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Kretschmer

[WITP AE] Un océan peu pacifique

Messages recommandés

Bonjour à tous,

 

Ayant débuté une campagne par email sur WITP-AE (ma première partie) que je joue côté japonais, j'ai également commencé un petit Aar sur le très courtois et sympathique site Campaigns France.

 

C'est par là:

 

http://www.campaigns-france.org/showthread.php?5969-Vous-avez-dit-quot-Pacific-quot-......

 

Vos commentaires sont bienvenus!

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Après réflexion, c'est pas très malin de simplement renvoyer vers le forum campaigns france, difficile pour vous de commenter ou poser des questions, donc je vais reporter ici mes posts de là bas.

Mais si vous êtes adeptes des hexagones et que vous ressortez comme moi religieusement vos wargames papier de temps en temps pour refaire barbarossa en déplaçant des bouts de cartons, ce site est fait pour vous..

 

****

 

Comme promis, une tentative d'AAR pour une tentative de partie PBEM avec Gilles65.
Je joue JAP (j'aime la difficulté)
 
Je tacherais de romancer un peu mais parfois je rentrerai dans le détail de mes choix afin que vous les critiquiez, l'objectif de cette partie et de cet AAR n'étant pas de gagner (sans blague) ni de gagner le prochain prix goncourt mais juste d'apprendre à jouer...
 
Je laisse la place au narrateur :
 
****
 
Hawai, 7 décembre 1941. Sous les eaux huileuses de la rade de Pearl Harbor, une guerre non encore déclarée provoque ses premières victimes. Lancés depuis leurs submersibles porteurs, les mini sous-marins HA14, HA18, HA19,  HA22 et HA24 tentent de pénétrer les abords de la base navale américaine. A bord du HA22, le capitaine cache difficilement sa jubilation, après avoir évité avec succès les champs de mine, les banc de sable et les courants qui dépassent largement les capacités de manœuvre de son cercueil en tôle, voilà qu’il atteint l’allée des cuirassés. Il est admirablement positionné devant ce qu’il reconnait comme le Nevada, à moins que ce ne soit l’Oklahoma qui devrait normalement être également dans la baie. « J’espère que les gaijins n’ont pas installé de filet anti-torpilles »  La longue lance traverse rapidement la baie et soudain, une colonne d’eau et le grondement de la détonation déchirent le tableau idyllique de cette aube hawaïenne. Pour un très court instant. Ni projecteur, ni alarme, la base continue de dormir tandis qu’à bord les équipes cherchent à comprendre quel accident a pu se produire ! Malheureusement le HA22 sera le seul à accomplir cet exploit. Les drames s’enchainent pour ses camarades. Le HA 14 heurte une mine, le HA19 et le HA24 ne donnent aucune nouvelle, et l’équipage du HA18 réussi à rejoindre la cote après s’être échoué. 
 
Nul ne remarque également l’hydravion qui survole la baie, prenant garde d’y arriver par l’est et à basse altitude, il n’est un qu’un point dans le soleil pour les marins avinés qui tentent de retrouver leurs esprits en parcourant les plages de la baie. Mais peu après c’est le vrombissement de 250 appareils que leur fait lever les yeux au ciel. Ciel vide de tout avion ennemi d’ailleurs. Très vite, la cinquantaine de zeros qui accompagnait le raid se dirige vers les aérodromes de l’île et les chasseurs enchaînent les passages en rase-motte tandis que leurs bombes de 60kgs pulvérisent les hangars, labourent les pistes et transforment les imposants alignements d’aéronefs en brasiers.
 
Lorsque le ballet aérien s’achève plusieurs dizaines d’aéronefs sont endommagés dont une centaine de Catalina, mais à peine une vingtaine définitivement détruits malheureusement.
 
Pendant ce temps, dans la rade, plus de 130 bombardiers en piqué et une cinquantaine d’avion torpilleurs piquent sur la flotte. Leur première réaction est une immense frustration, les porte-avions ne sont pas en rade. Dès la première seconde, leur bouche s’assèche, quelques soient les destructions qu’ils causeront, l’opération sera un échec et la guerre sera longue.
 
 
Très vite néanmoins, les aviateurs de la marine impériale déploient leur savoir-faire et se concentrent tout d’abord sur l’allée des cuirassés, sans remarquer d’ailleurs la mare huileuse parsemée de poissons morts sur le flan du Nevada, seul résultat apparent de l’exploit de leurs collègues sous-marinier. Hélas les bombes de 250kg des bombardiers en piqué ne provoquent pas beaucoup de dégâts car les ponts des cuirassés sont solidement blindés. Les bombardiers arrivent néanmoins à endommager gravement deux destroyers et un croiseur léger qui s’embrasent rapidement.
 
Sans surprise, les bombes lourdes et les torpilles des Kates font plus de dégâts. Dès le début de la bataille trois torpilles frappent coup sur coup le Maryland sur babord, et plusieurs centaines de tonnes d’eau s’engouffrent dans la salle des machines et les réservoirs de mazout. L’équipage novice n’a pas le réflexe de noyer les salles et réservoirs tribord et très rapidement le cuirassé chavire entraînant avec lui une bonne partie de son équipage.
 
Un second groupe de Kate approche à fleur d’eau de l’Arizona qui brule légèrement suite à l’impact d’une dizaine de bombes légères. Malheureusement la DCA commence à se déchainer et 3 Kate doivent abandonner l’attaque criblés d’impact de 0.50, 2 torpilles frappent néanmoins le Léviathan mais ne causent aucuns dommages significatifs. Son voisin l’Oklahoma ne bronche pas non plus malgré la détonation de deux torpilles. Les kates du Kaga s’éloignent et indiquent à leurs collègues les autres cuirassés non encore frappés. Les aviateurs préparent leur attaque en tenaille et coup sur coup les torpilles foncent sur leurs cibles immobiles.
 
Le California et le Tenessee tremblent sous l’impact de 3 torpilles chacun. A l’intérieur c’est la terreur, les machines noyés, les rares marins à bord courent dans des coursives sans lumières, oubliant tout reflexe professionnel ; les portes étanches laissées ouvertes laissent le feu se propager tandis que petit à petit l’eau envahi les fonds. Ces deux cuirassés ne doivent leur survie qu’à l’échouage.
 
Le West Virginia, qui avait échappé aux piqûres des Vals frémit sous l’impact de 4 torpilles qui enflamment son mazout, déchaussent une de ses tourelles et faussent ses lignes d’arbres, le condamnant à de longs mois de réparation. Le Nevada qui n’avait pour l’instant souffert que de quelques bombes et d’une torpille sans conséquence reçoit une bombe de 800 kg qui le frappe sur la plage arrière, traverse le pont et explose endommageant durablement les turbines et les lourds et délicats réducteurs, immobilisant sans doute le navire pour quelque temps.
 
C’est également une bombe de 800kg qui pénètre par la cheminée n°2 du Pennsylvania et explose au milieu de ses chaudières. Une vague de flammes remonte par les aérations en nuée ardente et une trentaine de marins périssent sans même comprendre ce qui leur arrive.
 
Ce coup au but fabuleux est le dernier de la journée, une attaque bien décevante car un unique cuirassé peut être considéré comme perdu et ces lourds cuirassés ont une valeur opérationnelle bien faible dans les immensités du Pacific comparés aux fragiles porte-avions qui à coup sûr n’auraient pas survécu à l’attaque s’ils avaient été présents.
 
...
 
A bord du Nagato, dans les quartiers de l’amiral Yamamoto, c’est la consternation. Les porte-avions ne sont pas détruits, le raid est un échec ; et immédiatement, cette question teintée d’appréhension, qui va hanter l’état-major impérial chaque matin à partir de maintenant : ou sont ces maudits porte-avions ?
 
À suivre

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Philippines, le même jour (au décalage horaire prêt)

 

L’état-major Impérial avait identifié deux menaces sérieuses sur nos capacités à mener rapidement la constitution de notre sphère de coprospérité. L’aéronavale américaine basée à Pearl Harbor et la flotte sous-marine basée à Manille. L’Uboot Waffe a montré en 1941 toute la puissance de blocus de l’arme sous-marine, et il est hors de question que nous ne soyons pas plus capable d’importer notre pétrole de Java que les anglais leur blé américain ! Le KB était chargé de l’aéronavale américaine, et c’est un échec. La flotte sous-marine sera l’objectif de nos bombardiers basés à terre.

 

Un premier raid de 45 zeros balaie le ciel de manille à 23 000 pieds et abats 3 des 4 P26 qui tentent de s’interposer. Nous espérions que bien plus d’avions tenteraient d’affronter ce raid mais manifestement la chasse américaine est restée au sol !

 

Ce premier raid est suivi d’un second composé de 120 bombardiers Nell et Betty qui approchent du port de Manille dans un ciel vidé de toute opposition, le ciel est clair, les conditions sont idéales et pourtant le raid tourne à la catastrophe. Manifestement incapable d’identifier efficacement leurs cibles dans ce port tout en méandres et en digues, les Betty et les Nell ne sont pas à leur avantage et c’est presque par miracle que finalement 2 sous-marins encaissent chacun une bombe tandis que le cargo Ethel Edwards et le transport de troupes Président Madisson s’embrasent violemment sous l’impact d’une bombe de 800kg. Les pilotes ne cachent pas leur frustration sur le chemin du retour !

 

A Takao, c’est la confusion : alors que l’échec est patent à Manille, 130 bombardiers en piqué partis de Chine et de Formose laissent le port de Hong Kong en feu. 8 cargos sont lourdement endommagés et brulent de la poupe à la proue et 5 autres sont légèrement endommagés.

 

Ces attaques aériennes sont complétées par la première opération amphibie de la guerre. Après un rapide bombardement, l’ïle de Batan est conquise. En même temps, une task force bombarde San Fernando sur la recommandation du service de renseignement impérial. De nombreux obus sont tirés depuis la mer et l’écosystème philippin doit déplorer la perte d’un tarsier et la destruction d’une termitière !!!

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L'unique victime du très pertinent bombardement de San Fernando

 

Malaisie

 

L’invasion de la Malaisie commence par une belle frayeur : contre toute attente, les anglais ont sorti leur flotte à peine arrivée à Singapour, un sous-marin repère en effet deux croiseurs de batailles qui doivent être en fait le cuirassé Prince of Wales et le vieux vétéran Repulse. C’est une mauvaise nouvelle car notre flotte de couverture a pris le risque de s’équiper majoritairement d’obus explosif afin de raser la base de Kota Bharu. C’est donc à nos bombardiers navals qu’incombe la protection de nos flottes d’invasion. Hélas, notre attaque est désordonnée et inefficace, d’une part, une erreur de communication empêche le décollage de presque tous nos Nell, pendant ce temps un premier groupe de 18 Nell découvre au-dessus de la flotte une nuée de Buffalo qui détruit 7 d'entre eux, en endommage 3 et fait fuir le reste. La flotte britannique continue d’approcher à toute vapeur de nos transports et de notre flotte de couverture qui braque ses canons sur la terre.

 

Un second raid et rapidement organisé dans l’après-midi. Un premier groupe de 13 Betty commence son attaque sans voir les 10 Buffalo qui piquent sur eux. Dès leur premier passage, 3 Bettys s’embrasent immédiatement, le reste s’égaille dans tous les sens mais les Buffalo prennent le mors aux dents (désolé) ils ne lâchent rien et les poursuivent pendant plusieurs minutes. Leur avantage en altitude perdu, les Buffalo mettent du temps à gagner sur les bombardiers qui ripostent avec leur armement de queue. Mais hélas 4 autres Bettys se mettent à bruler dès les premières rafales de mitrailleuses tandis que 2 autres tentent pesamment de gagner Saigon sur un moteur.

 

à suivre...

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...

Tout à leur poursuite des lourds bombardiers japonais, les Buffalos ne remarquent pas que pas moins de 60 Nell (ceux qui n’avaient pas reçu l’ordre de décoller le matin) se rapprochent à 20 000 pieds, loin au-dessus du massacre qui a lieu en même temps au ras de l’eau. Après avoir rapidement défini leur angle d’attaque, les Nell se séparent en deux groupes et piquent rapidement au ras de l’eau. Les navires de ligne anglais, incapables de communiquer avec la chasse sonnent le bran le bas de combat et s’en remettent à leur DCA.

Par groupe de 4 appareils, les bombardiers enchaînent les passes une première torpille frappe le PoW sans faire de dommages excessifs, puis deux autres le frappent en même temps et noient ses machines. Les bombardiers se concentrent désormais sur le Repulse qui encaisse 4 torpilles sans que celles-ci ne causent de dégâts apparents, mais une cinquième torpille frappe le lourd bâtiment juste sous la tourelle n°3, la cuirasse ne résiste pas à l’impact et plusieurs centaines de tonnes d’eau envahissent la soute à munitions et bloque le monte-charge alors rempli de gargousses de poudre qui détonnent sous l’effet des multiples dommages électriques environnant. Et, comme un lointain écho de la bataille du Jutland, une réaction en chaîne casse en deux le valeureux navire.

A bord du PoW, l’amiral ne cache pas sa tristesse « On dirait que quelque chose ne va pas aujourd'hui avec nos maudits vaisseaux ». Etat d’âme de courte durée, une dernière escadre de Nell se rabat désormais sur le navire immobilisé qui finit par chavirer après avoir reçu 3 torpilles sur tribord. Le destroyer Tenedos s’immobilise alors pour recueillir les survivants, preuve si l’en est que les britanniques n’ont pas encore saisi toute la brutalité de cette guerre : cet acte courageux mais stupide se solde par l’explosion du destroyer frappé par deux torpilles.

A bord des bombardiers, tout le monde exulte mais sur le chemin du retour ils croisent les Buffalos qui comprennent alors que leur folle poursuite a coûté cher à l’Empire. Leur désir de vengeance trouve une satisfaction bien amère dans la destruction de 3 Nells à la traîne qui s’ajoutent à l’unique Nell abatu par la puissante DCA britannique.

 

Un peu plus au sud dans la péninsule, 21 Sally et 27 Betty accompagnés de quelques Oscar et Nates endommagent la base aérienne d’Alor Star, contribuant également à l’établissement d’une supériorité aérienne japonaise durable. Une attaque similaire était prévue à Georgetown mais se solde par un désastre ; pour une raison inexpliquée, une première vague de 27 sally et 25 Lily rencontrent seuls 11 Buffalos qui abattent rapidement 7 bombardiers et compromettent ainsi l’efficacité du raid. La deuxième partie de ce qui devait être un unique raid composée de 40 Nates et de 17 Oscar fait fuir l’unique Buffalo encore sur les lieux et mitraillent inutilement des pistes vides d’appareils.

 

Pendant ce temps, les opérations amphibies se déroulent de façon satisfaisante. Comme prévu, la flotte de l’amiral Tanaka composé des cuirassés Kongo, Haruna, des croiseurs Atago et Takao et de 6 destroyers ainsi que la flotte de soutien des croiseurs  Kumano, Suzuya, Miuma et Mogami déchaînent les enfers sur les plages de Kota Bharu : les tranchées des défenseurs sont labourées par les canons à tir rapide des destroyers tandis que les pièces lourdes des croiseurs et destroyers transforment les pistes de la base aérienne en gruyère, à la grande colère de l’IJA qui prévoyait d’utiliser cette base au plus tôt. Prêt de 600 hommes sont mis hors de combat. 6 Blenheim IV et 7 Hudson I accompagnés d’un Buffalo tentent de s’interposer mais 6 Nates veillent au grain et l’attaque se solde par la perte de 2 bombardiers. L’IJA intervient à son tour par le biais de 22 Sally qui parachèvent la destruction.

A l’issue de ces bombardements, les hommes de l’IJA débarquent sur les plages sans opposition, les troupes britanniques essentiellement composées d’indiens n’ont plus aucune valeur militaire. Les blessés errent sans but, inconscient de ce qui les entoure au milieu des véhicules en feu. Un bunker en béton est même retrouvé à l’envers, déplacé de plusieurs mètres sur le sable de la plage. Une solide tête de pont est rapidement établie tandis que l’assaut de ce qui reste de la base aérienne est organisé pour le lendemain.

De l’autre côté de la mer, un raid surprise débarque ses premières troupes à Singkawang, les troupes au sol ripostent lourdement et une centaine de soldats japonais sont portés disparus. Tout à coup, une escadrille de 5 Swordfish attaque les cargos immobilisés une bombe de 500 livres explose au milieu de Zenyo Maru chargé d’hommes et de munitions. C’est l’enfer à bord, les hommes sautent dans  une mer recouverte de mazout en flamme, tout le matériel lourd est perdu et on déplore 400 disparus ! Le cargo finira par couler dans la soirée. Les hommes choqués établissent rapidement une tête de pont. Ils savaient qu’un raid si proche de Singapour était risqué et espèrent que l’aviation saura mettre à profit une tête de pont si chèrement acquise !

 

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A suivre…

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Le soir même, à bord du Nagato, Yamamoto prépare son rapport à l’empereur. La journée fut riche en émotions et en déceptions :
 

 

  • Le raid de Pearl Harbor est une victoire tactique, c’est en effet une bonne affaire d’échanger une dizaine d’avions contre au moins un cuirassé, mais c’est une défaite stratégique manifeste. L’aéronavale américaine intacte fait peser un risque considérable sur l’ensemble des opérations futures. Enfin, le pire est que malgré ses recommandations pressantes, le service diplomatique n’a pas informé le gouvernement US de l’état de guerre avant l’attaque ; il est clair désormais que la détermination américaine à se venger de cette infamie sera absolue et qu’elle disposera pour cela d’une arme aéronavale et sous-marine intacte !
  • La destruction des deux cuirassés britanniques est un succès appréciable, si l’installation d’une force aérienne à Singkawang réussi et que d’une façon ou d’une autre nous neutralisons l’aéroport de Singapour rien ne pourra naviguer entre la Malaisie, Java et Bornéo sans notre autorisation et nous pouvons dès maintenant transférer la flotte de Tanaka vers de nouveaux horizons, occidentaux (inde), méridionaux (Australie), ou occidentaux (Salomon).
  • Enfin, l’ensemble des forces navales sur place devront se consacrer à la lutte anti sous-marine car les américains disposeraient d’une trentaine de sous-marin et de la base navale de Manille en plein cœur de notre empire maritime. L’échec du bombardement de Manille met en péril le ravitaillement de nos troupes en Malaisie, la poursuite des opérations amphibies aux Philippines et le ravitaillement du Japon en provenance de Chine, de Formose et du Mandchoukouo.
  • La priorité des opérations futures sera donnée à la conquête rapide de Singapour, à l’établissement d’une base aérienne puissante à Bornéo et à la neutralisation de toute capacité aérienne et navale ennemies dans les Philippines. L’aéroport de Clarfield et le port de Manille sont les objectifs prioritaires des forces aériennes de Formose.
 
 
Pendant ce temps, en Chine, l’heure est au redéploiement et à la fortification; aucune opération majeure n’est prévue tant que les forces aériennes d’Indochine et de Formose ne peuvent apporter leur contribution. Seules quelques opérations contre les incursions chinoises sont menées afin de rétablir la communication ferroviaire entre Suchow et Shangai.
 

****

 
Voilà qui met fin à l’aar de cette première journée. J’ai essayé de faire transparaitre mes choix tactiques et les conséquences de ces choix de la façon la plus narrative possible plutôt que de recopier des combat report. Je suis très impatient d’avoir vos commentaires afin de profiter de vos conseils tant sur la conduite des opérations que sur la manière de les raconter.

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8 décembre 1941,

 

Invasion de la Malaisie :

 

Pendant la nuit qui a suivi le débarquement à Kota Bharu, Tanaka réuni son état-major à bord du vénérable (et britannique d’ailleurs) Croiseur de Bataille Kongo. Il ordonne aux unités les plus modernes qui escortaient les transports de Yama######a à destination de Singora et Kota Bharu de se réunir en petits groupes d’attaque afin de repousser les sous-marins signalés par nos hydravions entre l’Indochine et la Malaise. Vers minuit, il abandonne la zone et marche 30 nœuds vers son port d’attache afin de refaire le plein de munitions. La destruction de la force Z est ainsi mise à profit par un redéploiement immédiat des forces navales japonaises. Les transports se sentent bien seul mais les consignes de Tanaka sont claires, l’heure est à l’offensive.

 

Le résultat ne se fait pas attendre, dès le petit jour, les groupes de chasse secondés par les hydravions partis de Thaïlande repère le SS-KXI et le repoussent du Meiten Maru qu’il cherchait à attaquer, de même le SS KXII lance 2 torpilles avec précipitation et manque de se faire éperonner par un dragueur de mine qui lâche 2 grenades sans plus de succès. Un peu plus tard dans la journée, le destroyer Murakumo repère le KXVII qui lui lance 4 torpilles qu’il évite sans difficulté puis commence une longue recherche qui s’achève sans preuve d’une quelconque destruction bien qu’une large traînée d’huile ait été repérée par les marins japonais. Les chats et les souris continuent de jouer toute la journée, vers 15h, c’est le patrouilleur Ch8 qui attaque un sous-marin hollandais, sans résultat, puis un PB qui attaque à nouveau le KXI. A l’issue de la journée, force est de constater qu’aucun résultat n’a été obtenu, si ce n’est que les sous-marins hollandais, malgré leur agressivité et la profusion des cibles disponibles n’ont pas non plus obtenu le moindre résultat. Appelons cela une victoire…

 

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Un des sous-marins hollandais en opérations au large des côtes malaises.

 

 

Pendant ce temps, à terre les troupes indiennes de l’empire britannique ne savent plus que faire, dès l’aube, 4 destroyers modernes s’approchent à moins de mille mètres des côtes et pulvérisent les faibles défenses élevées à la hâte pendant la nuit. Au même moment 50 Sally, 50 Lilly, 30 Betty et 30 Oscars s’approchent à basse altitude et repassent une énième couche sur une cible qui n’en avait plus besoin… :surrender::surrender:

Ainsi lorsque les troupes de l’IJA chargent à la baïonnette, les indiens s’enfuient rapidement, laissant 1500 cadavres derrière eux alors que les Japonais ne déplorent que 120 blessés et une dizaine de morts. Immédiatement les troupes de génie tâchent de remettre en état la base aérienne détruite à 99%. Sans véhicules, ils mettront du temps à combler les cratères causés par les obus de 350 des cuirassés Japonais.

 

Signalons également qu’une partie des forces aériennes (15 oscars et 23 Sally) a cru bon de lancer un raid de bombardement sur les forces terrestres de Rangoon alors qu’il était clair que la couverture aérienne du port birman était nombreuse, c’est un échec couteux. :Heu: L’officier d’état-major responsable est envoyé manu militari construire un pont sur la rivière kwai en guise de punition! 

(je ne sais pas ce qui m’a pris, je souhaitais rediriger les forces qui avaient bombardé le port la veille vers kota bharu, j’ai pas du cliquer sur tous les bons boutons …)  :pleure:

 

 

Tempête de flammes à Borneo

 

Dans une nuit de tempête éclairée par l’incendie du Zenyo Maru, les soldats japonais qui ont déjà perdu 15% de leurs forces continuent de débarquer leur matériel repoussant petit à petit les troupes hollandaises de leur tête de pont. A l’aube, les marins japonais voient leurs pires craintes se réaliser, 7 swordfish et 5 hudson piquent sur la flottille japonaise sans défense, mais heureusement la tempête orageuse empêche les avions anglais de mettre le moindre coup au but. Le débarquement se poursuit et les japonais commencent à espérer pouvoir passer la journée sans dommages. Hélas, le temps commence à se lever et à nouveau 7 swordfish approchent au raz de l’eau. Tout à leurs manœuvres de déchargement, les japonais sont totalement surpris, le transport de troupe Miike Maru encaisse une bombe et commence à brûler tandis que le cargo Johore Maru de 7000 tonnes chargé de munitions et de ravitaillement explose littéralement sous l’impact d’une bombe de 500 livres.:mort:

 

Ivres de vengeance, les soldats attaquent sans plus attendre les lignes hollandaises et capturent rapidement la base. Alors que pas moins de 500 japonais sont portés disparus lors des opérations de débarquement, incluant l’incendie du Zenyo Maru de la veille, moins de 50 hommes sont mis hors de combat contre 600 du côté hollandais lors de la conquête de la base aérienne de Singkawang!

Une fois l’aérodrome sécurisé, une trentaine de zéros en provenance de Saigon atterrissent et organisent immédiatement leurs patrouilles tandis que les travaux nécessaires à l’installation de bombardiers commencent. Enfin le Miike Maru repart escorté vers Saigon espérant que les Zéros et le mauvais temps lui permettront de rentrer à bon port.

 

À suivre

Modifié par Kretschmer

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Philippines

 

Le groupe de couverture avancé composé du croiseur léger Naka et de 9 destroyers - force placé au plus près de Manille et responsable notamment du traumatisant bombardement de San Fernando - patrouille perpendiculairement à la côte afin d’empêcher toute force de réaction américaine de remonter vers les baies de Lingayen et d’Appari. Le temps est clair et la pleine lune illumine une mer d’huile. Soudain, une vigie signale à l’horizon le moutonnement phosphorescent de navires rapides, les destroyers mettent alors le cap vers ce qui apparait rapidement comme 9 vedettes lance torpilles, leur attaque éventée, les vedettes rompent leur formation et se replient vers Manille mais un coup au but coule néanmoins une vedette. Le même groupe d’assaut tente une seconde attaque mais la visibilité excellente ne leur offre aucune opportunité d’attaque et une seconde vedette est détruite. Le groupe Naka se dirige ensuite vers l’aérodrome d’Iba pour un bombardement bref mais violent qui endommage légèrement les installations portuaires mais ravage la piste de l’aérodrome.

L’amiral en charge du groupe Naka de couverture ordonne à 4 destroyers de s’approcher au plus près des côtes mettant à profit les nombreux méandres encombrées de mangrove pour camoufler une partie de sa force. Comme il l’avait prévu, dès l’aube, le groupe d’assaut de désormais 7 vedettes tente une nouvelle attaque, le groupe principal autour du croiseur fait mine de s’éloigner vers Formose, couvrant sa retraite par les tirs à longue portée de son artillerie principale, au moment où les 4 destroyers laissés en arrière surgissent derrière les vedettes et les arrosent de toutes leur pièces, le groupe principal fait demi-tour et se précipite vers les vedettes qui attaquées de toute part sont toutes détruites sans exception sans qu’elles aient pu placer un seul coup au but. Cette victoire tactique n’est pas sans conséquence car le groupe de couverture doit retourner à Takao faire le plein de munition.

 

 

Pendant la nuit, le sous-marins US Shark repère les convois d’invasion japonais au large de Luzon, après une approche parfaite, il lance une torpille sur le cargo MaeBasi Maru qui s’immobilise et deux torpilles sur le Ryuun Maru qui coule rapidement. Après cette attaque digne d’un kretschmer au mieux de sa forme, le convoi s’égaille tandis que les patrouilleurs cherchent en vain le requin. Il semblerait que malgré les assurances de notre service de renseignement, les américains aient réussi à résoudre leurs problèmes de torpilles…

 

A l’annonce de l’arrivée des convois japonais, et profitant du départ de notre flottille d’alerte avancée, une task force américaine composée de 6 destroyers Scout, Thanet, Thracian, Peary, Pope et John Ford quitte la baie de Manille et double silencieusement la presqu’ile de Batan. L’objectif de cette Task Force est sans doute d’intercepter nos transports qui se dirigent vers Lingayen et Aparri. Une fois en mer leur attaque sera soutenue par les sous-marins Swordfish et Skipjack. Mais une sourde détonation mais à mal toute possibilité de surprise, en effet le destroyer John Ford vient de sauter sur une des mines qui avaient été déposées dans la nuit par nos sous-marins à la sortie de la base. Notre submersible I-124 signale alors par radio la sortie de la flotte US et commence à la suivre tandis que le Pope repart vers manille en remorquant le John Ford.

La flotte de soutien des croiseurs Maya et Ashigara quitte les convois et se précipite à toute vapeur vers la flotte US. Les conditions météos sont excellentes en ce début d’après-midi et à peu près au même endroit ou, dans la matinée même la flottille des torpilleurs avaient été annihilées par le groupe Naka, les vigies US et Japonaises repèrent en même temps leurs adversaires. Les américains hésitent sur la conduite à tenir car ils ont reconnu le lourd château et la configuration triple tourelle des lourds croiseurs japonais. Cette hésitation est de courte durée car lancés à pleine vitesse, les navires japonais arrivent rapidement à portée de tir et les obus de 203 commencent à pleuvoir autour de la flottille américaine. Celle-ci tente alors de faire demi-tour tout en évitant une gerbe de longue lances. Ces manœuvres brutales et désordonnées achèvent de permettre aux croiseurs de s’approcher à moins de 10 000 mètres. La puissance de feu et l’entrainement font le reste, matraqués par les salves de 203, le Thracian est ravagé et coule rapidement, de même que le Thanet qui brule longuement avant de chavirer. Le Peary s’enfuit alors tandis que Scout en flamme fait de même. L’I-124 tente alors de le torpiller et le manque et c’est une dernière salve de l’Ashigara qui achèvera le valeureux navire. Repartant vers le nord, la flotte du Maya repère et met en fuite le Swordfish et Skipjack, mettant un terme à toute velléité d’opposition navale à nos débarquements...

 

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Destroyer Thanet dans la baie de Manille

 

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Le croiseur Maya, ou comment mettre le plus de puissance de feu dans les contraintes du traité de Washington !

 

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Bataille d’Iba

 

A suivre

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Philippines, suite :

 

Cette défaite en mer ne rafraichit pas les ardeurs des Américains. Sur la base des indications données par le sous-marin Shark, pas moins de 18 PBY décollent de ClarkField en direction des convois et vont démontrer qu’ils sont non seulement d’excellents avions de reconnaissance mais également de bons avions d’attaque. Le premier navire à en faire les frais et le Maebasi Maru déjà torpillé par le Shark qui coule après avoir encaissé une seconde torpille. Heurement une partie des troupes à bord avait déjà été évacuée et seules 50 soldats sont portés disparus. Notons tout de même que les escorteurs réussissent à abattre un hydravion.

Puis c’est le Yamakuni Maru qui encaisse une torpille, et coulera dans la soirée. Le Sugiyama en encaisse 2 et coule rapidement, suivi du Seika Maru qui en prend également 2 et se brise entraînant avec lui près de 600 soldats japonais. Son étrave flottera pendant 3 jours tel un iceberg de ferraille témoin du désastre causé par cette attaque aérienne. Enfin le Ryuun Maru est également désemparé par une torpille et coulera dans la nuit. A Takao l’état-major de l’armée d’invasion réalise que non seulement le bombardement de Manille n’a détruit aucun sous-marin mais qu’en épargnant les bases aériennes américaines ils ont soumis les transports japonais à une menace mortelle…

 

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Catalina en train d’attaquer la flotte d’invasion. Emploi audacieux et efficace de ces excellents avions.

 

Hélas, ces réflexions stratégiques interviennent trop tard car au même moment toute la flotte aérienne de Formose est en route vers le port de Manille afin de tenter de détruire les sous-marins qui seraient restés au port. Hélas le gibier n’est plus là. Escorté par 81 Zéros qui abattent rapidement 3 P40 sur les 20 qui s’interposent, 92 bombardiers achèvent la destruction du port de Manille détruisant au passage 11 cargos et endommageant gravement le transport de troupe Président Madison dont une des soutes à munitions explose, incendiant au passage 1 petit cargo à couple.

 

Anticipant que la flotte alliée essaierait de fuir les Philippines  par tout les moyens, deux flottes distinctes avaient été envoyées afin de refermer la nasse. La première est construite autour du croiseur lourd Haguro accompagné du croiseur léger Nagara et de 4 destroyers tandis que la seconde est composée du porte-avions léger Ryujo, des croiseurs Myoko et Nachi et de 6 destroyers. L’objectif du groupe Haguro et d’empêcher tout navire de commerce de fuir la zone tandis que le groupe du Ryujo doit assurer la couverture aérienne locale. Dès l’aube, les Kate du Ryujo repèrent trois petits cargos et les coulent rapidement.

Mais c’est près des côtes de Borneo que se joue la bataille. Le temps est couvert et les vigies japonaises repèrent tardivement deux ombres massives à 10 000 mètres. Le Haguro illumine de ses projecteurs le premier navire qui est rapidement identifié comme le croiseur Boise et ouvre rapidement le tir; le Boise s’approche et ouvre également le feu avec une efficacité surprenante, deux obus frappent la ceinture blindée mais sans faire de dégâts significatifs Étonnamment, le second navire s’éloigne et disparaît rapidement dans un grain. Les salves du Haguro encadrent le Boise et 3 coups au but enflamment sa superstructure. Hélas le temps se gâte et le contact visuel et finalement perdu.

L’état major de l’Haguro fait le pari que le Boise et celui qui l’accompagne, sans doute un grand transport de troupe vont fuir plein sud et une route d’interception est rapidement tracée.

 

Lorsque l’aube se lève les vigies repèrent la silhouette massived’un navire de guerre à l’est qui se détache parfaitement dans le ciel clair de l’aube tandis que l’Haguro est masqué par le ciel obscur de l’ouest…  « C’est le Boise ! » s’exclament les vigies un peu rapidement, avant de déchanter. Le navire aperçu dans la nuit se trouve être le croiseur lourd Houston ! Très vite il est décidé de profiter de la pénombre et d’engager le combat immédiatement avant que l’aube ne se lève complètement. Le combat est extrêmement violent, dès que les salves encadrent le Houston, celui-ci comprends que le différentiel de visibilité est un inconvénient majeur et il décide de foncer sur la flottille japonaise qui lui barre du coup le T. Les canons à tir rapide des destroyers labourent les superstructures du croiseur qui commence à brûler et prive le croiseur des moyens de coordonner et guider son tir. Un coup au but du Hagura fait même sauter la tourelle n°1. Une fois parvenu à 6000 mètre le Houston vire et ouvre le feu avec toutes ses pièces. Incapable de coordonner son tir, il arrose à la fois le Haguro et le Nagara qui encaisse un mauvais coup qui détruit une cheminée et incendie ses superstructures. Voyant cela, l’amiral décide de rompre le combat laissant derrière lui le croiseur américain ravagé.

 

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Le croiseur Houston, qui fait moins le fier désormais…

 

Hong Kong

 

Les troupes de Chine ont atteint les faubourgs de Hong Kong et se préparent à bombarder la ville britannique, le rôle de l’aviation reste le même, bombarder le port afin de détruire les navires à quai tandis qu’une flottille d’interception composée du croiseur Chokai et de 4 destroyers patrouillent à 350 km afin d’intercepter les fuyards. C’est compter sans l’esprit d’initiative anglais qui envoie une escadrille de Wildbest sur le Chokai qui encaisse plusieurs bombes. Retour au chantier pour un des plus puissants croiseurs japonais... le 8 décembre 1941… c’est la tuile.

 

Pendant ce temps au large de Pearl Harbor, le KB sur la route du retour repère 2 destroyers qui étaient partis à la chasse ausous-marin, un groupe de 50 Kate les envoi 1 par le fond au prix de 3 des leurs… ca fait beaucoup je trouve.

 

 

Et voila, c’est la fin d’une seconde journée de combat. J’espère que vous prenez plaisir à lire ces péripéties. Vos commentaires sont les bienvenus!

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9 décembre 1941,

 

Invasion de la Malaisie :

 

Comme la veille, les sous-marins alliés tentent de s’interposer entre la base arrière indochinoise et la Malaisie. Mais les patrouilleurs japonais veillent et repoussent le KXII puis le KXVII qui lance une gerbe de 4 torpilles sur le destroyer Isonami sans succès. Le KXI tente d’en profiter pour attaquer mais l’escorte veille au grain et grenade sévèrement l’intrus. Mais les patrouilleurs ne peuvent être partout et le SS-020 colle 3 torpilles dans le flanc du Teihoku Maru qui venait de quitter Cam Ranh Bay et qui coule immédiatement. Un  peu plus tard, c’est le SS-O19 qui subit des dégâts légers suite à 2 grenades bien placées.

 

Dès l’aube, les défenseurs d’Alor Star voient approcher 173 bombardiers volant à 15 000 pieds escortés d’une cinquantaine de chasseurs qui endommagent fortement la piste et désorganisent partiellement les troupes. Néanmoins, au vu des piètres résultats obtenus, il est décidé de préparer les prochains bombardements à bien plus basse altitude. Ils croisent sans le savoir 5 Swordfish et 3 Hudson qui tentent de bombarder Kota Bharu mais la demi-douzaine de Nate en patrouille rend leur attaque inefficace. Malgré cette tentative avortée, les débarquements de troupes continuent à Singora comme Kota Bharu, et Yama######a commence à mettre ses troupes en mouvement vers Singapour!

 

Borneo :

 

Une centaine de Bombardiers partis de Saigon bombardent désormais les forces anglaises de Brunei, Miri et Kuching en prévision des débarquements à venir, encore une fois, peu de pertes côté anglais et il décidé de baisser l’altitude des prochains bombardements. A la tombée de la nuit un millier d’hommes débarquent à Burnei sans réelle opposition.

 

Invasion des Philippines :

 

Une fois encore, les alliés envoient leur vedettes contre les convois japonais, et cette fois ci les flottes de couvertures sont absentes, la flotte du Naga refait le plein de munition à Takao tandis que la flotte du Maja est bien trop au sud pour intervenir. La cible est le gigantesque convoi d’invasion d’Aparri composé de 40 cargos et 15 escorteurs. La taille du convoi joue contre lui car les escorteurs mettent de longue minute à atteindre le point d’attaque et dans sa volonté d’éviter les attaques, les cargos enchaînent les manœuvres brutales à tel point que le cargo de 2800 tonnes Yamadori se fait méchamment éperonner par le Keisho Maru (7000 tonnes) et fini par sombrer. Une vedette arrive à coller également une torpille sur le dragueur de mines W-19 qui explose littéralement. Après une petite heure d’attaques ininterrompues et la perte d’une des leur, les vedettes doivent faire demi-tour.

 

j'ai adoré la péripétie de l'éperonage, je trouve que c'est ce genre de détails qui font une simulation immersive

 

9 Nell en patrouille les repèrent et son le chef d’escadrille parie une bouteille de Saké qu’il arrive à en torpiller une, pari tenu par ses hommes et finalement gagné, contre toute attente le Nell en ras de l’eau surprend les vedettes et arrive à en torpiller une !

 

Alors que la flotte d’invasion A contourne Cayagan en vue d’Aparri, une seconde flotte ( Flotte B équivalente entre dans la baie de San Fernando et commence à débarquer hommes et matériel, et notamment une centaine de chars léger dont le général de la 16ème armée attend beaucoup. L’opposition est légère et la majeure partie des pertes (400 hommes et 1 char tout de même) sont dû au terrain très défavorable. Un peu plus au nord un groupe d’assaut de la marine mène avec succès une attaque de diversion à Vigan. Les alliés réagissent violemment en bombardant la tête de pont de San Fernando, mais ils dévoilent ainsi leurs positions et un bref tir de contre batterie les ramène à la raison. Une attaque est prévue pour le lendemain afin de dégager la baie de San Fernando et foncer ensuite vers Clark Field !

 

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Plan d’attaque prévu (je dis prévu car je suis très lucide quant à la capacité qu’à la vraie vie de contredire les plans les plus imaginatifs…)

 

Afin de s’assurer de l’absence de réaction aérienne, 30 zéros sont envoyés en maraude au-dessus de Clark Field et abattent rapidement 6 P40. Ils sont suivis peu après de 60 bombardiers accompagnés de 40 zeros qui ravagent les pistes de ClarkField endommageant au passage 4 B17.

Au sud de la mer des Célèbes, les Kate du Ryujo torpillent le cargo Tantalus. Au centre de la mer des Célèbes, les loups sont dans la bergerie, le groupe de Tanaka est entré pendant la nuit et rattrape  à l’aube le ravitailleur de sous-marin Canopus et le coule rapidement.

 

Océan Pacifique :

 

Alors que les troupes de marine s’emparent sans difficulté de Tarawa, un drame se joue à Wake. En effet, l’amiral Yamamoto avait prévu une attaque menée par plusieurs flottes en provenance du japon, des Marianes et de Kwajalein. Le silence radio était de rigueur afin de s’assurer de la surprise parfaite. Cependant, la flotte principale en provenance du Japon a été retardée et le message a été envoyé à tous que la date de débarquement était reporté de 3 jours, interdiction faite bien sûr d’accuser réception; hélas la flottille en provenance du Kwajalein n’a pas reçu ce message et c’est à peine 1000 soldats en infériorité manifeste qui se retrouvent jeté sur l’atoll face aux troupes professionnelles de l’USMC. C’est évidemment un massacre qui démontre la fragilité de ces opérations coordonnées.

Il est demandé au KB de se dérouter afin d’appuyer de ses bombardiers en piqué les troupes au sol.

 

Façon romancée de dire que je me suis bien gaufré dans le suivi de toutes mes petites task force et que je n’avais pas capté qu’une petite TF préprogrammée était en route vers son cimetière… la galère.  :furax:

That’s all folks !

Modifié par Kretschmer

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9 – 12 décembre 1941,

 

Guerre sous-marine :

 

Le match entre les sous-marins alliés et les patrouilleurs japonais continue de plus belle : le KXV est repoussé par un destroyer au large de Saigon, rapidement repéré par 3 destroyers, il semble encaisser quelques mauvais coups. Tout à leur poursuite, les patrouilleurs ne repèrent pas le KXIV qui colle 4 torpilles dans le flanc du cargo Yashinogawa qui coule rapidement. Les destroyers se déroutent pour repêcher les survivants et le KXV en profite pour coller une torpille dans le cargo Mogamigawa qui se brise en deux puis sur le Tatuki Maru qui s’enflamme. Pendant ce temps, le destroyer Yuguri grenade le KXIII qui tentait de s’infiltrer en baie de Kota Bharu et repère des remontées légères d’huile à la surface. Le même destroyer est en veine puisque il repère dans la nuit du 9 au 10 décembre le O19 et semble également le toucher légèrement. Mais le KXIII en profite pour torpiller deux cargos qui couleront un peu plus tard en baie de Kota Bharu tandis que son sister ship le KXII coule également 2 cargos mais quitte la baie sous un tapis de grenade tandis que les opérateurs sonar des patrouilleurs sont persuadés que le feu s’est déclaré à bord du sous-marin. Dans la journée du 10, au large de Cam Ranh Bay, le O20 et le KIV coulent chacun 1 cargo et les patrouilleurs ne peuvent s’interposer.

 

Le 10 au soir, face à ce massacre, le quartier général de Saigon coordonne l’ensemble des forces aériennes et navales. Les Nells et le Bettys sont chargés de patrouiller à 2000 pieds tandis que les groupes de chasses passent d’une posture fixe à une posture de patrouille active.

Les résultats ne se font pas attendre et le lendemain, les sous-marins sont régulièrement repérés et repoussés des convois, sans que la moindre destruction de sous-marin ne soit hélas certifiée.

 

Je n’avais pas compris que si on mettait un TF en « remain in position » cela n’avait aucun intérêt de mettre du « react ». J’ai donc passé en mode « patrol » l’ensemble des TF ASW.

 

Invasion de la Malaisie :

 

Pendant ce temps, Yama######a fait avancer ses troupes vers Alor Star et Kuala Lumpur supporté par les forces aériennes d’Indochine qui matraquent avec une efficacité il semble limitée les troupes d’Alor Star. A noter tout de même qu’un raid de 50 Nell rase le port de GeorgeTown y détruisant 1 cargo et une demi-douzaine de gardes côtes (HDML).

 

Débarquements à Borneo

 

A l’aube du 10 décembre, les troupes japonaises débarquent à Brunei, Kuching, Miri, Tarakan et Manado sans pertes excessives, couverts par des bombardements en provenance d’Indochine (33 Betty à Brunei, 25 Betty à Tarakan). Néanmoins, l’artillerie de la base de Menado désempare rapidement 2 petits cargos qui repartent vers Babeldaob à petite vitesse. De même les canons de 120mm de la base de Tarakan sont rapidement identifiés comme une menace sérieuse sur les troupes débarquées et le croiseur lourd Nachi s’approche à raser les cailloux pour bombarder les défenses, mais sans grand effet manifestement.

 

Alors que Miri et Brunei sont rapidement capturés, la résistance est considérée comme trop forte à Tarakan et Menado et les troupes japonaises se contentent de se regrouper sur la côte.

 

Invasion des Philippines

 

 

Dans le nord des Philippines, les débarquements continuent à San Fernando et la flotte d’invasion B arrive enfin devant Aparri et 6 vedettes lance torpilles tentent encore de s’interposer et sont rapidement repoussées par le groupe Maya en perdant 4 des leurs. Le 9 au matin, 155 bombardiers approchent à basse altitude (5000ft) et désorganisent sensiblement les troupes mais il semble que les pertes soient très légères. Le 10 au matin, la 65eme brigade supportée du 4eme régiment de char s’élance à l’assaut de la base de San Fernando et pour une centaine d’hommes mis hors de combat les alliés sont mis en déroute après avoir perdu 1500 hommes et abandonnent sur le terrain 31 pièces d’artillerie.

Au même moment le détachement Kanno s’empare de la base de Vigan, et le lendemain les japonais s’emparent d’Aparri.

 

Profitant du répit offert à l’aérodrome de ClarkField (les bombardiers se concentrant sur les troupes au sol) les forces aériennes américaines se réorganisent et relancent leurs Catalina sur les flottes d’invasions qui s’adjugent rapidement la destruction de 2 cargos dont 1 qui coule chargé de 60 chars !  :pleure:

 

Afin de fermer définitivement la base de ClarkField, les forces aériennes de Formose lancent 3 vagues de bombardement vers le gigantesque aérodrome américain. 1 premier raid de 30 zeros et abat rapidement en combat aérien 8 P35 et 1 P40 sans aucune perte. Puis 140 bombardiers escortés de 45 zéros bombardent à 4000 ft l’aérodrome et au prix de 3 des leurs laissent derrière eux 2 P40 détruits, et 10 endommagés et  3 B17 endommagés.

Alors que les américains éteignent les incendies et ramassent les blessés, 30 oscars apparaissent au raz des hangars, à moins de 50 mètres d’altitude et mitraillent les pistes. Mais la DCA est toujours à poste et réplique violemment, 10 oscars s’abattent en flammes et les autres s’enfuient transformés en passoires.

 

Le 11 décembre, alors que les chars de la 15eme armée s’approchent de de Lingayen, ils sont précédés par un raid de 138 bombardiers qui larguent leurs bombes de 250 kg sur les positions de l’infanterie américaine, une trentaine de pièces d’artillerie sont supposées détruites par le raid.

 

Plus au sud, la flotte de Tanaka rôde en mer des Célèbes et coule rapidement les cargos Capillo, Escalante, Sarangami et Luzon et le pétrolier Gertrude Kellog. Le 10 décembre à 3 heures du matin il entre discrètement en baie de Cagayan et oriente ses canons géants vers la base aérienne américaine. Mais manifestement les américains avaient anticipés ce bombardement est les dégâts causés sont limités.

 

Les flottes d’invasion rentrent ensuite en baie de Cagayan et bien que des raids de B17 et de Catalinas tentent de s’interposer, les débarquements débutent rapidement sans oppositions significatives. Le 11 au matin, les troupes japonaises chargent les troupes philippo-américaines qui s’enfuient en laissant 800 corps sur le terrain. 8 P40 en réparation dans les hangars sont détruits dans l’opération.

 

Au nord de Menado, le groupe composé du croiseur lourd Haguro et de 3 destroyers repère le 10 décembre le pétrolier Manatawny et décide de … ne pas l’attaquer :pascontent: . Le lendemain, il repère également le pétrolier Mindanao et décide de … le laisser continuer sa route :pascontent:  :pascontent:  Ouate ze phoque !!!!  :marto:

Non, la vraiment je ne comprends pas ce qui se passe, si quelqu’un a une idée…

 

Heureusement, les sous-marins japonais embusqués au large de Palembang repèrent deux pétroliers et les envoient vite fait bien fait dans l’atmosphère à l’état gazeux. Un peu plus tard, alors que l’équipage du Mindanao se partageait une tranche de gouda pour célébrer la fuite honteuse du Haguro, 4 Malvis repérèrent le lourd pétrolier et l’envoient par le fond grâce à 3 bombes de 250kg bien placées.

 

 

Chine

 

A Hong Kong, les japonais se contentent de bombarder la ville, malgré tout, il faudra se résoudre à un sanglant assaut…  Mais alors que la Chine devait être un front autant calme qu’hivernal, des mouvements de troupes sont repérés devant le saillant d’Ichang, et effectivement à l’aube un tir de barrage de 300 canons réveille les défenseurs japonais qui se précipitent dans leurs abris. Près de 80 000 hommes sont repérés autour du saillant.

Plus au sud, près de Nanchang, la 11ème brigade tombe sur un corps chinois de 5000 hommes et le met en fuite. De même la 1ère brigade en charge du rétablissement de la ligne ferroviaire nord attaque les retranchements du 12eme corps et le met en fuite.

 

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Situation en Chine

 

Pacific Centre

 

Sur l’ile de Wake, la situation est critique, les troupes japonaises acculées sont bombardées par les troupes de l’USMC et les bombardements opérés par les Nell en provenance de Kwajalein ne sont pas efficaces. Heureusement, le 12 décembre à l’aube, les 300 bombardiers du KB, escortés d’une cinquantaine de zéros foncent sur l’atoll et ravagent les positions américaines, offrant un léger répit aux troupes japonaises.

Plus à l’ouest, les troupes de marines débarquent à Guam et détruisent rapidement les premiers postes fortifiés américains.

 

Pacific Sud

 

Les troupes japonaises s’emparent rapidement des mines de phosphate de Nauru, de l’île de Manus et de la côte nord de la Guinée et par un coup d’audace débarquent des troupes en baie de Rabaul qui est régulièrement bombardée par une cinquantaine de Betty en provenance de Truck. Hélas la garnison est plus importante que prévue et il est décidé de différer l’attaque.

 

Alors que la flotte japonaise finissait de débarquer ses troupes sur l’île de Tarawa capturée il y a peu, 60 appareils de l’aéronavale américaine piquent sur le lagon et coulent rapidement toute la flotte présente sur place, les troupes de l’IJN déplorent 1000 disparus et perd tout son ravitaillement. :craint:

Immédiatement, toutes les flottes d’invasion et de ravitaillement sont rappelées vers le nord et doivent se regrouper immédiatement à Kwajalein et Truck alors que les bombardiers Nell et les hydravions Malvis sont mis en état d’alerte. Ce premier engagement de l’aéronavale américaine est un coup dur car le KB est bien trop au nord pour espérer punir cet assaut et l’ensemble de l’invasion du pacific sud que nous espérions mener avant la mise en place de défenses solides par les alliés doit être différé ! :craint2:

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13 - 14 décembre 1941,

 

Guerre sous-marine :

 

Les destroyers en maraude entre Formose et le Philippines repoussent successivement le SS Skipjack, le SS Seal et le SS Porpoise. Pendant que les américains se dévouent à ramasser les grenades, les hollandais en profitent et le CL Kinu échappe de peu à une gerbe de 4 torpilles heureusement repérée à temps par une vigie qui n’a pas perdu sa journée ! De même le S-39 échoue à approcher des cargos en baie de Calayan et tente de se venger sur un destroyer qui garde la baie mais le manque. Plus au sud, le SS Perch repère le cargo Kyokko Maru et l’envoie par le fond par 2 torpilles bien placées. Sans doute le reste d’un stock de torpilles performantes…

 

Au nord des Philippines, le commandant du SS Sculpin ne croit pas sa chance. Dans son périscope défile lentement le porte-avion Ryujo et ses destroyers qui ne semblent pas le remarquer. Une solution de tir est rapidement calculée mais par chance le porte-avion offre son flanc au sous-marin par moins de 4000 mètre. 4 torpilles sont rapidement lancées et malgré les règles de prudence les plus élémentaires, le commandant ne résiste pas à la tentation de suivre l’évolution de sa cible pendant les deux longues minutes qui suivent. Tout à coup une immense colonne d’eau s’élève sur le flanc du porte-avion qui se met à cracher une fumée grasse de son pont d’envol. Les vivats retentissent dans le sous-marin qui s’enfonce dans les profondeurs tandis que les destroyers japonais cherchent en vain le coupable…

 

 

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CVL Ryujo

 

Borneo

 

A l’aube, 11 Catalinas bombardent la flotte d’invasion de Kuching et détruise un petit cargo. Cela n’empêche pas, les troupes de marines de repousser au prix de 300 disparus les Britanniques de Kuching qui laissent 580 des leurs sur le terrain. A l’est de l’ile, l’histoire est différente, les japonais piétinent devant Tarakan et les batteries côtières s’adjugent un nouveau cargo à leur palmarès déjà honorable.

A l’aube du 14 décembre, Tanaka et ses croiseurs de bataille entre dans la baie de Tarakan et ravage la piste, le port et les dépôts de munitions hollandais. Il semblerait que les retranchements hollandais aient malheureusement limités les pertes dans les rangs des défenseurs. De même, le bombardement de 33 Betty en provenance d’Indochine n’est pas plus efficace.

 

 

 

Dans la nuit du 13 au 14 décembre, au large de Manado, une flotte Hollandaise de 3 croiseurs légers et 11 destroyers croise le destroyer Shiokaze et le pétrolier ravitailleur Iro qui étaient partis de Truck pour ravitailler la flotte de Tanaka. La nouvelle lune et le temps exécrable fait que les flottes naviguent sans aucune visibilité. Hélas une vigie du croiseur De Ruyter assez courageuse pour garder le nez dehors repère la moustache d’étrave du Shiokaze et donne l’alertre. Dans une confusion totale le croiseur tire une salve à bout portant (1000 yards) sur le Shiokaze et un incendie ravage rapidement ses superstructures. La lueur de l’incendie révèle le lourd pétrolier qui le suit, le croiseur Tromp lui met plusieurs coups aux buts et le pétrolier immobilisé s’enflamme. Une nappe de mazout s’étend rapidement et la lueur de l’incendie révèle un paysage d’apocalypse tandis que les destroyers alliés s’écartent précipitamment de la nappe de mazout. Le Destroyer Van Ghent a la présence d’esprit de lancer une torpille quasiment à bout portant qui achève le pétrolier. Moins de 4mn après le début de l’engagement la flotte hollandaise reperd le contact avec le Shiokaze désemparé qui repart vers Babeldoab à 12 nœuds.

Le visage fouetté par la pluie battante, les officiers hollandais éblouis par l’incendie de l’Iro rassemblent leurs esprits. Tout à coup l’horizon s’illumine et le sifflement des obus de 406 mm sème l’épouvante dans les rangs hollandais. Illuminés par la nappe de mazout qui continue de se consumer, ils sont une proie facile pour les Japonais. L’instant d’après, c’est les salves ininterrompues de l’artillerie secondaire qui encadre les navires de gerbes de plus en plus proches. Le commandant du De Ruyter remonte en urgence à la passerelle. Les vigies encore aveuglées par l’incendie du pétrolier essaient en vain de repérer leurs tortionnaires. Le Destroyer Banckert encaisse plusieurs obus et brule de la proue à la poupe. Peu après le destroyer Parrott est coupé en deux par un obus de 406, au même moment c’est le Destroyer Edsall qui s’enflamme. Son courageux commandant vire sec afin de se rapprocher de la flotte japonaise et braque ses projecteurs vers les navires ennemis. Le commandant du De Ruyter constate paniqué que son escorte éclaire un premier cuirassé de classe Nagato reconnaissable par la pagode qui surmonte le navire. Mais il semble qu’il n’y ait non pas 1 mais 4 navires de ligne, c’est la division Nagato au complet, que tout le monde croyait en baie d’Hiroshima, qui matraque la flotte hollandaise. Sur tous les navires hollandais, les officiers font la même constatation et virent rapidement de bord afin de s’éloigner autant que possible de ces monstres des mers. Seul le De Ruyter reste sur la même route : sur la passerelle les officiers et timoniers regardent inquiet leur commandant immobile et muet. Celui-ci serre tétanisé ses jumelles à s’en blanchir les phalanges. A bord c’est l’enfer, déjà touché à 12 reprises le navire commence à ralentir tandis qu’il prend de la bande sous l’effet des tonnes d’eau qui s’engouffrent par les multiples brèches. Enfin un obus de 406 explose au milieu des superstructures et des explosions en chaîne achèvent le fier navire qui coule 6 mn après le début de l’engagement. Le contact est heureusement définitivement perdu entre les japonais et les hollandais.

Le De Ruyter va être vengé, une deuxième flottille alliée a profité des tirs des japonais pour s’approcher subrepticement du Nagato. Dans un ensemble magnifique le croiseur léger Java et ses 5 destroyers virent le long de la ligne japonaise en lâchant leurs torpilles. Après une attente intense une explosion sourde fait vibrer le Nagato tandis qu’une colonne d’eau s’élève sur le flanc du navire amiral. Hélas pour les Hollandais, les marins japonais sont prompts à repérer la nouvelle flottille et braquent vers eux leur artillerie. Mais la faible visibilité permet aux souris d’échapper aux chats, non sans avoir encaissé quelques obus.

La division Nagato arrive enfin au large de Manado et braque ses canons sur la base navale. Elle y repère le croiseur léger Tromp qui s’y était réfugié et l’achève de deux coups au but, de même que le Destroyer Banckert. Enfin les troupes Hollandaises réfugiées dans Manado sont soumises à rude épreuve par le bombardement des 4 cuirassés (Nagato, Fuso, Ise, Huyga) et du croiseur Haguro.

 

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Le Fuso et le Huyga entrent en baie de Manado.

 

Malheureusement, le commandant du Nagato signale que la torpille a provoqué bien plus de dégâts qu’anticipé. La gite est déjà importante et le lourd cuirassé se retire vers Babeldaob à petite vitesse acompagné de 4 destroyers.

 

Dès l’aube les troupes du 2nd SNLF ‘Sasebo’ lancent leur attaque sur Manado et font fuir les 1600 défenseurs hollandais qui laissent la moitié des leurs sur le terrain et entament une longue et difficile retraite au travers de la jungle.

 

L’engagement de la nuit du 14 décembre me coute un pétolier (et ca c’est très pénible) et un gros trou dans le flanc du Nagato.

Côté Allié les pertes s’élèvent à 2 croiseurs légers, 3 Destroyers, et probablement 2 ou 3 autres Destroyers qui auront du mal à rejoindre leur port d’attache. De même le croiseur Houston qui avait été désemparé (Heavy fire + heavy damage) par le Hagura n’apparait toujours pas dans la liste des « sunk ships ». Je pense donc qu’il s’en est sorti (dommage)

 

 

Philippines

 

Le 16eme régiment de chars légers lance une reconnaissance en force vers Tuguegarao, repousse violemment un bataillon philippin qui s’y trouve et s’empare de la base, 300 philippins sont mis hors de combat. A nouveau, une centaine de bombardiers tentent de ramollir les défenses de Lingayen mais le temps est exécrable et les résultats médiocres.

 

Chine

 

Après les nombreux bombardements d’artillerie et aériens menés dans les jours passés, les troupes de la 38ème division commencent à envahir la ville mais doivent cesser d’avancer après avoir vus 1000 combattants mis hors de combat. Le combat sera long et dur.

Afin de soutenir l’offensive de la 11ème brigade à Nanchang, un raid de 30 bombardiers tente de perturber les défenses chinoises mais le raid est intercepté par les chasseurs de l’AVG et 9 H81-A3 abattent rapidement 3 Lily et 2 Sally.

 

Pacific Centre

 

La 66ème unité de gardes navales tente de s’emparer de Guam mais ne parvient qu’à nettoyer la première ligne de défense. Le lendemain (14.12) au matin les américains se rendent après un court et violent assaut.

Une fois encore le Kito Butai offre aux défenseurs de Wake un défilé aérien mortel qui on le suppose finit de mettre à mal les défenseurs de l’USMC. Mais les troupes japonaises décident de consolider leurs positions en vue d’une attaque définitive le lendemain. En effet, dès l’aube les troupes de marine soutenues par les bombardiers en piqué du KB enlèvent l’une après l’autre les positions fortifiées américaines et finissent de nettoyer l’île. Le KB repart immédiatement vers son port d’attache afin de refaire le plein de munitions.

 

Pacific Sud

 

Soutenus par les Betty de Truk, la troupe d’assaut Maizuru tente au bluf de s’emparer de Rabaul mais se fait sèchement refouler en perdant 500 hommes. Pendant ce temps les batteries côtières et les Catalinas (sans doute en provenance de Port Moresby) continuent de bombarder la flotte japonaise et 3 cargos supplémentaires s’enflamment rapidement. Un peu plus au nord, le cargo Kotobuki Maru est repéré par 4 Catalinas qui lui collent pas moins de 5 bombes de 500 livres et l’envoient par le fond. Voilà des pilotes qui méritent le titre de sniper des mers !!!

 

Morning Air attack on TF, near Mussau Island at 105,120

Weather in hex: Clear sky

Raid spotted at 43 NM, estimated altitude 6,000 feet.

Estimated time to target is 25 minutes

Allied aircraft

      Catalina I x 3

Allied aircraft losses

      Catalina I: 1 damaged

Japanese Ships

      xAK Kotobuki Maru #5, Bomb hits 5, and is sunk

Aircraft Attacking:

       3 x Catalina I bombing from 1000 feet

               Naval Attack:  4 x 500 lb SAP Bomb

 

 

 

Et voilà encore quelques journées bien stressantes. J’ai 2 navires importants en vrac qui tentent de rentrer à bon port en serrant les fesses… C’est surtout le Ryujo qui me fait peur, le Nagato devrait pouvoir rejoindre Babeldoab afin de pomper l’eau de ses fonds avant de rejoindre un port digne de ce nom pour réparation, mais il est out pour un moment.

Une fois encore, vos commentaires et conseils sont bienvenus!

 

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15-19 décembre 1941,

 

Guerre sous-marine :

 

Au sud de Java, le sous-marin I-122 repère le cargo Shinai non escorté. Il prend le risque de faire surface et le canonne pendant une petite demi-heure jusqu’à tomber à court de munition, laissant derrière lui un brasier flottant, ou  presque flottant.

 

Plus au nord, dans le détroit entre Formose et Luzon, les sous-marins alliés continuent de harceler les convois japonais mais les Task Forces ASW veillent et repoussent le Stingray, le Seal, le Skipjack, le S-39 le Snapper, le S-40 le S-37 et le Tarpon. Je pense qu’il y a tellement de sous-marin dans le coin qu’on pourrait presque lâcher des grenades « au pif » par avion !! Cette débauche de moyen de part et d’autre (sous-marins comme patrouilleurs) n’aboutit qu’à un énorme gâchis de munition, sans coup au but de part et d’autre.

Néanmoins une escadrille de Catalina arrive à coller une bombe sur un des cargos faisant la navette entre Formose et Luzon.

 

Les sous-marins japonais ne sont pas en reste. Au nord de Hawai, le SS I-15 torpille le patrouilleur Grebe qui était à sa recherche. Au sud de Java, le I-124 qui s’est déjà offert un pétrolier il y a quelques jours repère le navire atelier Canopus et le canonne, quand il doit rompre le contact, le navire brule de la proue à la poupe, pourtant impossible de dire s’il va effectivement couler. Dans la nuit du 18 au 19 décembre, le commandant du I-124 est réveillé par son chef de quart, en effet l’équipe de veille a repéré la moustache d’écume d’un navire rapide. Bien que plus rapide que le sous-marin, sa route le mène droit sur lui. Après une rapide plongée périscopique le sous-marin se place en position et lance une gerbe de 4 torpilles sur le croiseur anglais Glasgow. Une seule torpille touche la cible rapide mais les dégâts causés par la longue lance paraissent important. En effet le lendemain, nos services de renseignement considèrent que ce navire moderne et puissant a effectivement été coulé !

 

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Lancé en 1937, le croiseur britannique aura eu une vie opérationnelle courte !

 

Borneo

 

Le 15 décembre, la flotte de Tanaka (Croiseurs de bataille Kongo et Haruna) tente de repérer les survivants de la bataille navale de Mindanao et pique plein sud vers Java. Elle croise de nuit le croiseur léger Marblehead et 6 destroyers, mais les conditions de visibilité sont telles (pluie et nouvelle lune) que le contact est vite perdu, seuls 3 destroyers ont encaissés chacun un obus…

 

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Le croiseur Marblehead qui a croisé la mort de près…

 

Le 14 décembre, sur la base aérienne de Singkawang, la chasse se prépare avec enthousiasme, 26 zeros et 30 oscars se préparent à faire un vol de supériorité aérienne à Singapour afin de préparer la voie aux bombardiers en provenance d’Indochine. Hélas la grande distance qui sépare Singkawang de Singapour fait que les Japonais arrivent en ordre dispersés. Un premier groupe de 16 zéros arrive à 30 000 pieds et l’alerte sonne à Singapour. Les Buffalos déjà en l’air sont rejoints par une nuée d’autres chasseurs et ce n’est pas moins de 62 Buffalo qui tentent d’engager les habiles zéros. Mais même à 4 contre 1 le combat est inégal, plus d’opposition veux simplement dire plus de cibles et les zéros se retirent une fois leurs munitions épuisées après avoir abattus 7 chasseurs anglais. 10 autres zéros plongent ensuite dans la mêlée et s’adjugent 3 victoires supplémentaires. Ils sont suivis de 30 Oscars qui sont mal coordonnés et les pilotes de l’IJA qui viennent d’abandonner leurs Nates n’ont pas l’habitude des longs vols d’approche et arrivent fatigués au-dessus de Singapour. Ils se retirent après un piteux match nul 1 partout.

Peu après 33 Bettys en approchent de Singapour arrivent à 3000ft (erreur fatale) La DCA locale se régale sur ces cibles lentes et inflammables. 10 bombardiers sont abattus et 8 sont tellement endommagés qu’ils s’écraseront en mer sur le chemin du retour.

 

Oui, je suis bien un boulet. Je les ai envoyé bombarder Singapour avec la même altitude que celle des patrouilles ASW…

 

Par la suite, la bataille aérienne de Singapour est laissée à la seule charge des Oscars de l’IJA basés en Malaisie. Ceux-ci poursuivent l’attaque jusqu’au 19 décembre et au prise d’un appareil détruisent 6 Buffalos en combat aérien.

 

Le lendemain les chasseurs restent au repos, sauf les Oscars qui désormais patrouillent au-dessus de la base et interceptent ainsi 12 Catalinas et 3 Do-24K qui tentent à nouveau de bombarder les navires qui déchargent troupes et ravitaillement, tous les avions alliés repartent intacts mais sans avoir pu s’approcher des navires.

Cela ne les empêche pas de tenter à nouveaux pendant trois jours d’empêcher l’arrivée de renforts à Singkawang. Les zeros qui ont abandonné pour un temps leurs patrouilles au-dessus de Singapour défendent leur base et repoussent vagues après vagues les alliés qui perdent 11 bombardiers dont 1 Catalina et 3 Swordfish. 13 autres sont endommagés dont 3 Catalinas. Le 19 il semblerait que les anglo-hollandais aient lâché l’affaire…

La question est, les Swordfish ont-ils décollé d’une base terrestre ou d’un porte-avion anglais qui roderait dans les parages…

 

A Tarakan les Hollandais bombardent les japonais qui établissent une tête de pont de plus en plus solide. Une première attaque le 18 décembre permet de réduire les principales défenses de la base. Le lendemain, 33 Betys approchent à 3000 ft et larguent leurs bombes sur les lignes hollandaises. Malheureusement la DCA est dense et le long trajet qui les ramène vers l’indochine nous coûte trois bombardiers. Néanmoins l’objectif est atteint, les hollandais totalement désorganisés ne résistent pas à l’assaut du lendemain et la ville est intégralement capturée le 19 y compris le champ de pétrole et la raffinerie pris presque intacts. Dès le lendemain, les patrouilles ASW du sud des Philippines sont déroutées vers Tarakan pour faire le plein.

 

 

Philippines

 

Nous continuons nos opérations aériennes afin de détruire définitivement toute capacité aérienne alliée. Les escadrilles de Zeros rôdent en permanence au-dessus de Manille et de Clark Field tandis que les Sonia, les Lily et les Sallys en provenance de San Fernando bombardent en permanence les pistes sans défenses et que les Bettys en provenance de Formose bombardent les troupes au sol.

Pendant ce temps, les hommes de l’IJA prennent facilement Lingayen et se préparent à foncer sur Clark Field. Sur leur flanc nord, les chars du 16eme bataillon de reconnaissance bousculent les philippins et approchent de Manille.

Nos reconnaissances aériennes semblent indiquer que les alliés se regroupent à Clark Field, ce qui pourrait expliquer notre approche jusque-là aisée.

 

Malaisie

 

Les Britanniques montrent une fois encore leur esprit d’initiative digne de cette nation qui a su conquérir le monde. L’obscur major en charge de la petite garnison de Victoria Point sait que tout le ravitaillement de Yama######a transite par une voie ferrée à moins de 30 km de sa base. Il a juste à traverser le détroit pour prendre la base de Chumphon et mettre un coup sérieux à l’offensive Japonaise.

Mais les japonais ne sont pas des manches non plus et avaient anticipés le coup. Le 112eme régiment d’infanterie avait été laissé à Chumphon et ses éléments d’infanterie légère ont repéré l’approche des anglais. Une embuscade est rapidement organisée et à l’aube du 15 décembre, 60 Sallys en provenance de Thaïlande bombardent les troupes anglaises tandis que le 112eme régiment lance son assaut brutal qui se termine par la reddition sans condition de la colonne anglaise. Le 112eme régiment décide ensuite de marcher vers Victoria Point qui semble désormais vide.

A Alor Star, les Sallys en provenance de Thaïlande et les Lilys de Singora lancent des raids de 120 appareils sans réelle opposition et pavent la voie pour l’armée de Yama######a. C’est sans surprise que celui-ci s’empare de la base anglaise avec facilité. Au prix de quelques blessés légers, les 11 000 hommes de l’IJA, appuyés d’une centaine de blindés légers, bouleversent les 5000 indiens laissés en défense qui perdent la moitié de leurs effectifs, tous leurs canons et leurs véhicules.

 

Chine

 

Le 16 décembre, un second assaut de Hong Kong se solde par un échec cuisant, et il est décidé de mettre les troupes au repos.

L’attaque reprend le 18 avec un premier bombardement de 25 Lily et 35 Sonia. Après une journée de longs combats qui met hors de combat à nouveau un millier d’hommes, la 23eme armée entre dans la ville et commence un combat de rue sanglant. Lorsque la nuit tombe, tous les systèmes fortifiés ont été réduits et les Anglais sont désormais dispersés autour de l’aérodrome, du port, et du quartier de la concession.

Le lendemain, alors que les japonais se réorganisent pour un assaut imminent, un nouveau raid de 23 Lily et 36 Sonia maintient les Anglais sous pression.

 

Opérations en Chine Centre :

 

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Opérations en Chine Nord

 

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Pacific

 

Alors que l’attaque aéronavale américaine de Tarawa est encore dans tous les esprits, les américains réussissent un nouveau coup d’éclat à Rabaul. Dans la nuit du 16 au 17 décembre, les croiseurs lourds Camberra et Louisville entrent dans la rade et bombardent les troupes débarquées. Heureusement, tous les transports avaient quitté les lieux vers Truck peu avant et les troupes au sol subissent peu de dégâts. Néanmoins l’impact psychologique est important. Le KB ne peut pas être partout, et là où il n’est pas, la mer est pleine de danger…

 

Les pilotes de l’IJN  basés à Truck rongent leur frein, à l’aube, les navires Alliés sont déjà hors de portée des Bettys. Ils se vengent en bombardant une fois de plus les défenseurs de Rabaul.

 

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Le croiseur Louisville qui mène l’attaque sur Rabaul.

 

EDIT : petite correction de la carte Chine Nord

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Je n'ai jamais joué à ce "monster game" et ne saurais donc t'aider, mais tu nous fais là un bel AAR !

Merci bien.  :blush:

Monster game, oui et non, je suis très surpris par l'aisance avec laquelle on peut plonger dedans.

Bien sur, au début il y a beaucoup d'intérêt sur le thème, de la lecture (règles et forums) et un zeste de folie, mais ensuite, c'est que du bonheur.

Mon adversaire est un joueur aguerri et l'objet de cette partie est qu'on puisse débrieffer au fur et à mesure les déculottées qui s'annoncent.

 

En fait le risque le plus grand est de perdre le fil de ses propres réflexions. Mon astuce est de noter dans un petit fichier texte mes réflexions au fur et à mesure (sorte de petit pense bête + journal intime)

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Quelque part entre Java et Bornéo…

L’Amiral Tanaka fumait tranquillement une cigarette américaine de contrebande sur la passerelle du Kongo. Rare plaisir occidental qu’il s’autorisait.

L’Amiral était de mauvaise humeur !

Après une campagne victorieuse par défaut d’adversaire en Malaisie, il était désormais chargé de couvrir à distance la retraite ignominieuse de la flotte d’invasion de Palembang, l’état-major ayant finalement renoncé à cette invasion jugée trop audacieuse. Le voilà réduit à voir ses glorieux navires bruler du mazout à protéger de pesants cargos.

Et en plus il pleut ! F*%t Ch^@r!!!

 

« Amiral ? L’hydravion n°4 est en vue ! »

« Qu’est-ce que vous voulez que cela me fiche, lieutenant Susho!! »

« Sa radio était en panne, Amiral, s’il a vu l’ennemi il n’aurait pu encore nous le signaler ! »

« Bien, transmettez-moi son rapport dès réception »

 

Sont pénibles ces midships, ils ne peuvent pas me laisser mastiquer ma mauvaise humeur tranquille ?

***

10 minutes plus tard, Tanaka voit arriver le jeune lieutenant Susho tout excité, et se prépare avec jubilation à décharger sa mauvaise humeur d’un coup par une bonne leçon sur le flegme que l’on attend d’un officier.

« Amiral ! Amiral ! 3 porte-avions ennemis ont été repérés, à 80 nautiques à l’Est ! 1 porte-avion léger Anglais et 2 Américains»

-          Américains ? mais l’aéronavale US était à Tarawa il y a 10 jours ! Quelle heure est-il ?

-          17h45 Amiral

-          Et le coucher du soleil ?

-          Dans 50 minutes.

-          Signalez à la flotte par projecteur : Route à l’Est, 30 nœud, silence radio à partir de maintenant. Faites sonner le branle-bas de combat.

-          Nous prévenons l’amirauté ?

-          J’ai dis à partir de maintenant il me semble !

 

Dans un lent balai, les lourds cuirassés virent à bâbord et se précipitent vers la pénombre du couchant tandis que les destroyers abandonnent leurs zig-zag anti-sous-marin et enfournent brutalement dans la houle en tentant de suivre leurs maitres.

 

A bord, les hommes sont réveillés brutalement, les équipes enfilent leurs tenues de combat et arment qui les canons anti-aériens, qui les tubes lance-torpilles tandis que les équipes incendie se répartissent dans tous le navire. La fermeture des portes étanches alliée à la tension palpable de l’équipage fait monter la température et ajoute à la moiteur indonésienne un parfum de peur et d’excitation…

Une petite heure plus tard, le soleil se couche dans le dos des navires de guerre, les équipes de vigie sont doublées, les hommes trépignent près des projecteurs et les destroyers élargissent le cercle en un large râteau couvrant le détroit qui sépare Bornéo de Java.

 

L’Amiral a pris un grand risque, le sait-il lui-même ? Au lever du jour, il sera à portée des bombardiers alliés de Java, à moins qu’il ne poursuive sa course à pleine vitesse vers l’Est puis le Nord pour ravitailler à Tarakan ? A sa propre surprise, cet homme organisé cède à l’excitation, et, tel le plus frustre des matelots,  se dit que demain sera un autre jour…

 

Les minutes passent, très longues. Soudain par un quart tribord avant, un éclair illumine l’horizon, suivi par une rapide trépidation d’un canon de Destroyer. Un de ses chiens de garde a repéré un adversaire, un moderne destroyer anglais qui surpris dans le feu du projecteur ennemi tente d’éviter les tirs d’artillerie. Au bout de 3 minutes, il est totalement désemparé par les salves japonaises tirées à 3000 yards.

L’amiral signale à ses navires de lancer une attaque généralisée. Abandonnant toute discrétion les destroyers japonais parcourent la mer de leurs projecteurs. Leur expérience, les longues nuits passées à l'entrainement, le fait qu’ils soient déjà aux postes de combat fait toute la différence. 2 autres Destroyers sont repérés et attaqués.

Tout à coup un marin a la surprise de voir son projecteur illuminer non pas une silhouette lointaine mais une haute paroi d’acier gris. Le Destroyer est en train longer bord à bord un porte-avion ! Dans un bel ensemble tous les petits canons du destroyer se tournent vers le mastodonte et commencent à érafler sa peinture. Tout à coup, un sifflement strident fait littéralement giter le navire, une salve de Kongo est passée juste au-dessus, arrachant un mat au passage et percute le porte avion qui se met à bruler de bout en bout. Une deuxième salve tombe si près que les gerbes d’eau viennent au secours des équipes incendie US. Un obus de la troisième salve arrive en tir direct, pénètre par la fine paroi bâbord des hangars traverse deux ponts et explose contre la ceinture tribord au milieu d’une soute de carburant d’avion. L’explosion coupe le fier navire en deux tandis que de ses coques éventrées s’écoule un mélange d’essence et de mazout qui s’enflamme et se répand sur la mer.

L’incendie révèle son sister-ship qui tente de s’éloigner du carnage, une quinzaine de Longue-Lances sont tirées par les Destroyers qui virevoltent autour de lui. Un premier impact, puis un second stoppent le navire. Le Haruna est bord à bord avec lui par moins de 6000 yard et fait feu de toutes ses pièces. Après une longue agonie, il chavire puis coule lentement…

***

La pluie battante a épaissi la nuit et il est vain de poursuivre la chasse. Espérant que les alliés le chercheront à l’Ouest il fait cap au Nord-Est à pleine vitesse afin de s’éloigner du nid de frelon de Palembang pour espérer ravitailler le lendemain à Tarakan.

 

« Lieutenant Susho, voilà une croisière qui se termine mieux qu’elle n’a commencé ! C’est un grand jour pour l’Empire. A propos, Lieutenant, quel jour sommes-nous ?

-          Le premier avril Amiral ! »

 

:P

Modifié par Kretschmer

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20 décembre – 27 décembre (1)

 

Guerre sous-marine

 

Il semblerait que notre investissement considérable en moyens de lutte anti-sous-marine commence à porter ses fruits. En effet, sur la zone qui part de la Malaisie jusqu’à Formose en longeant l’Indochine, c’est pas moins de 100 bombardiers Nell, une trentaine d’hydravion et 28 dragueurs de mines, patrouilleurs et destroyers qui pourchassent sans relâche les sous-marins hollandais, anglais et américains qui tentent de s’opposer aux mouvements massifs de troupes et de matériels qui transitent entre les bases de Formose et d’Indochine et les zones de combat.

 

Il est clair que les pilotes et les marins ne sont pas à la hauteur de l’enjeu et déjà à l’état-major on s’interroge sur ce qui a motivé un tel manque d’entrainement alors même que de l’autre côté du monde les allemands étrillaient la flotte de transport anglaise...

 

Sur les 8 jours écoulés, 31 rencontres ont eu lieu :


  • 13 sont à l’initiative des groupes de poursuite japonais, dont 6 donnent lieu à des grenadages.


  • 18 sont à l’initiative des sous-marins alliés. Sur ces 18 attaques,



  • 10 attaques sont avortées (pas de torpilles lancées) parce-que le sous-marins est repéré par l’escorte






  • 7 donnent lieu à des tentatives de torpillage des rapides escorteurs qui esquivent les torpilles, les cargos et pétroliers n’étant même pas approchés par le sous-marin






  • 1 attaque aboutie le 20 décembre, sur le croiseur auxiliaire Asaka Maru qui tentait une traversée Pescadore Takao sans escorte. Mal lui en a pris. Il encaisse une torpille et coule rapidement. Et m.. !




 

 

 

Ainsi, aucune perte n’est à déplorer depuis le 20 décembre. Est-ce parce que notre riposte est efficace ou parce que les sous-marins, à cours de torpilles, ont dû quitter la zone ?

En revanche, la marine revendique deux destructions de sous-marin. Le sous-marin américain S-37 touché le 26 décembre par une bombe de 250kg lancée par un Nell au large de Takao et et le S-41 grenadé  à mort le 28 décembre près de Pescadore… C’est négligeable au regard des effectifs ennemis, mais ça fait plaisir.

 

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Bombardier Nell de retour d’une patrouille ASW

 

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De très nombreux cargos côtiers ont été reconvertis en patrouilleurs, des mats de vigies supplémentaires, un équipage renforcé, quelle-que grenades sous-marines, et on obtient un truc moche qui fait vaguement peur aux sous-marins !

 

D'autre part nos sous-marins enregistrent également quelque victoires : le pétrolier Gulfking de 7000t au large de Pearl Harbor, et le pétrolier Manatwny de 5000 t au large de Palembang.

 

 

 

 

Philippines :

 

Nos troupes du groupe B (essentiellement composé de chars et de troupes de marines) atteint l’aérodrome géant de Clark-Field le 20 décembre, et se font sèchement recevoir! Environ 25 000 hommes, 200 canons et 400 véhicules y sont retranchés. Après quelques échanges d’artillerie, il est décidé d’attendre le renfort de la 65eme brigade et du 47eme régiment d’infanterie. Un premier assaut est lancé le 22 est se transforme en massacre, les japonais laissent 2300 hommes sur le terrain, un second assaut lancé le 23 est plus équilibré et coûte un millier d’hommes aux deux adversaires. Constatant l’inutilité de leurs efforts, l’attaque est arrêtée.

 

Pendant ce temps le groupe A débarqué à Aparri continue l’invasion de Luzon et déroute la 33ème division vers Clark Field en soutien du groupe B.

 

Du 20 au 28 décembre, les bombardiers de San Fernando ne font pas moins de 350 sorties afin de désorganiser les troupes de Clark Field. Ils détruisent au passage une demi-douzaine d’avions au sol. Pendant ce temps, les zéros en provenance de l’ile de Bataan patrouillent sans relâche au-dessus de Manille et abattent les rares P40 qui tentent de contester la domination du ciel aux japonais.

 

Depuis le 20 décembre, plus aucun Catalina ne tente de bombarder les convois, il semblerait qu’il reste une dizaine d’entre eux à Manille, mais sans certitude.

 

Etat du rapport de force dans les Philippines :

8500 hommes de la 33ème division d’infanterie ont quitté le groupe A et s’apprêtent à rejoindre le groupe B qui piétine à Clark-Field, malheureusement, leur matériel lourd est toujours à bord des cargos à San Fernando…

Privé de cette division le groupe A se trouve réduit à la portion congrue et abandonne toute velléité de prise de Manille.

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Invasion de la Malaisie

 

 

La capture des bases aériennes de Singkawang et AlorStar met Singapour à portée de nos chasseurs, les Oscars de l’IJA massivement déployés en Malaisie et les Zeros de l’IJN à Singkawang.

 

La bataille de Singapour est lancée le 20 décembre par un premier raid d’Oscar qui abat 3 Buffalos. Les Zeros patrouillent au-dessus du Gibraltar Oriental sans opposition et les Malais qui souffrent sous le joug de l’envahisseur britannique sentent leur cœur s’emballer à la vue des cocardes écarlates de leurs libérateurs… :sorry:

 

Le 21 à l’aube, 104 Betys et 30 Nells approchent de la base dans un ciel vide et lâchent leurs bombes sur la grande base navale anglaise. Le croiseur auxiliaire australien de 9000t Manoora encaisse 16 bombes et est brisé par l’explosion de son magasin de munitions.1 patrouilleur, 5 cargos et 2 mouilleurs de mines sont également lourdement endommagés ou coulés. Lorsque les bombardiers repartent, la fumée de l’incendie qui ravage les dépôts de carburant et les ateliers s’ajoute à celles des épaves en feu.

 

Le 22, 59 oscars affrontent la CAP anglaise et s’adjugent 5 Buffalos pour la perte d’un des leurs. Ils sont suivis par 50 Bettys qui bombardent l’aéroport de Singapour. Malheureusement la DCA est très puissante et de nombreux appareils sont endommagés, 4 sont perdus à Singapour ou sur le chemin du retour. Ils laissent derrière eux un aérodrome presque intact ou brulent les épaves de 4 Buffalos.

 

Les dégâts subis et la fatigue des équipages incitent le commandement de l’IJN à retirer ses bombardiers de l’attaque de Singapour et donc de facto repousse la bataille aérienne de Singapour jusqu’à ce que l’aménagement des bases d’AlroStar et de KhotaBaru permette aux bombardiers de l’IJA de s’y installer. C’est un sujet de dispute supplémentaire entre les deux armées… :duel:

 

Pendant ce temps, le groupe armé de Yama######a poursuit son avance, il capture GeorgeTown, puis Taiping et commence un long parcours à travers la jungle vers Kuala Lumpur. La Malaisie semble vide de troupes, il sembleraient qu'elles soient toutes rassemblées à Singapour en une forteresse imprenable...

 

Synthèse des opérations en Malaisie

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20 décembre – 27 décembre (2)

 

Confère posts plus haut pour les cartes d’opérations

 

Chine Sud

 

Prise de Hong Kong :

 

A l’aube du 20 décembre, 27 Betty et 33 Zeros survolent le port et achèvent les cargos endommagés par l’attaque du 8 décembre. 12 cargos sont ainsi envoyés par le fond. En même temps les 50 Sonia, les 30 Sally et les 30 Lily de l’IJA continuent de matraquer les anglais retranchés. Le soleil commence à se coucher alors que les anglais pensent leurs plaies. Tous les postes de défenses ont été désorganisés par les bombardements tandis que les incendies déclenchés dans la base navale ont déclenché un début de panique dans l’état-major anglais épuisé. C’est dans ces conditions que le corps expéditionnaire japonais lance son attaque nocturne, bousculant l’une après l’autre les positions défensives. Le quartier industriel est capturé intact et près de 200 000 tonnes de fuel sont capturées dans ses cuves et celles de la base navales, garantissant une presque autarcie énergétique du théâtre de Chine Sud (exploitation industrielle et opérations militaires pendant probablement plusieurs mois).

 

Dès le lendemain, une partie des troupes repartent vers Canton. En effet la grande ville chinoise avait dangereusement été dépouillée de ses troupes à telle point que les nationalistes chinois ont pu lancer des campagnes de sabotage. De même, les dragueurs de mines en provenance de Formose commencent immédiatement à nettoyer le port et avec raison, car ils en repèrent rapidement des dizaines.

 

Une fois Hong Kong pris, les bombardiers de l’IJA testent les défenses de grands centres militaires alentours, à commencer par Kukong qui serait la première étape vers une réunification des fronts Centre (Nanching) et Sud (Canton). Des vagues de 100 bombardiers tentent de ramollir les défenses tandis que les avions de reconnaissance font des passes à basse altitude. L’ampleur des effectifs interdit toute opération à l’origine de Canton, qui devra rester malheureusement un réduit défensif.

 

Chine Centre

 

Les opérations en Chine du centre se résument en deux actions majeures. Le renforcement du saillant d’Ichang d’une part, et la destruction de la poche de Sinyang d’autre part.

 

Tous les jours, les bombardiers soviétiques, (en violation flagrante de leurs promesses de neutralité) accompagnée des chasseurs mercenaires américains (c’est le retour du complot sovietico-capitaliste contre notre volonté légitime de pacification du Japon Continental) bombardent notre forteresse d’Ichang. Ces bombardements mettent chaque jour près de 150 hommes hors de combat, et les troupes retranchées attendent avec impatience l’arrivée des renforts de Hankow, et notamment les bataillons de DCA promis.

Néanmoins, grâce au rétablissement de la communication avec Hankow et la mise en place d’un convoi naval sur le fleuve en provenance de Shanghai, un dépôt significatif de ravitaillement est présent et le moral des troupes est excellent, on en vient presque à espérer que les Chinois viennent s’étendre sur nos réseaux de barbelés tel les soutiens-gorge des jolies napolitaines.

 

5 aviateurs émérites de l'IJA, qui se sont vu dotés de modernes chasseurs ki-44 Tojo affrontent 15 H81-A3 des tigres volants. Ils obtiennent péniblement une victoire au prix d'un des leurs... Cet avion mérite t'il vraiment l'investissement en R&D que nous lui consacrons...:Quoi: ou alors le rapport de force était-il trop défavorable?

 

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Le Tojo est-il une arnaque?

 

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les tigres volants, seuls adversaires valables pour les aviateurs de l'IJA

 

Pendant ce temps, les 20 000 chinois encerclés près de Sinyang bombardent le fin réseau de la défense japonaise, mais sans efficacité. En retour, chaque jour, 40 bombardiers en provenance de Nanchang et Anking maintiennent les chinois sous pression.

 

A l’aube du 21 décembre, les chinois fatigués par les bombardements incessants sont surpris de ne pas voir surgir les traditionnels Sonia en provenance de Nanchang. Dans leurs tranchées, ils s’apprêtent à déjeuner rapidement de quelques boulettes de riz mal cuit et d’un pain rassis depuis longtemps. Quelques officiers, les moins mal dégrossis, s’efforcent de réveiller à coup de bottes les paysans qui leur servent de troupe afin de lancer quelques reconnaissances vers les lignes japonaises. Les dernières reconnaissances signalaient moins de 7000 japonais, soit un rapport de 3 contre 1 pour les Chinois, difficile de dire alors qui encercle qui…

 

Tout à coup, à l’est de la poche, sur la route de Suchow, une brève préparation d’artillerie achève de réveiller les défenseurs mais laboure efficacement les quelques tranchées et point d’appuis installés par les Chinois. Mais à leur grande surprise, aucune vague d’infanterie ne se précipite à la suite mais le fracas de l’artillerie laisse la place aux grondements de centaines de moteurs. Ce n’est pas moins de 600 chars et automitrailleuses qui s’avancent vers les lignes chinoises. Derrière les chars se massent les colonnes d’infanterie japonaises. Les canons de 37mm des véhicules pulvérisent en toute impunité les nids de mitrailleuses tandis que les lourds types 97 enterrent sous leurs chenilles les tranchées et leurs occupants. Très vite la première ligne se débande et les soldats ennemis s’enfuient difficilement, fauchés dans leur fuite par les automitrailleuses qui s’enfoncent toujours plus avant dans la poche de Sinyang. Les batteries d’artillerie chinoises sont débordées, leur riposte tombe loin derrière le poing blindé japonais et très vite les chars japonais se retrouvent au contact des arrières chinoises, bousculent les états-majors, capturent les dépôts et détruisent à front renversé les rares points de résistances chinois…

 

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Charge des chars japonais à travers les lignes chinoises.

 

A midi, les Nates et les Sonia de Nanchang se précipitent à la curée et ajoutent à la panique générale.

 

Le soir venu, c’est l’heure du bilan :

- Dans la poche de Sinyang, étaient retranchés 20 000 fantassins et 114 pièces d’artilleries, à savoir 3 corps d’armée et l’état-major du 21ème groupe d’armée.

- Le groupe d’assaut Tojo était composé de 8 régiments de tanks (660 véhicules), soutenus par la 1ere brigade (3000 soldats), le 11eme régiment d’artillerie (35 canons de 75) et l’état-major de la 12ème armée.

- A la fin de la journée, les japonais déplorent 7 morts, 10 blessés et 4 disparus  :hehe:

- 5500 chinois sont capturés et 3500 cadavres sont comptés sur le champ de bataille. 87 pièces d’artillerie sont retrouvées détruites. :diable:

Malheureusement les 10 000 survivants, quoique totalement privés de cohésion et ayant perdu tout leur matériel lourd, trouvent le moyen de fuir et se réfugient dans la jungle au sud du champ de bataille.

 

C’est néanmoins une grande victoire, et le pari de Tojo de transférer tous les chars du Kwantung en Chine et de les rassembler en un unique corps de bataille a porté ses fruits. Le résultat de la bataille, et notamment la disproportion des pertes dans un contexte ou le rapport de force était défavorable est télégraphié au quartier général. Nul doute que tous reconnaitront désormais la justesse de cette décision.

 

Les jours suivants, les bombardiers de Nanchang et Anking maintiennent la pression sur les fuyards qui sont poursuivis par la 1ère brigade, il est en effet décidé de ne pas lancer nos chars dans la jungle.

 

Chine Nord

 

Sur le front nord, deux objectifs avaient été fixés par le quartier général.

- Repousser toutes les têtes de pont des Chinois menaçant Kaifeng.

- Nettoyer le flanc nord de Chengting.

 

Le premier objectif est atteint, le second donne lieu à de violent combats : la 6eme et la 7eme brigade soutenus par 45 Sallys repoussent par une attaque à outrance 2 corps chinois ( 11 000 hommes) qui laissent la moitié de leurs effectifs sur le terrain. Mais les japonais qui perdent 800 hommes sont sérieusement fatigués et désorganisés par le combat.

 

L’avant-poste de Kweisui assiégé par les chinois est la possession la plus occidentale du Japon. 3 brigades mongoles reçoivent le renfort de deux brigades de cavalerie mongoles et surtout d’un régiment d’infanterie japonais et conjointement repoussent le 3eme corps chinois qui avait entamé ce siège.

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20 décembre – 27 décembre (3)

 

Borneo/Indonésie

 

L’établissement de nos chasseurs avait déjà réussi à occasionner quelques dommages aux bombardiers anglo-hollandais. Mais cela n’empêche pas ceux-ci de persévérer. Ainsi pendant ces 8 jours, ils tentent de bombarder nos cargos et nos pétroliers qui mouillent à Kuching ou Singkawang et perdent ainsi un Catalina et un Hudson.

 

De l’autre côté de l’île, le groupe de croiseur Maya composé de deux croiseurs lourds, 2 croiseurs légers et 5 destroyers entre nuitamment en rade de Balikpakan. Après avoir viré la passe il vire de bord dans la rade et présente son flanc en face du port où, sous la lumière des projecteurs, un gigantesque pétrolier anglais embarque le pétrole de la raffinerie. Dans la rade, la lueur de la lune révèle un gros cargo qui se balance mollement à l’ancre. Sur un ordre discret de l’Amiral japonais, les croiseurs lancent leurs torpilles qui traversent rapidement la rade. Dans l’urgence, les anglais n’ont pas installé de filet anti torpilles et tout à coup 3 colonnes d’eau massives s’élèvent en grondant sur le flanc du pétrolier qui coule immédiatement. Juste après les destroyers commencent à tirer sur le cargo à l’ancre qui encaisse une dizaine d’obus avant de couler également. La base est en alerte alors que les canons des croiseurs sont désormais pointés sur le petit port qui encaisse de nombreux obus d’autant que les dépôts de pétrole et de fuel s’enflamment brutalement et masquent de leurs fumées les étoiles du ciel. Le croiseur Ashigara braque lui ses canons sur l’aérodrome et détruit ou endommage 14 bombardiers. La lueur de l’incendie révèle les sillages de 6 vedettes lance-torpilles qui se précipitent sur les assaillants, mais les croiseurs sont déjà en route vers la mer libre tandis que les destroyers repoussent les moustiques et en détruisent trois au passage. Ce port était la source régulière de bombardements sur notre port de Tarakan, voilà qui devrait nous donner un peu de champ.

Mais cette attaque avait un autre objectif…

 

En effet, dans le plus grand secret, le quartier général du sud-est asiatique avait prévu de d’attaquer par surprise le grand port de Palembang, son aérodrome et ses installations pétrolières, et espère par son attaque inciter l’adversaire à transférer ses forces vers le nord.

 

Plan d’invasion de Palembang :

 

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Au préalable, 3 escadres de renforts ont été amenées sur place ;  1 chargée de détachements d’ingénieurs et de personnels aériens est ancrée en rade de Singkawang, 2 autres chargées de ravitaillements et de munitions sont ancrées en rade de Kuching. Ces flottes seront en charge d’apporter renforts et ravitaillement dès la base capturée.

 

Une flotte d’invasion chargée de troupes de marines, de chars légers et de sapeurs a appareillé de Takao et est en approche. Elle est rejointe par la flotte des croiseurs qui sera chargée de supprimer la résistance locale (canons au sol et les 3 destroyers repérés dans la rivière par nos patrouilles aériennes).

 

Une flotte de transport chargée de troupes d’élites à l’ancre à Singkawang de la marine sera en charge d’apporter des renforts nécessaires à l’élargissement de la « tête de pont ».

 

 

Enfin, les cuirassés de Tanaka sont en charge de la couverture orientale, afin d’empêcher toute approche des croiseurs lourds alliés qui pourraient tenter d’intervenir.

 

Toute la zone est patrouillée depuis 72h par des destroyers chargés de repousser les sous-marins.

La couverture aérienne est assurée par 50 zéros du 15th Ku et du détachement Yamada basés à Singkawang qui revendiquent déjà 35 victoires aériennes depuis le 7 décembre !

 

 

L’opération est lancée le 21 décembre.

 

 

Dans la nuit du 20 au 21 décembre, le dragueur de mine Wa19 remonte la rivière de Palembang afin de nettoyer la voie pour les escadres en route. Malheureusement il est repéré par le destroyer Vampire, rescapé de la force Z qui lance une fusée éclairante. Le dragueur tente de s’échapper dans les méandres mais tout à coup les salves de trois croiseurs font bouillonner l’eau vaseuse autour de lui. Voilà qui n’était pas prévu ! Hélas, avant qu’il n’ait le temps de signaler par radio la présence de ces unités lourdes un obus de 200mm pulvérise le navire.

 

Inconscient du danger, la flotte d’invasion s’apprête à emboucher la rivière, le croiseur Mogami en tête, suivi du Mikuma, du Suzuya et du Kumano. Viennent ensuite 5 destroyers, les transports, 5 autre destroyers tandis que les croiseurs légers Naka et Kinu ferment la marche.

 

Alors que la nuit obscurci encore la zone, la flotte anglaise repère notre flotte au radar à 16 000 yards. Dans l’ignorance de sa composition elle lance son attaque et s’approche jusqu’à ce qu’à 8000 yards, les japonais repèrent en visuel les navires anglais composée de 4 croiseurs légers et 4 destroyers. Les 4 croiseurs lourds ouvrent le feu immédiatement tandis que les 5 destroyers de tête remontent la ligne de file à toute vitesse afin de protéger les cargos. L’engagement est extrêmement bref, le Mogami encaisse presque immédiatement un obus de 200mm qui traverse ses superstructures et détruit une de ses chaudières, réduisant sa vitesse à 20nd. Une salve du Mikuma désempare le CL Mauritius qui brûle de bout en bout. A cet instant, il est difficile de savoir si les anglais ont repérés les cargos, toujours est-il qu’ils fuient rapidement la flotte japonaise par l’embouchure Est. C’est ainsi qu’ils tombent sur l’arrière garde de la flotte japonaise protégée uniquement par les croiseurs légers. Le Kinu encaisse 5 obus qui ne provoquent pas de grands dommages tandis que le destroyer Electra est coupé en deux par deux longues lances lancées par le Naka. C’en est trop pour les anglais qui piquent vers le large.

 

A bord du Mogami, l’amiral Abe donne le signal d’abandon de l’opération, tous les navires virent de bords péniblement dans la rivière tandis que l’avant-garde devient arrière garde et l’arrière garde avant-garde.

 

A l’aube 4 bombardiers 139WH et 3 Hudson piquent sur la flotte, 5 avions sont abattus par la DCA des croiseurs mais hélas le cargo Kako Maru encaisse 2 bombes de 300kg et s’enflamme. Il décide alors de s’échouer en rade de Muntok.

 

Le calvaire continue pour les transports japonais. La flotte de renfort composée de 2 destroyers, d’un dragueur de mine et de deux transports de troupes chargés d’hommes et de matériel ne reçoit pas le signal d’abandon de l’opération et continue sa route, il est alors repéré par la flotte anglaise. Les 4 croiseurs et les 3 destroyers foncent sur la petite flottille mais les japonais se battent sans merci. Pendant plus d’une heure ils échangent coups de canon et torpilles. Le dragueur coule rapidement après avoir encaissé 5 obus. Les deux destroyers arrivent à incendier deux destroyers anglais et endommagent légèrement le croiseur Danae avant de sombrer réduit à l’état d’épaves par plus de 30 obus chacun. Les transports de troupes ne peuvent s’échapper et sont coulés au canon et à la torpille. Prêt de 7000 hommes périssent noyés. Hélas, il n’est pas question pour les anglais de procéder au sauvetage des nombreux naufragés car la canonnade a attiré la flotte de Tanaka.

Le sifflement des lourds obus des cuirassés Kongo et Haruna précède de peu l’assourdissant grondement des masses liquides soulevées par les impacts. La flotte Japonaise croise le T de la flottille anglaise qui tente de fuir vers l’Est en slalomant entre les gerbes. Le Mauritius déjà en feu encaisse une quinzaine d’obus et dérive à l’état d’épave. Le Dragon encaisse un obus de 360 qui brise sa quille, lancé à 30 nœuds, sa structure ne résiste pas et il coule immédiatement avec tout son équipage. Le Danae s’enfuit à pleine vitesse protégé par l’épaisse fumée de l’incendie qui ravage sa plage arrière. Le Durban est également désemparé par une dizaine de coups au but et brûle intégralement. Deux destroyers, le Vendetta et l’Express sont détruits par des longues lances.

 

Mais ce déchaînement de fureur sur mer a attiré du monde. Manifestement l’aéronavale anglaise est sur place car 5 Hudson, 4 Wirraway , 5 139WH, 6 Catalinas et surtout 18 Swordfish foncent sur la flotte japonaise !

C’est compter sans la couverture aérienne des zéros de Singkawang qui piquent sur les assaillants et aux lourds dégagements de fumées des navires en feu s’ajoutent les minces traînées de vapeur d’une bataille aérienne à sens unique. En effet, privé d’escorte, les bombardiers anglais sont une proie aisée pour les as de la marine impériale qui descendent 2 Hudson, 3 Wirraway, 1 Catalinas et 12 Swordfish !

 

 

A 14h, l’Etat-major confirme la décision d’abandonner l’opération. Tanaka renonce à poursuivre le Danae et donne le signal du retour après avoir demandé à un destroyer d’achever le Mauritius d’une torpille.

 

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Cette tentative nous aura coûté 7000 hommes d’élites, un cargo sabordé en rade de Muntok, 2 transports de troupes, 2 dragueurs de mines et 2 destroyers.

Cette victoire stratégique aura coûté aux alliés 23 avions, 2 croiseurs légers (le Dragon, Le Mauritius) et 3 destroyers (Le Vampire, l’Express et le Vendetta) 1 autre destroyer et 2 autres croiseurs sont très lourdement endommagés, mais difficile de dire s’ils réussiront à rejoindre un port susceptible de les réparer.

 

 

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Les Swordfish ont payé cher leurs tentatives.

 

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Ton aar est super intéressant. Peut être que des fois il y a un peu trop d'information(enfin surtout au début de l'aar) mais tu écris bien donc tout ça se lit sans difficulté.

J'aimerais savoir si dans ton jeu tu peux créer des nouvelles unités par toi même, si tu as une chaîne de production, ou seulement des évents qui te donnent des unités comme historiquement (ou un mélange des deux).

Bonne continuation et banzai !

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Je ne connais pas très bien le systeme allié mais il est je crois assez rigide et historique, en gros c'est a partir de mi 42 une pluie d'avions et une avalanche de bateaux.


 


Comme pour le Japon, la guerre répond à une motivation (voire une question de survie) économique, les concepteurs ont mis le paquet sur la simulation économique côté japonais.


Côté Japonais, les groupes aériens et les unités terrestre arrivent à date fixe, les navires peuvent être stoppés ou accélérés mais pour un coût total à l'intérieur d'une enveloppe correspondant à mes chantiers.


Sachant que je peux étendre ces chantiers en dépensant des points d'industrie...


L'autre degré de liberté pour le japonais, c'est les avions! Quels avions produire, dans quelle quantité et surtout sur quel modèle futur investir en R&D. Mais faut pas tomber non plus en rade de moteurs etc... :doute:   :inquiet:  :pleure:  :mur: 


 


Reste à produire des avions, des chars et des canons, et surtout du ravitaillement et du fuel.


 


En gros:


  • Oil -> Raffinerie ->Fuel
  • Fuel + Ressources -> Usines -> Points d'industries + Ravitaillement
  • Points d'industrie -> Usines de moteurs -> Moteurs
  • Points d'industrie + Moteurs -> Usines d'avions ->Avions
  • Points d'industrie -> Usines de chars/matériel -> chars / matériels

Une fois que tu sais que les ressources sont en Mandchourie/Malaisie, le pétrole en Indonésie et les usines/raffineries au Japon, tu as compris le problème...


 


La modélisation est simple et de bon goût, le truc qui pêche c'est l'interface... j'ose même pas imaginer la puissance du jeu si la fonctionnalité "click droit" => menu déroulant avait été implémentée... :siffle:

Modifié par Kretschmer

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Super récit, riche et intéressant, bonne continuation.

 

Est ce qu'il est possible d'éditer une save dans ce jeu, autrement dit, est il possible de placer/replacer des unités où l'on veut, ou alors de créer un scénario de toute pièce ?

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Si c'est comme pour WitP (et je crois que c'est le cas), tu peux parfaitement éditer un scénario (il faut le programme d'édition bien évidemment).

Par contre, non , tu ne peux pas éditer une save (sinon, ça pourrait donner lieu à de sacrées tentatives de triche en cours de partie); tu ne peux éditer que les scénarios, c'est à dire les situations de départ d'une partie.

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20 décembre – 27 décembre (4/4)

Pirates du Pacific :

 

Au milieu de nul-part, mais sur la route entre San Francisco et les Fidji, deux pirates japonais -les croiseurs auxiliaires Aikoku Maru et Hokoku Maru - croisent dans les eaux calmes et phosphorescentes éclairées par la lune. Loin du fracas des Philippines ou de Malaisie, leur mission est de perturber le transport de troupes et de matériel entre les Etats Unis et l’Australie afin que les alliés dispersent encore un peu plus leurs forces pour la protection de ces convois. Vers 2h du matin, les vigies repèrent les vagues d’étraves et les panaches de fumées d’un petit convoi. Petite surprise, les 4 transports sont escortés par pas moins de 3 destroyers ! La flotte japonaise fait donc demi-tour afin de maintenir la plus grande distance possible entre les deux escadres et déclenche le feu de ses pièces lourdes. Les 16 pièces de 140mm arrosent les navires américains de gerbes de plus en plus proche et le transport de troupes Santa Maria et le cargo Bellatrix encaissent plusieurs obus qui les transforment en brulôt qui commencent à dériver. Les officiers de tirs japonais aperçoivent même des dizaines de soldats sauter à l’eau en tentant de fuir les flammes qui ravagent le Santa Maria. Mais les destroyers alliés sont prompts à réagir et se rapprochent des japonais. Le Hokoku encaisse deux obus qui donnent le signal de repli. Les deux flottes s’éloignent rapidement, les japonais contents de s’en tirer à si bon compte et les destroyers alliés préssés de receuillir les survivants du Santa Maria.

 

Il semble qu’aucun navire n’ait coulé mais si désormais les américains utilisent quelques croiseurs légers ou destroyers supplémentaires pour escorter leurs cargos, alors la mission est accomplie !

 

 

Iles Salomon

 

Du 20 au 23 décembre, se déroule une guérilla éprouvante dans les mangroves qui entourent Rabaul. En baie de Rabaul, de nombreuses épaves des cargos touchés par les batteries côtières finissent de bruler avec les munitions et les vivres qui manquent tant à nos soldats qui sont repoussés de leur tête de pont et bombardés chaque jour par les Australiens. Par ailleurs, les Catalinas alliés nous coulent 1 cargo supplémentaire par jour avec leurs attaques précises.

 

Les options envisagées sont les suivantes :

-          Rappeler le KB parti sur d’autres mers afin d’apporter le support de ses 200 bombardiers

-          Ré-embarquer les hommes, mais au prix de combien de cargos ?

-          Faire feu de tout bois avec ce qu’on a et tenter de prendre la base coûte que coûte.

 

C’est l’option trois qui est choisie.

 

Les 25 Bettys abandonnent leurs patrouilles navales et pendant 4 jours enchainent les bombardements à basse altitude. La fatigue s’accumule et les bombardiers encaissent une première perte le 23.

Une nouvelle task force de bombardement constituée autour des cuirassés Yamashiro et Mutsu est chargée de pilonner les batteries côtières

Les hommes sont regroupés et lancent tous les jours leurs attaques sur les défenses australiennes.

 

Le premier assaut nous coûte 200 hommes contre 100 côté allié.

Le 21 décembre, nous perdons encore 100 hommes contre 80 côté australien, mais nous réussissons à enlever leur première ligne fortifiée.

Le 22 décembre, nous lançons encore une attaque qui nous coûte 150 hommes et se heurte à la résistance australienne.

Le 23, les hommes sont regroupés pour une attaque prévue le lendemain. L’amiral du Yamashiro prend le risque de rester en baie de Rabaul et vide ses soutes à munition sur la ville.

 

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La prise de Rabaul

 

Le 24 décembre, alors que les Australiens prennent quelques heures de repos en écoutant les chants de noël sur leur TSF, une violente clameur s’élève de la lisière de la jungle. Les Japonais chargent à la baïonnette faisant fi des barbelés, des mines et des ripostes nourries des Autraliens. Les pertes sont élevés mais les Australiens pris à dépourvus se débandent et fuient dans la jungle abandonnant leur matériel et leur ravitaillement, l’aérodrome et les installations portuaires.

Dès le lendemain des transports de troupes chargés des techniciens du service aérien de l’IJN, de troupes de génie et de ravitaillement appareille de Manus Island ou elle était cachée et mouille en rade de Rabaul. Ils sont rejoints par des navires ravitailleurs de munitions, des navires de servitude pour sous-marins et hydravions et 3 pétroliers qui rendent rapidement la base opérationnelle. Dans l’après-midi, une quinzaine d’hydravion H6K4 Mavis et un groupe de 20 zéros prennent leurs quartiers et établissent la supériorité aérienne sur les Salomon, comme l’apprend à ses dépens et Catalina qui pensait rééditer ses exploits des jours précédent.

 

Dès le 26, des transports de troupes chargés des survivants des combats de Rabaul appareillent afin de s’emparer de l’ensemble des Salomon. Afin de couvrir cette noria de cargos, une escadre composée de 4 croiseurs lourds et 4 destroyers croise au large de Milne Bay afin d’empêcher toute intervention du Camberra ou du Louisville venus bombarder nos troupes il y a quelque jours…

 

 

En fait, la sortie de cette escadre fait partie d’un plan plus vaste qui intègre l’intervention du KB. Le plan est d’attirer les forces alliées (et pourquoi pas l’aéronavale US) vers Rabaul, tandis que le KB qui n’a pas été repéré depuis la prise de Wake le 14 décembre pique vers le Sud, contourne largement les Salomons, passe entre Guadalcanal et Nouméa sans être repérés (tous les avions sont maintenus dans les hangars) et prend position entre Rabaul et Sydney.

Le 24 au soir, Le KB pénètre profondément en mer de Corail sans avoir été repéré La nasse est en train de se refermer et tout le monde espère et attend la contre-attaque alliée….

 

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Le piège de Corail

Modifié par Kretschmer

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