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Repères chronologiques - 2nd Guerre mondiale

Messages recommandés

Pour ceux jouant en mode historique, voici les principales dates à respecter pour le fun.

 

 

Expansion de l'Axe.jpg

 

 

18 juin 1935

Le traité naval germano-britannique était un traité bilatéral signé par le Royaume-Uni et le Troisième Reich. Les Anglais étant obnubilés par la menace soviétique en mer baltique. Torpillant les dispositions du traité de Versailles et le front anti-hitlérien établi à Stresa, il est signé entre von Ribbentrop et les Britanniques : la Grande-Bretagne, sans concerter ses Alliés, autorise le Troisième Reich à disposer d'une flotte de guerre au tonnage limité de façon permanente à 35 % de celui de la marine britannique.

 

2 octobre 1935
La seconde guerre italo-éthiopienne ou campagne d'Abyssinie est un conflit opposant l'Italie fasciste de Benito Mussolini à l'Empire d'Éthiopie de Haile Selassie I du 2 octobre 35 au 5 mai 36. Elle s'inscrit dans le cadre de la seconde tentative de l'Italie de s'emparer du pays après la défaite d'Adoua en 1896, qui avait fait du pays l'un des derniers pays libre d'Afrique.

 

7 mars 1936
Sous le nom de remilitarisation de la Rhénanie, ou d'occupation de la Rhénanie, on désigne l'installation d'éléments armés de la Wehrmacht dans la Rhénanie démilitarisée.

 

17 juillet 1936
La guerre d'Espagne est un conflit qui, du 17 juillet 36 au 1er avril 39, opposa, en Espagne, le camp des républicains, composé de loyalistes à l'égard du Gouvernement légalement établi de la IIe République, et les nationalistes, un groupe de putschistes orienté à droite mené par le Général Franco.

Hitler apporte son soutien aux insurgés nationalistes du général Franco. Tout comme Mussolini, il envoie du matériel militaire ainsi qu’un corps expéditionnaire, la Légion Condor. L’URSS de Staline, décide lui d’armer les républicains en octobre 1936. Avions et tanks soviétiques sont débarqués, accompagnés d’instructeurs militaires.

 

Courant 1936

Abrogation de l’accord militaire défensif franco-belge datant de septembre 1920. La Belgique reprend alors sa politique de neutralité. Le gouvernement belge préférant construire des fortifications et gagner l'assurance de sa neutralité auprès des pays voisins, dont l'Allemagne nazie, que prendre le risque d'une nouvelle guerre par le jeu des alliances.

 

Fin 1936 à 1938
Début des Grandes Purges en URSS, durant ces deux années, la répression fait plus de deux millions de victimes, dont 725 000 exécutions (dont les 8 amiraux, 2 des 4 maréchaux, 14 des 16 généraux d'armée, les 9/10ème des généraux de corps d'armée, les 2/3 des généraux de division, plus de la moitié des généraux de brigade, 35 000 officiers...).

 

25 novembre 1936

Signature du pacte anti-komintern par l'Allemagne et le Japon (occupant le Mandchoukouo depuis 31, l'Armée impériale se heurte à l'Armée rouge sur les confins de la Sibérie). Selon un protocole secret, les deux pays se prêtent secours (assistance militaire) si l'un des deux est attaqué par l'URSS.

Le régime d'Hitler insiste pour que le Royaume d'Italie adhère à ce pacte. Mussolini signe ce traité en novembre 37. Le Royaume de Hongrie y adhère à son tour en février 39 et l'Espagne franquiste en mars 39.

 

7-8 juillet 1937  
Incident au pont Marco-Polo, près de Pékin, entre Chinois et Japonais. Dans les jours qui suivent, les Japonais entament la conquête de la Chine.

 

21 août 1937
Signature d'un pacte de non agression sino-soviétique, puis l'URSS lance une opération secrète destinée à aider Chang-Kai-Chek dans sa guerre contre le Japon. Connue sous le nom d'opération "Zet" elle constitua en une aide technologique mais aussi par l'envoi de volontaires des "VVS" (forces aériennes militaires) qui combattront notamment à Nankin.

 

12 mars 1938
L’Anschluss est l’annexion de l’Autriche par l'Allemagne nazie.

 

30 septembre 1938
Les accords de Munich furent signés entre l'Allemagne, la France, le Royaume-Uni et l'Italie représentés respectivement par Adolf Hitler, Édouard Daladier, Neville Chamberlain et Benito Mussolini (qui s'était commis en intermédiaire) à l'issue de la conférence de Munich. Ces accords avaient pour but de terminer la crise des Sudètes mais, indirectement, ils scellent la mort de la Tchécoslovaquie comme État indépendant.

 

15 mars 1939
Les troupes allemandes envahissent la Bohême et la Moravie. La jeune Tchécoslovaquie est alors éclatée pour une période de 6 ans.

L’Allemagne annexe la ville de Memel, possession de la Lituanie, le 22 mars.

 

7 avril 1939
L’invasion italienne de l'Albanie (7 avril - 12 avril) a été une brève campagne militaire menée par le Royaume d'Italie contre le Royaume albanais. Le conflit a été une conséquence de la politique expansionniste de Mussolini.

 

Mai 1939

En dépit des plans expérimentaux pour une attaque commune de l'URSS par l'Allemagne et le Japon, les années 38 et 39 furent décisives car le Japon prit la décision de s'étendre vers le Sud et non plus vers le Nord. L'Empire venait de perdre deux batailles décisives aux frontières de l'URSS, les batailles du lac Khassan (juillet 38) et celle de Halhin Gol (une "presque guerre" de mai à septembre 39), convaincant de ce fait que l'armée impériale japonaise, manquant de chars lourds, n'était pas en mesure de tenir tête à l'Armée rouge pour le moment.

 

22 mai 1939
Le Pacte d'Acier est le pacte germano-italien signé à Berlin par les ministres des Affaires étrangères allemand et italien, Joachim von Ribbentrop et Galeazzo Ciano. Il s’agit d’un pacte militaire offensif, qui scelle de manière officielle l'union des forces de l'Axe.

 

23 août 1939

Le Pacte germano-soviétique (Molotov-Ribbentrop), officiellement traité de non-agression entre l'Allemagne et l'Union soviétique, est un ensemble d'accords diplomatiques et militaires signés à Moscou, par les ministres des Affaires étrangères allemand, von Ribbentrop, et soviétique, Molotov, en présence de Staline.

 

1er septembre 1939  
L'armée allemande entre en Pologne à 4h30 (opération "Fall weiss" 1 septembre – 6 octobre), Français et Britanniques mobilisent le lendemain et déclarent la guerre à l'Allemagne le 3 septembre.

L'armée polonaise compte : 39 divisions, 880 chars, 400 avions (950 000 hommes) et l'armée allemande : 60 divisions, 2750 chars, 2315 avions (1 500 000 hommes), et ce sans prendre en compte les 51 306 Slovaques (contingent de 3 divisions) et 466 516 Soviétiques (attaque du 17 septembre avec 33 divisions).

 

30 novembre 1939
La guerre d'Hiver, connue également sous le nom de guerre russo-finlandaise, éclata avec l'invasion de la Finlande par l'Union soviétique. La résistance acharnée des Finlandais face aux forces de l'Armée rouge, qui luttaient pourtant à 4 contre 1, dura jusqu'au traité de Moscou du 12 mars 40, soit 105 jours. L'URSS annexe l'isthme de Carélie et créait ainsi une zone tampon pour protéger la ville de Leningrad qui était trop proche de la frontière précédente.

 

9 avril 1940
L'opération "Weserübung" était le nom de code allemand désignant l'attaque par l'Allemagne nazie du Danemark et de la Norvège, marquant le début de la campagne de Norvège. Opération menée ouvertement comme une manœuvre préventive allant à l'encontre de l'occupation planifiée et ouvertement discutée de ces deux pays par une force franco-britannique.

 

10 mai 1940
Le nom de bataille de France désigne l'invasion allemande des Pays-Bas, de la Belgique, du Luxembourg et de la France. L'offensive met fin à la « drôle de guerre », et, après la percée allemande de Sedan, se termine le 22 juin par la défaite des forces armées françaises et la signature de l'armistice par le gouvernement Pétain. Le nom de code de cette opération : "Fall Gelb".

 

[Bataille de France - Forces en présence]
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Nation                nombre de divisions    nombre de canons    nombre de blindés    nombre d'avions
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France                                           86                       10 700                        2 268                 1 400
Royaume-Uni                                10                         1 300                           310                    460
c.à.d les forces du BEF (British Expeditionary Force) en France.
Belgique                                       22                          1 400                           280                    250
Pays-Bas                                        9                             700                              1                     175
Luxembourg                                   1                                 ?                               ?                        ?
Pologne                                  2 (+2)                                 ?                             45                      75
c.à.d les forces reconstituées en France.
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Total des armées alliées            145                         14 100                         2 724                2 285
Allemagne                                  141                           7 000                         2 550                4 020

 

 

L'opération Lion de mer ( "Seelöwe", Sea Lion) était le plan d'invasion allemand du Royaume-Uni. Retardé à fin 1940, il fut définitivement abandonné en 1943. La bataille d'Angleterre faisait partie de l'Opération Adler initialement prévue pour donner à la Luftwaffe la supériorité aérienne sur le front ouest et permettre l'invasion des troupes au sol. Mais ces plans changèrent et l'Opération Adler devint le Blitz, c’est-à-dire le bombardement stratégique et intensif des villes britanniques.

 

12 juin 1940
La Russie envahit les pays baltes (Estonie, Lettonie, Lituanie).

 

17 juin 1940  
Quelques jours après la déclaration de guerre de l'Italie au côté de l'Allemagne (10 juin) et l'entrée de la Wehrmacht à Paris (14 juin), le maréchal Pétain, nouveau chef du gouvernement français, demande l'armistice. Le lendemain, depuis Londres, le général de Gaulle lance à la B.B.C. un appel à poursuivre la guerre.

 

À peine la France a-t-elle signé l'armistice, que l'URSS lance un ultimatum à la Roumanie (clause secrète du Pacte germano-soviétique). Le 28 juin 40, l'URSS occupe la Bessarabie et la Bucovine du nord.

 

Juillet 1940
En mars 39, le Portugal avait signé un traité d'amitié et de non-agression avec l'Espagne franquiste et en juillet 1940, un protocole additionnel fut ajouté au traité d'amitié et de non-agression aussi connu sous le nom de Pacte Ibérique.

Ce pacte de non agression avait pour buts de protéger et respecter les frontières mutuelles du Portugal et de l’Espagne, de n’aider aucun belligérant (Anglais pour les Portugais et Allemands pour l'Espagne) à violer le territoire de l’autre pays, de ne passer quelque pacte sans l’accord de l’autre. Ainsi les neutralités portugaises et espagnoles étaient liées.

 

Août 1940

sous « l'arbitrage » de Hitler, la Roumanie se soumet au Second arbitrage de Vienne, et cède le 30 août 40 la Transylvanie du nord au Royaume de Hongrie, et le 7 septembre 40, par les Accords de Craiova, rend la Dobroudja du Sud à la Bulgarie. 

(Remarque : Le premier arbitrage de Vienne fait référence aux négociations qui ont eu lieu le 2 novembre 38 au palais du Belvédère à Vienne et qui aboutissent au démantèlement de la Tchécoslovaquie. Il fait suite aux accords de Munich de septembre 38.)

 

Septembre 1940
Le Japon entre dans l'Axe à l'occasion de la signature du Pacte défensif tripartite. Ce pacte, contrairement au Pacte anti-Komintern, n'est pas dirigé contre l'URSS mais vise plutôt à se prémunir d'éventuelles ripostes militaires des USA.

 

22 septembre 1940
La main-mise japonaise sur l’Indochine, précédant d'un an le déclenchement de la guerre du Pacifique proprement dite, aboutit à l'occupation d'une partie de l'Indochine française.

 

Octobre 1940

L'entrevue de Montoire est la rencontre qui eut lieu le 24 octobre 1940 entre le maréchal Pétain et Adolf Hitler dans la gare de Montoire-sur-le-Loir. Elle devait poser les bases d'un dialogue entre la puissance occupante et le Régime de Vichy.

La veille, le 23 octobre, à Hendaye près de la frontière hispano-française, Hitler avait eu une entrevue avec le général Franco dans le but d’entraîner l'Espagne dans la guerre (dont une aide à la reprise de Gibraltar). Rem. un protocole d'accord d'entrée en guerre, à la discrétion de l'Espagne sur la date, a bien été signée mais jamais mise en application.

 

28 octobre 1940
l'Italie envahit la Grèce à partir de l'Albanie qu'elle occupe.

 

Octobre 1940 - mai 1941
Guerre franco-thaïlandaise déclenchée par la Thaïlande, belle victoire navale des français de Vichy. Médiation des Japonais.

 

Novembre 1940

L'Allemagne nazie étend rapidement son influence dans les Balkans. La Roumanie et la Hongrie s'allient avec l'Allemagne en signant le pacte tripartite ; le régime nazi cherche ensuite à obtenir la signature de la Bulgarie, puis celle des Yougoslaves. Le gouvernement yougoslave s'allie à l'Allemagne nazie fin mars 41, mais il est renversé par un coup d'État deux jours plus tard.

 

19 février 1941

Décision d'envoyer un corps expéditionnaire allemand - Deutsches Afrikakorps ou DAK - (pour un total de 45 000 hommes, 300 avions et 250 chars) commandé par le général E. Rommel en Libye italienne pour soutenir les troupes de Mussolini contre le corps d'armée britannique.

 

Avril 1941
L'invasion de la Yougoslavie par les forces de l'Axe, dite également Guerre d'avril, a eu lieu en avril 41 et marqua le déclenchement de la campagne de Yougoslavie. L'invasion était désignée par l'Allemagne et ses alliés sous le nom de code "opération 25".

 

La bataille de Grèce (opération "Marita" en allemand) est une bataille qui s'est déroulée sur le territoire grec et en Albanie. Elle a opposé les forces de l'Axe aux Alliés (Grèce et Commonwealth). La bataille de Grèce est la suite de la guerre italo-grecque commencée le 28 octobre 1940, par l'invasion de la Grèce à partir de l'Albanie.

 

13 avril 1941

Signature du pacte nippo-soviétique de non-agression à Moscou. L'URSS s'engage à respecter l'intégrité du Mandchoukouo tandis que le Japon s'engage à respecter l'intégrité de la République populaire de Mongolie. L'URSS souhaitant éviter un déploiement de ses forces en Extrême-Orient pour pouvoir se concentrer sur le théâtre européen.

 

22 juin 1941  
Après deux années d'entente bienveillante, Hitler s'en prend à l'Union soviétique. L’opération "Barbarossa", nommée en référence à l'empereur Frédéric Barberousse, est le nom de code de l'invasion. Du côté de l'Axe, 134 divisions de combat et 73 en réserve pour 3,117 millions d'allemands (et en plus, 470 k roumains, 62 k italiens, 50 k slovaques), environ 3.600 chars et 4.400 avions, se déchaîne sur un front de 1.600 km et dans trois directions. L'armée Rouge aligne elle, sur le front occidental, environ 3 millions d'hommes 16.000 chars et 12.000 avions dont la plupart sont de vieux modèles.

 

Operation_Barbarossa.png

 

 

Le Tannou-Touva (petit État asiatique) entre en guerre aux côtés des Alliés le 25 juin 1941. Le 11 octobre 44, avec l'approbation du parlement touvain, le Touva fut annexé par l'URSS.

 

Guerre de Continuation, elle se nomme ainsi pour la distinguer tout en la reliant avec la guerre d'Hiver, est un conflit qui opposa la Finlande et l'URSS du 25 juin 41 jusqu'au 19 septembre 44 avec pour but de reprendre la Carélie annexé. L'Allemagne engageait dans la guerre contre l'URSS, fournit un important soutien matériel et une coopération militaire à la Finlande (qui a 500 k combattants), cette dernière se trouvant de facto en état de cobelligérance avec le Troisième Reich.

 

Juillet 1941
Imposition par les États-Unis d'un embargo sur les livraisons de pétrole vers le Japon.

 

7 décembre 1941  
Attaque aéronavale japonaise contre la flotte américaine du Pacifique, basée à Pearl Harbor, dans les îles Hawaii. Les États-Unis entrent en guerre contre le Japon (8 décembre) et l'Allemagne déclare la guerre aux USA (11 décembre).

 

Décembre 1941
La Thaïlande s’allie au Japon.

 

10 janvier 1942

Les Japonais commencent à envahir la Malaisie britannique, les Indes orientales néerlandaises (l'Indonésie), puis s'ensuivra les Philippines sous domination américaine et Guadalcanal, la plus importante île des Salomon tout près de l'Australie.

 

 

Expansion japonaise.jpg

 

 

23 octobre 1942  
Déclenchement d'une contre-offensive britannique victorieuse à El-Alamein, à l'ouest d'Alexandrie. L'Afrika Korps de Rommel est mis en déroute. Au même moment, les Anglo-Américains débarquent au Maroc et en Algérie (opération "Torch", le 8 novembre).

 

Novembre 1942
Lancement de l'opération Anton par les armées allemande et italienne. La France partagée en deux prend fin, la zone sud est occupée, en réponse au débarquement des Alliés en Afrique du Nord française. Cela conduit au sabordement de la flotte française de Toulon c.à.d la perte de trois cuirassés, sept croiseurs, vingt-huit destroyers et vingt sous-marins.

 

Février 1943  
Capitulation allemande à Stalingrad, sur la Volga. L'avance germanique à l'Est est définitivement stoppée.

Reprise après 6 mois de combats acharnés de Guadalcanal, la plus importante île des Salomon, par les américains.

 

10 juillet 1943  
Débarquement allié en Sicile, qui entraîne la chute de Mussolini (25 juillet). Le nouveau dirigeant italien, le maréchal Badoglio, entame les négociations avec les Alliés.

 

6 juin 1944  
Débarquement allié en Normandie (opération "Overlord", le jour J). Le front de l'Ouest est ouvert.

La tenaille alliée se referme alors à l'Est avec, à la suite, l’opération Bagration qui est une offensive menée par l'Union soviétique du 22 juin au 19 août, où l'Armée rouge déploie une puissance qui stupéfie tous les camps belligérants. Sur une ligne de front s'étendant sur 1 000 km, les Soviétiques avancent de 600 km en deux mois.

 

Octobre 1944  
Belgrade est libérée par Tito et la résistance yougoslave.

Début de la Campagne des Philippines (jusqu'à fin de la guerre) vit la reconquête par les Alliés des Philippines occupées depuis 42 par l'Empire du Japon.

 

Février 1945  
Conférence à Yalta entre Staline, Roosevelt et Churchill : les futures frontières orientales de la Pologne et le principe des zones d'occupation en Allemagne sont adoptés. L'Union soviétique s'engage à déclarer la guerre au Japon dans les trois mois.

 

Début de la conquête de Iwo Jima, une île stratégique au plus près du Japon, c'est la scène mondialement connu du cliché photographique de la bannière étoilée plantée par 6 marines au sommet du mont Suribachi.

 

Avril 1945  

Début de la conquête de Okinawa, une autre île stratégique aux portes du Japon, 50 bâtiments alliés sont coulés ou endommagés par des opérations kamikazes (10 attaques suicides de 1500 avions).

 

8 mai 1945  
Capitulation sans condition du IIIe Reich à Berlin, quelques jours après la prise de la ville et la reddition des troupes allemandes d'Italie (2 mai).

 

6 août 1945  
Explosion d'une bombe atomique américaine à Hiroshima, suivie d'une seconde à Nagasaki le 9. Entre-temps, l'U.R.S.S. est entrée en guerre contre le Japon (8 août).

 

2 septembre 1945  
Signature de la capitulation sans condition de l'Empire nippon : la Seconde Guerre mondiale est terminée.

 

 

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Je complète mon post avec quelques repères en termes de chiffres des constructions allemandes ; ceci ayant pour but de mettre en relief que dans le jeu, on peut y aller de bon cœur car on est souvent loin d'égaler la réalité...

 

La Luftwaffe est la composante aérienne de la Wehrmacht pendant la Seconde Guerre mondiale.
- chasseur Messerschmitt Bf109 produit à plus de 33 000 unités.
- chasseur Focke Wulf Fw190 produit à plus de 20 000 unités.

- bi-moteur chasseur (de nuit avec radar embarqué) Messerschmitt Bf110 produit à plus de 6 000 unités.
- BEP (bombardier en piqué) Junkers Ju87 "Stuka" produit à plus de 5 700 unités.

- bi-moteur BEP, le Henschel Hs 129 « tueur de chars »  employé essentiellement sur le front russe produit à 865 unités.
- bi-moteur BEP et naval car polyvalent, le Junkers Ju88 produit à plus de 15 000 unités.

 

Le projet WUNDERWAFFEN (les armes miracles)
Le ME-262 "SCHWALBE"
Environ 1400 unités du Me-262 un avion à réaction furent construites, mais seuls 200 au maximum ont finalement été opérationnelles. Et ce petit nombre put détruire, selon les sources, entre 300 et 400 avions Alliés.

 

Un second avion à réaction a marqué l'Histoire, il s’agit de l’Arado Ar 234. Construit comme bombardier en 244 exemplaires, il fut finalement utilisé en tant qu’avion de reconnaissance grâce à sa vitesse qui le protégeait amplement des chasseurs et de la DCA alliés, mais ne servit quasi jamais comme bombardier.

 

Le V1, "avion sans pilote" chargé d’explosifs qui est catapulté à partir d’une rampe. Vient ensuite le V2, véritable fusée, qui décollant à la verticale, se dirige par un système de guidage. Plus de 13 000 V1 et environ 2 500 V2 seront lancés sur la Grande-Bretagne et sur Anvers à partir de septembre 1944.

 

 

Les divisions Panzer (pour la composante char) :

Chars légers
Panzerkampfwagen I (3970 unités)
Panzerkampfwagen II (3996 unités)

 

Chars moyens
Panzerkampfwagen III (5728 unités)
Panzerkampfwagen IV (plus de 11900 unités)
Panzerkampfwagen 35(t) - tchécoslovaque à l'origine, (219 unités capturées et réutilisées)
Panzerkampfwagen 38(t) - tchécoslovaque à l'origine, (1411 unités produites de 39 à 42)
Panzerkampfwagen V Panther (environ 6000 unités)

 

Chars lourds
Panzerkampfwagen VI Tiger (1355 unités)
Panzerkampfwagen VI Königstiger (485 unités)

 

Canons d'assaut automoteurs (utilisés car polyvalent en chasseurs de chars sur le front russe)

Sturmgeschütz III alias StuG III (10500 unités)

Sturmgeschütz IV alias StuG IV (1140 unités)

+ d'autres variantes à partir de châssis de récupération.

 

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====  chasseur de chars / canons automoteurs (canons d'assaut) ===

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Cette description peut prêter à confusion entre un chasseur de chars et un canon automoteur. 
La différence réside dans le fait qu'un canon automoteur est un véhicule qui bombarde en arrière des lignes, doté d'un blindage faible et d'un canon de gros calibre, mais assez court, presque un obusier, qui n'est absolument pas prévu pour détruire des chars. Il devient canon d'assaut en première ligne quand son blindage le permet (StuG III) pour soutenir les divisions d'infanterie.
Le chasseur de chars, lui, hérite d'un canon plus gros mais surtout plus long, afin de maximiser la vitesse initiale de ses projectiles, favorisant ainsi la pénétration de blindage, et les trajectoires tendues nécessaires à une visée correcte.

On peut citer plusieurs modèles de chasseurs de chars allemands parmi les plus connus :
- Les StuG III et IV à canon long de 75 mm : Il s'agit à la base d'artillerie automotrice, ce qui ajoute encore à la confusion, mais ils sont munis d'un canon beaucoup plus long qui leur donne un rôle efficace en lutte anti blindés.
- Le Jagdpanzer 38(t) Hetzer : basé sur le Panzer 38(t), ce chasseur de chars combine un efficace canon de 75 mm avec une petite taille, ce qui le rend très difficile à détruire.
- Le Jagdpanzer IV L48 puis L70 basé sur le châssis du Panzer IV et doté d'un canon de 75 mm.
- Le Jagdpanther, basé sur le châssis du Panther. Par rapport au char, il troque son canon de 75 contre un de 88 mm, mais garde sa mobilité par l'allègement structurel dû à la perte de la tourelle et de son mécanisme.
- Le Jagdtiger, sur base du Tigre Royal. C'est le plus gros véhicule de la 2nd guerre mondiale à être produit en série (petite série). Il pèse plus de 70 tonnes, et son canon de 128 mm est alors le plus gros canon anti-char jamais installé sur un véhicule.

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L'infanterie motorisée/mécanisée ou à pied :

Oui, les armées de la Seconde guerre mondiale utilisaient massivement les chevaux, elles n'étaient absolument pas motorisées pour la plupart (je crois que seule l'armée américaine étaient entièrement motorisée à la fin de la guerre). "On estime l'utilisation d'environ 2,75 millions de chevaux par l'armée allemande, soit plus que pour la Première guerre mondiale. L'armée soviétique compte pour sa part l'utilisation de 3,5 millions de chevaux."

 

Pour les auto-mitrailleuses

Les modèles Sd.Kfz.221/222/223 des autos blindés à 4 roues de reconnaissance.

SdKfz xxx (plus de 3 340 unités).

 

Les modèles Sd.Kfz.231 des autos blindés lourdes à 8 roues de reconnaissance.

SdKfz xxx (plus de 1 235 unités).

 

Pour les auto-chenilles

Le Sd.Kfz 10 était une autochenille non blindée, elle pouvait transporter huit hommes et tracter des canons antichars. Le concept sur lequel se basait le véhicule fut développé davantage avec le SdKfz 250. SdKfz xx (plus de 17 000 unités entre 1937 et 1944)

 

Le Sd.Kfz 251 (Sonderkraftfahrzeug, littéralement : véhicule de combat spécial) était une autochenille blindée de combat.
Le modèle 250 avait quatre axes de roues en contact avec le sol alors que le 251 en avait six ; le 250 ne pouvait emporter qu'une tonne de charge quand le 251 pouvait emporter une charge de trois tonnes ; enfin le 250 transportait 6 hommes tandis que le 251 pouvait emmener 12 hommes.

SdKfz xxx (plus de 15 200 unités entre 1939 et 1945)

 

Pour les "chenillés"

Le Raupenschlepper Ost, littéralement le « tracteur chenillé - Est », abrégé à RSO. Ce véhicule entièrement chenillé et léger fut conçu en réponse aux pauvres performances des véhicules à roues et half-tracks dans la boue et la neige durant le premier hiver passé par l'armée allemande sur le front soviétique.

On estime à environ 23 000 le nombre d’unités produites entre 1941 et 1945 surtout en tant que tracteur d'artillerie.

 

Pour les camions/motos/voitures

Camions des Opel "Blitz" à 130 000 unités.
Motos et side-cars plus de 52 500 unités de 1935 à 1945, utilisés pour la reconnaissance/liaison/appui mobile à l'infanterie. les alliés préféreront la jeep du fait de la charge embarquée.

Voitures plus de 70 000 unités de tous modèles.

 

 

La Kriegsmarine est le nom allemand de la marine de guerre entre 1935 et 1945.
un plan ambitieux avant-guerre fut lancé avec pour but de lui redonner toute sa puissance : le plan Z.

 

Sous-marins :
SM III de 1940 : produit à 568 unités durant la guerre.
SM IV de 1944 : produit à 118 unités durant la guerre.

Sur les 1200 U-Boote de tous types mis en service de 1935 à 1945. 

Cuirassés "de poche" :
Deutschland, rebaptisé Lützow en novembre 1939
Admiral Scheer
Admiral Graf von Spee

Croiseurs lourds :
Admiral Hipper
Blücher
Prinz Eugen
Seydlitz (construction stoppée)
Lützow (construction abandonnée, coque vendue à l'URSS en 1940)

Croiseurs de bataille :
Scharnhorst
Gneisenau

Cuirassés :
Bismarck
Tirpitz

Porte-avions :
Graf Zeppelin (construction plus ou moins achevée sans mise en service)
Seydlitz (coque de croiseur lourd transformé en porte-avions en 1942, jamais achevé)

 

 

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Programme Prêt-Bail

Le programme Prêt-Bail (Lend-Lease) du 11 mars 1941 à 1945, était un programme d'armement mis en place par les États-Unis, afin de fournir aux pays amis du matériel de guerre sans intervenir directement dans le conflit (avant l'entrée en guerre des États-Unis).

 

Il faut noter aussi le grand effort du Royaume-Uni et de ses dominions pour envoyer du matériel à l'URSS : entre autres exemples, 14 % de la production de chars britannique entre 1941 et 1945 est allée à l'armée soviétique.

 

- Quelle a été l’importance du prêt-bail américain ?
Pendant la guerre, les usines soviétiques produisaient plus de 29,1 millions d’armes légères de tous types, alors que seulement 152 000 armes légères (0,5 % du total) ont été fabriqués par les usines américaines, britanniques et canadiennes. En regardant les systèmes d’artillerie de tous calibres nous voyons une image similaire – 647 600 armes et mortiers  soviétiques contre 9 400 d’origine étrangère, ce qui représente moins de 1,5 % du total.

 

Les chiffres sont moins sévères pour les autres armes : le ratio entre la production intérieure de chars et d’artillerie automotrice, et celle des alliés est respectivement de 132 800 contre 11 900 (8,96 %), et pour les avions de combat – 140 500 contre 18 300 (13 %).

 

Sur les près de 46 milliards de dollars qui ont été dépensés pour l’ensemble des aides de prêt-bail, les États-Unis ont attribué $ 9,1 milliards – c.à.d seulement un peu plus de 20 % des fonds – à l’Armée Rouge.

 

Durant cette période, l’Empire britannique a reçu plus de $ 30,2 milliards, la France – $ 1,4 milliards, la Chine – $ 630 millions et même l’Amérique latine a reçu $ 420 millions. Des fournitures en prêt-bail ont été distribuées à 42 pays.


[Prêt en force navale]
Types de bâtiments            Royaume-Uni    Union soviétique       Brésil    France
Porte-avions d'escorte                         23             0                               0         0
Croiseurs (ancien)                                 0             1                               0         0
Destroyers (ancien)                             50             0                               0         0
Destroyers d'escorte                            78             0                              8         6
Frégates                                               20           28                              0         0
Patrouilleurs côtiers                               0           12                              8         3
Chasseurs de mines                              0         250                              8         5
Dragueurs de mines océaniques        165          24                              0         0
Dragueurs de mines côtiers                   0           29                              0         3
TOTAL                                                336         344                            24       17


- Quelle était la qualité de l’équipement militaire du prêt-bail ?
Sur les 711 avions de chasse qui étaient arrivés en URSS à partir du Royaume-Uni à la fin de 1941, 700 étaient des modèles désespérément archaïques tels que Kittyhawk, Tomahawk, et Hurricane, qui étaient nettement inférieurs aux Messerschmitts allemands et aux soviétiques Yakolev Yaks.

Une situation similaire a été observée avec le char léger britannique Valentine que les opérateurs de char soviétiques avaient surnommé « Valentinas », et le char mi-lourd Matilda, auquel avait été réservé une expression plus cinglante : « Adieu patrie ». Leur blindage mince hautement inflammable avec son moteur à essence, leurs transmissions plus que préhistoriques, en faisaient une proie facile pour les artilleurs Allemands et les lance-grenades.


- Il y avait 3 routes pour approvisionner L'URSS :
l'une était le détroit de béring bien que dangereux par les sous-marins nippons qui patrouillaient le secteur, mais partir de l'Alaska était assez court et privilégier pour le transports des avions, ensuite il avait le passage par l’arctique et la mer blanche, sur le chemin de l’Angleterre mais dangereux dû aux U-boot dans l'atlantique, enfin le plus long mais le plus sûr était le passage par le golfe persique et l'Iran qui donna le nom de corridor Perse.

 

Mention spéciale pour le camion Studebaker US6 :

On estime que 152.000 camions ont été livrés à l'Union Soviétique. Il a rempli de nombreux rôles dans l'Armée rouge, comme le remorquage de pièces d'artillerie et de canons antichars et le transport de troupes sur de longues distances mais aussi de tout autre matériels ou équipements et même de lance-roquettes Katyusha. Il était réputé pour sa robustesse et sa fiabilité.

 

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La Marine impériale japonaise de la seconde guerre mondiale

Forces navales des principaux protagonistes au début 1942 dans le Pacifique.

A ce moment du conflit, le Japon possède l'une des meilleures flottes de guerre du monde (moderne et puissante).

 

Équipements principaux              Marine impériale japonaise      US Navy

Navires de lignes (cuirassés)                                             10                  4

Porte-avions                                                                       11                  6

Croiseurs                                                                            38                22

Destroyers                                                                        125                80

Sous-marins                                                                       75                45

 

Des mesures furent prises afin d'augmenter le nombre de porte-avions : de nouveaux devaient être construits mais aussi des conversions de navires déjà existants devaient être opérées (dont des conversions de paquebots). Notons également la mise en service par l'armée de terre impériale japonaise de quatre porte-avions d'escorte depuis des navires transformés servant essentiellement de transport d'avions et de navires de débarquements à partir de 1942.

 

Bilan à la capitulation

Lors de la capitulation du Japon, sur les 12 cuirassés mis en ligne durant le conflit, un seul, le Nagato, était encore à flot mais endommagé. Sur les vingt grands porte-avions, quatre étaient à flots, endommagés à des degrés divers, un autre était en construction, les cinq porte-avions d'escorte étaient coulés. Sur les dix-huit croiseurs lourds, les deux seuls survivants étaient gravement endommagés.

 

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En parlant des portes-avions, voici un état des autres marines

Le Béarn est le seul porte-avions (cuirassé reconverti en 1927) en service dans la Marine nationale française. Il est accompagné d'un porte-hydravions, le Commandant Teste, capable de faire opérer une vingtaine de bombardiers-torpilleurs et d'hydravions de reconnaissance en utilisant ses quatre catapultes.

 

Les portes-avions italiens : l'Aquila (paquebot Roma transformé à 90% mais jamais mis en service) et le Sparviero (navire civil Augustus en conversion, mais jamais terminé).

 

Pour l'UK :

En dehors de l'Ark Royal, flambant neuf en 1939 (coulé en nov. 41), elle met en ligne des navires âgés de vingt ans : Les Furious, Glorious (coulé en juin 40) et Courageous (coulé en sept.39) sont issus de croiseurs de bataille légers de 1917. Le Furious était déjà un porte-avion en 1918, le premier qui fut opérationnel dans le monde.

donc 6 porte-avions : les HMS Hermes (coulé en avril 42), HMS Eagle (coulé en août 42), HMS Furious, HMS Courageous, HMS Argus, HMS Ark Royal, et 4 en construction (HMS Illustrious, Victorious, Formidable, Indomitable lancés entre 40 et 41).

 

Pour les USA :

Les américains commencent le conflit avec 7 porte-avions (mais avec le Hornet en phase d’entraînement), plus 1 en construction : l’Essex.

Le programme de guerre établi en 1942 prévoit la construction de : douze bâtiments type Essex, quatre porte-avions lourds (les futurs Midway), neuf porte-avions légers et une centaine de porte-avions d’escorte. Les Essex bénéficient d’une priorité maximum. Les neuf porte-avions légers, les Independence, sont construits en 18 mois.

 

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Autres informations sur les interventions étrangères lors des conflits chinois et espagnoles

- La Mandchourie alias le Mandchoukouo (1932-1945) :
littéralement : « Nation de Mandchourie », monarchie sous l'empereur Puyi, état satellite de l'empire du Japon.
 

- La Mengjiang alias le Mengkukuo (1936-1945) :
littéralement « Territoires mongols », dictature, état satellite de l'Empire du Japon.


== Aide soviétique à la Chine ==
Pour résister, La Chine a besoin d’une aide extérieure. À partir de 1942, cette aide est essentiellement américaine, mais dès les premiers mois et jusqu’en 1941, la Chine reçoit principalement l’aide de l’URSS, une aide qui privilégie paradoxalement les nationalistes plutôt que les communistes chinois.

Staline se méfie des communistes chinois et de Mao Tsé-toung en particulier se tourne vers les nationalistes de Tchang Kaï-chek. Privilégiant l’intérêt russe, il cherche ainsi à affaiblir le Japon, mais surtout, il veut éviter un effondrement de la Chine qui laisserait à l’armée japonaise les mains libres pour se tourner vers la Sibérie.

La Chine et l’URSS signent un pacte de non-agression le 21 août 1937 et mettent en place une coopération militaire.

L’aide soviétique est acheminée vers les ports chinois via l’Indochine et la Birmanie, c'est la route dite du sud (en septembre 1940, afin de couper cette voie de ravitaillement, les Japonais réalisèrent l'invasion de l'Indochine française), ainsi que par voie aérienne depuis Alma-Ata, la route du nord. L’URSS expédie ainsi à la Chine nationaliste 985 avions, 82 chars de type T-26, 1317 pièces d’artillerie, 1550 camions, 30 tracteurs, 14000 mitrailleuses, 164 millions de cartouches, près de 2 millions d’obus et plus de 80000 bombes.

C’est dans cette période critique que l’Opération Z, l’envoi de volontaires soviétiques en Chine, débute. Cela réunit alors les meilleurs pilotes volontaires et comprend une escadrille de 62 Polikarpov I-16 et d'une escadrille de 31 bombardiers Tupolev SB. En février 1939 ce sont près de 700 pilotes soviétiques qui servent en Chine avec le statut de volontaire.

À la fin de 1939 et au début de 1940, les relations entre l’URSS et Tchang-Kaï-chek se détériorent. Il s’agit d’une conséquence de la signature du pacte germano-soviétique du 23 août 1939. La proposition allemande d’intégrer Moscou dans l’axe Berlin-Rome-Tokyo dépend de la signature d’un traité de non-agression entre le Japon et l’URSS. Moscou cesse temporairement l’envoi d’armes et de matériels militaires à la Chine. À l’été 1940, l'ensemble des aviateurs soviétiques sont rappelés.

De 1937 à 1941, l’URSS aura livré 563 chasseurs (I-15, I-15 bis, I-16 et I-153) et 322 bombardiers (292 SB, 24 DB-3 et 6 TB-3) ce qui représente un tiers des bombardiers et la moitié des chasseurs reçus par les Chinois durant l’ensemble de la guerre contre le Japon. Le relais sera pris ensuite par les Américains qui jusqu’en 1945, dans le cadre du Lend-lease, fourniront les nationalistes chinois en matériel militaire livrant ainsi par exemple 1038 chasseurs.


== Aide allemande à la Chine ==
Afin d’appuyer la politique anti-communiste de Tchang Kaï-chek, l’Allemagne nazie fournit, jusqu’en 1938, une grande partie des importations d’armes. Les conseillers allemands modernisèrent l’équipement et entraînèrent l’armée nationaliste. Les officiers, y compris le deuxième fils de Tchang, reçurent une éducation et servirent dans l’armée allemande avant le conflit mondial. La coopération cessa avec l'alliance entre l'Allemagne et le Japon, et le régime nazi reconnut ensuite le gouvernement collaborateur chinois de Wang Jingwei comme seul gouvernement légitime du pays.


== Aide américaine à la Chine ==
Le général américain Claire Lee Chennault, devenu peu avant le début du conflit conseiller de l'armée chinoise pour les questions d'aviation, travailla à former le corps de volontaires américains connu sous le nom de Tigres volants (1941-1942) avec une centaine d'appareils Curtiss P-40B, qui constitua le premier engagement militaire officieux des États-Unis dans le conflit sino-japonais.

Les États-Unis fournirent 1,6 milliard de dollars de matériel dans le cadre du Lend-Lease signé en mars 1941 (4e rang des nations aidées). À la fin 1941, après l'attaque de Pearl Harbor, la République de Chine fut admise parmi les Alliés, intensifiant l'aide étrangère. L'US Air Force utilisa plusieurs bases en Chine, d'où elle lança des attaques contre les Japonais dans toute la région.
 

 

== Légion Condor en Espagne ==
La légion Condor est une force aérienne formée de volontaires à partir d'effectifs de l’armée de l'air de l'Allemagne nazie, qui a combattu en Espagne aux côtés des nationalistes durant la guerre civile, entre juillet 1936 et avril 1939.

Cette légion était équipée à l'origine d'environ 100 avions et comptait 5136 hommes avec les éléments suivants :
Des bombardiers Ju 52, des chasseurs He 51, un groupe de reconnaissance avec des He 45 et des avions de reco/bombardement He 70, des hydravions He 59 et He 60. La légion Condor était une unité autonome et n'était responsable qu'envers Franco. Son général Hugo Sperrle exigea des appareils ayant une meilleure performance et finalement, il reçut des Heinkel He 111, des Junkers « Stuka » Ju 87A, des Messerschmitt Bf 109E et six avions de reconnaissance Henschel Hs 126A.

Une composante terrestre constituait de :
91 canons de DCA de 20 mm, 12 canons de 37 mm, 71 exemplaires du fameux 88 mm, 1123 véhicules de tous types (motocyclettes, automobiles, utilitaires légers, moyens ou lourds, tracteurs, autobus), 72 chars Panzer I, 122 pièces d'artillerie.

Une composante navale constituait de :
14 U-Boote opérèrent clandestinement dans les eaux espagnoles, ils eurent relativement peu de succès dans leurs attaques contre des destroyers républicains.
La Kriegsmarine engagea également les cuirassés Deutschland, Admiral Scheer, Admiral Graf Spee et 6 croiseurs et 12 torpilleurs. Le cuirassé Deutschland, en mai 1937, fut bombardé par deux avions républicains Tupolev SB « Katyushka », pilotés par des Russes, qui le confondirent peut-être avec le cuirassé espagnol nationaliste Canarias (22 marins allemands furent tués sur le coup et 70 blessés).
La Marine fut tout d'abord engagée dans la protection des opérations de transport maritime. Des techniciens allemands étaient chargés de monter des canons et des mitrailleuses sur des navires de la marine nationaliste.


== Corpo Truppe Volontarie en Espagne ==
Le Corps des Troupes Volontaires (Corpo Truppe Volontarie en italien, abrégé CTV) était le nom du corps expéditionnaire italien envoyé en Espagne entre 1936 et 1939 pour soutenir le général Franco et les forces nationalistes durant la Guerre d'Espagne.

Ce furent environ 75000 soldats de l'armée régulière italienne et paramilitaires fascistes qui en firent partie soit 4 divisions d'infanterie. 
Le CTV était en outre composé d'un régiment de chars, dix régiments d'artillerie et quatre batteries d'artillerie anti-aérienne et d'une composante aérienne. L'équipement italien, largement composé de chars légers L3/35 se révéla inefficace contre les chars fournis aux républicains par l'URSS.

Le succès des nationalistes, le 1er avril 1939 signifiait pour le régime de Mussolini le gain d'un nouvel allié. Mais cela avait été fait à prix élevé, tant en hommes qu'en matériel : 3819 hommes furent tués, 12000 blessés, 3400 mitrailleuses, 1400 mortiers, 1800 pièces d'artillerie, 6800 véhicules, 160 chars et 760 avions furent perdus.
Le coût financier de cette guerre fut également très élevé, puisqu'il est estimé entre 6 et 8,5 milliards de lires. Cela représentait une perte énorme pour l'économie italienne.


== L'Union soviétique en Espagne ==
Largement vantée par la propagande communiste, l'aide de l'URSS s'élève à seulement 630 avions, 330 chars et moins de 1000 canons. Les plaintes des combattants républicains et de ceux des Brigades internationales concernant la médiocrité et la vétusté de ce matériel sont nombreuses. Le prix, lui, est élevé car les armes sont largement surfacturées et Staline exige en contrepartie que les réserves d'or de l'Espagne détenues par la République « soient mises en sécurité » en URSS où elles resteront après la fin de la guerre et ne seront jamais rendues.

L'URSS envoie aussi peu d'hommes (seulement 2000, pour la plupart des conseillers) et de plus les livraisons d'armes sont irrégulières. Après les accords de Munich, l'aide soviétique décroît rapidement. La tiédeur de l'engagement soviétique peut s'expliquer par le pragmatisme de Staline : face à la menace grandissante de l'Allemagne hitlérienne envers l'URSS, il cherche à conclure des alliances militaires avec la France et le Royaume-Uni, cette préoccupation primant sur un soutien à une révolution prolétarienne internationale qui risquerait de lui aliéner ces deux pays.
 

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Lors de l'invasion de la Chine en 1937, le Japon emploie 50 000 soldats à bicyclette. Les campagnes au sud pour capturer Singapour en passant par la Malaisie péninsulaire dépendent largement des soldats à vélo. La bicyclette permet le transport silencieux et flexible, capable de surprendre et de semer la confusion chez les défenseurs. Les bicyclettes permettent également de réduire les exigences de la machine de guerre japonaise, ne nécessitant pas de précieux pétrole. L'usage de la bicyclette par les Alliés durant la 2nd Guerre mondiale est limité, mais inclut des bicyclettes pour les parachutistes et les messagers.

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Petite réflexion sur ce qu'en historique, on doit pouvoir se permettre dans le jeu :

- pour la Guerre d'Espagne

Pour l'Allemand : possibilité d'envoyer des volontaires aériens (la légion Condor) + attachés militaires.

Pour l'Italien :  possibilité d'envoyer des volontaires aériens/terrestre (le Corpo Truppe Volontarie) + attachés militaires.

Pour l'URSS : possibilité de prêt-bail terrestre/aérien + attachés militaires.

- pour la Guerre de Chine

Pour l'URSS : possibilité d'envoyer des volontaires aériens (les VVS), de prêt-bail terrestre/aérien + attachés militaires et cela jusqu'en avril 1941 (signature du pacte nippo-soviétique de non-agression).

Pour les USA : possibilité d'envoyer des volontaires aériens (les tigres volants), de prêt-bail terrestre/aérien + attachés militaires et cela à partir de 1941.

 

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Vidéos ou liens intéressants pour approfondir :

Surcouf - le sous-marin croiseur

Le porte-avions GRAF ZEPPELIN

La guerre FRANCO-THAÏLANDAISE

L'armement russe

Les armes miracles

La chute du fort d'ében-émael

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Merci pour ce repère, Bibrax, j'ai épinglé le sujet. 

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