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[WITP AE] Un océan peu pacifique

81 messages dans ce sujet

Je suis à tel point convaincu par ton AAR que je me suis renseigné pour acheter le jeu, et là je me suis aperçu qu'il y avait aussi War in the East, et War in the West... Et là du coup je te reproche de ne pas faire un AAR sur les trois en même temps, parce que là voilà, tu nous parles du Pacifique, mais c'est le monde entier qui est en flamme !! Donc si tu pouvais arrêter toute vie sociale et arranger ça, hein ^^

 

Bonne chance avec l'opération secrète, mais vu comme tu l'annonces, je ne sais pas pourquoi, je sens que ça va mal tourner.

 

 

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:D:D:D

 

j'ai un peu essayé WITE et pas touché à WITW. C'est sympa mais cela n'a pas la saveur du wego (chacun envoi ses ordres et l'ordinateur execute en simultané) WITE c'est du chacun son tour, moins stressant, mais plus accessible pour ce qui est de l'interface. Mais pour ce qui est d'y jouer et de faire un aar... faudrait que je vende mes 5 gamins et que je barbebleuise ma femme!

 

 

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21 décembre – 31 décembre.

 

Salomon

 

A l’aube du 22 décembre, l’I-159 qui patrouille sur au sud de Rabaul afin de perturber le renforcement de la Nouvelle Bretagne est en alerte, en effet le sonar a perçu l’approche rapide de navires de guerres. Dans son périscope, il repère 2 croiseurs lourds, le Camberra et le Pensacola, le croiseur léger Achilles et 4 destroyers. Les navires approchent rapidement et la position du sous-marin n’est pas idéale, aussi prend-il le risque de manœuvrer lui-aussi rapidement, sans soucis de sa propre discrétion. C’est sans compter sur le fait que parmi les destroyers figure un vétéran de la lutte contre les sous-marins allemands en atlantique. Celui-ci repère le périscope du japonais et fonce sur le sous-marin qui du coup lâche dans l’urgence une gerbe de 6 torpilles totalement inefficace. Commence alors une longue chasse, les grenages des alliés se font de plus en plus précises et les avaries à bords se multiplient, jusqu’à ce que les multiples voies d’eau noient les blocs batteries qui se mettent alors à répandre dans tout le sous-marin un chlore délétère… Forcé de faire surface, le sous-marin est immédiatement repéré et coulé par l’artillerie du Camberra… C’est la première perte militaire sérieuse de la marine japonaise.

 

 

Guerre Sous-marine :

 

Le 24, l’I-21 qui patrouille entre Los Angeles et Pearl lance 6 torpilles sur un gros pétrolier de 14 000 tonnes et le rate !!

Le 26, le RO63 et le I-18 chassent en meute dans les Samoa, le cargo Steel Exporter et le Steel Navigator (4700 tonnes chacun) en font les frais.

Le 30, Le I-18 en embuscade près de Pago Pago envoie par le fond le pétrolier Mobile Station, 11 000 tonnes.

 

 

Célèbes :

 

A Manado, alors que les troupes de génies s’affairent à améliorer les installations, les embarcations font sans cesse la navette entre les cargos mouillées dans la baie et la côte. Tout le monde travaille d’arrachepied car les bombardiers G4M1 Betty et les hydravions de patrouille Mavis doivent arriver dès le lendemain pour acquérir la supériorité aérienne et navale au-dessus des Célèbes. L’inquiétude monte car le départ des 4 porte-avions laisse la flotte de débarquement un peu seule… Ce n’est pas sans appréhension que le retrait de l’aéronavale a été décidé, et on devrait toujours se fier à ses pressentiments…

 

Dans la nuit du 22 au 23 décembre, le croiseur de bataille Repulse, 7 croiseurs légers et 7 destroyers entrent en rade de Manado et bombardent la flotte à l’ancre ; pendant plus d’une heure l’enfer se déchaine, trois patrouilleurs, un torpilleur, un dragueur de mine, 5 cargos et 3 transports de troupes sont incendiés ou coulés, un millier d’homme parmi les troupes de soutien est porté disparu. La flotte tourne ensuite ses canons vers la terre et réduit à néant les efforts déployés par les japonais pour rendre l’aérodrome opérationnel.

La même nuit, une seconde task force composée du cuirassé Prince of Wales, des croiseurs léger Boise et Mauritius et de 8 destroyers anglos hollandais bombardent Tarakan et réduisent d’un tier la capacité opérationnelle du port et de l’aérodrome, heureusement les hydravions qui viennent d’arriver sont épargnés.

 

Le temps détestable au-dessus des Célèbes cloue au sol l’aviation japonaise, et la Royal Navy va en profiter.

Dans la nuit du 28 au 29 décembre, la TF du Prince of Wales entre à nouveau dans la baie de Manado sans que son approche n’ait été détectée. Ils surprennent deux transports de troupes et deux escorteurs en train de décharger le reste du matériel nécessaire aux opérations aériennes. En moins d’un quart d’heure les 4 bateaux japonais sont envoyés par le fond avec une soixantaine de camions, bulldozers divers véhicules du génie. Cela aurait pu être pire car une seconde flotte de 4 cargos, 2 croiseurs légers et 3 destroyers repère la flotte alliée et parvient à s’échapper sans être repérée. Après ce bref engagement, la flotte alliée déclenche un tir massif de son artillerie qui pulvérise une douzaine de bombardiers et autant d’hydravions.

La nuit suivante, les croiseurs léger Boise et Mauritius bombardent à nouveau la base de Manado, endommageant 5 bombardiers G4M1 et 4 hydravions de patrouille Mavis et maintenant la base impropre à toute opération.

Non loin de là, et inconscients du danger, des petites flottilles amphibies s’emparent des Moluques.

 

Malaisie :

 

Avec ce qui lui reste de troupes, Yama#####a marche sur Singapour, il s’empare de Alor Star le 20 décembre. L’aviation maintient la pression sur les aérodromes grâce à ses bombardiers. Des raids de chasseurs préalables envoient au tapis les chasseurs Buffalos, obsolètes et mal pilotés.

 

Sumatra :

 

Afin de couvrir l’opération vers Sumatra, le 25 décembre, les japonais débarquent à Kuching, hélas les effectifs sur place ne permettent pas la capture rapide de la base, néanmoins, le 27 décembre, les troupes de marine s’emparent de Pontianak et de Singkawang. Immédiatement, une unité de 45 zéros s’y installe et déploie une couverture aérienne au-dessus de Sumatra. Le même jour, 22 000 hommes débarquent à Palembang soutenus par les 80 bombardiers de l’aéronavale, les cuirassés de Tanaka et 8 dragueurs de mines (qui sont sérieusement pris à parti par l’artillerie côtière). Le 28, les troupes impériales s’emparent de la base et des champs pétrolifères, la production de pétrole japonaise vient d’augmenter d’un coup de 50% !

Immédiatement, l’aviation anglo hollandaise tente de s’opposer à ce débarquement, mais la couverture aérienne apportée par la première division de porte-avions et décisive : 7 avions torpilleurs Vildebeest, 4 catalinas et 3 bombardiers bimoteurs sont abattus sans même qu’ils puissent approcher de la flotte japonaise.

 

Birmanie :

 

Partant de Bangkok, des chasseurs zéros et Ki-43 maraudent au-dessus de Rangoon, la chasse anglaise et les H81 américains tentent de s’y opposer mais chaque engagement tourne à l’avantage des japonais avec un ratio de perte de l’ordre de 1 : 4.

 

Le 25 décembre, le 14ème régiment de char attaque la garnison de Moulmein, il échoue à prendre la ville mais ses chars provoquent une centaine de morts dans les rangs britanniques sans dommages pour eux. Les anglais font l’erreur de contre-attaquer et se font hacher menus par les canons de 37 et les mitrailleuses des chars japonais. Après un bref repos, et avec le support de 50 bombardiers de l’IJA, les japonais capturent Moulmein le 27 décembre. C’est la porte d’entrée de la Birmanie et notamment grâce à son réseau de chemin de fer. Immédiatement, un pont aérien impliquant pas moins de 70 avions transporte entre Bangkok et la gare de Moulmein des unités de soutien afin de pouvoir déployer immédiatement des unités aériennes en Birmanie.

 

A l’aube du 28 décembre, la sirène d’alerte aérienne retenti à Bangkok, 12 bombardiers Blenheim approchent à basse altitude du port et piquent sur les docks, un quart d’heure plus tard, 5 cargos, 2 transports de troupes, 1 croiseur auxiliaire et un mouilleur de mines sont en feu. Il n’y a aucune couverture aérienne et les bombardiers repartent sans être inquiétés. Tous ces navires seront réparés sur place relativement rapidement mais l’impact psychologique sur l’état-major est important. Désormais un Sentai au complet (42 Ki-43 Oscars) abandonne ses maraudes au-dessus de la Birmanie pour rester en protection du port de Bangkok. Pour nos alliés récents, le mythe de l’invulnérabilité japonaise aura été court. Il ne faut pas négliger que pendant 3 siècles, l’empire britannique a été le maître incontesté de la zone, brisant toute tentative d’indépendance et violant sans difficulté l’empire chinois lors des guerres de l’Opium. Pour l’occupant japonais, l’empire britannique ne doit pas être seulement repoussé, il doit être humilié, sinon c’est toute sa légitimité de nouveau maître de l’Asie qui sera remise en cause par ses satellites.

 

Le 31 décembre, les croiseurs lourds Exeter et Cornwall, accompagnés de 7 croiseurs légers bombardent le port de Moulmein. Les pertes sont légères dans les rangs des japonais, mais le port, l’aérodrome et surtout les dépôts de ravitaillement sont durement atteints. Arrivant de nuit et à pleine vitesse, et repartant immédiatement, les croiseurs sont totalement invulnérables à notre aviation basée à terre.

 

Philippines :

 

Pendant ce temps, à Luzon les choses sont plus simples, on fonce, on capture on détruit. Pas un avion allié ne vole dans les environs, les troupes progressent sans difficultés et s’emparent de San Fernando le 19 décembre, de Cabanatuan le 23, de Lingayen le 25 et de Sidate le 26. Le 31 décembre, les troupes se rassemblent devant Clark Field, l’assaut est un échec couteux… Commence alors un long et inefficace siège fait de barrages d’artillerie et de bombardement aériens.

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Heps ! Relis le post précédent avec ce son, ça le fait grave ! 

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attendez qu'il sorte de mes chantier naval et mette les marines sur orbite à coup d'obus de 460, et là on mettra le son à fond ;)

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désolé par avance pour la longueur du post

 

Janvier 1942 - Birmanie


En thailande, les ingénieurs travaillent d'arrache pied à la construction de deux aérodromes de taille 7, Pisanuloke et Chang Mai, ils seront la plateforme de combat aérien pour la conquête de la Birmanie. Malheureusement, un bataillon de fusiliers Birman s’est infiltré en Thaïlande est mène de nombreuses opérations de sabotages sur la ligne de chemin de fer entre Bangkok et Chiang Mai. Une unité de troupe de marine en poste à Bangkok est envoyée dégager la voie. Les combats tournent systématiquement à l’avantage des japonais mais le transfert du matériel et des ravitaillements vers Chiang Mai est retardé d’une semaine.

 

Une véritable blitzkrieg qui mêle bombardiers, chars, parachutistes qui s’élance sur la Birmanie, à l’assaut des aérodromes, des gares de triage et des zones pétrolifères.

 

Le 2 janvier, 30 zéros partent en maraude au-dessus de Rangoon et croisent chasseurs 16 H81, 1 demi-heure plus tard les 30 zéros repartent tous vers Bangkok après avoir abattus 6 chasseurs alliés !

Le 4 janvier, le 14ème régiment de char soutenu par le 55ème régiment de cavalerie capture Pegu. Les anglais perdent 750 hommes et sont incapable ne serait-ce que d’endommager les blindés japonais.

Le même jour, afin de couvrir le flanc gauche de l’offensive, et de protéger la future liaison navale entre Singapour et Rangoon, un raid aéroporté est lancé sur la base de Port Blair, dans l’archipel Andaman. Un raid de 60 avions transportant le premier régiment parachutiste est lancé sur Port Blair. Les japonais déplorent une vingtaine de blessés légers et capturent les 260 hommes de la garnison.

Le lendemain 6 janvier, les mêmes avions de transports larguent les parachutistes du 3ème Yokosuka sur le nœud ferroviaire de Toungoo. Les troupes d’élite de la marine repoussent sans difficulté les unités de génie de l’AVG qui y étaient stationnées. Et immédiatement l’infanterie qui arrive au compte-goutte à Moulmein s’entasse dans des trains et se déploie vers le nord du pays.

Le 8, les avions de transports larguent les parachutistes du 1er Yokosuka sur les raffineries de Magwe, là encore la surprise est totale et la victoire facile.

Le 11 janvier, c’est les parachutistes du 3èmes SNLF Yokosuka qui sont largués sur Mandalay, un assaut violent soutenu par 15 Ki21 Sally fait peu de pertes chez les japonais tandis que les fusiliers Birman laissent 500 hommes sur le terrain, le soir venu, l’aérodrome est à nous.

 

Un Ki-57 Topsy.
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Les avions de transport ont été le cheval de bataille de l’armée japonaise en Birmanie. Malgré la perte en moyenne d’un avion tous les deux jours, ils ont en un mois opérés 12 assauts aéroportés, transportés plusieurs centaines d’ingénieurs et de troupes de génie pour rendre opérant l’aérodrome de Magwe, et ravitaillé les éléments de tête de la 15ème armée, notamment le 14ème régiment de char.

 

Le même jour deux unités thaïlandaises dirigées par la 15ème armée déclenchent un barrage d’artillerie sur Rangoon. Un premier assaut lancé le lendemain n’aboutit hélas pas.

 

Bataille de Port Blair,

 

Hélas, notre flanc gauche est menacé. Le 7 janvier, 3 croiseurs légers anglais bombardent Port Blair.
Le lendemain 8 janvier, c’est toute une armada qui est en rade devant la baie au lever du soleil. Les paras abandonnés sur place alertent par radio l’état-major de la 11ème flotte. 29 G3M2 Nell arrivent sur zone peu après et découvrent le croiseur lourd Exeter, le croiseur léger Dauntless et 2 destroyers. Ils sont au bout de leur rayon d’actions et n’emportent que des bombes, leur attaque perturbée par la puissante DCA est inefficace. Mais surgissent alors 24 G4M1 Betty escortés par les Ki43 qui partent de Kota Barhu. Approchant au raz des flots, ils surprennent la flotte anglaise et découvrent également sur site le croiseurs lourd Cornwall et les croiseurs légers Ceres et Enterprise. Malgré la DCA qui abat un bombardier et en endommage 9 autres, les avions japonais collent une torpille dans le flanc de l’Exeter et une autre dans le Cornwall qui est lourdement endommagé.

Hélas, les navires de transports sont épargnés, ce qui est une erreur, les croiseurs sont des cibles prestigieuses, mais tant qu’ils n’auront pas de roulettes sous la quille, ils ne pourront pas reprendre Port Blair. Les paras japonais abrités dans la mangrove observent de loin une brigade indienne débarquer pesamment des transports de troupes.

A Saigon, on s’interroge. Il y a deux options, mettre en place un pont aérien pour acheminer des renforts, ou utiliser ce même pont aérien pour évacuer… C’est la deuxième option qui est choisie.

Heureusement les britanniques nous font la démonstration de leur pondération naturelle, (les américains en Normandie de parleront de couardise). Alors qu’ils n’ont en face d’eux qu’une centaine d’hommes, ils consacrent la journée du 9 janvier à poursuivre leur débarquement sous un ciel dominé par les chasseurs japonais tandis que le balai de 70 avions de transports strie le ciel. Malheureusement, c’est la rage au cœur que les bombardiers restent au sol, la météo ne permettant pas d’attaque.

A l’aube du 10 janvier, un avion de reconnaissance signale à Port Blair la présence de la flotte anglaise et surtout une météo clémente. 118 bombardier et 20 chasseurs décollent de Saigon, Bangkok, Kota Barhu et se dirigent vers Port Blair ! 19 Betty arrivent sur site et attaquent le transport de troupe Dilwara de 8000 tonnes qui encaisse une torpille. Puis 25 Betty arrivent peu après et collent 2 torpilles dans le transport de troupe Khandalla de 5000 tonnes qui coule entrainant avec lui près de 400 soldats. Viennent ensuite 25 Nell et 13 Betty qui arrivent à torpiller le transport Rajula qui est incendié et lourdement endommagé, mais le puissant navire de 9000 tonnes ne coule pas. Viennent ensuite 10 G4M qui arrivent à placer 1 torpille sur le transport Dunera de 8000 tonnes, alors que l’équipage s’efforce de maitriser les avaries, 13 autres G4M piquent sur le navire qui encaisse 2 torpilles et coule en moins d’une minute avec tout son équipage. Alors que le soir tombe, 13 G4M tentent leur approche sur la flotte anglaise mais ils lancent sans succès leurs torpilles sur les destroyers de protection. Le coup de grâce est apporté par les hydravions H6K4 mavis qui repèrent les transports Dilwara (8000 tonnes) et Rohna (5000 tonnes). Chaque transport encaisse 2 torpilles et entraine dans sa tombe de corail 300 soldats de sa majesté…

Lorsque le soleil se couche, les mats de 4 navires brisés affleurent tandis que les cadavres de 800 soldats mêlés au mazout qui s’échappe des cuves éventrées s’échouent sur la magnifique plage de Port Blair… Ivres de colère, les soldats indiens lancent leur assaut sur l’aéroport découvrant sur place des hangars vides protégés par par des épouvantails affublés d’uniformes japonais.

 

Une semaine plus tard, le 19, un petit convoi tente manifestement de ravitailler la garnison de Port Blair, bilan 1 cargo coulé par 2 torpilles lancés par les G4M1. 3 jours plus tard, Le 1-156 envoyé miner Port Blair repère le cargo Nirvana (5400t) et le coule de 2 torpilles.

 

Victoire tactique manifeste, 4 gros transports de troupes, et peut être le magnifique Rajula coulés, le croiseur Exeter sans doute renvoyé pour un moment dans un chantier naval, et il serait étonnant que le Cornwall atteigne Ceylan sans couler, car ses dommages paraissent importants. Défaite stratégique car la perte des îles Adaman compromet le futur trafic maritime entre Singapour et Rangoon et protège le trafic maritime en direction du front anglais. Maintenant que Port Blair est lourdement défendu, il est inenvisageable de s’emparer par les airs, et donc il faudra attendre la chute de Singapour…

 

Pendant ce temps, en Birmanie

 

Malgré tout, la blitzkrieg se poursuit en Birmanie, les duels aériens ont maintenant lieu au-dessus de Shwebo, principal pont sur l’Iradawi qui permet d’accéder au nord de la Birmanie, les H81 de l’AVG sont en première ligne et se font massacrer par les zéros (11 pertes pour 1 zéros). Le 21 janvier les zéros affrontent pour la première fois un Huricane, et l’abattent.
Le 15 janvier Un raid aéroporté permet la prise de Prone, couvrant le flanc gauche de la ligne de chemin de fer, un second assaut lancé sur Rangoon ne permet pas d’emporter la ville mais les pertes sont légères.


Le 18 janvier, une série de raids aéroportés sont lancés :

  1. Retarder l’arrivée des renforts en provenance d’inde par la capture de l’avant-poste de Kalemyo
  2. Empêcher la retraite vers Mytkyina des troupes de Shwebo en s’emparrant de la gare de Katha
  3. Isoler Lashio par la prise de Bhamo, sur la piste Lashio-Mytkyina.

 

Une compagnie du 1er régiment de parachutistes capture Kalemyo qui n’est pas défendu, une autre compagnie du même régiment s’empare de Bhamo. La 3ème compagnie du 1er régiment saute elle sur Khata et tombe sur 3000 hommes manifestement en transit. Les assaillants se font sérieusement étrillés et les rares survivants sont capturés peu après par les patrouilles ennemies.

Le même jour, l’assaut est lancé sur Rangoon, le soutien apporté par 80 bombardiers est décisif, la ville est capturée et les anglais se replient vers Prone. 5 jours plus tard, ils sont repoussés dans les marais du delta de l’Iradawi ou ils disparaitront de faim, de maladie ou capturés par les patrouilles japonaises.

Plus au nord la réaction anglaise ne se fait pas attendre, dès le 19 janvier, 28 bombardiers Blenhiem larguent leurs bombes sur Kalemyo. Le 23 janvier, la 54ème brigade britannique attaque la centaine de japonais. Les japonais se replient en bon ordre vers Shwebo. Le 24 janvier, 26 Blenheim attaquent Magwe et détruisent 3 zéros au sol.

Le même jour le 14ème régiment de char atteint enfin Lashio ou un millier d’anglais sont en garnison. Le régiment lance de nombreux assauts mais les chars ne sont manifestement pas adaptés à ce combat dans des montagnes escarpées et couvertes de jungle. Les pertes japonaises sont quasi inexistantes mais il faut attendre le 28 janvier pour que la base finisse par tomber.

 

Fin janvier, la situation est assez tendue sur le front birman.

 

Compte rendu d’opération :
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Les succès de cette campagne sont :

  • La capture extrêmement rapide et sans dommage de toute la rive Est de l’Iradawy, et ceci dès le 11 janvier, et avec uniquement deux petites unités mécanisées et des régiments de parachutistes.
  • La supériorité aérienne quasi-totale. Le rapport de pertes au-dessus de la birmanie est de l’ordre de 7 :1 lors des duels de chasseurs, les avions de transport ont réussi à déployer à Mandalay et Magwe de nombreuses unités de support aérien ce qui fait qu’avant même la prise de Rangoon nous pouvions mettre en œuvre pas moins de 80 chasseurs à partir des bases birmanes.
  • Lashio a été capturé, de même que Bhamo, donc normalement le ravitaillement de la Chine est interrompu
  • La reconnaissance toute particulière de l’état-major va vers les pilotes d’avions de transports qui ont été en vols chaque jour, que ce soit pour larguer des parachutistes, venir les récupérer, déployer des unités de soutiens, ravitailler le 14ème régiment de char etc… 16 avions ont été perdus au-dessus de la jungle en 1 mois, pour les pilotes l’enfer vert est sans issue…

 

Dans la colonne des déceptions vient bien sur la perte de Port Blair, avec ce que cela veut dire pour le support futur des opérations. De plus nos reconnaissances signalent plusieurs dizaines de milliers d’hommes en marche depuis Imphal et notre opération de retardement à Kalemyo a été totalement inutile au regard de la disproportion des effectifs.

Les objectifs pour février sont la capture rapide de Shwebo, Katha et Myitkyina. Puis de mettre en place une ligne de défense solide avant la mousson.

 

Situation au 31 janvier 1942 :

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