé par le député Syveton en pleine séance de la Chambre des députés à la suite de la révélation de l'affaire des fiches (enquête confiée clandestinement à la loge du Grand-Orient de France sur les pratiques religieuses des officiers supérieurs, en vue de favoriser l'avancement des officiers anticléricaux ou au moins républicains). L'incident attise le conflit entre le gouvernement républicain et l'Église. André est poussé à la démission, précédant de peu la chute d'Emile Combes dont le remplacement par Maurice Rouvier à la présidence du Conseil conduira à la loi de séparation de l'Eglise et de l'Etat.

 

4 novembre 1918 : assaut de la forteresse de Quesnoy (Nord Pas-de-Calais). L'offensive dite "de la victoire" se poursuit sur tout le front de l'Ouest. Dans les Flandres, les troupes britanniques piétinent devant les anciennes places fortes de Vauban. La ville fortifiée du Quesnoy est finalement prise d’assaut comme au Moyen-âge à l'aide de simples échelles, par des éléments néo-zélandais de l'ANZAC....

 

4 novembre 1956 : l'armée soviétique matte la tentative de révolution hongroise (Budapest). Cherchant à s'échapper de l'emprise soviétique, les Hongrois font pression sur leur nouveau chef du gouvernement, Nagy. Ils réclament plus de liberté et obtiennent même la sortie du pacte de Varsovie. C'en est trop pour Moscou qui envoi 2000 chars rétablir l'ordre chahuté depuis le 23 octobre. La répression fait de nombreux morts (2 à 3000) dans la capitale et en province. Nagy est fusillé en 1958. L'Occident proteste mais n'intervient pas : la guerre froide bat son plein.

 

4 novembre 1979 : prise d’assaut de l’ambassade américaine de Téhéran (Iran). Les Iraniens séquestrent jusqu’en 1981 les 52 américains de l’ambassade.

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5 novembre 1757 : bataille de Rosbach (Allemagne). Le prince de Soubise à la tête d’une armée franco-impériale est complètement défait par l’armée prussienne de Frédéric II. Les Prussiens, inférieurs en nombre, ont tendu un piège dans lequel les français donnent sans méfiance. Longtemps, cette défaite reste pour la France, synonyme de désastre déshonorant car le vent de panique qui a soufflé dans les rangs français a poussé beaucoup d’unités à se replier sans combattre.

 

5 novembre 1854 : bataille d’Inkerman. (Crimée). Après l'échec de Balaklava (25 octobre 1854), le général russe Menchikov ordonne une deuxième tentative de rupture du siège de Sébastopol par une attaque massive (36 000 hommes) des arrières anglais sur le plateau d'Inkerman. La surprise alliée est totale mais le manque de coordination du commandement russe s’ajoutant à la résistance héroïque du petit contingent britannique donne suffisamment de temps aux Français pour amener des renforts. Les généraux Bourbaki et Bosquet inversent le sort des armes et  transforment l'échec russe en déroute. L'armée russe perd 10 000 hommes, les Anglais 3 000 et les Français 800, principalement dans un assaut suicidaire de la brigade Lourmel sur le bastion de la Quarantaine. Cette victoire commune est toujours célébrée dans la mémoire de l'armée britannique, beaucoup moins chez les Français.

 

5 novembre 1956 : opération sur Suez (Egypte). Le président Nasser a nationalisé en Juillet le canal de Suez dont les intérêts étaient principalement franco-britanniques. Lors des accords secrets de Sèvres (24 oct), les gouvernements français (Guy Mollet), britannique (Anthony Eden) et Israélien (Ben Gourion) décident d’intervenir militairement : la France pour sanctionner le soutien au FLN algérien, la Grande-Bretagne pour reprendre le contrôle du canal, Israël pour mieux  contrôler sa frontière Sud et le golfe d’Akaba. Les Israéliens ont lancé une offensive blindée dans tout le Sinaï (29 oct) que les franco-britanniques déclarent vouloir arrêter en menant une opération aéroportée sur Port Said. L’opération est tactiquement une belle réussite, tous les objectifs assignés étant atteints, cependant les menaces soviétiques et protestations américaines obligent le trio à faire machine arrière et mettent en évidence que l’Europe a définitivement cédé le leadership mondial aux deux grands. Au même moment, les russes en profitent pour mater la révolte à Budapest, sans réaction à l’Ouest.

 

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Complément pour le 5 novembre 1956 : opération sur Suez (Egypte) – opération Mousquetaire. En juillet, le président Nasser a nationalisé le canal de Suez dont les intérêts étaient principalement franco-britanniques. Lors des accords secrets de Sèvres le 24 octobre, les gouvernements français (Guy Mollet), britannique (Anthony Eden) et Israélien (Ben Gourion) décident d’intervenir militairement : la France pour sanctionner le soutien au FLN algérien, la Grande-Bretagne pour reprendre le contrôle du canal, Israël pour mieux  contrôler sa frontière Sud et le golfe d’Akaba. Les Israéliens lancent une offensive blindée dans tout le Sinaï le 29 octobre que les franco-britanniques déclarent vouloir arrêter en menant une opération aéroportée sur Port Said. L’opération est tactiquement une belle réussite, tous les objectifs assignés étant atteints. Cependant les menaces soviétiques et protestations américaines obligent le trio à faire machine arrière et mettent en évidence que l’Europe a définitivement cédé le leadership mondial aux deux grands. Au même moment, les Russes en profitent pour mater la révolte à Budapest, sans réaction à l’Ouest. « La pression américaine sur les forces franco-britanniques est évoquée dans le livre de l’amiral Lanxade, ancien CEMA, Quand le Monde a basculé (manœuvres hostiles de sous-marins et d’avions de combat). Le premier vol opérationnel de l’avion espion U2 a d’ailleurs été effectué pour surveiller l’opération Mousquetaire. Les Britanniques et les Français tirent deux conclusions stratégiques opposées de cette aventure : pour les premiers, rien ne se fera plus sans les Américains, pour les seconds, il faut pouvoir s’en affranchir et donc développer une force nucléaire stratégique indépendante. »

 

6 novembre 1792 : bataille de Jemmapes (Hainaut - Belgique). Les 40 000 hommes du général Dumouriez culbutent les Autrichiens au cours d'une bataille restée célèbre pour avoir été l'une des toutes premières de la jeune République. Le duc de Chartres, futur Louis-Philippe, participe à cette bataille et s'y comporte brillamment parvenant à maintenir la cohésion de l'aile gauche du dispositif après une charge de la cavalerie autrichienne. 17 régiments de l’Armée de Terre ont porté dans les plis de leur emblème l’inscription Jemmapes 1792. Aujourd’hui, seul le 1er RHP porte encore cette inscription.

 

6 novembre 1899 : Churchill publie The river war, récit de la bataille d'Omdurman (Soudan)

 

6 novembre 1917 : début de la révolution bolchevique (Saint Petersbourg). Trotsky et Lénine prennent d'assaut le Palais d'hiver.

 

6 novembre 1988 : infection virale gigantesque (Etats-Unis). Robert Tappan Morris, 23 ans, étudiant à l’Université de Cornell (Etat de New York) conçoit et diffuse (02/11) le ver RTM Worm (par la suite appelé Morris worm) qui infecte 6000 ordinateurs (dont ceux du département d’Etat américain) et cause entre 10 et 100 millions de dollars de dégâts. Aujourd’hui, Morris est professeur d’informatique au MIT.

 

6 novembre 2004 : attaque de Bouaké (Côte d'Ivoire). Une unité française de l'opération Licorne est délibérément bombardée par un Sukhoi 25 récemment acheté par le gouvernement Gbagbo. 9 soldats français sont tués. La flotte de combat ivoirienne est immédiatement détruite au sol sur ordre de Paris.

 

6 novembre 2009 : fusillade de Fort Hood (Texas). Un officier psychiatre, américain de religion musulmane, tue 13 militaires et en blesse 30 autres après avoir tiré à l’arme automatique dans un amphithéâtre de la base de Fort Hood accueillant une remise de diplômes.

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Ok le principe est simpa, mais après 10 dates, ça devient le foutoir l'ami.
A vouloir tuer toute chronologie, on ouvre la porte au méli mélo complet.

Tu parles de " chronique ", et justement l'élément chronologique est trop abstrait en l'espèce.

Selon moi l'intérêt est limité, et tu devrais peut être changer de formule.
Mes salutations.

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7 novembre 1806 : combat de Lubeck ou de la Trave (Bord de la Baltique). Après la double victoire décisive d’Iéna et Auerstedt, le dernier combat de la campagne de Prusse se déroule près de Lubeck sur la Trave. Le général prussien Blücher pour fuir les Français viole la neutralité de cette riche ville hanséatique, espérant s’embarquer sur des bateaux anglais ou suédois. Les généraux Bernadotte et Soult bouclent la ville et coulent avec leur artillerie les navires à quai. Les combats de rue sont intenses et désespérés pour les Prussiens. Lubeck est littéralement mise à sac. Blücher parvient à s’échapper mais est rattrapé et fait prisonnier après une course poursuite de quelques kilomètres. Il sera ultérieurement échangé contre le général Victor.

 

7 novembre 1880 : Brazza rencontre Stanley (rive du Congo). L’enseigne de vaisseau Savorgnan de Brazza et l’explorateur anglais Stanley (à la solde du roi des Belges) se rencontrent sur la rive droite du fleuve Congo. Brazza y a fondé depuis plusieurs semaines, Ncouna, la future Brazaville. Stanley se rabat sur l’autre rive où il fonde un an plus tard et juste en face, Léopoldville, la future Kinshasa. (cf. Image).

(Niger). Renseignés sur le déplacement d'un rezzou de 1000 guerriers (400 arabes et 600 toubous), le capitaine Prévot et tous les hommes du lieutenant Delpech de Fraissinet (65 tirailleurs du Groupe Nomade de l'Aîr) les attaquent par surprise, à l'aube, pour compenser leur infériorité numérique. Le plan fonctionne et le rezzou essuie des pertes sévères avant de se disperser.

 

7 novembre 1914 : le sergent André Maginot est décoré (Verdun). Député de la Meuse et ancien sous-secrétaire d’Etat à la guerre, Maginot s’engage comme simple soldat lors de la déclaration de guerre. Nommé rapidement sergent, il se comporte brillamment lors de patrouilles dans le secteur de Verdun et se voit décerner la Médaille Militaire. Deux jours plus tard, il est très grièvement blessé.

 

7 novembre 1944 : exécution de Richard Sorgue (Tokyo – Japon). Il est l’un des plus célèbres espions. Né Russe, Sorgue a grandi et travaillé en Allemagne où il lit et fait siens les écrits de Karl Marx après avoir combattu dans les rangs allemands jusqu’à sa blessure en 1916. Après quelques allers et retours Berlin-Moscou, il devient agent du NKVD et fournit beaucoup de renseignements aux Soviétiques. Agent double, il travaille pour l’Abwehr à l’ambassade allemande de Tokyo où il découvre la date d’exécution du plan Barbarossa (invasion de l’URSS par l’Allemagne – 22 juin 1941) qu’il transmet à Moscou. Staline refusant d’y croire, le bénéfice de ce renseignement a été perdu. Arrêté le 18 octobre par les Japonais, il est pendu après que Staline ait refusé de l’échanger. Il a cependant été fait Héros de l’Union soviétique en 1964

.

7 novembre 1950: premier combat aérien d'avions à réaction (Corée). Pour la première fois dans l'histoire de l'aviation, deux avions à réaction s'affrontent : un F86 "sabre" américain abat un Mig 15 chinois au-dessus de Sinuiju.

 

7 novembre 1956 : fin de l'opération sur le canal de Suez

 

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10 novembre 496 : bataille de Tolbiac (Allemagne actuelle). Le roi Clovis écrase les Alamans près de l'actuelle ville de Cologne après avoir invoqué le Dieu de sa femme Clothilde. En remerciements de cette victoire, il décide de se convertir au christianisme et est baptisé par l'évêque Saint Denis.

 

10 novembre 1444 : bataille de Varna (Bulgarie). Défaite des croisés (d'Europe centrale) face aux Turcs trois fois plus nombreux, sur les bords de la mer Noire. Le roi de Hongrie Ladislas III meurt dans la bataille. Constantinople sera conquise 9 ans plus tard.

 

10 novembre 1775 : le congrès des Etats-Unis créé les Continental Marines (ancêtre du USMC). Au cours de la guerre d’indépendance des Etats-Unis d’Amérique, deux bataillons d'infanterie embarquée, sont constitués par le Congrès le 10 novembre 1775 sous le nom de Continental Marines. Ceux-ci sont démobilisés dès 1785 mais la « quasi-guerre » (quasi-war) contre la France amène le Congrès à voter un texte recréant un corps de fusiliers marins le 11 juillet 1798. Ce corps sera alors placé sous l'autorité directe du Secrétaire à la Marine.

 

10 novembre 1936 : décès de Louis Gustave Binger (à 80 ans). Capitaine issu du rang et premier gouverneur de la Côte d'Ivoire (1893-1895), il est l'un des plus grands explorateurs français de l'Afrique. Il a notamment sillonné durant 2 ans la boucle du Niger (1887-1889) réalisant une moisson d'observations scientifiques qui lui ont valu l'attention de l'Académie française (pour ses ouvrages) ou encore de Jules Vernes. Il a aussi mené durant 2 ans une mission destinée à établir la frontière entre la Côte d'Ivoire et le futur Ghana (1892-1893). Malade, il rentre en métropole où pendant 10 ans, il est directeur des Affaires d’Afrique au Ministère des Colonies (1897-1907). Une ville de Côte d'Ivoire porte son nom.

 

10 novembre 1951 : début de la bataille de Hoa Binh (Guerre d'Indochine). Le général de Lattre déclenche l'opération Tulipe visant à conquérir Hoa Binh (à 60 km à l’Ouest d'Hanoi) pour couper la route logistique du Viet Minh. 20 000 soldats (légionnaires, coloniaux, tirailleurs marocains,…) prennent en tenaille le pays Muong et forcent le VM à évacuer puis se réorganiser. La zone conquise est cependant trop étendue pour être conservée et demande des moyens que de Lattre puis Salan ne pourront plus consentir. L'évacuation de Hoa Binh en 1952 se fera en bon ordre sur la RC 6 (reliant Hoa Binh à Hanoi) malgré les attaques incessantes du Viet Minh. Ce dernier perdra 3500 hommes contre 456 pour les Français.

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ERRATUM pour le 10 novembre 496 : bataille de Tolbiac. Le roi Clovis écrase les Alamans… et est baptisé par l'évêque Saint Denis Remi.

 

 

11 novembre 1918 : signature de l’armistice (Rethondes).  Signé à l’aube en forêt de Compiègne, l’arrêt officiel des combats entre en vigueur à 11h00. Le traité de paix ne sera quant à lui signé que le 28 juin 1919 à Versailles. Les armes se taisent après  plus de 4 années de guerre et 9 millions de morts au total.

Modifié par jerry

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12 novembre 1943 : début de la bataille de Leros (mer Egée). Les Allemands craignant un débarquement allié dans les Balkans, cherchent à déloger les britanniques présents en mer Egée dans des îles proches. C’est pourquoi l’ile de Leros, défendue par les anglo-italiens est attaquée au cours de l'opération Léopard combinant bombardements aériens, débarquements et largages de parachutistes. Le 16 novembre l'ile est prise (elle sera conservée par un seul bataillon allemand jusqu'à la fin de la guerre). Les défenseurs ont perdu 2000 hommes, les Allemands 1109 soldats. C’est la dernière opération aéroportée allemande d’envergure pour la seconde guerre mondiale.

 

12 novembre 1944 : naufrage du Tirpitz (Norvège -Tromsoe). La RAF lâche des bombes perforantes de 6 tonnes sur le plus grand cuirassé allemand qui se cache depuis le début de la guerre dans les fjords norvégiens. Touché, le Tirpitz se retourne et sans couler complètement, se pose sur un haut-fond. Plus de 900 morts.

 

12 novembre 1999 : Goudermes tombe (Russie – Tchétchénie). La deuxième ville de Tchétchénie tombe après l’assaut des forces fédérales russes durant la deuxième guerre de Tchétchénie.

 

12 novembre 2011 : explosion sur la base de Modarres (Iran). Suite à une manipulation d’explosifs, une explosion ravage la base de Modarres, spécialisée dans la mise au point de missiles. 17 personnes sont tuées dont le chef du programme iranien pour la recherche balistique, le général Moquadam.

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13 novembre 1792 : combat d’Anderlecht (actuelle Belgique). Le général Dumouriez bat  les troupes impériales du prince de Wurtemberg et entre le lendemain dans Bruxelles.

 

13 novembre 1805 : Napoléon s’apprête à entrer dans Vienne (Autriche). Venant de battre la troisième coalition, l’Empereur français est à Inkersdorf lorsqu’il apprend la prise de Vienne. Il court immédiatement et quasi seul à Schônbrunn où il se fait remettre symboliquement les clés de la ville que l’Empereur autrichien vient de quitter précipitamment.

 

13 novembre 1901 : La mission Hourst arrive à Tchong-King (Chine centrale). Le CV Emile Hourst (1864-1940) parti de Shanghai à bord de l’Olry, vapeur de 37 mètres, remonte le fleuve bleu (Yang-Tse) sur 3200 km. Franchissant plusieurs rapides, il accomplit un véritable exploit en seulement 22 jours, provoquant l’étonnement des Britanniques en observation. Quelques années plus tôt (1894-1895), en Afrique, Hourst commandait la flottille du Niger et avait participé aux opérations menant à la prise de Tombouctou. Il a publié Sur le Niger et au pays des Touaregs (1898).

 

13 novembre 1914 : bataille d’El Herri (Maroc). Malgré les ordres reçus et les conseils de ses adjoints de ne pas attaquer le camp du chef Zayane (Moha ou Hammou), le LCL Laverdure lance une colonne de 1300 hommes depuis Khenifra sur El Herri. A peine attaqué, le camp reçoit les renforts des tribus alentour. Les pertes sont énormes : deux tiers des officiers (39) et la moitié des hommes du rang (plus de 750) sont tués. Le LTN Brasillach, père de l’écrivain R. Brasillach (fusillé en 1945) figure parmi les morts. Lyautey a écrit que si Laverdure n’avait pas été tué dans l’opération, il aurait dû être traduit en cour martiale. Le désastre est tant humain que psychologique.

 

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14 novembre 1929 : pose de la première pierre de l’Ecole navale (Brest). La cérémonie, sur le plateau des quatre-pompes, est présidée par le Ministre de la Marine, Georges Leygues.

14 novembre 1940 : bombardement allemand de Coventry (Royaume-Uni). 450 bombardiers allemands rasent la ville anglaise et tuent 568 habitants au cours de l’opération baptisée Mondscheinsonate.

14 novembre 1944 : début de la campagne d’Alsace. La 1ère armée française de de Lattre déclenche une attaque qui permet d’atteindre le Rhin le 19 et de libérer Mulhouse le 20.

14 novembre 1945 : attaque de la garnison de Gow Tow (ile proche de la baie d’Along – actuel Vietnam). Un commando vietminh attaque de nuit le poste Maroc qu’occupent des éléments français de retour de Chine. L’attaque échoue grâce à la riposte combinée du poste lui-même et de l’aviso escorteur Sénégalais.

14 novembre 1951 : prise de Hoa Binh (Indochine). « L’opération Lotus, qui succède à Tulipe, commence le 13 au soir avec le débouché d’une colonne motorisée empruntant la RC .6. Trois bataillons de parachutistes français sont largués sur le poste de Hoa Binh et rejoints dans l’après-midi par les premiers éléments des formations terrestres. Les troupes de Giap ne s’entêtent pas et rompent le combat ne donnant pas dans le piège consistant à créer un abcès de fixation pour le corps de bataille de l’armée populaire. En plein pays Muong, Hoa Binh est un peu loin des bases françaises (bien qu’à environ 80 km à peine d’Hanoi. Les pertes françaises de la bataille qui s’ensuit (novembre 1951 – février 1952) ont été sous-estimées : 436 tués + 458 disparus (dont beaucoup sont morts) et 1 360 blessés. C’est une estimation basse. De Lattre, malade et rapatrié en France à cette date, a laissé à Salan le soin de planifier et de conduire l’opération. »

14 novembre 1965 : bataille de la Ia Drang (Vietnam du Sud) . Cherchant à éliminer une force nord-vietnamienne qui opère sur la frontière avec le Cambodge, les 5ème et 7ème Cavalry sont déposés en hélicoptère au pied de la montagne Chu Pong. Dès les premiers posés américains, trois bataillons Nord-vietnamiens attaquent la tête de pont. L’appui au sol fourni par l’aviation permet aux américains de s’accrocher dans ce qui est aujourd’hui considéré comme la première grande opération US de la guerre du Viet Nam. Les bilans sont lourds des deux côtés et chaque camp revendique la victoire. We were soldiers (Nous étions soldats – 2002), film de guerre américain relativement récent relate les événements de la Ia Drang. Les soldats français d’Indochine quant à eux ne bénéficient pas de l’appui hollywoodien et ont choisi l’écriture. De nombreux ouvrages sont parus: De l’autre côté de l’eau, prisons de bambous (prix la Plume et l’Epée 2012), un prince dans la tourmente, Au pays de la fée et du dragon, … D’excellents témoignages.

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17 novembre 1796 : victoire sur le pont d'Arcole (Italie). Commencée le 15, la bataille est remportée par Augereau. Bonaparte fait franchir l’Alpone à un petit détachement sensé faire diversion notamment grâce au bruit du tambour Estienne. Augereau profite du mouvement de panique causé chez les Autrichiens et franchit le fameux pont.

 

17 novembre 1854 : naissance d'Hubert Lyautey (Nancy). Maréchal de France, ministre de la guerre, académicien français, auteur du Rôle social de l’officier, bâtisseur du Maroc moderne. Adjoint du général Gallieni qui l’initie aux colonies. Mort en 1934. Sur Lyautey, lire Lyautey. Le ciel et les sables sont grands – Arnaud Teyssier

 

17 novembre 1867 : naissance d’Henri Gouraud (Paris). Adjoint de Lyautey au Maroc, général d’armée, académicien des inscriptions et belles lettres, commandant de l’armée du Levant. Il a publié plusieurs ouvrages dont Souvenirs d’un Africain au Soudan. Mort en 1946. Sur Gouraud, lire tous les écrits de Julie d’Andurain et notamment La capture de Samory (1898).

 

17 novembre 1867 : inauguration du canal de Suez (Egypte). L’impératrice Eugénie inaugure le canal. Aboutissement d’un rêve et de travaux pharaoniques, le canal de Suez en raccourcissant le trajet maritime Europe-Océan indien accentue le caractère stratégique de l’Egypte.

 

17 novembre 1892 : la colonne Dodds s’empare d’Abomey (actuel Bénin). Le colonel français Dodds s’empare d’Abomey, la capitale du royaume du royaume d’Abomey ou Dahomey, mettant un terme à une campagne commencée à Dogba le 18 septembre précédent. Depuis plusieurs mois déjà, l’action colonialiste des français se heurtait aux visées expansionnistes du roi d’Abomey Glèlè. A la mort de ce dernier, son fils Béhanzin a pris la tête de la lutte contre les forces françaises où s’illustrent particulièrement ses 4 000 amazones qui infligent des pertes sévères à leur adversaire (à son arrivée à Abomey, la colonne Dodds a perdu la moitié de ses effectifs) dans une campagne marquée par une grande violence des deux parties. Le Dahomey est placé sous protectorat français le 3 décembre suivant et Béhanzin contraint de se rendre en janvier.

 

17 novembre 1917 : Clémenceau président du Conseil. Raymond Poincaré qui n’est pourtant pas un ami de Clémenceau se résigne à appeler comme chef de gouvernement,  « le tombeur de gouvernements », celui qu’on va appeler « le Tigre » pour sa combattivité légendaire et non surfaite. Il donne le sursaut nécessaire et salutaire à la France qui, épuisée par la guerre, doute après l’épisode des mutineries et les velléités de pacifisme de certains parlementaires.

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ERRATUM pour le : 17 novembre 1867 1869: inauguration du canal de Suez (Egypte).

 

18 novembre 1645 : prise de Trèves par Turenne (Allemagne).

 

18 novembre 1803 : bataille du fort de Vertières (Saint Domingue, actuelle Haïti). Le général Rochambeau, envoyé (avec le général Leclerc) en 1801 à Saint Domingue par Napoléon pour reprendre le contrôle de l'ile, échoue face à la détermination des esclaves révoltés. François Capois et Jean-Jacques Dessalines, généraux de l'armée rebelle haïtienne, prennent d'assaut le fort dans lequel s'est retranché Rochambeau et ses 2000 hommes. Les combats sont extrêmement meurtriers des deux côtés. L'héroïsme de Capois force l'admiration de Rochambeau qui lui offre un cheval au cours des combats. Les survivants Français capitulent et selon l’accord conclu avec les Haïtiens, disposent de 10 jours pour quitter l'ile qui proclame son indépendance le 1er janvier 1804.

 

18 novembre 1914 : les Allemands radiés de la Légion d’honneur. Par décret présidentiel.

 

18 novembre 1916 : fin de la bataille de la Somme. Trois mois et demi après son déclenchement le 1er juillet, la tentative de rupture du front dans la Somme est arrêtée, en raison des faibles gains territoriaux obtenus par rapport aux pertes subies. La totalité du terrain conquis sera d'ailleurs perdue en trois jours lors de l'offensive allemande du printemps 1918. Les britanniques ont perdu près de 400 000 hommes, tous volontaires et recrutés dans les Pals battalions (les "bataillons de copains", formés à partir de l'élan populaire créé par la propagande associée au comportement des Allemands en Belgique, sous le parrainage de Lord Kitchener), ce qui fait une moyenne de pertes deux fois supérieure à celle des troupes françaises à Verdun ! Les Français, agissant au sud de la Somme, ont perdu près de 200 000 poilus.

 

18 novembre 1929 : lancement du sous-marin Surcouf (Cherbourg). Sous-marin de grande croisière de 3300 tonnes, le plus gros jamais construit à son époque, armé de 2 canons de 203 mm (identiques à ceux des croiseurs de 10 000 tonnes), emportant 126 membres d’équipage et même un hydravion biplaces, il possède, alors, la plus grande autonomie et le plus grand rayon d’action. Il est armé définitivement le 31 décembre 1931. En réparation à l’arsenal de Brest lorsque les Allemands envahissent la ville le 18 juin 1940, le Surcouf s’échappe in extremis et gagne Plymouth sous les ordres du commandant Martin.  Quelques jours plus tard, le 3 juillet 1940, lors de l’opération Catapult (Mers el Kébir),  les Britanniques le saisissent par surprise provoquant une fusillade à bord qui coûte la vie à 1 officier français et 3 britanniques. Il est ensuite intégré aux Forces navales françaises libres. Il disparait corps et biens dans la nuit du 18 au 19 février 1942, heurté accidentellement par le cargo marchand américain SS Thomson Lykes en mer des Caraïbes alors qu’il se dirige vers Panama.

 

 

 

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19 novembre 1809 : bataille d'Ocana (Espagne).Le maréchal Soult remporte la victoire la plus brillante de toute la campagne d'Espagne alors qu'il dispose de beaucoup moins d'hommes que le général Areizaga (commandant l'armée de la Mancha -50 000 hommes).  Officiellement sous les ordres du frère de Napoléon, le roi Joseph, Soult manœuvre  parfaitement, utilisant l'artillerie du général Sénarmont et la cavalerie de Mortier. Cette victoire ouvre aux Français les portes de l'Andalousie et coute aux Espagnols plus de 12 000 morts.

 

19 novembre 1873 : prise de Hanoi (Tonkin – actuel Vietnam). Le lieutenant de vaisseau Francis Garnier s’empare d’Hanoi avec 200 hommes appuyés par l’aviso Sphinx et la canonnière Espingole. Ordonnée par le contre-amiral Dupré, l’expédition est désavouée par le gouverneur de Cochinchine après la mort de Garnier (21 décembre 1873).

 

19 novembre 1827: la troupe rétablit l'ordre à Paris. Sur ordre du ministre de la guerre, la troupe est chargée de rétablir l’ordre suite aux illuminations des façades de certaines maisons célébrant de manière anticipée la victoire du parti libéral aux élections législatives. Cela se passe sans aucun coup de feu sauf rue Greneta (Quartier du Marais), où le colonel Fitz-James croyant le 18ème de ligne sous le feu d’une barricade, commande une charge de cavalerie contre les émeutiers qui sont balayées. Le jeune rebelle Auguste Blanqui est blessé à cette occasion d'une balle dans le cou. Trois ans plus tard, la charge de cavalerie du 28 juillet 1830 sera enrayée par le jet de divers projectiles depuis les toits des immeubles. Les barricades seront désormais principalement réduites par l'emploi de tirs directs d'artillerie. Cela inspirera le Baron Haussmann dans la conception du nouvel urbanisme parisien.

 

19 novembre 1946 : incident de Haiphong (Tonkin – actuel Vietnam). Une fusillade dans le port de Haiphong entre la douane française et des nationalistes vietnamiens transportant de l'essence de contrebande sur une jonque, dégénère et fait 24 morts dont le commandant Carmoin qui s'avançait avec un drapeau blanc. L'incident sert de prétexte pour bombarder (23 novembre) le port à partir de trois navires français (dont le Suffren). L’attaque fait environ 6 000 morts ! L'événement passe inaperçu en métropole et notamment du chef du gouvernement, le socialiste Léon Blum, qui n'en perçoit pas la gravité. Hô Chi Minh l’utilise le mois suivant pour déclencher l’insurrection, véritable début de la guerre.

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20 novembre 1942 : l’armée rouge contre-attaque (Stalingrad). Le général Joukov encercle en trois jours la VIème armée du général Paulus.

 

20 novembre 1952 : élection du maréchal Juin à l'Académie Française. Le vainqueur de Monte Cassino est appelé au fauteuil de Jean Tharaud (qui avait tenté Saint-Cyr dans sa jeunesse). Sorti major de sa promotion de Saint-Cyr, Juin y côtoie de Gaulle ce qui lui donnera le privilège d'être l’un des seuls généraux à pouvoir tutoyer le Président de la République. Mis cependant à l'écart de la vie publique après le putsch des généraux en Algérie (auquel il ne participe pas), de Gaulle a toujours entretenu des relations distantes avec lui, lui reprochant probablement un engagement tardif à ses côtés et surtout d’avoir débuter le combat contre l’Allemagne sous les ordres de Darnand et Giraud. Il a écrit Trois siècles d'obéissance militaire dont la réédition a été préfacée en 2009 par le GA Irastorza. Il succède à l’Académie française, à Jean Tharaud, auteur voyageur dont les livres sur le monde arabe de l'entre-deux guerre restent toujours très intéressants à lire.

 

20 novembre 1953 : début de l’opération Castor (Dien Bien Phu – Indochine). « Opération aéroportée ordonnée par le général Navarre et conduite par le général Gilles, elle consiste à s’emparer de la plaine de Dien Bien Phu pour couper l’offensive du Viet Minh en direction du Laos. Un groupement composé du 6e bataillon de parachutistes coloniaux, du 1er bataillon de parachutistes coloniaux et du 2e bataillon du 1er régiment de chasseurs parachutistes est largué, appuyés par deux batteries du groupement de marche du 35e régiment d’artillerie légère parachutistes et les sapeurs de la 17e compagnie du génie parachutiste. Au total 2 650  hommes. A l’issue des combats contre le 910e bataillon (appartenant au 148e régiment autonome) viêt-minh, l’objectif est conquis ».

 

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ERRATUM  pour le 20 novembre 1952 : élection du maréchal Juin à l'Académie Française.

 

  •  coquille malheureuse : « Darnand » (Joseph Darnand, fondateur de la Milice française) au lieu de « Darlan » (Amiral Darlan, assassiné à Alger en décembre 1942)

 

A propos des relations entre De Gaulle et Juin, passant pour être complexes : « …ce que de Gaulle aurait pu reprocher à Juin, ce n'est pas tant son ralliement tardif que le fait qu'il n'ait pas contesté l'ordre donné par Vichy de s'opposer au débarquement allié en Afrique du Nord en novembre 42, alors même qu'il exerçait le commandement (contrairement à leur camarade de promotion Bethouard au Maroc qui est, de ce fait, emprisonné quelques jours...de même, en métropole, que de Lattre qui sera condamné et s'évadera de la prison de Riom pour rejoindre in fine l'Afrique du Nord). Ce faisant, de Gaulle agit en pragmatique qu'il est: il veut rallier "l'armée d'Afrique" et il connait les capacités militaires de son camarade […] Juin était un grand chef militaire, mais qui poussait à l'excès la dichotomie militaire/politique dans un légalisme/loyalisme qui peut se révéler pervers dans les situations hors normes. De fait, on peut dire, sans forcer le trait, que de Gaulle l'a protégé et que, si Juin est devenu maréchal de France, il le doit à son camarade... ». 

 

21 novembre 1806 : Napoléon instaure le blocus continental et le général Mortier prend le port de Hambourg.

 

21 novembre 1957 : bataille de Timimoun (Algérie). Un convoi d'employés du pétrole, encadré par un groupe de légionnaires, est attaqué (07/11) par des Méharistes, retournés par le FLN et passés à l'ennemi. Les enjeux économiques d'une telle situation sont jugés importants et forcent le général Salan à dépêcher Bigeard sur place (13/11) pour éradiquer la menace. Une compagnie du 3 RPC partie en chasse après les déserteurs est sévèrement accrochée par des tireurs d'élite (15 morts). Bigeard déclenche alors l'une des seules opérations aéroportées de la guerre d'Algérie pour la dégager. Parmi les blessés qu'il veut secourir se trouve le SCH René Sentenac, héros de Dien Bien Phu qui fait partie de la poignée de soldats ayant réussi à s'échapper de la cuvette de Dien Bien Phu après la capitulation française.

 

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24 novembre 1867 : le fil de fer barbelé est breveté.

 

24 novembre 1929 : mort du tigre (Paris). Georges Clemenceau décède à 88 ans.

 

24 novembre 1938 : Beria nommé à la tête du NKVD.

 

24 novembre 1964 : reprise de Stanleyville (actuelle Kisangani - RDC). Un régiment parachutiste belge est largué sur Stanleyville pour libérer des otages retenus par des rebelles au pouvoir. Avec l'aide de mercenaires occidentaux, il met fin à la rébellion. 24 otages, 2 militaires belges sont tués.

 

24 novembre 1965 : Mobutu prend le pouvoir (actuelle RDC).

 

24 novembre 1970 : harakiri de Mishima (Tokyo). Kimitake Hiraoka, plus connu sous son nom d'écrivain, Yukio Mishima se suicide en se faisant Seppuku après avoir tenté un simulacre de prise de pouvoir au ministère de la Défense. Son discours devant le chef d'état-major séquestré et les troupes présentes ne convaincant pas, il se suicide selon le rituel traditionnel. N'ayant aucun passé militaire, son geste a souvent été interprété comme une tentative de rachat pour sa réforme durant la Seconde guerre mondiale ou encore comme une ultime mise en scène sans aucun autre but que la mort esthétisée et ritualisée.

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25 novembre 1177 : bataille de Montgisard (Palestine). Le jeune roi de Jérusalem (16 ans), Baudouin IV, appelé aussi le roi lépreux, remporte la plus belle victoire de l’épopée des croisades en battant l’armée de Saladin. Le gros de l’armée croisée étant dispersée, le royaume de Jérusalem est dangereusement exposé, ce qu’apprend Saladin. Il lève 30 000 soldats et se dirige vers Ascalon où Baudouin l’a devancé avec ses 500 derniers chevaliers. Saladin tout en faisant le siège de la ville, ravage la région qui n’est plus défendue puisque les croisés sont enfermés dans Ascalon ou en guerre sur la périphérie du royaume. Victorieux et alourdis de butin, les musulmans reprennent le chemin de l’Egypte pensant n’avoir plus rien à craindre. Baudouin, avec ses chevaliers les rattrapent en suivant discrètement une route parallèle puis leur infligent une défaite presque complète. Saladin parvient à fuir grâce au sacrifice de sa garde personnelle.

 

25 novembre 1805 : combat de Castelfranco (Italie). En marge des opérations principales de la campagne d'Allemagne, le général Gouvion Saint-Cyr met en déroute un corps autrichien : 6 000 prisonniers, dont le Prince de Rohan, 1 000 chevaux, 12 canons et 13 drapeaux sont pris.

 

25 et  26 novembre 1870 : bataille de Dijon. Sous l'impulsion de Gambetta, les comités de Défense nationale font appel à Garibaldi, l’ancien adversaire de l’empire en Italie. Les 25 et 26 novembre, avec ses deux fils, Ricciotti et Menotti, à la tête de 10 000 tirailleurs français de l’armée des Vosges, il mène une attaque sur Dijon qui inquiète (temporairement) les prussiens. Mais Garibaldi a agi de sa propre initiative, en dehors du plan prévu de défense du Morvan, ce qui décontenance quelque peu ses adversaires mais ne suffit pas. Il est rapidement repoussé jusqu’à Autun après avoir voulu pousser un peu trop loin son avantage. En février 1871, Garibaldi sera élu député de la Côte-d'Or, de Paris, d'Alger et de Nice, sans même avoir été candidat ! À Paris, il arrive en quatrième position derrière Louis Blanc, Gambetta et Victor Hugo. Il déclinera toutefois ces mandats, offensé par l'accueil de la nouvelle majorité monarchiste de la Chambre et ne répondra pas non plus ensuite aux appels de la Commune de Paris. Le corps des volontaires garibaldiens sera dissous le 10 mars suivant.

 

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26 novembre 1741 : prise de Prague. Dans le cadre de la guerre de succession d’Autriche, le futur maréchal de Saxe est envoyé par Louis XV en renfort auprès de l’Electeur de Bavière. Maurice de Saxe assiège Prague lorsqu’il apprend qu’une armée autrichienne arrive sur ses arrières. Risquant d’être pris en tenaille, il ordonne tout simplement la prise immédiate de Prague sous peine d’être écrasé. A la nuit tombée, un « commando » escalade les remparts profitant d’une attaque de diversion de l’Electeur de Bavière. Le lieutenant-colonel Chevert et le sergent Jacob Pascal avec quelques grenadiers neutralisent les sentinelles et abattent le pont-levis par lequel s’engouffre la cavalerie de Maurice de Saxe. Prague restera française jusqu’en janvier 1743, date à laquelle la garnison restante se rendra aux Prussiens avec les honneurs.

 

26 novembre 1812 : début de la bataille de la Bérézina (Biélorussie). Feintant les Russes qui l'attendent à Borissov, Napoléon ordonne au général Eblé de construire à Studienka deux ponts sur la Bérézina pour faire franchir son armée poursuivie par Koutouzov et Witgenstein. Commencés dans la nuit du 25 au 26 novembre, les ponts sont achevés à midi et permettent le franchissement immédiatement. Cet exploit technique repose sur le sacrifice des 400 pontonniers d'Eblé qui, à l'imitation de leur chef, travaillent dans l'eau glacée. Eblé meurt lui aussi 15 jours plus tard des suites de ce bain hivernal prolongé.

 

26 novembre 1849 : assaut final contre l'oasis de Zaatcha (Algérie).  Parce qu’ils jalousent l'aisance économique inhabituelle des sédentaires acquise avec l'arrivée des bureaux arabes, les nomades organisent une rébellion en profitant des rumeurs venues de métropole après la révolution de 1848. Bou Zian, chef militaire et religieux dirige avec talent la rébellion de la région des Zibans. L'épisode est particulièrement sanglant. Chaque camp combat avec un acharnement que les exactions et provocations des deux bords expliquent sans les excuser. Sous les ordres du général Herbillon, quelques grands noms de l'armée d'Afrique font leur apparition ; Bourbaki, Canrobert, de Lourmel, de Barral,... L'oasis fortifiée et entourée d'un fossé inondé est finalement prise d'assaut (26 novembre) après deux mois de siège et de combats "urbains" particulièrement meurtriers.

 

26 novembre 1851 : bombardement de Rabat et Salé (Maroc). La cargaison d’un navire français ayant été pillée par la population de Salé, la République française envoie une escadre commandée par le contre-amiral Dubourdieu pour demander réparation. Devant le refus des Pachas, la flotte bombarde et détruit les forts des deux villes.

 

26 novembre 1916 : naufrage du cuirassé Suffren (au large du Portugal). Resté trop longtemps immobilisé sur le front des Dardanelles, le Suffren, commandé par le CV Guépin, est rappelé en France pour modernisation dans les chantiers de Lorient. Lent et obsolète, le cuirassé n’est plus opérationnel. Il est repéré au petit matin par le U 52 du lieutenant Walther qui profite de l’absence d’escorte et lui tire une unique torpille. En sombrant, le Suffren accroche la coque du sous-marin qui manque lui aussi de faire naufrage. 648 hommes périssent. Pas de survivants.

 

26 novembre 1939 : incident de Mainila (Finlande). Des tirs d'artillerie sur le village de Mainila tuent 4 soldats soviétiques. Le gouvernement soviétique accuse immédiatement la Finlande et réclame un retrait immédiat des troupes finlandaises de l'isthme de Carélie, près (à portée de canon) de Leningrad, présentant la présence des troupes finlandaises dans la région comme un "acte hostile". La Finlande répond le lendemain en proposant un retrait mutuel des troupes, mais l’URSS maintient ses accusations et dénonce unilatéralement le traité de non-agression russo-finnois de 1932. Une enquête –finlandaise- démontrera que l'artillerie soviétique est responsable des tirs du 26 novembre.  Le 30 novembre, Les forces soviétiques envahissent la Finlande ; la guerre d'hiver débute. La puissante armée soviétique, disposant de moyens humains et matériels nombreux, va essuyer de nombreux revers face à la valeureuse petite armée finlandaise, bien préparée.

 

26 novembre 1965 : lancement d’Astérix (Hammaguir - Algérie). La France devient la 3ème puissance spatiale avec la réussite du lancement d’une fusée Diamant-A qui met sur orbite le satellite Astérix.

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27 novembre 511 : mort de Clovis (Paris). Premier roi de ce qui devint la France. Mort vers 45 ans après avoir régné 29 ans.

 

27 novembre 1095 : le pape prêche la 1ère Croisade (actuelle Clermont-Ferrand). Urbain II, troisième pape français, appelle la noblesse de la chrétienté à défendre Byzance et libérer les lieux saints. Deux siècles de campagnes guerrières commencent.

 

27 novembre 1382 : bataille du Mont d'or (Roosebeke – actuelle Belgique). L'ost royal de Charles VI défait complètement la milice de Philippe van Artevelde et venge ainsi la cuisante défaite des éperons d'or, qui, 80 ans plus tôt ,avait vu la chevalerie française se faire battre par les piétons flamands.

 

27 novembre 1812 : la bataille de la Berezina se poursuit (Biélorussie). « Demeurée dans le langage courant comme synonyme d’une défaite, la bataille de la Bérézina est en fait une victoire tactique au cours de laquelle la manœuvre Russe ne parvient pas à piéger la Grande Armée en retraite. Après de durs combats au cours desquels le général russe WIittgenstein et l’amiral Tchittchagov sont repoussés par Victor, Oudinot et Ney et grâce à l’héroïsme des pontonniers d’Eblé, le 126e régiment d’infanterie de Ligne se sacrifie pour permettre à la Grande Armée de franchir le fleuve. Cette victoire tactique ne sauve néanmoins pas la campagne de 1812, dont l’échec stratégique est d’autant plus patent que la retraite consommera la fin de la Grande armée entrée en Russie en juin de la même année. L’image terrible de la retraite est celle qui reste dans les mémoires tandis qu’elle consacre pour les russes une victoire et un sursaut national ».

 

 

27 novembre 1838 : prise de Veracruz (Mexique). Pour rétablir les droits des commerçants français installés au Mexique, bafoués depuis une décennie, Louis-Philippe ordonne une expédition (1837). Le contre-amiral Charles Baudin, vétéran de la marine du Premier Empire bombarde la forteresse de San Juan d’Uloa, considérée comme imprenable. Il utilise pour la première fois l’obus explosif (177 obus tirés) et obtient la reddition du fort. C’est le « seul exemple » dira Wellington « d’une place régulièrement fortifiée réduite par une force purement navale ».

 

27 novembre 1870 : bataille de Villers-Bretonneux (Somme).  Le général Faidherbe après s’être emparé de la ville doit l’évacuer face à la poussée des 35 000 hommes du général Manteuffel appuyés par une artillerie surclassant celle des Français.

 

27 novembre 1942 : sabordage de la flotte française (Toulon). Les Anglo-américains ayant débarqué en Afrique du Nord (8 novembre- opération Torch), Hitler envahit la "zone libre" (11 novembre- opération Anton) et donne ordre de se saisir de la flotte française à Toulon. Appliquant les ordres reçus de Vichy, l’amiral de Laborde ordonne aux unités à quai de se saborder. Le IIIème Reich est ainsi privé d'une flotte de 230 000 tonnes,… tout comme les alliés. Cinq sous-marins parviennent cependant à fuir mais 3 seulement rejoignent les combattants gaullistes.

 

27 novembre 1973 : choix de la propulsion nucléaire. Sous la présidence du ministre de la Défense, Robert Galley, le Conseil supérieur de la Marine opte pour une propulsion nucléaire sur le futur porte-avions.

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