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[WITP AE] Un océan peu pacifique

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Une peu plus de 3 heures plus tôt, en baie de Milne, l’Amiral Shimamoto Mantaro convoque à bord du Kako, ou il a mis son pavillon les commandants de l’Aoba, du Furutaka et du Kinugasa.

« Messieurs, il est temps pour moi de vous dévoiler les ordres secrets qui m’ont été transmis par le commandant en chef de la 4eme flotte. Le 17 décembre dernier, le Kido Butai a appareillé de Truck après avoir simplement complété ses soutes à munitions et refait le plein de fuel afin de faire route plein sud. A l’heure qu’il est, et bien que son silence radio ne nous donne aucune certitude sur ce point, il devrait être entré en mer de corail entre Guadalcanal et le la nouvelle Calédonie. Son silence radio tend à prouver qu’il n’a pas été détecté jusque-là.

En effet notre commandant en chef est persuadé que l’ennemi va continuer de devoir défendre Rabaul et les difficultés immenses que nous éprouvions jusqu’à hier ne peuvent que l’inciter à une action brutale envers notre troupes et nos transports. Je ne pense pas que la prise de Rabaul hier soir ne change leurs plans car notre faiblesse doit être connue de l’ennemi.

Notre rôle est de repousser le Camberra et le Lousiville s’il revenaient bombarder nos cargos. Nous serons rejoints demain par le Yamashiro et le Mutsu et alors aucune force en présence ne sera de taille à nous affronter à l’exception de l’aéronavale anglo-américaine.

Nous ignorons tout de sa position mais si elle veut nous empêcher de nous établir durablement à Rabaul, alors elle ne peut venir par l’Est sans tomber sur nos patrouilles d’hydravions de Ponape, Nauru et Kwajalein. Si elle vient par le sud, que ce soit par les Fidjis en provenance des Etats Unis ou par la mer de Corail en provenance de Sydney alors elle rencontrera le KB dans une mer qu’elle croit libre d’ennemis.

 

Dès demain nous entamerons nos patrouilles entre Milne Bay et les iles Shortland, tant que nous n’avons pas fait la jonction avec le Yamashiro et le Mutsu, notre rôle tient à la fois du chasseur et de l’appât mais je n’ai pas de doute sur notre victoire. »

 

Ce que l’amiral ignore, c’est qu’un hydravion Seagull lancé du croiseur Australia pour une patrouille vers Rabaul s’est complètement perdu et survole alors les croiseurs japonais dont la masse sombre se détache parfaitement sous le clair de lune. Il alerte alors rapidement son navire.

 

L’amiral Gilchrist qui commande la flotte interalliée n’en croit pas sa chance. Non seulement il a été choisi pour commander ce que les alliés ont de mieux comme navire de combat, 10 croiseurs modernes, 5 destroyers dont le destroyer français Triomphant qui avec ses 40nd fait un formidable éclaireur. Et en plus de cela, ses patrouilles aériennes lui donnent l’occasion de porter un coup fatal à la flotte japonais en la frappant dans sa nasse.

Il convoque rapidement ses commandants, et ils se mettent d’accord sur un plan aussi simple qu’efficace, arriver par le Sud au plus noir de la nuit, laisser 3 destroyers en tête guider la colonne au milieu des récifs coralliens et matraquer la flotte à l’ancre à longue distance en croisant le T. Puis virer l’île Normandy et repartir plein sud pour remettre le couvert. Les croiseurs légers et deux destroyers fermeront la marche.

 


***



 

Heureusement, les vigies japonaises repèrent les navires américains dès leur entrée dans la baie, mais les commandants sont encore sur le navire amiral, et les équipages ne sont pas en alerte. Alors que les vedettes rapides ramène les états major à leur bord, la canonnade commence et reste longtemps sans riposte. Comme à l’exercice, les croiseurs alliés visent les cibles les plus proches, immobiles et sans défense. Le Kinugasa et le Furutaka encaissent des dizaines d’obus et brulent de bout en bout. Leur riposte est mal coordonnée et totalement inefficace. L’Aoba et le Kako sont derrière eux et pendant de longue minutes accélèrent doucement afin de s’éloigner de leur confrères et de gagner une position de tir. Le Furutaka et le Kinugasa sont déjà quasiment hors de combat quand le Kako prend suffisamment de vitesse pour faire cap au sud est et vise la queue de la colonne ennemie.

Les destroyers foncent eux vers l’ennemi afin de rompre leur bel ordre par des salves de longue lance. Hélas la supériorité numérique et la position favorable de l’ennemie jouent à plein et ils sont violemment pris à parti. Le destroyer Yuzuki encaisse deux obus lourds qui l’incendient.

Après 20 longues minutes de combat inégal les croiseurs Kako et Aoba, escortés de 3 destroyers foncent à 30 nœuds au milieu des récifs en plein sur le croiseur lourd Australia. Les canons de 200mm japonais crachent le feu et remis de leur surprise les marins japonais donnent le meilleur d’eux même. En quelques minutes le croiseur Australia s’arrête, il accuse pas loin de 20° de gite et brûle de la proue à la poupe. Derrière lui le croiseur Leander brûle également et le destroyer Gridley est totalement désemparé.

La flotte japonaise pique ensuite plein est vers les Shortland achevant au passage l’Australia d’une torpille.

 

A bord du Louisville la destruction de l’Australia a rafraîchi l’ambiance. D’autant plus que le Triomphant évite brutalement une torpille qui ne peut avoir été lancé que par un sous-marin !

Contre l’avis de son état-major, et à la suite d’une réflexion qu’on imagine intense, Gilcrist décide de donner le signal de repli. Il ne poursuivra pas les croiseurs survivants, et renonce à tout bombardement de Rabaul.

 

 

Ce repli discutable ne sera pas sans conséquence sur la suite des événements…

 

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La bataille de Milne Bay

 

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La Furutaka tente de fuir

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25 décembre, à bord du Kaga.
 
A réception du message radio, un midship court réveiller l’Amiral qui rejoint rapidement son état-major, le commandant du Kaga, le capitaine de vaisseau Okada et le chef du groupe aéroporté Makino sont déjà dans la salle des cartes.
 

 

  • Yamaguchi : Messieurs, bonjour. Alors que savons-nous ?
  • Okada : Amiral, une flotte de 15 ou 14 navires ennemis est en train de quitter la mer des Salomons, l’engagement a eu lieu à 700 milles de notre position, Ouest-nord-ouest. Ils ont été repérés il y a moins de 1h faisant route au sud ce qui veux dire qu’ils renoncent à bombarder Rabaul.
  • Yamaguchi : c’est déjà cela, comment Shimamoto a-t’il put se laisser ainsi surprendre ! Enfin, ce qui est fait est fait. Que suggérez-vous ?
  • Okada : Il semble qu’un de leurs croiseurs ait été lourdement endommagé, il est donc probable que les américains chercherons à rejoindre un port capable de réparer une unité lourde, sans doute Sydney, ils vont peut-être tenter de rejoindre rapidement Townsville puis l’escorter vers le sud derrière la barrière de corail, à l’abri de nos sous-marins.
  • Makino : si c’est le cas, ils seront à demain midi entre cooktown et rosnell, à encore 650 nautiques de notre position actuelle, et donc à 300 nautiques de la portée de maximale de nos torpilleurs. Si nous cherchons à les intercepter, nous brûlerons tout notre fuel et nous retrouverons à sec à portée des bombardiers de l’Australie, loin de tout support. Je recommande que nous nous dirigions à vitesse de croisière plein ouest vers Townsville voire Sydney pour intercepter la flotte non pas demain mais après demain.
  • Yamaguchi : qu’en pensez-vous Okada ?
  • Makino : la proposition est sage, par ailleurs, nous ignorons totalement la position de l’aéronavale ennemie, notre objectif et de détruire les porte-avions ennemis, non de venger l’amiral Shimamoto, bien que mon cœur saigne en pensant à nos marins mort cette nuit.
  • Yamaguchi : Supposons un instant que le croiseur endommagé ait coulé, cela implique que tout notre raisonnement fondé sur la nécessité de rejoindre Sydney est faux. Dans ce cas que feriez-vous à la place des Américains.
  • Okada : S’il ne s’agit que de mazouter, Cooktown et Port Moresby sont des ports bien plus proches.
  • Yamaguchi : Bien, supposons que notre ennemi dispose d’une flotte intacte, j’entends par là que leurs navires soient intacts. Supposons également que comme nous le croyons nous n’ayons pas été repérés. Leur objectif doit être le même, à savoir détruire dans l’œuf notre base de Rabaul, auquel cas le meilleur moyen est de mazouter à Port Moresby et dès la nuit suivante de retenter l’opération. D’autant plus qu'ils doivent penser que nos capacités de ripostes navales sont sérieusement amoindries. D’autre part, supposons que nous ayons été repérés? De la même façon leur unique issue sera de mazouter à Port Moresby puis de fuir plein Ouest vers Darwin et les ports Hollandais. Sydney ne me parait pas une solution aussi évidente.
  • Makino : Dans ce cas ils nous échappent, ils marchent probablement à la même vitesse que nous, nous avons 700 milles de retard et nos cuves sont à moitié vides.
  • Okada : Je suis d’accord avec Makino. Les croiseurs nous échappent !
  • Yamaguchi : Vos conseils sont sages, mais je suis en désaccord avec vous. Notre mission est désormais de venger Shimamoto. Notre objectif est de forcer la paix en prouvant aux Américains l’inutilité de leur riposte. En leur laissant jouir d’une victoire navale moins de 15 jours après le déclenchement des hostilités nous mettons fin à notre image d’impunité. Si la victoire parait accessible aux américains, alors la nécessité de poursuivre la guerre ne leur paraitra pas aussi futile. Et s’ils décident de poursuivre la guerre, alors ils gagneront la guerre !  Le sort de notre empire dépend de notre capacité à venger Shimamoto !
  • Yamaguchi : Okada, faite route vers Port Moresby, montez à 30 nœuds. Signalez aux destroyers qu’ils se ravitailleront avec les cuirassés dans la nuit d’après-demain, et si ce n’est pas possible, ils rentreront à la rame. Contactez la 4ème flotte, expliquez que nous allons tenter d’engager les américains dans la journée du 27, qu’ils déroutent les ravitailleurs en route vers Rabaul, ils devront rejoindre les cuirassés Yamashiro/Mutsu et nous ravitailleront à Milne Bay. Demandez également qu'ils concentrent les reconnaissances aériennes des H6K5 sur l'arc Milne bay - Port Moresby. Mikumo, je veux que tous les hydravions volent vers le nord, si l’aéronavale est au sud, de toutes les façons nous serons demain hors de portée. Que vos bombardiers soient prêt à décoller mais avec une escorte minimale, les chasseurs resteront au-dessus de nous. Nous allons tenter de détruire les croiseurs, si les porte-avions apparaissent, nous fuirons en nous remettant à la protection de nos zéros, ravitaillerons à Milne Bay et redescendrons ensuite les attaquer.
  • Okada, Makino : Oui Amiral !
  • Yamagushi : Merci messieurs, si vous le permettez je vais dormir quelques heures…
 
 
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***

 
 
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A l’aube du 26 décembre, le Zuikaku suivi du Kaga brule son fuel en plein territoire ennemi en route vers la vengeance !
 
 
 

***

 
Voilà qui met fin au récit de cette folle nuit de Noël 1941. Désolé c'est un petit peu long mais j'ai voulu faire apparaître les émotions intenses que j'ai ressenties: la prise de Rabaul au forceps, le désastre de Milne Bay, et les deux heures que j'ai passé devant ma carte en me grattant le menton: Sydney, Port Moresby, on lâche l'affaire? on les pourchasse? et le fuel? et les portes avions US? est-ce que j'expose mes ravitailleurs? etc... etc...
 
J'espère que vous avez eu plaisir à le lire, moi cela m'a beaucoup amuser de l'écrire...

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26 décembre 1941, 1er janvier 1942, poursuite en mer de corail (1/2)

 

 

Dans la journée du 26, le KB marche à pleine vapeur vers Port Moresby. Les navires qui ont appareillé des Kourilles il y a un mois accusent le coup et les machines de petits destroyers souffrent. De même une ligne d’arbre du Hiei vibre violemment et la vitesse doit descendre à 29 nœuds. Au soir du 26, l’amiral Yamaguchi reçoit les rapports d’activités de la 4eme flotte. Les survivants de Shimamoto ont rejoint les cuirassés Yamashiro et Mutsu et forment désormais une respectable flotte de 2 cuirassés, 4 croiseurs et 9 destroyers. Pendant ce temps les ravitailleurs entrent en mer de Bismarck et s’apprêtent à contourner la nouvelle Bretagne pour se diriger vers Milne Bay.

 

Comme il l’espérait, les croiseurs ennemis ont été repérés, et comme il le craignait, ils sont en route vers le nord, vers port Moresby.

Il décide de maintenir la vitesse maximale ce qui devrait mettre le KB a porté de l’ennemi pour le 28. Et c’est ainsi que pendant toute la journée du 27, le KB remonte toujours alors que le temps se dégrade brutalement, la couverture nuageuse est basse et un vent violent hache la mer en un méchant clapot. Les navires souffrent et notamment leurs machines. Le Hiei crache maintenant une fumée noire et grasse de ses chaudières…

Mais la météo est pour l’instant une aide car aussi extraordinaire que cela puisse paraître, une lecture attentive des rapports d’activités nous laissent penser que le KB n’a toujours pas été repéré !!

 

Le 28 à 4 heure du matin, 3 H6K2 décollent de Rabaul en direction de Port Moresby, leur objectif, repérer l’ennemi pour que le KB puisse lancer son attaque. Ignorant la présence du KB, la flotte ennemie a peu progressé, elle est tranquillement en rade de Port Moresby, sans doute ralentie par les dégats subits par le CL Leander ou le DD Gridley. La position ennemie est immédiatement télégraphiée à Yamaguchi !

 

A bord du Kaga, c’est le désespoir, le grain qui avait protégé le KB hier s’est transformé en méchante tempête qui empêche tout décollage de nos avions. Le KB est a moins de 300 milles de ces cibles et pourtant il ne peut rien. Pire encore, l’état des réserves de mazout interdit de poursuivre ce rythme une journée encore. La mort dans l’âme, Yamaguchi ordonne au KB de ralentir et de se diriger vers Milne Bay. Si l’ennemi fait l’erreur de rester à Port Moresby, il aura une chance mais s’il fuit vers Darwin…

 

Petite pause IRL -  Je pense que les vétérans connaissent cela par cœur, mais pour moi c’était un moment très très pénible !! le tour se lance, la TF ennemie est repérée à Port Moresby, puis on voit des combat des sous-marins sans résultats, des bombardements en chine totalement futiles, puis de nouveau des reconnaissances, puis des bombardements à la noix en malaisie, puis des combats terrestres, (comment cela des combats terrestre !!) et enfin boum, écran centré sur Tokyo, à toi de jouer !!! Comment ça à moi de jouer ? et mon KB alors !! bord## de m###e ! Hop petit survol de la zone pour constater qu’un méchant nuage recouvre l’hexagone du KB, en plein mois de décembre en mer de corail !!! je suis pas sur que Gott mit uns pour le coup….

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26 décembre 1941, 1er janvier 1942, poursuite en mer de corail (2/2)

 

La journée du 29 est en partie consacrée à remplir les soutes du KB en rade de Milne Bay. Pas loin de 40 navires sont présents à la pointe de la Papouasie, 2 cuirassés, 2 croiseurs de batailles, 4 croiseurs, 25 destroyers et 7 pétroliers… Pourtant cette débauche de moyens est inutile car l’ennemi est désormais au large de Port Moresby en route manifestement vers Darwin, hors de portée du KB et bientôt hors de vue des hydravions de Rabaul…

 

 

Cela n’empêche pas les Val du KB de repérer et d’endommager le lourd cargo Centaur qui s’éloignait de Port Moresby tandis que le reste de la force aérienne fonce sur les installations de Port Moresby, incendie le port et ravage les pistes aériennes. Ils sont rejoints par 20 zéros en provenance de Rabaul qui abattent une demi-douzaine de P40…

 

C'est a priori la première apparition du KB depuis le 14 décembre à Wake. J'imagine le soupir de soulagement des marins américains quand ils ont appris qu'à 24h près ils étaient pris à la gorge par l'aéronavale japonaise au complet...

J'imagine également que mon adversaire doit penser que le KB est tout simplement en provenance de Truck via la mer de Bismark sans imaginer qu'il a fait tout un grand tour et brûlé un mazout précieux en mer de corail...

 

Tous les sous-marins de la zone sont déroutés vers les croiseurs, un sous-marin les suit d’ailleurs à petite distance depuis Port Moresby tandis que les sous-marins qui rôdaient à la chasse au pétrolier au sud de Java se dirigent vers Darwin…

 

C’est alors que Yamamoto va prendre la situation en main, et tout en saluant la prise de risque de Yamaguchi va compléter son plan de bataille.

 

En effet, anticipant dès le 26 que les croiseurs pourraient se dérouter vers Port Moresby, il ordonne au groupe aéronaval Est composé du d’un porte-avion léger et de deux portes avions d’escorte de descendre à toute vapeur à travers la mer des Célèbes suivis comme ils peuvent d’un groupe de pétrolier ravitailleurs en provenance de Tarakan. Leur avancée impétueuse se fait sous la couverture de H6K5 basés à Menado qui ne signalent aucune opposition dans la zone. Le problème est qu’ils accusent un retard certain sur la flotte ennemie et que si le KB continue de faire fuir les croiseurs ennemis, ils quitteront Darwin avant l’arrivée du KB2 de même qu’ils ont quittés Port Moresby avant l’arrivée du KB…

 

Le plan élaboré est donc le suivant : 

Le 29 et le 30, le KB donnera l’illusion que son objectif est de fermer la base de Port Moresby en restant au large entre l’Australie et la Papouaisie. Pendant ce temps, le KB2 se dirigera vers Darwin à pleine vitesse afin de bloquer la fuite vers l’Indonésie des croiseurs. Une fois que les KB2 sera en approche, le 31 et le 1er, le KB foncera à pleine vitesse vers Darwin pour faire la jonction avec le second groupe aéronavale le 1er janvier.

 

Et c’est ainsi que pendant 2 jours, le KB ravage le port australien de Papouasie, achevant au passage le Centaur qui s’y était réfugié ; les Mavis de Rabaul et des sous-marins veillent en permanence plein sud pour s’assurer que l’aéronavale US ne pointent pas son nez, soutenus par des Jakes basés à Shortland. Le KB s’offre même le luxe de se déplacer un peu vers Milne Bay dans la journée du 30 pour entretenir l’illusion. Dans la nuit du 30 au 31, les cuirassés entrent en rade de Port Moresby et bombardent la base, 240 hommes sont mis hors de combat, la piste est détruite et plusieurs avions sont détruits au sol. Tout est mis en œuvre pour que Port Moresby apparaisse comme notre objectif principal.

 

Dans la nuit du 30, les avions d’attaques sont rangés dans les hangars, la priorité est donnée à la chasse qui va devoir assurer la protection du KB pendant 2 longues journées de course à portée des bombardiers australiens… De nouveaux les machines et les hommes sont mis à rude épreuve dans cette charge folle… 

 

La première aube de l’année 1942 se lève sur un ciel pur à Darwin. Le petit port est surpeuplé, de nombreux ouvriers ont été réquisitionnés et sont à bord des croiseurs afin de les réparer. Les marins s’accordent une journée de repos et tous les bars de la ville bruissent d’une joie contagieuse. Il n’est pas une fille de joie dans la ville qui ne connaisse les noms de Furutaka et Kinugasa. L’histoire de la bataille a été tellement de fois racontée que de nombreuses variantes commencent à apparaître, et chaque beuverie se déroule de la même façon : des hommes enthousiastes et fiers racontent avec force détails l’explosion du Kinugasa, la lente agonie du Furutaka et la fuite honteuse du reste de la flotte japonaise avant de se lever tous, ivres et chancelants, pour porter un toast à la mémoire des marins de l’Australia…

 

Il est des hommes qui ne participent pas à la fête, ce sont les vigilants pilotes de chasseurs. A 14h, c’est l’alerte, 80 avions inconnus ont été repérés, 20 P40 se précipitent à leur rencontre et reconnaissent les avions de l’aéronavale japonaise qui proviennent non de l’Est mais du Nord-ouest ! la surprise est totale ! Les P40 abattent 3 zéros et perdent 1 des leurs, ce qui n’empêche pas 30 bombardiers Kate de lancer leur attaque.

Le croiseur lourd Salt Lake City encaisse une bombe de 800kg qui enflamme toute sa plage arrière, le feu s’étend rapidement. Les Destroyers Dunlap et Piet Hein encaissent également chacun une bombe et brûlent eux aussi de même que le ravitailleur d’hydravion Orion.

 

Le port est en effervescence et les ambulances commencent à évacuer les blessés, tandis que les marins et ouvriers donnent le meilleur d’eux-même pour sauver le Salt Lake. C’est alors que surviennent de l’Est cette fois 75 zeros, 117 Kate et 108 Val qui piquent sur le port.

Le Salt Lake City encaisse 3 bombes supplémentaires, le Louisville en encaisse 6 et est totalement désemparé et incendié, le Camberra est également lourdement incendié par 3 bombes. Le Pensacola en encaisse 5 qui le laisse à l’état d’épave en feu…

Les croiseurs lourds ne sont pas les seuls à attirer les coups, les croiseurs légers Perth, Boise et Achilles sont lourdement endommagés et incendiés, notamment le Boise qui encaisse 8 bombes, les destroyers Pillsburry, Triomphant (snif, j’ai un peu honte), Mc Call et Witte de With sont également lourdement endommagés ou incendiés, tandis que le destroyer Dunlap explose littéralement sous l’impact d’une bombe de 800kg. Enfin un ravitailleur de destroyer, un ravitailleur de sous-marins, deux transports de troupes et 5 cargos sont virtuellement détruits ou coulés. Quant aux installations portuaires, elles sont totalement ravagées…

 

Le lendemain, la base est réveillée à nouveaux par le ronronnement de 250 moteurs. Les zéros commencent par abattre 4 P40 avant que les bombardiers survolent en rase motte la base qui brûle encore des incendies de la veille.

Le seul croiseur lourd repéré est le Camberra qui encaisse 6 nouvelles bombes, aucune trace du Pensacola, du Louisville ou du Salt Lake !

Les croiseurs légers Boise, Achilles et Perth encaissent à nouveau quelques bombes, de même que les DD Triomphant et Piet Hein…

 

A l’issue de ce second raid, Yamaguchi donne le signal du retour, et décide de prendre le risque de revenir vers Rabaul plutôt que de fuir vers les Célebes.

 

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Le bluf de Port Moresby et le piège de Darwin

 


***



 

 

C’est la fin de la bataille de la mer de Corail.

Les pertes japonaises sont de deux croiseurs lourds, ces pertes auraient pu être évitées si Shimamoto avait attendu les cuirassés avant d’appareiller de Rabaul, mais bon…

Les pertes alliées sont de

- un croiseur lourd certifié (Australia)

- 3 croiseurs lourds très probablement coulés (Pensacola, Louisville, Salt Lake)

- 1 croiseur lourd très très endommagé (Camberrra)

- 1 croiseur léger très probablement coulé (Leander)

- 3 croiseurs légers très endommagés (Boise, Achilles et Perth)

- 4 ou 5 destroyers très endommagés ou coulés

- Une demi-douzaine de navires de soutien.

Toute opposition navale à l’est de Darwin a totalement disparu, les sous-marins ne nous signalent aucune force entre Cookstown et Sydney et les hydravions ne voient rien venir en provenance d’Hawai ou des Fidji. A l’exception des sous-marins, rien ne peux s’opposer à notre avancée vers le sud. Et déjà, les transports en provenance de Tokyo débarquent à Rabaul la 4eme division d’infanterie au complet et de nombreux détachements d’ingénieurs.

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Bon, ben puisque la revanche de Yamaguchi ne soulève pas l'enthousiasme des foules, je continue :wink: 

 

27 décembre – 1er janvier 1942 – Reste du monde

 

 

Alors qu’en Australie, le Kido Butai déchaine les enfers sur la flotte alliée, les opérations se poursuivent en Chine, ou la poursuite des fuyards de Sinyang donne lieu à de nouveaux combats qui coûtent pas loin de 5000 hommes aux Chinois. Hélas, la faiblesse des effectifs engagés ne permet pas d’obtenir l’encerclement et la reddition des 4 corps d’armée présents qui parviennent à rejoindre petit à petit Changsha. Néanmoins il est probable que ces troupes soient privées pendant un moment de toute valeur militaire et que les rééquiper coûtera à la faible industrie chinoise un matériel précieux. C’est toute la difficulté de cette guerre qui démontre que face à l’immensité des territoires et des forces en présences, des troupes peu nombreuses même supérieurement entraînées et équipées ne peuvent qu’accumuler de brillantes mais inutiles victoires.

 

Plus au sud, un imposant parc d’artillerie a été petit à petit disposé par nos soins dans le saillant d’Ichang et les tirs de barrage quotidien tentent de bluffer l’ennemi sur notre capacité de résistance, tandis que le génie travaille d’arrache-pied à la construction de fortifications (3 lignes terminées déjà). A 1 contre 4, il n’est pas certain qu'on puisse résister. Néanmoins tout est mis en œuvre pour conserver Ichang à l’exception de l’envoi de renforts. Je ne souhaite pas envoyer des renforts car ce serait pour moi le signe d’une perte d’initiative et cela se ferait au dépend du corps de bataille péniblement constitué en calculant au plus juste les besoins en garnison.

 

En effet, outre les régiments de char obtenus de l’Empereur et transférés de Mandchourie, 2 divisions d’infanterie, 2 brigades et 3 bataillons de sapeurs sont rassemblés à Sinyang répartis en 2 corps d’armée.

Les aéroports de Nanching, Nanchang, Kaifeng et Anking ont été agrandis et les régiments de supports aériens ont été rassemblés dans ces grands aéroports ou attendent 3 groupes aériens ré-équipés d’Oscar 1c pour un total de 60 chasseurs auxquels s’ajoutent environ 150 bombardiers Sally et Lilys rendus disponibles par la prise de Hong Kong ou obtenus du Kwantung par de basses et coûteuses manœuvres politiques… Mis au repos, les avions sont fin prêts et l’élite du service aérien de l’IJA est là pour les piloter, en provenance notamment des escadrilles du Kwantung et du Japon transformées en escadrilles écoles.

 

En effet, il très sérieusement envisagé de commencer l’année 1942 par une offensive de grand style afin de mettre à profit les forces disponibles, quitte à dégarnir dangereusement certains fronts partant du principe qu’une bonne reconnaissance aérienne sur les axes offensives probables permet de réduire à risque maîtrisé la quantité de troupes consacrées à la défense… L’histoire nous dira si c’était une bonne idée…

 

L’objectif de l’offensive est de marcher vers Sian, de prendre Nanyang puis de virer à droite rapidement avec les chars et les 2 divisions d’infanterie vers Chengchow. L’objectif final est d’encercler et détruire les 100 000 hommes qui défendent Chengchow et Loyang afin de réduire le risque sur le front nord totalement en sous-effectifs et surtout d’établir la liaison ferroviaire entre le centre de la Chine (Wuchang / Hankow) et la base arrière Mandchoue !

 

Le début de l’offensive est fixé au 6 janvier 1942, afin de laisser au groupe Tojo une semaine pour se remettre du nettoyage de la poche de Sinyang

 

 

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Au philippines, la concentration des forces au dépend de l’offensive sur Manille et l’arrivée de la 33eme division a permis de créer le déséquilibre des forces nécessaire à la poursuite des combats à ClarkField. Bombardés chaque jour par plus de 100 bombardiers, les troupes US sont désorganisées et une violente attaque conduite à l’aube du 30 décembre permet la prise de l’aéroport. 4800 hommes sont portés disparus chez les Américains, 7 chasseurs et 2 B17 sont trouvés endommagés dans les hangars. Immédiatement une défense est organisée avec l’aide du génie afin de permettre le transfert du maximum de force vers Manille. En fait, constatant que que l’ennemi n’attaque jamais, nous pouvons systématiquement concentrer nos forces et réduire les uns après les autres les points de résistance ennemis. Pendant que 20 000 japonais affrontaient 15000 Américains à ClarkField, 20 000 Américains restaient immobiles à Manille face à 1200 japonais. Et nous escomptons bien reproduire la manœuvre, c’est-à-dire laisser à ClarkField une garnison symbolique face aux 50 000 hommes de Batan pour concentrer nos forces à Manille… on verra si cela fonctionne.

 

Les Zeros de Singkawang poursuivent leurs sweep sur Palembang et abattent 20 chasseurs (moitié buffalos moitié P40), pour 1 perte de leur côté, en 3 jours. Le ciel est étonnamment vide ensuite ! Les As de l’IJN ont été regroupés dans le 15th KU zéros qui revendique déjà 72 victoires !

 

Enfin, une reconnaissance en force vers la Birmanie et Moulmein par deux divisions Thailandaises trouve la base anglaise assez dégarnie. Avec l’aide de 20 Sonia basés en Thaïlande ils emportent l’aérodrome après 2 jours de combats. Et se font ensuite copieusement bombarder par les britanniques basés à Rangoon. C’était « un coup pour voir » et il est clair que tant que la majeur partie de nos effectifs seront en marche vers Singapour, la Birmanie reste hors de portée.

 

C'est tout pour décembre 1941!

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JANVIER 1942 + retrospective Décembre 41 + Janvier 1942 (1/x)

 

Suite de l'AAR

 

Nous en sommes au 31 janvier 1942, donc comme vous le voyez, j'ai un mois de retard sur le jeu.

Comme il ne s'est pas passé grand chose, en tout cas pas de grande batailles ou de suspens qui m'ont donné l'inspiration d'écrire des récits romancés, je voulais plutôt faire un point général.

 

Et à force de prendre du retard, nous en sommes arrivé à la fin du mois de janvier, et donc je me suis dis pourquoi pas faire un point bimensuel (décembre + janvier) qui couvrirait à la fois le déroulé des opérations mais également l'aspect industriel, R&D, rapport de pertes etc...

 

Et qui dit point mensuel, dit réunion interministérielle, et donc comme je ne "romancerai" pas (non pas au sens raconter des bobards mais faire de la "vue subjective") je me suis dis que j'allais apporter un peu de chaleur au brutal rapport de chiffres en mettant en situation les ministres et généraux japonais...

 

Le retour du compte rendu de réunion de notre ami Kretschmer, attaché naval à de l'ambassade d'Allemagne au Japon: 

 

 

 

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JANVIER 1942 + retrospective Décembre 41 + Janvier 1942 (2/x)

 

Place à la Chine,

 

Alors, en remarque préliminaire, j'ouvre clairement mon jeu, donc j'espère que les espions de Gilles ne rodent pas dans le coin. :chut:

Vous verrez que le ton confine parfois à l'autosatisfaction, c'est d'abord parce que je suis content de moi ( :siffle: ) et d'autre part parce que cela reflète souvent l'ambiance de ce genre de réunion. Néanmoins je suis très preneur de vos remarques sur la stratégie, vos propres expériences, etc. D'ailleurs je serais curieux d'avoir vos commentaires sur le rapport des pertes aériennes du post précédent (ou je suis moins content de moi...)

 

 

 

 

 

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Nouveau format, le tableau noir (et oui, pas de powerpoint en 1942), dites moi ce que vous en pensez
 
JANVIER 1942 + retrospective Décembre 41 + Janvier 1942 (5/5)
 
Présentation du ministre de l'industrie Nobusuke Kishi:
 

 
 
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1er Février, 5 Février

 

Chine, rien de particulier. Les troupes de l’opération JIME se positionnent en arrière du front afin de reconstituer leurs forces. Les bombardiers se redéployent sur le front centre afin de défendre le saillant de Ichang.

 

Malaisie :

Une quarantaine de bombardiers Sally réveillent à l’aube les défenseurs de Johore Bahru. Alors que la poussière retombe, l’aube semble se lever à l’ouest quand les 530 pièces d’artillerie japonaises amenées par train déclenchent un tir de barrage qui dure deux longues heures. Enfin, les hommes de Yama######a envahissent la ville de Johore Bahru, en tête la division d’élite des gardes impériaux soutenus par 3 régiments de chars.

En face, 18 000 hommes et 240 canons tentent de résister à la furie japonaise mais ils sont rapidement démoralisés. La dernière ligne de défense est enlevée à la baïonnette et les unités indiennes et anglaises écharpées refluent vers l’île de Singapour abandonnant sur le terrain 8500 hommes et 150 canons.

 

Dès le lendemain, 160 bombardiers reprennent l’attaque des positions anglaise du Gibraltar du Pacifique. La DCA est nombreuse et efficace, 4 bombardiers sont perdus et 40 bombardiers sont endommagés.

Pendant ce temps, les troupes japonaises rassemblent chalands, barques, péniches et radeaux afin de traverser les marais de mangroves et palétuviers qui constituent la première ligne de défense britannique.

 

Du 3 au 5 février, alors que les troupes progresse lentement vers Singapour, les bombardiers de l’IJA tentent de ramollir les défenses, mais bien qu’ils volent à 15 000 pieds, 30 bombardiers (sur 120) sont endommagés le 3 février, et à nouveau une quarantaine le lendemain. Le 5 février, les escadrilles sont mises au repos. Le coin est vraiment mal famé !!

 

Borneo :

Le 3 févier, 3 Catalinas piquent sur le port de Miri et repèrent un petit pétrolier de 1500 tonnes et l’envoie rapidement par le fond d’une bombe bien placée !

 

Pacifique sud, 1er Février :

 

Partis de Rabaul fin janvier, et progressant au nord-est des îles Shortland, les transports japonais approchent à l’aube de Guadalcanal. Ils sont accompagnés du groupe de soutien lourd composé des cuirassés Mutsu, Yamashiro, de deux croiseurs légers et de 5 destroyers. A distance, et surtout hors de vue de la côte, le KB composés désormais de 3 groupes indépendants assure la protection aérienne de l’invasion.

 

Le soleil est déjà largement levé et le ciel est clair, un premier cargo accompagné de 3 patrouilleurs repère à distance les mats de deux unités lourdes à l’arrêt en rade de Tassafonga. La flottille fait immédiatement demi-tour et s’échappe avant que les alliés n’ouvrent le feu. La flotte de soutien se déroute immédiatement dans le chenal qui sépare Guadalcanal de Tulagi, mais la visibilité est maximale et les possibilités de manœuvre réduites, c’est donc sans aucune élégance ni surprise que les deux flottes commencent à se matraquer. Du côté japonais, les deux cuirassés Mutsu et Yamashiro, les deux croiseurs légers Kitakami et Oi et 5 destroyers. Côté US, le CA Indianapolis et le CL Leander, rescapés de Darwin, le CL Adelaïde, et 4 destroyers. Après un long échange d’artillerie le croiseur Adelaïde coule lentement après avoir encaissé de nombreux obus, de même le destroyer Balch coule après avoir été coupé en deux par un obus du Mutsu. Pendant ce temps, l’Indianapolis évite brillamment les tirs des cuirassés japonais et ajuste efficacement nos escorteurs, le DD Isokaze est rapidement incendié et les deux croiseurs légers endommagés. Quand les deux flottes se séparent, le croiseur Leander qui avait été incendié en baie de Milne brule à nouveau de bout en bout de même qu’un destroyer américain dont la fumée grasse et huileuse gâche le paysage magnifique de ces îles luxuriantes.

 

A bord du KB, l’alerte est lancée, un premier raid de 50 torpilleurs et 80 zéros est déjà en route vers une flottille alliée repérée à l’aube et ne peut être détournée vers les croiseurs américains; les pilotes avalent leur frustration en coulant rapidement deux destroyers et manquent piteusement les trois autres navires légers.

Un second raid est lancé composé de 136 torpilleurs et 110 bombardiers protégés de 80 zéros, et repère la flotte ennemie dont les fumées d’incendies obscurcissent la zone. Le Leander est coulé de 2 torpilles, suivi immédiatement par deux destroyers coulés également à la torpille. L’Indianapolis sorti intact du précédent engagement évolue à pleine vitesse sous les nuées de bombardiers. Mais la chance vient à manquer, une torpille le frappe par tribord et fait tomber sa vitesse à 20 nœuds, les bombardiers en piqués s’acharnent alors sur lui. Le fier navire fini par couler avec tous son équipage. Seul un destroyer parvient à fuir, unique survivant des défenseurs de Guadalcanal.

 

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L’indianapolis, navire amiral de l’héroique contre-attaque américaine sur Guadalcanal

 

Le lendemain, les troupes débarquées s’emparent de l’ile de Tulagi et de Guadalcanal, la flotte de soutien rentre panser ses plaies à Truck et le KB s’éloigne vers d’autres objectifs.

 

 

Birmanie :

 

A l’aube du 4 févier, comme presque tous les jours depuis août 1937, les hommes de la RAF de la base de Lashio se préparent à ravitailler les innombrables camions qui gravissent les hautes pentes birmanes chargés de munitions, de nourriture, et plus encore de toutes ces pièces détachées, radios, moteurs d’avions et autre matériels techniques qui manquent tant à la Chine. C’est l’équivalent quotidien du ravitaillement de plusieurs régiments qui transite sur cette route.

A midi la base est pleine de camions qui attendent leur essence et de conducteurs qui attendent leur bière, la guerre est loin est la nature hostile est un ennemi déjà bien suffisant pour les hommes et le matériel.

Soudain, le vrombissement de 35 bombardiers japonais vient semer l’effroi dans la base. Le bombardement n’est pas très précis mais la surprise est telle que les anglais sont totalement dispersés et paniqués quand, une heure plus tard, un nuage de points noir surgit à nouveau à l’horizon; c’est désormais une centaine d’appareils qui survolent la base mais aucune bombe ne tombe sur les pistes et les baraquements. A la place le ciel se constelle de corolles quand 800 parachutistes sont lâchés sur la base. Les 500 rampants de la RAF sont totalement surpris et fuient vers le sud à bord de camions, le grand convoi à destination de la chine tente de faire demi-tour mais de nombreux camions versent dans les nombreux ravins et déjà les lourdes fumées des incendies s’élèvent de la jungle ou les camions sont incendiés par leur propriétaire…

 

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Les paras sautent sur Dien bien P.. pardon, sur Lashio.

 

Immédiatement, les parachutistes qui ne déplorent que quelques blessés légers réparent la piste, et s’enterrent en hérisson autour de la base. Ils sont isolés en territoire ennemi, mais la route de la Chine est coupée !

 

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La route de Birmanie, cordon ombilical d’une Chine impropre à la guerre moderne.

 

Autour de Rangoon, l’heure est à l’audace et à l’initiative. Les effectifs de Rangoon rendent toute prise de la base impensable, mais pas question d’attendre, on fait avec ce qu’on a ! Le 2ème régiment de reconnaissance équipé de 30 blindés légers et automitrailleuses remonte vers le nord, bouscule le 5 février les défenseurs de Meiktila et fonce vers Mandalay. Pendant ce temps un régiment de la garde impériale suit derrière et tente de sécuriser les arrières de cette folle chevauchée.

En Thaïlande, de nombreuses unités de génie transforment la base de Chang Mai perdue dans la jungle mais centrale pour la supériorité au-dessus de la Birmanie en aéroport de premier plan. Les rampants de l’IJA sont amenés par train et les bombardements de Rangoon vont bientôt pouvoir démarrer.

 

 

Sumatra :

 

Le sous-marin US Saury repère un convoi entre Borneo et l’Indochine et lance une gerbe de torpille sur le destroyer Yugiri qui s’en prend une ! Il est alors remorqué vers un port proche par le second destroyer mais il est peu probable que l’on arrive à le sauver… Démarre alors une chasse sans pitié entre le requin et les groupes de patrouilles des environs. Une première attaque revendique 2 touches, puis un groupe de patrouilleur en revendique 2 également, puis encore 3 touches revendiquées par un groupe de dragueur de mines. Toute la journée se passe ainsi en jeu de chats et la souris. Hélas la proximité de ports tels que Singapour ou Palembang laisse présager que le sous-marin, même blessé, s’en sortira…

 

Le sous-marin a probablement hélas le temps de repérer et signaler les 120 navires partis de Saigon et qui se dirigent vers le Sud Est ! 60 Cargos, 20 patrouilleurs, une trentaine de destroyers et de dragueurs de mines, 6 croiseurs et 2 cuirassés fendent les eaux calmes qui séparent l’Indochine de Borneo… 120 milles derrière, probablement à l’insu de l’ennemi, 5 porte-avions et 2 porte-hydravions escortés de trois croiseurs et d’une dizaine de destroyers apportent une couverture aérienne supplémentaire à celle offerte par les pilotes d’élites de Singkawang…

 

A bord des transports, 25 000 hommes de l’IJA nettoient leurs armes, rédigent leur poème de mort ou pour certain vomissent dans les dalots, en attendant de pouvoir enfin affronter l’ennemi sur ses îles… Après l’échec de Palembang et celui de Balikpakan, l’attente est grande ! On va enfin péter des culs !!!

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6 Février, 12 Février, la défense alliée se raidit !

 

 

Chine, contre-attaque des forces aériennes alliées :

 

A part les bombardements quotidiens du saillant d’Ichang, les troupes en Chine poursuivent une guerre de position. L’état-major japonais continue de redéployer ses troupes afin de dégager à nouveaux une force de manœuvre et notamment les régiments de chars. Les débats restent animés sur l’usage à faire de ces renforts : 

- lancer une bataille du fort au fort à Changsha,

- nettoyer la côte entre Shangai et Hong-Kong

- dégager Ichang

- Pousser vers Sian

 

Une division d’infanterie du groupe Nord a poussé son avancée vers l’ouest et est arrivée à une vingtaine de km de Sian. Mais 200 000 hommes sont retranchés dans Sian, de nombreux chasseurs sont repérés sur la base et Sian est pour l’instant hors de portée de nos chasseurs. Profitant de ce position favorable, de nombreux bombardiers harcèlent cette division et la désorganise petit à petit… la retraite est envisagée…

 

Le 8 février, 22 bombardiers légèrement escortés piquent sur l’aéroport de Hankow et endommagent partiellement les pistes en détruisant 1 oscar au sol. Le lendemain, c’est Hong Kong et ses infrastructures portuaires qui font légèrement les frais de ces bombardiers, idem le 11 et le 12 février. Le 12 février également, une vingtaine de bombardiers foncent sur Nanchang et repèrent les zéros alignés le long des pistes et en incendient 5 !

 

Cela chauffe à l’état-major ! Un plan de protection des bases aériennes et mis en place afin d’être en mesure rapidement de reprendre l’avantage dans la guerre aérienne qui s’annonce.

 

Birmanie :

 

Le 9 février, un commando de parachutistes s’emparent de la base de Bhamo sur la route entre Myitkyina et la Chine, resserrant encore la corde du pendu… Le lendemain, le 2ème régiment de reconnaissance tente de s’emparer de Mandalay mais l’opposition est plus forte que prévue, il est alors décidé d’attendre le régiment de la garde impériale qui court derrière. En attendant, la guerre aérienne fait rage au-dessus d’eux. 36 bombardiers en provenance d’Inde désorganisent le petit groupe de reconnaissance à Mandalay et croisent sans le savoir 60 bombardiers Nell de l’IJN qui tentent de fermer la base aérienne de Shwebo. Le lendemain, c’est 42 bombardiers anglais qui attaquent Lashio tandis que 32 Sallys escortés de 32 Oscar en provenance de Chiang Mai attaquent les défenses de Mandalay et abattent au passage un Hurricane. Ici aussi, la guerre aérienne débuté …

 

Les nombreuses reconnaissances montrent que l’opposition s’est considérablement renforcée à Shwebo. Si par les Alliés disposent également d’avions de reconnaissance ils ne devraient pas tarder à lancer une contre-attaque, mais pour l’instant l’audace paie, Rangoon est virtuellement encerclée et la rive orientale du fleuve sur lequel nous comptons baser notre défense est déjà quasiment envahie. Notre unique avantage est la concentration de tout ce que le japon compte comme avions de transports et unités de paras. Mais pour faire usage de cet avantage, il va falloir se débarasser de ces Huricanes.

Une unité de 45 zéros est rappelée de Malaisie en renfort des Oscars déjà présents mais dont les pates sont un peu courtes.

 

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Etat des forces en présence

 

Philippines :

 

Soutenus par les 100 bombardiers de ClarkField, les troupes japonaises gravissent péniblement les pentes de la presqu’ile de Bataan. Le 10 février, elles lancent leur attaque sur les positions américaines mais, très rapidement, l’attaque tourne au désastre : les mines anti-personnel, les nids de mitrailleuses et l’artillerie de Corregidor font un massacre. Prêt de 10 000 hommes sont portés disparus et les pertes américaines paraissent très légères. Les fortifications américaines semblent imposante et extrêmement bien dotées en hommes et en matériel malgré le blocus de près de deux mois. Il est temps de payer l’invasion aisée de Luzon…

 

 

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Les soldats japonais piétinent devant les fortifications de Bataan

 

Malaisie :

 

Après une longue marche à travers les mangroves, 43 000 japonais lancent une attaque en règle sur les 30 000 défenseurs britanniques. Ils sont sèchement repoussés et perdent 4 700 morts, blessés et disparus… Les troupes se déploient alors dans une posture plus défensive et tentent de ramollir les défenseurs avec leur artillerie.

 

Sumatra :

 

Le 8 au matin, la flotte en approche est repérée par l’aviation de Singapour, 9 Vildebeests piquent sur la flotte de soutien et attaquent le cuirassé Kongo qui encaisse une torpille. Heureusement celle-ci détone sur la ceinture blindée sans causer de gros dommages, mais l’alerte a été rude d’autant que les zéros de Singkawang avaient pourtant pour mission de protéger la flotte.

Dans la nuit du 9 février, la garnison de Palembang est réveillée par les sourdes détonations des mines disposées dans le delta du fleuve… Hélas pour eux, ces détonations sont causées par la lente évolution de 9 dragueurs de mines qui pavent le chemin de 6 croiseurs lourds et de 2 croiseurs légers. Une fois à portée, ceux-ci déclenchent un feu roulant qui vise d’abord les pistes et les hangars presque tous détruits avec les 21 bombardiers qu’ils abritaient ; puis ce sont les défenseurs qui encaissent les lourds obus de 200 mm mais ceux-ci fortement abrités encaissent peu de pertes. Malheureusement des obus se perdent dans l’installation pétrolière et endommagent la raffinerie et déclenchent un incendie gigantesque qui éclaire la zone comme en plein jour…

C’est alors que la flotte de bombardement vire de bord dévoilant derrière elle une flotte immense. En première ligne les dragueurs de mine qui déclenchent également plusieurs dizaine de détonations inoffensives. Un patrouilleur explose néanmoins sur l’une d’elle. Les 165 pièces d’artillerie côtière on heureusement été muselées par les croiseurs et les innombrables cargos déversent sur les rives du fleuve leur cargaison d’hommes et de matériel. Viennent d’abord les troupes de marine de la  91ème unité de la garde et du 3ème Sasebo ainsi que la 5ème brigade amphibie nouvellement formée. Ils sont épaulés par le 56ème régiment d’ingénieurs. Ces troupes  rompues aux opérations amphibies nettoient une tête de pont et organisent rapidement des pontons faits de barques, de radeaux et d’épaves diverses. Viennent alors deux unités légères, le 148ème régiment d’infanterie et le 14eme régiment de la garde qui relaient les unités amphibies. Une fois la zone dégagée, la 38ème division d’infanterie débarque au grand complet accompagné des troupes de soutien et de commandement de la 15ème armée rappelée de Malaisie pour l’invasion de Sumatra. Après une journée de durs combats contre les mines, les marais et les défenseurs qui provoqueront la perte de 800 japonais, une force d’invasion de 18 000 hommes est projetée à pied d’œuvre.

 

Au-dessus d’eux, près de 120 zéros en LRCAP strient le ciel de leurs trainées de vapeur. Les escadrilles de Singkawang, de Kuala Lumpur et des 5 porte-avions légers sont mobilisées pour assurer à l’invasion la supériorité aérienne. Pendant toute la journée les avions alliés vont tenter de contrecarrer cette invasion. 45 bombardiers vont ainsi tenter d’approcher les navires, escortés de 6 Hurricanes et 9 Buffalos. Cette attaque restera sans effet et coûtera aux alliés 1 Catalina, 9 Bristol, 2 Hudson,  3 Hurricanes,  3 Buffalo.

 

Dès le lendemain, l’ensemble de ces troupes qui se sont longuement entraînées pour cette opération déclenchent une attaque de choc sur les défenseurs, bouleversent immédiatement les deux lignes de fortification et font se débander les 11 000 défenseurs qui perdent la moitié de leurs effectifs et quasiment tous leurs canons et véhicules. Les installations pétrolières enlevées ainsi par surprise sont prises intacts.  i:Di

Immédiatement, les troupes se déploient pour lancer l’invasion de la totalité de l’île. 

 

 

 

 

Borneo/Celebes :

 

Le 6 février, les Mavis de Manado repèrent une flottille en approche et tentent en vain de la bombarder. Sont repérés 2 croiseurs légers, le Marblehead et le Java et 5 ou 6 destroyers. Les torpilleurs B5N2 Kate décollent équipés malheureusement de bombes et piquent sur la flottille. Le croiseur Marblehead encaisse 3 bombes et brûle intégralement. Avec un entêtement remarquable, la flotte poursuit sa route et attaque au canon la base aérienne, 1hydravion Jake est détruit, 2 autres endommagés, 7 torpilleurs Kate sont également endommagés. Hélas, les destroyers concentrent leur feu sur les patrouilleurs Mavis à l’ancre dans la baie et en endommagent 23 ! Nous sommes désormais aveugles pour un bon moment…

Le lendemain, les Kate survivants tentent d’attaquer la flottille ennemie qui a fui vers le sud mais toutes les bombes lancées sur le Java ratent lamentablement… Pas de trace du Marblehead ? Cette attaque aurait-elle coûtée un croiseur aux alliés ?

Le 8 ce sont les bombardiers partis de Balikpapan qui attaquent Manado, un Kate et un Betty (arrivé récemment) sont détruits et les pistes sont moyennement endommagés, pas de doute, la défense aérienne se renforce dans le secteur ! Un raid de 7 bombardiers est également lancé vers Tarakan mais les Oscar qui veillent sur place en abattent 5 ! Mais on peut être deux à jouer à ce jeu, le 9 février 23 Betty et 25 Oscars partis de Tarakan bouleversent lourdement les pistes de Balikpapan et endommagent 11 Vildebeest qui y étaient basés. Pendant ce temps, 18 bombardiers de Kendari attaquent cette fois le port de Manado et coulent le ravitailleur d’hydravion qui soutenait l’escadrille de Jake en charge de la lutte ASW…

 

Pacific :

 

Le 6, invasion d’Océan Island par une troupe d’assaut partie de Nauru, sous couvert du KB qui a quitté Guadalcanal. Une flotte de ravitailleurs partie de Truck permet au KB de mazouter au large de Nauru et de piquer ensuite vers le Sud. Hélas, les ravitailleurs croisent un sous-marin sur le chemin du retour et perdent un des leurs. Le KB arrive à hauteur des Fidjis et bombarde alors une flottille en rade dans le port. 5 destroyers et 3 pétroliers peuvent être considérés détruits ou quasiment détruits. Le lendemain, faisant route vers l’Est, il repère un convoi et lance 90 bombardiers qui.. coulent un gros cargo, et laissent filer le transport de troupe qui l’accompagnait… (bravo les mecs, pas doute, l'élite de l'aéronavale est là... sortez vous les doigts du c..!!!")

 

That's all folks, je vous laisse, je dois représenter les intérêts japonais à une réunion de l'OPEP i;)  i;)  i;)

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Le 07/06/2016à18:17, Eginhard 38 a dit :

Impressionnant !

Merci beaucoup, je ne sais pas si tu salues les exploits de mes petits soldats virtuels ou de l'AAR en soit, mais mes soldats et moi te remercions pour ton encouragement!!

 

 

On est aux alentours du 15 février, donc le rythme a un peu ralenti, et il ne se passe pas grand chose. Le prochain numéro détaillera la politique de construction aéronautique de l'empire, en attendant que la guerre se réchauffe un peu.

 

A plus

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oui, pas mal de temps, mais c'est autant un plaisir de le faire que jouer. En fait ca fait plusieurs années (15 en gros) que je rôde sur le forum découvert avec HOI 1, j'ai eu énormément de plaisir à lire des AAR comme gotterdamnerung de Jerry ou entre bombes et torpilles de Rominet et ca fait pas mal de temps que je me dis que j'en ferais un, pour rendre un peu ce que j'ai reçu...

 

Je sais que j'en ferais un, peut être deux, car je ne joue pas beaucoup, donc je met le paquet!!

Normalement, au rythme ou vas la partie, on devrait encore être en train de jouer (et moi d'écrire) en 2020, donc ce n'est que le début d'une longue histoire :)

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13 Février, 28 Février,

Guerre anti Sous-marine :

Chaque jour les hydravions Jake et les bombardiers Nell, décollent et patrouillent au ras de l’eau. Chaque jour les patrouilleurs et les destroyers grenadent les sous-marins repérés… Au bout d’un mois, aucun sous-marin ne semble avoir été coulé (la destruction du SSO20 est revendiquée par un patrouilleur, mais bon…) mais aucun cargo n’a même été attaqué. Un match nul bien soporifique en somme…

Birmanie,

Le 13 février, le 2eme régiment de reconnaissance, rejoint finalement par le 15 régiment de la garde lance son assaut sur la base de Mandalay et fait fuir ses 700 défenseurs qui perdent canons et véhicules. Immédiatement, un pont aérien en provenance de Thaïlande approvisionne la base qui commence ses travaux de retranchements et d’extension de l’aérodrome.
La guerre aérienne démarre immédiatement en Birmanie et notamment pour la maitrise du ciel au-dessus de Shwebo et de la Birmanie continentale. Le 13 février, 40 zéros de la marine arrivés récemment rencontrent 30 Hurricane et en abattent 7 pour la perte d’un des leurs. Hélas le lendemain, ces 4 zéros qui sont perdus en échange de 5 chasseurs Britanniques. Suivent derrière 30 oscars et 40 Sally qui commencent à bombarder la base aérienne anglaise et abattent également un Hurricane au passage. Hélas les bombardiers rentrent transformés en passoires, les Hurricanes ont une puissance de feu assez effrayante et font des ravages sur nos bombardiers en papier.
Pendant ce temps, chaque jour une vingtaine de bombardiers anglais attaquent nos paras à Lashio. Rapidement, un bataillon d’automitrailleuses nettoie la route Mandalay-Lashio des troupes ennemies rescapées de l’invasion et rétablis la liaison ferroviaire. Commence alors un balai complexe qui voit des ingénieurs et de l’infanterie être transportés vers Lashio afin d’y établir des défenses solides tandis que les transports aériens viennent récupérer les paras pour les ramener à Pinasuloke ou ils prennent immédiatement le train vers la base de Chiang Mai. Derrière ces transferts de troupes il y’a l’objectif de récupérer nos paras au plus tôt et de les baser désormais à l’extrême nord de la Thaïlande d’où ils pourront atteindre notre objectif final et couper au passage la retraite des défenseurs de Shwebo : Myitkyna !

En effet, le 24 février, une centaine d’avions de transports redéployés à Chang Mai traversent toute la jungle birmane et parachutent les troupes d’élite de l’empereur au cœur même de la jungle. Malheureusement l’opposition est bien plus sérieuse que nos reconnaissance aérienne ne nous laissait l’imaginer… le premier assaut se solde par la perte d’une centaine d’hommes, pour autant d’anglais. Hélas l’effet de surprise disparu, les assauts successifs sont moins efficaces, et le ravitaillement commence à manquer… Jusqu’à fin février les hommes de Myitkyina vivent un enfer. C’est Apocalypse Now en Birmanie. Dans le ciel, des zéros patrouillent, mais loin de leur base, les équipages s’épuisent et ils peinent à s’opposer aux Hurricanes. Chaque jour près de 40 bombardiers du Hudson au petit Lysander déversent leur bombes dans la jungle ou les paras qui encerclent la base commencent à manquer de tout. Les Sallys de l’IJA bravent la chasse alliée pour tenter de détruire les défenses anglaise au prix de plusieurs des leurs… Au milieu de la mélée, les avions de transports qui parcourent chaque jour des centaines de kilomètres tentent d’apporter aux paras munitions et nourriture et perdent chaque jour plusieurs avions tant la fatigue des pilotes est grande… La bataille de Myitkyina focalise toute l’attention des forces aériennes en Birmanie et la propagande des deux camps se saisissent de cette bataille en pleine jungle qui devient pour les uns le symbole de l’audace japonaise et pour les autres le symbole de la défense britannique. Le ministre de la guerre britannique ira même jusqu’à promettre par mail à son homologue japonais la tête du commandant des paras. 

Le mois de février s’achève sur une situation confuse et couteuse pour les deux camps:
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Pendant ce temps, les troupes légères sur place poursuivent leur invasion de la rive est. Taung Gyi puis le site pétrolier de Magwe sont pris, puis la base Prone. A fin février, seul le port de Rangoon reste sous domination britannique à l’est du grand fleuve…


Golfe du Bengale

Tant que les anglais tiennent Singapour, l’océan indien reste sous domination anglaise. Et nos Nells basés à Moulmein n’y peuvent pas grand-chose. Les anglais viennent à nouveau montrer le pavillon le 14 février quand le cuirrassé Royal Sovereign, les croiseurs Exeter, Cornwall et Dorsetchire accompagnés de 7 croiseurs léger, dont le Glasgow que nous croyions au fond de l’eau, et 4 destroyers viennent bombarder la base de Port Blair que nos paras avait capturé. A leur départ il est difficile d’imaginer qu’une base militaire se dressait là. On atteint 90% de destruction de la base aérienne et le petit port est également totalement ravagé…


Chine du Nord

Dès le début, il a été décidé que la Chine restait l’objectif premier de la guerre. Il serait tentant de geler ce front, mais ce n’est pas le choix qui a été fait. Si nous pouvons casser les reins des chinois avant fin 1943, c’est autant de division d’infanterie que nous pourrons redéployer ensuite vers la Birmanie et les bases du Pacifique, tout en augmentant nos capacités industrielles. C’est une stratégie discutable, mais je m’y tiens.
De nouveaux renforts obtenus du Kwantung au prix de bassesses politiques répétées ont permis d’agrandir notre force de manœuvre et le support de nos aérodromes. Les unités transférées sont de faible qualité mais dévolues à un rôle de garnison, permettant aux troupes aguerries du Corps Expéditionnaire d’abandonner leur rôle de forces de l’ordre. C’est une logistique un peu pénible, mais cela marche…

En secret, la décision a été prise de profiter de la concentration des forces à Nanyang pour pousser vers Sian :

En provenance de Chengting, envoi de deux divisions d’infanteries en direct vers Sian et de 3 brigades vers Yenan afin d’attirer la riposte ennemie si possible à l’extérieur de la base de Sian. Une fois la diversion opérée, les troupes blindées soutenues par 3 divisions d’infanterie doivent traverser rapidement les montagnes boisées qui séparent Nanyang de Sian, afin que les combats aient lieu dans la plaine de Sian et non dans un terrain très défavorable pour nos chars.

L’ordre de bataille est le suivant :

L’opposition est estimée à 200 000 hommes et 400 canons auxquels s’ajoutent environ 15 chasseurs. C’est un problème car nos Oscars basés à Kaifeng ne peuvent atteindre Sian. Il est donc décidé de demander à la marine une escadrille de zéros.
Nous disposons de 55 000 fantassins, 2000 canons et 1200 véhicules.
Force de Diversion :
41ème , 110ème & 37ème Division d’Infanterie
3 Brigades d’infanterie
Force Sud :
Etat-major de la 12ème Armée
3ème, 32ème et 36ème Division d’Infanterie
3 Brigades d’infanterie
9 régiments de chars, 2 régiments de reconnaissance et 2 régiments d’automitrailleuses, pour plus de 1200 véhicules.
Soutien Aérien (base de Kaifeng de niveau 6):
81 Sallys
54 Lillys
45 zéros (arrivés le 22 février)

Plan de bataille :

 

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En deux jours, la supériorité aérienne est obtenue au-dessus de Sian, les chasseurs soviétiques sont rapidement abattus et le balai quotidien des bombardiers débute alors au-dessus de Sian, chaque jour, 300 ou 400 hommes sont mis hors de combat…

Le groupe nord et centre arrivent vers Sian un peu plus rapidement que prévu et les Chinois contre-attaquent immédiatement. Le 21 février, 40 000 chinois traversent le fleuve et bousculent la 41ème division qui reflue vers l’Est. Le 24 février, c’est la 110ème division qui est attaquée et reflue en laissant la moitié de ses effectifs sur le terrain. Pendant ce temps le groupe sud traverse la jungle à marche forcée. Il semble que nous aurons le temps d’atteindre Sian avant que les troupes chinoises ayant attaqué notre diversion n’aient pu revenir vers le sud et affronter nos chars dans la jungle. En revanche ils ont le temps de rejoindre Sian. La diversion a donc rempli une partie de ses objectifs, à savoir détourner l’effort chinois du groupe d’attaque principal, mais pas suffisamment longtemps.


Chine du Sud

Contre toute attente, nos reconnaissance aériennes semblent montrer une baisse des effectifs à Changsha, il est donc décidé de détacher 2 divisions du front centre afin de faire la jonction avec une division gardée en réserve à Hangchow afin de nettoyer la côte entre Shanghai et Hong-Kong ou les effectifs ennemis paraissent réduits. De même les reconnaissances lancées depuis Canton montrent que Kanhsien a été évacué. Il semble donc que le mois de Janvier a été mis à profit par l’ennemi pour évacuer tout le Sud de la Chine, que nous allons donc tenter d’occuper à moindre frais. Si la défense se raidit, nous reviendrons sur nos positions d’origine, car c’est un objectif secondaire.
Afin de compléter l’opération, une brigade du groupe d’armée Sud-Ouest est chargée d’une opération amphibie à Pakhoi qui parait également évacué, cette brigade sera ensuite relevée par des régiments du Corps Expéditionnaire qui sont en station à Haiphong.

Je suis très surpris que mon adversaire ait décidé d’évacuer ces territoires, mais reste circonspect sur l’intérêt de les envahir car cela rallonge le front et augmente le besoin de garnison… on verra.

 

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PHILIPPINES

Les attaquants de Bataan renoncent à toute attaque majeure, pendant tout le mois de février, les belligérants se contentent de s’envoyer sporadiquement des obus sans efficacité. Notons néanmoins que vers la fin de février, les alliés cessent leurs propres bombardements, un signe de manque de ravitaillement ? Tous les 7 ou 8 jours, nos troupes lancent des attaques méthodiques sur les positions américaines, qui peu à peu voient les lignes de défenses américaines se réduire. Mais que c’est long et couteux! A fin février, la forteresse tient toujours…

L’aéroport de ClarkField voit décoller chaque jour une centaine de bombardiers divers qui maintiennent les troupes américaines sous pression. Les pilotes constatent que régulièrement, les meilleurs d’entre eux se voient affectés en Malaisie et en Birmanie tandis que débarquent à ClarkField des jeunes niais en provenance des bases de villégiature mandchoues. Ce qui était le théâtre d’opération principal en décembre devient en février un théâtre secondaire ou les jeunes pilotes viennent s’aguerrir.
Plus au sud, l’invasion de Mindanao se poursuit lentement, le terrain et le manque d’effectif ralentissent les opérations. Davao est pris le 20 février, à fin février toutes les bases sont prises sauf Malaybalay, dans les montagnes au centre de l’île.

PACIFIQUE

A l’aube du 13 février, le KB lance un raid sur Pago Pago ou sont mouillés 6 cargos, un patrouilleur, 2 transports d’avions et un ravitailleur de Destroyers. Tous les navires ennemis sont lourdement incendiés et endommagés, le patrouilleur et un cargo de 4000t coulent immédiatement dans la baie.
Le KB rode encore quelques jours dans la zone Fidji / Pago-Pago / Nouvelle-Calédonie mais l’océan est vide et il se dirige bredouille vers son port d’attache…


SUMATRA

35 Bombardiers tentent de réduire la base de Palembang et d’endommager les installations pétrolières, c’est sans compter sur les Oscars déployés immédiatement sur place qui abattent 7 bombardiers.
Peu après les bombardiers japonais sont déployés à Palembang et commencent leurs attaquent sur Batavia. Les troupes japonaises se déploient autour de Palembang et s’emparent des puits de pétroles de Djambi le 18 février.


MALAISIE

L’artillerie et les bombardiers japonais font ce qu’ils peuvent, mais le constat est dur, nos troupes ne progressent pas d’un pouce à Singapour, chaque attaque se révèle plus couteuse et moins efficace que la précédente. Comme à Bataan, les troupes s’organisent pour un siège alternant bombardement, phase de repos et assaut… 


Borneo

Le 22 février, la flotte japonaise approche de Balikpapan au son des grenades anti-sousmarine lâchée par un essain de destroyers. Il semble qu’il y ait une dizaine des sous-marins rien qu’entre Tarakan et Balikpapan.
Il y a également une telle profusion de mines que les croiseurs restent à l’écart et renoncent à bombarder la base. A posteriori c’est une erreur car ce ne sont pas les mines mais l’artillerie côtière qui coûtera à la flotte 3 cargos et 2 dragueurs de mines. Le contraste avec Palembang qui ne nous avait coûté aucun navire est saisissant. Néanmoins 3 régiments d’infanterie et un régiment de génie sont jetés à la côte et s’emparent le lendemain de la base. Le jour suivant un convoi chargé de troupes de support aérien déverse également sa cargaison tandis que les oscars de Tarakan se redéployent sur Balikpapan. A juste titre car dès le 26 février, 15 bombardiers alliés tentent d’attaquer la flotte à l’ancre et perdent 9 d’entre eux…

Modifié par Kretschmer

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1 mars, 12 mars,


Malaisie :

Les bombardements quotidiens, tant par l’artillerie que par l’aviation finissent par faire effet, les attaques longuement planifiées du groupe Yama#####a ont enfin raison des derniers défenseurs qui auront lutté jusqu’au bout. Le 5 mars, Les 40 000 hommes de l’Empereur s’emparent de la ville et surtout du port britannique et font 30 000 prisonniers. Immédiatement, les dragueurs de mines qui attendaient à Saigon sont envoyés nettoyer le détroit de Sumatra et ils sont suivis par une imposante flotte de transports de troupes qui vont déplacer les troupes de Singapour vers d’autres fronts et notamment bien sur la Birmanie.

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La reddition de Perceval, après une lutte longue et honorable

SUMATRA
La contre-attaque aérienne alliée tourne court rapidement alors que les aérodromes de Palembang accueillent chaque jour plus de chasseurs. 40 bombardiers chargés de la lutte anti-sous-marine sont également déployés. Pendant ce temps les troupes au sol poursuivent leur invasion de la grande île, Oosthaven qui fait face à Java est prise le 6 mars.

Bornéo
Les bombardiers alliés continuent leurs attaques sur Balikpapan malgré les Oscars sur place qui abattent chaque jour plusieurs bombardiers. Hélas, deux dragueurs de mines endommagés par l’artillerie côtière et restés à quai le temps de pomper l’eau accumulés dans leurs fonds finissent par couler sous le coup des bombes. Le 3 mars, un régiment d’infanterie parti de Balikpapan s’empare des puits de pétroles de Samarinda.

Birmanie
Pendant 12 longues journées, les paras japonaise et les anglo-indiens de Myitkyina poursuivent une guérilla sanglante dans la jungle birmane. Au-dessus d’eux les aviations anglaises et japonaises s’épuisent en d’interminables engagements. En 15 jours, 25 avions de transports sont perdus entre la Thaïlande et la Birmanie pour ravitailler les paras. Une vingtaine de chasseurs et une trentaine de bombardiers de l’IJA sont également perdus pour soutenir les combats. Mais les alliés paient également un lourd tribu. Environ 70 avions sont perdus au-dessus de Myitkyina.

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Grâce au paras, la peur de la jungle encercle plus efficacement les anglais que nos effectifs en place

Enfin le 12 mars, les paras rassemblent leurs dernières munitions et chargent bruyamment les défenseurs qui s’enfuient en désordre. Le pari est réussi, l’importante base birmane du nord, clé d’accès à Lashio et à la Chine et futur poste avancé de la guerre contre l’inde, est pris !

Philippines :
Une attaque violente lancée le 7 mars contre Corregidor provoque la mise hors de combat de 4000 japonais. Les troupes sont une fois de plus mise en défense le temps de se regrouper. C’est assez agaçant.

Chine Nord:
La conquête de Sian débute par de violents barrages d’artillerie qui fixent les troupes chinoises. L’ennemi a concentré dans sa ville tous ses effectifs alentours. Les divisions du groupe nord qui ont été durement malmenée pendant leur diversion font marche de nouveau vers Sian. Il est hors de question pour elle de se joindre au combat, d’autant qu’elles sont du mauvais côté du fleuve, cependant elles sont chargées de mettre en place un rideau défensif le long du fleuve afin d’empêcher toute retraite vers le nord. De la même façon, le groupe Sud détache deux brigades d’infanterie qui commencent une longue marche dans la jungle afin d’empêcher la retraite ennemie…

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La bataille de Sian

Le 3 mars, un premier assaut est lancé sur les positions ennemies. 600 pièces d’artilleries déclenchent un feu roulant sur les tranchées chinoises. Comme à son habitude, le commandant de la 12ème armée lance un rideau de chars lourds suivi de colonnes de fantassins. Hélas, le miracle de Sinyang et de Chengow (ou plusieurs milliers de chinois avaient été mis hors de combat pour quelque dizaines de pertes chez les japonais) ne se reproduit pas. Les positions ennemies sont solidement préparées et dotées en pièce d’artilleries. Enfin, c’est Mao Tsé Tung qui défend en personne sa capitale et sa présence galvanise les défenseurs. Très rapidement, 1 char lourd est détruit et 114 autres chars endommagés par les mines et les canons antichars. Le combat se poursuit alors au fusil et à la baïonnette. Une première ligne défensive est prise mais les combats cessent avec la nuit. 8500 japonais sont hors de combat, tués, blessés ou tout simplement trop choqués pour poursuivre les combats. Les pertes chinoises semblent équivalentes.

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Mao passe en revue les défense, il peut être fier de ses troupes


Chine Sud:
Le 7 mars, la 22ème division envoyée tâter le terrain rencontre un corps d’armée sur la route Nanchang->Wenchow, le dernier port chinois. Une violente attaque le met en déroute pour des pertes négligeables. En revanche la 17ème division et la 116ème division qui ont quitté Hangchow atteignent Wenchow le même jour et font face à une forte opposition. Le port est manifestement solidement défendu et les troupes japonaises restent en retrait le temps que les bombardiers légers de Shangai ramollissent les défenses et que la 22ème division les rejoignent. Encore une fois, c’est un front secondaire, on fera avec ce qu’on a, et de toutes les façons le japon n’a plus aucune réserve en Chine (tout est soit en maintien de l’ordre soit à Sian).

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13 mars - 31 mars,


Chine Sud:

La 22ème Division rejoint la 17ème et la 116ème le 15 mars, commence alors de violent combat qui s’achèvent le 18 mars avec la prise du dernier port chinois. Les trois divisions sont sérieusement amochées et restent au repos à Wenchow. Aucune action supplémentaire n’est engagée et nous nous contenterons pour l’instant de Chuhsien et Wenchow.

 

Chine du Nord , Un excès de zèle

Du 3 mars au 21 mars, les troupes de la 12ème armée bombardent sans relâche les lignes de défense chinoises. Chaque jour entre 150 et 200 bombardiers bimoteurs et notamment les nouveaux Ki-49 Helen viennent larguer leur cargaison de bombes sur les troupes tandis que les chasseurs-bombardiers Ki-45 s’acharnent sur l’aérodrome de Sian.

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Le Helen fait son baptême du feu en Chine.

Pendant ce temps les troupes des pinces nord et sud poursuivent leur lente progression dans la jungle afin de coupe la retraite aux défenseurs. Leur avancée et néanmoins très lente tant le terrain est défavorable.


Le 22 mars, souhaitant amollir encore les défenses chinoises, le commandant de la 12ème armée lance une nouvelle attaque sur les positions chinoises. Un millier de char descend une fois de plus dans la plaine suivie de colonnes de fantassins, l’avancée est très rapide et les commandants de divisions oublient rapidement que l’objectif n’est que de tâter les défenses. Les avant-gardes découvrent des tranchées occupées par des blessés et des cadavres laissés sur place. Ce n’est qu’aux abords de la ville que la défense parait plus affirmée, mais la citée à subit plus de 2500 sorties aériennes en moins d’un mois et le paysage est lunaire. Les japonais et leurs chars traversent au pas de course les collines de gravas. D’innombrables vagues de soldats communistes chargent sans espoir de survie les colonnes japonaises tant et si bien que les canons de 20mm des automitrailleuses sont portées au rouge. A l’issue de ces violentes et meurtrières contre-attaques, les troupes japonaises reprennent leur avance et emportées dans leur élan finissent par mettre en déroute la totalité des défenseurs qui fuient vers le Sud-Ouest.
A la fin de la journée, 1027 soldats sont constatés hors de combats, mais cela relève plus de la désorganisation que des pertes réelles. Les pertes chinoises sont évaluées à 30 000 hommes, 3 000 sections de combat ou de soutien sont totalement détruites et la totalité de l’artillerie chinoise est également détruite.

Hélas les troupes en déroute passent alors sous le nez des deux forces d’encerclement japonaises qui n’ont pas eu le temps de refermer la nasse. La victoire de janvier dernier qui avait conduit à la destruction d’une quinzaine de corps ne se reproduira pas.

Au quartier général du corps expéditionnaire on est à la fois très agréablement surpris de la facilité avec laquelle en quelques jours des forces inférieures en nombre mais modernes et lourdement dotées en chars et en avions ont su littéralement étriller l’armée de Mao Tsé Toung mais également déçu que l’encerclement n’ai pas pu être terminé à temps. C’est assez déconcertant de voir ses plans de bataille bouleversés par la faiblesse de l’ennemi.

Des positions solides sont immédiatement établies dans la ville et les nombreuses unités de génie sur place s’efforcent de remettre en état les aérodromes et d’établir de nouvelles fortifications. Arrivées par train, les ingénieurs du génie civil, des mines et de l’industrie établissent leurs plans pour remettre en marche l’outil industriel local totalement ravagé.

 

Philippines :

Désireux de ne pas laisser le Corps Expéditionnaire rafler tous les honneurs, la 14ème Armée lance le 23 mars une énième attaque sur Bataan qui cette fois ci sera la bonne. Malgré la qualité de leurs officiers et la qualité défensive du terrain, le manque de ravitaillement et les bombardements incessants ont sérieusement entamé le potentiel des troupes américaines. Les japonais perdent un petit millier d’hommes mais enlèvent les dernières positions alliées et capturent 28 000 hommes. Luzon est totalement capturée. Mindanao suit peu après avec la destruction des dernières unités US retranchées dans les montagnes du centre de l’île.

Immédiatement, les dragueurs de mines viennent nettoyer la baie de Manille afin que les transports de troupes puissent venir récupérer la 14ème Armée.

 

En Birmanie,  la prise de Myitkyina le 12 mars met fin aux combats terrestre. La guerre se poursuit dans les airs avec cette fois-ci la bataille pour la domination de Shwebo, tête de pont Ouest et passage obligé pour établir une communication ferroviaire entre Mandalay et Myitkyina. La défense semble conséquente et le fleuve ne facilite pas l’offensive.
Les troupes éparses et faméliques japonaises se rassemblent à Mandalay dans l’attente des renforts qui doivent arriver de Singapour. Malheureusement comme la priorité a été donnée à l’invasion du Nord, le port de Rangoon a été laissé de côté et le manque d’infrastructure portuaire n’aide pas l’arrivée des renforts. Les troupes sont donc embarquées à Singapour comme si elle devait faire des invasions amphibies et jetées à la hâte à Moulmein. Plusieurs régiments indépendants suivis de 2 divisions de la garde sont néanmoins déployés et marchent vers Mandalay dans le but de prendre rapidement shwebo avant de se retourner vers Rangoon. L’objectif est de conquérir totalement la Birmanie avant l’arrivée de la mousson en mai.

Une centaine de Bombardiers de l’IJA sont déployés au nord de la Thaïlande. Les avions de transports qui ont contribué à la prise de Myitkyina déploient maintenant par les airs les rampants de l’IJA à Mandalay qui accueille alors 30 Oscars et 36 zéros.
Malheureusement Shwebo est protégé par des nuées de Hurricane et près de 100 avions sont perdus au-dessus de la Birmanie en une vingtaine de jours contre une quarantaine de chasseurs anglais.

Afin d’éviter de traverser le fleuve sous le feu ennemi, il est décidé de contourner la base anglaise mais cela n’échappe pas à la RAF qui envoie ses propres bombardiers sur nos colonnes. Là encore les pertes sont nombreuses et notamment les bombardiers Hudson paient le prix fort.

Le 22 mars, le paquebot Wakefield de 19 000 tonnes chargé d’hommes et de matériel entre dans le port de Chittagong. Il ne sait pas encore que c’est pâques avant l’heure et que les œufs déposés par les sous-marins japonais ne sont pas en chocolat. Une détonation sourde réveille la base tandis qu’une immense colonne d’eau soulève le bâtiment qui se brise et sombre peu après. Il est suivi par le transport d’hydravion Thyme qui le suit au fond de l’eau. Nos contacts locaux qui nous ont transmis la nouvelle ne sont pas en mesure d’évaluer le chargement du paquebot, mais si comme c’est probable il était chargé de troupes, alors les pertes sont probablement très nombreuses.

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Le Wakefield.

 

Java - Célèbes.

Le 27 mars, sous couverts de la chasse et des Betty basés à Palembang et Oosthaven, trois divisions d’infanterie parties de Singapour débarquent à Kalidjati (petit port mais base aérienne importante qui n’était pas défendu) et marchent vers Batavia et le reste de Java. L’opération se déroule comme à l’exercice, aucune perte navale et peu de pertes aériennes sont à déplorer.

De même, 3 régiments d’infanterie partis de Manado s’emparent de la partie sud des Célèbes et notamment de la base de bombardiers de Kendari. Prochaine étape, le Timor !

 

Pacifique Sud :

Depuis la prise de Guadalcanal et de Tulagi début février, l’état-major de la 4ème flotte s’est efforcé de consolider ses positions.
Des renforts ont été transportés à Port Moresby qui devient désormais une base de première importance doté d’un aérodrome capable de soutenir au moins 200 appareils et d’un port puissamment fortifié.
Guadalcanal devient un aéroport également capable d’opérer des bombardiers bimoteurs. Le port de Tulagi est également agrandi tandis que de nombreux ravitailleurs d’hydravions viennent y mouiller et permettent le déploiement d’une vingtaine d’hydravion de patrouille. Ils sont également rejoints par 24 hydravions Jake dont les pilotes sont issus des escadrilles de formation à la lutte anti-sousmarine (compétence ASW 60+).
Partis de Tokyo et de Truck, une vingtaine de navires ravitailleurs de munitions (AS-AG-AK) de navires ateliers viennent mouiller à Tulagi tandis que de nombreux cargos apportent chaque jour de Truck et de Rabaul munitions et soldats.

Le KB qui était remonté mazouter à Truck mouille à Tulagi à la mi-mars accompagnée de sa flotte de ravitailleurs et de la flotte de soutien Mutsu-Yamashiro.

 

Tout ce petit monde appareille de Tulagi le 20 mars au plein milieu de la nuit, sans être manifestement repéré.
Le 23 mars, décidemment une journée noire pour les alliés, les commandos de l’IJN s’emparent simultanément de Luganville dans l’archipel Espiritu Santo, de Tanna et d’Efate dans les nouvelles Hébrydes.

Le 24 les transports repartent vers Tulagi tandis que le KB et les cuirassés de soutien accompagnent une seconde flotte d’invasion chargée de la 4ème division d’infanterie (celle qui avait pris Port Moresby), de troupes d’assaut de l’IJN et d’ingénieurs à destination de Koumac, pointe nord de la Nouvelle Calédonie.
La bataille de la Nouvelle Calédonie, porte d’accès à l’Australie et future forteresse méridionale de l’empire vient de commencer.

Le 25, La 4ème DI s’empare à Koumac après que les cuirassés aient ravagé de leur artillerie les cocotiers et les dunes vides d’ennemis suivis juste après par les 250 bombardiers du KB.


Du 26 au 31, les forces aériennes ennemies contre-attaquent et tentent notamment d’attaquer nos navires, le Mushu encaisse une bombe qui rebondit sur son blindage, une quinzaine de bombardiers ennemis sont abattus contre une demi-douzaine de zéros.

Les avions ne sont pas les seuls à s’opposer à l’avancée japonaise, la mer entre Guadalcanal et la Nouvelle Calédonie grouille de sous-marins. Deux cargos sont torpillés en 3 jours et en réponse 12 destroyers quittent Tulagi pour patrouiller la zone, et des ravitailleurs d’hydravions quittent Tulagi vers Effate et Koumac pour permettre l’emploi local d’hydravion anti-sousmarins.

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Chers lecteurs et très chers commentateurs, je suis désolé mais je suis obligé de mettre fin à cet AAR car Gilles et moi avons clôt cette partie à la suite d’une péripétie passionnante mais également très frustrante qui n’a pu se solder que par un retour au 7 décembre 1941.

Tout d’abord je précise que cet AAR racontait ma première partie de witp ae (et de witp aussi) et qu’après 6 mois de jeux j’avais accumulé beaucoup de regret sur des choses que j’aurais fait autrement avec plus d’expérience, bien que la partie ne soit pas si mal engagée jusqu’au funeste jour du 15 mai 1942…

Conformément au plan expliqué dans le premier compte rendu de réunion de kretschmer, l’objectif était d’attirer l’aéronavale US à l’occasion d’une opération amphibie majeure et de l’attendre et l’accueillir avec toutes les forces disponibles. (post « un peu de géopolitique de décembre 1941/mars 2016).
Le 1er mai 1942, une force amphibie débarquait en renfort de l’offensive du 23 mars 3 division d’infanterie, un QG, des troupes de génies et des garnisons navale à Koumac (pointe nord de la nouvelle calédonie). 6 TF étaient présentes en support, 2 TF de combat avec 8 cuirassés et 6 croiseurs, le KB avec 7 CV, une TF de supériorité aérienne composée de 3 CVE équipés uniquement de zéros, et une TF de 3 CVL (quasiment toute la flotte en fait). Etaient également présents 81 zéros basés à terre à Koumac et Effate, 18 Mavis à Koumac pouvant repérer tout ce qui se passe dans un arc Sydney/NouvelleZélande/Fidjis. La lutte anti sous-marine étaient assurées par 120 Jake soit sur les 4 CS soit à Koumac et 4 TF de 4DD chacun.
Tout ce petit monde est resté une dizaine de jours au large de Koumac, une vingtaine de subs attaquaient chaque jour le KB sans autres effets que 15 dégats de flottaison occasionnés au Zuikaku et des Jakes collant chaque jour des pruneaux sur les sous-marins.

Mais j’avais fait une énorme boulette !!! 

Le KB avait comme mission de suivre les transports de troupes avec 1 hex de distance, les CVL et les CVE suivaient le KB et les cuirassés étaient eux dans la base de Koumac pour faire un petit bombardement nocturne bien senti sur les troupes US. J’avais donné ces ordres au départ de Tulagi depuis une dizaine de tours et l’avais bien sur totalement oublié.
J’ai également l’habitude de « disbander » au fur et à mesure les transports dès qu’ils sont vides (pour qu’ils se réparent) et sans réfléchir, le 15 mai, j’ai totalement disbandé ma troupe de transport, et envoyé mon tour à Gilles.

Et c’est précisément ce tour ci qu’il attaquait, bombardant mes cuirassés à l’ancre dans Koumac tandis que toute l’aéronavale rentrait tranquillement à Tulagi, n’ayant plus de TF à suivre. Résultat, 2 BB coulés, 2 CL coulés, et 8 CA et 6 BB bons pour le ferraillage ou 1 année de réparation, pour autant qu’ils arrivent à rejoindre un port en sautant en pied joints par-dessus les 20 sous-marins présents entre Koumac et Tulagi.

Grosse déprime…

Je comprends mon erreur idiote, et sur la recommandation de Rominet, je propose à Gilles de transformer mon ordre de « follow » en « patrol » et de lui renvoyer le tour, « pour voir ».
Résultat, je perds l’Akagi plus 20 dégats système sur le Hosho et lui perd 4 CV (Enterprise, Lexington, Yorktown et Saratoga). Niark niark (d’autant plus que le Hermes venait de se faire couler par des bettys au large des Maldives…)

Mais bon, je décide de continuer la partie en me disant que ces fichus cuirassés ne servent de toute façon à rien, que sans eux j’économiserai du fuel. Un petit whisky et c’est reparti…

Mais c’était surestimer ma force morale, et le regret de la victoire possible était pire que l’amertume de la défaite idiote et quelques tours plus tard, j’acceptais la proposition très sympathique de Gilles de recommencer une nouvelle partie, mettant à priori à profit l’expérience acquise….

J’en suis bien sur désolé, et je regrette bien plus les dizaines d’heures consacrées à l’AAR et que les centaines consacrées à la partie. Je vous présente toutes mes excuses pour mettre fin aussi piteusement au récit.
Nous venons de recommencer une partie et je vais essayer de vous la raconter en innovant suffisamment sur la forme pour que vous n’ayez pas l’impression d’une grosse redite.

Encore une fois, merci beaucoup pour les commentaires, et à très bientôt j'espère!

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Juste un petit message rapide pour vous donner des nouvelles de la partie.

 

Nous sommes mi-février 1942 et nous tenons un rythme de jeu rapide de bon augure pour la suite. Sans en dévoiler trop le déroulement est sensiblement différent de la partie précédente.

J'ai souhaité laisser la partie se dérouler un peu avant de la raconter mais je pense que cela va bientôt être possible. Donc restez dans le coin

 

au programme

 - en cours de rédaction, cartes illustrées déjà faite:

Deux mois de folie en Chine ou une offensive chinoise surprend les japonais qui avaient l'intention de rester sur la défensive sur ce front.

 - en cours de rédaction,

L'offensive en Birmanie - Mailaisie,

 - rédigée et illustrée mais je garde pour plus-tard

Opération amphibie japonaise majeure sur un objectif haut en signification symbolique!

 

a bientôt !

 

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Décembre 1941 - Janvier 1942 : Chine 1/4

 

7 décembre 1941, Nanking.

 

Le général en chef de l’Armée Expéditionnaire de Chine a réunis ses principaux chefs d’état-major lors d’une froide matinée afin de leur transmettre par oral des informations qui ne sauraient être diffusées sur les ondes. Mais tout d’abord, son chef d’état-major détaille l’ordre de bataille au moyen de la carte murale suivante :

 

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L’armée expéditionnaire dispose d’une valeur militaire (AV) de 20 000 (pour info, une division d’infanterie japonaise représente une AV de 400 environ) qui se répartissent en 6 armées principales auxquelles s’ajoutent les unités d’auxiliaires chinois. Malheureusement le simple maintien de l’ordre dans les principales villes représente un besoin de 5000 AV. En conséquence les armées d’assaut doivent aujourd’hui consacrer de nombreuses grandes unités à l’occupation du territoire.

 

 

Le général en chef Hata prend alors la parole :

 

« Laissez-moi partager avec vous les ordres reçus de Tokyo :

 

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Comme vous le voyez, le temps des grandes offensives est terminé.

Néanmoins, sur ma recommandation, le Kwantung accepte de transférer des unités de cavalerie qui viendront soutenir les auxiliaires chinois qui seront mis en garnison afin de rendre aux grandes unités leur liberté de manœuvre. Tout ceci nécessite de complexes redéploiements qui ont été préparé par l’état-major. Néanmoins ces redéploiements ne seront possibles qu’une fois la liaison ferroviaire Pékin Shanghai rétablie.

 

Voici mes ordres détaillés

-          L’Armée Nord mettra à disposition de la 12ème Armée ses deux régiments de chars qui seront rejoints par les 6 régiments de chars du Kwantung. La 12ème Armée sera ainsi en mesure de détruire les chinois infiltrés et de nettoyer le chemin de fer. Je mettrai également à sa disposition 40 bombardiers Sally et Lilly basés à Suchow et Kaifeng.

-          Les bombardiers de Canton seront chargés de bombarder Hong Kong. La 23ème armée à également mission de reconstituer la 51ème division dispersée sur la côte en utilisant les auxiliaires Chinois.

-          La 13ème Armée restera en réserve prêt à contrer une offensive sur Shanghai ou sur le Centre

-          La 11ème Armée défendra le centre Wuchang-Nanchang et le Saillant d’Ichang.

-          La 1ère Armée défendra Kaifeng et participera à l’établissement d’une ligne défensive sur le fleuve avec le support de la 12ème Armée une fois les poches ennemies nettoyées.

-          Le groupe Nord devra défendre notre avancée vers la Mongolie afin de défendre à distance Pékin et le cordon ombilical Mandchourie-Chine.

 

 

Ainsi se clôt cette première réunion d’état-major.

 

Ce que ces généraux ignorent, c’est que le Kwomintang prépare une offensive majeure qui va prendre à contre-pied l’ensemble de ces dispositions…

 

 

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