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jerry

Chronique culturelle

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8 février 1250 : bataille de la Mansourah (actuelle Egypte). Louis IX, futur Saint Louis, à la tête de la 7ème croisade se dirige vers le Caire et tente de prendre la forteresse de Mansourah qui protège l’accès à la ville. Son frère Robert d’Artois, voulant exploiter les premiers succès de l’attaque pénètre dans la forteresse avec son parti mais se fait tuer. Le siège est mis jusqu’à ce que la maladie oblige les croisés à faire retraite. Louis IX sera fait prisonnier le 7 avril (libéré contre rançon un mois plus tard).

 

8 février 1738 : débarquement des troupes françaises en Corse (Bastia). A la demande de la République de Gênes, Louis XV envoi en Corse le maréchal de camp Louis de Frétat à la tête d’un corps expéditionnaire afin de mater la rébellion.

 

8 février 1807 : bataille d'Eylau (actuelle enclave russe de Kaliningrad). Espérant en finir avec l'armée russe du général Bennigsen (80 000 hommes), Napoléon attaque en très nette infériorité numérique (50 000 hommes) alors que son armée vient d'effectuer une marche longue et éprouvante pour reprendre contact avec l'ennemi. Au cours de la bataille, une tempête de neige au centre du dispositif français désoriente le 7ème Corps d’Augereau, qui égaré, présente son flanc à l'artillerie russe et est anéanti. La brèche est immédiatement exploitée par les Russes qui foncent sur le cimetière d'Eylau où Napoléon se tient. Ce dernier commande à Murat de charger avec tout ce dont il dispose pour repousser les Russes. Il réunit environ 10 000 cavaliers et mène la plus grande charge de cavalerie de l'Histoire. Cependant, depuis l’apparition de la baïonnette, aucune charge de cavalerie (même la « grosse cavalerie » des cuirassiers et carabiniers) n’est alors capable d’entamer une ligne d’infanterie qui n’a pas été auparavant désorganisée par des tirs d’artillerie ou une mousqueterie d’infanterie. La charge de Murat est donc toute de sacrifice et n’a pour objet que de fixer l’infanterie russe pour gagner du temps. Quelques bataillons russes trop lents à passer de la formation d’attaque (en colonne) à celle de défense (ligne ou surtout carré, plus adapté contre la cavalerie) sont sabrés et le résultat net de la charge est très relatif même si l’attaque russe est finalement enrayée. C'est finalement l'arrivée de Ney qui oblige Bennigsen à se replier. L’Empereur reconstruit son centre et clame qu’il a gagné dans son bulletin de la Grande Armée (bien qu’il ait échoué à atteindre son objectif qui était de détruire l’armée russe, et ce malgré une situation stratégique favorable). Les pertes sont énormes dans les deux camps et le combat est qualifié de boucherie par les plus aguerris. Napoléon est resté maitre du champ de bataille mais les Russes se sont retirés en bon ordre et estiment avoir remporté la victoire.  Ney résume la situation en découvrant les lieux du combat : "quel massacre! Et sans résultat !». 

 

8 février 1862 : naissance de Louis Ferdinand Ferber (Lyon). « Futur polytechnicien (à 20 ans), officier du Génie, puis d'artillerie, il construit une série de planeurs, et vole sur divers types d’avions. Il publie: L'aviation, ses débuts, son développement. Il meurt aux commandes de son aéroplane en capotant au roulage sur un terrain mal aménagé, lors d'une exhibition publique à bord d'un biplan Voisin, le 22 septembre 1909, à Boulogne sur Mer.  Une stèle à sa mémoire est dressée à proximité immédiate de l'aéroport de Nice Côte-d'Azur. Par extension, le quartier de Carras est aussi appelé "Ferber". Il est l’un des précurseurs français de l’aviation ».

 

8 février 1917 : Guynemer abat son premier bombardier. C’est aussi le premier pilote allié à parvenir à abattre un bombardier Gotha G.III avec son Spad VII.

 

8 février 1921 : prise d’Ain Tab par l’armée du Levant (actuelle Turquie, ancienne Cilicie). La ville d’Ain Tab est considérée comme le Verdun turc. Durant toute la Première Guerre Mondiale, elle est l’objet d’attaques turques, arméniennes, syriennes, et franco-anglaises. Les Turcs se rendent aux Français après un siège épuisant. La Cilicie sera cédée aux Turcs par l’accord franco-turc du 11 mars 1921.

 

8 février 1958 : bombardement du village de Sakiet (Tunisie). 11 B-26 équipés de bombes, 8 Mistral (bombes et roquettes) et 6 Corsair de l’Aéronavale (bombes) attaquent le village situé près de la frontière avec l'Algérie. La Tunisie fournissant un soutien logistique aux combattants algériens, une mesure de représailles est décidée, notamment après qu'un avion de reconnaissance français a été pris à parti depuis le village de Sakiet. Malheureusement, le bombardement est particulièrement sanglant (62 civils tués dont des enfants) et le tollé international que soulève cette action décrédibilise l'action de la France au Maghreb.

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« Nous laisseras-tu dévorer par ces gens-là ? » demande Napoléon à Murat  afin qu’il réunisse toute la cavalerie disponible pour charger Bennigsen.

 

 

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9 février 1842 : première installation des Français à Grand Bassam (Côte d’Ivoire).

 

9 février 1917 : les Allemands débutent les préparatifs de l’Alberich. L’Alberich est le nom donné aux préparatifs du repli stratégique des Allemands (à partir du 14 mars) sur la ligne fortifiée Hindenbourg. Subissant une pression trop importante sur le saillant que les alliés ont créé lors de la vaste offensive de la Somme, les Allemands détruisent méthodiquement et absolument tout ce qui pourra servir aux alliés après leur repli (maison, arbres, puits,...). Plus grave encore que les conséquences de cette vieille tactique de la terre brûlée : l’offensive d’Avril 1917 préparée de longue date par Nivelle pour exploiter la pression créée dans la Somme, ne tient pas compte de ce repli. L’offensive du chemin des dames sera un échec cuisant. Le nouveau front fait 50 km de moins et permet aux Allemands de redéployer une dizaine de divisions.

 

9 février 1930 : mutinerie au 4ème RTT (Tonkin – Yen Bay). Dans la nuit du 9 au 10 février, une compagnie du 4ème Régiment de tirailleurs tonkinois attaque la caserne et l’état-major de Yen Bay. Dirigée par N’Guyen Ai Quoc (futur Ho Chi Minh), l’insurrection est le résultat d’un long travail de sape du parti nationaliste indochinois auprès de sous-officiers et tirailleurs. L’attaque échoue en raison du loyalisme des autres compagnies et de la combattivité des familles des cadres français (une épouse est citée et décorée de la médaille des TOE). Ho Chi Minh en fuite est condamné à mort par contumace pour avoir fomenté la révolte qui a causé la mort de 11 personnes et blessé de nombreux civils. Il est arrêté quelque temps après à Hong Kong par les Britanniques. Après 6 mois de prison, il gagne l'URSS.

 

9 février 1943 : fin des combats à Guadalcanal.(Iles Salomon – Pacifique). Après six mois de combats acharnés, les dernières troupes japonaises évacuent définitivement l’île. Cette victoire coûte aux Américains 6300 des leurs, contre plus de 24000 aux Japonais. Elle confirme le redressement entamé avec la victoire aéronavale de Midway et enraye l’expansion japonaise vers l’Australie. Le réalisateur américain Terrence Malick en a fait en 1999 un film surprenant, La ligne rouge  (âmes guerrières s’abstenir) qui dénote par rapport au très traditionnel Les diables de Guadalcanal (1951) avec John Wayne .

 

9 février 1958 : opération Ecouvillon (confins algéro-mauritano-marocains). Une opération franco-espagnole rassemblant 14 000 hommes poursuit jusqu'à Smara les bandes armées de l’armée de libération du sud Maroc (qui revendique le Sahara occidental (Sahara espagnol) et la Mauritanie (dans le cadre du « Grand Maroc »), afin de stopper les raids de pillage dont est victime la population. 56 rebelles sont mis hors de combat pour 1 légionnaire français tué.

 

9 février 1972 :  premier vol de l’AWACS (Etats-Unis). Le Boeing E-3 Sentry (EC-137D) dérivé du Boeing 707 effectue son premier vol aux Etats-Unis. L’armée de l’air française dispose de 4 E3-F au sein de la 36e escadre de commandement et de conduite aéroportée (36e EC2A).

 

9 février 1977 : décès de Sergueï Iliouchine, ingénieur aéronautique soviétique. Pilote durant la première guerre mondiale, il dirige son premier bureau d’étude dès 1931. En 1939, il conçoit l’Iliouchine IL-2 Sturmovik, aussi appelé le Bossu ou la Mort noire, produit à plus de 36 000 exemplaires. Après-guerre, il s’oriente vers la conception d’appareils civils tels que l’IL-76, l’un des plus gros avion de transport. Le bureau d’étude Iliouchine appartient au consortium appelé OAK regroupant Soukhoï, MiG, Tuplev, Yakovlev, Beriev et Irkurt.

 

9 février 1996 : décès d’Adolf Galland (Remagen-Oberwinter – Allemagne). « Général de division aérienne et as de la chasse allemande durant la seconde guerre mondiale, il est issu d’une famille d’origine huguenote. En 1932, il intègre l’école de pilotage de l’aviation civile. L’année suivante, il suit des cours de pilote de chasse en Italie. Il doit son faciès particulier à un accident lors d’un entrainement de voltige en 1935. Rendu inapte au vol, il triche aux examens médicaux et réussit à reprendre du service durant la guerre d’Espagne. Il remporte ses 3 premières victoires en mai 1940. A la fin de la guerre, son tableau de chasse s’élève à 104 victoires officielle. Il en totaliserait une trentaine de plus si celles acquises lors de ses interdictions de vol avaient été prises en compte. Limogé par Göring, en janvier 1945 de son  poste de général de la chasse, il prend alors la tête du Jagdverband 44 doté de Messerschmitt 262 à réaction. Après la guerre, il continue de travailler dans le domaine de l’aéronautique. Adolf Galland est l’auteur de Jusqu’au bout sur nos Messerschmitt et  Les premiers et les derniers, de plus il apparait comme conseiller technique dans le générique du film La bataille d’Angleterre ».

 

9 février 2001 : surfaçage d’urgence dramatique (Japon). Le sous-marin nucléaire d'attaque USS Greeneville heurte le chalutier école japonais Ehime Maru tuant 9 des 35 élèves matelots. L'enquête révèle que le surfaçage d'urgence a été confié à des civils qui effectuaient une visite à bord du Greenville dans le cadre d'une opération de relations publiques.

9 février 1842 : première installation des Français à Grand Bassam (Côte d’Ivoire).

 

9 février 1917 : les Allemands débutent les préparatifs de l’Alberich. L’Alberich est le nom donné aux préparatifs du repli stratégique des Allemands (à partir du 14 mars) sur la ligne fortifiée Hindenbourg. Subissant une pression trop importante sur le saillant que les alliés ont créé lors de la vaste offensive de la Somme, les Allemands détruisent méthodiquement et absolument tout ce qui pourra servir aux alliés après leur repli (maison, arbres, puits,...). Plus grave encore que les conséquences de cette vieille tactique de la terre brûlée : l’offensive d’Avril 1917 préparée de longue date par Nivelle pour exploiter la pression créée dans la Somme, ne tient pas compte de ce repli. L’offensive du chemin des dames sera un échec cuisant. Le nouveau front fait 50 km de moins et permet aux Allemands de redéployer une dizaine de divisions.

 

9 février 1930 : mutinerie au 4ème RTT (Tonkin – Yen Bay). Dans la nuit du 9 au 10 février, une compagnie du 4ème Régiment de tirailleurs tonkinois attaque la caserne et l’état-major de Yen Bay. Dirigée par N’Guyen Ai Quoc (futur Ho Chi Minh), l’insurrection est le résultat d’un long travail de sape du parti nationaliste indochinois auprès de sous-officiers et tirailleurs. L’attaque échoue en raison du loyalisme des autres compagnies et de la combattivité des familles des cadres français (une épouse est citée et décorée de la médaille des TOE). Ho Chi Minh en fuite est condamné à mort par contumace pour avoir fomenté la révolte qui a causé la mort de 11 personnes et blessé de nombreux civils. Il est arrêté quelque temps après à Hong Kong par les Britanniques. Après 6 mois de prison, il gagne l'URSS.

 

9 février 1943 : fin des combats à Guadalcanal.(Iles Salomon – Pacifique). Après six mois de combats acharnés, les dernières troupes japonaises évacuent définitivement l’île. Cette victoire coûte aux Américains 6300 des leurs, contre plus de 24000 aux Japonais. Elle confirme le redressement entamé avec la victoire aéronavale de Midway et enraye l’expansion japonaise vers l’Australie. Le réalisateur américain Terrence Malick en a fait en 1999 un film surprenant, La ligne rouge  (âmes guerrières s’abstenir) qui dénote par rapport au très traditionnel Les diables de Guadalcanal (1951) avec John Wayne .

 

9 février 1958 : opération Ecouvillon (confins algéro-mauritano-marocains). Une opération franco-espagnole rassemblant 14 000 hommes poursuit jusqu'à Smara les bandes armées de l’armée de libération du sud Maroc (qui revendique le Sahara occidental (Sahara espagnol) et la Mauritanie (dans le cadre du « Grand Maroc »), afin de stopper les raids de pillage dont est victime la population. 56 rebelles sont mis hors de combat pour 1 légionnaire français tué.

 

9 février 1972 :  premier vol de l’AWACS (Etats-Unis). Le Boeing E-3 Sentry (EC-137D) dérivé du Boeing 707 effectue son premier vol aux Etats-Unis. L’armée de l’air française dispose de 4 E3-F au sein de la 36e escadre de commandement et de conduite aéroportée (36e EC2A).

 

9 février 1977 : décès de Sergueï Iliouchine, ingénieur aéronautique soviétique. Pilote durant la première guerre mondiale, il dirige son premier bureau d’étude dès 1931. En 1939, il conçoit l’Iliouchine IL-2 Sturmovik, aussi appelé le Bossu ou la Mort noire, produit à plus de 36 000 exemplaires. Après-guerre, il s’oriente vers la conception d’appareils civils tels que l’IL-76, l’un des plus gros avion de transport. Le bureau d’étude Iliouchine appartient au consortium appelé OAK regroupant Soukhoï, MiG, Tuplev, Yakovlev, Beriev et Irkurt.

 

9 février 1996 : décès d’Adolf Galland (Remagen-Oberwinter – Allemagne). « Général de division aérienne et as de la chasse allemande durant la seconde guerre mondiale, il est issu d’une famille d’origine huguenote. En 1932, il intègre l’école de pilotage de l’aviation civile. L’année suivante, il suit des cours de pilote de chasse en Italie. Il doit son faciès particulier à un accident lors d’un entrainement de voltige en 1935. Rendu inapte au vol, il triche aux examens médicaux et réussit à reprendre du service durant la guerre d’Espagne. Il remporte ses 3 premières victoires en mai 1940. A la fin de la guerre, son tableau de chasse s’élève à 104 victoires officielle. Il en totaliserait une trentaine de plus si celles acquises lors de ses interdictions de vol avaient été prises en compte. Limogé par Göring, en janvier 1945 de son  poste de général de la chasse, il prend alors la tête du Jagdverband 44 doté de Messerschmitt 262 à réaction. Après la guerre, il continue de travailler dans le domaine de l’aéronautique. Adolf Galland est l’auteur de Jusqu’au bout sur nos Messerschmitt et  Les premiers et les derniers, de plus il apparait comme conseiller technique dans le générique du film La bataille d’Angleterre ».

 

9 février 2001 : surfaçage d’urgence dramatique (Japon). Le sous-marin nucléaire d'attaque USS Greeneville heurte le chalutier école japonais Ehime Maru tuant 9 des 35 élèves matelots. L'enquête révèle que le surfaçage d'urgence a été confié à des civils qui effectuaient une visite à bord du Greenville dans le cadre d'une opération de relations publiques.

9 février 1842 : première installation des Français à Grand Bassam (Côte d’Ivoire).

 

9 février 1917 : les Allemands débutent les préparatifs de l’Alberich. L’Alberich est le nom donné aux préparatifs du repli stratégique des Allemands (à partir du 14 mars) sur la ligne fortifiée Hindenbourg. Subissant une pression trop importante sur le saillant que les alliés ont créé lors de la vaste offensive de la Somme, les Allemands détruisent méthodiquement et absolument tout ce qui pourra servir aux alliés après leur repli (maison, arbres, puits,...). Plus grave encore que les conséquences de cette vieille tactique de la terre brûlée : l’offensive d’Avril 1917 préparée de longue date par Nivelle pour exploiter la pression créée dans la Somme, ne tient pas compte de ce repli. L’offensive du chemin des dames sera un échec cuisant. Le nouveau front fait 50 km de moins et permet aux Allemands de redéployer une dizaine de divisions.

 

9 février 1930 : mutinerie au 4ème RTT (Tonkin – Yen Bay). Dans la nuit du 9 au 10 février, une compagnie du 4ème Régiment de tirailleurs tonkinois attaque la caserne et l’état-major de Yen Bay. Dirigée par N’Guyen Ai Quoc (futur Ho Chi Minh), l’insurrection est le résultat d’un long travail de sape du parti nationaliste indochinois auprès de sous-officiers et tirailleurs. L’attaque échoue en raison du loyalisme des autres compagnies et de la combattivité des familles des cadres français (une épouse est citée et décorée de la médaille des TOE). Ho Chi Minh en fuite est condamné à mort par contumace pour avoir fomenté la révolte qui a causé la mort de 11 personnes et blessé de nombreux civils. Il est arrêté quelque temps après à Hong Kong par les Britanniques. Après 6 mois de prison, il gagne l'URSS.

 

9 février 1943 : fin des combats à Guadalcanal.(Iles Salomon – Pacifique). Après six mois de combats acharnés, les dernières troupes japonaises évacuent définitivement l’île. Cette victoire coûte aux Américains 6300 des leurs, contre plus de 24000 aux Japonais. Elle confirme le redressement entamé avec la victoire aéronavale de Midway et enraye l’expansion japonaise vers l’Australie. Le réalisateur américain Terrence Malick en a fait en 1999 un film surprenant, La ligne rouge  (âmes guerrières s’abstenir) qui dénote par rapport au très traditionnel Les diables de Guadalcanal (1951) avec John Wayne .

 

9 février 1958 : opération Ecouvillon (confins algéro-mauritano-marocains). Une opération franco-espagnole rassemblant 14 000 hommes poursuit jusqu'à Smara les bandes armées de l’armée de libération du sud Maroc (qui revendique le Sahara occidental (Sahara espagnol) et la Mauritanie (dans le cadre du « Grand Maroc »), afin de stopper les raids de pillage dont est victime la population. 56 rebelles sont mis hors de combat pour 1 légionnaire français tué.

 

9 février 1972 :  premier vol de l’AWACS (Etats-Unis). Le Boeing E-3 Sentry (EC-137D) dérivé du Boeing 707 effectue son premier vol aux Etats-Unis. L’armée de l’air française dispose de 4 E3-F au sein de la 36e escadre de commandement et de conduite aéroportée (36e EC2A).

 

9 février 1977 : décès de Sergueï Iliouchine, ingénieur aéronautique soviétique. Pilote durant la première guerre mondiale, il dirige son premier bureau d’étude dès 1931. En 1939, il conçoit l’Iliouchine IL-2 Sturmovik, aussi appelé le Bossu ou la Mort noire, produit à plus de 36 000 exemplaires. Après-guerre, il s’oriente vers la conception d’appareils civils tels que l’IL-76, l’un des plus gros avion de transport. Le bureau d’étude Iliouchine appartient au consortium appelé OAK regroupant Soukhoï, MiG, Tuplev, Yakovlev, Beriev et Irkurt.

 

9 février 1996 : décès d’Adolf Galland (Remagen-Oberwinter – Allemagne). « Général de division aérienne et as de la chasse allemande durant la seconde guerre mondiale, il est issu d’une famille d’origine huguenote. En 1932, il intègre l’école de pilotage de l’aviation civile. L’année suivante, il suit des cours de pilote de chasse en Italie. Il doit son faciès particulier à un accident lors d’un entrainement de voltige en 1935. Rendu inapte au vol, il triche aux examens médicaux et réussit à reprendre du service durant la guerre d’Espagne. Il remporte ses 3 premières victoires en mai 1940. A la fin de la guerre, son tableau de chasse s’élève à 104 victoires officielle. Il en totaliserait une trentaine de plus si celles acquises lors de ses interdictions de vol avaient été prises en compte. Limogé par Göring, en janvier 1945 de son  poste de général de la chasse, il prend alors la tête du Jagdverband 44 doté de Messerschmitt 262 à réaction. Après la guerre, il continue de travailler dans le domaine de l’aéronautique. Adolf Galland est l’auteur de Jusqu’au bout sur nos Messerschmitt et  Les premiers et les derniers, de plus il apparait comme conseiller technique dans le générique du film La bataille d’Angleterre ».

 

9 février 2001 : surfaçage d’urgence dramatique (Japon). Le sous-marin nucléaire d'attaque USS Greeneville heurte le chalutier école japonais Ehime Maru tuant 9 des 35 élèves matelots. L'enquête révèle que le surfaçage d'urgence a été confié à des civils qui effectuaient une visite à bord du Greenville dans le cadre d'une opération de relations publiques.

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2 février 1814 : bataille de Château-Thierry. Napoléon devance à Château-Thierry le corps russe de Sacken (12 000 hommes, en repli depuis leur défaite de Montmirail), grâce à un raid de la cavalerie du général Nansouty, délogeant par là-même le corps prussien de York (18 000 hommes).

 

12 février 1894 : prise de Tombouctou (actuel Mali). Le chef de bataillon Joffre entre dans la mythique "perle du désert". Son premier geste est de faire inhumer avec les honneurs militaires les cendres du LCL Bonnier et de ses hommes (tombés à Tacoubao un mois plus tôt). Pour mémoire, c’est René Caillié qui est le premier français à entrer (1828) et revenir vivant (1830) de Tombouctou.

 

12 février 1946 : mort de l’E.V Alain de Penfentenyo (Actuel Vietnam - Fleuve Donaï). Commandant une section de vedettes de débarquement (LCVP), il est mortellement blessé dans une embuscade lors d’une patrouille sur le fleuve Donaï près de Saigon. La Marine a donné son nom à l’un de ses commandos.

 

12 février 1965 : premier vol stationnaire du Mirage III V (Melun-Villaroche – Seine et Marne). Seulement 2 prototypes ont vu le jour pour cet avion à décollage vertical français. Capable d’atteindre Mach 2,03 (record qui tient jusqu’en 1995 pour ce type d’avion), sa production se révèle trop onéreuse et l’armée de l’air abandonne le projet.

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13 février 1692 : massacre du clan Mac Donald dans la Glencoe (Ecosse).Le protestant Guillaume d’Orange ayant mis en fuite le catholique Jacques II, les chefs de clans catholiques écossais sont dans l’embarras parce que le nouveau roi leur offre l’amnistie en échange de leur serment.  Le chef du clan Mac Donald accepte finalement de prêter serment mais Guillaume d’Orange, blessé par le délai de réflexion utilisé, décide de faire un exemple. Il ordonne, par écrit,  à Robert Campbell commandant le régiment d’Argyll, d’exécuter les Mac Donald. L’ordre est d’autant plus odieux que ce régiment était hébergé pacifiquement par les Mac Donald depuis deux semaines dans la magnifique Glencoe. Le massacre de ces 38 catholiques (attaqués dans leur sommeil) fait scandale, y compris dans les rangs protestants. Une commission d’enquête, la même année, montre qu’autant les raisons que la manière sont condamnables et spécifie qu’un soldat ne doit pas obéir à un tel ordre. Aucune réelle sanction n’est cependant prise. Il faut noter que certains soldats ont refusé d’obéir, d’autres ont laissé s’échapper leurs victimes.

 

13 février 1772 : découverte de l’archipel de Kerguelen (Océan Indien). Le capitaine de frégate de Kerguelen commandant la Fortune découvre l’ île que l’on baptisera Grande Terre.

 

13 février 1917 : arrestation de Mata Hari (Paris). Margaretha Zelle, hollandaise dont le surnom malais Mata Hari (l'œil du ciel= le soleil) est devenu un synonyme d'espionne, est un agent double travaillant plus ou moins en dilettante pour les Allemands et les Français. Elle épouse un officier hollandais d’origine écossaise, Mac Leod, dont elle divorce après un séjour en Malaisie. Jeune femme romanesque, collectionnant les amants et ayant besoin d'argent pour son train de vie, elle est vite engagée par le service de renseignement allemand. L'agent H21 gagne alors Paris. Repérée par le contre-espionnage français, Mata Hari accepte de travailler aussi pour la France. Elle reçoit une mise en garde des britanniques tant son comportement devient dangereux pour elle. Probablement pour la punir de son double jeu, le service de renseignement allemand laisse intercepter un message secret qui la désigne clairement comme espionne. Son procès s'ouvre au moment où la France doute et cherche à se ressaisir. Cette affaire d'espionnage en est une occasion. Bien que l'activité d'espionnage de Mata Hari soit avérée, il semble que les informations communiquées par elle, n'aient pas eu grande valeur. Elle est fusillée à Vincennes le 15 octobre 1917 où elle affronte dignement son peloton d'exécution.

 

13 février 1945 : début du bombardement de Dresde (Allemagne). Du 13 au 15, 1300 bombardiers britanniques et américains commencent à larguer près de 4000 tonnes de bombes incendiaires sur une ville n’offrant pourtant aucune cible militaire ou industrielle d’importance. Le 15, à l’issue de l’opération, la ville est rasée et 25 à 35 000 personnes tuées. Avec les bombardements américains sur le Japon, celui de Dresde est le plus meurtrier.

 

13 février 1960 : explosion de la première bombe atomique française (Sahara – Reggane- Algérie). La France devient la 4ème puissance nucléaire avec cet essai (70 kt !).

13 février 1974 : expulsion de Soljenitsyne (Moscou). L’écrivain soviétique Alexandre Soljenitsyne, rendu célèbre grâce à son roman Une journée d’Ivan Denissovitch (1962) et à l’appui de Krouchtchev est rapidement mis à l’index sous Brejnev tout en étant encensé par la critique littéraire internationale (Le pavillon des cancéreux). Fin 1973, il fait passer à l’Ouest clandestinement puis publier en France le manuscrit de L’archipel du goulag  décrivant le régime concentrationnaire soviétique qu’il a connu de 1945 à 1953. Arrêté le 12 février, il est expulsé le lendemain vers la RFA après avoir été déchu de la nationalité soviétique. Après avoir vécu aux Etats-Unis jusqu’en 1994, il rentre en Russie où Gorbatchev l’avait  réhabilité en 1989. Il est mort en 2008 à 89 ans. Soljenitsyne dénonçait toutes formes de totalitarismes ; du stalinisme à la Terreur révolutionnaire française (1793) ne se faisant pas des ennemis qu’en URSS. 

 

Mata Hari.

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Erratum pour le 13 février 1945 : début du bombardement de Dresde (Allemagne). […]. Avec les bombardements américains sur le Japon, celui de Dresde est le plus meurtrier après celui de Hambourg. Dans son ouvrage Inferno, consacré à l’opération Gomorrhe, Keith Lowe établit le bilan suivant : environ 45 000 victimes, causées par près de 10 000 tonnes de bombes déversées sur Hambourg entre le 25 juillet et le 3 août 1943.

 

 

14 février 1778 : baptême breton du drapeau américain (Quiberon – Port Haliguen). Le royaume de France ayant signé un traité d’alliance avec les Etats-Unis d’Amérique le 6 février 1778, le lieutenant John Paul Jones de la Continental Navy quitte Nantes (où il attendait la nouvelle de cette signature) à bord du Ranger et vient prendre livraison des navires que la France cède à ses nouveaux alliés en baie de Quiberon.  C’est à cette occasion qu’est salué pour la première fois de l’Histoire le drapeau américain. En effet, Jones en arrivant en vue de la flotte du comte de la Motte-Picquet salue, comme c’est l’usage, d'une salve d'honneur le pavillon du Roi. La Motte-Picquet répond baptisant ainsi le drapeau américain.  

 

14 février 1800 : Cadoudal signe une convention de paix. Cadoudal, général des armées "vendéennes" en Bretagne, battu à la bataille du Pont du Loch est obligé de plier face aux armées républicaines et de signer la paix avec le général Brune. Reçu par Napoléon Bonaparte qui voit en lui un meneur d'hommes courageux qui serait utile dans ses armées, Cadoudal refuse toute collaboration et part en Angleterre préparer une tentative d’enlèvement du premier Consul. Eventé, le complot échouera et Cadoudal sera arrêté puis guillotiné. Jusqu'au bout, Napoléon Bonaparte attendra l'acte de soumission de Cadoudal qui aurait pu lui valoir la vie sauve et donner à la Grande Armée un chef hors du commun. Cadoudal fut un des artisans de l’attentat de la rue Saint Nicaise (ou affaire de la machine) infernale contre Bonaparte le 24 décembre 1800.

Un bon mot du chef Chouan lors de son procès : alors qu’on lui reprochait d’avoir tué un commissaire de police, père de famille, durant la course-poursuite ayant mené à son arrestation, il répondit : « la prochaine fois essayez de me faire arrêter par un célibataire ».  

 

14 février 1814 : bataille de Vauchamps (Marne). Pour la quatrième fois en six jours, Napoléon bat Blücher. La 6ème coalition a perdu 30 000 hommes en affrontant Napoléon au meilleur de son génie tacticien. Cependant, la coalition est forte de près d'un million d'hommes au total. Ne pouvant être partout à la fois, l’Empereur va plier. Il abdiquera le 6 avril.

 

14 février 1915 : première organisation des sections de repérage par le son. Dès 1914, des essais de repérage par le son tentent de trianguler la direction des départs de tir des batteries allemandes. L'organisation des SRS (Sections de Repérage par le Son) est confiée au général d'artillerie Bourgeois qui est alors Directeur du service géographique. La technique est mise au point pour l'artillerie de campagne, puis le procédé est étendu au repérage des avions. Après une longue période d'oubli, liée au développement des radars, le repérage par le son est utilisé dans la lutte anti-snipping et couplé avec des caméras thermiques.


14 février 1916 : naissance de Bigeard (Toul). Le général Marcel Bigeard aurait eu 101 ans aujourd'hui.

 

14 février 1946 : reconquête de Phong To (Indochine – Tonkin). Le CBA Dromion (9e RIC) reprend le poste de Phong To que le parti nationaliste indochinois tient, aidé par des déserteurs japonais. Le lieutenant Duchet Suchaux et 3 marsouins tombent durant l’assaut contre 29 des défenseurs.  

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15 février 1794 : naissance du drapeau tricolore. Le décret de la Convention nationale remplace les drapeaux d’ordonnance hérités des régiments de l’Ancien Régime stipulant qu’il est « Formé des trois couleurs nationales disposées en trois bandes égales posées verticalement. » Il a été dessiné par Jacques Louis David.  Dès 1790, les bâtiments de la marine avaient déjà adopté les « trois couleurs de la liberté », dans cette même disposition verticale et non horizontale, afin d’éviter toute confusion avec les couleurs des navires hollandais. Mais « avant d'être drapeau, le tricolore fut cocarde. La Fayette, raconte dans ses Mémoires que, trois jours après la prise de la Bastille, il obligea Louis XVI se rendant à l'hôtel de ville de Paris, à porter la cocarde tricolore, le blanc représentant la monarchie, le bleu et le rouge, la ville de Paris, signe de « l'alliance auguste et éternelle entre le monarque et le peuple ». Le succès de la cocarde tricolore, symbole du patriotisme, est alors assuré. » 

Quelques origines des couleurs :

Le bleu : couleur du manteau de saint Martin (Il pourrait cependant être blanc !), des armes de Clovis, des branches cadettes de la famille royale puis de la famille royale au XIIème siècle.

Le blanc : bannière de sainte Jeanne d’Arc, panache blanc d’Henri IV, symbole de la monarchie à partir du XVIème siècle.

Le rouge : couleur de la coiffure des affranchis dans l’antiquité, de l’oriflamme de Saint Denis, de Louis VI, Louis XI, du bonnet phrygien de 1789.

 

15 février 1898 : explosion du cuirassé américain Maine (Cuba - La Havane). Envoyé à Cuba pour protéger les intérêts économiques américains mis à mal par la guerre d'indépendance cubaine, le cuirassé Maine embarque 374 marins. Pour une raison encore disputée aujourd'hui, il explose et coule dans la rade de La Havane tuant les deux tiers de l'équipage. Le gouvernement américain accuse les forces espagnoles d'avoir lancé une mine marine contre sa coque et déclare la guerre à l'Espagne. Cuba obtient officiellement la même année son indépendance qui dans les faits correspond à une prise de contrôle des Etats-Unis.

 

15 février 1918 : évasion de Roland Garros (Magdebourg – Allemagne). Le sous-lieutenant Garros est fait prisonnier par les Allemands le 18 avril 1915 lorsqu’il est obligé de se poser après un combat aérien au-dessus de la Belgique. Il tente à de nombreuses reprises de s’évader, mais n’y parvient que 3 ans plus tard en compagnie du lieutenant Anselme Marchal. L’un et l’autre se sont déguisés en officiers allemands pour franchir tranquillement la grille du camp.

 

15 février 1942 : chute de Singapour.  Les Japonais attaquent la Malaisie 30 minutes avant Pearl Harbour. Passant par la Thaïlande, la 25ème Armée du général Yama#####a conquiert en un peu plus d’un mois la Malaisie, repoussant les Britanniques et les troupes du Commonwealth vers Singapour. Alliant assauts blindés (200 chars), débarquements amphibies et attaques aériennes au sol et en mer, les Japonais aguerris par les combats en Chine (depuis 1937), culbutent les forces de l'Empire pourtant deux fois plus nombreuses mais mal équipées, disséminées sur le territoire et assez peu préparées au combat. Le général britannique Arthur Percival capitule à Singapour bien que les ordres de Churchill soient de se battre jusqu'au bout.  A la décharge de Percival, victime lui aussi d’une « étrange défaite », personne au Royaume Uni n’envisageait une victoire japonaise en Malaisie encore moins contre l’île de Singapour jugée inexpugnable.  Plus de 100 000 soldats de l’Empire sont faits prisonniers, près de 9000 sont tués. Selon Churchill, la chute de Singapour est « le pire désastre et la plus grande capitulation de l’histoire britannique. »

15 février 1944 : seconde bataille du Mont Cassin (Italie). La première bataille (17 janvier - 6 février) s'est soldée par un échec des alliés. Les Allemands verrouillent la ligne Gustave grâce à leur position dominante et ont reçu l’ordre d’Hitler de ne pas reculer au-delà. Les alliés pensent à tort que les parachutistes allemands sont barricadés dans l'abbaye et la bombardent. Le raid de 224 avions larguant 420 tonnes de bombes rase entièrement l'édifice. Les Allemands mettent à profit les ruines pour se camoufler encore un peu mieux.  L'attaque des troupes néo-zélandaises et britanniques échoue.

 

15 février 1989 : fin du retrait soviétique d’Afghanistan. Ce processus a débuté le 15 mai 1988 suite aux accords de Genève du 15 avril signés entre l’URSS, l’Afghanistan, le Pakistan et les Etats-Unis. Durant cette phase de retrait, 100 000 soldats soviétiques quittent l’Afghanistan.

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20 février 197 : bataille de Lugdunum (Lyon). A la mort de l’empereur Commode, trois généraux soutenus par leurs légions s’affrontent pour s’emparer du pouvoir. Après avoir vaincu son adversaire venu d’Afrique, Septime Sévère se retourne contre son allié de la veille, Clodius Albinus, venu de (Grande) Bretagne. Après l’avoir battu une première fois dans la région de Tournus, mais sans pour autant remporter de victoire décisive, il le poursuit jusque dans la région de Lugdunum (Lyon) acquise à la cause d’Albinus. Plus de 40 000 hommes s’affrontent vers l’actuelle place Sathonay, à Lyon, dans le quartier au pied de la colline de la Croix-Rousse et proche de la Saône. Albinus a pu préparer son terrain et attire une partie des forces de Sévère dans un système de fossés et de tranchées où elles sont exterminées. Mais, grisées par ce premier succès, les forces d’Albinus se désunissent en se lançant à la poursuite des survivants en fuite. C’est alors que la cavalerie de Sévère, maintenue jusque-là en réserve, charge les assaillants et apporte finalement la victoire à son général.  Celui-ci décide de punir la ville qui a soutenu son rival, en la brûlant et en massacrant ses habitants, essentiellement chrétiens.

20 février 1799 : capitulation d'El Arich (Egypte). Les divisions Kleber et Reynier prennent d'assaut le fort d'El Arich qu'elles assiègent depuis 11 jours.

20 février 1905 : bataille de Moukden (Chine). Les Japonais battent les Russes au cours d'une bataille très meurtrière pour les deux camps. Le retentissement de cette victoire d'un peuple asiatique sur une nation blanche est énorme. Il n'en sera que plus grand lorsque les Russes seront aussi vaincus sur mer, quelque temps plus tard, à la bataille de Tsushima.

20 février 1942 : parution du Silence de la mer de Vercors (Jean Bruler). Fondateur des Editions de Minuit, Jean Bruler publie clandestinement un bel ouvrage, en pleine guerre, dénonçant le nazisme tout en montrant les richesses culturelles communes des nations allemandes et françaises : Un homme âgé et sa nièce sont obligés d’héberger chez eux un officier allemand. Les deux Français ne parlent pas à l’officier et continuent de vivre en tentant d’ignorer sa présence. Comprenant les raisons de ses hôtes, l’officier ne cesse de leur parler lors de longs monologues. Amoureux de la culture française, il leur montre que la sienne vaut aussi qu’on l’aime et que le nazisme ne résume pas l’Allemand, malgré les apparences du moment.

20 février 1944 : fin de la bataille de l'eau lourde (Norvège). Un commando norvégien coule le ferry sur lequel les Allemands tentent d'évacuer leurs derniers stocks d'eau lourde (utile pour la recherche atomique).

 

20 février 1962 : John Glenn, premier américain en orbite (banlieue planétaire). « John Glenn devient le premier américain en orbite en réalisant trois tours de la Terre à bord de sa capsule Friendship 7, un peu moins d’un an après Youri Gagarine, le première être humain (et soviétique) à avoir été en orbite. Deux américains ont pourtant été dans l’espace avant lui, Alan Shepard et Virgil Grissom. Mais ceux-ci n’ont fait que des vols dits suborbitaux, c’est-à-dire un bond de quelques minutes au-delà de la limite des 100 kilomètres au-dessus du niveau de la mer qui marque la limite officielle de l’espace, mais sans se mettre donc en orbite autour de la Terre. John Glenn est donc le premier américain à tester la rentrée dans l’atmosphère à très haute vitesse, phase cruciale des vols habités nécessitant l’utilisation d’un bouclier de protection ». Musée de l’air et de l’espace.

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21 février 1760 : débarquement en Irlande (Carrickfergus). Le français Thurot, à bord de la frégate-corsaire Maréchal de Belle-Isle et avec une petite force navale débarque 600 hommes devant le lac de Belfast pour faire diversion dans le cadre du vaste projet d’invasion planifié par le maréchal de Belle- Isle. Il s’empare de Carrickfergus et de son château mais faute de moyens renonce à l’opération et tente un retour en France. Il meurt au combat le 28 février au large de l’ile de Man. La force d’invasion française a été défaite quelques mois (novembre 1759) plus tôt par la Royal Navy lors de la bataille de la baie de Quiberon.

 

21 février 1848 : publication du Manifeste du parti communiste (Londres). Publié anonymement dans un premier temps, Marx et Engels ne revendiqueront la paternité de l’ouvrage qu’en 1872. Considérant que l’Histoire n’est que l’histoire de la lutte des classes et qu’elle ne s’explique bien que sous l’angle économique, les auteurs pronostiquent l’avènement prochain du communisme considérant que le capitalisme provoque inconsciemment sa propre fin. Une union des prolétaires de tous pays accélèrerait cette fin. L’ouvrage a inspiré presque tous les mouvements révolutionnaires du XXe siècle.

 

21 février 1916 : début de la bataille de Verdun. A  7 heures 15, 1200 canons allemands  tirent simultanément sur 80 km de front. La préparation d’artillerie dure 9 heures. Elle s'abat sur le point central de l'attaque  allemande : le bois des Caures, tenu par les chasseurs du LCL Driant (dont le secteur de 1 km carré reçoit environ 80 000 obus). L’infanterie allemande passe à l’attaque à 16h45. Ainsi commence une bataille de 300 jours de combats,  qui se soldera par plus de 300 000 morts et disparus de part et d'autre. Le front n’oscillera jamais de plus d’une dizaine de kilomètres de large.

 

21 février 1966 : de Gaulle annonce le retrait de la France du commandement intégré de l'OTAN. Lors de la première conférence de presse depuis sa réélection, de Gaulle annonce que la situation internationale a changé depuis la naissance de l'OTAN et que la sécurité ne peut plus s'exercer de la même manière.  Il précise quelques jours plus tard (7 mars) les conditions du retrait français. Depuis le 19 mars 2009, la France a réintégré le commandement militaire intégré.

 

21 février 1992 : création de la FORPRONU. Par la résolution 743, le Conseil de sécurité de l'ONU créé la force de protection des nations unies pour la Croatie puis la Bosnie. La FORPRONU reste active jusqu'en mars 1995. Jusqu'à 40 000 casques bleus servent en ex-Yougoslavie au plus fort de la mission. La résolution n° 1026 de 1995 proroge et met fin à cette mission le 31 janvier 1996.

 

21 février 1994 : arrestation d’Aldrich Ames (Washington). Cadre de la CIA, en charge du contre-espionnage pour le département « bloc soviétique », Ames est arrêté au petit matin par le FBI alors qu’il quitte son domicile pour rejoindre la centrale de Langley. Accusé de trahison, Ames a avoué avoir été un agent de l’ex KGB pendant près de 10 ans.image.png.bf6da481714d6bf00a302c17dd85a5c2.png

 

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22 février 1744 : bataille du cap Sicié. Victoire navale franco-espagnole face à la flotte anglaise. N’ayant pas pu empêcher l’appareillage de la flotte franco-espagnole, l’amiral Matthews fut mis à la retraite. La flotte espagnole réussit sa sortie de la rade de Toulon et protégée par celle de Court de Bruyere parvient à gagner Carthagène en Espagne. Le futur amiral Hawke se distingue lors de la bataille.

 

22 février 1916 : mort du LCL Driant (Verdun - Bois des Caures). A l’occasion du début de la bataille de Verdun, hier, les bataillons de chasseurs de Driant ont été quasiment anéantis par le pilonnage d'artillerie et l'assaut de l'infanterie allemande. Ayant largement ralenti la progression du général Falkenhayn, Driant ordonne à ses chasseurs survivants de se replier. Il tombe vers 15h00 frappé d'une balle à la tempe. Il avait 60 ans. Officier saint-cyrien brillant, il est à plusieurs reprises sanctionné pour des articles publiés sans autorisation dans lesquels il défend la mémoire de son beau-père (le général Boulanger), ou bien dénonce trop vigoureusement l'affaire des fiches. En 1905, sa carrière étant définitivement compromise, il se lance en politique avec l'appui de Déroulède et Barrès et est élu député à Nancy. Il poursuit parallèlement son activité d'écrivain, sous le nom de capitaine Danrit, nom d’emprunt adopté alors qu'il était encore militaire. Talentueux, il écrit une vingtaine de romans d'anticipation ayant pour thème la guerre prochaine et remporte un vif succès à chaque parution. Il devient ce que l'on appellerait aujourd'hui un best-seller du thriller technologique. Lorsqu’éclate la guerre, il est toujours député et a 59 ans. Il demande malgré tout son incorporation.

 

22 février 1996 : suspension du service national. A l'issue d'un conseil de Défense, le président J. Chirac annonce la professionnalisation des armées, la suspension du service national et la restructuration des industries d'armement. «L'appel sous les drapeaux est suspendu pour tous les Français qui sont nés après le 31 décembre 1978 et ceux qui sont rattachés aux mêmes classes de recensement. Il est rétabli à tout moment par la loi dès lors que les conditions de la défense de la Nation l'exigent ou que les objectifs assignés aux armées le nécessitent » (article L. 112-2 du Code du service national). Il annonce aussi l’arrêt immédiat de la production de matières fissiles. En 1996, la France entreprend de démanteler ses deux usines de production de matières fissiles de Marcoule, pour le plutonium, et de Pierrelatte (Drôme) pour l’uranium hautement enrichi. C’est ainsi le premier État à avoir décidé la fermeture et le démantèlement de ses installations de production de matières fissiles pour les armes nucléaires.

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23 février 1793 : la Convention décrète la levée en masse. Une armée européenne de 375 000 hommes se presse sur les frontières françaises en réponse aux déclarations de la Convention (1792-1795) qui promet son assistance aux peuples étrangers voulant recouvrer leur liberté. Par décrets (s’étalant du 20 au 25 février), une levée de 300 000 hommes est ordonnée en urgence pour défendre les frontières. L’enrôlement spontané que connût la campagne de 1792 n’est plus, si bien que moins de la moitié des hommes nécessaires est trouvée. Des émeutes éclatent dans de nombreux départements (notamment en Vendée mais pas uniquement) pour s’y opposer mais aussi pour sanctionner une série de mesures impopulaires ayant suscité des mécontentements jusqu’alors contenus (exécution du roi, prêtres assermentés,…).

23 février 1836 : début du siège de Fort Alamo (actuels Etats-Unis).  « Popularisé par Davy Crockett et John Wayne dans le film Alamo, ce siège de 13 jours est un fait marquant de la révolution texane. Le général mexicain de Santa Anna livre bataille à dix contre un sans esprit de pitié. Lors de l’assaut du fort, le 6 mars, le commandant Travis et les 188 autres défenseurs sont tués : même les prisonniers sont exécutés. Les mexicains affichent 600 tués et blessés. La conduite du vainqueur a eu pour effet de galvaniser la population du Texas contre lui et ainsi grossir les rangs de l’armée texane ».

 

23 février 1916 : la première ligne française tombe (Verdun). En pleine tempête de neige, les 51ème et 72ème DI sont écrasées sur leur première ligne. Les renforts français parcourent jusqu’à 30 km, de nuit, pour être engagés au matin. Le commandement se plaint du manque de renseignement sur l’ennemi. Les Allemands font 10 000 prisonniers. Le bataillon Rohr (Sturm-Bataillon 5), spécialisé dans le combat rapproché rencontre le succès (grenades à main, mortiers de tranchée, lance-flamme).

 

23 février 1945 : prise du mont Suribachi par les Marines (Iwo Jima).

 

23 février 1981 : tentative de coup d'Etat à Madrid. Le LCL Tejero Molina appartenant à la Guardia Civil (gendarmerie) fait irruption dans le Congrès des députés à 18h30 et retient les élus en otage jusqu'à 12h00 le lendemain. Le gouverneur de Valence fait sortir les chars pour prêter main forte aux putschistes. A 01h00 du matin, le roi Juan Carlos condamne le putsch lors d'une allocution télévisée et anéantit tout espoir de ralliement aux putschistes. Les années de transition après la mort de Franco (1975) sont tendues à cause des difficultés économiques que traverse l'Espagne et de l'opposition d'une partie de l'armée à la démocratisation de la vie politique.

 

23 février 1991 : début de la phase terrestre de l’opération Tempête du Désert (guerre du Golfe). Un mois de violents bombardements aériens sur le dispositif militaire irakien précède l’opération visant à libérer le Koweït. Le général Schwartzkopf laisse croire que son action sera concentrée uniquement sur le Koweït, alors que son objectif est de frapper en profondeur dans le territoire irakien, pour isoler le Koweït et faciliter ensuite sa libération. Le plan fonctionne parfaitement.

 

23 février 2011 : mort de Jean Lartéguy (Paris - Invalides). Engagé volontaire à 19 ans, résistant à 20, Lucien Osty de son vrai nom, intègre les commandos d'Afrique en 1942 après avoir fui l'occupation allemande (via l'Espagne où il reste interné 7 mois). Puis il sert pendant 7ans en tant qu'officier d'active et quitte l'armée avec le grade de capitaine. Licencié en lettres, il devient reporter de guerre et couvre un grand nombre de conflits à travers la planète et notamment en Corée où il est blessé lors de la bataille de Crève-cœur. Il publie plus de 50 récits et romans qui presque tous traitent des guerres de décolonisation et des hommes qui les ont menées. Certains ouvrages sont devenus des classiques (Les Centurions) en étant portés à l'écran et ont fait un peu d’ombre à ses autres livres. Dans le film, l’acteur américain Anthony Quinn y incarne le personnage inspiré à Lartéguy par le général Bigeard. Tous ses livres sont passionnants : style net et fluide, densité psychologique. Ses portraits de combattants, quel que soit leur bord, sont profondément humains et donnent à ses récits d’aventure une dimension presque philosophique. Il aime l’engagement, le chaud et le froid mais en homme de cœur, sait décrire avec finesse la tiédeur. Il est mort à 90 ans à l'Institution Nationale des Invalides. A noter : le général américain, Paetrus l’a remis à l’honneur durant la guerre en Afghanistan en faisant rééditer Les Centurions. Il voyait dans cet ouvrage, un moyen de faire comprendre la réalité du combat contre-insurrectionnel. Ses autres livres valent aussi le détour. Lire la biographie d'Hubert Le Roux, Le dernier centurion.

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6 mars 1204 : Philippe Auguste prend Château-Gaillard (Eure). Le roi de France, Philippe Auguste, profite de la faiblesse du roi d'Angleterre, Jean sans Terre, pour conquérir une à une les forteresses de Normandie. Château-Gaillard, dont Richard Cœur de Lion était si fier, tombe assez rapidement, non pas à cause du blocus mais plutôt du fait des défauts de conception de la place. Le manque de réactivité de Jean pour envoyer des secours aux places fortes normandes, n’incite pas ces dernières à lutter. En deux ans, Philippe Auguste conquiert la Normandie.

6 mars 1429 : Jeanne d'Arc arrive à Chinon. Partie début février de son village natal lorrain, elle a chevauché par étapes, le plus souvent à la faveur de la nuit, pour ne pas éveiller le soupçon des Anglais, maîtres de tout le nord du royaume. Jeanne quitte au petit matin le village de Sainte-Catherine-de-Fierbois, près de Tours, pour se rendre à Chinon. Elle arrive vers midi, sous les hautes murailles de la forteresse royale qui dominent la Vienne. Elle patiente deux jours encore avant d'être reçue par son "gentil dauphin" le futur Charles VII. Une épopée spectaculaire commence : une bergère conduit un roi déshérité au trône de France et bat les Anglais dont la suprématie est écrasante depuis Azincourt.

6 mars 1619 : naissance de Cyrano de Bergerac (Paris). Hercule Savinien Cyrano n'est pas gascon même s'il a servi dans la compagnie « Royal Gascogne » du régiment des gardes du roi. Fine lame, extravagant, poète, écrivain anticonformiste et effectivement... doté d'un long nez dont il est fier, il meurt à 36 ans après une vie de guerres (guerre de 30 ans), duels et scandales littéraires. Il a inspiré Edmond Rostand pour sa très célèbre pièce de théâtre Cyrano de Bergerac (1897). Le génie d’E. Rostand et le succès de sa pièce ont magnifié le vrai Cyrano qui tout en s’essayant aux lettres (non sans originalité et sens de la polémique) maniait mieux l’épée que la plume.

6 mars 1836 : prise de Fort Alamo (Etats-Unis - Texas). Les Etats-Unis cherchent à coloniser le Texas appartenant au tout jeune Mexique (1821). Les Anglo-Américains qui s'y installent finissent par fomenter une révolution indépendantiste qui débouche sur une guerre dont le siège de Fort Alamo devient le symbole. La garnison du fort (189 hommes) est massacrée par l'armée mexicaine (de 1 500 à 6 000 hommes selon les sources) du général Santa Anna. L'événement soude les rebelles texans qui parviennent à obtenir leur indépendance. Davy Crockett, meurt durant le siège de Fort Alamo.

6 mars 1916 : début du siège de Fort Charlet ou Djanet (Algérie). Une colonne de 500 combattants de la confrérie sénoussiste, partie de Ghat (Libye - Fezzan), franchit la frontière et attaque le fort Charlet où le maréchal des logis Lapierre résiste avec 50 hommes jusqu’au 24 mars. Les forces sénoussistes, composées principalement de déserteurs italiens et français aguerris au combat, sont par ailleurs équipées de 2 canons de 65 mm italiens. Fait prisonnier, Lapierre sera bien traité par Abd al Salam mais libéré seulement en avril 1919. La colonne du LCL Meynier reprend le fort en mai mais doit progressivement évacuer le massif des Ajjers en proie à une rébellion qui se nourrit de chacun des replis français.

6 mars 1946 : les troupes françaises débarquent à Haiphong (Vietnam). Alors que le général Leclerc vient de signer un accord avec Ho Chi Minh dans lequel la France reconnait le Vietnam comme un Etat libre au sein de la fédération indochinoise et de l'Union Française, le corps expéditionnaire français est accueilli par des tirs chinois lors de son débarquement. Les batteries terrestres chinoises sont réduites au silence par les tirs du contre-torpilleur Triomphant. C’est le lieutenant de Vaisseau Bernard Favin Lévêque qui rend rapidement opérationnelle l'artillerie du bâtiment (endommagée par les premiers tirs chinois) après s'est porté volontaire à la mort de l'officier de tir, le LV Cruchet, tué à son poste de combat. Le Triomphant était commandé par le futur Amiral Jubelin, grande figure de la Marine de la France Libre, auteur de Marin de métier, pilote de fortune.

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12 mars 1678 : fin du siège éclair de Gand (actuelle Belgique). Alors que la guerre de Hollande visant à prendre le contrôle des Pays-Bas espagnols, dure depuis près de 6 ans, Louis XIV cherche à obtenir une victoire décisive avant les négociations qui s’annoncent. Secondé par son nouveau commissaire général des fortifications, Vauban, il élabore une vaste manœuvre de déception au cours de laquelle il conduit une armée de 120 000 hommes en Lorraine, laissant supposer qu’il envisage d’attaquer Luxembourg ou Namur. Puis, à une vitesse surprenante pour l’époque (près de 250 km en 3 jours), il rejoint l’armée qu’il avait positionnée à Oudenaarde, menaçant Ypres et Gand. Ne sachant pas où se ferait l’attaque des français, le gouverneur espagnol a dispersé ses forces sur l’ensemble des citadelles. En à peine une semaine, Vauban conquiert Gand assez faiblement défendu. Peu après, la citadelle d’Ypres tombe dans les mêmes conditions, couronnant la stratégie royale soutenue par la science de Vauban.

12 mars 1689 : débarquement français en Irlande (Kinsale). Louis XIV envoi 10 000 hommes prêter main forte au roi catholique anglais Jacques II qui s'est fait confisquer sa couronne par Guillaume d'Orange, le protestant. Ce secours ne servira à rien et les franco-irlandais seront battus à la bataille de la Boyne. Lire Le grand exil – les Jacobites en France 1688-1715 de Nathalie Genet-Rouffiac.

12 mars 1854 : alliance contre la Russie. La France, l'Angleterre et le sultan ottoman concluent une alliance contre la Russie. Le traité débouchera sur la guerre de Crimée.


12 mars 1867 : rembarquement des troupes de Bazaine (Mexique - Veracruz). Après cinq années de présence au Mexique et une série de combats glorieux (Puebla, Camerone), les Français ne parviennent pas à soutenir l'empereur catholique Maximilien contre les libéraux et la population. Maximilien est fusillé peu après.

12 mars 1930 : marche du sel de Gandhi (Inde). L'évènement, malgré les apparences, est une bataille que Gandhi remporte sur l'empire britannique. La production de sel est à l'époque un monopole économique de la couronne qui empêche tout indien de recueillir dans la mer sa propre consommation courante. Gandhi annonce qu'il va faire cesser cette injustice et à terme obtenir l'indépendance du pays sans recourir à la violence. Il marche vers l'Océan (300 km) en compagnie d'amis (et de journalistes …) dont il exige qu'ils ne répondent pas à la violence que les soldats britanniques ne manqueront pas de déployer contre eux lorsqu'ils enfreindront la loi et récolteront leur sel. Le charisme de Gandhi est tel qu'aucun des milliers d'Indiens engagés dans cette marche ne cède à la violence alors que 60 000 personnes sont emprisonnées. Les soldats constatant que la courageuse asymétrie qu'acceptent les manifestants, leur fait tenir le mauvais rôle, finissent par renoncer à la force. La stratégie de Gandhi est gagnante parce qu’il sait son combat légitime et surtout que l’empire n’est pas un pouvoir totalitaire.

12 mars 1938 : Hitler annexe l’Autriche. Au nom du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, Hitler décrète l’Anschluss. Ses troupes envahissent le pays voisin, certes sans violence, mais en toute illégalité.

12 mars 1947 : doctrine Truman. La pauvreté économique faisant le lit des révolutions bolcheviques, le président américain décide d’endiguer le péril rouge en proposant une aide économique massive aux pays affaiblis par la seconde guerre mondiale et subissant la pression de l’URSS. Cette aide sera concrétisée par le plan Marshall.

12 mars 1954 : veille de la bataille de Diên Biên Phu. « Les renseignements qui affluent depuis quelques jours au 2e bureau des Forces terrestres du Nord-Vietnam (FTNV) et à celui du Groupement opérationnel du Nord-Ouest ( GONO – l’organisme de commandement français à Diên Biên Phu) ne laissent plus place au doute : l’attaque du camp retranché par les divisions viêt-minh est imminente. De fait, en fin d’après-midi, le colonel de Castries réunit son état-major et les principaux chefs de bataillon et leur annonce : « Messieurs, c’est pour demain ».

12 mars 1956 : pouvoirs spéciaux en Algérie. Afin de rétablir l’ordre en Algérie et de donner plus de moyens à l’armée, le gouvernement de Guy Mollet demande et obtient les pouvoirs spéciaux après un vote écrasant à l’Assemblée nationale (446 pour, 76 contre).

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13 mars 1569 : bataille de Jarnac. Le parti catholique inflige une défaite au parti protestant. Le prince de Condé (protestant) est tué à l’issue de l’engagement.

 

13 mars 1663 : début de chasse aux pirates (Toulon). Le chevalier Paul, à la tête d’une division navale (6 bateaux), appareille pour attaquer les pirates barbaresques qui harcèlent les navires marchands européens en Méditerranée. Le futur lieutenant général des armées navales, Abraham Duquesne, fait partie de l’équipage de l’un des 6 bateaux.

 

13 mars 1806 : bataille navale du Cap Vert (Iles du Cap Vert). De Linois revenant d’une campagne dans l’Océan indien tombe malencontreusement sur l’escadre de l’amiral Waren. Il est fait prisonnier.


13 mars 1811 : bataille navale de la Lissa (côte dalmate). L’ile de Lissa servant de repère aux corsaires et à une flotte britannique, l’ordre de nettoyer la zone est donné au contre-amiral Dubourdieu qui déjà l’année dernière a tenté un raid sur l’ile. Malgré la supériorité de la flotte franco-italienne, le capitaine W. Hoste défait les assaillants. Dubourdieu est tué dans l’attaque.

 

13 mars 1814 : bataille de Reims. Napoléon met en déroute le corps russe du général de Saint-Priest, qui décède de ses blessures après la bataille. Ce dernier est issu de l’émigration des aristocrates français au moment de la Révolution . « Napoléon est à Soissons lorsqu’il apprend la nouvelle de la chute de Reims. C’est un évènement grave, car dès lors, les communications directes entre l’armée de Silésie et l’armée de Bohême sont rétablies. L’Empereur décide de tomber sur Saint-Priest qui occupe le chef-lieu de la Marne. S’il écrase ce dernier, l’échec de Laon, qu’il vient de subir sera effacé et le moral des troupes revu à la hausse. Saint-Priest qui sait que l’Empereur a été battu à Laon se croit en sécurité et dissémine ses troupes autour de la ville…Il n’en croit pas ses yeux, les français attaquent ! A un de ses officiers qui lui demande quelle direction prendre « si on a affaire à l’Empereur des français » le général en chef ennemi répond : « on ne reculera pas ! ».la première brigade des gardes d’honneur (1er régiment et 10ème hussards), commandée par le général Picquet est stoppée net par un adversaire qui fait d’abord bonne contenance, mais qui est finalement enfoncé par la division Ricard. Puis c’est au tour de la deuxième brigade des gardes d’honneur de s’élancer (3ème et 4ème régiments). « Nous chargeâmes donc un contre huit », nous dit Ségur ; onze canons sont pris, Saint Priest est tué, l’armée ennemie totalement battue se replie par la route de Berry-au-Bac ».

 

13 mars 1954 : début de la bataille de Dien Bien Phu (Haut Tonkin). La bataille emblématique de la défaite française en Indochine va durer près de deux mois opposant les 15 000 hommes du camp retranché aux 80 000 Viet Minh du général Giap. Le poste Béatrice est le premier à tomber. A 19h, les obus s’abattent simultanément sur le point d’appui et sur le PC du camp retranché. Lcl Gaucher qui commande la 13e DBLE et Béatrice est tué avec 8 de ses officiers. Survivant des combats contre les Japonais au Tonkin en 1945, Gaucher est, après le LCL Dimitri Amilakvari et le LCL Gabriel Brunet de Sairigné, le 3ème chef de corps de cette jeune unité (13ème DBLE créée en 1940) à tomber au champ d’honneur ; tous trois donneront leur nom à des promotions de Saint Cyr.

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14 mars 1369 : bataille de Montiel (Espagne). Le roi de France Charles V envoie Du Guesclin en Espagne pour aider à nouveau Henri de Trastamare à reprendre la couronne de Castille à son demi-frère, Pierre le cruel. Cette mission vise aussi à débarrasser la France des compagnies de mercenaires qui, faute de combat, écument le pays. Pierre le cruel s'est allié avec les Anglais, les arabes et les Juifs. Du Guesclin à qui le commandement des troupes a été sagement remis, prépare scrupuleusement l’attaque et ordonne qu’aucun quartier ne soit fait.  Les forces du Cruel sont nettement supérieures en nombre mais manquant d’unité, sont littéralement massacrées.  Le chef de guerre breton remporte une victoire sanglante (la plus meurtrière de sa carrière selon Georges Minois dans Du Guesclin) et se venge de la défaite de Naveja (1367) qui l’avait vu tomber aux mains des Anglais du Prince Noir.

 

14 mars 1590 : victoire d'Henri IV à la bataille d'Ivry. Luttant contre les ligueurs catholiques conduits par le duc de Mayenne (famille des Guise), le roi protestant Henri IV détruit leur armée pourtant trois fois plus nombreuse et s’ouvre la route de Paris. Avant la bataille, le Béarnais harangue ses troupes : « … ralliez-vous à mon panache blanc, vous le trouverez toujours au chemin de la victoire et de l’honneur. ». Le blanc devient symbole du ralliement à la monarchie.

 

14 mars 1793 : prise de Cholet. L’armée catholique et royale de Stofflet et de Cathelineau conquiert la ville. 

 

14 mars 1800 : prise de contrôle de la Danaé. Cinq marins français, prisonniers  à bord de la frégate anglaise Danaé se rendent maîtres du bâtiment.

 

14 mars 1823 : mort du général Dumouriez (Londres). Charles-François du Perrier du Mouriez, dit Dumouriez est un général français tout à la fois héros et traitre de la République. Le livre de J-P Bois permet de comprendre l’itinéraire tourmenté de ce soldat surprenant. Dumouriez : héros et proscrit : un itinéraire militaire, politique et moral entre l’Ancien régime et la Restauration.

 

14 mars 1917 : le ministre de la Guerre tance les parlementaires (Assemblée nationale). « Interpellé à la Chambre des députés, le Général Lyautey  alors ministre de la Guerre, répond par un discours dûment préparé dans lequel il déplore le manque de discrétion des débats sur les questions techniques, même en comité secret, parce qu’il estime «…en pleine responsabilité, que c’est exposer la défense nationale à des risques pleins de périls… ». Il était parfaitement au courant des nombreuses fuites et interprétations diverses auxquelles donnaient lieu les débats parlementaires (dont les Allemands n’ignoraient rien). Il se refusait en outre à cautionner par sa présence au ministère l’offensive préparée par le Gal Nivelle et soutenue par le gouvernement en vue de la conquête du Chemin des Dames. Il est aussitôt attaqué par les députés qui considèrent comme une injure personnelle l’idée qu’un secret de défense nationale puisse ne pas être conservé par six cents bouches. Le 3 avril suivant, Lyautey était replacé à la tête de la résidence générale au Maroc ». 

 

14 mars 1945 : largage de Disney. (Pays-Bas). 9 Forteresses B-17 du 92nd BG larguent leurs "Disney rockets" sur les abris de la base de sous-marins d'Ijmuiden. La Disney Rocket-Assisted Bomb" est une des armes alliées destinées à la destruction des abris "super durcis", tels que ceux des U-boot. Imaginée par un officier de la Royal Navy, cette bombe a une masse de 4500 livres. Elle doit être larguée à environ 20000 pieds. Lorsque la bombe arrive vers 5000 pieds, un dispositif barométrique allume la fusée qui augmente la vitesse de l'arme jusqu'à 730 m/s à l'impact. Cette munition a été utilisée pour la première fois le 10 février 1945. Chaque B-17 charge une seule "Disney rocket". Au total, 158 seront larguées pendant la WW2.


14 mars 1954 : Gabrielle est attaqué (Indochine - Haut Tonkin). La bataille de Dien Bien Phu a commencé hier avec la chute de Béatrice, écrasé sous un déluge d'obus d'artillerie puis une marée de soldats Viet Minh. Gabrielle, le poste le plus au Nord est attaqué à son tour et tombe dans la matinée du 15. Les combats sont d'une extrême violence. Les bataillons viets subissent d’énormes pertes lors des assauts qui finissent systématiquement au corps à corps. L’ennemi submerge les défenses françaises grâce à la loi du nombre. Les actes d'héroïsmes sont très nombreux.


14 mars 2007 : mort de Lucie Aubrac (Issy les Moulineaux). Résistante célèbre pour son courage. De son vrai nom Lucie Samuel, née Bernard. Elle était l’épouse de Raymond Aubrac, décédé en avril 2012.

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15 mars - 60 : bataille de Magetobriga (Alsace). Les riches terres de l'Alsace actuelle attirent les Germains qui passent le Rhin en - 72. Les tribus gauloises finissent par s'unir pour tenter de repousser les envahisseurs, mais sont vaincues et doivent se replier vers « l'intérieur ». César, nommé consul des Gaules en - 59, est appelé à l'aide par les Éduens. Après avoir tenté de négocier avec Arioviste, le chef des germains, César prend conscience du danger que représentent ces peuplades non seulement pour les Gaules mais aussi pour Rome et décide de régler le problème : la bataille de Ochsenfeld (- 58) boute les Germain sur la rive Est du Rhin.

15 mars - 44 : assassinat de Jules César (Rome). Au pouvoir depuis cinq ans, César, en modernisant Rome, accroit son pouvoir et inquiète les sénateurs. Une soixantaine d'entre eux fomentent un complot et le tuent en réunion.


15 mars 1311 : bataille de Copais (Grèce). À la suite d'un désaccord entre anciens alliés, la chevalerie franque du duché d'Athènes est sévèrement battue par la compagnie catalane, petite armée de mercenaires espagnols qui avait initialement vendu ses services à l'empire byzantin pour lutter contre les Turcs.

 

15 mars 1891 : première publication du Rôle social de l’officier . Lorsque l'article paraît dans La Revue des deux mondes, le retentissement est grand. Écrit sans signature pour ne pas mettre à mal le devoir de réserve, le texte est concis et clair, le style incisif. En cette fin de siècle, la description faite des travers de l'armée est sévère mais juste et se veut constructive. Elle n'est pas une lubie subite puisque elle s'appuie sur une observation du corps de troupe pendant près de vingt ans. Vite découvert, Lyautey est autant félicité que critiqué mais n'est pas inquiété outre mesure par sa hiérarchie. Les principes développés par Lyautey étaient déjà en partie connus et vont finir progressivement par être appliqués.

 

15 mars 1892 : naissance de Charles Nungesser (Paris). Personnage hors normes dont la vie est un roman. As de l'aviation française pendant la Première Guerre mondiale avec 43 victoires homologuées. Il disparait avec François Coli le 8 mai 1927, au-dessus de l'Atlantique, lors d'une tentative de traversée Paris-New York sans escale à bord de L'Oiseau blanc. Durant la bataille de Verdun, il remporte 10 victoires en combat aérien.

15 mars 1916 : à la poursuite de Pancho Villa (Mexique). Le président américain Woodrow Wilson ordonne au général Pershing une expédition punitive contre Pancho Villa dont les hommes viennent d’attaquer la ville américaine de Colombus (09/03/1916). Pershing franchit la frontière le 15 mars et cherche pendant près d’un an en territoire mexicain celui qu’on soupçonne d’être à la solde de Guillaume II pour semer des troubles sur la frontière américano mexicaine dans le but de faire diversion aux opérations européennes. A noter que le futur général Patton et le futur général puis président Eisenhower participaient en tant que lieutenant à cette incursion mexicaine.

15 mars 1935 : le service militaire français passe de 1 à 2 ans. Le contingent appelé sous les drapeaux est à l’époque fort de 230 000 hommes, cependant, le gouvernement français s’aperçoit, après une petite étude démographique, qu’il ne sera plus que de 118 000 hommes en 1936, avec l’arrivée des classes creuses (dues à la Première Guerre Mondiale).  Le lendemain, Adolf Hitler annonce le rétablissement du service militaire en Allemagne portant les effectifs de la Wehrmacht de 100 000 à 500 000 hommes.

 

15 mars 1939 : l’Allemagne envahit la Tchécoslovaquie. Après l’annexion des Sudètes en 1938, le gouvernement tchécoslovaque a perdu sa ligne de défense (équivalente en modernité à la ligne Maginot). Il a aussi perdu toute crédibilité face aux indépendantistes slovaques et ruthéniens qui la veille (14 mars) par l'intermédiaire de Mgr Tiso ont proclamé l’indépendance de la Slovaquie. La Wehrmacht envahit ainsi la Bohême-Moravie sans encombre mais en violant les accords de Munich. L’Allemagne prend le contrôle des usines d’armement Skoda. A noter que le parc allemand de chars moyens lors de la campagne de France était composé d’un tiers de chars d’origine tchécoslovaque (Panzer 35 et 38).

 

15 mars 1941 : opération Savannah (région de Vannes). Pour la première fois, un commando de 5 Français (FFL) est parachuté en France. Commandé par le capitaine Bergé, l’objectif du commando lui a été dévoilé moins de 2 semaines auparavant : tendre une embuscade au personnel d’une escadrille spécialisée de la Luftwaffe qui conduit des bombardements de nuit sur Londres. Les services secrets anglais n’ayant personne pour cette mission se sont résignés à demander l’appui de la France Libre, à qui ils fournissent les moyens logistiques. Une fois sur place, le capitaine Bergé constate que les renseignements ayant provoqué la mission sont erronés, l’empêchant d’agir. Il décide de disperser ses hommes pour ramener un maximum de renseignements sur différents secteurs, en attendant de se faire exfiltrer comme prévu quinze jours après. Seuls deux commandos rejoignent Bergé sur le sous-marin venu les récupérer. Si la mission initiale n’a pas pu être réalisée, les renseignements ramenés par les 3 hommes s’avéreront d’une importance stratégique pour d’autres opérations. Savannah a aussi permis de valider le concept de telles incursions en territoire occupé, tout en renforçant la crédibilité de Forces Françaises Libres encore embryonnaires. Une promotion de l’École militaire interarmes porte le nom de général Bergé (1998-2000).

 

15 mars 1954 : point de situation à Dien Bien Phu (Indochine – Tonkin). « Au matin du 15 mars 1954, le réveil est difficile pour la garnison de Dîen Biên Phu : Gabrielle, aux termes d’une défense énergique qui a duré toute la nuit, tombe. La contre-attaque conduite à l’aube parle 5e bataillon parachutiste vietnamien (5e BPVN), largué la veille et engagé dans les pires conditions,  appuyé de deux compagnies du 1er bataillon étranger parachutiste (1er BEP) et d’un peloton de M 24 Chaffee, s’est heurté à de forts éléments de l’armée populaire qui l’attendaient. Surtout, par suite d’incompréhensions et de mauvaises interprétations des ordres, la mission de reprendre Gabrielle s’est transformée en mission de recueil des derniers défenseurs... Avec la chute de Gabrielle, c’est l’une des pièces maîtresses du camp retranché qui s’évanouit : la protection de la piste d’aviation, élément clé du dispositif français, n’est plus assurée. Avant la bataille, l'organisation défensive de Diên Biên Phu reposait sur trois sous-secteurs comprenant au total 8 centres de résistance (CR) -auxquels des prénoms féminins avaient été donnés. Chaque CR était défendu par la valeur d’un bataillon et était divisé en points d’appui (PA) qu’une compagnie occupait. Au 15 mars, deux CR parmi les plus importants ont disparu. Par ailleurs, les deux bataillons de réserve générale (1er BEP et 8e Choc) chargés des contre-attaques ont été entamés et/ou sont dépensés dans des missions défensives. A cette date, si le sort de la bataille n’est pas encore joué, les chances de succès français ont été considérablement réduites ».

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18 mars 1314 : exécution de Jacques de Molay, 23e et dernier maitre de l’Ordre du Temple. « Arrivant aux plus hautes fonctions en 1292 soit un an après la chute de Saint-Jean-d’acre, il veille à réorganiser l’ordre entre ses fractions d’Orient et d’Occident, à reconquérir les lieux saints et étendre ses alliances politiques avec les souverains européens. Sur ordre de Philippe le Bel, il est arrêté en 1307 et accusé, ainsi que l’ensemble de l’ordre, d’hérésie et de pratiques obscènes. Après un procès lapidaire, il est supplicié sur un bûcher dressé sur l’île aux Juifs à Paris, actuellement square de Vert-Galant sur le Pont Neuf. La légende voudrait qu’il ait alors lancé une malédiction sur la dynastie des Capétiens. Maurice Druon dans Les rois maudits, et les adaptations télévisée éponymes, ont largement contribué à la populariser ». 

 

18 mars 1871 : début du soulèvement de « la commune de Paris ». Première insurrection prolétarienne selon Karl Marx, elle est involontairement déclenchée par la tentative de récupérer les canons que le « petit peuple Parisien » conserve à Montmartre à la suite de la guerre franco-prussienne. Les généraux Leconte et Thomas sont faits prisonniers puis assassinés par la population et une partie de la troupe. L'insurrection dure 2 mois et sera très sévèrement réprimée par l'armée.

18 mars 1913 : mort du général André (Dijon). Né en 1838, Louis Nicolas André est polytechnicien et choisit l'artillerie, arme dans laquelle il fait une belle carrière en raison de réelles qualités techniques et de commandement. Positiviste et libre penseur, il se range dans le camp des Dreyfusards au moment de l'Affaire et dévoile son attachement à la République ce qui pour l'époque et le milieu des officiers est encore assez peu répandu. Nommé général en 1893 autant pour ses qualités que ses appuis (camarade de promotion du Président Sadi Carnot), il commande l'École polytechnique puis est appelé par Waldeck Rousseau comme ministre de la guerre en 1900. Républicain convaincu, André cherche à promouvoir les officiers de même sensibilité politique que lui et cautionne plus ou moins clairement le système des fiches mis en place par le Grand Orient de France et l'un des officiers de son cabinet. Le fichage est révélé et déclenche un scandale politique qui l'oblige à démissionner après 4 ans passés au ministère.

 

18 mars 1915 : attaque navale des Dardanelles (détroit des Dardanelles): La flotte franco-britannique, commandée par l’amiral Guépratte et l’amiral de Robeck, bombarde les forts intérieurs du détroit des Dardanelles et est soumise à une riposte intense de l’artillerie germano-turque. Le cuirassé Bouvet, touché par une mine, coule en 50 secondes tuant 637 marins dont le commandant, le capitaine de vaisseau Rageot de La Touche. Les cuirassés L’irrésistible et L’Océan, coulent eux aussi après avoir heurté une mine mais leur équipage est sauvé. Voir la RHA n°79 et n°143 ou consulter le catalogue en ligne de la bibliothèque du SHD qui possède au moins 217 ouvrages traitant de cet épisode.

18 mars 1916 : prémices de l’attaque du 111ème RI ( Malancourt – Verdun). Les reconnaissances aériennes françaises signalent de toutes nouvelles tranchées allemandes près du bois d’Avaucourt. Deux jours plus tard, la 11ème division bavaroise du général Kneussel attaque le secteur du 111ème RI (au front depuis 34 jours) après un bombardement d’une violence inouïe. Le front rompt sans presque combattre permettant aux Allemands de prendre à revers l’état-major de la 57ème brigade. 2500 soldats du 111ème RI sont capturés. Cette affaire fait grand bruit jusqu’à Paris et le 111e RI est dissous après enquête de commandement. C’est le seul régiment d’active à être sanctionné de la sorte de toute la grande guerre.

18 mars 1921 : assaut contre les marins révoltés de Kronstadt. Lassés par les violences de la Révolution communiste et surtout irrités de voir le pouvoir confisqué par Lénine, la garnison de Kronstadt se mutine. Les troupes de Trotsky, commissaire à la guerre et fondateur de l'Armée rouge, attaquent l'île de Kronstadt et exécutent 900 marins pendant que 9000 autres fuient vers la Finlande

18 mars 1962 : signature des accords d’Evian. Louis Joxe (représentant la France) et Belkacem Krim (FLN) signent l’accord qui prévoit la reconnaissance de la souveraineté de l’Algérie, l’évacuation progressive du territoire par la France, une aide économique pour 3 années encore et un cessez le feu pour le lendemain. Le conflit est officiellement terminé mais sur le terrain des combats vont pourtant se poursuivre.

18 mars 1963 : le Balzac de Dassault passe du vol stationnaire à l’horizontal. Lors de son 17ème vol, le prototype de Dassault réussit la transition entre le décollage vertical et le vol horizontal.

18 mars 1965 : première sortie dans l’espace. Le cosmonaute soviétique Alexei Leonov sort du vaisseau Voskhod 2 pendant 12 minutes. C’est ce même Leonov qui à bord de Soyouz 19 s’arrimera au vaisseau Apollo 18 en juillet 1975 lors de la première mission spatiale conjointe USA-URSS.

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19 mars 1793 : l’ile Bourbon devient La Réunion (Océan Indien).

 

19 mars 1799 : début du siège de Saint Jean d’Acre (Syrie). Le rêve oriental de Bonaparte meurt devant Acre. Il a jusqu’à présent remporté une série de victoires (Pyramides, Mont Thabor) mais après 2 mois de siège de la ville et quelques 11 assauts infructueux, Bonaparte se repliera. La ville assez peu fortifiée selon les normes de l’époque est cependant remarquablement défendue par le Pacha Djezzar qui se fait conseiller par le colonel d’artillerie Antoine de Phelippeaux (condisciple de Bonaparte à l’école royale militaire de Paris en 1785 puis émigré passé au service de la Grande-Bretagne) et le capitaine de vaisseau britannique Sidney Smith. Lire la série que le LCL (ER) Fabrice Delaître a consacré à ces batailles (St Jean d’Acre, Héliopolis) chez Historic’one.

 

19 mars 1807 : début du siège de Dantzig (actuelle Gdansk – Pologne) . Alors qu’il progresse plein Est, à la poursuite de l’armée russe de Bennigsen, Napoléon veut éviter de laisser sur ses arrières la ville portuaire de Dantzig où un débarquement coalisé viendrait menacer l’aile gauche de son armée. L’empereur envoi le maréchal Lefebvre diriger le siège de la forteresse. Secondé par le général Chasseloup-Laubat qui commande le génie, il maintient l’ennemi dans ses murs et parvient même à repousser les tentatives de débarquement russes, britanniques et suédoises depuis la Vistule. La chute, le 29 avril, de Stralsund (ville portuaire prussienne plus à l’Ouest) qu’assiège depuis janvier 1807 le maréchal Mortier, permet d’amener les renforts et conduit indirectement à la capitulation de Dantzig le 27 mai. Lefebvre est nommé duc de Dantzig par Napoléon. L’arme du génie a choisi cette bataille comme fête d’arme puisque selon l’empereur lui-même, « le génie s’y est couvert de gloire ».

 

19 mars 1945 : entrée des forces françaises en Allemagne : La 6°Cie du II/4e RTT est la première unité française à franchir la rivière Lauter (qui marque la frontière entre la France et l’Allemagne) et s’empare du village de Scheibenhardt. Unité de l’armée d’Afrique, le 4e régiment de tirailleurs tunisiens s’est déjà distingué lors des combats du Belvédère et dans les âpres combats des Vosges à l’hiver 1944.

 

19 mars 1962 : cessez le feu en Algérie. La guerre d'Algérie s'achève officiellement ce jour-là, même si de très nombreuses exactions sont commises par le Gouvernement Provisoire de la République Algérienne (GPRA) après la signature du cessez-le feu.

 

19 mars 1982 : occupation de l'ile britannique de Géorgie du Sud par des Argentins. Une quarantaine de ferrailleurs argentins débarquent à San Pedro pour démanteler les restes d'un cargo ayant servi d'usine baleinière. Peu après, ils hissent le drapeau argentin provoquant l'indignation des autorités britanniques locales qui télégraphient immédiatement à Londres. Les iles de Géorgie du Sud sont gérées par Port Stanley, chef-lieu des iles Falkland (situées à 1300 km de San Pedro).

 

19 mars 1997 : mort de Jacques Foccart (Paris). Résistant, officier de réserve au SDECE, secrétaire général du RPF puis des Affaires Africaines et Malgaches, il est le M. Afrique du général de Gaulle puis de Pompidou de 1959 à 1974. Il fut aussi cofondateur du SAC (service d'action civique). Considéré parfois comme l'un des personnages les plus puissants de la Veme République, il s'est avant tout singularisé par son rôle dans le processus de décolonisation en Afrique. Lire le syndrome Foccart – la politique française en Afrique de 1959 à nos jours de Jean-Pierre Bat.

 

19 mars 2003 : début de la seconde guerre d'Irak. Officiellement, pour éliminer les stocks irakiens d’armes de destruction massive, cette deuxième campagne anglo-saxonne s’est achevée en décembre 2011. Aucune de ces armes n’a été trouvée, mais Saddam Hussein a été arrêté puis exécuté.

 

19 mars 2011 : début de l'intervention en Libye. La résolution 1973 de l’ONU instaurant une zone d’exclusion aérienne au-dessus de la Libye, la France déploie l’opération Harmattan.

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