Loup

Concours Mini AAR 2016

35 messages dans ce sujet

Bonjour à toutes et tous !

 

Comme toujours en décembre, le mois de fin d'année, nous vous réservons quelques surprises et surtout plein de cadeaux pour les fêtes.

 

Cette fois-ci, nous allons commencer avec un concept des deux précédentes années, le Concours de mini-AAR.

 

Tout d'abord, qu'est-ce qu'un mini-AAR ?

 

Tout le monde connait les récits de parties, ou AAR (After Action Report) dont regorge notre forum. Si jamais vous ne connaissez pas, jetez un œil sur notre forum dédié à ce sport épique !

 

Le concept du mini-AAR est d'être beaucoup plus léger, moins chronophage et donc plus accessible. Le principe est simple, le récit doit être un post unique. La limite de 20 images dans un billet de blog peut vous servir de référence, et le but est d'avoir quelque chose de concis.

 

Comment faire pour héberger les images?

 

C'est facile, vous pouvez utiliser la fonctionnalité Galerie du forum! Pour un tutoriel ou plus d'explications concernant cette fonctionnalité, Socros a fait une vidéo qui est accessible sur la chaîne YouTube.


Y-a-t'il des restrictions sur les jeux ?

 

Non, il y a aucune réelle restriction. C'est possible de faire un mini-AAR à partir d'un jeu de plateau/société ou un jeu d'un autre genre, du moment que ça reste à partir d'une partie.

 

Détails du concours :

  • Début le lundi 5 décembre 2016, fin le lundi le 26 décembre à 23h59
  • Proclamation des résultats entre le 27 et le 28 décembre 2016
  • Deux gagnants, choisis par nos jurés d'exception (nous)
  • Gains : pour le vainqueur : au choix un jeu Total War: Attila en boite ou Endless Legend. Pour le dauphin, le jeu restant.
  • La participation se fait sans inscription préalable
  • Pour participer, il faut simplement poster votre mini-AAR dans le sujet dédié

 

N'hésitez pas si vous avez des questions ou remarques.

 

Bonne chance!

Modifié par Loup

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La bataille de Beresteczko

26 juin - 10 juillet 1651, l'aigle se défend.

Présentation rapide du jeu

Voici un AAR sur un jeu (et système de jeu) de ma création. Si par hasard vous avez joué à Bonaparte at Marengo ou à Napoleon's Triumph, alors le système vous apparaîtra familier. C'est mon premier test de ce jeu, il y a donc eu quelques petits ratés qui ne se verront pas dans le récit qui, au final, donne une bataille plutôt sympathique. Le principe est simple : mouvement par zone dont on doit défendre les approches (les frontières), brouillard de guerre (vous voyez qu'il y a "quelque chose", vous ne savez pas quoi ni combien) et combat sans le moindre jet de dé. Tout le sel du jeu est dans la manœuvre et dans l'incertitude quant au dispositif ennemi. Il y a des effets de terrain qui apparaissent sur la carte, mais la bataille a lieu dans la plaine entre Beresteczko et Ostrów, il n'y aura donc aucun combat en forêt, marais ou au travers d'un fleuve. Pas fous les Polonais ! Quelques unités ont des traits particuliers, que je présente très rapidement dans le résumé.

Si vous ne voulez pas d'arrière-plan historique, je vous invite à passer outre le paragraphe suivant et d'aller directement à la section Dispositif ! Dans tous les cas, bonne longue lecture à vous !

 

Avant propos : le soulèvement de Chmielnicki 

Le soulèvement de Chmielnicki est un conflit fascinant et complexe, revêtant des dimensions religieuses, politiques, ethniques et culturelles, malheureusement largement approrié et déformé par l'historiographie ukrainienne nationaliste. En 1648, le roi de Polgone Ladislas IV souhaite faire la guerre contre l'Empire Ottoman, et fait appel pour cela aux populations cosaques vivant à la frontière sud de la République de Pologne-Lituanie. Ces cosaques sont de véritables machines de guerre. Toute leur vie est consacrée à la guerre, qu'elle soit sous la forme de pillages des cités voisines mal défendues, ou pour défendre leur propre territoire, particulièrement contre les populations tatares, descendants directs des Mongols qui, eux aussi, vivent de rapines, de pillage et du trafic d'esclaves. Lorsque les cosaques reçoivent la demande du roi de s'armer en vue de cette guerre, l'enthousiasme est total. Ils prennent les armes, préparent leurs barques de guerre et se rassemblent. Ils imaginent déjà les butins colossaux qu'une telle guerre peut apporter. Cependant, le sénat polonais, qui a son mot à dire sur toutes les questions de guerre et de paix, s'oppose à cette entreprise. Le roi doit céder. Les chefs cosaques, et parmi eux le premier d'entre eux, l'hetman Bogdan Chmielnitski, perdent alors toute confiance en la Pologne-Lituanie, leur suzerain. Voyant que le roi ne pourrait obtenir cette guerre, et au départ sans a-priori aucun contre le souverain, les Cosaques se rebellent. Leur cause est alors la suppression du servage sur leurs terres et une représentation au Sénat, en plus de l'attribution à leur culte orthodoxe du même statut que celui de l'Église catholique. C'est le premier rouage d'un engrenage entraînant plus d'un siècle plus tard la disparition totale de la Pologne-Lituanie et l'anéantissement de toute autonomie Cosaque.

1648 est une véritable annus horribilis pour la République. Au printemps, les Cosaques s'allient à leur ennemi de toujours, les Tatares, et défont toutes les armées de la région, capturent les généraux en chef et leurs remplaçants meurent au combat. Puis, sans doute sans avoir eu le temps d'apprendre ces nouvelles, le roi de Pologne meurt d'une énième maladie. Son successeur et frère Jean Casimir n'est élu que quelques mois plus tard, selon les modalités polonaises. Pendant ce temps là, au sud, la situation est redressée par Jeremi Wiśniowiecki. "Le marteau des cosaques" comme on l'appelle, met un coup d'arrêt aux conquêtes de Chmielnicki, mais ne parvient pas à renverser la tendance ce qui, fatalement, rallonge le conflit de plusieurs longues années. Chmielnicki transforme progressivement cette lutte, contre une partie de ses chefs et de ses troupes, en une guerre d'indépendance cosaque. Le conflit, à sens unique en 1648 puis larvé entre 1649 et 1651, reprend. Cette fois, les troupes polonaises sont préparées, les chefs déterminés à éliminer la menace cosaque. La guerre a pris les dimensions d'une lutte à mort, et c'est dans cette esprit là que se joue la bataille de Beresteczko, en Volhynie, du 27 juin au 10 août 1651. Près de 200.000 hommes se font alors face.

Le 28 juin est en fait une petite escarmouche entre l'avant garde Tatare et une petite portion de la cavalerie polonaise. Les Tatares ne s'attendaient pas à trouver ici les Polonais, et reculent après un affrontement bref mais meurtrier pour les nomades. Jean Casimir a en effet installé son Tabor, un camp retranché mobile composé de chariots reliés entre eux, à quelques centaines de mètres de Beresteczko, seul point possible pour traverser la rivière Styr. Si par malheur, il fallait se retirer, le camp et ses canon protègerait les troupes polonaises. En dehors de cela, l'armée royale est dos à la rivière. Le 29, les Tatares, renforcés par l'arrivée du Khan, tentent de prendre d'assaut les positions polonaises, sans succès. Cela permet en revanche à Chmielnicki de les rejoindre. Le Khan, échaudé par les escarmouches de la veille et par la résistance offerte par les Polonais, menace de quitter les lieux s'il ne mène pas lui-même la bataille le lendemain. Chmielnicki, dont les forces ont entamée la traversée de la Plaszewka à l'est et ne peuvent plus se replier sous peine de se faire charger par les Polonais, n'a pas d'autre choix que d'accepter. Le lendemain matin, le brouillard épais empêche les deux armées de modifier leurs dispositifs respectifs.

Dispositif de la bataille de Beresteczko, 29 juin 1651.
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L'armée polonaise est menée par le roi de Pologne Jean Casimir, déployant l'infanterie polonaise et les canons (trop peu nombreux pour avoir leur pion) au centre. Il ordonne à la cavalerie lourde accompagnant ces hommes de se battre non pas à la polonaise, mais à l'européenne. Les troupes adoptent ainsi une formation classique en damiers, la
cavalerie ayant pour rôle de soutenir l'infanterie et flanquer l'ennemi. Sur les ailes, deux immenses armées de cavaliers, composés d'un noyau d'élite avec les hussards ailés (force de combat double), menés à gauche par Wiśniowiecki et à droite par Lanckoroński. Derrière eux, la masse de la noblesse rassemblée dans la Pospolite Ruszenie, l'arrière-ban (ou levée en masse) d'une qualité des plus douteuses (ne peuvent mener d'attaquer, s'ils sont défaits alors qu'ils sont seuls dans leur région, ils quittent le champs de bataille).
Les troupes leur faisant faces sont composés des szambuly tatares (peuvent attaquer tout en se retirant et peuvent toujours échanger une perte contre le retrait de la zone qu'ils occupent), tenant l'aile gauche et dont sa propre gauche est protégée par le bois. Au centre, des troupes cosaques mêlant l'élite de la Straszyna et les Czarni, les paysans levés à la va-vite pour la guerre. Ils sont accompagnés de quelques cavaliers, placés principalement à droite. L'aile droite cosaque est protégée par la Plaszewka. LE dispositif allié ne peut ainsi pas être contourné.

 

Tour 1-2 : les Tatars à l'assaut !

Sitôt le brouillard levé et les troupes déployées, les Tatares se mettent en mouvement. Le Khan envoie Tugay Bey sonder l'extrême droite des lignes
polonaises et les harceler de barrages de flèches, tandis qu'il mène lui-même les troupes sur la droite. Depuis une tour de guet levée au milieu du Tabor,
Chmielnicki voit les premiers mouvements, mais face à la menace que représentent le centre et la gauche polonaises, il attend. Voyant la masse des troupes
polonaises s'agiter, il est d'abord confiant : la multitude des blasons indique qu'il n'y a que la Pospolite, les Tatares pourraient bien les disperser
sans trop de difficultés. Mais, les tatares approchants, de plus en plus de bannières écarlates certies de l'aigle argenté polonais se lèvent, tandis
qu'un chant lointain se fait entendre, Bogurodzica. Une feinte ! Les Tatars ne sont pas en train de harceler de la piétaille à cheval, mais bien la fine
fleur de la cavalerie polonaise qui avait dissimulé ses positions !
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Le Khan se rend compte de son erreur trop tard, il a déjà engagé une partie de ses troupes, commandées par son propre frère Selim, pour aider Togay Bey à
prendre une partie des troupes polonaises en tenaille. Le Khan retire la majorité de ses troupes, mais lorsque Selim se rend compte que l'ennemi charge
loin sur sa droite, il est trop tard. Il amorce une retraite précipitée avec un ennemi dans son dos. Les pertes sont immenses. Dans la confusion, Togay
Bey interprête le mouvement sur sa droite comme l'arrivée des renforts de Selim. Lorsque les bannières rouges apparaissent au travers de la poussière, il
comprend la situation : l'aile tatare est allée trop avant et lui-même est encerclé. Face à lui, Lanckoroński mène la charge, entraînant la déroute tatare.
Selim Giray et Togay Bey ne survivent pas au déluge de fer polonais.

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Tour 3 : les Cosaques se défendent
Depuis le Tabor, Chmielnicki assiste à la scène. L'aile tatare effondrée, il est obligé d'engager sa réserve et ne peut raisonnablement plus se montrer offensif, et il n'ose pas imaginer la catastrophe dans laquelle serait ses troupes s'il avait décidé d'avancer en même temps que les Tatares. Il espère voire l'aile polonaise s'aventurer trop près de ses propres lignes et lui offrir la possibilité d'une violente contre-attaque localisée. Si les hussards sont repoussés, il est fort probable que la Pospolite se rende ou refuse le combat et prenne la fuite. Le Khan voit approcher des renforts cosaques. Croyant voir une première attaque de son allié contre les polonais, il ordonne à ses troupes de cesser la retraite, de resserrer les rangs et d'harceler les troupes polonaises en reculant progressivement vers le Tabor cosaque. L'affrontement reprend entre le Khan et Lanckoroński mais tourne rapidement à l'avantage des bannières rouges. Les cosaques ont arrêté leur avancée à un peu plus de 800 mètres et se semble se contenter de couvrir l'espace entre les Tatares et les Cosaques. Le Khan, se croyant non soutenu par son allié et suite à des pertes colossales, ordonne la retraite du champ de bataille.

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Chmielnicki voit ses renforts arriver trop tard, le Khan a déjà retiré ses troupes. L'espace entre les Cosaques et le bois à l'ouest du champs de bataille n'est plus couvert. L'hetman donne des ordres à son second, Ivan Bohun, puis monte à cheval. S'il peut rattraper le Khan et le convaincre de retourner combattre, il y a encore une chance de vaincre l'ennemi et, surtout, d'éviter l'encerclement. Lanckorońki, voyant les Tatares fuir, ne pousse pas plus avant. Les pertes en hommes et surtout en chevaux sont lourdes de son côté et les soldats sont épuisés après ces deux heures de charges et contre-charge. Il décide de prendre position de biais par rapport au flanc gauche des cosaques, faisant ainsi peser une menace permanente sur l'ennemi. Chmielnicki rattrape le Khan. Lorsqu'il lui propose de revenir, Islam Giray tempête : l'hetman lui avait promis que la Pospolite de Volhynie ferait défection et que l'ennemi ne serait pas en grand nombre. Rien de tout cela ne s'est produit, bien au contraire. Chmielnicki est capturé par les hommes du Khan. Bohun reste seul à diriger les troupes.

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Tour 4 : la fureur polonaise
Jean Casimir ordonne à ses troupes d'avancer. Ses officiers de cavalerie, Wiśniowiecki en tête, demandent depuis plus d'une heure s'ils peuvent enfin charger l'ennemi. La réponse du roi est claire : "celui qui charge sans mon ordre direct se verra arracher la tête". Cependant, voyant les troupes cosaques s'étirer plutôt que de se replier autour de leur Tabor, Jean Casimir met ses troupes en mouvement et donner l'ordre à son aile droite de charger directement, de front, le centre ennemi. Le Tabor, fort de onze rangs de chariots enchaînés entre eux et gardé par nombre de Straszyny, est enfoncé et ne tient plus que par miracle (perte d'un point de Tabor sur les deux. Le Tabor réduit la force des assaillant et annule toutes les pertes en échange de sa réduction, mais même avec ça, la charge est brutale). Une autre charge menace de l'emporter, mais la droite cosaque se met à son tour en marche. Bohun espère ainsi prendre de flanc les troupes de Wiśniowiecki, mais l'avance cosaque, prudente, inclue infanterie et cavalerie plutôt qu'une simple charge. Bohun redoute une contre charge d'éventuels hussards qui anéantirait ses cavliers. La Pospolite, exclusivement montée, fuit sans le moindre problème.

Jean Casimir réagit immédiatement : une partie de l'infanterie est envoyée couvrir la retraite de la Pospolite tandis que l'autre fait désormais face au Tabor et à la gauche cosaque. A l'arrière, prêts à rompre l'ennemi, se trouvent les deux bannières de cavaliers de l'armée étrangère et les hussards de Potocki qui ont traversé le Styr quelques minutes plus tôt. Une ligne de bataille de près de 3km de long se dessine, chose rare dans la guerre telle que pratiquée en Europe de l'est.

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De lourds nuages s'amoncèlent au dessus du champs de bataille, annonçant la pluie. Wiśniowiecki rassemble ses troupes et se prépare à lancer une nouvelle charge pour rompre le Tabor, mais il remarque un faille dans la ligne adverse. En voulant chasser la Pospolite, Bohun a envoyé son aile gauche trop en avant. Il remarque aussi l'étendard royal sur ses arrières. Estimant la situation sûre, il lance la charge... Et bifurque soudainement sur sa gauche, fonçant sur un régiment cosaque isolé qui est bousculé sans la moindre difficulté. Le vacarme des sabots des chvaux polonais, semblable au tonnerre, attirent l'attention des troupes cosaques loin à droite  qui voient le danger et se mettent immédiatement en mouvement en groupe vers le Tabor pour éviter l'encerclement. Ils perdent encore l'occasion d'harceler l'ennemi, mais face au peu d'information sur l'effectif exact harcelant le Tabord, Bohun choisir la prudence. Les cavaliers polonais qui faisaient écran rejoignent Wiśniowiecki. 

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L'ordre de repli général autour du Tabor est donné, alors que la pluie se met à tomber. Les Polonais se mettent alors à tournoyer autour du Tabor, à la Mongole, comme pour pousser l'ennemi à la reddition en lui faisant comprendre qu'il n'y a plus aucune issue. Bohun ne cède pas, les Cosaques non plus. La pluie, d'abord légère, devient bien vite violente, et force les cavaliers à cesser le combat. Le terrain est glissant et piégeur et le risque de s'enliser est de plus en plus grand. Puis ce sont les armes à feu qui montrent des signes de faiblesse à cause de l'humidité croissante. La nuit tombant, la bataille cesse d'elle-même, alors que la situation apparaît catastrophique pour les cosaques.

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Epilogue

 

Bohun profite de la nuit pour déménager le Tabor 3km plus au sud, entre Ostrów et Plaszewka. Les Polonais, surpris par ce mouvement nocturne, ne réagissent que trois jours plus tard pour laisser le temps aux hommes et aux chevaux de se reposer. Jean Casimir décide, contre l'avis de sa noblesse, de déplacer son propre Tabor et d'assiéger les cosaques, enfermés entre les Polonais d'une part et la Plaszewka de l'autre. Le terrain marécageux empêche toute charge de cavalerie susceptible de briser les rangs de chariots, mais il prélève également son tribut sur les assiégés. Les morts et les désertions se multiplient de même que les querelles entre chefs. Dans la nuit du 9 au 10 juillet, alors que les Cosaques sont parvenus à jeter un pont provisoire sur la Plaszewka, il est convenu un plan pour la journée : les troupes doivent passer la Plaszewka en deux groupes. Mais le lendemain au moment d'exécuter le plan, les Czarni, qui n'étaient pas au courant de ces tractations, voient une partie de chefs et de la straszyna traverser la Plaszewka. Il pensent assister à la fuite et à la désertion de leurs chefs, et abandonnent leur poste. Craignant d'abord à un piège, les troupes polonaises ne réagissent pas, puis voyant la confusion agiter de plus en plus le camp ennemi et les canons ne plus tirer, lancent l'assaut.
 

Le bilan est sans appel. La Pologne perd moins de 3.000 hommes sur les 69.000 déployés, mais beaucoup sont des soldats d'élite, et surtout, les pertes en chevaux sont bien plus grandes. Du côté des alliés Cosaques et Tatares, c'est un désastre : seuls 5.000 des 30.000 Tatares quittent le champs de bataille, le Khan a perdu son frère Selim, Togay Bay son commandant le plus brillant, et manque d'être lui-même tué. S'ajoutent à cela 25.000 à 35.000 Cosaques morts pendant la bataille mais surtout pendant le siège, sur environ 90.000. (Historiquement, ce sont 700 morts polonais et 30 à 40.000 Cosaques et Tatares morts, mais cette partie a vue bien plus d'activité que la bataille historique parce que les Tatars ont moins bien combattu).

Cette déroute détruit complètement le projet tant souhaité par Chmielnicki d'un Hetmanat cosaque indépendant. Ne disposant désormais plus des forces ni de la base démographique, ni de la légitimité unanime nécessaire à ce projet, il se tourne progressivement vers la Russie. Ce geste est loin de faire l'unanimité. C'est le début de la Ruine, ou des décennie de guerre civile entre factions cosaques qui conduit à sa sujétion au Tsarat de Russie, selon des termes encore plus durs que sous la République de Pologne-Lituanie.

Modifié par Rhysaxiel
Loup, Lunarc, Raznak et 4 autres aiment ça

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merci @Rhysaxiel pour ta contribution cette année encore originale^^

 

j'en profite pour remonter le sujet ;)

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Je pense que l'on va prolonger d'une semaine histoire de laisser le temps à ceux qui veulent participer de le faire ;)

Talla na Bó et Rhysaxiel aiment ça

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Ouais, les concours demandant un minimum d'effort ne sont vraiment pas très populaires sur le forum (contrairement à ceux qui ne demandent qu'un : "je veux ce jeu", ah! les jeunes de nos jours), je comptais bien faire peut-être un mini-arr, mais je ne sais pas trop sur quel jeu.

Enfin, j'ai déjà les deux jeux en plus. ;)

En plus, dans ma tête, je pensais qu'on avait jusqu'au 28, il va falloir que je me dégrouille aujourd'hui, je vais voir, si si je le fais sur le nouveau jeu que j'ai acheté, sur celui où j'ai déjà pris quelques images ou selon l'idée qui m'a traversé l'esprit il y a quelque jour.

Enfin, j'avais songé à le faire sur un certain jeu, mais la reprise vidéo était boguée (ouais, l'un de mes vaisseaux amiraux se fait détruire, Sin of Solar Empire, alors que ce n'est pas le cas... c'est mon ordinateur qui saturait et qui n'enregistrait pas toutes les actions dans ce combat ou c'est le système qui était bogué, j'avais déjà le titre ("Nom de la planète" ne tombera pas!) et quelques idées rp... Ça m'a un peu dégoûté et ça n'a pas tenté de continuer jusqu'à la fin pour voir si l'issu de la bataille restait semblable, surtout que j'avais dû me taper presque 1-1,5h de visionnage pour arriver au moment, enfin, les multiples batailles ont durée longtemps (quand même un plaisir de ce jeu contraire à Stellaris).

 

 

En tout cas, pas mal la Bataille des Cubes. :P 

Modifié par Drawar
Arko van Qlimax et Rhysaxiel aiment ça

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J'ai décidé de vous faire une partie AAR rapide, dans le but de simplement participer (en espérant qu'il y ait plus de participants) et présenter sommairement un jeu, que j'avais déjà préparé question de pouvoir retourner plus rapidement à mon nouveau jeu, enfin, ça me prend toujours plus temps que je pense.

Le récit est basé sur le début du jeu Dark Messiah of Might and Magic sorti en 2006. Il possède pourtant un très bon système de combat, mieux que certains jeux plus récent, surtout vu son prix, qui dépend en grande partie de son environnement et non simplement de ses armes, le combat classique n'est pas le moyen le plus rapide et facile d'achever ses adversaires, même si ça devient un peu ridicule parfois. On peut par exemple enflammer les ennemies en les envoyant dans un feu de camps qui font mourir quelques temps après, ouais, ils sont assez inflammable, mais pas mal moins quand on utilise les sorts de feu (et vu à la vitesse où se dépense le mana et sa faible régénération, on ne peut pas combattre que grâce à la magie) ou empiler un nombre infini d'ennemis sur des piques.

Bien gérer les opportunités va grandement facilité le jeu, car le moindre combat peut rapidement vous tuer, même si vous êtes un "robuste" guerrier.

 

J'adopte un style plutôt ironique dans ce récit. Et ce n'est pas parce que le jeu m'a déplu, c'est tout le contraire, c'est un très bon jeu à essayer.

En y pensant à froid, c'est vrai que le prologue qui fait office de didacticiel aurait quand même pu être plus intéressant, mais les chapitres suivant eux le sont nettement plus, dangereux (oui, il y a des pièges dans ce jeu, vous êtes prévenus, mais après le prologue), difficiles et parfois bien rythmer, comme le début du premier chapitre, enfin, après la ballade à cheval, mais ne compter pas sur moi pour vous révéler l'histoire.

 

 

Enfin! de l'action! :

Enfin! Maître Phenrig m’emmène dans sa quête d'artéfacts. Ça commençait à être temps. C'est bien beau l'entraînement, mais rien ne vaut l'action. À la condition que le temple soit belle et bien non désert, ce qui serait fort dommage, vu que je ne pourrais pas faire mes preuves.

 

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En tout cas, ce couloir semble désert, si seulement la statue du fond pourrait prendre vie ou ces tas d'os s'animer un peu, je me demande si Phenrig ne veut pas se moquer de moi en m'emmenant, car là je crains vraiment rien, même s'il n'a pas voulu que je porte une arme, et pas parce qu'il m'a dit qu'il veillait sur moi. Enfin, je verrais bien en m'avançant. J'imagine que la Clé Araignée doit être protégée... Je marche néanmoins prudemment personne ne sait ce que les veilles ruines peuvent receler, mais malheureusement rien ne se passe et la statue reste bien immobile, même si je donne quelques coup juste pour être sûr. Ça aurait pu être intéressant de combattre à main nue un être de pierre... 

 

Je pénètre la salle abritant la fameuse clé qui semble attendre que quelqu'un la prenne simplement sur son autel. Le lieu semble bien ordinaire hormis les écritures sur les murs et surtout vide, vide et vide. Il semblerait que l'action va devoir attendre... Mais bon, peut-être que quelque chose va se déclencher si la saisit.

 

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Hélas, rien ne se passe quand je la prends dans ma main. Je ne sais pas qui a conçu cet endroit, mais au niveau de la sécurité, c'est vraiment, mais vraiment décevant ou ce lieu est tombé en décrépitude la plus complète. Surtout de mettre la clé juste devant la porte barrée, c'est pratiquement invité les voleurs à venir voler à l'intérieur, à moins que cela soit le but... Espérons que le Cristal Shantiri soit vraiment encore dans ce temple. Peut-être puisse-je encore espérer ouvrir la porte va peut-être actionné un piège ou qu'une horde de non-mort se cache derrière? Malheureusement, une fois de plus, cet endroit est vraiment d'un ennui mortel, la porte ne fait que s'ouvrir sur un couloir vide, vide et encore vide...

 

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Pour être précis, il y a un levier et une grille, mais quel système ingénieux pour arrêter les voleurs obèses, estropiés ou stupides, ouais, aussi niais que le concepteur de cet endroit! Quelle chance que j'aie été aussi bien formé et que je sois en si bonne forme!

Et merci maître, je n'aurais deviné qu'il fallait tirer sur le levier pour ouvrir la porte. J'aurais sans doute essayer de défoncer les barreaux avec mes supers poings et pieds.

Et courir avant qu'elle se referme, non mais... Je n'aurais jamais pu deviner une telle chose.

La salle suivante n'est guerre différente.

 

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Ouais, ce temple est vraiment tout simplement tombé dans la décrépitude la plus complète et encore merci maître... Briser des planches avec un coup pied et monter une chaîne... Une chance que le grand Maître Phenrig a bien entrainé le petit Sareth pour cette mission au combien périlleuse...

Rebriser des planches, se faufiler dans un étroit passage obscure, utiliser l'unique sort qu'il a daigné m'enseigner pour voir dans le noir... Il voulait simplement que je fasse le sale boulot pendant que lui se la coule douce...

 

Ah! un coffre, j'imagine qu'il serait vain d'espérer qu'il soit doter d'un quelconque mécanisme qui égayerait un peu ma journée. Ouvrons-le négligemment sans plus attendre. Oh! il renferme une épée... Le grand architecte de ce complexe espérait sans doute qu'un intrus s'empale accidentellement dessus... Ou Phenrig ne fait pas les choses moitié quand il fait une blague...

J'imagine qu'elle est destinée à couper cette corde qui va déclencher le bélier pour défoncer ces planches de bois. Mais que vois-je? Oui, il y a une chose derrière, un non-mort! Enfin!

 

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Par contre, ça devait être un sourd de son vivant, malgré le vacarme, il reste bien immobile sans même se retourner. Je m'approche donc "discrètement" derrière lui et il reçoit un bon coup de pied dans le dos pour le faire tomber dans le beau trou juste devant lui.

 

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Il n'est pas si profond, mais assez pour désarticuler la pauvre créature en me laissant le temps de l'achever avant qu'il ne puisse réagir après que j’effectue une descente moins brutale que lui. Enfin! je sens l'adrénaline monter en moi. Tellement, que son pauvre compagnon qui se lève n'a même pas le temps d'agir avant que lui faire subir le même sort, mais l'excitation est de courte durée. Le comité d'accueil est assez peu nombreux...

 

Heureusement, je peux apercevoir des Gardes Noires dans l'autre salle, les Nécromanciens veuillent donc eux aussi le cristal...

Mais je ne leur laisse pas l'occasion, le sang va couler! Que ça soit en leur faisant faire une malencontreuse chute ou de recevoir un tonneau par la tête pour pouvoir les achever rapidement tant qu'ils sont désarçonnés.

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Ou de les envoyer se faire empaler, le concepteur de temple aura au moins fait une bonne chose à moins que cela fut ajouter par la suite...

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Enfin, ne perdons pas de temps, à bien y penser, l'action, ça peut faire mal et je compte pas affronter seuls tous ces gens. Je me dépêche donc de passer à la salle suivante où je dois à nouveau monter une chaîne pour accéder à l'étage supérieure où des potions de soin traînent par là. Il y a vraiment des gens étourdis pour perdre de telles choses...

 

J'utilise à encore une fois la Clé Araignée pour ouvrir une seconde porte et inutile de vous dire que rien ne se passe de bien excitant. Je ne peux qu'admirer l'éblouissante lumière que le Cristal Shantiri émet.

 

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Finalement, ce fut quand même mieux qu'un entrainement, mais vivement la suite et enfin! de l'action!

 

Mouchi, Rhysaxiel et Loup aiment ça

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J'aurais volontiers participé, mais le délai est un peu court, vu que décembre est un mois très chargé dans mon boulot et que je n'ai que trois jours de congé pour Noël, week-end inclus. Le temps de faire la fête et de guérir de la gueule de bois ^^

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Cette année je n'avais pas le temps ni l'inspiration pour faire une belle histoire.

Mais comme ce concours me tient à cœur même si les prix ne m'intéressent pas, voilà ma participation pour que le concours continue d'années en années.

 

Ce récit est celui d'une partie de test de mods de Transport Fever. Les mods viennent du French Pack ou vont l'intégrer prochainement.

J'ai aussi activé le "mod" No cost et commencé en 1990. L'argent et les dates ne sont donc pas à prendre en compte (je ne les ai pas enlevé car je suis ric-rac niveau temps avant la fin du concours :wink:)

La partie se déroule sur une carte maison (que je vais retravailler et compléter avant de publier).

Il s'agit d'une carte plate où je n'ai mis que PLM (Paris-Lyon-Marseille).

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La SNCF a décidé de se lancer dans le TGV.

Pour que cela soit rentable, elle a décidé de relier les plus grandes villes de France.

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En outre, elle a créé des lignes de bus dans chacune des villes afin de desservir ses nouvelles gares.

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Pour ne pas mettre tous ses œufs dans le même panier, la SNCF a renforcé aussi son fret. On voit ainsi un train de minerais de fer sortant de la mine.

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Le succès était au rendez-vous.

Les aciéries de Lorraine tournaient à plein régime grâce aux livraisons de fer et de charbon par le fret.

La ligne PLM était très rentable, les TGVs étaient si bondés que l'on devait laisser des voyageurs à quai.

 

Tout d'un coup, une crise mondiale frappa durement l'économie.

Les hauts-fourneaux fermèrent.

 

Pour ne rien arranger, Bruxelles ouvra le secteur à la concurrence.

Ainsi en cet hiver glacé (ice en anglais), la Deutsch Banh (DB) nous envahit avec son train express (ICE).

Au poste d'aiguillage, des résistants ont dérouté un de leur train mais en vain.

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Pour lutter la SNCF a du faire appel à Alstom pour se moderniser.

Tout d'abord en luttant de front avec un TGV duplex, que les consommateurs de McDonalds ou que les voyageurs de montgolfières peuvent voir filer à travers champs.

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Puis ensuite en développant davantage l'accès à ses gares grâce à des Citadis.

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Cela sera t-il suffisant pour lutter face à l'occupation allemande?

Modifié par Mouchi
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Bientôt, le Morpion en drame social ? :P

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Swompy Time ce génie.

 

PS : pas de participation pour moi j'avais commencé une partie sur Kaissereich mais le jeu à décidé de planter. Dommage pour vous. 

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il y a 34 minutes, LARS a dit :

Bientôt, le Morpion en drame social ? :P

Chiche ^^

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Comme quoi la folie peut aussi être une qualité.

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Il y a 11 heures, Mouchi a dit :

Ainsi en cet hiver glacé (ice en anglais), la Deutsch Banh (DB) nous envahit avec son train express (ICE).

Ça m'a fait bizarre à la lecture :P

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Même s’il va être dur de faire plus original qu’un mini-AAR sur démineur, la contribution de Rhysaxiel m’a inspiré. Voici donc un mini-AAR tiré d’un jeu fait à la maison, dont le titre de travail est actuellement Grand Prix Experience.

 

Il est en développement épisodique depuis près de quinze ans (trois refontes majeures des règles) et basé sur des jeux que je faisais pour moi-même lorsque j’étais ado il y a encore plus longtemps que ça. Par « convergence évolutive », il est évidemment très proche du célèbre Formule Dé sur le principe, bien que les règles soient assez différentes. L’approche choisie est en effet plus « historico-sportive » et moins axée sur le pilotage pur.

 

Le jeu porte sur la saison 1986 de Formule 1 et l’AAR qui va suivre concerne la première course de l’année, au Brésil.

 

Les passages purement techniques sont mis en italique, les sections narratives en gras. Navré pour la médiocre qualité des images, liée à la faiblesse de l’éclairage de mon salon et à une utilisation peu avisée du flash.

 

Bande-son recommandée :

 

Ouverture à Rio


 

Révélation

 

Comme c’est désormais la tradition depuis plusieurs années, le monde de la F1 se retrouve fin mars 1986 à Rio de Janeiro pour l’ouverture de la saison. Alain Prost, fraîchement nanti de son premier titre mondial, va tenter de défendre sa couronne. Il va d’abord devoir prendre la mesure de son nouvel équipier, Keke Rosberg, qui a remporté le titre en 1982 et s’est laissé séduire par l’écurie McLaren. Il y remplace Niki Lauda, jeune retraité.

 

La place laissée vacante par Rosberg chez Williams a été prise par Nelson Piquet, qui a quitté une écurie Brabham en déclin dans l’espoir de relancer sa carrière. Un transfert avisé pour le double champion du monde brésilien, car l’écurie de Frank Williams (actuellement paralysé sur un lit d’hôpital à la suite d’un grave accident de la circulation) a dominé les dernières courses de 1985. Il se mesurera à Nigel Mansell. Le jeune et fougueux Britannique semble enfin arrivé à maturité, l’année dernière lui ayant enfin donné l’occasion de remporter ses deux premiers Grands Prix.

 

Le public qui afflue au circuit de Jacarepagua n’a pas d’yeux que pour Piquet. Il suit également avec ferveur l’étoile montante des sports mécaniques brésiliens, le jeune Ayrton Senna, qui n’en est qu’à sa troisième saison en F1 mais s’est déjà imposé à deux reprises l’année dernière au volant de sa Lotus. Les observateurs attendent également une réaction de la part de Ferrari. En 1985, Alboreto avait paru en mesure de contester le titre à Prost jusqu’à l’été, après quoi la Scuderia avait nettement décliné en performance comme en fiabilité.

 

Pour cette partie, j’ai choisi de jouer Prost. Cela représente un certain challenge, car en 1986 la McLaren est moins rapide et moins fiable que la Williams. Il faut donc compenser par une meilleure stratégie. Ce n’est toutefois pas injouable : une campagne test (sur les 16 Grands Prix) avec ce personnage m’a permis de remporter le titre in extremis, dans des circonstances proches du vrai dénouement de la saison 1986. Les autres voitures sont gérées en « PNJ », c’est-à-dire avec une stratégie pré-tirée et de simples jets de dé.

 

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Le jeu tel qu'il se présente actuellement (très partiel car la troisième refonte des règles, mise en sommeil pour cause de WiF3, n'est pas achevée)

 

 

 

Qualifications


 

Révélation

 

Les essais qualificatifs laissent présager une course très ouverte. À la surprise générale, Rosberg obtient la pole position juste devant Senna. Mansell obtient le troisième temps, Alboreto le quatrième, tandis que Patrese place sa Brabham au cinquième rang. Piquet, en sixième position, s’est fait plus discret. Il devance la Benetton de Teo Fabi, la Ligier de René Arnoux et l’Arrows de Thierry Boutsen. Quant à Prost, il a connu des qualifications très difficiles et doit se contenter du dixième temps. En tout, huit écuries différentes figurent aux dix premières places de la grille.

 

La grille de départ est déterminée au meilleur de 4d10 (l’intégralité du jeu emploie des d10). Comme en course, le résultat est ajouté aux scores de pilotage (déterminé par le pilote) et de vitesse (déterminé par la voiture). En cas d’égalité des jets supplémentaires départagent les concurrents. Actuellement, il n’y a pas de système qui permettrait au joueur d’apporter un soin particulier aux qualifications s’il le souhaite, d’où ma médiocre qualif. Une règle spécifique, qui utiliserait par exemple les essais libres pour affiner les réglages de la voiture et augmenter son score, est envisagée.

 

Le circuit de Jacarepagua est très bosselé et la chaleur y est le plus souvent accablante, ce qui implique une dégradation rapide des pneus. Prost, qui sait que la plupart de ses rivaux vont s’arrêter pour les changer vers la mi-course, décide de compenser sa mauvaise place sur la grille de départ en choisissant les gommes les plus dures. Il espère ainsi pouvoir faire l’économie d’un arrêt au stand et gagner quelques places.

 

Le jeu propose quatre gommes différentes, désignées de A (pour la plus dure) à D (pour la plus tendre). Les plus tendres sont moins endurants mais plus performants ; pour les plus durs, c’est l’inverse. Lorsque les pneus sont complètement épuisés, la voiture roule de plus en plus lentement et risque la crevaison. Or, les pneus ne peuvent être changés que lorsque la voiture rentre au stand. Si la plupart des courses sont disputées sur trois tours (les pions passent donc devant les stands deux fois), le circuit de Jacarepagua est plus long (145 cases) et il n’y a donc que deux tours à faire, soit un seul passage possible aux stands. Les pneus tendres ne sont donc pas conseillés sur ce tracé.

 

 

Départ (round 1)


 

Révélation

 

Lorsque le feu vert s’allume, Rosberg et Senna, partis prudemment, se font chahuter par les Williams,  notamment par Piquet qui a réalisé un superbe envol et s’empare de la tête. Mansell s’intercale entre Rosberg et Senna et se retrouve troisième. Mais la surprise provient de la Lola d’Alan Jones, jaillie de la seizième place, et qui profite de la confusion causée par le médiocre départ de Patrese. L’Italien a « collé » son embrayage et sa Brabham, au ralenti, a gêné plusieurs concurrents, dont Prost qui se retrouve douzième. Jones, pour sa part, est resté pied au plancher et se retrouve cinquième. L’Australien, champion du monde en 1980 et qui en est à son deuxième come-back en F1, serait-il revenu à son meilleur niveau ?

 

À l’arrière du peloton, la course est déjà finie pour Alessandro Nannini. La fragile transmission de sa Minardi a cédé et les débuts en F1 du jeune Italien sont écourtés.

 

Lors du round 1 de la course (autrement dit le départ), les règles normales de mouvement (un point par case, deux s’il y a déjà une voiture, trois s’il y en a deux, passage bloqués s’il y en a trois) et de dépassement (résolu par un test) ne s’appliquent pas. Cet AAR a au moins le mérite de montrer  qu’il est peut-être nécessaire de nuancer cette règle : gagner onze places d’un coup comme Jones est assez peu réaliste (en gagner quatre est déjà un bel exploit, comme sur la vidéo qui suit).

 

 

 

 

 

 

 

Round 2


 

Révélation

 

Rosberg met la pression sur Piquet, mais ne parvient pas à trouver l’ouverture. Le vétéran Jacques Laffite, qui est resté pied au plancher dans le sillage de Jones et se retrouve sixième, part à la faute en tentant de garder le contact avec l’Australien déchaîné. Il endommage sa Ligier durant son excursion hors-piste et doit rentrer d’urgence à son stand pour la faire réparer. Prost, qui a doublé Fabi, se retrouve ainsi dixième.

 

Une sortie de piste peut se terminer, en fonction d’un jet de sauvegarde, par un abandon, la perte d’un jeton de fiabilité sur la voiture, un round passé ou, comme ici, l’obligation de marquer un arrêt d’urgence (après avoir passé le round suivant, la voiture repart au ralenti, passe un nouveau round, puis repart pour de bon).

 

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La voiture de Laffite, hors piste tout en haut de l'image, va passer le prochain round.

 

 

Round 3

 

Révélation

Les Williams haussent le ton, Rosberg ne peut plus suivre et a fort à faire pour empêcher Mansell de le doubler. Senna perd du terrain et Jones tient les Ferrari d’Alboreto et Johansson à distance. Les voitures rouges emmènent un peloton dense où Prost reste englué.

 

Round 4

 

Révélation

 

Premier coup de théâtre ! Alors qu’Arnoux loupe un changement de vitesse et se retrouve en difficulté, il gêne la Benetton de Gerhard Berger située immédiatement derrière lui. Prost, qui ne peut laisser échapper pareille occasion de gagner deux places d’un coup, passe à l’attaque. S’il déborde l’Autrichien sans coup férir, en revanche, la Ligier d’Arnoux, en pleine piste, l’oblige à un écart qui ne pardonne pas sur cette piste sale et bosselée. La McLaren part en tête-à-queue et touche le rail à basse vitesse. Prost met pied à terre. C’est l’abandon pour le Français !

 

J’ai été trop gourmand. Le jeu offre la possibilité, via la gestion du carburant, d’appuyer sur le champignon lorsque le joueur le juge opportun. On reçoit trente jetons de carburant au début de la course, jetons qui sont défaussés à raison d’un par round. Comme les courses ne durent jamais trente rounds, le surplus peut être dépensé pour améliorer le jet de mouvement (avec pour corollaire la possibilité d’accélérer la dégradation des pneus et un risque de panne sèche en fin de course si on a mal géré son essence). C’est ce que j’ai fait ici pour profiter des jets médiocres de Berger et Arnoux dans l’espoir de les doubler tous les deux. Malheureusement, cela m’a fait terminer mon round sur une case rouge, où les dépassements sont plus difficiles, et où il faut faire un test pour éviter la faute de pilotage : non seulement je n’ai pas réussi à doubler Arnoux, mais j’ai enchaîné sur un double fumble… Abandon ! Si j’avais été plus prudent, je serais resté sur la case précédente. Le vrai Prost n’aurait probablement jamais commis cette erreur.

 

Cet abandon prématuré m’empêche d’élaborer plus avant sur la gestion des pneumatiques et de la fiabilité, mais elle pointe du doigt tout le sel de ce jeu : on peut faire partiellement l’expérience de ce par quoi un pilote de F1 passe au cours d’une saison : déception à l’issue d’un week-end difficile, frustration après un abandon prématuré ou une panne alors qu’on tenait un bon résultat, tension à mesure qu’approche l’arrivée, satisfaction d’obtenir une victoire, un podium ou même simplement quelques points…

 

 

Round 5


 

Révélation

 

Alboreto, dont la Ferrari n’est visiblement pas en forme, se fait déborder par Johansson et Patrese. À l’arrière, Patrick Tambay part à la faute et abime sa Lola. Il repart mais doit repasser à son stand pour quelques réparations de fortune. Sa course promet d’être aussi calamiteuse que celle de Jones est étincelante… Les deux pilotes Zakspeed, Rothengatter et Palmer, sont en pleine bagarre et se touchent, sans autre conséquence que de permettre à l’Osella de Ghinzani de passer devant eux.

 

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Même dans les bas-fonds du classement, c'est l'éclate.

 

 

Round 6

 

Révélation

La Williams de Piquet voit son rythme baisser. Les oreilles les plus fines disent avoir remarqué quelque chose d’anormal sur la voiture du leader. Rosberg reprend plusieurs secondes et met aussitôt la pression sur Piquet. Le Finlandais tente même un dépassement, mais le freinage n’est pas assez marqué à cet endroit pour lui permettre de doubler. Piquet résiste. Derrière, Patrese n’aura pas profité longtemps de sa septième place : sa Brabham s’arrête, en panne, au bout de la plus longue ligne droite du circuit.

 

Round 7


 

Révélation

 

Tout à leur lutte, les deux hommes n’ont pas vu Mansell se rapprocher. En quelques tours, le Britannique rejoint Rosberg, le double et sans attendre, règle son compte à Piquet. Clameur de déception dans les tribunes : Mansell est en tête !

 

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Mansell : "JMEF, c'est moi qui ai la plus grosse"

 

 

Round 8


 

Révélation

 

Tandis que Mansell produit son effort à l’approche des changements de pneus, la lutte pour la huitième place fait des dégâts. Fabi résiste à la Brabham d’Elio de Angelis dans la ligne droite, les deux monoplaces ayant toutes les deux le même moteur BMW quatre cylindres turbo. Dans la grande courbe à gauche qui suit, Berger, qui a profité à fond de leur aspiration, tente une manœuvre inconsidérée. C’est l’accrochage ! La Brabham s’enlise dans les graviers et abandonne. La Benetton parvient à s’en extraire, mais l’aileron avant est endommagé.

 

Les cases jaunes augmentent la difficulté du dépassement et représentent un risque minime d’accrochage. Ici, la manœuvre de Berger a abouti à un échec critique. Un jet supplémentaire détermine alors l’issue de la collision pour les deux protagonistes.

 

 

 

 

 

Round 9


 

Révélation

 

Nous approchons de la mi-course et les premiers changements de pneus se profilent.

 

Seul Elio de Angelis avait tiré une stratégie sans arrêt au stand avant la course. Son abandon, et le mien, mettent donc tout le monde à égalité sur ce plan.

 

 

Round 10

 

Révélation

Les leaders s’arrêtent. Mansell rentre en premier, son arrêt semble assez médiocre. Senna reste en piste un peu plus longtemps, apparaissant brièvement en tête de la course avant de changer ses gommes à son tour.

 

Round 11


 

Révélation

 

La valse des arrêts au stand chamboule le classement ! L’impression visuelle est confirmée : les mécanos de Williams se sont « loupés » avec les roues de Mansell et le Britannique se retrouve troisième derrière Piquet et Senna. Le public exulte. Rosberg, pour sa part, se retrouve quatrième, mais tout ce petit monde se tient en moins de dix secondes.

 

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Après la sortie des stands.

 

 

Round 12

 

Révélation

Pressé par un Mansell furibard, Senna ne se démonte pas et accélère. Piquet, qui semble avoir du mal à faire monter ses gommes en température, ne peut résister. La Lotus s’empare de la tête du Grand Prix ! Derrière eux, l’arrêt de Jones a été catastrophique et l’Australien repart sixième, derrière Johansson. Arnoux, jusque-là discret, a bien tiré son épingle du jeu et se rapproche. Alboreto, en revanche, se traîne toujours.

 

Round 13

 

Révélation

Le duel entre les deux Brésilien ne s’arrête pas là. Pour ne pas avoir à subir les ardeurs de son équipier, Piquet accélère à nouveau et réussi à reprendre la première place. Décontenancé, Senna marque le pas et perd quelques secondes. Il parvient toutefois à résister à la manœuvre de dépassement que Mansell tente à la première occasion.

 

 

Round 14


 

Révélation

 

On approche des trois-quarts de la distance et la lutte pour la victoire n’a jamais été aussi intense ! Senna se ressaisit et réussit à rétablir le contact avec Piquet. Il le double dans la ligne droite, entraînant Mansell dans son sillage. 1- Senna, 2- Mansell, 3- Piquet !

 

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La Lotus, en noir, devance les deux Williams.

 

 

Round 15


 

Révélation

 

Senna enchaîne les tours rapides et creuse l’écart. Derrière lui, Piquet harcèle Mansell et finit par trouver l’ouverture. Leur duel permet à Rosberg, qui a vaillamment lutté pour rester au contact du trio de tête, de se rapprocher. Blotti dans le sillage de la Williams, la McLaren déboîte à la sortie d’une grande courbe à gauche… un peu tard ! Mansell et Rosberg se retrouvent tous deux déportés hors de la piste. Ils perdent du temps, mais leurs monoplaces ne paraissent pas endommagées et les deux hommes ont suffisamment d’avance sur Johansson pour garder leurs positions. Ils peuvent, en revanche, dire adieu à la victoire.

 

En réalité, la voiture de Mansell a perdu un jeton de fiabilité dans l’accrochage. Mais comme la fiabilité de la Williams est très bonne, il n’en a pas pâti lors de la fin de course.

 

 

Round 16

 

Révélation

Senna enfonce le clou. Piquet semble complètement largué et la Lotus paraît promise à la victoire.

 

Round 17

 

Révélation

Le bruit entendu plus tôt sur la Williams de Piquet est de retour, en nettement plus fort. Dans le stand Williams, les ingénieurs motoristes de Honda s’affolent et le directeur technique Patrick Head fait la grimace.

 

Round 18

 

Révélation

En tête, Senna ralentit sensiblement son rythme, au point que même aux prises avec son moteur, Piquet lui reprend quelques secondes. La Ferrari d’Alboreto tombe en panne et laisse la huitième place au débutant Johnny Dumfries, l’équipier de Senna. Peu après, Jones, qui a très nettement baissé la cadence, est rattrapé et doublé sans difficulté par Arnoux. Après une première moitié de course prometteuse, la Lola se retrouve hors des points… Certains observateurs mettent en cause le manque de puissance du V6 Ford-Cosworth turbo, les plus médisants préférant mettre l’accent sur la condition physique de Jones, qui va sur ses quarante ans et se trouve très au-dessus de son poids de forme.

 

Round 19

 

Révélation

Informé par son panneauteur, Piquet décide de tenter le tout pour le tout : au lieu de ménager sa monture, il écrase l’accélérateur. Aussitôt, l’écart entre lui et Senna chute. La Lotus ne semble pas avoir de problème apparent : sur le muret des stands, le directeur de l’écurie, Peter Warr, et son ingénieur Gérard Ducarouge n’affichent aucune inquiétude. Mais la consommation du V6 Renault turbo n’a jamais été son point fort, et Senna a raté plusieurs occasions de victoire pour n’avoir pas su mieux la gérer en 1985. Il est probable que le Brésilien s’efforce d’économiser son essence pour rallier l’arrivée.

 

Round 20


 

Révélation

 

Le moteur de Piquet tient le coup, offrant au public de Rio une fin de course haletante ! La Williams établit la jonction avec la Lotus à quelques tours de l’arrivée. À l’amorce de la dernière boucle, on croit l’espace d’un instant que Piquet va réussir à passer devant à l’accélération, en sortant du premier virage après les stands. Mais Senna utilise ses dernières gouttes d’essence pour résister à son compatriote. Sous le drapeau à damier et les applaudissements d’une foule en délire, moins d’une seconde sépare les deux hommes à l’arrivée !

 

Ayrton Senna remporte ainsi son troisième Grand Prix et s’impose, pour la première fois, devant son public. Le podium prend des accents surréalistes : ému aux larmes, Senna garde la tête baissée tandis que Piquet, qui ne s’entend pas avec lui, boude ostensiblement. Quant à Mansell, il affiche une mine dépitée à l’issue d’une course qu’il croyait pouvoir gagner. Derrière ce trio, Rosberg termine quatrième, Johansson cinquième et Arnoux sixième.

 

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Yayou,

Etant en congé aujourd'hui, voici ma contribution à cette journée !

Je vous joins la version PDF de mon AAR, que je préfère aux images que j'ai du couper et coller pour créer ce post !

 

Révélation

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Ostoya – Appel de l’ombre.pdf

Mouchi et Loup aiment ça

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Salut ! Si-dessous ma contribution pour le concours mini-AAR ! (merci d'avoir prolongé d'une semaine d’ailleurs :P)

Il s'agit du formidable jeux FTL (et de sa musique tout aussi géniale ) :

PS : j'ai hésité avec un AAR sur le Projet Voltaire, désolé pour l'orthographe ;)

 

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Loup aime ça

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"Je suis piètre dessinateur", aka le gars qui dessine des cartes satellitaires tout en couleur et avec un design chiadé, juste 24h après la fin de l'Obscurité ^^

Superbe ces AAR !

 

Eginhard 38 : Tu n'aurais pas exposé ton jeu à Sartrouville par hasard ?

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Bon voilà petit ARR sur l’unification du Japon.

(L'avant dernière carte du japon n'est pas bonne, j'avais pas encore envahi Uesugi, alors que sur la carte si, mais bon le flemme de changer.)

 

Révélation

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Modifié par Mr.Blond

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il y a 6 minutes, Mr.Blond a dit :

Bon voilà petit ARR sur l’unification du Japon.

Trop tard, le concours prolongé est terminé depuis le 28. Les jurés d'exception n'ont pas encore décidé un gagnant, d'où le manque d'annonce. Par contre tu pourras toujours participer l'année prochaine, si nous décidons de proposer le concours une quatrième fois. ;)

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Ah je pensais que c'était une semaine en plus du 28, après c'est pas grave je le faisais plus pour participer que pour gagner.

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