Aller au contenu
Rhysaxiel

[CMANO] Les vieilles rancunes ne meurent jamais

Messages recommandés

Jeu : Command Modern Air Naval Operations Wargame of the year edition.

Scénario : Command LIVE ! Old Grudges Never Die

Camp joué : Russie

 

title.png.b73f1eb90c6ce7ef498f0a528d21f1d8.png

 

Bonjour à tous ! 
Avec ma thèse enfin terminée, mais non encore soutenue, j'ai un peu de temps à moi pour jouer. Que ceux qui se rappellent de ma partie EU:Rome et se demandent ce qu'est devenu sa poursuite sur CKII se rassurent, ça avance. Trèèèèès lentement, mais ça avance. Qui dit jeu, dit récit de partie, et ma manie de ne pas choisir de jeux courants a encore frappé. Cette fois, je vous propose du lourd, de l'indigeste, du jeu au gameplay obscur qui tient plus du modèle d'étude que du jeu : Command Modern Air Naval Operations. Ce jeu est l'héritier du vénérable Harpoon et vous propose de simuler les opérations aéronavales de 1945 à 2020 et plus grâce à une infinité de scénarios (merci la communauté et l'éditeur inclus) et des campagnes qui sortent régulièrement en DLC. Les développeurs ont aussi des scénario dits "Command LIVE !" qui partent d'un point chaud de l'actualité et qui sortent à intervalles réguliers, quand la situation dégénère quelque part dans le monde.

 

Old Grudges Never Die nous amène en Syrie, à l'été 2016. J'essaierai de mettre régulièrement à jour le récit, mais pour démarrer, je vous propose, outre l'obligatoire introduction, une sorte de chapitre zéro dans lequel je vous présente le briefing, l'équipement détaillé à ma disposition et un petit guide de survie pour comprendre quelque choses aux images de mon récit : quand on regarde des captures d'écran de Command, on a l'impression d'être un contrôleur aérien qui est, rappelons-le, l'un des métiers les plus stressants.

 

Je me permets une remarque, et en parallèle formule une demande à tous les lecteurs et commentateurs de ce récit. La toile de fond du scénario est toute récente et aborde des thèmes éminemment polémiques. Dans cette situation, les digressions sur les sujets d'actualité sont très aisées, or les règles du forum, notamment celle des dix ans, sont claires. Je refuse catégoriquement que ce sujet soit détourné en une discussion sur la guerre en Syrie ou la politique internationale. On pourra considérer comme polémique l'aperçu historique que je vous propose en introduction, il est néanmoins une introduction au scénario, non une ouverture de débat sur le rôle de la Russie en Syrie.

Cela dit, je suis tout à fait disposé à des interventions critiques simulant la propagande, les délires existants autour de cette guerre civile ou remettant en question mon récit, m'accusant de propagande pro-mon camp ou de masquer les informations. Je prends le parti de ne pas être un narrateur fiable : le brouillard de guerre dans Command est très fort, et il se pourrait bien que j'adopte une "ligne éditoriale" biaisée, voire plusieurs. A vous de décider de me faire confiance et de croire que tout ce que je raconte s'est réellement passé ainsi :p. Mais soyons clair, tout ce qui se dira ici concernera le jeu, le scénario et mes actions, rien d'autre.

 

Bonne lecture !

 

A suivre : Introduction

Aperçu historique et géopolitique.

- 2015 : la Russie entre en scène.

- L’incident du 24 novembre 2015

- Commentaire général

 

Sommaire :

-- à compléter au fil des messages --

Modifié par Rhysaxiel

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Introduction

Aperçu historique et géopolitique

Dans la continuité du mal nommé Printemps Arabe de 2011, une violente guerre civile a éclaté en Syrie. Ce conflit, en réalité bien plus complexe qu’une simple guerre civile contre un régime oppresseur, résulte de l’implication de plusieurs acteurs régionaux et internationaux. De nombreux groupes rebelles se créent, en Syrie même ou à l’étranger et, quelques temps, l’illusion d’une unité est entretenue par l’existence de l’Armée Syrienne Libre et d’un Conseil National de Transition, calqués sur le modèle Libyen. La réalité du terrain faite bien vite voler tout cela en éclat. L’OTAN s’est très tôt saisie de ce dossier, au moins sur le plan politique, avec notamment la présence de la France à la pointe l’opposition diplomatique contre le président syrien Bachar al-Assad. En parallèle, l’instabilité croissante en Irak et l’échec notoire du nation building américain après la guerre de 2003 entraîne la naissance et le développement d’un Etat Islamique en Irak au Levant, Da’esh. Les Etats-Unis y voient d’abord une opportunité de mettre le premier ministre irakien Nouri al-Maliki sous pression, mais très vite, l’EI se développe dans le nord du pays, menace les alliés kurdes de Washington et déborde en Syrie. L’est du pays, largement désertique et délaissé par l’Etat syrien, tombe sans grande résistance, à l’exception notable de la ville de Deir Ez-Zor et de son aéroport militaire. En 2014, l’EI possède deux capitales, à Mossoul en Irak et à Raqqa en Syrie. Très tôt, les autorités syriennes s’accordent avec leurs homologues kurdes du nord du pays : les seconds obtiennent une grande autonomie, donnant naissance à la Rojava, en échange de leur neutralité bienveillante envers les premiers.

 

Tout comme l’OTAN, la Russie surveille les développements dans la région avec un vif intérêt. Elle possède une base navale, à Tartus, la seule installation russe en Méditerranée, et la Syrie est de fait un allié. Si cette base venait à être perdue, la seule route permettant à la Russie de projeter sa puissance dans la région passerait par le Bosphore. Or, la convention de Montreux régissant les droits de passages dans ce détroit limite notamment le tonnage et le type de navires autorisés à le traverser. De fait, ce serait la fin de toute ambition navale russe, quand bien mêmes elles seraient limitées : au nord, la Baltique est contrôlée par l’OTAN, au sud, la méditerranée est fermée par le Bosphore. Il ne resterait comme passages libres que le cercle polaire, gelé la majeure partie de l’année et néanmoins contenu par l’OTAN au niveau du GIUK*, et loin à l’est, le Pacifique avec néanmoins le Japon et la Chine comme voisins et la proximité de l’Alaska. La chute du gouvernement syrien est inenvisageable à Moscou.

 

La Turquie enfin, est partagée entre plusieurs ambitions, et les hésitations du président Recep Erdogan rendent la situation un peu plus confuse encore. Alliée tantôt de l’armée syrienne libre, tantôt d’Al-Qaida qui a changé plusieurs fois de nom pour tromper l’ennemi, elle envoie également ses propres mercenaires pour notamment tenter d’abattre les Kurdes et élargir son influence dans la région. Tiraillée entre des considérations domestiques, à savoir le problème kurde et la lutte permanente contre le PKK, et stratégiques, les Kurdes de Syrie et d’Irak se rapprochent toujours plus de l’allié américain, la Turquie doit faire un choix sous peine de tout perdre. Elle doit de plus faire face, comme tous les Etats voisins de la Syrie, à l’afflux massif de réfugiés à ses frontières, qui augmentent d’autant les risques socio-économiques liés à leur prise en charge. Certains responsables européens considèrent d’ailleurs qu’Ankara fait de ces réfugiés une arme et un moyen de chantage contre l’UE, négociant l’étanchéité de leur frontière en contre des avantages et des concessions diverses. Du côté de Damas, on accuse régulièrement Ankara d’exfiltrer des « terroristes » en les faisant passer pour des réfugiés, avant de les renvoyer vers d’autres zones de conflits.

 

*Greenland Iceland United Kingdom. Le “GUIK gap” est constitué des points de passage entre les côtes de ces Etats, qui, avec la Manche, sont les seuls points d’accès à l’Atlantique à partir des territoires de l’ex Union Soviétique. Si vous avez lu Tom Clancy, tout particuièrement Red Storm Rising, vous en connaissez l’importance stratégique. L’OTAN contrôle la région grâce à la base de Keflavik en Islande et un vaste réseau de sonobouées, le SOSUS, permettant d’écouter les fonds marins.

GIUK.png.c708b250d49fc1d0b7be55d3f551622b.png

 

La Russie entre en scène

L’intervention russe en Crimée de 2015 et l’annexion du territoire qui s’en est suivi ont fortement accru les tensions entre la Russie et l’OTAN.

crimea.png.01caa0e2a72ff6a43080a408ac0b9993.png

La nouvelle de l’entrée de la Russie dans le concert syrien, cette fois sur le terrain militaire, inquiète encore un peu plus les pays occidentaux, soucieux de contenir leur voisin. Depuis 2014, une coalition menée par les Etats-Unis et largement construite sur les forces armées de l’OTAN mène des frappes contre l’Etat Islamique sans grand succès, que ce soit en Irak ou en Syrie. En septembre 2015, la Russie annonce l’envoi de son propre contingent pour mener à son tour de telles frappes et défendre son allié syrien. Là est toute la subtilité, et le nœud d’une bataille médiatique autour des actions des deux camps : la Russie considère l’ensemble des ennemis du gouvernement syrien, et non le seul Etat Islamique, comme des cibles potentielles. Elle s’attaque ainsi aussi bien à l’EI qu’à l’armée syrienne libre, à Al-Qaida ou encore aux mercenaires turkmènes protégés par la Turquie dans le nord-ouest du pays. Les Kurdes sont au contraire vus comme des alliés de circonstances tant par Moscou que Damas, qui a très tôt concédé des droits à cette minorité en échange de leur coopération dans la défense de leur territoire. C’est une pomme de discorde entre la Turquie et la Russie, et c’est loin d’être la seule. L’action russe est scrutée par les observateurs internationaux, et nombreux sont ceux surpris par les capacités affichées par Moscou. Loin des ratés de la guerre d’Ossétie de 2008, les forces aérospatiales russes sont en mesure de mener de nombreuses opérations, à un rythme soutenu et tout en maintenant un effectif réduit (60 appareils à peine) et limitant donc les dépenses au strict minimum. Jusqu’à présent, seules les nations occidentales étaient capables de telles opérations extraterritoriales. Motif d’inquiétude supplémentaire pour l’occident.

 

L'incident du 24 novembre 2015

Le 24 novembre 2015, au cours d’une opération dans le nord-ouest du pays, un Su-24M russe est abattu par un F-16 turc.

su24.png.71c9e7b644a0af42b78bc6546785211a.png

L’événement reste confus. D’après Ankara, le Su-24M est entré pendant 17 secondes dans l’espace aérien turc malgré des avertissements répétés. Le F-16 l’ayant intercepté n’a pu déterminer la nationalité de l’appareil, qui est aussi utilisé par l’armée de l’air syrienne. Du côté de Moscou, on affirme que les Etats-Unis disposaient du plan de vol et auraient dû informer leur allié pour éviter de genre d’incident, et l’on maintient que l’avion était en territoire syrien. Washington réfute en bloc les arguments russes. L’incident est aggravé par le meurtre du pilote après éjection par des rebelles syriens, en violation de l’article 42 du protocole additionnel de 1977 de la Convention de Genève qui interdit l’attaque de pilotes éjectés. L’incident est vivement dénoncé par la Russie, qui annonce aussitôt le déploiement du croiseur antiaérien Moskva ainsi qu’une batterie de missiles antiaériens S-400 Triumph.

 

Sur le papier, le système S-400 (désignation OTAN SA-21a Growler) a des performances terrifiantes : sa portée de tir de 400 km interdit à tout avion hostile la moitié de l’espace aérien syrien et couvre Incirlik, la principale base d’opération de la coalition en Turquie. Seule Akrotiri, base de la Royal Air Force à Chypre, est hors de portée. Les S-300F (SA-N-6 Grumble) à bord du Moskva couvrent de plus l’intégralité de la côte syrienne (cercles rouges clair sur la carte). Il reste à voir si ces systèmes sont aussi efficaces qu’annoncé.

 

s400.png.d61e2c4098fc27146ee3cc89d219a0e9.png

C’est ici que l’histoire diverge.

Historiquement, dès le lendemain, les ministres turcs et russes des affaires étrangères discutent longuement au téléphone et parviennent à éviter une escalade de la situation au-delà du déploiement russe et de l’escorte systématique des appareils d’attaque russes par des chasseurs. Le 27 juin 2016, après des mois de pression économique et des frappes russes spectaculaires en Syrie, et malgré son image assumée d’homme fort et dans son droit, Erdogan s’est publiquement excusé pour cet indicent. La Russie a néanmoins déployé fin 2016 le croiseur lance missile porteur d’avions Amiral Kuznetsov en Syrie, dans une optique de démonstration de force.

 

Dans ce scénario, Serguei Lavrov et Mevlu Cavusoglu n’ont pu ou voulu s’accorder, tandis qu’Erdogan maintient une ligne dure, sûr de ses alliés. Le Kuznetsov est envoyé six mois plus tôt (mais, malheureusement, n’est pas présent dans le scénario). Les tensions sont ainsi maximales et le moindre dérapage peut conduire à la catastrophe : si les hostilités venaient à éclater entre la Russie et la Turquie, que ferait l’OTAN ?

 

Commentaire général sur le scénario

Ce scénario est très intéressant. La situation est initialement calme, les deux camps ont un ennemi commun en la personne de Da'esh, et pourtant, tout peut partir en vrille en un rien de temps.

La tension est en effet maximale : voler trop près d’autres avions, survoler le territoire turc ou encore attaquer trop fréquemment l’Armée de la Conquête ou l’Armée Syrienne Libre est susceptible de provoquer un dérapage. Un tir malheureux, une confusion quant au camp auquel appartient un avion attaqué peut provoquer une escalade. Or, en tant que joueur russe, il n’y a aucun allié susceptible de me venir en aide, l'armée de l'air syrienne n'est clairement pas à la hauteur face à la fine fleur de l'OTAN. Si la situation dégénère avec la Turquie, il est fort probable que les Etats-Unis et la Coalition interviennent. Je ne pourrais alors compter que sur mon contingent extrêmement réduit les S-400, qui ne sont pas en nombre infinis et dont c'est le premier déploiement opérationnel, et une bonne dose de sang-froid.

 

Pour des raisons évidentes de clarté de l'esprit nécessaire dans de telles situations, je ne joue pas ce scénario avec une bouteille de vodka à portée de main.

 

A suivre : chapitre zéro

- Guide visuel pour CMANO

- Briefing traduit par votre serviteur

- détail de l'équipement à ma disposition

- mon approche globale pour la mission

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Chapitre Zéro

Comme promis, voici quelques éléments pour mieux comprendre le jeu, le scénario et les équipements. Pour des raisons de lisibilité, je vais (ab)user des balises spoiler, surtout en ce qui concerne l'équipement.

 

Guide visuel pour CMANO

Révélation

Command combine une interface inspirée du Naval Tactical Data System (NTDS) et la norme OTAN Allied Procedural Publication 6 (APP-6). Si vous avez l’impression de regarder le radar d’un contrôleur aérien en voyant les images du jeu, c’est normal. Si vous avez l'impression de ne rien comprendre, c'est normal aussi ! Le principe du NTDS est en fait assez simple.

ntds.png.1484753b9c218ad828867539747ed526.png

Chaque icône d’équipement mobile part d’une base : un cercle pour un allié, un carré pour un neutre ou un non identifié, un losange pour un ennemi. On ne retient que la moitié haute de l’icône si l’objet est en l’air (plane, missile, helicoptor), la moitié basse s’il est un sous-marin (sub, torpedo), et toute l’icône est affichée s’il s’agit d’un objet en surface (surface). Un groupe de plusieurs unités voit son icône doublée (air/surface/sub group).

 

Pour les unités au sol, c’est la norme APP-6A qui prévaut. Les unités terrestres sont peu représentées dans le jeu. Elles sont surtout des menaces (SAM, AAA), des installations RADAR ou des cibles (infanterie, blindés, artillerie).

 

Voici un exemple tiré de la vidéo promotionnelle du scénario, avec quelques identifications.

ntds_example.png.8e309b8a550c5cfff8ae1e99369988bc.png

Vous aurez sans doute remarqué ces cercles et lignes entourant les icônes. Elles peuvent désigner une approximation de la position d’un objet qui n’aurait été détecté qu’en azimut par exemple, au contraire un objet clairement identifié il y a un certain temps mais dont le contact a été perdu. Dans ce cas, l’approximation se base sur la vitesse de l’unité au moment de la dernière détection et extrapole sa position possible à partir de là.

 

Les lignes droites et les cercles sont des surfaces de détection ou des portées maximales de tir. Un radar de recherche destiné à repérer les avions est indiqué en blanc. Un radar de surface est en jaune. Un sonar est vert clair. Pour les portées de tir, les armes antinavires sont en rouge, les armes contre les cibles au sol sont en marron, les armes antiaériennes en rose/rouge clair et les armes anti-sous-marines sont vert foncé.

 

radars_exemples.png.91030e4da18177437fe33cfa03533017.png

Pour des raisons évidentes de visibilité, les cercles peuvent être combinés pour représenter la surface totale couverte par vos radars/armes, et non chaque cercle individuellement. Si une ligne est en pointillés, il s’agit d’une zone couverte par des systèmes ennemis. Il faut évidemment avoir préalablement identifié l’objet pour connaître le matériel dont il dispose et pouvoir afficher sa portée de tir/de détection. C'est très utile pour trouver des failles dans un dispositif ennemi.

 

Il faut enfin garder à l’esprit que les radars et les armes sont limités par la géographie : votre radar à Toulouse ne repèrera pas un avion volant en rase-motte en Espagne derrière les Pyrénées.

 

Briefing

SitRep destiné au commandant des forces russes en Syrie.

 

Opposition :

Da’esh : principalement des forces légères locales qui contrôlent les infrastructures suivantes :

- la raffinerie pétrolière de Manbij et les puits adjacents, proches de la frontière turque

- les puits de pétrole d’Alep, à l’est de la ville

- le principal pont de la ville de Raqqa

- les puits de pétrole de Deir ez-Zor

Leurs forces consistent en des armes légères et des MANPAD. Ils se tiennent plutôt tranquilles ces dernières semaines.

 

Armée de la Conquête (Brigades turkmènes) : force rebelle soutenue par la Turquie et contrôlant le poste frontière d’Azaz entre la Syrie et la Turquie. Equipée principalement d’armes légères, ils pourraient disposer de quelques MANPAD et ont de l’artillerie. Leur objectif est surtout d’empêcher les Syriens ou leurs alliés Kurdes d’Afrin de prendre le contrôle du poste frontière.

 

Armée Syrienne Libre : un autre groupe rebelle dissident, sans doute soutenu par la Turquie et d’autres membres de la coalition. Cette force est présente autour d’Alep et ne possède que des armes légères.

 

Forces de la coalition :

Etats-Unis : un groupe aéronaval est actuellement présent dans le Golfe Persique. En méditerranée, ils n’ont qu’un DDG, quelques avions de patrouille en Sicile et plusieurs chasseurs opérant depuis Incirlik. Ils ont sans doute un sous-marin dans les parages.

 

Turquie : la 10e escadre turque est responsable de la frontière avec la Syrie. Elle dispose de deux escadrons complets de F-16 à Diyabakir et d’un escadron de F-4 à Malataya, et plusieurs avions de soutiens à Incirlik. Nous pensons qu’ils ont deux sous-marins au large de leurs côtes, mais il est difficile de s’assurer du nombre exacts d’appareils sur zone en raison de leurs nombreuses bases. Nous sommes cependant certain qu’au moins un est en mer près de la Syrie. Il y a très certainement une frégate patrouillant entre Chypre et le continent. La défense aérienne turque est centrée sur leurs bases, mais il y a une batterie de Patriot espagnole près d’Incirlik couvrant la côte d’Antakya jusqu’à la côte syrienne.

 

Autres forces de la coalition : les Britanniques opèrent à partir d’Akrotiri leurs Typhoons, Tornados, AWACs et d’autres avions de soutiens, ainsi qu’un DDG croisant au nord de l’île. Les Allemands travaillent avec les Américains depuis Incirlik, ils ont quelques Tornados en mission d’attaque au sol. Les Français ont une groupe aéronaval au sud de Chypre, organisé autour du Charles de Gaulle, avec à bord des Rafales et des Super Etendards, le tout escorté par un DDG et des frégates françaises, britanniques et allemandes.

Les forces de la coalition lanceront plusieurs missions d’attaques, les Turcs concentrent leurs assauts sur les forces pro-syriennes faisant face à l’Armée de la Conquête, et le reste sur Da’esh. Notre Tu-214 aura son quota de signaux électroniques à surveiller. En mer, il y a certainement plus de sous-marins patrouillant dans la zone que ce que nous supposons. Les navires de surfaces sont confinés à des zones précises et le Charles de Gaulle restera sans doute loin des côtes.

 

Forces disponibles :

Notez que le détail des forces est proposé dans la section suivante.

 

Escadre aérienne : l’escadre est un mélange de plusieurs plateformes, près de 60 avions au total, du Su-35 tout récent jusqu’à un Il-38 des plus âgés. Elle est configurée pour des missions d’attaque au sol. Vous disposez également de quelques défenses antiaériennes avec les Su-30 et Su-35, qui augmentent substantiellement les capacités de vos S-400. Contrairement à l’OTAN qui planifie ses frappes plusieurs jours en avance, vous avez toute liberté pour attaquer les cibles de votre choix.

 

Force navale : vous disposez de deux sous-marins de classe Kilo, le croiseur Moskva, la toute nouvelle frégate Zelenyy Dol et le vaisseau de surveillance Priazovye. Le rôle de la flette est de patrouiller au large des côtes syriennes et fournir des informations et une défense aérienne avancée pour la base de Hmeimim.

 

Forces stratégiques : six frappes de Kh-101 lancés depuis des bombardiers Tu-160 sont prévues aujourd’hui. Elles ne devraient plus trop tarder ; nous n’avons pas d’heure précise car elles ont été plusieurs fois retardées en raison de problèmes de maintenance des appareils. Les bombardiers partiront d’Engels escortés par un AWACS et des intercepteurs basés à Mozdok.

 

Forces alliées :

Forces syriennes : notre agent de liaison a obtenu que les Syriens frappent plusieurs cibles aujourd’hui. Plusieurs MiG-23 partant de Sharyat et Hamah iront bombarder des cibles. Nous ne sommes pas certains de ce qu’ils veulent frapper. Ils ont également plusieurs MiG-25 et MiG-29 prêts à intercepter si nécessaire. Les restes des formidables défenses aériennes syriennes sont concentrés au centre du pays et à Alep.

 

Forces kurdes : les Forces Démocratiques Syriennes sont séparées en deux enclaves près de la frontière turque, l’une près de la raffinerie de Manbij, l’autre près du poste frontière d’Azaz. Les Turques les ont violemment bombardés ces derniers temps.

La météo est chaude aujourd’hui, avec une fine brume.

 

Vos options :

Vous avez sous votre commandement certains des meilleurs matériels de la Russie : un mélange d’avions des plus modernes, des drones de surveillance, le meilleur système de défense antiaérienne au monde, deux des sous-marins les plus silencieux existants et l’un des navires les plus puissants qui patrouille au large de la côte. Pourtant, vous êtes encerclé, vulnérable et en sous nombre.

 

Votre mission première est de soutenir les Syriens et les aider à mettre un terme à cette guerre civile. Vous avez les coudées franches quant à comment vous souhaitez vous y prendre. La Russie est encore là pour un an au moins. Probablement plus.

- vos conseillers économiques recommandent que vous détruisiez les puits de pétrole de Da’esh près d’Alep et de Manbij.

- vos conseillers syriens insistent pour que vous attaquiez le poste frontière d’Azaz et que vous souteniez les Kurdes dans ce secteur en réduisant l’Armée de la Conquête.

- votre équipe des opérations estime que la destruction du pont de Raqqa gênera considérablement Da’esh.

- Il y a toujours les puits de pétrole dans la vallée de Deir ez-Zor. Les Américains ont commencé à les bombarder, mais il est toujours satisfaisant de les prendre de vitesse !

 

sit_rep_ch0.png.0dd5b429438dc642687b04586177fb40.png

Peu importe les options retenues, vous devez toujours rester sur vos gardes, des fois que l’OTAN, et particulièrement la Turquie, se montrent provocants. Pour le moment, les Américains et les Européens ont la puissance de vous entraver, mais non la volonté, et cela malgré le fait que vous attaquiez très ouvertement les forces qu’ils financent et entraînent. Les Turcs, en revanche, nous ont donné toutes les raisons de riposter, ce n’est que par bonne volonté que nous ne l’avons pas encore fait. Le peuple russe et le Président ont cependant perdu patience. Ne soyez surtout pas surpris et tenez-vous prêt. Anticipez, voire prévenez toute agression. Et si elle se produisait malgré tout, ripostez comme il se doit.

 

Vous savez que les forces stratégiques à Engels conduiront un autre tir de missiles de croisière, qui entreront sans doute dans l’espace aérien turc. La dernière fois que l’on a fait ça, ils ont bruyamment protesté, et nos services de renseignements font le lien entre ce premier survol et la destruction de notre Su-24 en novembre dernier. Cette fois, nous serons prêts. Dans une longue conversation avec le chef des Forces Aériennes la semaine dernière, vous avez reçu carte blanche pour rosser les Turcs s’ils déclenchent les hostilités, mais vous devez absolument maintenir les Etats-Unis hors de cela. Ce n’est pas chose aisée, mais si vous pensez que vos actions sont raisonnables et ne sont pas susceptibles de provoquer l’OTAN, allez-y.

 

Equipement

Les équipements embarqués tels que les radars, contre-mesures et systèmes de guidages possèdent tout un tas de traits qu’il est inutile de préciser ici. Un radar peut par exemple seulement repérer une cible, ou indiquer son altitude et sa direction. Un récepteur radar peut seulement dire au joueur « il y a quelque chose là, avec un radar », reconnaître certains traits du radar, voire complètement l’identifier. Leur niveau technologique est également exprimé en décennie : début 1970, fin 1970, début 1980 etc. Les armes ont aussi des systèmes de guidage, de communication que je ne prends pas la peine de préciser non plus.

 

Voici une liste des équipements à ma disposition. Elle est exceptionnellement détaillée car le contingent russe est réduit. Si à l’avenir j’écris d’autres AAR avec des effectifs plus grands, n’espérez pas autant de travail de ma part :p

Plusieurs désignations existent pour un même équipement russe : le numéro de projet, la désignation GRAU, la classe/le nom de l'équipement et enfin, la désignation sous laquelle est connue l'objet au sein de l'OTAN. Pour compliquer le tout, certaines désignations OTAN recoupent le nom d'autres équipements.

 

Les portées sont exprimées en miles nautiques (nm), 1nm = 1.852 km.

 

Glossaire

Révélation

CEP : Circular Error Probability. Probabilité d’erreur circulaire. 1m CEP signifie que, pour un nombre de munitions tirées donné, 50% d’entre elles tomberont à 1m maximum de leur cible. Cette valeur peut être réduite à l’aide d’équipements de navigation et de guidage modernes.

COMINT : COMmunication INTelligence. Système d’écoute des communications échangées entre les unités et leur hiérarchie.

DP : Damage Points. Points de dégâts. 1DP = 1kg équivalent TNT de puissance. Ce n’est pas toujours une valeur pertinente. Une arme qui fait 50 DP mais perce le blindage sera plus efficace contre une cible renforcée qu’une arme offrant 100 DP « bruts ».

ECM : Electronic Counter Measures. Contremesures électroniques. Conçus pour perturber les systèmes d’acquisition ennemis et leurrer les missiles en approche.

ELINT : Electronic INTelligence. Système d’écoute des signaux électroniques émis par les radars, contremesures etc.

HF/DF : High-frequency direction finding, utile pour localiser des sources d’émissions à haute fréquence, généralement émises par des avions ou des sous-marins.

IRCM : Infra Red Counter Measures. Contremesures infrarouge. Conçus pour perturber les systèmes de guidage à infrarouge utilisé par certains missiles.

MAD : Magnetic anomaly detector, détecteur d’anomalies magnétiques. Appareil en mesure de repérer une distorsion dans le champ magnétique sous le niveau de la mer, dû la plupart du temps à un sous-marin.

PDM : Point Defence Missile. Missile antimissile courte portée.

PoH : Probability of Hit. Probabilité de base de toucher la cible. Entrent ensuite en compte l’altitude de la cible, sa vitesse, d’éventuels équipements de brouillages, les leurres etc.

RWR : Radar warning receiver. Récepteur d’avertissements radar. Il est très facile de repérer qu’un radar vous poursuit, c’est ce que fait cet appareil. C’est le premier avertissement d’un pilote de chasse qu’il est suivi et susceptible d’être attaqué.

SLAR : side-looking airborne radar, radar de recherche opérant sur les côtés de l’appareil.

 

Armement embarqué

Seules figurent ici les armes que les avions et hélicoptères peuvent embarquer. Les armes de chaque navire sont précisées dans leur fiche.

 

Révélation

Armes air-air

R-27R MR SARH (OTAN AA-10 Alamo A), portée 2-45 nm, PoH 80%.

R-27T MR IR (OTAN AA-10 Alamo B), portée 2-45 nm, PoH 80%.

R-27RE LR SARH (OTAN AA-10 Alamo C), portée 2-70 nm, PoH 80%.

R-60TM (OTAN AA-8 Aphid) : portée 0,2-5 nm, PoH 80%.

R-73 (OTAN AA-11 Archer) : portée 0,2-10 nm, PoH 95%.

R-73M (OTAN AA-11 Archer) : portée 0,2-10 nm, PoH 95%.

R-77-1, RVV-SD (OTAN AA-12 Adder B ) : portée 2-60nm, PoH 90%

 

Armes air-sol

9M114 Shurm-V (OTAN AT-6 Spiral) : missile AT, portée 0,2-5 nm, PoH 80%, 1 DP, CEP 4m, toutes sauf pistes.

9M120 Ataka-V (OTAN AT-9 Spiral-2) : missile AT, portée 0,2-5 nm, PoH 85%, 1 DP, CEP 4m, toutes sauf pistes.

Kh-25L (OTAN AS-10 Karen) : missile, portée 1-6 nm, PoH 85%, 110 DP, CEP 4m, toutes cibles.

Kh-29T (OTAN AS-14 Kedge) : missile, portée 1-6nm, PoH 85%, 250 DP, CEP 4m, toutes cibles.

FAB-100M-64 GPB : bombe non guidée, portée 1nm, 67.5 DP, PoH 99%, CEP 50m, toutes cibles.

FAB-250M-62 GPB : bombe non guidée, portée 1nm, 150 DP, PoH 99%, CEP 50m, toutes cibles.

FAB-500M-62 GPB : bombe non guidée, portée 1nm, 319,5 DP, PoH 99%, CEP 50m, toutes cibles.

KAB-500Kr TV/EO, bombe guidée, portée 0.2-2nm, 201 DP, PoH 75%, CEP 4m, toutes cibles.

KAB-500L LGB, bombe guidée, portée 0.2-4nm, 201 DP, PoH 75%, CEP 4m, toutes cibles.

OFAB-100-120 Frag, bombe à frag., portée 1nm, 67.5 DP, PoH 99%, CEP 50m, toutes cibles.

OFAB-250-270 Frag, bombe à frag., portée 1nm, 132 DP, PoH 99%, CEP 50m, toutes cibles.

RBK-250-PTAB CB, bombe à frag., portée 1nm, 30x30 DP, PoH 99%, CEP 50m, cibles légères, navires.

RBK-500-PTAB CB, bombe à frag., portée 1nm, 268x1 DP, PoH 99%, CEP 50m, cibles légères, navires.

S-13-B 122mm, roquettes, portée 2nm, 1.9 DP, PoH 99%, CEP 20m, toutes cibles.

S-24-B 240mm, roquettes, portée 2nm, 123 DP, PoH 99%, CEP 20m, toutes cibles.

S-5K 57mm, roquettes, portée 2nm, 0.35 DP, PoH 99%, CEP 20m, véhicules, structures, navires

S-8KO 80mm, roquettes, portée 2nm, 0.35 DP, PoH 99%, CEP 20m, véhicules, structures, navires

RBK-500 ZAB, bombe incendiaire, portée 1nm, 200 DP, PoH 99%, CEP 50m, cibles légères, navires.

 

Anti sous-marines

APR-2 Orlan-M, roquette ASM, portée 0,5/2nm, PoH 75%, 80 DP

AT-2M*, torpille, portée 1/12nm, PoH 65%, 150 DP

PLAB-250B, charge ASM, 0,5 nm, PoH 99%, 133 DP

*Désignation OTAN.

 

Appareils

Chaque avion est fidèlement modélisé, jusqu'au nombre de radios et les canaux utilisés pour communiquer. Avant de décoller, il faut choisir une configuration parmi celles possibles pour l’appareil, qui détermine l’emport, l’autonomie et donc les missions possibles. Les configurations indiquées incluent celles impossibles dans ce scénario faute de matériel présent à Hmeimim.

 

Révélation

12x Sukhoi Su-24M2 (OTAN Fencer D)

su24_chap1.png.47b65e57411d5073ad2ce03ac08d30e7.png

Avion d’attaque au sol tous-temps, supersonique, ailes à géométrie variables. Les modèles présents à Hmeimim sont des modernisés de 2009. L’équipement antiaérien est limité aux seuls missiles R-73 et R-60TM, le choix d’équipements air-sol est en revanche pléthorique : 120 (!) configurations possibles. Avionique largement obsolète, y compris sur ces modèles modernisés.

Radar à 80nm (dbt 1970), RWR à 120 nm (fin 1970), ECM défensif (dbt 1980)

 

12x Mil Mi-24P (OTAN Hind F)

mi24_chap1.png.073882ff17dbc1d7fe80d610b57793a3.png

Hélicoptère d’attaque, surnommé le tank volant ou le Crocodile, blindé contre les armes légères. Le cockpit résiste aux canons de 30mm. Conçu pour réduire les colonnes blindées ennemies en cendres, il peut aussi transporter 8 passagers avant de leur fournir un appui-feu des plus appréciables. Version modernisée. Deux configurations la première avec 9M114 + S-5K, la seconde est identique avec 8 passagers en plus.

RWR à 120 nm (fin 1970), plusieurs systèmes de guidage d’armement (1980-1990)

 

4x Sukhoi Su-34 (OTAN Fullback)

su34_chap1.png.9a18bfdd54d416293ff31a78ce1dd21a.png

Successeur du Su-24, basé sur le Su-27. Si son prédécesseur est clairement obsolète pour 2016, celui-ci est bien plus à sa place, avec une avionique plutôt récente (dbt-fin 2000). Modèles modernisés de 2015. 116 configurations, semblables à celles du Su-24.

Radar à 160 nm (fin 1990), deux RWR à 102 nm (dbt et fin 2000), ECM défensif (fin 2000).

 

4x Sukhoi Su-30SM (OTAN Flanker G)

su30_chap1.png.868784136cb92af4198d8a534d137a48.png

Chasseur de supériorité aérienne supermanœuvrable de génération 4+, également capable de mission d’attaque au sol. Une petite merveille, tout est neuf ou presque dans ces appareils qui sentent encore la peinture fraîche (avionique 2000-2010). Ils sont une amélioration des Su-30MK, eux-mêmes une évolution marquée des Su-27. 27 configurations, avec des équipements similaires à ceux employés par le Su-24.

 

Ses capacités sont très similaires aux Su-35S. Le choix des forces aérospatiales russes de poursuivre le développement et l’acquisition des deux modèles repose notamment sur la volonté, dans les années 2000, de soutenir deux constructeurs différents dans un climat défavorable aux exportations d’armes.

Radar à 160 nm (fin 2010), deux RWR à 120 nm (fin 2000), ECM défensif (fin 2000).

 

4x Sukhoi Su-35S (OTAN Flanker E)

su-35.png.5a35b4019274b97419b5f40a48dc4e7a.png

Chasseur de supériorité aérienne supermanœuvrable de génération 4, également capable de mission d’attaque au sol.  Ce chasseur est une modernisation du Su-27, mais construit par une autre compagnie la KnAAZ (usine d’avions de Komsomolsk-sur-l’Amour). Comme pour les Su-30, la transformation opérée est telle qu’une nouvelle désignation lui a été attribué. Contrairement au Su-30, il peut emporter les missiles antiaériens R-77-1. 23 configurations, avec des équipements similaires à ceux employés par le Su-24.

 

Ses capacités sont très similaires aux Su-30SM. Le choix des forces aérospatiales russes de poursuivre le développement et l’acquisition des deux modèles repose notamment sur la volonté, dans les années 2000, de soutenir deux constructeurs différents dans un climat défavorable aux exportations d’armes.

Radar à 160 nm (début 2000), RWR à 120 nm (fin 2000), ECM défensif (fin 2000).

 

2x Kamov Ka-52 Chornaya Akula (OTAN Hokum B )

ka-52.png.09b5e135acc5bc578dda14f64874efb1.png

Hélicoptère léger de reconnaissance et d’attaque tout temps issu du Ka-50. Le blindage du modèle d’origine est abandonné en faveur d’une capacité d’emport accrue. Sa silhouette est tout à fait reconnaissable à cause de ses deux rotors contrarotatifs typiques des modèles Kamov. 4 configurations.

Radar à 20nm (dbt 2000), RWR à 120 nm (dbt 2000), plusieurs systèmes de guidage d’armement (2000-2010), ECM défensif et IRCM (dbt 1990).

 

2x Mil Mi-28N (OTAN Havoc)

mi_28.png.2ef0640486ca92172b12b63a9d47cd92.png

Hélicoptère d’attaque intégralement optimisé pour ce rôle contrairement au Mi-24. Son armement se focalise sur la destruction de blindés et d’hélicoptères ennemis tandis que le cockpit blindé est abandonné au profit de meilleures performances. 4 configurations.

Etonnamment, la version O du missile antichar 9M120 Ataka n’existe pas dans la base de données de Command. Cette version est conçue pour détruire des hélicoptères. Le Mi-28 ne peut donc pas en l’état remplir ce rôle dans le jeu.

Radar à 20nm (dbt 2000), RWR à 120 nm (dbt 2000), plusieurs systèmes de guidage d’armement (2000-2010), ECM défensif et IRCM (dbt 1990).

 

12x Sukhoi Su-25SM2 (OTAN Frogfoot A)

su_25.png.da704bde0b34f50cf1375e54b65d1a52.png

Avion d’attaque au sol spécialisé dans l’appui feu, il est l’équivalent soviétique, puis russe, du A-10 américain. L’avion est intégralement blindé, en mesure de supporter les tirs d’armes légères venant du sol. La version modernisée SM2 possède un nouvel ordinateur de bord et une avionique mise à jour. Conçu pour réduire en cendres une position ennemie au sol. 30 configurations.

Radar à 20nm (dbt 2000).

 

Ilyushin Il-20M (OTAN Coot A)

il_20.png.9ad77bcab67636d900d0fc701ebf1cdb.png

Avion d’intelligence électronique (ELINT) à turbopropulseurs. L’appareil en lui-même est obsolète, conçu à partir de l’Il-18, un avion de ligne qui a connu une carrière remarquable de près de trente ans. Non armé, une seule configuration.

SLAR à 40 nm (fin 1970), Reco visuelle à 5nm (fin 1970), ELINT à 500nm (fin 1970), COMINT à 500nm (fin 1970)

 

4x Israel Aircraft Industries Forpost

forpost.png.8dd42a67d3301024b4adf4a65d6a5d6f.png

Drone de reconnaissance tout temps construit sous licence en Russie, basé sur le modèle IAI Searcher/Meyromit 2 de l’armée israélienne. Non armé, une seule configuration.

Rayon de reconnaissance de 920 nm, caméra de deuxième génération à 30 nm (1970-1980).

 

Tupolev Tu-214R (pas de classification OTAN)

tu_214r.png.310a606a1e8d72142e4b20fe87d7eb16.png

Avion d’intelligence électronique (ELINT) dernier cri. La plateforme initiale, le Tu-204, est un avion de ligne, lui-même agrandi en Tu-214. Le Tu-214 sert de modèle de base pour plusieurs appareils d’opérations spéciales : le Tu-214 ON est l’avion de reconnaissance utilisé dans le cadre du traité Open Sky, le PU est un poste de commandement aérien, le SR est un relai de communications etc.

Le Tu-214R est le remplaçant du Il-20 et emporte toute une batterie d’équipements d’écoute et d’observation. On le dit capable de capter tous les signaux émis, jusqu’à ceux des téléphones portables, conversations inclues. La Syrie est son baptême du feu.

SLAR 100 nm (dbt 1980), Reco visuelle troisième génération (2000-2010), Reco infrarouge troisième génération (2000-2010), COMINT à 500 nm (dbt 2000), ELINT à 500 nm (1990).

 

Ilyushin Il-38N (OTAN May)

il_38.png.39f398add51bec7829a11ad597a7ab74.png

Avion de patrouille maritime et de chasse sous-marine, dérivé de l’Il-18. Avec le Ka-27 embarqué à bord du Moskva, c’est le seul appareil de chasse sous-marine disponible en Syrie. Il est donc extrêmement précieux. Modernisé en 2012, il reste néanmoins un appareil ancien. Il peut déployer des sonobouée ou des torpilles, au choix. 5 configurations.

Radar à 180 nm (dbt 2000), RWR à 120 nm (dbt 1970), MAD à 1 nm

 

Kamov Ka-27PL (OTAN Helix A) à bord du RFS Mosvka

ka_27.png.29060e8fdd5b748396f73e0311081fae.png

Hélicoptère de chasse sous-marine. Avec l’Il-38 stationné à Hmeimim, c’est le seul appareil de chasse sous-marine disponible en Syrie. Il est donc extrêmement précieux. Il peut déployer des sonobouées, des torpilles ou des charges anti-sous-marines. 6 configurations.

Radar air-sol à 180 nm (fin 1970), MAD à 1 nm, Sonar tracté à 3 nm (dbt 1970)

 

Navires

Révélation

RFS Moskva – Croiseur classe Moskva (ex-Slava), Project 1161 Atlant

moskva.png.936f865ac83ffdcb290e2815b9afb638.png

Conçu au début des années 1980, modernisé en 2014, il est équipé de missiles antinavires P-1000 Vulkan susceptible de pulvériser n’importe quel navire à 375 nautiques. Sa meilleure surprise (ou mauvaise, selon le camp) est la présence de missiles antiaériens S-300F, fermant intégralement la côte syrienne aux avions ennemis. C’est d’ailleurs dans ce rôle de croiseur antiaérien que le Moskva est envoyé en Syrie. Il offre de plus une protection antimissile non négligeable. L’électronique embarquée est plus ancienne, le Moskva doit notamment se faire désigner une cible pour profiter pleinement de ses missiles anti-navires.

Radar : surface à 50 nm (dbt 1970), air à 200 nm (dbt 1960-fin 1970), sonars à 15 et 40 nm

 

Armement :

- P-1000 Vulkan (OTAN SS-N-12 Sandbox 2) : antinavire, portée 10-375 nm, 630 DP, PoH 85%, CEP 4 m

- AK-130 130mm/54 : canon, portée 0,1-11 nm, PoH 99%, CEP 80 m

- AK-630M 30mm/65 : canon gatling, portée 1nm, PoH 70%, CEP 30 m

- RBU-6000 (salve de 12) : anti sous-marin, portée 2,5 nm, PoH 15%

- SET-65K : torpille, portée 5/11 nm, 205 DP, PoH 70%

- 5R55RM S-300F (OTAN SA-N-6a Gumble), missile antiaérien, portée 2-50 nm, 31,5 DP, PoH 75%

- 9M33M3 Osa 2M (OTAN SA-N-4b Gecko) : PDM, portée 1-8 nm, PoH 75%, CEP 4m

Défense antimissile estimée à 40 Harpoon ou équivalents.

 

RFS Zelenyy Dol, corvette classe Buyan, Project 21630 Buyan-M

buyan.png.2127a20c0cb5924bbf0fc4fc1812254a.png

La classe Buyan est la dernière génération de corvettes russes : le premier navire de cette classe est lancé en 2013. Conçu pour engager rapidement les navires de surface, son petit gabarit lui permet également de remonter les rivières et canaux. L’équipement embarqué est un mélange d’ultramoderne et de plus ancien pour les systèmes non essentiels. Ne pas sous estimer ce navire : la punition peut venir sous la forme du 3M54T Kalibr et de ses 200 nm de portée*. Pour un navire nécessitant moins de 50 hommes pour opérer, il offre une belle force de frappe. Sa principale faiblesse est l’absence de moyen de détection et de lutte anti sous-marine, mais il est également peu apte à éliminer des cibles aériennes.

Radar : surface et air à 70 nm (fin 1990). Pas de sonar ou de MAD. ECM offensif et défensif (dbt 2000)

 

Armement :

- 3M54T Kalibr* (OTAN SS-N-27 Sizzler) : antinavire, portée 2-200 nm, PoH 85%, CEP 4 m

- 100mm/59 A-190 : canon, portée 8 nm, PoH 99%, CEP 80 m

- 14.5mm MG : mitrailleuse, portée 1 nm, PoH 99%, CEP 30 m

- AK-630M 30mm/65 : canon gatling jumelé, portée 1nm, PoH 70%, CEP 30 m

- 9M342/9M338 Igla S (SA-N-24 Grinch) : portée 0,2-3 nm, 0.88 DP,  PoH 50%

Défense antimissile estimée à 2 Harpoon ou équivalents.

 

* A ne pas confondre avec son cousin 3M14T Kalibr qui touche à près de 1 400 nautiques et que les Buyan peuvent aussi embarquer. Ce sont ces Kalibr-là qui ont été depuis la mer Caspienne contre Alep, Raqqa et Idleb en novembre 2015.

 

RFS Priazovye, navire collecteur de renseignements classe Vishnya, Project 864 Meridian

vishnya.png.09c557c607526efb4cad72c261ddfa35.png

Ce navire n’est pas un combattant. Son rôle consiste à amasser un maximum d’informations en interceptant les signaux ennemis. Il dispose de quelques armes d’autodéfense, mais il est attendu qu’il doit être protégé par le reste de la flotte. Sa défense antiaérienne n’est en effet rien de plus que 4 MANPADS collés ensemble.

COMINT à 500 nm (5 récepteurs, fin 1970), Reco visuelle de deuxième génération à 80 nm (fin 1970).

 

Armement :

- AK-306 30mm/54 : canon gatling, portée 1,5 nm, PoH 99% (air 4%), CEP 30m

- 9M36 Strela 3 : SA-N-8 Gremlin, 0,2-3 nm, 0.38 DP, PoH 45%

 

B-262 RFS Staryi Oskol et B-261 RFS Novorossiysk, sous-marins de classe PL-636.3 Varshavyanka (OTAN Improved Kilo)

kilo.png.569b02ba459f7af3e386556e49e2b5f9.png

Sous-marin d’attaque, ultime développement de la célébrissime classe de sous-marins Kilo (Project 877 Paltus), réputés pour leur capacité à rester silencieux. Le B-261 est lancé en novembre 2013, le B-262 en août 2014. La peinture a tout juste fini de sécher. Outre un armement modernisé et optimisé pour la chasse aux navires, le Kilo est capable d’emporter les terrifiants missiles Kalibr. Cependant, les deux appareils envoyés en Syrie n’en sont pas dotés. Il dispose aussi d’une défense antiaérienne limitée à quelques missiles Strela-3. L’équipement reste tout de même très ancien.

Radar de surface à 20 nm (dbt 1970), sonar à 15 nm (fin 1970), RWR à 120 nm (dbt 1980), HF/DF à 500 nm (fin 1970)

 

Armement :

- TEST T-71M (OTAN TEST-83) : torpille, portée 4/14 nm, 205 DP, PoH 75%, cible les sous-marins uniquement

- Fizik-1 (OTAN UGST) : torpille, portée 8/22 nm, 300 DP, PoH 85%

- 9M36 Strela 3 : SA-N-8 Gremlin, 0,2-3 nm, 0.38 DP, PoH 45%

 

Approche

 

La mission est simple : taper sur Da’esh, l’ASL et l’ADC. Il faut détruire un maximum de cibles dans la journée et priver les rebelles d’une de leurs sources de revenus, le pétrole. Au diable les protestations de Damas. Quand l’Armée Arabe Syrienne s’approchera des puits tant convoités, les terroristes y mettront le feu de toute façon.

 

Les équipements à ma disposition sont extrêmement limités et illustrent parfaitement la logique suivie par la Russie dans cette intervention : agir au mieux avec le minimum de moyens. Il est parfaitement inutile de gaspiller un missile longue portée tiré par un avion dernier cri contre une cible non défendue si le même résultat peut être obtenu par une bombe non-guidée tirée depuis un appareil vieux de trente ans. Autrement dit, je ne dispose pas d’armement « intelligent » ou « stand-off » longue portée permettant à un avion d’attaquer sans pour autant approcher les défenses ennemies. La Russie dispose de jouets très intéressants dans ce domaine-là, les 9M14 Kalibr par exemple, elle ne les a simplement pas envoyés en Syrie. N’oublions pas l’espionnage massif pratiqué par tous les camps. Tout équipement nouveau déployé et utilisé en Syrie peut être observé, analysé et décortiqué par les Etats-Unis. Or, la surprise est une arme qu’il vaut mieux toujours avoir avec soi. Cet adage est également appliqué par la Russie, qui déploie un nombre étonnant d’équipement d’écoute. Les forces stratégiques ne sont pas sous mon contrôle. Il est à attendre que le tir de missile fasse des vagues.

 

Ma plus grande faiblesse est le manque d’équipement antinavires. Leur absence est justifiée par la mission qui m’est confiée : jusqu’à preuve du contraire, Da’esh n’a pas de flotte. Si la situation venait à dégénérer, je ne disposerais de quasiment rien pour me défendre contre les navires coalisés. Le Moskva, les Varshavyanka et le Zelenyy Dol, aussi sympathiques soient-ils, n’ont certainement pas les moyens de résister au groupe aéronaval du Charles de Gaulle entier, appuyés par les appareils d’Incirlik, à moins de prendre tout ce beau monde par la ruse. Les airs seraient beaucoup plus faciles à défendre grâce aux Su-30 et Su-35, précieux, aux S-300F du Mosvka et au S-400 déployé. Cependant, même pour eux, les munitions ne sont pas illimitées et il se pourrait bien que le tout soit réduit au silence faute de missiles à tirer. J’espère évidemment ne pas en arriver là.

 

Pour cette raison je vais jouer la prudence et me concentrer dans un premier temps sur l’Etat Islamique et l’ASL. Le poste-frontière d’Azaz est une cible tentante et il est possible de l’abattre sans franchir la frontière avec un Kh-29T. C’est aussi la cible susceptible de générer le plus de tensions avec la coalition : elle multiplie les risques de survol de la Turquie et pourrait concentrer dans un tout petit espace un nombre déraisonnablement élevé d’appareils des deux camps. SI un seul avion panique et engage un autre avion ou si un camp se montre un peu trop zélé dans sa mission, c’est la catastrophe. Nous n’avons de plus aucune idée du dispositif de l’Armée de la Conquête qui pourrait avoir quelques missiles antiaériens. Tout cela pour un poste frontière. Aussi, dans cette zone, je vais déployer un de mes Forpost pour du repérage, tandis que mes appareils iront frapper ailleurs. On adaptera les cibles en fonction de la présence aérienne coalisée pour éviter au maximum de croiser d’autres appareils.

 

En parallèle, je compte utiliser mes deux appareils ELINT. L’Il-18 ira repérer les dispositifs ennemis vers le nord, le Tu-214R ira au contraire vers l’est, tous deux pour déterminer d’éventuelles troupes au sol prêt des puits. L’Il-38 sera envoyé en patrouille maritime armée au large de la Syrie tandis que le Priazovye ira reconnaître la côte turque pour s'assurer de la position exacte des navires coalisés. Le Moskva restera sur place, le Zelenyy Dol sera affecté en fonction des informations reçues. Je compte garder le B-262 près de la côte pour ajouter un peu de puissance anti-sous-marine à ma force navale qui en manque terriblement, tandis que le Novorossiysk ira jouer au chat et à la souris avec le groupe Charles de Gaulle.

Selon les ordres de Serguei Lavrov, toute mission de frappe au sol sera escortée de deux appareils. Sachant que seuls les 4 Su-30 et les 4 Su-35 sont aptes à jouer ce rôle convenablement et que le seuls Su-34 peut éventuellement les remplacer, il va falloir être malin et optimiser chaque sortie, voire maintenir les appareils en vol entre deux missions.

 

C’est le plan pour la journée. Si l’imprévu devait se produire, nous aviserions.

 

A suivre : chapitre 1

- on lance enfin le jeu

- on déploie nos équipements de surveillance

- on lance nos premières attaques

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites

WOUAW, c'est vachement bien détaillé et t'as l'air de connaitre ton sujet :ohmy:

 

Il y a 5 heures, Rhysaxiel a dit :

Que ceux qui se rappellent de ma partie EU:Rome et se demandent ce qu'est devenu sa poursuite sur CKII se rassurent, ça avance. Trèèèèès lentement, mais ça avance.

 

Ça fait plaisir à lire i;)

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Créer un compte ou se connecter pour commenter

Vous devez être membre afin de pouvoir déposer un commentaire

Créer un compte

Créez un compte sur notre communauté. C’est facile !

Créer un nouveau compte

Se connecter

Vous avez déjà un compte ? Connectez-vous ici.

Connectez-vous maintenant


  • En ligne récemment   0 membre est en ligne

    Aucun utilisateur enregistré regarde cette page.

×