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Kretschmer

[WITP AE] Un océan peu pacifique

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Décembre 1941 - Janvier 1942 : Chine 2/4

 

A l’extrême Sud du pays, les troupes du groupe d’armée Sud se mettent en marche vers Hong Kong. Entre le 7 décembre et le 10 décembre, les bombardiers de l’AEC réalisent 120 sorties sur la ville et détruisent totalement le port ou coulent 12 cargos anglais. Hélas les destroyers qui s’y trouvaient s’enfuient avant les bombardements.

 

Les bombardiers tentent ensuite de réduire les défenses de la garnison mais la DCA fait son office et en 100 sorties, les japonais perdent 7 bombardiers sans que la garnison britannique ne semble déplorer la moindre perte.

 

Le 11 décembre, les troupes japonaises atteignent les rives de la ville insulaire et mettent en batterie leurs pièces d’artillerie. Un premier bombardement fait peu de victime…

Le 15 décembre, 20 000 hommes s’élancent sur les fortifications de la concession. 2 premiers rangs de tranchées et de fortins sont réduits mais la journée s’achève sans autres avancées. Les japonais ont perdu un millier d’homme, les anglais 350.

 

L’aviation maintient sa pression pour empêcher les anglais de se fortifier de nouveau tandis que les japonais se réorganisent. Le 19 décembre, un assaut brutal met fin à la resistance occidentale, 700 japonais sont perdus mais 7000 indiens et anglais prennent le chemin des camps de prisoniers. Les travaux de fortification sont différés le temps que le port soit remis en état. Un sentai de 12 Ki-43 vient assurer la protection aérienne tandis que les dragueurs de mines de Formose nettoient la baie. Le 26 décembre, un premier convoi en provenance d’Indochine vient remplir les entrepôts de la ville des denrées nécessaires à ses activités. L’exploitation industrielle du joyau oriental de la couronne britannique vient de démarrer à notre profit.

 

***

 

Dès l’après-midi du 7 décembre, un premier accrochage entre la 13ème Brigade de la 13ème Armée soutenue par 40 bombardiers et un corps Chinois infiltrée sur les arrières de la 12ème armée à proximité de Suchow aboutissait à la retraite de celui-ci et la mise hors de combat d’un demi-millier d’hommes, contre 150 de notre côté. Du 7 au 15 décembre, les bombardiers de Kaifeng vont harceler la poche infiltrée la plus septentrionale et opérer en tout 220 sortie qui mettront hors de combat 1400 Chinois. Pendant ce temps les chars affluent à Suchow et se mettent à disposition de la 12ème armée qui parvient à libérer la 32ème division de sa charge de surveillance à Suchow.

 

Un premier affrontement à l’ouest de Suchow oppose le 18 décembre 3 régiments de chars à un corps chinois. Une soixantaine de chars moyens enfoncent les lignes de défenses et ouvrent la voie aux chars légers et aux automitrailleuses qui transforment la retraite et déroute, puis en massacre. On ne déplore aucune perte dans nos rangs tandis 850 Chinois sont tués ou fait prisonniers.

 

La première poche est liquidée…

 

Le commandant Ichiji de la 12ème armée se frotte les mains, les chars sont des adversaires formidables pour des Chinois en pénurie de matériel lourds et au moral fragile. Conformément au plan, il fait obliquer son groupe blindé vers Kaifeng afin d’aider la 1ère Armée à rejeter les Chinois au Sud du fleuve. C’est ainsi que le 21 décembre 5 régiments de chars rencontrent 3 corps chinois et les mettent en fuite faisant au passage 1200 prisonniers, une fois encore sans la moindre perte de notre côté.

 

 

***

 

 

Néanmoins, à Nanking, l’ambiance est différente…

 

Le 9 décembre, la 11ème brigade d’infanterie en provenance de Nanchang avait conduit une reconnaissance en force le long de la rive orientale du fleuve en vue de prévenir toute traversée de troupes ennemies en provenance de Changsha. Elle tombe sur 2 corps chinois qui ont déjà traversé. Une première escarmouche fait 200 morts de part et d’autre. (a)

 

Le 10 décembre, le commandant de la 34ème Division en charge de la défense de Ichang signale qu’il a repoussé une attaque de 8 corps pour pas moins de 60 000 hommes. 150 soldats sont portés disparus contre le triple côté Chinois, et les défenses ont résisté. (b)

 

Le 11 décembre, la 11ème Brigade se fait méchamment démolir par 15 000 chinois équipés, c’est rare, de 150 pièces d’artillerie. 3000 hommes sont perdus côté japonais, 2000 côté Chinois. La brigade retraite vers Nanchang. (a)

Le même jour la 13ème division envoyée en renfort vers Ichang repère un corps Chinois qui à pris position au nord de Wuchang et encercle virtuellement le saillant d’Ichang. Le lendemain la 13ème division massacre 2500 chinois au prix de 300 soldats japonais et met fin à l’encerclement d’Ichang. (c)

 

Le 12 décembre, un barrage d’artillerie imprécis mais violent commence sur Ichang, et se reproduira chaque jour. Malgré les défenses élevées par la 34ème Division, les pertes, la fatigue, la désorganisation augmentent peu à peu chez les défenseurs. (b)

 

Le 13 décembre, Hata réunis ses officiers d’état majors, il est désormais clair qu’une offensive majeure à lieu sur le front centre…

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Décembre 1941 - Janvier 1942 : Chine 3/4

 

Wuchang, 14 décembre.

 

Afin d’être au plus proche de ses troupes, Hata a déplacé son état-major à Wuchang. Dans la salle des cartes, les opérateurs radios et les aides de camp officient silencieusement et efficacement mais la tension est palpable.

Sur le mur principal, un jeune lieutenant déplace les punaises signalant les troupes ennemies. Il n’y a pas de doutes à avoir sur le fait qu’une grande offensive est en cours.

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Messieurs, laissez-moi vous rappeler la situation,
1)    Une première armée se dirige vers Hangchow et à déjà quasiment détruit la 11ème Brigade, de là ils peuvent renforcer leurs troupes de Chuhsien et menacer Hangchow ou obliquer vers le nord et attaquer Nanchang. Environ 60 000 hommes semblent gardés en réserve sur les arrières. (5)
2)    Un second groupe d’armée a pris position devant Wuchang, mais au regard de nos effectifs à Wuchang, la ville peut être considérée comme sure. En revanche, les seuls renforts que nous pourrons envoyer à Ichang sont la 13ème division déjà en marche. Le reste devra rester à Wuchang et Ichang se débrouillera avec ce qu’il a.
3)    80 000 hommes assiègent Ichang, pour l’instant l’artillerie ennemie et la seule entrée en lice. Comme je le disais nous allons prendre le risque de ne pas renforcer le saillant. Nous avons 3 lignes de fortification, ca devrait suffire. Hélas des éléments de tête chinois ont passé le fleuves et occupent la route Wuchang Ichang. (6)
4)    La poche infiltre de Sinyang présente des effectifs considérables et que nous avions largement sous-estimés. La menace qu’ils présentent dépend largement de leur niveau de ravitaillement, qui nous est inconnu.

 

Veuillez prendre note des ordres suivants :

  •  A l’intention de la 13ème division d’infanterie, secteur Wuchang. Repousser l’ennemi au sud du fleuve et rétablir la route Wuchang Ichang. Ne pas entrer dans Ichang, éviter l’encerclement du saillant.
  •  A l’intention de la 13ème armée, Shanghai. Rassembler 3 divisions d’infanterie, renoncer si nécessaire et provisoirement au maintien de l’ordre dans les térritoires occupés. Se préparer à recevoir ordre ultérieurs : option 1 – renforcer Nanchang, option 2 attaquer Chuhsien.
  •  A l’intention de la 11ème armée, envoyer une division d’infanterie en renfort vers Nanchang, maintenir le reste des troupes à Wuchang en vue d’un assaut ennemi possible.
  •  A l’intention du gouverneur de Nanchang, fortifier la ville, éviter toute sortie, replier la 11ème brigade vers Wuchang pour reconstitution.
  •  A l’intention du gouverneur de Sinyang, fortifier la ville, rassembler toutes les unités de réserves auxiliaires en préparation d’un assaut ennemi possible.

Alors que les dactylos et officiers de liaison s’égaillent afin de transmettre les ordres du général, celui-ci fait les 100 pas dans la salle en mâchouillant son crayon.

 

Que veulent les chinois ? Espèrent ’ils vraiment prendre Wuchang ? Que vont-ils faire de leurs troupes près de Nanchang, marcher vers la côte ? menacer Shanghai ? ou au contraire balayer ses faibles forces du secteur de Canton-Foochow ?
Que doit-il faire ? S’enterrer et laisser les chinois se faire massacrer sur ses barbelés ? Ou reprendre l’initiative, mais comment ? Et où ? Et si Nanchang et Sinyang tombent ? Tout le secteur Wuchang Hankow sera encerclé !!

 

Le général lève alors la tête
«  Encore une chose, contactez le quartier impérial, et demandez-leur qu’un convoi de ravitaillement et de munitions appareille du Japon et remonte le fleuve jusqu’à Wuchang, dites leurs bien que nous demandons 50 000 tonnes de ravitaillement afin de garantir le maintien au combat de nos forces en cas d’encerclement. Et préparez mon avion, je dois aller à Tokyo ».

 

***

 

Wuchang, 17 décembre,

 

De retour de Tokyo, Hata constate que la situation se précise, et empire. C’est désormais presque 100 000 hommes qui convergent vers Nanchang. Ichang continue d’être bombardée (B) et les chinois tentent de repasser le fleuve et se font sèchement repousser par la 13ème division au prix de 200 des leurs (A).
 

Néanmois, Hata est rassuré, Nanchang devrait pouvoir tenir, les chinois n’entrent pas dans Wuchang et semblent se contenter de bombarder Ichang, comme s’ils ne croyaient pas en leurs chances. Mais plus important que cela, l’Etat-Major Impérial a accepté (à contre cœur) de transférer vers le théâtre chinois un peu de précieux matériel, le convoi a quitté Nagasaki et déversera sa cargaison à Wuchang, au cœur des combats.

 

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***

 

Wuchang, 21 décembre, 6h30

 

Suivi par un aide de camp fébrile qui a eu la délicate mission de réveiller l’irascible général, Hata entre en coup de vent dans la salle des cartes.
    « Hata : Alors, on en est où ?
    L’officier d’Etat-major : Nous avons perdu contact avec Nanchang, général. Ils ont signalé un violent barrage d’artillerie, puis les communications téléphoniques ont été rompues.
    Contactez le service aérien, je veux un avion de reconnaissance en l’air dans un quart d’heure, et rappelez-moi ses abrutis à Nanchang. Pas de nouvelle d’Ichang ?
    Le barrage d’artillerie habituel, général. Je pense qu’ils vont renoncer
    Je vous laisse à vos certitudes… Contactez la 13ème armée, dites leurs de renoncer à Nanchang et de foncer vers Chuhsien !
    Quoi ? mais et la défense de Nanchang ?
    De toutes les façons si Nanchang a besoin de la 13ème armée pour tenir, celle-ci arrivera trop tard. Il faut reprendre l’initiative et forcer les Chinois à renoncer à leur offensive. Dites à la 13ème armée de raser Chuhsien puis de remonter vers Changsha sur les arrières de Nanchang. Nous allons prendre les chinois à revers. Et contactez la 12ème armée, qu’ils se tiennent prêt à marcher vers Sinyang avec leurs chars et à laisser la 1ère armée se débrouiller à Kaifeng. »

 

Le soir venu…
-    Général ! nous avons rétabli les communications avec Nanchang, les chinois sont dans la ville la plupart des quartiers de la ville sont déjà tombés. Nous avons 2500 morts ou disparus, environ 2000 chinois ont été tués.

 

Après une courte nuit, l’assaut reprend dès l’aube à Nanchang. Malgré les 250 sorties des bombardiers de l’IJA, la ville tombe après un bref assaut qui met hors de combat à nouveau environ 2000 japonais. La retraite vers Wuchang à travers le fleuve est douloureuse…
 
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Dans la journée du 22 décembre, Hata coordonne la défense de Kiukiang. Les bombardiers de Canton libérés par la prise de Hong Kong sont redéployés à Hankow. Hélas les tigres volants patrouillent au-dessus de Nanchang et les Ki-43 peinent face à ces pilotes chevronnés. Il est vrai que tous les pilotes aguerris ont été transférés en Malaisie et aux Philippines, ne laissant en Chine que les bleusailles…

 

***

 

Wuchang, 23 décembre, 6h30

 

Même lieu, même personnages…

-    Général, la 34ème division de Ichang signale que l’ennemi attaque ses fortifications, les tranchées avancées ont déjà été prises. Il signale prêt de 100 000 hommes et environ 400 pièces d’artillerie !
-    Chikumo ! pourquoi nos reconnaissances aériennes n’ont pas signalés de tels effectifs ?
-    Tous nos avions de reconnaissance étaient envoyés dans la région de Nanchang, le fait que les Chinois n’aient pas attaqué depuis le début du mois a endormis notre méfiance…
-    Ils vont tenir ?
-    Je ne pense pas, nous sommes à 8 contre 1… 
-    Bien, restez en contact et tenez moi au courant. Et la 13ème armée alors, elle cueille les champignons ?
-    Ils atteindront Chuhsien dans 3 jours.
-    J’espère bien qu’ils ont été repérés par les chinois, que leur avance les fasse renoncer à attaquer. Si les 100 000 d’Ichang se décident à attaquer Hankow et les 100 000 de Nanchang à attaquer Kiukiang on aura l’air malin…

C’est alors que l’opérateur radio lève la voix : Allo ? Allo !! Général ! Ichang ne répond plus !

 

Deux heures après, la nouvelle tombe… les japonais ont été défaits, 8500 hommes sont portés disparus et les survivants trouvent refuge dans les marias au sud-est de la ville…

 
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Le 24 décembre, la 13ème division repousse une énième fois une unité chinoise qui tente de traverser le fleuve (A). Mais cette fois c’est Sinyang qui est encerclée par les troupes chinoises. Hata garde son calme et ordonne à tous les avions disponibles de bombarder Sinyang.


 
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***

 

Wuchang, 25 décembre, 6h30

 

Le lendemain, 24 000 chinois attaquent Sinyang défendus uniquement par un régiment de génie et une unité d’auxiliaires chinois, soit 1200 hommes. Heureusement un régiment de char enlevé à la 12ème armée a rejoint la garnison la nuit même et prend les chinois à revers au plus fort de leur attaque. Surpris par les chars, harcelés par les bombardiers, les chinois sont désorganisés et en même temps les défenseurs font des miracles. C’est un véritable fort Alamo qui se joue…
Malgré un rapport d’effectif de 20 contre 1, cet assaut impétueux a été brisé sur les 2 lignes de fortifications et les chars du 13ème régiment ont été décisifs. Les japonais comptent quelques blessés légers, les chinois 1000 disparus.

Mais la garnison résistera-t-elle un jour de plus ?

 

Manifestement, l’avancée de la 13ème armée n’inquiète pas les chinois de Nanchang, car à l’aube, ils dressent des ponts de bateaux et s’embarquent dans des chalands pour attaquer Kiukiang, dernière position avant Wuchang. 45 000 hommes montent à l’assaut des 19 000 japonais. Mais le fleuve est large et les défenses solides, 2800 chinois meurent pendant l’assaut tandis que les japonais déplorent 600 disparus. Mais hélas les chinois disposent maintenant d’une tête de pont solide dans la ville…

 

A l’état-major de Hata, le plan chinois est désormais clair, c’est l’encerclement de toute la zone Hankow-Wuchang qui est recherché, et pas loin d’être obtenu. Tout ce jouera désormais à Sinyang et Kiukiang… 


 
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Modifié par Kretschmer

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Décembre 1941 - Janvier 1942 : Chine 3,5/4


26 décembre, quartier général.

 

Dans l’immense salle des cartes de son quartier général, Hata a définitivement abandonné son image flegmatique et calme qui lui avait value le poste glorieux de chef d’état-major personnel de l’empereur.

 

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A la place fulmine un dogue qui fait les 100 pas sans même voir tous les regards fixés sur lui. Les mains derrière le dos, le menton rentré, il marche, il marche et il réfléchit.

 

« Bon, cette fois il faut réagir. Hors de question que je sois responsable de la première défaite militaire depuis Meiji ! Il faut reprendre l’initiative.

 

La bonne nouvelle c’est que 2 brigades d’infanterie de la 12ème Armée qui réduisaient la poche de Suchow sont entrées cette nuit dans Sinyang trop mal encerclée et ont pris position dans les tranchées. Si les clodos du kwomintang attaquent demain ils en seront pour leur frais… Le problème c’est Kiukiang… 80 000 hommes dans la ville, face à 35000 hommes chez nous, dont un quart de chinois, c’est bof bof cette histoire. L’avantage c’est qu’ils sont dans la pampa et non plus dans la jungle, avec les 80 bimoteurs de Kaifeng, et les 30 Oscars de Hankow, on va faire pleuvoir l’acier demain, ils vont déguster. Mais s’ils prennent la ville, c’est la catastrophe, car ils marcheront surement sur Wuchang avec l’armée en garnison à Changsha et l’armée qui a pris Ichang… Faut que cela tienne !

 

Je me demande ou ils trouvent les munitions et les vivres pour faire attaquer comme cela simultanément prêt de 300 000 hommes. Ces glandus du renseignements feraient bien de revoir leurs a-prioris.. quand je pense que je devais juste consolider la frontière et piller le pays tranquillement… on veut un front calme, qu’ils disaient…

 

Avec tout cela j’ai oublié de fêter la prise de Hong Kong le 19 décembre. Sauf que toutes les troupes du groupe Sud ont été envoyées aux Philippines… super… On a 3 000 000 de chinois qui nous collent une dégelée et on envoie les troupes de l’empereur attaquer 3 philippins et un oran-outang… Abrutit de Terauchi…

 

Faut reprendre l’initiative ! Faut que je colle une panique à Chang pour qu’il rappelle ses troupes au chaud.
Bon il y a la 13ème Armée, déjà. Ils prennent Chuhsien disons le 28 ou 29 décembre, puis ils piquent vers le nord et attaquent Nanchang. Soit les chinois restent dans Kiukiang, (en espérant que çà tienne) et là ils seront encerclés et on les défonce, soit ils se replient sur Nanchang et cela nous donne un sursis…


Les chars de la 12ème armée marchent du feu de dieu. C’est sûr que ce n’est pas avec leur mauser et leur entrainement de 2 jours que les chinois vont résister à nos machines. Ils ont nettoyé les abords de Kaifeng vite fait bien fait ! 1200 morts ou déserteurs le 12 décembre contre 37 blessés chez nous, rebelote le 19 avec 2000 morts chinois contre… rien chez nous... ça envoie !


Du coup c’est dommage de les laisser se reposer à Kaifeng.

Je les rappelle vers Sinyang ?
Mouais, encore une fois, on est dans la réaction… ça m’énerve…
De toutes les façons les ordres de l’état-major sont de défendre les acquis de 1941, donc si je dois contre-attaquer pour récupérer ces acquis, je reste dans les limites de mes ordres…


Bon alors on fait quoi, il faut quelque chose de grand !
Sian ?
Hum… c’est peut-être un peu grand pour le coup.
Chengchow ?
Mieux déjà, sauf qu’il n’y a pas loin de 50 000 hommes, ça va être un peu juste pour la 12ème armée. »


  • Isoku ! la carte détaillée de Chengchow s’il vous plait, et dites aux chefs de divisions de la 12ème armée et de 1ère armée de rester à côté de leur téléphone et de se préparer à recevoir de nouveaux ordres d’ici 1h. Et ramenez-moi un peu de thé.
  • Hai !
  • Contactez le patron des bombardiers de Kaifeng. Annulez le raid sur Kiukiang demain et dites-lui de se préparer à un raid dans la région de Chengchow.

 

Hata a tout d’un coup une bouffée de chaleur au visage et les mains moites, comme lors d’une partie d’échec, il sait que cela veut dire qu’il a une solution, il ne sait pas encore laquelle, mais il l’a. Ca va fumer….

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Décembre 1941 - Janvier 1942 : Chine 6/x

En ce matin de Noël 1941, La Chine a pris à la gorge le front centre Japonais contraint à l’immobilisme et à la défensive, en infériorité numérique flagrante et ceci contre tous les pronostics.

Hata sait que sa riposte a été conçue comme une prise de Judo, une surprise, l’exploitation d’un point faible ennemi, et surtout une absence de résistance apparente face un point d’application principal ennemi.
Il n’y a maintenant plus grand-chose à faire que de boire du thé devant la carte, et d’attendre…


Tout à coup, à peu après 7h,

« Général ! La 12ème armée signale un accrochage entre le 9ème et le 5ème régiment de char et le 7ème corps chinois, le fleuve est franchi au sud de Wenchow, 1400 morts ou prisonniers côté chinois. Pas de perte chez nous. »

Puis peu après,

« La 12ème armée signale qu’ils ont fait une seconde tête de pont au Sud de Wenchow, 6 régiments de chars ont repoussé 3 corps chinois, 1300 victimes côté chinois, toujours aucune perte chez nous. »

Hata : « Bien, transmettez mes félicitations à la 12ème Armée, dites leurs d’appliquer le plan prévu et surtout de forcer leur avance sur Tsiatso. Signalez au service aérien que les bombardiers de Kaifeng doivent porter leurs efforts sur le secteur Wenchow, cela ne sert à rien de bombarder les forêts du secteur centre. »


Malheureusement, à 9h du matin :
« Général, un message radio de Kiukiang, les chinois lancent une attaque frontale. Près 45000 et 350 canons signalés. »

Et juste après,
« Message de Sinyang général, attaque frontale également, le commandant est confiant, la 1ère et la 20ème brigades ont pris positions dans les tranchées pendant la nuit ».

En début d’après-midi, près de 70 bombardiers survolent Wenchow et larguent leurs bombes sur les lignes ennemies, le ciel est vide mais les résultats sont décevants. A Kiukiang, alors que les combats au corps à corps se déroulent dans la ville, 11 bombardiers chinois attaquent les troupes de réserves japonaises mais l’effet est très limité.

Le soir venus, les chinois renoncent à prendre Sinyang, laissant derrière eux 4000 cadavres. Le renforcement in-extremis de la défence japonaise à coûté cher aux troupes du KMT qui se battent dans les arrières japonaises sans ravitaillement ni support. Hata est désormais confiant dans la capacité de résistance de Sinyang.

A Kiukiang, le bilan est plus mitigé. Certes l’attaque chinoise a échoué et leur a couté 2800 hommes. Mais les japonais ont également perdu près de 650 hommes et la disproportion des effectifs fait qu’à ce jeu-là, les japonais sont perdant. La bonne nouvelle est que les trois lignes de fortification ont tenues.
Situation le 25 décembre au soir :
 
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Le 26 décembre est très calme. Les Chinois renoncent à attaquer Kiukiang, désormais encerclée depuis qu’un corps chinois a pris position sur la route Wuchang-Kiukiang. Heureusement, une division de la 11ème armée est justement en route pour proteger cette voie de communication importante.

En revanche une première attaque à Tisatso a échoué, mais au prix de 300 hommes, la 110ème division a capturé l’unique ligne de fortification de la ville.

Pendant ce temps, les chars de la 12ème armée développent leur manœuvre d’enveloppement. L’ennemi l’ignore mais face aux 100 000 hommes de Wenchow, la principale base aérienne japonaise de Kaifeng est défendue par 2500 chinois et 5000 mécanos et ingénieurs sans aucune valeur militaire…

Le 27 décembre, au matin, la 3ème division d’infanterie pulvérise le 58ème corps chinois qui perd les 2 tiers de ses effectifs. La communication Wuchang Kiukiang est rétablie.
La 13ème armée a enfin atteint Chuhsien, 28 000 hommes se lancent à l’assaut de la faible garnison. Quand la nuit tombe la ville demeure au mains des chinois, mais sur les 3 lignes de fortifications dressées par l’ennemi, 2 sont désormais entre nos mains.
Un second assaut mené par la 110ème DI permet la prise de Tsiatso et la capture de 2500 chinois. La 2nd brigade s’avance alors dans la jungle afin de capturer tous les ponts et gués qui permettraient aux troupes de Loyang de fuir vers le nord.

Dans le secteur de Sinyang, c’est l'heure de la contre-attaque. Inspiré par la faible prestation des chinois le 25 décembre, et notamment par les renseignements pris sur les prisonniers qui montrent une armée ennemie ravagée par la famine, la dysenterie et le manque de munition, les assiégés de Sinyang font une sortie. Bilan, 260 disparus pour les japonais, 3300 pour les chinois, mais Sinyang reste assiégé.

Le 28 décembre, Chuhsien est capturé. 2000 disparus côté chinois, 170 côté japonais. La 13ème armée prend 48 heures pour reconstituer ses forces et entame sa longue marche vers Nanchang, objectif, encercler les chinois qui assiège actuellement Kiukiang.

Le 30 décembre, un nouveau front vient perturber le sommeil de Hata, 25000 chinois attaquent la vile Kweisui, à l’extrême nord du Hebei et massacrent les 1000 mandchous placés en garnison. Pekin serait-il menacé ?

Malheureusement, une seconde tentative de dégagement de Sinyang se solde par un échec coûteux. 600 japonais sont perdus pour moins de 300 victimes côté chinois. La ville reste encerclée.

Le 31 décembre, la 12ème armée signale que ses chars ont désormais pris positions sur les arrières de Chengchow, 22 000 chinois et 120 canons organisés en 3 corps défendent la route entre Nanyang et Chengchow. Le 1er janvier, à 6h30, dans la pénombre de l’aube, 8 régiments de blindés chargent les défenseurs. Privés de moyens anti-char, sous un ciel totalement maîtrisé par les avions à cocardes rouges, les chinois sont complètement démunis. La première ligne de défense est balayée et les troupes refluent en désordres, poursuivis par les auto-mitrailleuses qui transforment la retraite en déroute. Moins d’une heure après l’attaque, les chars sont au cœur du dispositif ennemis, les états-majors sont en première ligne, les communications entre les différentes unités chinoises sont bouleversées et les officiers privés d’informations sont complètement perdus et inefficaces.
La manœuvre d’enveloppement est conduite de telle manière que toute retraite vers Nanyang est impossible, en effet la veille une compagnie d’automitrailleuse avait pris position en embuscade sur la route vers Nanyang. Dès lors, la seule issue pour les survivants de ce massacre est Chengchow.
A la nuit tombée, les chars s’arrêtent pour faire le plein d’essence et de munitions. Près de 45000 cartouches de mitrailleuses et 7000 obus de 37mm ont été tirés en une journée. Les japonais déplorent 31 morts, 60 blessés, 100 disparus. 2 véhicules ont été détruits par des cocktail molotov, 39 autres ont été endommagés.
Côté chinois on recense 8000 prisonniers et 4000 morts.

Le soir même, alors qu’au quartier général de Hata on fête l’efficacité de l’arme blindé un officier de liaison entre en courant !

Général ! Une communication radio de Kiukiang !

à suivre...

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Décembre 1941 - Janvier 1942 : Chine 7/7


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Hata : « C’est une blague ? 100 000 hommes ont retraversé le fleuve dans la nuit sans que personne ne s’en aperçoive ? Lieutenant, Appelez-moi Kiukiang je veux parler au commandant de la garnison. »

 

Hata : « Allo ? Hata à l’appareil. Oui j’ai reçu le message, bien sûr.

Comment cela une bonne nouvelle ! vous voulez rire Comment pensez-vous que nous allons reprendre Nanchang maintenant, votre rôle était de fixer les troupes ennemies ! 

Mais je me fiche de Kiukiang ! L’objectif était de détruire le groupe d’armée chinois, comment avez-vous pu les laisser repasser le fleuve sans réagir !

Un barrage d’artillerie ? Et alors, la reconnaissance c’est fait pour quoi ?

Bon, fortifiez la ville et tenez-moi le fleuve. Je vous retire une division d’infanterie pour nettoyer les abords de Wuchang, avec un peu de chance cela incitera les chinois à vous attaquer à nouveau! Terminé. »

Hata : « Bon sang, quand je veux échanger un pion contre une reine, la moindre des choses c’est que le pion meure sans rouspéter ! »
Lieutenant, contactez-moi la 13ème armée, qu’ils renoncent à marcher vers Nanchang. Leur nouvel objectif est le port de Wenchow, il faut que l’on se débarrasse de cette menace sur le flanc gauche.

Mais Général, et les ordres de l’Empereur, ne devons-nous pas éviter de lancer des nouvelles offensives majeures ?

Vous avez raison, demandez respectueusement au ministre la convocation d’une conférence stratégique. Je dois présenter à L’Etat-Major et au Conseil l’évolution de l’offensive chinoise, charge à moi d’infléchir leur politique. »

 

Le 3 janvier, au soir prêt de 100 000 chinois sont encerclés dans Loyang et Chengchow. Transportées par chemin de fer, 2 divisionS d’infanterie en provenance de Pékin ont rejoint la 12ème armée.

 

  • Au nord du fleuve, face à l’ancienne capital des Ming, 3 divisions d’infanteries et 2 brigades.  Autour de Kaifeng, un mince rideau de supplétifs chinois entretient le bluf
  • Sur les arrières des chinois, 1 DI, et 8 régiments de chars bloquent la retraite.
  • A Kaifeng, 100 bombardiers bi-moteurs larguent chaque jour des tonnes de bombes sur la poche.

 

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Le 5 janvier, les 3 DI et les deux brigades en provenance du nord traversent le fleuve et montent à l’assaut des remparts de Loyang. C’est une attaque en force, à la baïonnette et à la grenade. Pendant toute une journée les troupes d’assaut chinoises attaquent en hurlant les nids de mitrailleuses et les tranchées des chinois. 
Derrière 3 rideaux de tranchées, les chinois comptent 36 000 hommes rassemblées en 8 corps et soutenus par 250 canons.
En face, 42 000 hommes et 340 canons sont regroupés en 2 colonnes d’assaut, une de fixation et une autre plus légère qui une fois le fleuve traversé tente d’atteindre les arrières des défenses japonaises. Mais cette technique très classique dans la doctrine japonaise ne peux ici se déployer efficacement compte tenu des fortifications.
C’est finalement à l’issue d’une intense boucherie qui mettra 3600 japonais et 12000 chinois hors de combat que les survivants se replient dans le bassin industriel de Chengchow.

 

Le 7 janvier, 10 000 chinois tentent de se replier vers Nanyang. Les chars contre-attaquent et font 2600 victimes contre une centaine de disparus et blessés léger côté japonais.

 

Finalement, le 12 janvier, les 4 DI de la 12ème armée lancent un assaut sur Chengchow ou résistent 12 corps chinois et le 38ème groupe d’armée Affamés, privés de munitions, bombardés sans relâche par l’aviation, ils sont balayés sans difficultés. Toutes les unités ennemies déposent les armes et 60 000 hommes disparaissent dans le chaudron.

 

Commence alors une longue phase de calme sur le front chinois. L’ennemi semble avoir renoncé à l’encerclement de Wuchang, la présence du corps blindé japonais sur ses arrières étant une menace mortelle :

  • De même que les troupes qui attaquaient Kiukiang, les troupes d’Ichang qui marchaient vers Hanlow font demi-tour
  • les troupes qui encerclaient Sinyang disparaissent petit à petit sous l’effet de la désertion et de la famine, 
  • l’établissement de la liaison férrovière Wuchang Pékin renforce considérablement les positions du front centre.

En 1 mois, près de 30 000 japonais ont été mis hors de combat, dont la moitié lors des défaites de Ichang et Nanchang. Dans le même temps, 150 000 chinois auront été mis hors de combat lors d’offensives terrestres, auxquels s’ajoutent plusieurs milliers de morts causés par l’aviation et très probablement la famine et la désertion.


Néanmoins Hata sait ni Ichang ni Nanchang ne peuvent être repris, et que dès-lors Hankow et Wuchang restent menacés, ce que l’histoire confirmera….


Situation mi janvier 1942
X5sQk8r.png

 

Voilà qui met fin à l’épisode sur la Chine. A suivre la conquête du sud-est asiatique et du Pacifique car si vous êtes là c’est pour voir de bateaux couler, des porte-avions et des cuirassés tonnerre de Brest !

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c'est reparti pour l'AAR, cette fois sur la zone Asie - Pacifique, en espérant garder désormais un rythme de publication soutenu:


Rapport d’activité du groupe d’armée Sud Est Décembre 1941 1/x

Conformément aux ordres en vigueurs, sont présentés ci-dessous le rapport d’activité conjoint de l’IJA et de l’IJN placé sous le commandement spécial de l’Amiral Yamamoto :

7 décembre :

Philippines :

A l’aube du 7 décembre 1941, les forces aériennes de Formose ont frappé le port de Manille et l’aérodrome de Clark Field.

90 bombardiers bimoteurs escortés de 45 zéros ont frappé le port de Manille, 4 P26 ont tenté de s’opposer à la flotte aérienne et 2 ont été abattus.
Lorsque tous les avions quittent intact le port de Manille, 5 sous-marins ont été coulés, 4 autres endommagés, 3 destroyers et pétrolier et le ravitailleur d’hydravions Langley ont été endommagés.

Pendant ce temps, 36 zéros partis de Formose également mitraillent les pistes de ClarkField.  Aucun avion n’est endommagé ni abattus mais les bombes de 60kg rendent les pistes inutilisables. Ou sont donc les B17 qui étaient il y’a peu présentés par les Etats Unis comme les garants de la paix face à l’impérialisme japonais ?

Peu après, c’est 135 bombardiers en piqué, 144 torpilleurs et 72 zéros partis du KB qui attaquent le port et l’aérodrome. 43 appareils dont 20 Catalina sont endommagés au sol. 16 autres sous-marins sont coulés et de nombreux autres bâtiments sont lourdement endommagés. Le ravitailleur de sous-marins Canopus encaisse notamment une bombe de 800 kg qui fait exploser sa soute aux torpilles, il coulera peu après. L’USS Langley, porte hydravion de 11 000 tonnes mais surtout connu pour être le premier porte-avion de l’US Navy encaisse une bombe de 800 kg qui traverse le pont et coupe en deux le fragile bâtiment. Les plus chagrins et caustiques officiers de l’IJN diront un peu désabusé qu’on aura coulé au moins un porte-avion, à défaut d’avoir coulé les deux navires de ligne anglais…

Lorsque la flotte aérienne quitte le port, celui-ci est ravagé. La fumée qui se dégage des épaves, des docks ravagés et des cuves de mazout incendiées obscurci le ciel. Les alignements de sous-marins éventrés, de cargos incendiés et de destroyers coupés rappellent aux plus anciens des témoins la base de scapa-flow après le sabordage de la Reichmarine.

Avec la perte d’une vingtaine de sous-marin et la quasi-destruction d’une dizaine d’autre, mais surtout avec la quasi-destruction des ravitailleurs de sous-marin Canopus (6000t) et Otus (8600t) ; le potentiel de nuisance de l’US Navy en mer de Chine est fortement compromis.

L’USS Canopus (AS) de 6 000 tonnes :

 
YvKw8xt.jpg

L’USS Langley (AV) de 11 000 tonnes :
 
QrS4nLJ.jpg

L’USS Otus (AS) de 8 600 tonnes :

 
5YGO84X.jpg

Un peu plus au nord, les troupes de marine s’emparent de l’île de Batan à mi-chemin entre Formose et Luçon. Cette île sera un tremplin pour les chasseurs de l’IJA, et ensuite pour les patrouilleurs de la marine afin de protéger l’important trafic maritime qui passe par le détroit entre Formose et Luzon. Au même moment, les convois de troupes quittent Formose chargés d’hommes, de chars, de canons. Mac Arthur n’a qu’à bien se tenir.


Malaisie :

A l’aube, les croiseurs de bataille Haruna et Kongo accompagné des croiseurs Atago et Takao et d’une demi douzaine de destroyer ouvrent le feu sur la base britanique de Kota Bharu. 28 bimoteurs Hudson et 2 bilan Vildebeests sont endommagés par les tirs, la moitié des pistes est labourée par les obus de 360 et le port est égalment partiellement détruit.

Lorsque l’aube se lève, les défenseurs indiens découvrent les cargos de Yama#####a à l’ancre devant les plages et déjà les soldats de l’empereur descendent en grappe le long des filets dans leur barges de débarquement. Une centaine de japonais sont mis hors de combat lors de l’opération de débarquement.

Dans l’après-midi, la frayeur qui avait étreint Yama#####a à l’annonce de l’arrivée des cuirassés anglais fait place à la deception lorsque l’IJN annonce l’échec de son raid aérien puis le soulagement lorsque l’on comprends que manifestement les navires de ligne ont fait demi-tour. Manifestement les bombardiers ont abandonné leur attaque au vue de la couverture aérienne protégeant les cuirassés, signe que notre attaque avait été anticipée par l’ennemi.


Bilan :

Malgré cette déception, c’est une bonne journée qui a permis la neutralisation des forces sous-marines américaines, la destruction d’une quinzaine de navires divers et la projection en Malaisie de forces significatives.

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Interlude :

8 décembre 1941

Dans la nuit le petit cargo Philippin Bisayas évolue lentement dans le dédale d’île et de récif au large de Panay, il a appareillé de Manille lors de l’attaque aérienne et se dirige à toute vapeur vers Darwin. A bord l’équipage hétéroclite de Philippin et de Malais est sur ces gardes car depuis une heure déjà l’air raisonne des bruits de nombreuses chaudières tandis que des voix aiguës claquent des ordres brefs qui se propagent sur l’eau calme. Lorsque l’aube se lève, les rayons du soleil percent la brume qui se déchire en lambeaux, révélant alors tout autour du cargo les lourdes coques de deux cuirassés, 6 porte-avions et une multitude de croiseurs et destroyers…

Totalement tétanisé, l’équipage voit à l’œil nu les équipages goguenards du KB qui le montrent du doigt et riant. Le capitaine, un vieux danois qui a roulé sa bosse prend les choses en main.

  • « tout le monde aux postes d’abandon, mettez en panne ! »
  • Inutile, clame son second, il s’adressent à nous par projecteur ! »
  • Que disent-ils ?
  • .._./._../_._ _ //_._ _ /_ _ _ / .._ //.._./_ _ _ / _ _ _ / ._ .. /…//
  • FLY YOU FOOLS ! , Je pense qu’ils nous suggèrent de partir capitaine.
  • Bien signalez « Aperçu » et « Merci ».

***

Sans déconner, c’est vrai, quand j’ai vu cela, je n’ai pas pu m’empêcher d’essayer d’imaginer la scène. Je me disais même que j’allais raconter l’invasion des Philippines/Célèbes sous l’angle de ce courageux cargo mais un obus de 203 a mis fin à l’histoire assez vite.

Day Time Surface Combat, near Iloilo at 78,82, Range 23,000 Yards
 
Japanese Ships
      CV Kaga
      CV Hiryu
      CV Soryu
      CV Shokaku
      CV Zuikaku
      CV Akagi
      BB Hiei
      BB Kirishima
      CA Tone
      CA Chikuma
      CL Abukuma
      DD Akigumo
      DD Kagero
      DD Isokaze
      DD Shiranui
      DD Urakaze
      DD Hamakaze
      DD Tanikaze
      DD Arare
      DD Kasumi
      DD Amagiri
      DD Sazanami
 
Allied Ships
      xAKL Bisayas
 
Both Task Forces evade combat

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8 décembre,

Philippines

Dans la nuit, le groupe Naka composé du croiseur léger éponyme et de 7 destroyers bombarde l’aéroport d’Iba. L’aérodrome est détruit au tier.

A l’aube, les bimoteurs de la 11ème Flotte et les bombardiers du Kido Butai s’élancent à nouveaux à l’assaut des Philippines. Cette fois-ci le port de Manille est délaissé et toute la force de frappe est dévolue à l’obtention d’une supériorité aérienne durable.
La Flak s’adjuge un D3A1 Val mais en contrepartie les aérodromes de Clark Field, Manille et Iba sont totalement détruit, une douzaine de chasseurs américains sont abattus et 20 B17 sont lourdement endommagés au sol. Hélas, une partie des B17 avait déjà décollé et bombardé le port de Babeldaob ou un ravitailleur et un cargo sont éventrés par les bombes en dépit de l’opposition des A5M Claude qui peinent à rayer la peinture des forteresses volantes.

Enfin, les zéros de Formose assurent une couverture aérienne soutenue au-dessus de la baie d’Aparri soutenus par les Ki43 de l’armée qui se sont installé sur l’île de Batan. Sous ce parapluie qui repousse les PBY venus tenter de torpiller les cargos, ceux-ci s’apprêtent à décharger leur cargaison d’hommes, de chars et de ravitaillement.

Mais les américains ne comptent pas en rester là. Une demi-douzaine de vedettes lance-torpilles appareille de Manille en direction du nord. Deux sont détruites par le champ de mine déposé dans la nuit par les sous-marins japonais et une troisième est coulé par le groupe Naka au large d’Iba.

Un peu plus au nord, deux petite corvettes (APD) patrouillent au sud de Hong Kong en vue d’intercepter les cargos qui chercherait à fuir vers Singapour. Hélas, ils sont repérés par 3 destroyers anglais aguerris qui les prennent en chasse. L’engagement commence à 8000 mètres et hélas, sous une lune presque pleine, les destroyers plus rapides s’approchent à 4000 mètres avant d’ouvrir le feu. Le Yomogi est incendié par les obus et achevé d’une torpille tandis que le Tsuta lourdement touché s’échappe derrière un rideau de fumée. Il coulera hélas trois jours plus tard à l’ancre dan Samah, malgré les efforts des ouvriers du port.
Le premier engagement naval de la guerre s’achève donc par une défaite.

Au sud des Philippines, le groupe aéronaval formé autour du porte-avion léger Ryujo détache 2 croiseurs lourds (Myoko et Haguro) ainsi qu’un croiseur léger et 7 destroyers pour former le groupe Myoko qui doit bloquer tout repli vers Java dans le détroit entre les Célèbes et Bornéo. Après avoir rapidement coulé un petit cargo (le Montanes), il marche plein sud afin de refermer la nasse.

A l’aube, un datai de 12 B5N Kate repère un petit pétrolier Hollandais qui quitte Tarakan et l’envoie par le fond à la torpille. Pendant ce temps les destroyers du groupe Myoko se déploient en ligne le long du détroit et ne tardent pas à repérer le croiseur lourd Houston qui marche à toute vapeur vers le sud. L’amiral du groupe a tout loisir de déployer sa flottille qui barre le T au croiseur américain. Le combat inégal ne dure guère, le croiseur américain encaisse une quarantaine d’obus de 203 qui immobilise le navire. Bientôt seul sa tourelle n°2 est opérationnelle et alors que l’eau commence à affleurer sa plage avant, laissant augurer une fin proche une dernière salve vengeresse vient frapper le croiseur Haguro, premier coup au but américain de l’engagement. Un obus frappe les tubes de lancement de longue lance tribord. La détonation des charges et des réservoirs d’oxygène pur endommage lourdement le navire dont la superstructure est en feu. Pour le croiseur, c’est retour au Japon.

Le croiseur Haguro, en feu après l’engagement contre le Houston.
Y67FX3A.jpg

Le Houston, peu avant qu’il ne coule.
4J8bt6K.jpg


Malaisie

Dès l’aube, les soldats de Yama#####a s’emparent sans difficulté de Kota Bharu soutenus par les croiseurs de bataille de Tanaka. 9 bombardiers sont sabotés par les rampants lorsque les japonais s’emparent de la base.
Tous les bimoteurs de la marine sont en l’air pour tenter de repérer et détruire les cuirassés britanniques, mais aucune trace de ces navires, y compris à Singapour. Pendant ce temps, les soldats débarqués à Singora en Thaïlande commencent à marcher vers Georgetown.


9 décembre,

Philippines

Bien sur, il est hors de question de laisser les destroyers anglais s’en tirer à si bon compte. Un groupe de destroyer appareille de Cam Rah Bay afin de couvrir les côtes d’indochine. Le groupe Chokai composé d’un croseur lourd et de 5 destroyers couvre la côte nord de Bornéo tandis que le KB détache le croiseur lourd Tone et 5 destroyers afin de bloquer la retraite vers les Célèbes. Le résultat ne se fait pas attendre. Les 3 destroyers anglais sont repérés dans la nuit au large de Palawan par le groupe Chokai. Hélas, les destroyers anglais représentent brillament la Royal Navy et parviennent à s’échapper non sans avoir collé un obus dans les superstructure d’un destroyer japonais.

Une poursuite effrenée est alors déclenchée et une heure plus tard les destroyers sont accrochés par les projecteur du Chokai. Cette fois ci le Scout encaisse un obus de 203, de même que le Thracian, le Thanet encaisse lui 3 obus qui incendient le navire…

L’issue est prévisible, alors que l’aube se lève, un feu nourri du Chokai achève de désemparer les destroyers qui coulent rapidement. C’est une excellente nouvelle car ces destroyers bien équipés et bien entrainés sont une menace sérieuse pour nos sous-marins.


Pendant ce temps les débarquements continuent à Appari et les américains envoient cette fois une flotille de 8 vedettes lance torpilles. A leur vue, le convoi d’invasion de Lingayen fait demi-tour, mais le groupe Maya intervient et en coule 2 mais surtout les repousse vers le nord. Un groupe de patrouilleurs (SC) qui chasse le sous-marin entre Formose et Luzon repère les vedettes mais n’ose intervenir. Le lendemain, le groupe Maya finira de détruire la flottille au large de Hong Kong.
Célèbes

Le groupe Myoko continue ses patrouilles dans le détroit et envoie par le fond un mouilleur de mines et une corvette.

Sumatra

Deux sous-marins sont embusqués devant Palembang. L’I-121 lande 4 torpilles sur le cargo Neleus et le rate, l’I-122 lance lui 4 torpilles sur le juteux pétroilier Strix de 6000 tonnes, et le rate…

Guam

En prélude au débarquement à venir, 4 croiseurs lourds et 4 destroyer bombardent la base de Guam.

 

 

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En effet, avec accord de mon adversaire, je n'ai pas fait Pearl Harbor.

 

La raison tactique est que le pouvoir de nuisance des sous-marins est bien plus grand que celui des cuirassés américains qui marchent péniblement 20 nd. Bien sur, quand en 43 leurs obus de 380 tomberont sur les plages de kwajalein, truck ou Iwo Jima, il sera toujours temps de regretter de ne pas les avoir coulé.

 

La raison stratégique est que le KB au large des Philippines permet d’acquérir immédiatement la supériorité aérienne en neutralisant totalement ClarkField et Manille, de plus j'espère(ais) pouvoir envahir rapidement Sumatra en neutralisant Singapour également à l'aide du KB. En contre-partie les invasions de Wake et Rabaul doivent être reportées car non seulement l'américain est le maitre du Pacifique (ca arrive), mais en plus il le sait (c'est plus rare et plus embêtant).

 

Enfin la raison politique (qui est purement role-play et détaillée dans le post "Japan Times" de novembre) est que le Japonais espère une guerre courte et coloniale en évitant toute atteinte au territoire US.

 

La mauvaise nouvelle est que la force Z n'a pas été coulée, et donc le corps de bataille britannique reste intacte. Le Pow est un excellent navire et les équipages brits sont très bien entraînés.

 - s'il tombe sur une flotte d'invasion c'est le désastre assuré.

 - s'il tombe sur une flotte de cuirassés, le match nul est probable, et pour le japonais, un match nul est une défaite.

 

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oui,

 

plus précisément,

A court terme oui, je détruit des sous-marins (victoire tactique) et je renonce à Rabaul et Wake (défaite stratégique)

 

Mais à moyen terme, quel est l'inconvénient de prendre les Salomons en février plutot qu'en décembre, faible à priori, sauf si les australiens renforcent excessivement leur possessions en Nvelle Guinée grâce à ce sursis, donc la défaite stratégique peut être considérée comme de faible enjeu.

 

Et enfin quand en 43 l'essentiel de mon job sera non pas d'affronter des marines de guerre ou d'envahir des territoires mais simplement de faire naviguer des cargos de A à B sans dommage, alors cette victoire tactique de 41 pourrait bien ressembler sérieusement à une victoire stratégique en 43/44, car 20 sous-marins, ce n'est pas rien...

 

tout cela, l'avenir nous le dira ;)

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Mon expérience de ce jeu est à peu près nulle, alors je te fais confiance.

 

(mais je vais garder mon rôle d'avocat du diable le temps d'une question encore : ce ne sont pas surtout des sous-marins de classe R et S - bref, des vieilleries - que tu as coulés ?)

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Tout d'abord mon expérience est également nulle, car il ne s'agit que de ma deuxième partie, la première ayant pris fin en mai 42, donc je pars à l'aveuglette sur la base de conviction et d'intuition qui sont sans doute partiellement ou totalement infondée sur tout ce qui se passera après mi 42

 

Pour les subs, oui et non, je n'ai coulé que 4 S-boat, j'ai surtout coulé des Porpoise et des Gato, sous-marins qui restent tout à fait valable une fois que les américains ont réalisé que leurs torpilles étaient pourries et qui sont surtout régulièrement refondus avec des radars, des bofors 40mm etc

 

En tout cas je suis ravi de voir mes choix discutés par des avocats du diable, ca manque lorsqu'on est seul face à son écran, donc merci bcp!

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@Kretschmer : avec plaisir. Un peu de 41-45 me détend. Je suis plutôt à fond sur 12-21 ces temps-ci. Ma remarque venait d'un vague souvenir de mon travail sur les OOB navals de Darkest Hour, où les sous-marins basés aux Philippines étaient surtout des R-boats et des S-boats.

 

@Vivelempereur : vu sous cet angle, le choix de Kretschmer paraît d'un coup bien plus sage. C'est la logistique qui gagne les guerres !

 

(même si, au vu de la capacité de construction des USA, la perte d'une vingtaine de sous-marins en 1941 ne fasse que retarder l'inévitable :diable: )

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Le 27/03/2017 à 19:15, Eginhard 38 a dit :

@Vivelempereur : vu sous cet angle, le choix de Kretschmer paraît d'un coup bien plus sage. C'est la logistique qui gagne les guerres !

 

(même si, au vu de la capacité de construction des USA, la perte d'une vingtaine de sous-marins en 1941 ne fasse que retarder l'inévitable :diable: )

 

Je suis bien d'accord. Peut-être que l'Empire bâti par Kretschmer, au delà de ses compétences tactiques et stratégiques lors de son utilisation de la Flotte combinée, tiendra parce que les convois japonais arriveront à bon port !

 

Et puis les cuirassés "sauvés" à Pearl Harbor pourront être coulés plus tard par de simples avions torpilleurs et bombardiers en piqué. De plus, bon là je ne connais pas le jeu donc c'est une supposition par rapport au degré de qualité de sa simulation que je lui soupçonne, le Japon bien ravitaillé, pourra peut-être tenir bon si ses pilotes futurs sont aussi bien formés que ceux de la première vague de Décembre 1941.

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Tout d'abord la perte de 20 sous-marins représente certe quelque % de la force sous-marine US, mais ils sont coulés le premier jour, donc ils ont bien plus de valeur qu'un sous-marin coulé le 1er janvier 1945 dont le "pouvoir de nuisance résiduel" n'est que de quelques mois. et si cela revient à dire que 3 ou 4 % de cargos seront coulés "en moins" c'est compte tenu de la tension logistique à laquelle est soumis l'empire japonais une bouffée d’oxygène appréciable.

 

@Vivelempereur

Pour ce qui est du degré de qualité de la simulation, laisse moi l'illustrer par un exemple (affabulation, ce n'est pas un spoiler d'AAR):

 

Supposons que le rescapé Tennessee escorte un convoi et passe à proximité par exemple d'un porte avion léger en train de faire un raid à Tahiti.

1) A l'aube, comme chaque jour, une demi-douzaine d'avions torpilleurs décollent en reconnaissance selon des azimuts définis par le joueur et une distance max qui est fonction du zinc. Le fait qu'ils décollent est fonction de la météo, de l'état d'entretien des zincs, des compétences du chef d'escadrille.

2) Supposons qu'un de ces piafs passe au dessus du convoi, alors il peut le détecter, cela se fera en fonction de la météo, et de la compétence "recherche navale" du pilote, de son altitude de vol, du type d'avion et de la taille du convoi. (oui chaque pilote, parmi ses 6000 camarades est doté de 10 compétences distinctes, d'expérience etc...):o.

3) Supposons que le convoi soit détecté, alors l'amiral de la flottille peut lancer un raid, cela dépend de sa compétence "aérienne" et "agressivité".

4) Supposons qu'il décide de lancer un raid, des avions (dont le nombre dépend des compétences"aérienne" et "agressivité" des chefs d'escadrille) vont alors décoller et peut être (cela dépend des compétences des pilotes) repérer le convoi.

5) Le raid aérien est alors repéré x minutes avant l'attaque, x dépendant de l'altitude du raid, de la météo, de l'existence et du type de radar, de l'expérience des marins.

6) la DCA déclenche alors un premier tir, chaque arme étant bien sur doté d'une altitude max, d'une précision etc..

7) Les Vals piquent sur le cuirassé tandis que les Kate approchent au ras des vagues. La DCA riposte à nouveau.

8) Chaque avion voit son attaque porter ou non, ceci dépend de la compétence "Bombardement" ou "Torpillage" du pilote, de la précision de son armement, de la manœuvrabilité du bateau, de la densité de la DCA, de la présence ou non de chasseurs en vols (oui, je vous ai épargné cela).

9) Hourra, le Tennesse encaisse 3 bombes et 2 torpilles. L'impact des bombes ou des torpilles (qui sont doté d'une caractéristique "dégât" et d'une caractéristique "pénétration" sont comparé au blindage du cuirassé, 3 valeurs distinctes (ceinture, pont, superstructure) ou d'une tourelle si c'est une tourelle qui est touché. (car oui, une bombe peut exploser sur le blindage du pont mais détruire tout de même un 40mm boford par exemple, qui du coup ne pourra plus tirer jusqu'à réparation etc...)

10) A l'issue de l'attaque, le cuirassé a subit des dégats "systeme" (pompes, armement), des dégats de flotaison (glou glou) de machine (chaudière noyée) et des dégats d'incendie. Il fait route vers un port pour réparer, pendant le trajet, les dégâts de feu ou flottaison peuvent augmenter (en fonction de la météo, de la vitesse de déplacement du bateau) ou diminuer, en fonction de la compétence de l'équipage, si un des quatre type de dégâts atteint 100%, adieu bateau.

11) Le Tennessee ente en rade de Papeete, bien sur les infrastructures locales sont loin de pouvoir mettre en oeuvre la réparation du bateau. Mais des équipes d’ingénieurs navals dépêchées par avion de transport sont sur place et travaillent jour et nuit pour éteindre l'incendie. La réparation d'un bateau va dépendre de la taille du port, de la présence ou non de navire atelier, de la présence d'ouvrier de marine etc...

12) Ouf, les incendie sont éteints et les pompes réparées, mais les dégâts résiduels de flottaison et de machines restent importants et non réparable hors d'un chantier. Le Tennessee appareille escorté à petite vitesse, car bien sur la vitesse dépend des dégâts subis. Hélas, le cuirassé étant repéré par hydravion à Papeete, j'ai disposé de sous-marins sur les routes Papeete Sydney et Papeete Pearl, seuls ports capable de réparer cette grosse baille et alors...

 

Bref, tout cela pour dire que oui, ces cuirassé peuvent encore couler, et oui, ce jeu (mais est-ce encore un jeu) est réaliste...

 

Tout ces détails et paramètres font la saveur du jeu et surtout le fait que l'on optimise pas selon des "règles" mais selon son instinct, car les règles sont tellement proche de la réalité que son instinct est "valable". Paradoxalement, cela en fait presque un jeu aisé à jouer car il suffit de faire "comme on ferait en vrai".

Par ailleurs, il suffit d’interpréter chaque test de paramètre comme une anecdote de la vrai vie et la rédaction de l'AAR se fait tout seul...

Bon bien sur il y a l'interface qui est largement perfectible... mais bon. En fait l'idéal serait d'avoir un "aide de camp" pour cliquer sur les boutons et de se contenter de réfléchir et décider!

 

 

 

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Le jeu a l'air exceptionnel, ou alors c'est ton AAR qui le met vraiment en valeur, ou les deux, je ne sais pas. En tout cas, chapeau pour le travail, ça me donne un coup de vieux et de nostalgie : ton récit et la signature de Eginhard me rappellent quand j'étais petit, que les ordinateurs roulaient avec des cassettes, et qu'on jouait sur plateau. J'avais acheté le jeu de plateau World In Flames (qui apparemment a été adapté en jeu PC, mais mal, jamais essayé). Il fallait attendre que les parents partent en vacances pour jouer : les cartes couvraient tout le salon de la maison, on passait déjà une journée rien qu'à installer les pions, trier les pions de chaque bateau, et rappeler les règles. Au final on n'arrivait jamais à passer l'année 40 ^^.

 

Encore bravo, j'en lis un peu tous les jours de ton récit, ça donne vraiment envie d'y jouer.

 

 

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@manupoleon Merci beaucoup, cela fait plaisir de voir que l'AAR est apprécié, et je confirme que le jeu est exceptionnel, et surtout la courbe d'apprentissage très rapide. (même si j'étais déjà un vieux briscard des jeux sur carte (les Operational Combat Series notamment, autre monster game)

 

10 décembre – 12 décembre.

 

Malaisie - Sumatra – Java – Bornéo, la chasse est ouverte !

 

Le I-165 qui patrouille entre Java et Sumatra repère le pétrolier Pina, lui lance 4 torpilles, et le rate… décidément. Soucieux d’éviter de voir l’état-major impérial envoyer de dépit à la fonderie l’ensemble des sous-marins, il s’applique un petit peu plus et envoie une heure plus tard par le fond le pétrolier anglais Harpa de 4600 tonnes. Ouf !

Le signale de cette victoire se propage sur les ondes, et manifestement donne des idées à l’ensemble des commandants qui rivalisent d’audace. A 20 nautique de là, l’I-166 coule le mouilleur de mine Rigel de 1400 tonnes. Le même jour un peu plus tard, l’I-123 entre en rade de Balikpapan, se faufile entre les champs de mine et colle deux torpilles dans le pétrolier British Sailor de 7500 tonnes qui s’embrase en une immense colonne de feu, et ne manque pas de déposer ses 40 mines dans le chenal en repartant.
Le lendemain, l’I-162 qui patrouille également entre Sumatra et Java rate lamentablement le gros pétrolier British Judge. Mais dans la même nuit, au large de Batavia, l’I-153 coule le transport de troupe Kepong et l’I-157 coule le pétrolier Manvantara (4600t).

L’halali de cette chasse est sonné lorsque l’I-156, qui croise en travers du détroit de Malacca, repère au sonar le battement rapide des hélices d’un puissant navire. Après cette positionné pour l’intercepter, il reconnait dans son périscope la haute silhouette du Dominion Monarch, puissant paquebot anglais qui faisait sensation à Singapour. Trop sûr de lui, et souhaitant garder ses anguilles pour d’hypothétiques navires de guerre, le commandant ne lance hélas que 2 torpilles… Les secondes s’égrènent tandis que dans le central, les officiers essuient la sueur qui leur pique les yeux. Tout à coup un immense fracas fait sursauter l’équipage. Le commandant hisse à nouveau le périscope. Le paquebot accuse une gite d’au moins 20 degrés et brule sérieusement. Hélas, il marche encore 15 nœud et sans difficulté s’éloigne définitivement du submersible. Va-t’il tenter de réparer à Rangoon, auquel cas nos bombardiers auront l’occasion de finir le travail, ou tenter de rejoindre Calcuta ou Tricomlae ? Va-t’il couler en route ? mystère…


Le Dominion monarch, puissant paquebot héritier de la vénérable compagnie des Indes.

 

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Birmanie :

 

Enervé par la fuite ignominieuse de la force Z, le commandant de la 11ème Flotte décide de bouleverser la doctrine d’emploi de ses bombardiers. Les bimoteurs G3M2 Nell décollent de Saigon et de Bangkok à 7h du soir le 10 décembre, direction Singapour. Le soleil se couche rapidement dans leur dos. Hélas, ils sont peu habitués au vol de nuit, ne maitrisent ni la radiogoniométrie ni le vol en formation de nuit. Résultat, c’est moins de la moitié des avions qui atteignent Singapour par petit paquet de 5 ou 6 appareils… 5 avions sont abattus par la flak, 20 autres endommagés. Aucune bombe n'atteint le port, sans parler des navires… Quelques bombes se perdent dans la ville faisant craindre à la population locale d’avoir à vivre un blitz. Heureusement pour eux, la 11ème flotte renonce définitivement à ces opérations nocturnes couteuses et inefficaces…

 

Les bombardiers de l’IJA poursuivent eux leurs raids sur les aérodromes et les formations défensives des anglo-indiens. Un second raid est lancé sur Rangoon et permet la destruction d’une demi-douzaine de chasseurs et de quelques cargos déjà endommagés. Pendant ce temps, Yama#####a organise ses troupes et les répartis entre deux pinces, uns qui remontera vers Singapour sur la piste nord tandis que le gros de ses troupes reste en réserve à Singora ou tout le matériel ferroviaire du Siam a été réquisitionné et stocké.

 


Philippines :

 

Les troupes impériales qui avaient été repoussées par les vedettes lance-torpilles prennent enfin pied à Luzon. Un premier groupe d’assaut composé d’un Régiment d’infanterie et d’un petit groupe de reconnaissance s’empare du port de Loang, au nord de Luzon. Les troupes débarquées à Aparri continuent leur progression vers le sud précédées du 2ème régiment de char qui laboure à toute vitesse les routes de Luzon en repoussant sans difficulté l’armée des Philippines dont le fanfaron Mac Arthur faisait grand cas il y a peu…

 

Pendant ce temps, le blocus de la mer des Philippines continue, le croiseur Nachi coule deux petits cargos dont notre ami l’infortuné Bisayas… Un pétrolier ravitailleur de 7000 tonnes, le Pecos tombe par hasard sur le Kido Butai. Soucieux d’éviter tout incident avec ses précieux navires, et malgré la présence de cuirassés et de croiseurs au sein de sa flotte, le prudent Nagumo décide ne pas attaquer cette cible juteuse. Le groupe Myoko continue de patrouiller au large des Célèbes et envoie par le fond une poussière navales variée, mouilleurs de mines, dragueurs, et petits caboteurs.

 

Enfin, les raids quotidiens de Zeros et de G3M2 partant de Formose poursuivent leur œuvre de destructions à ClarkField et Manille, les uns abatants en vol les vénérables P26 et les patauds P40, les seconds détruisant au sol B17 et Catalinas. Aucun avion japonais n’a été abattu en combat aérien au-dessus de Luzon, aucun bombardier n’a pu approcher ni même toucher le moindre cargo. L’apport du KB dans les premières heures de l’offensive a été déterminante et les forces aériennes de Formose sont désormais suffisante pour maintenir la domination totale des japonais dans le ciel philippin.



Borneo :

 

Partis de Saigon, et Hainan et de Formose, des groupes d’assaut de la marine s’emparent des ports de Borneo, Sarawak et Brunei. La raffinerie de Miri est à moitié détruite hélas. Deux cargos japonais sont détruits, torpillés par des Catalinas partis manifestement de Balikpapan.

 

Papouasie :

 

Des troupes de marines s’emparent de toutes les bases de la côte nord de la Papouasie, tout en restant à l’écart de Rabaul et ses bombardiers. De même, un régiment d’infanterie capture sans difficulté la base de Guam qui avait été préalablement neutralisée par les canons de 4 croiseurs. Néanmoins, La 4ème flotte a renoncé à toute opération majeure vers Wake ou vers la Nouvelle Bretagne car tous les porte-avions sont employés en Asie du Sud-Est. Il est clair qu’avec les croiseurs australiens et les portes avions américains, la mer est notre ennemie à l’Est et au Sud de Truk.

Les croiseurs qui avaient bombardé Guam patrouillent perpendiculairement à la côte nord de la Papouasie afin de refermer le piège autour des Philippines, en effet nos hydravions ont repérés plusieurs navires dont le ravitailleur Pecos se dirigeant vers Rabaul, l’ennemi ayant compris que la route du sud était bloquée par le groupe Myoko. D’ailleurs, le doute commence à naitre dans l’esprit de Yamamoto. Si la force Z renforcée des croiseurs léger hollandais tentait une remontée vers le nord en contournant Bornée, elle pourrait détruire sans efforts nos groupes de croiseurs. Tout repose sur la peur que propage le KB, mais fonder sa stratégie sur un comportements supposément raisonnable de son adversaire, c’est se préparer à des déconvenues….

 

La mort dans l’âme, Yamamoto décide de renoncer partiellement à son dogme de la concentration des forces. Il scinde le KB en deux, un tier (Akagi Kaga) sera chargée de couvrir les opérations aéronavales vers Singapour et Sumatra tandis que le reste sera mis à disposition de la 4ème Flotte à Truk après avoir couvert l’invasion de la côte est de Bornéo.

 

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Tu lis un AAR comme ça quand tu découvres le wargame et 30 ans plus tard t'arrives toujours pas à décrocher.
Merci quand même hein :) 

Le texte est long parfois et j'apprécie alors d'autant plus l'image mais la narration est si précise qu'elle n'en manque pas, j'ai couvert de "J'aime" (10/10) ces derniers posts et cliquerai plutôt deux fois qu'une sur ce topic à l'avenir, bravo, hâte de lire la suite. 

Modifié par Den's

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@Den's Merci beaucoup!

 

 

Asie du sud-est Un peu de stratégie :

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Conformément à ces ordres, toutes les unités de génies disponibles ont été déployées en Thailande afin de construire les aérodromes nécessaires. De même, toutes les unités de transport aérien ont été envoyé à Pisanuloke en prévision de la mise en place d’un pont aérien au-dessus de la jungle et des opérations aéroportées vers les iles Adaman. Les troupes blindées, des régiments de la garde et la puissante 55ème Division ont été envoyé en Thaïlande ou elles débutent une longue marche vers le port de Moulmein.

Les troupes qui restent mise sous les ordres de Yama#####a ont débuté leur marche vers Singapour.

Enfin, un groupe d’invasion construit autour de la division de la garde impériale et rassemblant unités de blindés et de sapeurs se rassemble à Saigon afin d'embarquer dans une flotte d'invasion rassemblée en ce but, une seconde flotte chargée de troupes de marines se rassemble à CamRah bay et se prépare à envahir Singkawang, une troisième flotte constituée à Takao embarque des unités de mécaniciens, l’état-major de la 11ème Flotte aérienne et des montagnes de ravitaillement, également à destination de Palembang. Tout ce petit monde appareille de telle manière à ce que le rendez-vous soit donné le 26 décembre au large de Kuching.

En parallèle, la 1ère Division aéronavale patrouille au large de Bornéo en attendant les flottes d’invasions. Les croiseurs de bataille de Tanaka sont renvoyés à CamRah Bay ou ils font le plein de munitions.

Ce n’est pas sans appréhension que l’état-major fait le pari de la Birmanie et de lancer l’invasion de Sumatra sans prendre préalablement Singapour. L’avenir arbitrera.

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13 décembre –   20 décembre.

 

Pacifique

 

L’aéronavale US se dévoile finalement à l’aube du 13 décembre quand un raid de 34 avions SBD Dauntless tombe à l’improviste sur 2 cargos japonais qui étaient en fait des croiseurs auxiliaires faisant la guerre de course entre les Samoa et la Polynésie Française. Que l’aéronavale ait ainsi lancé son attaque sur des croiseurs qui n’avaient encore jamais repéré ni détruit la moindre cible en dit long sur la qualité de leur renseignement militaire… Statistique intéressante, 34 avions ont lancé leurs bombes et ont obtenus 17 impacts, les pilotes US n’ont rien à envier à leurs homologues japonais.

 

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Un Dauntless, de retour de son opération anti piraterie.

 

« Torpilles sous le Pacifique »

 

Mais les corsaires sous-marins vont venger leurs collègues de surface, l’I-175 coule un cargo de 5000 tonnes au large de Pago Pago, puis deux heures après envoie par le fond le transport de troupes Républic de 8500 tonnes. 24 heures plus tard, non loin de là, c’est le transport de troupes Bloemfontein de 8000 tonnes qui est la victime du sous-marin R0-63. Impossible en revanche de savoir si ces navires transportaient des troupes…

 

Enfin, le I-1 qui croise entre Los Angeles et Pearl Harbor repère le pétrolier Eidsvold de 5000 tonnes qui navigue sans escorte. 6 obus de 150 et 2 torpilles plus tard le bateau est envoyé par le fond.

 

En 5 jours, les sous-marins envoient par le fond 50 000 tonnes, auxquelles pourraient s’ajouter les 20 000 tonnes du paquebot Dominion Monarch…

 

Hélas, le I-124 tente de rejoindre l’Océan Indien en passant entre Sumatra et Java, mais le détroit est miné et il doit retourner à Saigon lourdement endommagé. L’I-121 et l’I-122 subissent le même sort au large de Palembang et rentrent à Saigon. Le lendemain, c’est le I-24 qui heurte une mine en tentant de reconnaitre Pago Pago… direction Kwajalein en serrant les fesses. Instruction est donnée à tous les sous-marins d’éviter les ports et de chasser uniquement au large…

 

Ces infortunés sous-marins sont vengés par les flottilles de patrouilleurs qui soutenus par des bombardiers basés à Saigon tentent de vider le golfe du Siam des sous-marins ennemis. L’O-16 est repéré par avion, poursuivi par une flottille de patrouilleurs et une flottille de dragueurs de mines… après une longue poursuite, l’ O-16 encaisse une vingtaine de grenades et tout porte à croire qu’il a coulé avec tout son équipage…

 

Papouasie :

 

Le pétrolier Pecos qui est une cible juteuse a échappé à l’aviation du KB. Des hydravions Mavis partant de Babeldoad le repèrent à plusieurs reprises mais échouent à le bombarder. La première division de croiseur qui de retour de Guam vers Truk est déroutée vers la Papouasie et patrouille perpendiculairement à la côte afin de le repérer. Ce qui devait arriver arrive alors, le pétrolier est repéré alors qu’il approche de Nouvelle Bretagne, une demi-douzaine d’obus et deux torpilles envoient le ravitailleur de 7000 tonnes par le fond.

Un peu plus à l’est, la 4ème flotte a finalement lancé une petite force amphibie sur Manus, au large de Rabaul, dans les iles de l’Amirauté. Si nous pouvons y déployer quelques hydravions, notre estimation de l’opposition navale sur place n’en sera que meilleur. Les transports de troupes repartent bien vite vers Truk, dans ces parages, on ne sort pas du Lagon de Truk sans avoir la peur au ventre.

 

Malaisie :

 

Le 143ème régiment d’infanterie a traversé la péninsule malaisienne et s’empare de la rade de Victoria Point, premier port du golfe du Bengale à tomber entre nos mains. Pendant que Yama#####a organise ses troupes à la frontière entre la Thailande et la Malaisie, les bimoteurs Sally qui partent d’Indochine et du Cambodge parachèvent la destruction de tous les aérodromes de la RAF. Tanaka engage nuitamment ses croiseurs de batailles à Kuantan, à portée des bombardiers de la RAF et de la Royal Navy. Le risque est payant, la faible opposition est massacrée par les Zéros envoyés en couverture et l’artillerie navale ravage l’aérodrome et détruit une douzaine de chasseurs. Malgré la domination aérienne japonaise, 3 Catalinas se faufilent à 3000 pieds jusqu’à Singora et collent 2 bombes sur un transport de troupes de 8000 tonnes qui coulera peu après.

 

Borneo :

 

Partis d’Indochine, plusieurs flottes amphibies se dirigent vers Bornéo et finissent de s’emparer des ports de la pointe nord de Borneo. Mais une opposition importante est anticipée à Tarakan, en conséquence, c’est près de 3000 hommes de marines qui sont envoyés soutenus par le croiseur Nachi et 8 destroyers. Dès l’aube ceux-ci bombardent les positions ennemies tandis que les hommes débarquent des cargos mouillés dans la rade. Vers 10h du matin, 100 bombardiers Kate et Vals partis du Hyriu, du Soryu du Shokaku et du Zuikaku attaquent les positions hollandaises et les installations portuaires. Deux navires sont coulés mais les troupes au sol sont à peine désorganisées. Un second bombardement impliquant cette fois 150 bombardiers est bien plus efficace et détruit notamment la plupart des pièces d’artillerie de la base. Le lendemain 15 décembre, les troupes de marines lancent leur assaut et s’emparent sans difficultés de la rade et des installations pétrolières. Un second convoi cette fois-ci chargé de troupes de génie et de rampants décharge peu de jours après. Plusieurs hydravions soutenus par un navire dédié et 4 patrouilleurs opèrent depuis Tarakan afin de nettoyer les abords des sous-marins ennemis. 3 bombardiers Martin partis de Balikpapan tentent de s’interposer mais ils sont abattus par la nuée de zéro qui veille.

 

Célèbes :

 

La 2ème Division aéronavale (Shokaku-Zuikaku) et la 3ème Division aéronavale (Hiryu Soryu) se dirigent désormais vers les Célèbes avec une flotte d’invasion partie de Babeldaob. L’objectif est de compléter la base aérienne de Tarakan avec celle de Manado afin de pouvoir envoyer les porte-avions vers d’autres eaux.

A l’aube du 19 décembre, 4 cuirassés entrent en rade de Manado et pulvérisent les installations portuaires et aériennes. Juste derrière vient les cargos japonais qui déversent hommes et matériels sur la plage. Au même moment, profitant de la maitrise de la zone, de petites unités sont envoyées s’emparer des Moluques. Le 20 décembre, les japonais s’emparent de Manado et font un millier de prisonniers.

 

La 2ème division aéronavale (Shokaku et Zuikaku) et la 3ème division aéronavales (Hiryu Soryu), confiant en la puissance des escadrilles basées à terres se dirigent alors vers Truk afin de compléter ses escadrilles et de soutenir la prochaine opération que l’Etat-major prépare en grand secret, décision lourde de conséquences…

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