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[WITP AE] Un océan peu pacifique

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Je suis à tel point convaincu par ton AAR que je me suis renseigné pour acheter le jeu, et là je me suis aperçu qu'il y avait aussi War in the East, et War in the West... Et là du coup je te reproche de ne pas faire un AAR sur les trois en même temps, parce que là voilà, tu nous parles du Pacifique, mais c'est le monde entier qui est en flamme !! Donc si tu pouvais arrêter toute vie sociale et arranger ça, hein ^^

 

Bonne chance avec l'opération secrète, mais vu comme tu l'annonces, je ne sais pas pourquoi, je sens que ça va mal tourner.

 

 

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:D:D:D

 

j'ai un peu essayé WITE et pas touché à WITW. C'est sympa mais cela n'a pas la saveur du wego (chacun envoi ses ordres et l'ordinateur execute en simultané) WITE c'est du chacun son tour, moins stressant, mais plus accessible pour ce qui est de l'interface. Mais pour ce qui est d'y jouer et de faire un aar... faudrait que je vende mes 5 gamins et que je barbebleuise ma femme!

 

 

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21 décembre – 31 décembre.

 

Salomon

 

A l’aube du 22 décembre, l’I-159 qui patrouille sur au sud de Rabaul afin de perturber le renforcement de la Nouvelle Bretagne est en alerte, en effet le sonar a perçu l’approche rapide de navires de guerres. Dans son périscope, il repère 2 croiseurs lourds, le Camberra et le Pensacola, le croiseur léger Achilles et 4 destroyers. Les navires approchent rapidement et la position du sous-marin n’est pas idéale, aussi prend-il le risque de manœuvrer lui-aussi rapidement, sans soucis de sa propre discrétion. C’est sans compter sur le fait que parmi les destroyers figure un vétéran de la lutte contre les sous-marins allemands en atlantique. Celui-ci repère le périscope du japonais et fonce sur le sous-marin qui du coup lâche dans l’urgence une gerbe de 6 torpilles totalement inefficace. Commence alors une longue chasse, les grenages des alliés se font de plus en plus précises et les avaries à bords se multiplient, jusqu’à ce que les multiples voies d’eau noient les blocs batteries qui se mettent alors à répandre dans tout le sous-marin un chlore délétère… Forcé de faire surface, le sous-marin est immédiatement repéré et coulé par l’artillerie du Camberra… C’est la première perte militaire sérieuse de la marine japonaise.

 

 

Guerre Sous-marine :

 

Le 24, l’I-21 qui patrouille entre Los Angeles et Pearl lance 6 torpilles sur un gros pétrolier de 14 000 tonnes et le rate !!

Le 26, le RO63 et le I-18 chassent en meute dans les Samoa, le cargo Steel Exporter et le Steel Navigator (4700 tonnes chacun) en font les frais.

Le 30, Le I-18 en embuscade près de Pago Pago envoie par le fond le pétrolier Mobile Station, 11 000 tonnes.

 

 

Célèbes :

 

A Manado, alors que les troupes de génies s’affairent à améliorer les installations, les embarcations font sans cesse la navette entre les cargos mouillées dans la baie et la côte. Tout le monde travaille d’arrachepied car les bombardiers G4M1 Betty et les hydravions de patrouille Mavis doivent arriver dès le lendemain pour acquérir la supériorité aérienne et navale au-dessus des Célèbes. L’inquiétude monte car le départ des 4 porte-avions laisse la flotte de débarquement un peu seule… Ce n’est pas sans appréhension que le retrait de l’aéronavale a été décidé, et on devrait toujours se fier à ses pressentiments…

 

Dans la nuit du 22 au 23 décembre, le croiseur de bataille Repulse, 7 croiseurs légers et 7 destroyers entrent en rade de Manado et bombardent la flotte à l’ancre ; pendant plus d’une heure l’enfer se déchaine, trois patrouilleurs, un torpilleur, un dragueur de mine, 5 cargos et 3 transports de troupes sont incendiés ou coulés, un millier d’homme parmi les troupes de soutien est porté disparu. La flotte tourne ensuite ses canons vers la terre et réduit à néant les efforts déployés par les japonais pour rendre l’aérodrome opérationnel.

La même nuit, une seconde task force composée du cuirassé Prince of Wales, des croiseurs léger Boise et Mauritius et de 8 destroyers anglos hollandais bombardent Tarakan et réduisent d’un tier la capacité opérationnelle du port et de l’aérodrome, heureusement les hydravions qui viennent d’arriver sont épargnés.

 

Le temps détestable au-dessus des Célèbes cloue au sol l’aviation japonaise, et la Royal Navy va en profiter.

Dans la nuit du 28 au 29 décembre, la TF du Prince of Wales entre à nouveau dans la baie de Manado sans que son approche n’ait été détectée. Ils surprennent deux transports de troupes et deux escorteurs en train de décharger le reste du matériel nécessaire aux opérations aériennes. En moins d’un quart d’heure les 4 bateaux japonais sont envoyés par le fond avec une soixantaine de camions, bulldozers divers véhicules du génie. Cela aurait pu être pire car une seconde flotte de 4 cargos, 2 croiseurs légers et 3 destroyers repère la flotte alliée et parvient à s’échapper sans être repérée. Après ce bref engagement, la flotte alliée déclenche un tir massif de son artillerie qui pulvérise une douzaine de bombardiers et autant d’hydravions.

La nuit suivante, les croiseurs léger Boise et Mauritius bombardent à nouveau la base de Manado, endommageant 5 bombardiers G4M1 et 4 hydravions de patrouille Mavis et maintenant la base impropre à toute opération.

Non loin de là, et inconscients du danger, des petites flottilles amphibies s’emparent des Moluques.

 

Malaisie :

 

Avec ce qui lui reste de troupes, Yama#####a marche sur Singapour, il s’empare de Alor Star le 20 décembre. L’aviation maintient la pression sur les aérodromes grâce à ses bombardiers. Des raids de chasseurs préalables envoient au tapis les chasseurs Buffalos, obsolètes et mal pilotés.

 

Sumatra :

 

Afin de couvrir l’opération vers Sumatra, le 25 décembre, les japonais débarquent à Kuching, hélas les effectifs sur place ne permettent pas la capture rapide de la base, néanmoins, le 27 décembre, les troupes de marine s’emparent de Pontianak et de Singkawang. Immédiatement, une unité de 45 zéros s’y installe et déploie une couverture aérienne au-dessus de Sumatra. Le même jour, 22 000 hommes débarquent à Palembang soutenus par les 80 bombardiers de l’aéronavale, les cuirassés de Tanaka et 8 dragueurs de mines (qui sont sérieusement pris à parti par l’artillerie côtière). Le 28, les troupes impériales s’emparent de la base et des champs pétrolifères, la production de pétrole japonaise vient d’augmenter d’un coup de 50% !

Immédiatement, l’aviation anglo hollandaise tente de s’opposer à ce débarquement, mais la couverture aérienne apportée par la première division de porte-avions et décisive : 7 avions torpilleurs Vildebeest, 4 catalinas et 3 bombardiers bimoteurs sont abattus sans même qu’ils puissent approcher de la flotte japonaise.

 

Birmanie :

 

Partant de Bangkok, des chasseurs zéros et Ki-43 maraudent au-dessus de Rangoon, la chasse anglaise et les H81 américains tentent de s’y opposer mais chaque engagement tourne à l’avantage des japonais avec un ratio de perte de l’ordre de 1 : 4.

 

Le 25 décembre, le 14ème régiment de char attaque la garnison de Moulmein, il échoue à prendre la ville mais ses chars provoquent une centaine de morts dans les rangs britanniques sans dommages pour eux. Les anglais font l’erreur de contre-attaquer et se font hacher menus par les canons de 37 et les mitrailleuses des chars japonais. Après un bref repos, et avec le support de 50 bombardiers de l’IJA, les japonais capturent Moulmein le 27 décembre. C’est la porte d’entrée de la Birmanie et notamment grâce à son réseau de chemin de fer. Immédiatement, un pont aérien impliquant pas moins de 70 avions transporte entre Bangkok et la gare de Moulmein des unités de soutien afin de pouvoir déployer immédiatement des unités aériennes en Birmanie.

 

A l’aube du 28 décembre, la sirène d’alerte aérienne retenti à Bangkok, 12 bombardiers Blenheim approchent à basse altitude du port et piquent sur les docks, un quart d’heure plus tard, 5 cargos, 2 transports de troupes, 1 croiseur auxiliaire et un mouilleur de mines sont en feu. Il n’y a aucune couverture aérienne et les bombardiers repartent sans être inquiétés. Tous ces navires seront réparés sur place relativement rapidement mais l’impact psychologique sur l’état-major est important. Désormais un Sentai au complet (42 Ki-43 Oscars) abandonne ses maraudes au-dessus de la Birmanie pour rester en protection du port de Bangkok. Pour nos alliés récents, le mythe de l’invulnérabilité japonaise aura été court. Il ne faut pas négliger que pendant 3 siècles, l’empire britannique a été le maître incontesté de la zone, brisant toute tentative d’indépendance et violant sans difficulté l’empire chinois lors des guerres de l’Opium. Pour l’occupant japonais, l’empire britannique ne doit pas être seulement repoussé, il doit être humilié, sinon c’est toute sa légitimité de nouveau maître de l’Asie qui sera remise en cause par ses satellites.

 

Le 31 décembre, les croiseurs lourds Exeter et Cornwall, accompagnés de 7 croiseurs légers bombardent le port de Moulmein. Les pertes sont légères dans les rangs des japonais, mais le port, l’aérodrome et surtout les dépôts de ravitaillement sont durement atteints. Arrivant de nuit et à pleine vitesse, et repartant immédiatement, les croiseurs sont totalement invulnérables à notre aviation basée à terre.

 

Philippines :

 

Pendant ce temps, à Luzon les choses sont plus simples, on fonce, on capture on détruit. Pas un avion allié ne vole dans les environs, les troupes progressent sans difficultés et s’emparent de San Fernando le 19 décembre, de Cabanatuan le 23, de Lingayen le 25 et de Sidate le 26. Le 31 décembre, les troupes se rassemblent devant Clark Field, l’assaut est un échec couteux… Commence alors un long et inefficace siège fait de barrages d’artillerie et de bombardement aériens.

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désolé par avance pour la longueur du post

 

Janvier 1942 - Birmanie


En thailande, les ingénieurs travaillent d'arrache pied à la construction de deux aérodromes de taille 7, Pisanuloke et Chang Mai, ils seront la plateforme de combat aérien pour la conquête de la Birmanie. Malheureusement, un bataillon de fusiliers Birman s’est infiltré en Thaïlande est mène de nombreuses opérations de sabotages sur la ligne de chemin de fer entre Bangkok et Chiang Mai. Une unité de troupe de marine en poste à Bangkok est envoyée dégager la voie. Les combats tournent systématiquement à l’avantage des japonais mais le transfert du matériel et des ravitaillements vers Chiang Mai est retardé d’une semaine.

 

Une véritable blitzkrieg qui mêle bombardiers, chars, parachutistes qui s’élance sur la Birmanie, à l’assaut des aérodromes, des gares de triage et des zones pétrolifères.

 

Le 2 janvier, 30 zéros partent en maraude au-dessus de Rangoon et croisent chasseurs 16 H81, 1 demi-heure plus tard les 30 zéros repartent tous vers Bangkok après avoir abattus 6 chasseurs alliés !

Le 4 janvier, le 14ème régiment de char soutenu par le 55ème régiment de cavalerie capture Pegu. Les anglais perdent 750 hommes et sont incapable ne serait-ce que d’endommager les blindés japonais.

Le même jour, afin de couvrir le flanc gauche de l’offensive, et de protéger la future liaison navale entre Singapour et Rangoon, un raid aéroporté est lancé sur la base de Port Blair, dans l’archipel Andaman. Un raid de 60 avions transportant le premier régiment parachutiste est lancé sur Port Blair. Les japonais déplorent une vingtaine de blessés légers et capturent les 260 hommes de la garnison.

Le lendemain 6 janvier, les mêmes avions de transports larguent les parachutistes du 3ème Yokosuka sur le nœud ferroviaire de Toungoo. Les troupes d’élite de la marine repoussent sans difficulté les unités de génie de l’AVG qui y étaient stationnées. Et immédiatement l’infanterie qui arrive au compte-goutte à Moulmein s’entasse dans des trains et se déploie vers le nord du pays.

Le 8, les avions de transports larguent les parachutistes du 1er Yokosuka sur les raffineries de Magwe, là encore la surprise est totale et la victoire facile.

Le 11 janvier, c’est les parachutistes du 3èmes SNLF Yokosuka qui sont largués sur Mandalay, un assaut violent soutenu par 15 Ki21 Sally fait peu de pertes chez les japonais tandis que les fusiliers Birman laissent 500 hommes sur le terrain, le soir venu, l’aérodrome est à nous.

 

Un Ki-57 Topsy.
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Les avions de transport ont été le cheval de bataille de l’armée japonaise en Birmanie. Malgré la perte en moyenne d’un avion tous les deux jours, ils ont en un mois opérés 12 assauts aéroportés, transportés plusieurs centaines d’ingénieurs et de troupes de génie pour rendre opérant l’aérodrome de Magwe, et ravitaillé les éléments de tête de la 15ème armée, notamment le 14ème régiment de char.

 

Le même jour deux unités thaïlandaises dirigées par la 15ème armée déclenchent un barrage d’artillerie sur Rangoon. Un premier assaut lancé le lendemain n’aboutit hélas pas.

 

Bataille de Port Blair,

 

Hélas, notre flanc gauche est menacé. Le 7 janvier, 3 croiseurs légers anglais bombardent Port Blair.
Le lendemain 8 janvier, c’est toute une armada qui est en rade devant la baie au lever du soleil. Les paras abandonnés sur place alertent par radio l’état-major de la 11ème flotte. 29 G3M2 Nell arrivent sur zone peu après et découvrent le croiseur lourd Exeter, le croiseur léger Dauntless et 2 destroyers. Ils sont au bout de leur rayon d’actions et n’emportent que des bombes, leur attaque perturbée par la puissante DCA est inefficace. Mais surgissent alors 24 G4M1 Betty escortés par les Ki43 qui partent de Kota Barhu. Approchant au raz des flots, ils surprennent la flotte anglaise et découvrent également sur site le croiseurs lourd Cornwall et les croiseurs légers Ceres et Enterprise. Malgré la DCA qui abat un bombardier et en endommage 9 autres, les avions japonais collent une torpille dans le flanc de l’Exeter et une autre dans le Cornwall qui est lourdement endommagé.

Hélas, les navires de transports sont épargnés, ce qui est une erreur, les croiseurs sont des cibles prestigieuses, mais tant qu’ils n’auront pas de roulettes sous la quille, ils ne pourront pas reprendre Port Blair. Les paras japonais abrités dans la mangrove observent de loin une brigade indienne débarquer pesamment des transports de troupes.

A Saigon, on s’interroge. Il y a deux options, mettre en place un pont aérien pour acheminer des renforts, ou utiliser ce même pont aérien pour évacuer… C’est la deuxième option qui est choisie.

Heureusement les britanniques nous font la démonstration de leur pondération naturelle, (les américains en Normandie de parleront de couardise). Alors qu’ils n’ont en face d’eux qu’une centaine d’hommes, ils consacrent la journée du 9 janvier à poursuivre leur débarquement sous un ciel dominé par les chasseurs japonais tandis que le balai de 70 avions de transports strie le ciel. Malheureusement, c’est la rage au cœur que les bombardiers restent au sol, la météo ne permettant pas d’attaque.

A l’aube du 10 janvier, un avion de reconnaissance signale à Port Blair la présence de la flotte anglaise et surtout une météo clémente. 118 bombardier et 20 chasseurs décollent de Saigon, Bangkok, Kota Barhu et se dirigent vers Port Blair ! 19 Betty arrivent sur site et attaquent le transport de troupe Dilwara de 8000 tonnes qui encaisse une torpille. Puis 25 Betty arrivent peu après et collent 2 torpilles dans le transport de troupe Khandalla de 5000 tonnes qui coule entrainant avec lui près de 400 soldats. Viennent ensuite 25 Nell et 13 Betty qui arrivent à torpiller le transport Rajula qui est incendié et lourdement endommagé, mais le puissant navire de 9000 tonnes ne coule pas. Viennent ensuite 10 G4M qui arrivent à placer 1 torpille sur le transport Dunera de 8000 tonnes, alors que l’équipage s’efforce de maitriser les avaries, 13 autres G4M piquent sur le navire qui encaisse 2 torpilles et coule en moins d’une minute avec tout son équipage. Alors que le soir tombe, 13 G4M tentent leur approche sur la flotte anglaise mais ils lancent sans succès leurs torpilles sur les destroyers de protection. Le coup de grâce est apporté par les hydravions H6K4 mavis qui repèrent les transports Dilwara (8000 tonnes) et Rohna (5000 tonnes). Chaque transport encaisse 2 torpilles et entraine dans sa tombe de corail 300 soldats de sa majesté…

Lorsque le soleil se couche, les mats de 4 navires brisés affleurent tandis que les cadavres de 800 soldats mêlés au mazout qui s’échappe des cuves éventrées s’échouent sur la magnifique plage de Port Blair… Ivres de colère, les soldats indiens lancent leur assaut sur l’aéroport découvrant sur place des hangars vides protégés par par des épouvantails affublés d’uniformes japonais.

 

Une semaine plus tard, le 19, un petit convoi tente manifestement de ravitailler la garnison de Port Blair, bilan 1 cargo coulé par 2 torpilles lancés par les G4M1. 3 jours plus tard, Le 1-156 envoyé miner Port Blair repère le cargo Nirvana (5400t) et le coule de 2 torpilles.

 

Victoire tactique manifeste, 4 gros transports de troupes, et peut être le magnifique Rajula coulés, le croiseur Exeter sans doute renvoyé pour un moment dans un chantier naval, et il serait étonnant que le Cornwall atteigne Ceylan sans couler, car ses dommages paraissent importants. Défaite stratégique car la perte des îles Adaman compromet le futur trafic maritime entre Singapour et Rangoon et protège le trafic maritime en direction du front anglais. Maintenant que Port Blair est lourdement défendu, il est inenvisageable de s’emparer par les airs, et donc il faudra attendre la chute de Singapour…

 

Pendant ce temps, en Birmanie

 

Malgré tout, la blitzkrieg se poursuit en Birmanie, les duels aériens ont maintenant lieu au-dessus de Shwebo, principal pont sur l’Iradawi qui permet d’accéder au nord de la Birmanie, les H81 de l’AVG sont en première ligne et se font massacrer par les zéros (11 pertes pour 1 zéros). Le 21 janvier les zéros affrontent pour la première fois un Huricane, et l’abattent.
Le 15 janvier Un raid aéroporté permet la prise de Prone, couvrant le flanc gauche de la ligne de chemin de fer, un second assaut lancé sur Rangoon ne permet pas d’emporter la ville mais les pertes sont légères.


Le 18 janvier, une série de raids aéroportés sont lancés :

  1. Retarder l’arrivée des renforts en provenance d’inde par la capture de l’avant-poste de Kalemyo
  2. Empêcher la retraite vers Mytkyina des troupes de Shwebo en s’emparrant de la gare de Katha
  3. Isoler Lashio par la prise de Bhamo, sur la piste Lashio-Mytkyina.

 

Une compagnie du 1er régiment de parachutistes capture Kalemyo qui n’est pas défendu, une autre compagnie du même régiment s’empare de Bhamo. La 3ème compagnie du 1er régiment saute elle sur Khata et tombe sur 3000 hommes manifestement en transit. Les assaillants se font sérieusement étrillés et les rares survivants sont capturés peu après par les patrouilles ennemies.

Le même jour, l’assaut est lancé sur Rangoon, le soutien apporté par 80 bombardiers est décisif, la ville est capturée et les anglais se replient vers Prone. 5 jours plus tard, ils sont repoussés dans les marais du delta de l’Iradawi ou ils disparaitront de faim, de maladie ou capturés par les patrouilles japonaises.

Plus au nord la réaction anglaise ne se fait pas attendre, dès le 19 janvier, 28 bombardiers Blenhiem larguent leurs bombes sur Kalemyo. Le 23 janvier, la 54ème brigade britannique attaque la centaine de japonais. Les japonais se replient en bon ordre vers Shwebo. Le 24 janvier, 26 Blenheim attaquent Magwe et détruisent 3 zéros au sol.

Le même jour le 14ème régiment de char atteint enfin Lashio ou un millier d’anglais sont en garnison. Le régiment lance de nombreux assauts mais les chars ne sont manifestement pas adaptés à ce combat dans des montagnes escarpées et couvertes de jungle. Les pertes japonaises sont quasi inexistantes mais il faut attendre le 28 janvier pour que la base finisse par tomber.

 

Fin janvier, la situation est assez tendue sur le front birman.

 

Compte rendu d’opération :
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Les succès de cette campagne sont :

  • La capture extrêmement rapide et sans dommage de toute la rive Est de l’Iradawy, et ceci dès le 11 janvier, et avec uniquement deux petites unités mécanisées et des régiments de parachutistes.
  • La supériorité aérienne quasi-totale. Le rapport de pertes au-dessus de la birmanie est de l’ordre de 7 :1 lors des duels de chasseurs, les avions de transport ont réussi à déployer à Mandalay et Magwe de nombreuses unités de support aérien ce qui fait qu’avant même la prise de Rangoon nous pouvions mettre en œuvre pas moins de 80 chasseurs à partir des bases birmanes.
  • Lashio a été capturé, de même que Bhamo, donc normalement le ravitaillement de la Chine est interrompu
  • La reconnaissance toute particulière de l’état-major va vers les pilotes d’avions de transports qui ont été en vols chaque jour, que ce soit pour larguer des parachutistes, venir les récupérer, déployer des unités de soutiens, ravitailler le 14ème régiment de char etc… 16 avions ont été perdus au-dessus de la jungle en 1 mois, pour les pilotes l’enfer vert est sans issue…

 

Dans la colonne des déceptions vient bien sur la perte de Port Blair, avec ce que cela veut dire pour le support futur des opérations. De plus nos reconnaissances signalent plusieurs dizaines de milliers d’hommes en marche depuis Imphal et notre opération de retardement à Kalemyo a été totalement inutile au regard de la disproportion des effectifs.

Les objectifs pour février sont la capture rapide de Shwebo, Katha et Myitkyina. Puis de mettre en place une ligne de défense solide avant la mousson.

 

Situation au 31 janvier 1942 :

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Janvier 1942 - Guerre sous-marine


Le 1er janvier, l’I-8 qui patrouille entre les Fidji et la Nouvelle Calédonie envoie par le fond le cargo Corinda (4200 t). Le lendemain c’est le transport de troupe Barnett de 6300 tonnes manifestement chargé de soldats en route vers Nouméa ou Sidney qui croise sa route et est coulé de 2 torpilles bien placées.

Le 3 janvier, l’I-160 rencontre le groupe de chasse américain qui avait coulé le I-159, il s’éclipse discrètement non sans avoir lancé 6 torpilles sur le croiseur lourd Louisville, sans succès hélas.

 

Le 5 janvier, l’I-17 qui patrouille en mer de corail coule le pétrolier British Motorist (7000t). De l’autre côté du Pacifique, au large de Saigon, c’est le sous-marin hollandais qui coule le cargo Yamagiku de 5000t. Mais coincé en eaux peu profondes, il est sérieusement amoché par les grenades des escorteurs.

Le 6 janvier, l’I-22 qui patrouille dans les Samoa envoie par le fond le destroyer Kennison.
Le 8 janvier, c’est le pétrolier Alfred Clegg de 7000 t qui est coulé par le I-8 alors qu’il approche de Noumea.

Puis plus rien… il faut attendre le 24 janvier et le gros cargo Bengalen (6000) qui est coulé de 3 torpilles par l’I-164 alors qu’il quitait le port de Soerabaja.

 

Janvier 1942 - Borneo

 

Avec le soutien des bombardiers G4M1 Betty de Saigon, les troupes du 124ème régiment d’infanterie finissent par s’emparer de Kuching le 2 janvier 1942.

Le 12 janvier, le Nagato, le Fuso, le Ise et le Hyuga acompagnés de 7 destroyers et 3 drageurs de mines entrent en baie de Balikpapan et coulent la dizaine de vedettes lance-torpilles qui protègent le port. Un terrible bombardement détruit totalement la piste, au tiers le port et incendie les gigantesques dépôts du port pétrolier. De nombreux champs de mines sont neutralisés par les dragueurs qui sont néanmoins coulés par l’artillerie côtière. La flotte de débarquement dépose sans difficultés 4 bataillons de troupes de marines qui s’emparent de Balikpapan le 13 janvier et de Samarinda le 19 janvier.


Janvier 1942 - Malaisie

 

Les raids de chasseurs en provenance de Singkawang ont vidé le ciel de Singapour de tous les chasseurs britanniques, dès lors, les bombardiers de l’IJA commencent leurs raids sur les aérodromes et le port de Singapour. Néanmoins la DCA abat entre 1 et 2 bombardiers par jour. Malgré ces pertes lourdes, l’état-major décide de maintenir la pression. Afin de maintenir le moral des pilotes, les escadrilles alternent entre des raids sur les troupes indiennes et des raids vers Singapour.

Malheureusement, les troupes impériales subissent de sérieux revers sur le plan logistique et cartographique, pendant près d’un mois les troupes nombreuses qui s’entassent entre Singora et Alor Star accumulent marches et contre-marches dans le plus complet désordre. Il faut attendre le 25 janvier pourqu’enfin les troupes reprennent leur marche vers Singapour avec la capture de Georgetown suivie le 29 janvier par la capture de Taiping.

Façon de dire que j’ai fait une grave erreur dans les ordres données à mes troupes. Je leur ai demander de marcher sur Taiping qui est à plusieurs hex de distance, et comme une pauvre unité indienne était sur le trajet les troupes ont décidé alors de contourner en traversant en pleine jungle vers KotaBharu. Comme dans l’interface je ne voyait pas ce qui se passait j’ai perdu 3 semaines…. On ne m’y prendra plus.


Janvier 1942 - Sumatra-Java

 

Les troupes débarquées à Sumatra s’efforcent d’élargir la tête de pont. Batian, est capturé le 1er janvier, Lahat le 5, et surtout les champs pétrolifères de Djambi sont capturés le 6 janvier.

 

Bataille de Batavia,

 

Mais c’est surtout dans les airs que la bataille se joue. Une escadrille de zéros est déployée à Palembang est lance chaque jour des raids sur Batavia. Le 5 janvier, 6 Buffalos sont abattus au prix de 1 zéro. Le 7 janvier, 19 zéros décollent vers Batavia, rencontrent 40 chasseurs ennemis, en abattent 7 et rentrent tous vers la base. Ils sont suivis de 9 bombardiers Ki21 Sally qui piquent sur le port et endommagent ou coulent une dizaine de patrouilleurs, dragueurs et chalutiers armés. Ils sont hélas interceptés par la chasse ennemie qui abat 5 bombardiers.
Mais lendemain, c’est au prix de 5 zéros que 8 chasseurs ennemis sont abattus affrontés il est vrai à 1 contre 3. Viennent ensuite les bombardiers de l’IJA, 8 sont abattus par la chasse et la DCA mais le port est endommagé et encombré de 8 cargos en feu ou coulés et d’une douzaine de petits navires de patrouille. Si je lance ainsi mes chasseurs et mes bombardiers, c’est que deux cibles juteuses ont été repérées en rade de Batavia, le Prince of Wales et le Repulse ! A la merci des bombardiers Sally et Betty basés à Palembang ! Pour l’instant ils sont sous un parapluie d’une centaine de chasseurs, que le parapluie se déchire (c’est en chemin) ou qu’ils tentent de fuir, et alors…
Le 12 janvier, 4 zéros sont échangés contre 9 chasseurs anglo-hollandais. Des P40 américains viennent même prêter main forte aux hollandais. Une rotation des pilotes japonais est organisée afin de maintenir un niveau de fatigue soutenable et surtout de profiter de cette guerre d’usure aérienne pour aguerrir les bleus. Le 13 janvier, les zéros abattent sans aucune perte 7 chasseurs ennemis, l’après-midi, le ciel est vide, et les grosses coques anglaises toujours visible.

Au matin du 14 janvier, les zéros découvrent enfin un ciel vide au-dessus de Batavia.
9 Betty décollent alors de Palembang et découvrent le Repulse, le Price of Wales et le croiseur léger Mauritius en train de fuir plein sud à toute vapeur. 5 bombardiers sont endommagés par la DCA et un autre explose sous les coups des 40mm qui crachent leur acier sur les japonais. Un rescapé réussit son approche sur le Repulse et lui colle une torpille qui fait tomber sa vitesse à 20 nœuds. 9 autres Betty suivent peu après et malgré la DCA, le Repulse encaisse 6 torpilles, chavire et coule avec tout son équipage tandis que le Prince of Wales disparait dans la pénombre du soir.

 
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Feu le Repulse, a qui la météo du 7 décembre aura offert un gros mois de répit


Le 15 janvier, 9 Nells de l’IJN armés de torpilles escortés par 36 zéros s’élancent vers Batavia et coulent un petit patrouilleur de 400 tonnes. Plus haut dans le ciel, 21 Oscars affrontent 29 chasseurs ennemis, 2-1 pour l’ennemi.

Le 16 janvier, 33 zéros abattent 6 chasseurs ennemis sans aucune perte. Puis le 18 les bombardiers Nell coulent 2 patrouilleurs à Batavia et un pétrolier qui tente de fuir Djakarta. Le 18, c’est 7 chasseurs qui sont abattus au prix de 1 oscar.

Puis, jusqu’à fin janvier, c’est le calme plat sur la zone. Au total, près de 20 bateaux ont été coulés pour 15 000 tonnes environ, auxquelles s’ajoutent les 35 000 tonnes du Repulse.
Entre le 7 décembre et le 31 janvier, près de 120 chasseurs alliés ont été abattus au-dessus de Singapour et de Batavia. A part en Birmanie, la RAF a cessé d’exister, ne subsistent en Malaisie, aux Célèbes et à Java que quelques bombardiers qui tentent de temps à autre des attaques inefficaces sur nos flottes et nos troupes.


 
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situation au 31 janvier 1942

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Il serait temps d'envahir Los Angeles, à un moment il faut être ambitieux, ne pas s'arrêter à faire la Java.

 

Je me pose une question : comment est géré dans le jeu le développement technologique ? tu n'en parles jamais je crois, et je me demandais si le jeu fournissait historiquement et automatiquement des nouvelles technologies, ou si il y avait quelque chose comme un arbre  technologique où tu choisis ce que tu  veux ?

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Le 18/07/2017 à 11:57, manupoleon a dit :

Il serait temps d'envahir Los Angeles, à un moment il faut être ambitieux, ne pas s'arrêter à faire la Java.

 

Je me pose une question : comment est géré dans le jeu le développement technologique ? tu n'en parles jamais je crois, et je me demandais si le jeu fournissait historiquement et automatiquement des nouvelles technologies, ou si il y avait quelque chose comme un arbre  technologique où tu choisis ce que tu  veux ?

 

Technologie et autres considérations

Pas d'écran technologique ou on choisi tel développement électromagnétique ou tel type de mitrailleuse. les équipements évoluent à date fixe, nouveau radar, nouveau canon, nouvel avion, avec leur rythme de production qui permet petit à petit de renouveler l'équipement sur le front en privilégiant telle ou telle unité.

Il y a une exception majeure à cette rigidité: l’aéronautique japonaise, qui est un sacré bazars à gérer et optimiser, et pour cela je vais simplement me permettre de m'auto citer, ça se passe 

ici :

Et là : 

http://www.campaigns-france.org/showthread.php?5587-Comment-fonctionne-la-recherche-aéronautique

 

 

Sinon petites nouvelles de l'AAR

J'ai eu un petit soucis d'ordinateur qui m'a fait perdre toutes mes sauvegardes du jeu (1 par jour de guerre) ma bibliothèque d'images amoureusement constituée et mon AAR prérédigé que je gardais sous le coude pour ne pas mettre sur la toile mes plus précieux secrets militaires...

grosse dépression...

Après un double scotch pour me remotiver, j'ai commencé à reprendre tous les envois de mon adversaire par mail pour recréer les tours, puis commencé à rerédiger l'AAR, mais c'est loooooong... désolé pour cela, mais bon, c'est la vie!

j'espère donc reprendre la publication de ces aventures bientôt!

 

 

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Merci pour le retour, les explications sont très intéressantes à lire.

 

Et bon courage pour la suite, quand l'ordinateur lâche, c'est toujours un petit drame et une partie du temps passé qui s'envole ! On attend les nouvelles aventures avec impatience !

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Janvier 1942 -Chine


L’année 1942 commence en fanfare pour l’armée japonaise en chine par la réduction de la poche de Chengchow et la capture de plusieurs dizaines de milliers de soldats du KMT. 
Plus discrète est la progression de l’armée chinoise en provenance de Mongolie Intérieure qui marche manifestement vers Pékin.

 

Bien que ces troupes aient été repérées par nos reconnaissances aériennes, nous avons simultanément sous-estimé leurs effectifs et sur-estimés les difficultés du terrain montagneux dont les troupes chinoises très légères semblent se jouer. Le résultat ne se fait pas attendre, la ville de Paotow défendue par 4 brigades de cavalerie est capturée et les unités japonaises refoulées avec de lourdes pertes. (2) Des unités de combat sont prélevées à Chengchow et envoyées par train à Pékin afin de constituer un front nord. Fin janvier un statu quo est obtenu après la perte de Kweisui au profit du KMT. (1)

 

Au centre, les troupes ayant réduite la poche de Chengchow et notamment les régiments de chars rejoignent le groupe centre à Wuchang. Delà, de violente poussée sont opérées sur les troupes chinoises qui se sont avancées jusqu’aux faubourg de Wuchang. Dans les plaines à l’ouest de Wuchang, le support aérien est décisif. Petit à petit, la ville est dégagée. Mais on est encore loin de pouvoir reprendre Nanchang et son bassin minier.


Enfin, sur la côte l’espoir de prendre rapidement le port de Wenchow s’évanoui rapidement. Malgré l’ampleur des effectifs japonais, et le fait que manifestement les Chinois sont privés de tout, et notamment d’une voie de repli, ceux-ci s’accrochent. Le mois de janvier se termine sans que les combats ne montent la moindre évolution en faveur des japonais, si ce n’est la prise progressive des lignes de fortification ennemie. Le 28 janvier, dernier assaut du mois, près de 1200 japonais étaient mis hors de combat contre seulement 300 chinois. Néanmoins des unités légères (brigades indépendantes) occupaient petit à petit l’arrière-pays et nettoyaient les axes routiers reliant la zone de Canton à celle de Shanghai.

Ainsi, Hata le 30 janvier synthétisait la situation en ces termes.


« Donnez-moi 3 divisions pour refouler ces pouilleux loin de Pékin et sécuriser mon flanc droit, et je me fais fort de reprendre l’offensive dès mars. Avec une armée je marche sur Sian, de l’autre j’encercle Changsha par le Sud, et avant mi 43, il ne restera à Tchang que son terrier de Chungking. » 

 

C’est avec circonspection que le commandant en chef du Groupe Sud, Terauchi, entendait le discours volontariste de Hata. Pour l’instant la ligne de Tojo est claire, pas une unité combattante ne sera transférée en Chine, l’ensemble du poids politique sera utilisé à transférer vers la Birmanie et vers les Carolines les unités de combat disponible.
 
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Janvier 1942 - Philippines


Le 3 janvier, après avoir régulièrement bombardé les positions américaines, les japonais lancent une attaque en règle sur Clark Field. En sus des troupes philippines, les américains disposent de deux puissants bataillons de char et d’un régiment d’infanterie, et surtout de 2 lignes de fortifications. Néanmoins les sapeurs japonais bien entrainés neutralisent les points d’appuis américains les rendant inutiles. La journée s’achève sur un match nul, 1500 hommes hors de combat de chaque côté.
Pendant tout le mois de janvier, les troupes japonaises et américaines s’affrontent pour le contrôle de ClarkField. A la fin du mois, la base résiste encore à la grande déception de l’état-major japonais.
Néanmoins, afin de contourner la situation, de petites unités de combat de la marine sont débarquées à l’extrême sud de Luzon, et s’apprête à remonter vers Manille.

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Opération MI

 

Partant de Truck, un premier groupe aéronaval constitué du Zuikaku, du Shokaku et du Kaga appareille vers le Nord, officiellement pour rejoindre la flotte en charge de la protection du Japon. Il ravitaille en grand secret à Marcus ou l’attendent des pétroliers ravitailleurs et 30 cargos chargés d’hommes et de matériels. En route en provenance du japon, un second convoi lourdement protégé transporte lui des ingénieurs, des techniciens, deux radars et une cinquantaine d’avion en caisse.

Pendant ce temps, le 10 janvier, les cuirassés Yamashiro et Mutsu, accompagnés de 8 croiseurs lourds et de 3 croiseurs légers encerclent l’atoll de Wake qu’ils rasent sous leurs obus de 360 et 203mm. Viennent derrière les transports de troupes qui déposent les groupes d’assauts de marine, 4000 hommes qui montent à l’assaut des américains. Les pertes sont légères, privés de tout, isolé depuis près d’un mois, les hommes du 1er bataillon de Marine se rend presque sans combattre.

 

Peu après, cette flotte est ravitaillée par une flotte de pétroliers en provenance de Truck et remonte ensuite vers Marcus.


Le 20 janvier, sous un ciel chargé, les trois Porte-Avions d’escadre lancent leurs appareils en direction de Midway, ils sont chargés non pas de bombes mais de torpilles et de bombes anti-blindages car malheureusement, un sous-marin qui surveille les approches de Midway depuis le début du mois a repéré une flotte importante mouillée devant l’atoll.

 

L’aéronavale US passe à l’attaque
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Peu avant midi, les siresnes de la base retentissent quand 73 torpilleurs, 40 bombardiers en piqués et 60 chasseurs sont repérés tel un noir essaim. Les aviateurs repèrent alors 6 ou 7 immenses transports de troupes ainsi qu’une dizaine de destroyers et de croiseurs légers tandis qu’une noria d’embarcations décharge manifestement sur l’île des marine et leur matériel.

Les avions foncent sur la flotte américaine, le transport de troupe Kota Pinang encaisse 3 bombes et brûle sévèrement, le transport de troupe Alchiba encaisse 2 torpilles et coule, tandis que le cargo Henry S. Grove encaisse 4 bombes et une torpille, il est réduit à l’état d’épave incendiée. Dans le même temps, les destroyer Downes et Selfridge, les dragueurs de mine Southard et Breese sont bombardés et lourdement endommagés tandis que le destroyer Monaghan se brise en deux à l’impact d’une torpille et coule avec tout son équipage.

 

Le destroyer Monaghan en route vers Midway avec les renforts des Marines.
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A bord du Zuikaku, Yamaguchi qui est en charge de l’opération hésite à faire demi-tour, les renforts ennemis sont manifestement arrivés, malheureusement à quelques jours prêts nous les devancions…
Avec seulement 3 porte-avions, il n’est pas de taille à affronter une contre-attaque de l’aéronavale US. De plus les stocks de munitions et les infrastructures aptes à ravitailler ses cuirassés et ses porte-avions se trouvent soit au Japon, soit à Truck, c’est loin… Et il est impensable d’envisager la conduite d’un blocus si loin de tout, ni de mobiliser la flotte pour ce blocus alors que chaque jour compte.
Néanmoins, après une longue hésitation, il décide de poursuivre l’opération amphibie.

Le lendemain, la flotte ennemie n’est pas repérée, si ce n’est les épaves éventrées des 4 transports de 6000 tonnes et des 3 destroyers de 1300 tonnes coulés la veille. La flotte de bombardement (Yamashiro, Mutsu et leurs croiseurs) bombarde Midway, les Catalinas présents sur place sont détruits ainsi que l’aérodrome mais manifestement les pertes humaines sont légères.

Le 22, les troupes d’assaut japonaises (le 51 et le 53 Naval Guard ainsi que le 1er Kure) débarquent sous le feu ennemi. Les japonais semblent se battre à 1 contre 1, dos à la plage, face à un ennemi bien enterré. Cependant cet ennemi semble totalement désorganisé et choqué sous l’avalanche de bombes et d’obus tombés pendant la nuit.
En une journée 1800 japonais sont mis hors de combat, 63 section d’assaut disparaissent totalement. Néanmoins à la fin de la journée, toutes les tranchées ennemies ont été capturées, les bunkers détruits à la grenade et les troupes japonaises encerclent désormais le port et la piste d’atterrissage.
 
Les avions de l’aéronavale vont alors quotidiennement bombarder les marines. Chaque nuit, en dépit de la crainte d’une contrattaque navale, les cuirassés et les croiseurs illuminent le ciel avec leur artillerie.
Pendant deux jours, les américains vont bombarder la plage ou les japonais se rassemblent. En dépit des pertes, les japonais se réorganisent, les hommes sont réaffectés aux officiers survivants tandis que des cargos un flot ininterrompu de munition vient rééquiper les hommes.


Le 25 janvier, un assaut bien organisé oppose 3000 japonais ultra motivé (bien qu’ils soient 5000 à s‘être embarqué dans leurs flotte d’assaut) à 3000 marines affamés, choqués et désorganisés. Au prix de 300 pertes, les japonais capturent la base et font 2000 prisonniers.


C’est alors que la seconde flotte de transport chargé d’essence, d’avions et de matériel arrive à point nommé en provenance du japon et commence à débarquer son chargement sur un minuscule attol qui prend vite l’apparence de la place de Broadway un vendredi soir.

 

Déployés à Midway, les Mavis portent les yeux de l’Empereur au cœur du Pacifique américain.
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Soucieux, de protéger ses précieux cargos, Yamaguchi décide de maintenir son groupe aéronaval à Midway, chaque jour les hydravions de patrouille déployés à Midway s’envolent vers Pearl Harbor avec appréhension, mais rien à l’horizon. Ce n’est que le 28 janvier qu’il décidera de repartir vers Truck et de nouvelles offensives…

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Oui c'est clair, d'ici quelques semaines les pertes auront été comblées et midway sera bien défendue! et au passage quelques navires US envoyés par le fond.

Mon inquiétude est qu'il sera aisé pour les américains de mettre en place un blocus (sous-marins par exemple). mais en attendant mes capacités de reconnaissance navale sont considérablement accrues!

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Opération La Pérouse, janvier 1942

 

 

Avec la chute de Midway, et donc de fait la sécurisation des communications entre le japon et les Carolines, pouvait commencer la bataille que l’état-major impérial pensait décisive :

 

D’un côté, vers le levant, les américains, leur industrie, leurs navires, leur opiniâtreté !

De l’autre, vers le couchant, les anglais les effectifs innombrables du Commonwealth, et la base industrielle indienne, désespérément proche de notre futur poumon économique, à savoir la Malaisie et Sumatra

 

Entre les deux, l’Australie, un formidable potentiel camp retranché et base arrière pour une riposte à venir.

 

Pour ce faire, deux opérations :

 

L’opération Broadway, j’y reviendrai, et l’opération La Pérouse.

 

 

***

 

L’objectif de l’opération La Pérouse : tronçonner le Pacifique du Nord au Sud, isoler l’Australie, et faire en sorte que les Américains n’aient comme unique base de départ de leur offensive que les petites iles des Fidji et de la Polynésie.

 

Notre plan est donc le suivant

Février, prendre Rabaul, Guadalcanal et Port Moresby.

Mars-Avril, débarquer en Nouvelle Calédonie, et conquérir avant qu’elle puisse être trop renforcée la totalité de l’île.

A partir de mai 42, neutraliser par l’aéronavale et l’aviation de Nouméa la zone de communication Fidji – Australie.

 

Pour ce faire, la 4ème division d’infanterie est envoyée du Japon et doit prendre Rabaul, Port Moresby puis être la tête de l’invasion de la Nouvelle Calédonie.

 

En support de l’opération, la Marine Impériale envoie à partir de Truck 3 Porte-avions (Akagi, Hiryu, Soryu), 7 cuirassés, 11 croiseurs et 34 destroyers. Au préalable, 10 sous-marins sont déployés entre la Nouvelle Guinée et les Salomon afin de repérer l’arrivée d’une potentielle oposition.

La flotte de l’opération MI (3 porte-avions, et 2 cuirassés) rejoindra l’offensive après ravitaillement à Truck.

 

Le 31 janvier tout ce petit monde entre dans les mers du sud pour une offensive dont tout l’état-major sous-estime encore l’ampleur, le coût et l’impact ; commence alors tranquillement une bataille qui, bien que ses protagonistes l’ignorent encore, sera placée par les historiens sur le même plan que la Bataille de France, Stalingrad ou Overlord…

 

 

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Modifié par Kretschmer

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Waterloo ou Austerlitz chez les kangourous ? Le suspens est terrible, et c'est toujours aussi bien raconté !

 

Y'a-t-il un front ouvert contre les armées russes au fait ?

 

(Sinon j'ai craqué, j'ai acheté War in the West, et tu en es le principal responsable. Je me suis dit que ça serait aussi un mélange d'aviation/marine/terre, plus que War in the East, bref j'ai de quoi occuper les futures vacances de noël ^^).

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Il y a 19 heures, manupoleon a dit :

 

(Sinon j'ai craqué, j'ai acheté War in the West, et tu en es le principal responsable. Je me suis dit que ça serait aussi un mélange d'aviation/marine/terre, plus que War in the East, bref j'ai de quoi occuper les futures vacances de noël ^^).

 

:) c'est bon ca! Me voilà promu vrp de matrixgames !

 

je te recommande vivement de t'inscrire sur le forum de campaign France (lien dans le premier post). C'est plein de gens sympathiques prêts à aider, pour un jeu velu comme witw ca peux aider!!

en plus depuis qq mois le forum est un peu calme donc le sang neuf est le bienvenu 

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J'ai juste lancé le jeu pour voir si ça fonctionnait. Il m'a proposé de lire 6 guides d'un total de 500-600 pages, du coup je ne sais pas s'il me restera beaucoup de questions après les avoir lus, ni surtout quand je vais commencer à jouer ^^ mais j'irai voir le forum quand je me serai lancé.

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Ce que je te conseille, (mais si l'amiral matou @rominet passe dans le coin il aura peut être un autre avis) c'est d'alterner des débuts de partie contre l'IA "pour du beurre" (sans insiter) tout en lisant le manuel, et en parallèle de lire des AAR et les posts de types ''questions de noob"

comme cela tu mets du concret sur la lecture du manuel, tu mets en parallele ton expérience et les aar, et tu saupoudres le tout de questions de noobs... mais je déconseille l'approche "séquentielle" du type Manuel puis Jeu...

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Février 42 : Opération La Pérouse

 

L’opération La Pérouse commence par une déconvenue, alors que la flotte entre en mer de Bismark, les sirènes d’alerte se mettent à hurler alors qu’une soixantaine d’appareils sont repérés en approche. 53 F4F-3 Wildcat escortant 17 bombardiers en piqué foncent sur le groupe aéronaval japonais. Les zéros en patrouille piquent sur les avions américains et abattent 7 chasseurs et 6 bombardiers dans un combat tournoyant qui est rapidement à l’avantage des japonais. C’est alors que les 11 bombardiers survivants arrivent à s’extraire de l’essaim de zéro et foncent sur les porte-avions japonais. La flak hurle tout ce qu’elle peut mais sans effet. L’estomac noué l’amiral Yamaguchi voit les bombes tomber sur sa flotte mais heureusement elles manquent de peu les précieux navires qui ne sont qu’arrosés par les gerbes d’eau.

 

Après une rapide conférence d’état-major, Yamamoto donne son accord pour donner l’ordre de retraite, c’est trop bête de risquer de rencontrer l’aéronavale US soutenues par des bases aériennes remplies d’avion avec seulement 3 porte-avions, d’autant que le reste du KB n’est qu’à 2 jours de mer au nord…

 

Il faut attendre le 4 février pour que l’offensive démarre de nouveau. A 2 heures du matin l’artillerie des cuirassés Yamashiro, Mutsu et Nagato, soutenus par 7 croiseurs noie la base de Rabaul sous les obus. A l’aube c’est 120 bombardiers en piqué et bombardier torpilleurs envoyés par le KB qui attaquent l’aérodrome et la garnison tandis que sous le couvert d’une centaine de zéros, les cargos japonais déversent la 4ème division d’infanterie sur tout le pourtour de la baie de Rabaul. Près de 30 avions américains sont ainsi détruit au sol.

Le lendemain, les cuirassés et les bombardiers poursuivent leur bombardement en soutien de la 4ème division qui investit totalement la base, rejette les australiens dans la jungle et détruit encore une vingtaine d’avions.

 

Le 6 février, une autre flotte amphibie débarque la 52eme unité de marine sur Nauru, l’objectif étant de s’emparer des mines de phosphates présentes sur l’île et de mettre en place une base aérienne important capable de sécuriser Truck. La conquête de la zone se poursuit avec Lae le 9 février et le débarquement d’une unité de marine sur Kavieng le 10.

Une flotte d’assaut appareille le 11 au soir de Rabaul à destination de Buna, la couverture aérienne doit être assurée par une unité de zéro basée à Rabaul, le KB étant parti pour Milne Bay avec le reste de la flotte. Malheureusement les avions ne sont pas coordonnés avec les bateaux et alors que la flottille débarque ses hommes à Buna, 45 wildcat et  23 Dauntless partis de Port Moresby attaquent les japonais le 12 février. Les transports de troupes sont rapidement incendiés et coulés, de même que 4 petits cargos convertis en escorteurs. 3000 hommes sont blessés ou portés disparus, les survivants s’emparent de Buna le lendemain. Milne bay est capturée le 13 février.


La déconvenue de Buna montre à quel point Port Moresby est une nuisance pour la navigation en mer de Bismarck et pour la poursuite des opérations vers le Sud. Il convient donc de capturer cette base au plus tôt.

 

Dans la nuit du 14 au 15 février, 6 dragueurs de mines commencent à nettoyer les abords de Port Moresby, repérés par l’artillerie côtière, ils sont durement canonnés et 2 d’entre eux sont incendiés. Mais riposte alors l’artillerie de 3 cuirassés et de 7 croiseurs qui font taire les canons australiens et bombardent l’aéroport. Vient après la flotte d’invasion constituée des cuirassés Ise et Fuso et de nombreux transports qui débarquent sous le feu ennemi la 38ème division d’infanterie. Celle-ci est repoussée sur les plages et la mangrove par une garnison très importante, au moins 2 brigades australiennes et un régiment américain. Il semble que les américains aient l’intention de faire de Port Moresby un point de fixation voire d’arrêt à l’expansion japonaise.

Le 17 février, le débarquement de la 38ème se poursuit sous le feu de l’ennemi. Un croiseur auxiliaire et cinq cargos sont légèrement endommagés. Le lendemain, la division japonaise lance son assaut sur les lignes australiennes, mais ce premier assaut est un couteux échec.
Le 19 février, alors qu’à PM le débarquement de ravitaillement se poursuit, un petit détachement s’empare de Madang en peu plus au nord.

Le 20, Finschaflen tombe également, assurant un peu plus le contrôle japonais sur les rives de la mer de Bismarck.

Le 21, alors que les troupes japonaises de la 38ème division se repose dans leurs tranchées précaires, un sourd grondement leur fait lever la tête, approchant à environ 2000 mètres du sol, 15 B17 arrivent d’Australie et larguent leur chapelet de bombes sur les positions japonaises. Les dégâts sont légers mais la surprise est désagréable. Il est à craindre que ces B17 soient une nuisance durable.
La nuit suivante, c’est 4 croiseurs lourds (Camberra, Australia, pensacola Indianapolis et 5 CL et 7 DD) qui bombardent de nuit les troupes japonaises échouées à Port Moresby. Pour les soldats japonais, le sentiment d’isolement et d’abandon s’accroit. D’autant que le 25 février, 16 Dauntless basés à Port Moresby bombardent les cuirassés basés à Milne Bay, un avion est détruit par la flak, mais le Fuso encaisse une bombe qui, bien que faisant peu de dégâts, porte un coup sérieux au moral de l’état-major japonais. Non seulement les australiens résistent à PM, mais en plus ils se sentent suffisament en confiance pour laisser leurs appareils sur place et établir ainsi leur pouvoir de nuisance sur la mer de Bismarck.

 

Ceci d’autant plus que le KB est bien plus au sud en train de couvrir une autre flotte d’invasion qui le 25 février s’empare en une nuit des Shortland, de Guadalcanal et de Tulagi. A l’état major, la satisfaction est de courte durée, 25 dauntless de Port Moresby attaquent une flotte de ravitaillement en mer de Bismark, résultat 2 cargos coulés… Il est temps de prendre Port Moresby.

 

L’opération La Pérouse accuse désormais un retard sérieux, nous sommes à la fin de février et nos troupes devaient être en train de cingler vers la Nouvelle Calédonie, notamment la 2ème et la 4ème division. 
Or, le 28 février la 2ème division débarque finalement en renfort à Port Moresby avec la couverture du KB, et à Truck on s’interroge sérieusement sur le fait de préparer la 4ème division non pas à un assaut vers Koumac, la pointe nord de Nouvelle Caledonie mais à un assaut sur Port Moresby, retardant d’autant la prise de Nouvelle Calédonie. Néanmoins tous les effectifs alliés de Port Moresby manqueront à la défense des autres positions ennemies…

 

Situation au 28 février :
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Opération La Pérouse, Mars 42 :

 

Le 1er mars, les deux divisions d’infanterie lancent un assaut sur Port Moresby, Ils sont stoppés par les 3 lignes de fortification US, 1300 japonais sont mis hors de combat contre à peine 340 pertes chez les Australiens. 5 B17 tentent d’intervenir mais ils rencontrent 6 zéros basés à Buna, 3 B17 sont endommagés et 1 B17 abattus pour le prix d’un zéro. L’après-midi, le KB lance ses avions à l’appui des troupes au sol, 140 kate et 100 vals soutenus par 120 zéros, près de 25 vals sont endommagés, certains à tels points qu’ils sont transformés en pièces détachés par les équipes techniques des porte-avions.

 

Le même jour, l’île de Woodwark est capturée. Dans la nuit, des renforts et des munitions sont débarquées par quelques cargos sous la protection des cuirassés Hyuga et Ise.

Le 4 mars, un raid de 22 B17 rencontre 26 zéros. 1 zéros est abattu, mais 2 B17 sont détruits et 7 endommagés. Dans la nuit du 4 au 5 mars, les 4 cuirassés rapides (Kirishima, Hiei, Haruna, Kongo) accompagnés de 4 croiseurs lours et de 7 destroyers bombardent la base de Port Moresby, mais il semble qu’il n’y ait plus d’avion et les dégâts sur les troupes au sol sont limités. Le lendemain à l’aube l’aviation du KB passe une seconde couche avec mais cette fois ci c’est 40 bombardiers en piqué qui sont abattus ou endommagés par la DCA américaine… Un tel échec vaut à Nagumo de sévères remontrances car les pilotes du KB forment une élite qui ne peut être gaspillée ainsi à bombarder des biffins australiens.

Le 6 mars, ce sont cette fois les cuirassés Yamashiro, Fuso et Nagato qui bombardent Port Moresby, il semble que les américains ont totalement renoncé à y déployer des avions, ce qui est une première victoire. La poussière du bombardement est à peine retombée que les troupes japonaises chargent les australiens en hurlant, enlèvent à la grenade et la baïonnette la première ligne de tranchée (sur les trois) mais se font ensuite clouer au sol par les mitrailleuses et les mortiers. 1600 disparus côté japonais contre 400 australiens.

Le 8 mars, 5 B17 retentent leur chance, 2 sont détruits par les 7 zéros de Buna qui patrouillent au-dessus de nos troupes. Le même soir, 5 croiseurs australo-américains (Camberra, Australia, Pensacola, Louisville et Indianapolis) soutenus par 4 croiseurs légers et 6 destroyers bombardent nos troupes à Port Moresby. Décidemment, les deux protagonistes donnent tout !

 

Le 11, c’est au tour des cuirassés Huyga, Yamashiro, Fuso, Mutsu et Nagato de bombarder Port Moresby afin de soutenir nos troupes qui lancent un nouvel assaut sur Port Moresby. Une deuxième ligne de fortifiation est prise, mais qui nous coûte un millier de disparus. Les japonais vont alors commettre ce qui apparaitra à posteriori comme une grave erreur, la 4ème division qui se préparait à attaquer la nouvelle Calédonie est jetée sur les plages de Port Moresby alors que la bataille était déjà gagnée. Et de fait le 13 mars un dernier effort porté par les 3 divisions sur place permet la capture de la base, 6000 australiens sont tués, capturés ou disparus, les survivants dont les américains du 161ème régiment entament une retraite dans les marais de Papouasie. Les Japonais ne cherchent pas à les poursuivre, laissant la malaria et la famine se charger d’eux. Immédiatement des zéros et des hydravions de reconnaissance y sont déployés.

Le 15 mars, l’USAAF contre-attaque avec 13B17 qui détruisent au sol 1 zéro et un Jake. Le lendemain c’est 15B17 qui volent vers PM, mais ils sont interceptés par 36 zéros qui en abattent 1 en endommagent 2. Les raids se poursuivent presque quotidiennement, avec parfois 1 B17 abattus mais systématiquement les lourds mais solides bombardiers sont endommagés par les chasseurs japonais. Petit à petit les effectifs des quadrimoteurs se réduisent et ce sont bientôt des raids de 7 ou 8 avions qui sont lancés sur la base.

 

Imaginant que les américains allaient bientôt tenter de faire avec leur flotte ce qu’ils échouaient à faire avec leur avions, 5 cuirassés et des destroyers prennent positions à Milne Bay, attendant le moindre signe de la flotte ennemie pour foncer sur Port Moresby et l’intercepter. C’est ce qui se produit le 26 mars…

Tanaka a placé son pavillon sur le Nagato, il est est suivi des cuirassés Mutsu, Fuso et Yamashiro ainsi que du vieux croiseur de bataille Hyuga, de 2 croiseurs légers et de 8 déstroyers. La veille une reconnaissance aérienne à détecter une vingtaine de navires ennemis près de Cooktown, dès la nuit tombée, la flotte japonaise fonce sur Port Moresby à toute vapeur… Vers 1heure du matin le 26 mars, la flotte de l’amiral Emmerson composée des croiseurs Indianapolis, Louisville et de 12 destroyers repère au radar les japonais. Immédiatement les américains ouvrent le feu, mais les japonais rompus au combat nocture ripostent immédiatement, les destroyers japonais foncent sur l’ennemi en l’illuminant de leurs projecteurs tandis que les cuirassés japonais envoient des salves bien ajustées sur les croiseurs. En moins de vingt minutes les deux croiseurs sont coulés, l’Indianapolis par une salve de 406 du Nagato et le Lousiville par un dernier obus de 380 tiré par le Huyga. Deux destroyers, le Dale et le Lawrence sont coulés à la longue lance par leurs homologues japonais tandis que les autres sont endommagés et incendiés par l’artillerie de second rang des cuirassés. Lorsque le calme revient et que Tanaka demande un rapport d’avarie, il apparait que seul le croiseur léger Oi a eu à souffrir légèrement de l’artillerie des croiseurs ennemis mais qu’il est presque totalement opérationnel à part un léger incendie sur sa plage arrière…

 

Le croiseur Indianapolis

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Le Louisville

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Combat de nuit à Port Moresby :

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Le Nagato :

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En revanche le stock de munition a un peu souffert de l’engagement… C’est pourquoi, le lendemain 27 mars, la flotte qui a retrouvé son mouillage de Milne Bay dédide de repartir vers Rabaul alors même qu’une seconde flotte ennemie a été repérée à Cooktown. Comme il était à craidre, dans la nuit du 27 au 28 mars, les défenseurs de Port Moresby sont réveillés par l’artillerie lourde des cuirassés Resolution et Ramillies, des croiseurs lourds Camberra, Australia et Pensacola ainsi que de 5 croiseurs légers et 7 destroyers… La vingtaine de zéros et les 24 Jake basés à Port Moresby sont mis en pièce et les efforts du génie pour établir un aérodrome acceptable sont réduits à néant. Avec dépit, les avions sont redéployés à Buna, la protection aérienne de Port Moresby se fera à distance…

5 cuirassés japonais contre 2 cuirassés anglais et 3 croiseurs… Modulo le problème des munitions, c’est un combat qui pouvait se tenter. Ce qui m’a surpris c’est que mon adversaire envoie cette flotte alors qu’il avait toutes les raisons de penser qu’il tomberait de nouveaux sur mes cuirassés. C’est là qu’on tombe dans le dilemme japonais :

  • D’un côté, les constructions navales japonaises sont à l’arrêt pour ce qui est des gros canons, pas de croiseurs en constructions, et deux énormes tas de ferrailles, le Yamato et le Mushashi qui sont tellement gloutons en fuel et qui nécessite une telle infrastructure pour se ravitailler en obus de 460mm que leur rôle se limitera sans doute au « in being » en défense de Truck ou du Japon, bof. Donc une perte est irrémédiable, et donc perdre un cuirassé (notamment les anciens croiseurs de batailles « kongo » qui ont une ceinture blindée assez mince) même pour couler 2 vieilles bailles anglaises et 3 croiseurs, c’est pas un bon calcul, donc il faut être prudent !
  • D’un autre côté, les bateaux ennemis vont être de plus en plus nombreux, bien équipés, et bien manœuvrés, donc plus tôt a lieu l’affrontement meilleure sont les chances de l’emporter. Ce qu’on pourrait résumer par « le temps travaille contre toi ? Alors attaque maintenant ! »

Deux raisonnements valables qui conduisent à deux conclusions différentes, la vie d’un chef de guerre japonais est compliquée !

 

Et le 30 mars, le balai des B17 reprend, montrant la détermination de l’ennemi à tout mettre en œuvre pour contrecarrer notre avance en mer de corail.

 

En 2 mois d’opération, la Pérouse a pris un mois de retard et enfermé son corps de bataille à Port Moresby… Cela commence mal !

 

Modifié par Kretschmer

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