Aller au contenu
Rhysaxiel

[CMANO] Les vieilles rancunes ne meurent jamais

Messages recommandés

Jeu : Command Modern Air Naval Operations Wargame of the year edition.

Scénario : Command LIVE ! Old Grudges Never Die

Camp joué : Russie

 

title.png.b73f1eb90c6ce7ef498f0a528d21f1d8.png

 

Bonjour à tous ! 
Avec ma thèse enfin terminée, mais non encore soutenue, j'ai un peu de temps à moi pour jouer. Que ceux qui se rappellent de ma partie EU:Rome et se demandent ce qu'est devenu sa poursuite sur CKII se rassurent, ça avance. Trèèèèès lentement, mais ça avance. Qui dit jeu, dit récit de partie, et ma manie de ne pas choisir de jeux courants a encore frappé. Cette fois, je vous propose du lourd, de l'indigeste, du jeu au gameplay obscur qui tient plus du modèle d'étude que du jeu : Command Modern Air Naval Operations. Ce jeu est l'héritier du vénérable Harpoon et vous propose de simuler les opérations aéronavales de 1945 à 2020 et plus grâce à une infinité de scénarios (merci la communauté et l'éditeur inclus) et des campagnes qui sortent régulièrement en DLC. Les développeurs ont aussi des scénario dits "Command LIVE !" qui partent d'un point chaud de l'actualité et qui sortent à intervalles réguliers, quand la situation dégénère quelque part dans le monde.

 

Old Grudges Never Die nous amène en Syrie, à l'été 2016. J'essaierai de mettre régulièrement à jour le récit, mais pour démarrer, je vous propose, outre l'obligatoire introduction, une sorte de chapitre zéro dans lequel je vous présente le briefing, l'équipement détaillé à ma disposition et un petit guide de survie pour comprendre quelque choses aux images de mon récit : quand on regarde des captures d'écran de Command, on a l'impression d'être un contrôleur aérien qui est, rappelons-le, l'un des métiers les plus stressants.

 

Je me permets une remarque, et en parallèle formule une demande à tous les lecteurs et commentateurs de ce récit. La toile de fond du scénario est toute récente et aborde des thèmes éminemment polémiques. Dans cette situation, les digressions sur les sujets d'actualité sont très aisées, or les règles du forum, notamment celle des dix ans, sont claires. Je refuse catégoriquement que ce sujet soit détourné en une discussion sur la guerre en Syrie ou la politique internationale. On pourra considérer comme polémique l'aperçu historique que je vous propose en introduction, il est néanmoins une introduction au scénario, non une ouverture de débat sur le rôle de la Russie en Syrie.

Cela dit, je suis tout à fait disposé à des interventions critiques simulant la propagande, les délires existants autour de cette guerre civile ou remettant en question mon récit, m'accusant de propagande pro-mon camp ou de masquer les informations. Je prends le parti de ne pas être un narrateur fiable : le brouillard de guerre dans Command est très fort, et il se pourrait bien que j'adopte une "ligne éditoriale" biaisée, voire plusieurs. A vous de décider de me faire confiance et de croire que tout ce que je raconte s'est réellement passé ainsi :p. Mais soyons clair, tout ce qui se dira ici concernera le jeu, le scénario et mes actions, rien d'autre.

 

Bonne lecture !

 

A suivre : Introduction

Aperçu historique et géopolitique.

- 2015 : la Russie entre en scène.

- L’incident du 24 novembre 2015

- Commentaire général

 

Sommaire :

-- à compléter au fil des messages --

Modifié par Rhysaxiel

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Introduction

Aperçu historique et géopolitique

Dans la continuité du mal nommé Printemps Arabe de 2011, une violente guerre civile a éclaté en Syrie. Ce conflit, en réalité bien plus complexe qu’une simple guerre civile contre un régime oppresseur, résulte de l’implication de plusieurs acteurs régionaux et internationaux. De nombreux groupes rebelles se créent, en Syrie même ou à l’étranger et, quelques temps, l’illusion d’une unité est entretenue par l’existence de l’Armée Syrienne Libre et d’un Conseil National de Transition, calqués sur le modèle Libyen. La réalité du terrain faite bien vite voler tout cela en éclat. L’OTAN s’est très tôt saisie de ce dossier, au moins sur le plan politique, avec notamment la présence de la France à la pointe l’opposition diplomatique contre le président syrien Bachar al-Assad. En parallèle, l’instabilité croissante en Irak et l’échec notoire du nation building américain après la guerre de 2003 entraîne la naissance et le développement d’un Etat Islamique en Irak au Levant, Da’esh. Les Etats-Unis y voient d’abord une opportunité de mettre le premier ministre irakien Nouri al-Maliki sous pression, mais très vite, l’EI se développe dans le nord du pays, menace les alliés kurdes de Washington et déborde en Syrie. L’est du pays, largement désertique et délaissé par l’Etat syrien, tombe sans grande résistance, à l’exception notable de la ville de Deir Ez-Zor et de son aéroport militaire. En 2014, l’EI possède deux capitales, à Mossoul en Irak et à Raqqa en Syrie. Très tôt, les autorités syriennes s’accordent avec leurs homologues kurdes du nord du pays : les seconds obtiennent une grande autonomie, donnant naissance à la Rojava, en échange de leur neutralité bienveillante envers les premiers.

 

Tout comme l’OTAN, la Russie surveille les développements dans la région avec un vif intérêt. Elle possède une base navale, à Tartus, la seule installation russe en Méditerranée, et la Syrie est de fait un allié. Si cette base venait à être perdue, la seule route permettant à la Russie de projeter sa puissance dans la région passerait par le Bosphore. Or, la convention de Montreux régissant les droits de passages dans ce détroit limite notamment le tonnage et le type de navires autorisés à le traverser. De fait, ce serait la fin de toute ambition navale russe, quand bien mêmes elles seraient limitées : au nord, la Baltique est contrôlée par l’OTAN, au sud, la méditerranée est fermée par le Bosphore. Il ne resterait comme passages libres que le cercle polaire, gelé la majeure partie de l’année et néanmoins contenu par l’OTAN au niveau du GIUK*, et loin à l’est, le Pacifique avec néanmoins le Japon et la Chine comme voisins et la proximité de l’Alaska. La chute du gouvernement syrien est inenvisageable à Moscou.

 

La Turquie enfin, est partagée entre plusieurs ambitions, et les hésitations du président Recep Erdogan rendent la situation un peu plus confuse encore. Alliée tantôt de l’armée syrienne libre, tantôt d’Al-Qaida qui a changé plusieurs fois de nom pour tromper l’ennemi, elle envoie également ses propres mercenaires pour notamment tenter d’abattre les Kurdes et élargir son influence dans la région. Tiraillée entre des considérations domestiques, à savoir le problème kurde et la lutte permanente contre le PKK, et stratégiques, les Kurdes de Syrie et d’Irak se rapprochent toujours plus de l’allié américain, la Turquie doit faire un choix sous peine de tout perdre. Elle doit de plus faire face, comme tous les Etats voisins de la Syrie, à l’afflux massif de réfugiés à ses frontières, qui augmentent d’autant les risques socio-économiques liés à leur prise en charge. Certains responsables européens considèrent d’ailleurs qu’Ankara fait de ces réfugiés une arme et un moyen de chantage contre l’UE, négociant l’étanchéité de leur frontière en contre des avantages et des concessions diverses. Du côté de Damas, on accuse régulièrement Ankara d’exfiltrer des « terroristes » en les faisant passer pour des réfugiés, avant de les renvoyer vers d’autres zones de conflits.

 

*Greenland Iceland United Kingdom. Le “GUIK gap” est constitué des points de passage entre les côtes de ces Etats, qui, avec la Manche, sont les seuls points d’accès à l’Atlantique à partir des territoires de l’ex Union Soviétique. Si vous avez lu Tom Clancy, tout particuièrement Red Storm Rising, vous en connaissez l’importance stratégique. L’OTAN contrôle la région grâce à la base de Keflavik en Islande et un vaste réseau de sonobouées, le SOSUS, permettant d’écouter les fonds marins.

GIUK.png.c708b250d49fc1d0b7be55d3f551622b.png

 

La Russie entre en scène

L’intervention russe en Crimée de 2015 et l’annexion du territoire qui s’en est suivi ont fortement accru les tensions entre la Russie et l’OTAN.

crimea.png.01caa0e2a72ff6a43080a408ac0b9993.png

La nouvelle de l’entrée de la Russie dans le concert syrien, cette fois sur le terrain militaire, inquiète encore un peu plus les pays occidentaux, soucieux de contenir leur voisin. Depuis 2014, une coalition menée par les Etats-Unis et largement construite sur les forces armées de l’OTAN mène des frappes contre l’Etat Islamique sans grand succès, que ce soit en Irak ou en Syrie. En septembre 2015, la Russie annonce l’envoi de son propre contingent pour mener à son tour de telles frappes et défendre son allié syrien. Là est toute la subtilité, et le nœud d’une bataille médiatique autour des actions des deux camps : la Russie considère l’ensemble des ennemis du gouvernement syrien, et non le seul Etat Islamique, comme des cibles potentielles. Elle s’attaque ainsi aussi bien à l’EI qu’à l’armée syrienne libre, à Al-Qaida ou encore aux mercenaires turkmènes protégés par la Turquie dans le nord-ouest du pays. Les Kurdes sont au contraire vus comme des alliés de circonstances tant par Moscou que Damas, qui a très tôt concédé des droits à cette minorité en échange de leur coopération dans la défense de leur territoire. C’est une pomme de discorde entre la Turquie et la Russie, et c’est loin d’être la seule. L’action russe est scrutée par les observateurs internationaux, et nombreux sont ceux surpris par les capacités affichées par Moscou. Loin des ratés de la guerre d’Ossétie de 2008, les forces aérospatiales russes sont en mesure de mener de nombreuses opérations, à un rythme soutenu et tout en maintenant un effectif réduit (60 appareils à peine) et limitant donc les dépenses au strict minimum. Jusqu’à présent, seules les nations occidentales étaient capables de telles opérations extraterritoriales. Motif d’inquiétude supplémentaire pour l’occident.

 

L'incident du 24 novembre 2015

Le 24 novembre 2015, au cours d’une opération dans le nord-ouest du pays, un Su-24M russe est abattu par un F-16 turc.

su24.png.71c9e7b644a0af42b78bc6546785211a.png

L’événement reste confus. D’après Ankara, le Su-24M est entré pendant 17 secondes dans l’espace aérien turc malgré des avertissements répétés. Le F-16 l’ayant intercepté n’a pu déterminer la nationalité de l’appareil, qui est aussi utilisé par l’armée de l’air syrienne. Du côté de Moscou, on affirme que les Etats-Unis disposaient du plan de vol et auraient dû informer leur allié pour éviter de genre d’incident, et l’on maintient que l’avion était en territoire syrien. Washington réfute en bloc les arguments russes. L’incident est aggravé par le meurtre du pilote après éjection par des rebelles syriens, en violation de l’article 42 du protocole additionnel de 1977 de la Convention de Genève qui interdit l’attaque de pilotes éjectés. L’incident est vivement dénoncé par la Russie, qui annonce aussitôt le déploiement du croiseur antiaérien Moskva ainsi qu’une batterie de missiles antiaériens S-400 Triumph.

 

Sur le papier, le système S-400 (désignation OTAN SA-21a Growler) a des performances terrifiantes : sa portée de tir de 400 km interdit à tout avion hostile la moitié de l’espace aérien syrien et couvre Incirlik, la principale base d’opération de la coalition en Turquie. Seule Akrotiri, base de la Royal Air Force à Chypre, est hors de portée. Les S-300F (SA-N-6 Grumble) à bord du Moskva couvrent de plus l’intégralité de la côte syrienne (cercles rouges clair sur la carte). Il reste à voir si ces systèmes sont aussi efficaces qu’annoncé.

 

s400.png.d61e2c4098fc27146ee3cc89d219a0e9.png

C’est ici que l’histoire diverge.

Historiquement, dès le lendemain, les ministres turcs et russes des affaires étrangères discutent longuement au téléphone et parviennent à éviter une escalade de la situation au-delà du déploiement russe et de l’escorte systématique des appareils d’attaque russes par des chasseurs. Le 27 juin 2016, après des mois de pression économique et des frappes russes spectaculaires en Syrie, et malgré son image assumée d’homme fort et dans son droit, Erdogan s’est publiquement excusé pour cet indicent. La Russie a néanmoins déployé fin 2016 le croiseur lance missile porteur d’avions Amiral Kuznetsov en Syrie, dans une optique de démonstration de force.

 

Dans ce scénario, Serguei Lavrov et Mevlu Cavusoglu n’ont pu ou voulu s’accorder, tandis qu’Erdogan maintient une ligne dure, sûr de ses alliés. Le Kuznetsov est envoyé six mois plus tôt (mais, malheureusement, n’est pas présent dans le scénario). Les tensions sont ainsi maximales et le moindre dérapage peut conduire à la catastrophe : si les hostilités venaient à éclater entre la Russie et la Turquie, que ferait l’OTAN ?

 

Commentaire général sur le scénario

Ce scénario est très intéressant. La situation est initialement calme, les deux camps ont un ennemi commun en la personne de Da'esh, et pourtant, tout peut partir en vrille en un rien de temps.

La tension est en effet maximale : voler trop près d’autres avions, survoler le territoire turc ou encore attaquer trop fréquemment l’Armée de la Conquête ou l’Armée Syrienne Libre est susceptible de provoquer un dérapage. Un tir malheureux, une confusion quant au camp auquel appartient un avion attaqué peut provoquer une escalade. Or, en tant que joueur russe, il n’y a aucun allié susceptible de me venir en aide, l'armée de l'air syrienne n'est clairement pas à la hauteur face à la fine fleur de l'OTAN. Si la situation dégénère avec la Turquie, il est fort probable que les Etats-Unis et la Coalition interviennent. Je ne pourrais alors compter que sur mon contingent extrêmement réduit les S-400, qui ne sont pas en nombre infinis et dont c'est le premier déploiement opérationnel, et une bonne dose de sang-froid.

 

Pour des raisons évidentes de clarté de l'esprit nécessaire dans de telles situations, je ne joue pas ce scénario avec une bouteille de vodka à portée de main.

 

A suivre : chapitre zéro

- Guide visuel pour CMANO

- Briefing traduit par votre serviteur

- détail de l'équipement à ma disposition

- mon approche globale pour la mission

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Chapitre Zéro

Comme promis, voici quelques éléments pour mieux comprendre le jeu, le scénario et les équipements. Pour des raisons de lisibilité, je vais (ab)user des balises spoiler, surtout en ce qui concerne l'équipement.

 

Guide visuel pour CMANO

Révélation

Command combine une interface inspirée du Naval Tactical Data System (NTDS) et la norme OTAN Allied Procedural Publication 6 (APP-6). Si vous avez l’impression de regarder le radar d’un contrôleur aérien en voyant les images du jeu, c’est normal. Si vous avez l'impression de ne rien comprendre, c'est normal aussi ! Le principe du NTDS est en fait assez simple.

ntds.png.1484753b9c218ad828867539747ed526.png

Chaque icône d’équipement mobile part d’une base : un cercle pour un allié, un carré pour un neutre ou un non identifié, un losange pour un ennemi. On ne retient que la moitié haute de l’icône si l’objet est en l’air (plane, missile, helicoptor), la moitié basse s’il est un sous-marin (sub, torpedo), et toute l’icône est affichée s’il s’agit d’un objet en surface (surface). Un groupe de plusieurs unités voit son icône doublée (air/surface/sub group).

 

Pour les unités au sol, c’est la norme APP-6A qui prévaut. Les unités terrestres sont peu représentées dans le jeu. Elles sont surtout des menaces (SAM, AAA), des installations RADAR ou des cibles (infanterie, blindés, artillerie).

 

Voici un exemple tiré de la vidéo promotionnelle du scénario, avec quelques identifications.

ntds_example.png.8e309b8a550c5cfff8ae1e99369988bc.png

Vous aurez sans doute remarqué ces cercles et lignes entourant les icônes. Elles peuvent désigner une approximation de la position d’un objet qui n’aurait été détecté qu’en azimut par exemple, au contraire un objet clairement identifié il y a un certain temps mais dont le contact a été perdu. Dans ce cas, l’approximation se base sur la vitesse de l’unité au moment de la dernière détection et extrapole sa position possible à partir de là.

 

Les lignes droites et les cercles sont des surfaces de détection ou des portées maximales de tir. Un radar de recherche destiné à repérer les avions est indiqué en blanc. Un radar de surface est en jaune. Un sonar est vert clair. Pour les portées de tir, les armes antinavires sont en rouge, les armes contre les cibles au sol sont en marron, les armes antiaériennes en rose/rouge clair et les armes anti-sous-marines sont vert foncé.

 

radars_exemples.png.91030e4da18177437fe33cfa03533017.png

Pour des raisons évidentes de visibilité, les cercles peuvent être combinés pour représenter la surface totale couverte par vos radars/armes, et non chaque cercle individuellement. Si une ligne est en pointillés, il s’agit d’une zone couverte par des systèmes ennemis. Il faut évidemment avoir préalablement identifié l’objet pour connaître le matériel dont il dispose et pouvoir afficher sa portée de tir/de détection. C'est très utile pour trouver des failles dans un dispositif ennemi.

 

Il faut enfin garder à l’esprit que les radars et les armes sont limités par la géographie : votre radar à Toulouse ne repèrera pas un avion volant en rase-motte en Espagne derrière les Pyrénées.

 

Briefing

SitRep destiné au commandant des forces russes en Syrie.

 

Opposition :

Da’esh : principalement des forces légères locales qui contrôlent les infrastructures suivantes :

- la raffinerie pétrolière de Manbij et les puits adjacents, proches de la frontière turque

- les puits de pétrole d’Alep, à l’est de la ville

- le principal pont de la ville de Raqqa

- les puits de pétrole de Deir ez-Zor

Leurs forces consistent en des armes légères et des MANPAD. Ils se tiennent plutôt tranquilles ces dernières semaines.

 

Armée de la Conquête (Brigades turkmènes) : force rebelle soutenue par la Turquie et contrôlant le poste frontière d’Azaz entre la Syrie et la Turquie. Equipée principalement d’armes légères, ils pourraient disposer de quelques MANPAD et ont de l’artillerie. Leur objectif est surtout d’empêcher les Syriens ou leurs alliés Kurdes d’Afrin de prendre le contrôle du poste frontière.

 

Armée Syrienne Libre : un autre groupe rebelle dissident, sans doute soutenu par la Turquie et d’autres membres de la coalition. Cette force est présente autour d’Alep et ne possède que des armes légères.

 

Forces de la coalition :

Etats-Unis : un groupe aéronaval est actuellement présent dans le Golfe Persique. En méditerranée, ils n’ont qu’un DDG, quelques avions de patrouille en Sicile et plusieurs chasseurs opérant depuis Incirlik. Ils ont sans doute un sous-marin dans les parages.

 

Turquie : la 10e escadre turque est responsable de la frontière avec la Syrie. Elle dispose de deux escadrons complets de F-16 à Diyabakir et d’un escadron de F-4 à Malataya, et plusieurs avions de soutiens à Incirlik. Nous pensons qu’ils ont deux sous-marins au large de leurs côtes, mais il est difficile de s’assurer du nombre exacts d’appareils sur zone en raison de leurs nombreuses bases. Nous sommes cependant certain qu’au moins un est en mer près de la Syrie. Il y a très certainement une frégate patrouillant entre Chypre et le continent. La défense aérienne turque est centrée sur leurs bases, mais il y a une batterie de Patriot espagnole près d’Incirlik couvrant la côte d’Antakya jusqu’à la côte syrienne.

 

Autres forces de la coalition : les Britanniques opèrent à partir d’Akrotiri leurs Typhoons, Tornados, AWACs et d’autres avions de soutiens, ainsi qu’un DDG croisant au nord de l’île. Les Allemands travaillent avec les Américains depuis Incirlik, ils ont quelques Tornados en mission d’attaque au sol. Les Français ont une groupe aéronaval au sud de Chypre, organisé autour du Charles de Gaulle, avec à bord des Rafales et des Super Etendards, le tout escorté par un DDG et des frégates françaises, britanniques et allemandes.

Les forces de la coalition lanceront plusieurs missions d’attaques, les Turcs concentrent leurs assauts sur les forces pro-syriennes faisant face à l’Armée de la Conquête, et le reste sur Da’esh. Notre Tu-214 aura son quota de signaux électroniques à surveiller. En mer, il y a certainement plus de sous-marins patrouillant dans la zone que ce que nous supposons. Les navires de surfaces sont confinés à des zones précises et le Charles de Gaulle restera sans doute loin des côtes.

 

Forces disponibles :

Notez que le détail des forces est proposé dans la section suivante.

 

Escadre aérienne : l’escadre est un mélange de plusieurs plateformes, près de 60 avions au total, du Su-35 tout récent jusqu’à un Il-38 des plus âgés. Elle est configurée pour des missions d’attaque au sol. Vous disposez également de quelques défenses antiaériennes avec les Su-30 et Su-35, qui augmentent substantiellement les capacités de vos S-400. Contrairement à l’OTAN qui planifie ses frappes plusieurs jours en avance, vous avez toute liberté pour attaquer les cibles de votre choix.

 

Force navale : vous disposez de deux sous-marins de classe Kilo, le croiseur Moskva, la toute nouvelle frégate Zelenyy Dol et le vaisseau de surveillance Priazovye. Le rôle de la flette est de patrouiller au large des côtes syriennes et fournir des informations et une défense aérienne avancée pour la base de Hmeimim.

 

Forces stratégiques : six frappes de Kh-101 lancés depuis des bombardiers Tu-160 sont prévues aujourd’hui. Elles ne devraient plus trop tarder ; nous n’avons pas d’heure précise car elles ont été plusieurs fois retardées en raison de problèmes de maintenance des appareils. Les bombardiers partiront d’Engels escortés par un AWACS et des intercepteurs basés à Mozdok.

 

Forces alliées :

Forces syriennes : notre agent de liaison a obtenu que les Syriens frappent plusieurs cibles aujourd’hui. Plusieurs MiG-23 partant de Sharyat et Hamah iront bombarder des cibles. Nous ne sommes pas certains de ce qu’ils veulent frapper. Ils ont également plusieurs MiG-25 et MiG-29 prêts à intercepter si nécessaire. Les restes des formidables défenses aériennes syriennes sont concentrés au centre du pays et à Alep.

 

Forces kurdes : les Forces Démocratiques Syriennes sont séparées en deux enclaves près de la frontière turque, l’une près de la raffinerie de Manbij, l’autre près du poste frontière d’Azaz. Les Turques les ont violemment bombardés ces derniers temps.

La météo est chaude aujourd’hui, avec une fine brume.

 

Vos options :

Vous avez sous votre commandement certains des meilleurs matériels de la Russie : un mélange d’avions des plus modernes, des drones de surveillance, le meilleur système de défense antiaérienne au monde, deux des sous-marins les plus silencieux existants et l’un des navires les plus puissants qui patrouille au large de la côte. Pourtant, vous êtes encerclé, vulnérable et en sous nombre.

 

Votre mission première est de soutenir les Syriens et les aider à mettre un terme à cette guerre civile. Vous avez les coudées franches quant à comment vous souhaitez vous y prendre. La Russie est encore là pour un an au moins. Probablement plus.

- vos conseillers économiques recommandent que vous détruisiez les puits de pétrole de Da’esh près d’Alep et de Manbij.

- vos conseillers syriens insistent pour que vous attaquiez le poste frontière d’Azaz et que vous souteniez les Kurdes dans ce secteur en réduisant l’Armée de la Conquête.

- votre équipe des opérations estime que la destruction du pont de Raqqa gênera considérablement Da’esh.

- Il y a toujours les puits de pétrole dans la vallée de Deir ez-Zor. Les Américains ont commencé à les bombarder, mais il est toujours satisfaisant de les prendre de vitesse !

 

sit_rep_ch0.png.0dd5b429438dc642687b04586177fb40.png

Peu importe les options retenues, vous devez toujours rester sur vos gardes, des fois que l’OTAN, et particulièrement la Turquie, se montrent provocants. Pour le moment, les Américains et les Européens ont la puissance de vous entraver, mais non la volonté, et cela malgré le fait que vous attaquiez très ouvertement les forces qu’ils financent et entraînent. Les Turcs, en revanche, nous ont donné toutes les raisons de riposter, ce n’est que par bonne volonté que nous ne l’avons pas encore fait. Le peuple russe et le Président ont cependant perdu patience. Ne soyez surtout pas surpris et tenez-vous prêt. Anticipez, voire prévenez toute agression. Et si elle se produisait malgré tout, ripostez comme il se doit.

 

Vous savez que les forces stratégiques à Engels conduiront un autre tir de missiles de croisière, qui entreront sans doute dans l’espace aérien turc. La dernière fois que l’on a fait ça, ils ont bruyamment protesté, et nos services de renseignements font le lien entre ce premier survol et la destruction de notre Su-24 en novembre dernier. Cette fois, nous serons prêts. Dans une longue conversation avec le chef des Forces Aériennes la semaine dernière, vous avez reçu carte blanche pour rosser les Turcs s’ils déclenchent les hostilités, mais vous devez absolument maintenir les Etats-Unis hors de cela. Ce n’est pas chose aisée, mais si vous pensez que vos actions sont raisonnables et ne sont pas susceptibles de provoquer l’OTAN, allez-y.

 

Equipement

Les équipements embarqués tels que les radars, contre-mesures et systèmes de guidages possèdent tout un tas de traits qu’il est inutile de préciser ici. Un radar peut par exemple seulement repérer une cible, ou indiquer son altitude et sa direction. Un récepteur radar peut seulement dire au joueur « il y a quelque chose là, avec un radar », reconnaître certains traits du radar, voire complètement l’identifier. Leur niveau technologique est également exprimé en décennie : début 1970, fin 1970, début 1980 etc. Les armes ont aussi des systèmes de guidage, de communication que je ne prends pas la peine de préciser non plus.

 

Voici une liste des équipements à ma disposition. Elle est exceptionnellement détaillée car le contingent russe est réduit. Si à l’avenir j’écris d’autres AAR avec des effectifs plus grands, n’espérez pas autant de travail de ma part :p

Plusieurs désignations existent pour un même équipement russe : le numéro de projet, la désignation GRAU, la classe/le nom de l'équipement et enfin, la désignation sous laquelle est connue l'objet au sein de l'OTAN. Pour compliquer le tout, certaines désignations OTAN recoupent le nom d'autres équipements.

 

Les portées sont exprimées en miles nautiques (nm), 1nm = 1.852 km.

 

Glossaire

Révélation

CEP : Circular Error Probability. Probabilité d’erreur circulaire. 1m CEP signifie que, pour un nombre de munitions tirées donné, 50% d’entre elles tomberont à 1m maximum de leur cible. Cette valeur peut être réduite à l’aide d’équipements de navigation et de guidage modernes.

COMINT : COMmunication INTelligence. Système d’écoute des communications échangées entre les unités et leur hiérarchie.

DP : Damage Points. Points de dégâts. 1DP = 1kg équivalent TNT de puissance. Ce n’est pas toujours une valeur pertinente. Une arme qui fait 50 DP mais perce le blindage sera plus efficace contre une cible renforcée qu’une arme offrant 100 DP « bruts ».

ECM : Electronic Counter Measures. Contremesures électroniques. Conçus pour perturber les systèmes d’acquisition ennemis et leurrer les missiles en approche.

ELINT : Electronic INTelligence. Système d’écoute des signaux électroniques émis par les radars, contremesures etc.

HF/DF : High-frequency direction finding, utile pour localiser des sources d’émissions à haute fréquence, généralement émises par des avions ou des sous-marins.

IRCM : Infra Red Counter Measures. Contremesures infrarouge. Conçus pour perturber les systèmes de guidage à infrarouge utilisé par certains missiles.

MAD : Magnetic anomaly detector, détecteur d’anomalies magnétiques. Appareil en mesure de repérer une distorsion dans le champ magnétique sous le niveau de la mer, dû la plupart du temps à un sous-marin.

PDM : Point Defence Missile. Missile antimissile courte portée.

PoH : Probability of Hit. Probabilité de base de toucher la cible. Entrent ensuite en compte l’altitude de la cible, sa vitesse, d’éventuels équipements de brouillages, les leurres etc.

RWR : Radar warning receiver. Récepteur d’avertissements radar. Il est très facile de repérer qu’un radar vous poursuit, c’est ce que fait cet appareil. C’est le premier avertissement d’un pilote de chasse qu’il est suivi et susceptible d’être attaqué.

SLAR : side-looking airborne radar, radar de recherche opérant sur les côtés de l’appareil.

 

Armement embarqué

Seules figurent ici les armes que les avions et hélicoptères peuvent embarquer. Les armes de chaque navire sont précisées dans leur fiche.

 

Révélation

Armes air-air

R-27R MR SARH (OTAN AA-10 Alamo A), portée 2-45 nm, PoH 80%.

R-27T MR IR (OTAN AA-10 Alamo B), portée 2-45 nm, PoH 80%.

R-27RE LR SARH (OTAN AA-10 Alamo C), portée 2-70 nm, PoH 80%.

R-60TM (OTAN AA-8 Aphid) : portée 0,2-5 nm, PoH 80%.

R-73 (OTAN AA-11 Archer) : portée 0,2-10 nm, PoH 95%.

R-73M (OTAN AA-11 Archer) : portée 0,2-10 nm, PoH 95%.

R-77-1, RVV-SD (OTAN AA-12 Adder B ) : portée 2-60nm, PoH 90%

 

Armes air-sol

9M114 Shurm-V (OTAN AT-6 Spiral) : missile AT, portée 0,2-5 nm, PoH 80%, 1 DP, CEP 4m, toutes sauf pistes.

9M120 Ataka-V (OTAN AT-9 Spiral-2) : missile AT, portée 0,2-5 nm, PoH 85%, 1 DP, CEP 4m, toutes sauf pistes.

Kh-25L (OTAN AS-10 Karen) : missile, portée 1-6 nm, PoH 85%, 110 DP, CEP 4m, toutes cibles.

Kh-29T (OTAN AS-14 Kedge) : missile, portée 1-6nm, PoH 85%, 250 DP, CEP 4m, toutes cibles.

FAB-100M-64 GPB : bombe non guidée, portée 1nm, 67.5 DP, PoH 99%, CEP 50m, toutes cibles.

FAB-250M-62 GPB : bombe non guidée, portée 1nm, 150 DP, PoH 99%, CEP 50m, toutes cibles.

FAB-500M-62 GPB : bombe non guidée, portée 1nm, 319,5 DP, PoH 99%, CEP 50m, toutes cibles.

KAB-500Kr TV/EO, bombe guidée, portée 0.2-2nm, 201 DP, PoH 75%, CEP 4m, toutes cibles.

KAB-500L LGB, bombe guidée, portée 0.2-4nm, 201 DP, PoH 75%, CEP 4m, toutes cibles.

OFAB-100-120 Frag, bombe à frag., portée 1nm, 67.5 DP, PoH 99%, CEP 50m, toutes cibles.

OFAB-250-270 Frag, bombe à frag., portée 1nm, 132 DP, PoH 99%, CEP 50m, toutes cibles.

RBK-250-PTAB CB, bombe à frag., portée 1nm, 30x30 DP, PoH 99%, CEP 50m, cibles légères, navires.

RBK-500-PTAB CB, bombe à frag., portée 1nm, 268x1 DP, PoH 99%, CEP 50m, cibles légères, navires.

S-13-B 122mm, roquettes, portée 2nm, 1.9 DP, PoH 99%, CEP 20m, toutes cibles.

S-24-B 240mm, roquettes, portée 2nm, 123 DP, PoH 99%, CEP 20m, toutes cibles.

S-5K 57mm, roquettes, portée 2nm, 0.35 DP, PoH 99%, CEP 20m, véhicules, structures, navires

S-8KO 80mm, roquettes, portée 2nm, 0.35 DP, PoH 99%, CEP 20m, véhicules, structures, navires

RBK-500 ZAB, bombe incendiaire, portée 1nm, 200 DP, PoH 99%, CEP 50m, cibles légères, navires.

 

Anti sous-marines

APR-2 Orlan-M, roquette ASM, portée 0,5/2nm, PoH 75%, 80 DP

AT-2M*, torpille, portée 1/12nm, PoH 65%, 150 DP

PLAB-250B, charge ASM, 0,5 nm, PoH 99%, 133 DP

*Désignation OTAN.

 

Appareils

Chaque avion est fidèlement modélisé, jusqu'au nombre de radios et les canaux utilisés pour communiquer. Avant de décoller, il faut choisir une configuration parmi celles possibles pour l’appareil, qui détermine l’emport, l’autonomie et donc les missions possibles. Les configurations indiquées incluent celles impossibles dans ce scénario faute de matériel présent à Hmeimim.

 

Révélation

12x Sukhoi Su-24M2 (OTAN Fencer D)

su24_chap1.png.47b65e57411d5073ad2ce03ac08d30e7.png

Avion d’attaque au sol tous-temps, supersonique, ailes à géométrie variables. Les modèles présents à Hmeimim sont des modernisés de 2009. L’équipement antiaérien est limité aux seuls missiles R-73 et R-60TM, le choix d’équipements air-sol est en revanche pléthorique : 120 (!) configurations possibles. Avionique largement obsolète, y compris sur ces modèles modernisés.

Radar à 80nm (dbt 1970), RWR à 120 nm (fin 1970), ECM défensif (dbt 1980)

 

12x Mil Mi-24P (OTAN Hind F)

mi24_chap1.png.073882ff17dbc1d7fe80d610b57793a3.png

Hélicoptère d’attaque, surnommé le tank volant ou le Crocodile, blindé contre les armes légères. Le cockpit résiste aux canons de 30mm. Conçu pour réduire les colonnes blindées ennemies en cendres, il peut aussi transporter 8 passagers avant de leur fournir un appui-feu des plus appréciables. Version modernisée. Deux configurations la première avec 9M114 + S-5K, la seconde est identique avec 8 passagers en plus.

RWR à 120 nm (fin 1970), plusieurs systèmes de guidage d’armement (1980-1990)

 

4x Sukhoi Su-34 (OTAN Fullback)

su34_chap1.png.9a18bfdd54d416293ff31a78ce1dd21a.png

Successeur du Su-24, basé sur le Su-27. Si son prédécesseur est clairement obsolète pour 2016, celui-ci est bien plus à sa place, avec une avionique plutôt récente (dbt-fin 2000). Modèles modernisés de 2015. 116 configurations, semblables à celles du Su-24.

Radar à 160 nm (fin 1990), deux RWR à 102 nm (dbt et fin 2000), ECM défensif (fin 2000).

 

4x Sukhoi Su-30SM (OTAN Flanker G)

su30_chap1.png.868784136cb92af4198d8a534d137a48.png

Chasseur de supériorité aérienne supermanœuvrable de génération 4+, également capable de mission d’attaque au sol. Une petite merveille, tout est neuf ou presque dans ces appareils qui sentent encore la peinture fraîche (avionique 2000-2010). Ils sont une amélioration des Su-30MK, eux-mêmes une évolution marquée des Su-27. 27 configurations, avec des équipements similaires à ceux employés par le Su-24.

 

Ses capacités sont très similaires aux Su-35S. Le choix des forces aérospatiales russes de poursuivre le développement et l’acquisition des deux modèles repose notamment sur la volonté, dans les années 2000, de soutenir deux constructeurs différents dans un climat défavorable aux exportations d’armes.

Radar à 160 nm (fin 2010), deux RWR à 120 nm (fin 2000), ECM défensif (fin 2000).

 

4x Sukhoi Su-35S (OTAN Flanker E)

su-35.png.5a35b4019274b97419b5f40a48dc4e7a.png

Chasseur de supériorité aérienne supermanœuvrable de génération 4, également capable de mission d’attaque au sol.  Ce chasseur est une modernisation du Su-27, mais construit par une autre compagnie la KnAAZ (usine d’avions de Komsomolsk-sur-l’Amour). Comme pour les Su-30, la transformation opérée est telle qu’une nouvelle désignation lui a été attribué. Contrairement au Su-30, il peut emporter les missiles antiaériens R-77-1. 23 configurations, avec des équipements similaires à ceux employés par le Su-24.

 

Ses capacités sont très similaires aux Su-30SM. Le choix des forces aérospatiales russes de poursuivre le développement et l’acquisition des deux modèles repose notamment sur la volonté, dans les années 2000, de soutenir deux constructeurs différents dans un climat défavorable aux exportations d’armes.

Radar à 160 nm (début 2000), RWR à 120 nm (fin 2000), ECM défensif (fin 2000).

 

2x Kamov Ka-52 Chornaya Akula (OTAN Hokum B )

ka-52.png.09b5e135acc5bc578dda14f64874efb1.png

Hélicoptère léger de reconnaissance et d’attaque tout temps issu du Ka-50. Le blindage du modèle d’origine est abandonné en faveur d’une capacité d’emport accrue. Sa silhouette est tout à fait reconnaissable à cause de ses deux rotors contrarotatifs typiques des modèles Kamov. 4 configurations.

Radar à 20nm (dbt 2000), RWR à 120 nm (dbt 2000), plusieurs systèmes de guidage d’armement (2000-2010), ECM défensif et IRCM (dbt 1990).

 

2x Mil Mi-28N (OTAN Havoc)

mi_28.png.2ef0640486ca92172b12b63a9d47cd92.png

Hélicoptère d’attaque intégralement optimisé pour ce rôle contrairement au Mi-24. Son armement se focalise sur la destruction de blindés et d’hélicoptères ennemis tandis que le cockpit blindé est abandonné au profit de meilleures performances. 4 configurations.

Etonnamment, la version O du missile antichar 9M120 Ataka n’existe pas dans la base de données de Command. Cette version est conçue pour détruire des hélicoptères. Le Mi-28 ne peut donc pas en l’état remplir ce rôle dans le jeu.

Radar à 20nm (dbt 2000), RWR à 120 nm (dbt 2000), plusieurs systèmes de guidage d’armement (2000-2010), ECM défensif et IRCM (dbt 1990).

 

12x Sukhoi Su-25SM2 (OTAN Frogfoot A)

su_25.png.da704bde0b34f50cf1375e54b65d1a52.png

Avion d’attaque au sol spécialisé dans l’appui feu, il est l’équivalent soviétique, puis russe, du A-10 américain. L’avion est intégralement blindé, en mesure de supporter les tirs d’armes légères venant du sol. La version modernisée SM2 possède un nouvel ordinateur de bord et une avionique mise à jour. Conçu pour réduire en cendres une position ennemie au sol. 30 configurations.

Radar à 20nm (dbt 2000).

 

Ilyushin Il-20M (OTAN Coot A)

il_20.png.9ad77bcab67636d900d0fc701ebf1cdb.png

Avion d’intelligence électronique (ELINT) à turbopropulseurs. L’appareil en lui-même est obsolète, conçu à partir de l’Il-18, un avion de ligne qui a connu une carrière remarquable de près de trente ans. Non armé, une seule configuration.

SLAR à 40 nm (fin 1970), Reco visuelle à 5nm (fin 1970), ELINT à 500nm (fin 1970), COMINT à 500nm (fin 1970)

 

4x Israel Aircraft Industries Forpost

forpost.png.8dd42a67d3301024b4adf4a65d6a5d6f.png

Drone de reconnaissance tout temps construit sous licence en Russie, basé sur le modèle IAI Searcher/Meyromit 2 de l’armée israélienne. Non armé, une seule configuration.

Rayon de reconnaissance de 920 nm, caméra de deuxième génération à 30 nm (1970-1980).

 

Tupolev Tu-214R (pas de classification OTAN)

tu_214r.png.310a606a1e8d72142e4b20fe87d7eb16.png

Avion d’intelligence électronique (ELINT) dernier cri. La plateforme initiale, le Tu-204, est un avion de ligne, lui-même agrandi en Tu-214. Le Tu-214 sert de modèle de base pour plusieurs appareils d’opérations spéciales : le Tu-214 ON est l’avion de reconnaissance utilisé dans le cadre du traité Open Sky, le PU est un poste de commandement aérien, le SR est un relai de communications etc.

Le Tu-214R est le remplaçant du Il-20 et emporte toute une batterie d’équipements d’écoute et d’observation. On le dit capable de capter tous les signaux émis, jusqu’à ceux des téléphones portables, conversations inclues. La Syrie est son baptême du feu.

SLAR 100 nm (dbt 1980), Reco visuelle troisième génération (2000-2010), Reco infrarouge troisième génération (2000-2010), COMINT à 500 nm (dbt 2000), ELINT à 500 nm (1990).

 

Ilyushin Il-38N (OTAN May)

il_38.png.39f398add51bec7829a11ad597a7ab74.png

Avion de patrouille maritime et de chasse sous-marine, dérivé de l’Il-18. Avec le Ka-27 embarqué à bord du Moskva, c’est le seul appareil de chasse sous-marine disponible en Syrie. Il est donc extrêmement précieux. Modernisé en 2012, il reste néanmoins un appareil ancien. Il peut déployer des sonobouée ou des torpilles, au choix. 5 configurations.

Radar à 180 nm (dbt 2000), RWR à 120 nm (dbt 1970), MAD à 1 nm

 

Kamov Ka-27PL (OTAN Helix A) à bord du RFS Mosvka

ka_27.png.29060e8fdd5b748396f73e0311081fae.png

Hélicoptère de chasse sous-marine. Avec l’Il-38 stationné à Hmeimim, c’est le seul appareil de chasse sous-marine disponible en Syrie. Il est donc extrêmement précieux. Il peut déployer des sonobouées, des torpilles ou des charges anti-sous-marines. 6 configurations.

Radar air-sol à 180 nm (fin 1970), MAD à 1 nm, Sonar tracté à 3 nm (dbt 1970)

 

Navires

Révélation

RFS Moskva – Croiseur classe Moskva (ex-Slava), Project 1161 Atlant

moskva.png.936f865ac83ffdcb290e2815b9afb638.png

Conçu au début des années 1980, modernisé en 2014, il est équipé de missiles antinavires P-1000 Vulkan susceptible de pulvériser n’importe quel navire à 375 nautiques. Sa meilleure surprise (ou mauvaise, selon le camp) est la présence de missiles antiaériens S-300F, fermant intégralement la côte syrienne aux avions ennemis. C’est d’ailleurs dans ce rôle de croiseur antiaérien que le Moskva est envoyé en Syrie. Il offre de plus une protection antimissile non négligeable. L’électronique embarquée est plus ancienne, le Moskva doit notamment se faire désigner une cible pour profiter pleinement de ses missiles anti-navires.

Radar : surface à 50 nm (dbt 1970), air à 200 nm (dbt 1960-fin 1970), sonars à 15 et 40 nm

 

Armement :

- P-1000 Vulkan (OTAN SS-N-12 Sandbox 2) : antinavire, portée 10-375 nm, 630 DP, PoH 85%, CEP 4 m

- AK-130 130mm/54 : canon, portée 0,1-11 nm, PoH 99%, CEP 80 m

- AK-630M 30mm/65 : canon gatling, portée 1nm, PoH 70%, CEP 30 m

- RBU-6000 (salve de 12) : anti sous-marin, portée 2,5 nm, PoH 15%

- SET-65K : torpille, portée 5/11 nm, 205 DP, PoH 70%

- 5R55RM S-300F (OTAN SA-N-6a Gumble), missile antiaérien, portée 2-50 nm, 31,5 DP, PoH 75%

- 9M33M3 Osa 2M (OTAN SA-N-4b Gecko) : PDM, portée 1-8 nm, PoH 75%, CEP 4m

Défense antimissile estimée à 40 Harpoon ou équivalents.

 

RFS Zelenyy Dol, corvette classe Buyan, Project 21630 Buyan-M

buyan.png.2127a20c0cb5924bbf0fc4fc1812254a.png

La classe Buyan est la dernière génération de corvettes russes : le premier navire de cette classe est lancé en 2013. Conçu pour engager rapidement les navires de surface, son petit gabarit lui permet également de remonter les rivières et canaux. L’équipement embarqué est un mélange d’ultramoderne et de plus ancien pour les systèmes non essentiels. Ne pas sous estimer ce navire : la punition peut venir sous la forme du 3M54T Kalibr et de ses 200 nm de portée*. Pour un navire nécessitant moins de 50 hommes pour opérer, il offre une belle force de frappe. Sa principale faiblesse est l’absence de moyen de détection et de lutte anti sous-marine, mais il est également peu apte à éliminer des cibles aériennes.

Radar : surface et air à 70 nm (fin 1990). Pas de sonar ou de MAD. ECM offensif et défensif (dbt 2000)

 

Armement :

- 3M54T Kalibr* (OTAN SS-N-27 Sizzler) : antinavire, portée 2-200 nm, PoH 85%, CEP 4 m

- 100mm/59 A-190 : canon, portée 8 nm, PoH 99%, CEP 80 m

- 14.5mm MG : mitrailleuse, portée 1 nm, PoH 99%, CEP 30 m

- AK-630M 30mm/65 : canon gatling jumelé, portée 1nm, PoH 70%, CEP 30 m

- 9M342/9M338 Igla S (SA-N-24 Grinch) : portée 0,2-3 nm, 0.88 DP,  PoH 50%

Défense antimissile estimée à 2 Harpoon ou équivalents.

 

* A ne pas confondre avec son cousin 3M14T Kalibr qui touche à près de 1 400 nautiques et que les Buyan peuvent aussi embarquer. Ce sont ces Kalibr-là qui ont été depuis la mer Caspienne contre Alep, Raqqa et Idleb en novembre 2015.

 

RFS Priazovye, navire collecteur de renseignements classe Vishnya, Project 864 Meridian

vishnya.png.09c557c607526efb4cad72c261ddfa35.png

Ce navire n’est pas un combattant. Son rôle consiste à amasser un maximum d’informations en interceptant les signaux ennemis. Il dispose de quelques armes d’autodéfense, mais il est attendu qu’il doit être protégé par le reste de la flotte. Sa défense antiaérienne n’est en effet rien de plus que 4 MANPADS collés ensemble.

COMINT à 500 nm (5 récepteurs, fin 1970), Reco visuelle de deuxième génération à 80 nm (fin 1970).

 

Armement :

- AK-306 30mm/54 : canon gatling, portée 1,5 nm, PoH 99% (air 4%), CEP 30m

- 9M36 Strela 3 : SA-N-8 Gremlin, 0,2-3 nm, 0.38 DP, PoH 45%

 

B-262 RFS Staryi Oskol et B-261 RFS Novorossiysk, sous-marins de classe PL-636.3 Varshavyanka (OTAN Improved Kilo)

kilo.png.569b02ba459f7af3e386556e49e2b5f9.png

Sous-marin d’attaque, ultime développement de la célébrissime classe de sous-marins Kilo (Project 877 Paltus), réputés pour leur capacité à rester silencieux. Le B-261 est lancé en novembre 2013, le B-262 en août 2014. La peinture a tout juste fini de sécher. Outre un armement modernisé et optimisé pour la chasse aux navires, le Kilo est capable d’emporter les terrifiants missiles Kalibr. Cependant, les deux appareils envoyés en Syrie n’en sont pas dotés. Il dispose aussi d’une défense antiaérienne limitée à quelques missiles Strela-3. L’équipement reste tout de même très ancien.

Radar de surface à 20 nm (dbt 1970), sonar à 15 nm (fin 1970), RWR à 120 nm (dbt 1980), HF/DF à 500 nm (fin 1970)

 

Armement :

- TEST T-71M (OTAN TEST-83) : torpille, portée 4/14 nm, 205 DP, PoH 75%, cible les sous-marins uniquement

- Fizik-1 (OTAN UGST) : torpille, portée 8/22 nm, 300 DP, PoH 85%

- 9M36 Strela 3 : SA-N-8 Gremlin, 0,2-3 nm, 0.38 DP, PoH 45%

 

Approche

 

La mission est simple : taper sur Da’esh, l’ASL et l’ADC. Il faut détruire un maximum de cibles dans la journée et priver les rebelles d’une de leurs sources de revenus, le pétrole. Au diable les protestations de Damas. Quand l’Armée Arabe Syrienne s’approchera des puits tant convoités, les terroristes y mettront le feu de toute façon.

 

Les équipements à ma disposition sont extrêmement limités et illustrent parfaitement la logique suivie par la Russie dans cette intervention : agir au mieux avec le minimum de moyens. Il est parfaitement inutile de gaspiller un missile longue portée tiré par un avion dernier cri contre une cible non défendue si le même résultat peut être obtenu par une bombe non-guidée tirée depuis un appareil vieux de trente ans. Autrement dit, je ne dispose pas d’armement « intelligent » ou « stand-off » longue portée permettant à un avion d’attaquer sans pour autant approcher les défenses ennemies. La Russie dispose de jouets très intéressants dans ce domaine-là, les 9M14 Kalibr par exemple, elle ne les a simplement pas envoyés en Syrie. N’oublions pas l’espionnage massif pratiqué par tous les camps. Tout équipement nouveau déployé et utilisé en Syrie peut être observé, analysé et décortiqué par les Etats-Unis. Or, la surprise est une arme qu’il vaut mieux toujours avoir avec soi. Cet adage est également appliqué par la Russie, qui déploie un nombre étonnant d’équipement d’écoute. Les forces stratégiques ne sont pas sous mon contrôle. Il est à attendre que le tir de missile fasse des vagues.

 

Ma plus grande faiblesse est le manque d’équipement antinavires. Leur absence est justifiée par la mission qui m’est confiée : jusqu’à preuve du contraire, Da’esh n’a pas de flotte. Si la situation venait à dégénérer, je ne disposerais de quasiment rien pour me défendre contre les navires coalisés. Le Moskva, les Varshavyanka et le Zelenyy Dol, aussi sympathiques soient-ils, n’ont certainement pas les moyens de résister au groupe aéronaval du Charles de Gaulle entier, appuyés par les appareils d’Incirlik, à moins de prendre tout ce beau monde par la ruse. Les airs seraient beaucoup plus faciles à défendre grâce aux Su-30 et Su-35, précieux, aux S-300F du Mosvka et au S-400 déployé. Cependant, même pour eux, les munitions ne sont pas illimitées et il se pourrait bien que le tout soit réduit au silence faute de missiles à tirer. J’espère évidemment ne pas en arriver là.

 

Pour cette raison je vais jouer la prudence et me concentrer dans un premier temps sur l’Etat Islamique et l’ASL. Le poste-frontière d’Azaz est une cible tentante et il est possible de l’abattre sans franchir la frontière avec un Kh-29T. C’est aussi la cible susceptible de générer le plus de tensions avec la coalition : elle multiplie les risques de survol de la Turquie et pourrait concentrer dans un tout petit espace un nombre déraisonnablement élevé d’appareils des deux camps. SI un seul avion panique et engage un autre avion ou si un camp se montre un peu trop zélé dans sa mission, c’est la catastrophe. Nous n’avons de plus aucune idée du dispositif de l’Armée de la Conquête qui pourrait avoir quelques missiles antiaériens. Tout cela pour un poste frontière. Aussi, dans cette zone, je vais déployer un de mes Forpost pour du repérage, tandis que mes appareils iront frapper ailleurs. On adaptera les cibles en fonction de la présence aérienne coalisée pour éviter au maximum de croiser d’autres appareils.

 

En parallèle, je compte utiliser mes deux appareils ELINT. L’Il-18 ira repérer les dispositifs ennemis vers le nord, le Tu-214R ira au contraire vers l’est, tous deux pour déterminer d’éventuelles troupes au sol prêt des puits. L’Il-38 sera envoyé en patrouille maritime armée au large de la Syrie tandis que le Priazovye ira reconnaître la côte turque pour s'assurer de la position exacte des navires coalisés. Le Moskva restera sur place, le Zelenyy Dol sera affecté en fonction des informations reçues. Je compte garder le B-262 près de la côte pour ajouter un peu de puissance anti-sous-marine à ma force navale qui en manque terriblement, tandis que le Novorossiysk ira jouer au chat et à la souris avec le groupe Charles de Gaulle.

Selon les ordres de Serguei Lavrov, toute mission de frappe au sol sera escortée de deux appareils. Sachant que seuls les 4 Su-30 et les 4 Su-35 sont aptes à jouer ce rôle convenablement et que le seuls Su-34 peut éventuellement les remplacer, il va falloir être malin et optimiser chaque sortie, voire maintenir les appareils en vol entre deux missions.

 

C’est le plan pour la journée. Si l’imprévu devait se produire, nous aviserions.

 

A suivre : chapitre 1

- on lance enfin le jeu

- on déploie nos équipements de surveillance

- on lance nos premières attaques

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites

WOUAW, c'est vachement bien détaillé et t'as l'air de connaitre ton sujet :ohmy:

 

Il y a 5 heures, Rhysaxiel a dit :

Que ceux qui se rappellent de ma partie EU:Rome et se demandent ce qu'est devenu sa poursuite sur CKII se rassurent, ça avance. Trèèèèès lentement, mais ça avance.

 

Ça fait plaisir à lire i;)

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites
Le 13/11/2017 à 21:27, sisao a dit :

Je reviens, je vais poser un jour de congé pour tout lire.

Tu peux en poser un deuxième, voilà la suite :D

 

1er juin 2016, zulu 7h30 – 7h57

Les ordres du jour

La batterie de S-400 reçoit de nouvelles règles d’engagement : elle doit ignorer les hélicoptères et n’avoir qu’un seul missile en vol contre chaque avion ennemi. Les règles précédentes indiquent que chaque avion de quatrième ou cinquième génération devait être engagé avec deux missiles, un choix jugé trop coûteux en munitions. Si l’ennemi venait à attaquer en surnombre dans une optique de saturation, un retour à la règle précédente pourrait être décidé.

 

Tous les appareils de Hmeimim ne sont pas prêts. Sur les douze Su-24M2 par exemple, deux sont en maintenance et ne seront pas disponible du tout et seuls deux sont équipés et en mesure de décoller, armés de Kh-25L. Les autres sont en train d’être préparés et seront disponibles d’ici une à deux heures

000.thumb.png.a47650336b0a4dd280c8b67999da00d8.png

Pantera 1 et 2 sont envoyés en mission loin dans l’est syrien pour détruire plusieurs installations de Da’esh, avec là aussi des règles d’engagement strictes : un seul missile par cible, pour maximiser la puissance de frappe et optimiser chaque sortie. Les cibles sont organisées en groupes. En cas de présente coalisée du côté d’un groupe de cible, les avions peuvent être affectés à un autre en un seul message radio. C’est une contrainte supplémentaire pour les pilotes, mais ce sont des professionnels, je ne m’inquiète pas. Deux Su-30SM les escortent.

001.png.7795ee80b619c07d3097e57c46037bb7.png

Les Su-34 et leurs Kh-29T seront prêts dans 1h45. Neuf Su-25 sont en revanche prêts à frapper ! Surchargés de bombes diverses, ils ont un rayon d’action terriblement réduit : 140 nm à peine. Cela leur permet d’atteindre Alep, Al-Bab et Manbij à condition de ne pas s’y éterniser, mais ils ne peuvent aller plus loin. Ils sont donc logiquement affectés à ces cibles-là.

002.thumb.png.52c2632e05e269995c671f09d7337d31.png

Deux groupes sont constitués : le premier contre Al-Bab, composé de Medved 1 à 4, le second contre Manbij avec d’une part Medved 6 et 7 et d’autre part Medved 12 qui a pour ordre de spécifiquement cibler la raffinerie avec ses ZAB-500 incendiaires. Deux Su-30SM accompagneront Medved 6, 7 et 12, et couvriront de fait Medved 1 à 4 dans la première partie de leur mission.

 

Les zones de patrouille sont établies comme suit :

003.png.9d1a0fd92a18deafd20d09313e1ddda0.png

Le Forpost volera à 2 000 pieds vu qu’il n’est équipé que d’une caméra. L’Il-38 et le Tu-214R sont en sécurité, leurs parcours ne rencontrent pas de zone de tension. L’Il-20 en revanche, doit passer près de la frontière turque. C’est un avion non armé, suffisamment lent et grand pour être identifié de loin, aussi peut-on espérer que la Turquie ne sera pas aussi inquiète qu’à l’approche d’un Su-24. L’équipage a ordre de faire demi-tour à la moindre menace.

 

Nos voisins Anglais ont visiblement de l’avance sur nous. Un AWACS et un avion de surveillance nous observent déjà de loin. Les navires identifiés comme neutre sont des transporteurs de marchandises. Il y en a peut-être d’autres dans la zone. Dans ces circonstances, l’identification est indispensable avant d’ouvrir le feu.

004.png.022ecc2b7ca2e930f42b6d909b2506fd.png

La coalition a sans doute une cartographie exacte de nos forces navales et de nos avions en vol. Le silence dans lequel la batterie de S-400 est maintenue ainsi que le terrain accidenté font qu’elle peut-être encore invisible aux yeux de nos voisins.

 

Boeing Sentry AEW.1 (Boeing E-3 Sentry)

Révélation

awacs.png.9788b1fb9f173298d4f147921bdbd0c8.png

Avion de détection et de commandement (AEW : Airborne Early Warning) de fabrication américaine dérivé du Boeing 707. C’est l’équipement que j’envie le plus à la coalition, car ces appareils, et leurs équivalents russes Beriev A-50 (OTAN Mainstay), ont de très puissants radars à qui peu de choses volantes échappent, ainsi que des capacités d’intelligence électronique. Le radar de l’AEW.1 britannique porte plus de 80 nm au-delà de Chypre.

 

Radar à 350 nm (dbt 2000), ELINT à 500 nm

 

Raytheon Sentinel R.1 ASTOR (Global Express)

Révélation

sentinel.png.2d4d095fd7f7f010681fc81822a37fb0.png

Avion britannique de surveillance et de reconnaissance du champ de bataille (AGS, Airborne Ground Surveillance). « Britannique » est un bien grand mot. Il est l’adaptation par la firme américaine Raytheon de l’avion de ligne canadien Bombardier Global Express à des missions de surveillance électronique, à la demande de la Royal Air Force. Il est l’équivalent bien faiblard du Tu-214R : pas d’écoute des communications ni d’outils de reconnaissance visuelle. Il est en revanche en mesure de détecter les unités au sol avec une plus grande précision.

 

Radar à 200 nm (fin 2000), ELINT à 500 nm

 

Décollages et repérages

Le B-262 active son sonar quelques secondes… Et repère immédiatement un contact à portée de tir. Il n’émet rien, cela peut-être n’importe quoi, un sous-marin bin sûr, mais aussi un banc de poissons, un mammifère marin voire un simple écho. Le Moskva déploie immédiatement son Ka-27 sur zone.En moins de trois minutes, l’équipage de l’hélicoptère reçoit ses ordres et décolle. Le B-262 poursuit sa route vers le sud, activant son sonar par intervalles. Le contact reste complètement muet et semble ne pas bouger. Il a tout l'air d'une fausse alerte... Ou d'un sous-marin parfaitement immobile pour en simuler une.

 

Yastreb 1 et 2, chargés d’escorter la mission d’attaque vers l’est, décollent à 7h33, allument leur radar et captent de nouveaux contact : un hélicoptère d’abord, et quelques secondes plus tard, un navire qui émet lui-même beaucoup de signaux. Ils ne sont pas formellement identifiés, mais la combinaison de radars employés permet de déduire qu’il s’agit du F 495 Gediz tandis que ceux émis par l’hélicoptère l’identifient comme un S-70B-28 Seahawk, qui, c’est fort pratique, est embarqué par le Gediz. Les deux appareils sont turcs.

contact_report.thumb.png.2258a1451409fafee98882f336e3993f.png

 

TCG Gediz (F 495), anciennement FFG-19 USS John A. Moore, classe Oliver Hazard Perry

Révélation

gediz.png.3ce9b012c72fc1a488625f45972c1564.png

Frégate lance-missile. Ce navire a connu une première vie dans l’US Navy en tant que onzième vaisseau de la classe Oliver Hazard Perry. En 2000, il est décommissionné et cédé à la Turquie dans le cadre du Security Assistance Program. Le vaisseau est alors rebaptisé Gediz. Son électronique de bord oscille entre l’ancien (fin 1970, quand le navire a été commissionné) et le plus récent (dbt 1990 pour les radars). Il embarque des Harpoon toujours efficaces contre les navires, des torpilles Mk-86 en défense contre les sous-marins et des RIM-162 contre les avions. C’est un vaisseau assez versatile mais qui ne tient pas le choc face à des navires plus récents.

 

Radars à 135 et 128 nm, ELINT à 500 nm, sonar à 5 nm et sonar tracté à 40 nm

Défense antimissile estimée à 16 harpoons.

 

Sikorski S-70B-28 Seahawk

Révélation

seahawk.png.a40f4a5df502d39ad670ad495573e5ea.png

Version d’export du SH-60-B Seahawk de la marine américaine, spécialisé dans la patrouille maritime et capable d’emporter des missiles antinavires, des torpilles et des sonobouées. Cet hélicoptère est très versatile. La combinaison d’un vol au raz des flots et des AGM-119 Penguin peut s’avérer dévastatrice pour des navires peu prudents ou mal protégés contre les dangers aériens.

 

Radar à 200 nm (fin 1990), RWR à 120 nm (dbt 1980), ELINT à 500 nm (dbt 2000), sonar tracté à 4 nm, MAD à 1 nm

La chasse syrienne décolle à son tour, pour mener ses propres attaques. Sans surprise, leurs cibles sont vers l’est et le nord-est. Deux avions non identifiés décollent d’Incirlik. Contrairement aux navires et appareils turcs, ils restent complètement silencieux ce qui rend leur identification particulièrement compliquée. L’approche radicalement différente de ces appareils, sans doute américains, montre l’importance de ne pas dévoiler trop tôt ni trop fortement son jeu. Le Zelenny Dol et son équipement de reconnaissance visuelle identifient les appareils comme des multirôles, ce qui rend toute riposte difficile à déterminer. S’ils sont en route pour bombarder une zone, je devrai détourner mes avions. S’ils sont en patrouille antiaérienne, tout comportement étrange ou agressif peut être le signe d’une attaque imminente. « Multirôle » n’aide en rien à clarifier la situation.

 

Le Gediz et le Seahawk sont progressivement triangulés et formellement identifiés grâce notamment aux équipements embarqués du Tu-214R. Le Priazovye et le Zelenyy Dol sont renvoyés vers le sud à grande vitesse. Peu importe la route choisie par les turcs, le Gediz sera à portée des Kalibr et si jamais la situation devait dégénérer, il fera une cible de choix à même de faire hurler Erdogan.

 

006.png.978eca1471f2664f87f1f9881fc93007.png

Ce grand papillon, c’est le SLAR de Dyadya 1, alias le Tu-214R qui débute son premier vol opérationnel. Toute la puissance de son équipement se révèle. A 7h37’16, quelques minutes à peine après son décollage et sans avoir atteint son altitude maximale de croisière, il repère deux avions turcs, qu’il identifie 20 secondes plus tard comme étant deux chasseurs F-16 turcs un peu trop bavards. Ils sont alors à plus de 180 nm. Le vénérable Il-20 qui l'accompagne donne aussi d'excellents retour.

007.png.abed7139ff8c6c8c242da654b4a2cd78.png

Leur azimut et leur direction sont assez précisément déterminés, ce qui nous permet de déduire qu’ils se rendent du côté d’Afrin, sans doute pour couvrir la frontière syrienne du côté de cette enclave kurde. Dyadya identifie également un P3-C Orion américain au-dessus de Chypre.

 

General Dynamics (aujourd’hui Lockheed Martin) F-16GC Block 40 Fighting Falcon/Peace Onyx

Révélation

f16.png.903b3dfdbc1885c08be205c7e6f2c024.png

Chasseur multirôle à la carrière prolifique et au succès incontestable à l’exportation, surnommée la Vipère par ses pilotes. Cette version est produite sous licence par Turkish Aerospace Industries. Véritable avion à tout faire, il est maniable, offre une visibilité exceptionnelle à son pilote et possède 11 points d’emports capables d’accueillir toute une variété d’équipements. Son avionique date quelque peu (fin 1980 seulement malgré les modernisations) mais il reste néanmoins très efficace, donc très dangereux.

 

Radar à 60 nm (fin 1980), RWR à 120 nm (fin 1980), ECM défensif.

 

Lockheed P-3C Orion Update III AIP

Révélation

p3.png.c49e7524fcd4b32434c250ecbcdd7a18.png

La définition même de l’avion de patrouille maritime. Le modèle est très ancien, introduit en 1962, mais ses améliorations et ses excellentes performances ont rendu inutile tout successeur. Il peut emporter de grandes quantités de bombes, torpilles, charges sous-marines ou encore missiles antinavires. Son détecteur à anomalies magnétiques est très efficace pour repérer la position exacte d’un sous-marin, prélude à un tir de torpille presque impossible à esquiver à cause de la faible distance à parcourir. Il chasse aussi bien le navire de surface que le sous-marin et vous apprenez vite à le détester quand vous l’avez en face de vous.

 

Dans les scénarios se déroulant pendant la guerre froide, le P-3 peut emporter, comme historiquement, des bombes nucléaires B-57 modifiées en charges sous-marines. Oui, vous avez bien lu.

Radar de surface à 200 nm (dbt 1990), ELINT à 500 nm (dbt 1990), IRCM (dbt 1980), MAD à 1 nm

 

Le ciel s’illumine un peu plus : deux nouveaux F-16 décollent de Diyarbakir sans la moindre discrétion. Les Turcs ont clairement décidé d’être visibles et identifiables sur nos radars. Cette initiative me rassure, ils ne sont visiblement pas dans une optique d’escalade agressive. Ce n’est pas le cas des deux appareils supposés américains qui entrent bientôt en territoire syrien. Leur trajectoire n’aide vraiment pas à déterminer leur mission.

008.png.050438e5539c4f1fbe36107ed17cecf3.png

Ils pourraient tout aussi bien intercepter l’avion syrien approche que s’en prendre à mes appareils, patrouiller le long de la frontière ou au contraire frapper loin vers l’est. Je ne sais toujours pas quoi ordonner à mes avions sinon de poursuivre leur mission comme prévu.

 

Le HMS Daring, navire britannique qui croise au large de Chypre, est à son tour repéré par nos avions, trahi par son radar Type 1045, présent seulement sur les navires de sa classe.

 

HMS Daring (D-32), destroyer lance-missile de classe Type 45

Révélation

daring.png.9db653eca6c659aa9c08275950fdde7b.png

Ce navire est conçu avant tout dans une optique de défense aérienne et anti-missile. Similaire au Moskva mais beaucoup plus récent puisqu’il est commissionné en 2009 (équipement dbt/fin 2000), il peut interdire l’espace aérien à l’ennemi ou couvrir une petite flotte contre des attaques à longue portée. Les missiles antiaériens Aster à bord portent à 60nm. Le Type 45 remplace le vénérable Type 42, la classe du HMS Sheffield coulé par un Exocet pendant la guerre des Malouines. Il est censé combler les failles constatées sur les Type 42 pendant le conflit. Le Type 45 reste vulnérable contre les sous-marins et une saturation suffisante de missiles et ne possède lui-même que quatre Harpoon pour couler les navires ennemis.

 

Radars à 215 et 1080 (!) nm (certainement deux longueurs d’ondes différentes, fin et dbt 2000), ELINT à 500nm (fin 2000), sonar à 16 nm.

Défense anti-missiles estimée à 20 Harpoon.

Le Daring opère seul, visiblement sans couverture aérienne, ce qui est selon moi une faute majeure : il est certes conçu pour protéger une zone contre missiles et avions, mais il reste néanmoins possible de l’abattre à l’aide d’un groupe de quatre ou six appareils volant en rase-mottes au-dessus des vagues, maintenant le silence radio et tirant à bout portant. Les défenses anti-missiles sont inutiles contre des bombes, que les Su-24 et 25 lâchent par paquets de 20 ou 30. De plus, les bombes non-guidées apportées par les Russes ne nécessitent pas d’appareil de désignation de cible, réduisant les émissions électroniques. Les Anglais font ici preuve de beaucoup trop de confiance, ou estiment que la situation n’escaladera pas, ce qui me laisse penser que les Anglais, tout comme les Turcs, ne se montreront pas agressifs. Tant mieux.

 

Premières frappes

Les Syriens et nos pilotes arrivent sur leurs zones d’opération. Nos alliés se focalisent sur Al-Bab et les installations de l’Etat Islamique à l’est. Les MiG-23 envoyés à Al-Bab croisent les deux appareils inconnus sans le moindre accroc. Leur altitude était de 36 000 pieds, ce qui ne correspond pas à une altitude d’interception lancée contre les avions syriens. Ils semblent de plus ne pas dévier d’un degré de leur trajectoire. J’en déduis qu’ils vont frapper du côté de Deir ez-Zor et me prépare à rediriger mes Su-24 si nécessaire

 

A 7h47’08, ces mêmes MiG-23, au retour de leur mission, survolent quelques secondes le territoire turc.

009.png.38010f3037cd90ae6e741bd83015af47.png

C’est exactement ce qu’il ne faut pas faire pour garder la situation sous contrôle. Il y a cependant un petit espoir que cette excursion ne soit pas repérée par la Turquie ou la coalition : les appareils volent à 250m à peine au-dessus du sol, dans une zone montagneuse. Notre connaissance approximative de la position des radars turcs nous laisse espérer que les montagnes masquent cette violation d’espace aérien, et il n’y a, à ma connaissance, aucun appareil coalisé pointant son nez dans cette direction. A 7h48’31, les MiG retournent en territoire syrien. Les minutes suivantes sont pleines de tension, j’attends clairement des représailles contre mon allié. Dans l’intervalle, tous nos appareils reçoivent l’ordre de ne franchir la frontière sous aucun prétexte. Une zone de non-navigation identique pour tous nos avions est mise en place. Deux appareils, américains ou coalisés, décollent d’Incirlik à 7h49’56. Leurs intentions sont inconnues mais je redoute le pire.

 

Les Su-30 sont arrivées à leur zone de patrouille, alors que les deux appareils inconnus poursuivent leur route vers l’est. Je n’ai aucune information quant à une éventuelle détection de la violation de l’espace aérien quelques minutes plus tôt, aussi je ne sais pas si ces avions ont reçu de nouveaux ordres d’engagement. A 7h51’56, conformément à leur ordre de mission, les Su-30 se tournent pour identifier les deux appareils qui viennent d’entrer dans leur zone de patrouille. A 7h52’58, Yastreb #1 identifie les deux appareils comme était deux F-16 américains. Il est fort probable que les F-16 aient identifiés Yastreb 1 et 2 depuis plusieurs minutes vu qu’ils volent tous feux allumés. Les appareils se croisent sans le moindre signe d’agression.

010.png.d40b63215591675542afa81e2c458731.png

En parallèle, notre Il-38 repère un deuxième contact sous-marin au sud de la position du Moskva. Tout comme le premier, il semble parfaitement immobile. Il est identifié quelques secondes plus tard… Comme une fausse alerte. Le premier contact s’avère être lui aussi une fausse alerte, confirmée par le Ka-27 qui retourne aussitôt vers le Moskva. Plusieurs appareils survolant la méditerranée sont identifiés à leur tour, un E-2C Hawkeye Group II, l’un des deux embarqués à bord du Charles de Gaulle et un Sea King ASaC.7.

 

Northrop Grumman E-2C Hawkeye

Révélation

e2.png.b6d390f70711a1c903fad075e2b52f16.png

Avion de détection aéroporté de plus petit gabarit que les A-50 russe et E-3 américain, il remplit fondamentalement le même rôle que ses cousins mais a l’avantage non négligeable de pouvoir être embarqué sur un porte-avion disposant d’une piste suffisamment longue.

 

Radar à 350 nm (dbt 1990), ELINT à 500 nm (dbt 1980), reco visuelle 100 nm (2000-2010).

 

Westland/Sikorski Sea King ASaC.7

Révélation

ASaC7.png.53b6174d159db9fb571ff3c8e36af99d.png

Cette version du Sikorski Sea King est produite sous licence par Westland. C’est un Sea King (voir plus haut) extrêmement modifié, adapté aux besoins de la Royal Navy. Il dispose d’un puissant radar permettant de jouer le rôle d’un appareil de détection aéroporté. Il est en quelque sorte les yeux de la flotte qu’il accompagne. Le genre d'appareil très utile pour un Moskva ou un Zelenyy Dol ne voyant pas aussi loin qu'il peut frapper.

 

Radar à 200 nm (dbt 2000), ELINT à 500 nm (dbt 1980).

 

Du côté des frappes au sol, le bilan est bon mais je rage quelque peu contre les limites du matériel disponible. Nos alliés syriens ont détruit un bâtiment et un puits de pétrole, mais perdent un avion au-dessus de Raqqah. Da’esh déploie sur place des 9K310 Igla-1 issus des stocks de l’ancienne armée irakienne.

 

Nos Su-25 équipés de bombes non guidées ont ordre d’arroser la zone cible pour compenser la CEP de 40m de leurs armes ce qui offre un rendement assez limité, seuls trois puits sont détruits tandis que Medved 12 approche de la raffinerie qui ne devrait pas survivre au déluge de feu qui l’attend. Avantage difficilement évaluable, s’il y a des troupes au sol autour de ces puits, elles sont probablement réduites en cendres par la dispersion des bombes. Da’esh répond en ouvrant le feu sur nos appareils, en vain.

Plus à l’est, les Su-24 et leurs Kh-25 obtiennent d’excellents résultats. L’ordre de les tirer un par un ne nuit pas à leur performance et ne les expose pas à plus de danger – il n’y en a visiblement aucun dans cette zone. Une caserne, une centrale électrique et un bâtiment identifié comme un QG s’effondrent. N’étant pas encore Winchester, les avions sont envoyés plus au nord frapper un deuxième groupe de cibles.

 

En s’appuyant sur ces seuls retours, il serait tentant d’équiper tous les Su-25 de Kh-25 lors de leur prochaine mission. Il est pourtant assez peu rentable d’utiliser ces missiles contre les puits, leur puissance explosive dépasse de loin ce qui est nécessaire contre des cibles aussi fragiles et le stock n’est pas illimité. Je décide pour les prochaines missions de modifier la doctrine d’emploi des bombes non guidées : au lieu d’arroser la zone en vidant les racks des deux appareils, un seul le fera, ce qui permet dans le meilleur des cas d’attaquer et de détruire une cible par avion. Après deux ou trois sorties, je pense pouvoir déterminer des ordres d’attaque optimaux.

 

A 7h56’23, deux contacts, ceux repérés à 7h49’56 peu après l'excursion syrienne en Turquie et jusqu’alors inconnus, sont identifiés comme des F-15C américains. Après une deuxième vérification, il s’agit bien de F-15C et non de F-15E. La différence est capitale : si la version E est capable de mener des frappes au sol, le C est strictement conçu comme un appareil de supériorité aérienne.

 

McDonnell Douglas F-15C Eagle

Révélation

f15.png.0cea925e406fb48b22091a500ee9cc2e.png

Version monoplace du célèbre avion, conçu dès le départ pour disputer puis obtenir la supériorité aérienne sur le champ de bataille. Ce choix résulte de la mise en opération en URSS du MiG-25, un intercepteur hyper-performant en termes de vitesse et de plafond. Les appareils envoyés à Incirlik sont des versions modernisées de 2008 avec un nouveau radar de bord. Cet avion excelle tellement dans son rôle que son remplacement prévu par le F-22 s’est mué en programme de modernisation continu jusqu’en 2020. Hormis le radar, l’électronique de bord date quelque peu mais l’avion peut embarquer les missiles antiaériens AIM-120C-7 et AIM-9X, soit les plus performants disponibles actuellement dans l’arsenal américain.

 

Radar et RWR à 120 nm (fin 2000 et fin 1970/fin 1980), ECM défensif (fin 1980).

011.thumb.png.1c8cee4601370ba5dca99c1b3ccc7f62.png

La trajectoire estimée ne donne sur aucune cible exacte, peut-être sont-ils seulement en patrouille dans une zone donnée. Tous mes bombardiers sont des cibles potentielles. Si ces F-15 venaient à ouvrir le feu, je lèverais immédiatement l’interdiction de survol de l’espace aérien turc et toute unité américaine serait considérée comme hostile et immédiatement attaquée.

 

Pour résumer, les Etats-Unis, déploient dans l’espace aérien syrien des avions conçus pour abattre d’autres avions uniquement. Sachant que Da’esh n’a pas plus d’avions que de navires, il n’y a que deux cibles possibles : l’appareil syrien ayant survolé l’espace aérien turc, ou les miens.

Modifié par Rhysaxiel

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites

1er juin 2016, zulu 7h57-8h51

Les forces aériennes syriennes perdent un second MiG au-dessus de Raqqa. Par mesure de sécurité, Dyadya, le Tu-214R qui doit survoler la région, passe plus au sud. Il serait stupide et particulièrement gênant de le perdre comme ça. Medved 12 arrive sur la raffinerie de Manbij, largue ses bombes incendiaires… Et ne produit aucun dégât. Le bâtiment est renforcé ce qui empêche de causer de gros dégâts. Quel raté !

 

En mer, le Ka-57 est envoyé plus au sud du Moskva pour patrouiller et rechercher d’éventuels sous-marins qui observeraient nos opérations. Au large, s’approchant d’Alexandrette, un appareil de surveillance est repéré, puis identifié par le Zelenyy Dol comme un Shadow R.1. Il semble en route pour une mission d’observation dans le nord de la Syrie, sans doute en soutien des missions d’attaque au sol.

 

Hawker Beechcraft Corporation Shadow R.1 (MC-12W Liberty, Beechcraft King Air 350ER)

Révélation

shadow_r1.png.3b353538d4c350f89c72a1301552e0fd.png

Avion de surveillance de désignation de cible. Il est conçu à partir de l’avion de tourisme King Air 350ER. Contrairement à ce que laisse supposer son rôle, il diffère grandement du Tu-214R ou du Sentinel R.1 repéré plus tôt : son équipement de bord consiste en un radar, quelques équipements de reconnaissance et plusieurs désignateurs de cibles, il n’embarque en revanche pas toute la batterie d’instruments d’écoute électronique.

 

Radar à 45 nm (dbt 2000), reco visuelle à 100 nm (2000/2010)

 

L’Il-38 repère également des navires qui forment peut-être une partie de l’escorte du Charles de Gaulle. Aucun n’est identifié pour le moment.

 

Les F-15C poursuivent leur vol vers le sud. Ils patrouillent pour le moment dans le ciel du Vilayet d’Alexandrette. Le Forpost et les Su-25 de Medved 1 à 4 sont depuis longtemps à portée de tir mais ne sont pas attaqués. Serait-ce une simple patrouille destinée à préserver l’espace aérien turc suite à l’incursion syrienne ?

000.png.fac6282422920f72c0e4f69c89cab7ca.png

 

Loin à l’est, Pantera 1 et 2 poursuivent leurs attaques sur les installations de Da’esh, alors que les deux F-16 américains identifiés plus tôt s’approchent à leur tour de la zone. Pantera 1 tire un Kh-25 vers un bâtiment identifié comme un dépôt de munitions. Quelques secondes plus tard, à 8h00’21, une alerte retentit : un missile, tiré depuis l’un des F-16, file droit vers les Su-24 !

 

001.png.71080fb84135598086937069f6db21b7.png

Pantera 1 et 2 se voient immédiatement intimer l’ordre d’esquiver mais de ne pas engager les F-16, car plusieurs idées me traversent soudainement l’esprit*. Tout d’abord, la nature exact du missile tiré depuis le F-16 est inconnue : c’est peut-être un missile air-sol destiné au bâtiment que Pantera est en train d’attaquer, qui ne se dirige donc par vers mes Su-24 mais vers le bâtiment qui se trouve être juste à côté. En regardant de plus près la trajectoire du Kh-25, que les radars américains n’ont pas pu identifier comme tel, on pourrait aussi penser qu’il suit une trajectoire d’interception contre les F-16 dont il semble croiser la trajectoire, ce qui a peut-être provoqué une panique du côté des pilotes américains. Enfin, après quelque secondes, je vois qu’il n’y a qu’un seul missile tiré depuis les F-16. Les missiles air-air sont généralement tirés par paire et contre chaque appareil ennemi repéré. Il en faudrait donc 4 contre Pantera.

 

J’estime donc que c’est une mésentente : soit les américains pensent être attaqués et tirent un missile unique en avertissement contre leur agresseur, soit ils ont tiré un missile air-sol interprété comme une menace par mes pilotes. Ou alors j’ai tout faux, les Etats-Unis ont volontairement ouvert le feu sur mes appareils. Les secondes qui suivent sont tendues.

A 8h00’45, il apparaît évident que le missile ne touchera pas mes avions, il file un peu trop en avant. Il ne paraît cependant pas non plus cibler l’endroit où se trouvait le dépôt de munitions. Dans sa radio, Pantera 1 l’affirme, c’était un missile air-air. Il n’a pas pu être identifié visuellement, mais il est certain qu’il s’agissait d’un missile et non d’une bombe, outil privilégié de la coalition contre les bâtiments ennemis, et il soutient tout aussi fermement qu’il ciblait son appareil. Pantera reçoit l’ordre de terminer sa mission en évitant de passer devant les avions ennemis, puis de rentrer pour un débriefing où les données de vol seront analysées en détail. S’il y a eu tir de missile air-air contre nos avions, il faut en informer le Ministère de la Défense. Yastreb 1 et 2 reçoivent l’ordre de garder les F-16 en joue en restant sur leurs arrières. Dans le même temps, les Etats-Unis sont classés en « hostiles », le dernier niveau avant « ennemi »*.

 

Le reste de la mission se passe sans encombre : le deuxième groupe de cibles est détruit et Pantera peut même lancer une première attaque contre un entrepôt d’armes à Deir ez-Zor avant de retourner à Hmeimim. Les F-16, sous l’œil de Yastreb 1 et 2, mènent leur mission de bombardement avant de retourner au bercail sans faire de vagues.

(* par défaut, le jeu les a basculés en « ennemi » à la détection du missile, mais j’ai immédiatement repris la main pour prévenir tout escalade au cas où ce serait effectivement une mésentente entre les deux camps.)

 

Vers 8h07, les F-15C font demi-tour et rentrent à Incirlik. La théorie voulant que ces F-15 avaient pour ordre d’intercepter le MiG-23 syrien apparaît la plus probable. Le temps d’arriver sur zone, en revanche, le MiG était déjà loin.

002.png.73cfa0654598cdc8688f279b21abab5d.png

En parallèle, l’Il-20 survole la région de Manbij et repère plusieurs cibles au sol potentielles avec ses instruments de reconnaissance. En méditerranée, l’escadre du Charles de Gaulle s’agite. Les navires en eux-mêmes ne sont pas repérés ou identifiés, mais plusieurs escadrilles approchent de la côte syrienne. Yastreb 3 et 4, qui escortaient jusqu’à présent les Su-25 contre les puits de pétrole, sont envoyés à la rencontre de ces avions pour les identifier.

003.png.37ed03bcfd2c9488dfd0d31b7f9e55c8.png

La trajectoire des avions apparaît là encore inquiétante. Ils peuvent cibler les puits de pétrole dans le nord du pays… Ou bien l’Il-38 qui observe sans doute le groupe aéronaval coalisé d’un peu trop près au goût du capitaine Eric Malbrunot. Dans le doute, l’Il-38 est assigné à la patrouille anti-sous-marine. Les avions coalisés, identifiés comme d’attaque puis des Super Etendard M, ne bronchent pas. Ils vont donc frapper Da’esh. Quelques minutes plus tard, ce sont deux Rafale M qui sont identifiés par nos appareils.

 

Dassault-Breguet Super Etendard M

Révélation

super_e.png.fddfa86f5769c5fdfa64ae7a1a2236de.png

Avion de frappe embarqué, dérivé de l’Etendard IV et embarqué à bord du Charles de Gaulle. Il est employé par l’Irak contre les navires de commerce et les pétroliers iraniens dans les années 1980, et par l’Argentine pendant la guerre des Malouine en 1982. C’est la combinaison du missile antinavire AM.39 Exocet et du Super Etendard qui coulent l’HMS Sheffield. Il est également capable de délivrer le feu nucléaire, si besoin. Modernisé en 2011 mais néanmoins obsolète en 2016, il est en cours de remplacement par les Rafales M, mais la combinaison Etendard-Exocet reste brutale (imaginez donc Rafale-Exocet…), et l’appareil est tout à fait capable de frappes sur une cible peu défendue, comme les puits de pétrole de Da’esh. Sa défense se limite aux missiles air-air courte portée R.550 Magic 2 qui ne sont en rien une menace pour mes appareils.

 

Radar à 200 nm (fin 1990), RWR à 120 nm

 

Dassault Rafale M

Révélation

rafale_m.png.b2d7b4a384a8e232ea48e9842a360ba6.png

Avion omnirôle embarqué (pour la version M) et sans doute un des favoris de votre serviteur. Un véritable couteau suisse aux excellentes performances. Il connaît un développement compliqué : d’abord le projet commun de plusieurs pays, les désaccords entre Allemands, Britanniques, Italien et Français entraîne la séparation du Rafale, avion désormais strictement français, omnirôle et capable d’être embarqué, et de l’Eurofighter Typhoon, son cousin européen plus lourd et nettement moins versatile. La baisse des budgets militaires à la fin de la guerre froide entraîne des retards dans son développement.

 

Son avionique néanmoins est du dernier cri, modulaire et très évolutive. L’appareil est conçu pour réduire au maximum le travail annexe du pilote et de son navigateur et leur permettre de se concentrer au maximum sur la mission : fusion de données, combinaison intelligente compensant les G subis, HUD et HMD holographique…  Un vrai petit bijou que l’on préfère avoir dans son camp plutôt qu’en face. Ces appareils-là sont du standard F3.4 de 2014. Evidemment, il faut que je tombe sur ceux qui sont tous neufs : toute l’avionique est début 2010 ! Le Rafale est dit « omnirôle », c’est-à-dire qu’il peut sauter d’une mission à une autre en un seul vol sans avoir besoin d’atterrir et d’être préparé : l’ECM, l’ELINT, la reconnaissance est toujours possible à l’aide des équipements embarqués et le HUD à fusion de données permet de changer de profil de mission à la volée.

 

Radar à 140 nm (dbt 2010), ELINT à 120 nm, ECM défensif (dbt 2010), reco visuelle à 30 nm (dbt 2010)

 

Les forces stratégiques russes ont débuté leurs attaques à 8h05. Plusieurs escadrons de bombardiers supersoniques Tu-160 tirent les tout nouveaux Kh-101, des missiles de croisières à la portée très étendue et à la surface équivalente radar réduite, qui connaissent eux aussi leur baptême du feu opérationnel. Sur un radar, ils apparaissent comme des oiseaux. Volant à plusieurs centaines de kilomètres par heure. Ces missiles vont survoler le territoire turc. Il est évident que la chose ne sera pas appréciée à Ankara, car les missiles, aussi discrets soient-ils, seront tôt ou tard repérés, ne serait-ce que parce qu’ils survoleront des zones habitées. Mon petit doigt me dit que la situation va dégénérer sitôt les missiles repérés au-dessus dans le ciel turc.

 

004.png.472fdc3644ebd483173a4780cd25b4fc.png

 

8h22 zulu, situation au large de la Syrie. Le groupe Charles de Gaulle est repéré, mais les navires ne sont pas identifiés individuellement. Le B-261 Novorossisk continue sa tentative d’infiltration, navigant dans la couche thermocline pour réduire les chances d’être repérés par les sonobouées et les navires de surface. Une nuée d’hélicoptères semblent le rechercher ou, à défaut, explorer la zone et sécuriser les alentours du porte-avions.

004_5.png.a5ad05ed8335438584ff9fd680f56dc3.png

 

Sur le trajet du retour, Pantera 1 aborde de nouveau le sujet de l’agression qu’il estime avoir subie. Les instruments sur son appareil, dit-il, indiquaient clairement le verrouillage de son avion par le système de guidage d’un missile. Dans le doute, Dyadya reçoit à 8h23 l’ordre de revenir vers la mer, beaucoup plus tôt que prévu, pour identifier plus clairement les navires du groupe Charles de Gaulle. Entre le contournement de Raqqa suite à la perte de deux avions syriens et la mission avortée alors que l’appareil approchait de Deir ez-Zor, la mission d’espionnage du Tu-214R est un échec complet. L’Il-20, pourtant beaucoup plus proche de la frontière turque, donc théoriquement en danger, survole ses zones cibles sans le moindre problème et ramène plusieurs clichés d’Al-Bab et de Manbij : de nombreuses cibles potentielles qui n’attendent que d’être identifiées et détruites. Au même moment, le Forpost entame sa mission.

005.png.d2f8ed64a963722de8ce82a1a784d07f.png

A 8h32 zulu, un F-15E Strike Eagle survole le territoire kurde d’Afrin. Nos alliés l’identifient formellement. Il semble se diriger vers les puits de pétrole à l’est de Deir ez-Zor. Yastreb 1 et 2 doivent le garder à l’œil comme ils l’ont fait avec les deux F-16 quelques minutes plus tôt. Les avions américains et coalisés sont de plus en plus nombreux décoller, mais la situation reste globalement très calme. Mes avions sont hors des zones de combat et rentrent un à un à la base, ce qui élimine de fait les risques d’escalade. Les Kh-101 survolent désormais le territoire turc, en survolant le terrain à quelques mètres du sol à peine.

 

Un quart d’heure plus tard, quatre F-4 Phantom turcs approchent de Manbij. Ces appareils sont généralement utilisés dans des missions d’attaque au sol, le contrôle de l’espace aérien est laissé aux F-16. Ils arrivent sur zone en même temps que les quatre Super Etendard français dans ce qui ressemble à un bombardement coordonné pour réduire les risques de riposte.

006.png.8237e9cbb4f0def4e8325ffdda3137a5.png

Les F-4 arrivent sur zone… Et n’attaquent rien. Yastreb 1 et 2 ne repèrent aucun tir de missile ni aucune explosion.

 

McDonnell Douglas F-4E Phantom II/Terminator 2020

Révélation

f4.png.4e962935321c7231b1cb83f3a02e1280.png

Chasseur lourd à la carrière exceptionnelle (>5 000 exemplaires), il est conçu à la fin des années 1950 mais toujours en service : on le retrouvait encore dans le ciel irakien en 1991. Cet avion peut tout faire : supériorité aérienne, son rôle initial, mais aussi reconnaissance, SEAD, attaque au sol. Signe de sa versatilité, il est remplacé par quatre appareils : les F-14, F-15, F-16 et F-18. C’est aussi l’un des rares avions à avoir été utilisés à la fois par l’US Navy, le corps des Marines et l’US Air Force. La version E est celle dotée d’un canon embarqué. Il était en effet courant chez les intercepteurs du début de la guerre froide de ne pas avoir de canon : on pensait alors que le missile était l’alpha et l’omega du combat aérien. Cela s’est avéré désastreux au Viêt-Nam : le Nord et le Sud disposaient d’appareils similaires, il fallait donc les identifier visuellement, à l’aide de leurs insignes. A ces distances-là, le canon était bien plus utile.

 

Cette version modernisée de 2015 peut embarquer de nombreux armements modernes et son avionique est elle aussi modernisée. Détail capital, il est capable de frappes à longue portée grâce au SOM A, un missile d’une portée de 130 nm pouvant donc frapper la batterie de S-400 sans risquer de représailles, ce que le F-16 ne peut faire.

 

Radar à 80 nm (dbt 2000), RWR à 120 nm (dbt 2000), ECM défensif (fin 1980)

 

Deux minutes plus tard, après survol de plusieurs positions de Da’esh, sans avoir ni ouvert le feu ni été attaqué, ils virent soudainement vers l’ouest, c’est-à-dire vers Afrin, territoire kurde. Les Super Etendards ont quant à eux détruit leurs cibles.

007.png.34391b7b5e9019b377d5c4655df9d19e.png

 

Le problème est le suivant. Un accord russo-turc dans le nord du pays fait de l’Armée de la Conquête des alliés de la Turquie, et les Kurdes nos alliés. Les forces aériennes des deux Etats sont en quelque sorte une garantie contre des attaques de leurs adversaires. Si les avions turcs attaquent les positions kurdes, ils deviendront « ennemis », sans possibilité de revenir en arrière : toute attaque contre un allié est un acte de guerre. De même, si nous attaquions l’Armée de la Conquête, la Turquie y verrait une provocation.

008.png.b61385c678e5efd2e38639e123bfc5a3.png

 

Les pilotes turcs sont contactés par radio, avec ordre de faire demi-tour et de ne pas ouvrir le feu sous peine de représailles. Une fois. Deux fois. Trois fois. Pas de réponse. Puis, à 8h51’24, ce que je redoutais se produit : la Turquie viole l’accord en attaquant une position kurde.

009.png.7544daf61a1b73684861e595f1e019bf.png

 

Mes ordres sont clairs. Je dois riposter.

 

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites
il y a 9 minutes, Eginhard 38 a dit :

Le jeu t'offre également la possibilité de contacter les appareils n'appartenant pas à ta faction ?

Du tout, c'est du RP ;)

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Et hop, petite variation de format ! Libre à vous de croire ce que vous voulez dans ce que je baratine :D
Je posterai plus tard ce qu'il s'est passé en vrai, selon la même formule que les messages précédents.

 

 

 

off_000.png.41b2bd270c9f79d6346a3b4cd70a5bb5.png

Escalade en Syrie : la coalition attaque les Force Aérospatiales Russes.

1er juin 2016, 11:25

off_001.png.4a9246f0f03c0fde07c28b2b5a7f5b01.png

Les ministères de la Défense et des Affaires Etrangères russes dénoncent des attaques ciblées et coordonnées de la coalition menée par les Etats-Unis contre les forces aérospatiales russes.

 

Vers 8h, deux F-16 américains ont ouvert le feu contre deux Su-24 alors que ces derniers bombardaient des positions de l’Etat Islamique dans l’est de la Syrie. Les missiles ont manqué leurs cibles tandis que les avions américains n’ont pas poursuivi leur attaque. Moins d’une heure plus tard, des appareils turcs ont violé le cessez-le-feu en vigueur dans le nord-ouest du pays en menant une attaque ciblée contre les positions kurdes près d’Afrin. Quatre avions F-4 équipés de bombes ont survolé des positions de Da’esh à Manbij sans être inquiétés par les combattants au sol, avant de faire route pour attaquer les unités kurdes dans la région.

 

Cette seconde attaque a coïncidé avec un tir de missile venant d’un sous-marin turc ciblant le RFS Priazovye, un navire de renseignements non armé accompagnant le RFS Moskva au large de Lattaquié. Le navire a été touché mais n’a pas coulé, selon le Ministère de la Défense. Quelques minutes plus tard, un Rafale Marine lancé depuis le porte-avions Charles de Gaulle a détruit un drone de reconnaissance russe qui survolait les positions de l’Armée de la Conquête près d’Afrin tandis que deux F-15 américains ont attaqué deux Su-30 russes en mission de patrouille de routine.

 

Ces assauts ont contraint l’Etat-major des Forces Russes en Syrie à déclarer un état de guerre limité sur son théâtre d’opération et à instaurer une zone d’exclusion aérienne dans un rayon de 400 km autour de la base navale de Tartus. En parallèle, la Russie suspend pendant une heure ses opérations au sol pour limiter le nombre d’appareils en vol et les risques d’escalades et appelle les coalisés à faire de même pour pacifier la situation. Face aux violations continues de cette zone et aux tentatives successives contre les navires et les appareils russes, une dizaine d’appareils de la coalition ont été abattus. Un sous-marin turc, auteur du tir contre le Priazovye, aurait été coulé.

 

Dans une déclaration conjointe, le ministre de la défense Sergueï Shoygu et le ministre de la défense Sergueï Lavrov dénoncent une agression volontaire et calculée de la part de la coalition :

« La vigueur et l’efficacité de notre intervention en Syrie ont sans doute provoqué une réaction de gêne voire de jalousie au Pentagone. A défaut de pouvoir obtenir les mêmes résultats, les Etats-Unis sont aujourd’hui déterminés à couvrir leurs faiblesses par une attaque ciblée contre nos troupes. La coordination de ces attaques ne laisse aucun doute sur leur préméditation. Nous privilégions évidemment toute solution diplomatique qui nous permettrait de recentrer l’effort de l’ensemble des nations engagées contre l’Etat Islamique. Les Forces Russes en Syrie ont reçu toute latitude pour mettre fin aux attaques de la coalition si celles-ci venaient à se poursuivre. »

 

Le Président américain Barack Obama a dénoncé de son côté une attaque de la Russie contre la Turquie et le devoir des forces américaines présentes sur le théâtre syrien de venir en aide à son allié :

« Nous ne pouvons laisser de tels actes impunis. La Russie entrave les efforts de la coalition contre les terroristes de l’Etat Islamique. Face à ce comportement irresponsable, des sanctions fermes seront bientôt prise. »

La nature de ces sanctions est encore inconnue.

 

 

off_002.thumb.png.a7858d033fd7574b6b2f231e66c3be2c.png

La Russie attaque des appareils turcs en mission contre l’Etat Islamique en Syrie

1055 GMT, 1er juin 2016

En résumé

Plusieurs avions de chasse russes tirent sur les forces de la coalition en Syrie.

La flotte russe au large de Tartus attaque un sous-marin turc en patrouille.

 

(CNN) – Le commandant des forces américaines en Syrie rapporte une succession d’attaques menées par l’aviation et la marine russe contre les troupes de la coalition en mission contre l’Etat Islamique. Vers 9h, deux avions de chasse Su-30 ont ouvert le feu contre une patrouille de routine turque à la frontière nord de la Syrie. Les deux appareils ont violé l’espace aérien turc pour mener leurs attaques avant d’être abattus par les F-15 américains venus à leur secours.

off_003.png.8a9dc3f2a7d630f727d81ec7e60afd5a.png

Un haut gradé militaire travaillant au Pentagone révèle que la Russie a par ailleurs attaqué un sous-marin turc croisant au large de la Turquie et a perdu un de ces navires dans l’affrontement. Elle a également activé sa batterie anti-aérienne S-400 et a immédiatement ouvert le feu contre tout appareil non russe et non syrien. Cette succession de frappes coordonnées et ciblées contre les forces coalisées ont été « sans aucun doute » planifiées et relèvent d’une logique de provocation.

 

Ces attaques font suite à plusieurs provocations des forces aériennes russes. Tôt dans la matinée, un avion syrien a survolé l’espace aérien turc. Vers 8h, deux F-16 en mission de frappe contre l’Etat Islamique ont été attaqués par des chasseurs russes, puis suivis par deux autres appareils qui ont manifesté un comportement dangereux en volant à proximité des avions américains.

 

L’Etat-major des forces russes en Syrie a annoncé la mise en place unilatérale d’une zone d’exclusion aérienne autour de leur base navale de Tartus. Le secrétaire à la défense déclare :

« Cette zone d’exclusion aérienne est illégale et démontre que l’objectif de la Russie en Syrie n’est pas de combattre l’Etat Islamique mais bien de faire dérailler les opérations de la coalition et de déstabiliser la région et permettre à son allié Bachar al-Assad de rester au pouvoir. Il est de notre devoir de rouvrir l’espace aérien au plus vite. »

 

Un communiqué de la Maison Blanche dénonce les actions de la Russie :

« Les attaques répétées de la Russie contre notre allié la Turquie nécessite une réponse immédiate. Nos troupes sur place ont reçu l’ordre de défendre nos alliés et de réduire au silence les forces russes de la région. Nous ne pouvons laisser de tels actes impunis. La Russie déstabilise volontairement le Moyen Orient, bafoue le droit international et entrave les efforts de la coalition contre les terroristes de l’Etat Islamique. Face à ce comportement irresponsable, des sanctions fermes seront bientôt prise. »

 

 

off_004.png.944fb06462c8f5aa4d0b616c8d8e354b.png

L’escadre du Charles de Gaulle en alerte maximale au large de la Syrie en réponse aux attaques russes.

Les forces de la coalition sont attaquées par des appareils russes depuis ce matin.

 

LE MONDE | 01.06.2016 à 12h24 |

L’aviation russe se livre depuis ce matin à des attaques répétées contre les forces de la coalition en Syrie. Le Charles de Gaulle, le navire le plus puissant de la coalition déployé sur ce théâtre d’opérations, est en état d’alerte maximale. Des chasseurs russes ont ouvert le feu contre des appareils turcs, américains et français qui opéraient en Syrie contre les forces de l’Etat islamique.

 

Une escalade brutale entre la Russie et la coalition

La Russie a accusé ce matin les Etats-Unis d’avoir tiré sur deux de ses appareils et reproche à la Turquie d’avoir bombardé les troupes kurdes dans la province d’Afrin en dépit d’un cessez-le-feu en vigueur. Un chasseur F-4 turc, en patrouille à la frontière syrienne, a été abattu par deux chasseurs russes qui ont eux-mêmes été détruits par des avions français et américains envoyés en renfort.

 

Washington et Ankara réfutent ensemble les accusations russes et affirment au contraire que les forces aérospatiales russes se sont livrées à une attaque coordonnée contre la coalition. Un sous-marin truc, le Prezeve, ainsi que plusieurs avions britanniques ont été coulés et abattus au large de la méditerranée à quelques minutes d’intervalle. En représailles, un navire russe a été frappé par un tir de missiles de la coalition.

 

Mise en place d’une zone d’exclusion aérienne.

La Russie a activé son système S-400 déployé près de la base aérienne de Khmeimim dans la région de Lattaquié. L’espace aérien dans un rayon de 400 km autour de cette batterie de missiles est unilatéralement fermé à la coalition. Elle indique par ailleurs arrêter temporairement ses opérations contre Da’esh pour réduire au minimum les avions en vol et les risques d’escalade, mais depuis cette annonce, plusieurs échanges de tir ont eu lieu et un Rafale a été perdu.

 

off_005.png.3adf75edb80b4825ffc17929716602c0.png

 

Le Charles de Gaulle en état d’alerte maximale.

Suite à la perte de cet appareil et à la destruction d’une flotte d’avions de surveillance britanniques, le Charles de Gaulle est placé en état d’alerte et prépare une réponse coordonnée avec ses alliés pour faire cesser les attaques russes et reprendre le contrôle de l’espace aérien.

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites

off_004.png.c1141c9794d4f42b4af937ca22c7f3f5.png

Cessez-le-feu en Syrie

 

Les hostilité ont cessé entre la Russie et la coalition suite à la destruction d’au moins deux navires au large des côtes syriennes.

LE MONDE | 01.06.2016 à 13h15 |

 

Les Etats-Unis et la Russie ont annoncé conjointement la fin des opérations aériennes en Syrie et le maintien au sol de leur aviation pour 24h pour permettre une désescalade totale du conflit. Le secrétaire d’Etat américain John Kerry s’est entretenu avec ses homologues russes et turcs. La situation en Syrie s’est brutalement aggravée ce matin à la suite de plusieurs attaques des forces aériennes russes contre des avions de la coalition menant des frappes en Syrie.

Voir aussi : « L’escadre du Charles de Gaulle en alerte maximale au large de la Syrie en réponse aux attaques russes. »

 

Deux navires détruits au large de la Syrie.

Les hostilités sont encore montées d’un cran en début d’après-midi avec la destruction de deux navires, l’un turc, l’autre russe, au large de la Syrie. Le ministère russe de la défense affirme par ailleurs avoir coulé deux sous-marins responsables de la perte du navire espion Priazovye, envoyé au large de la Russie en décembre dernier. La Russie avait mené au préalable des frappes massives et indiscriminées contre les positions de l’Armée de la Conquête autour d’Afrin, causant la mort de nombreux civils, selon l’Observatoire Syrien des Droits de l’Homme.

 

L’Allemagne annonce son retrait de Syrie

Suite à la flambée de violence en Syrie, le ministre allemand des affaires étrangères, Frank-Walter Steinmeier, a annoncé le retrait immédiat des forces allemandes présentes au Proche-Orient. La participation allemande se limite à une vingtaine d’avions Tornado destinés à l’attaque au sol. La chancellerie a par ailleurs déclaré que les conditions de l’engagement de l’Allemagne en Syrie reposaient notamment sur la coopération entre les différents acteurs étrangers et la sécurisation de l’espace aérien, et que ces conditions ne sont plus réunies. Le retrait est effectif immédiatement.

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Comme promis, le récit de la partie, de mon point de vue. Grosse balise pour ne rien divulgâcher !

 

Révélation

L’analyse des données de vol de Pantera 1 et 2 révèle que les deux avions américains ont bien tiré un missile anti-aérien. Les pilotes ennemis ont sans doute paniqué, mais l’acte reste néanmoins grave. C’est le premier acte hostile de la journée, chronologiquement parlant. Il se pourrait que le tir ait eu lieu avant le tir du Kh-25, c’est impossible à déterminer car cela se joue à une ou deux secondes à peine. Si les F-16 ont ouvert le feu en premier, c’est une provocation pure, sinon, c’est une réaction de panique face au tir du Kh-25 interprété comme un missile air-air malgré l’altitude des Su-24 au moment du tir.

 

La riposte commence par la levée de la zone de non navigation au-dessus de la Turquie. Mes pilotes reçoivent l’autorisation de violer l’espace aérien ennemi si nécessaire. Conformément à leurs instructions, Yastreb 1 et 2 tirent leurs missiles en direction des F-4. Yastreb 3 et 4 ainsi que le Moskva en patrouille au large des côtes syriennes ouvrent immédiatement le feu contre les deux hélicoptères du Gediz, forçant ceux-ci à abandonner leurs observations et manœuvrer pour se défendre.

000.png.19386ce5013b6a104a8f6938e282ec78.png

Les deux hélicoptères sont détruits, ce qui prive le Gediz de son moyen de lutte anti-sous-marine. En revanche, un seul F-4 est abattu, en raison notamment de la distance que doivent franchir les missiles : les cibles sont à l’extrême limite de leur portée (la probabilité de toucher tombe à 35% dans cette situation précise). Une deuxième salve ne donne rien, la vitesse des F-4 fait que les missiles manquent d’énergie et arrivent en bout de course avant de toucher les avions. C’est un bilan mitigé.

 

A 8h55’29, deux missiles sont repérés. Ils ont été tirés depuis un sous-marin bien trop proche de mes navires. L’hélicoptère à bord du Moskva n’est équipé que de sonobouées passives, entre lesquelles le sous-marin ennemi semble être passé. Yastreb 4 vire immédiatement vers la menace en passant la post-combustion. Les missiles sont suffisamment lents, il s’agit sans doute de Harpoons, ils peuvent donc être abattus par de simples missiles antiaériens, même si la chose est peu susceptible de réussir. Ils volent quelques secondes sans but précis, puis se tournent vers le Priazovye, mon navire de renseignements. Le Zelenyy Dol était l’autre cible possible, mais deux missiles ne suffiraient pas à percer la défense antimissile. Trente secondes plus tard, le B-262 repère le tireur, qui s’est sans doute précipité dans ses manouvres de fuite. Grave erreur.

001.png.8d3e328b957fff00dda7c20fc6f0d763.png

La première salve détruit un missile. Le temps manque pour une deuxième salve. Sur le Priazovye, on arme les deux canons de 30mm susceptibles de sauver le navire du désastre. A 8h57’12, malgré les tirs répétés des canons, le missile frappe le navire de plein fouet. De nombreux équipements sont HS, dont les moteurs, un incendie se déclare, mais la structure tient. Le missile a touché au-dessus de la ligne de flottaison et, par miracle, les stocks de munitions des deux canons ainsi que les deux systèmes radio ne sont pas touchés. Un incendie fait rage, le navire est sans doute bon pour la casse. L’équipage s’attelle immédiatement à évacuer les blessés et éteindre les feux.

 

En parallèle, deux avions décollent d’Incirlik et foncent droit vers Yastreb 1 et 2. Il ne fait pas de doute qu’il faut désormais considérer les Etats-Unis hostiles. A 8h58’17, les deux Su-30 ont l’ordre de tirer une dernière salve contre les F-4 dans l’espoir d’en abattre un autre puis de rentrer en rase-mottes à pleine vitesse à la base.

002.png.6b08c57ec0eb093b4afcc29251ba641a.png

Le plan tombe à l’eau moins de trente secondes plus tard. Dans le dos de Yastreb, un Rafale M vient d’ouvrir le feu sur le Forpost, qui n’a pas la moindre capacité de manœuvre, et se dirige droit vers les Su-30, qui se retrouvent complètement encerclés. Il n’y a aucune issue. Yastreb 1 et 2 décident de vider leur arsenal sur la cible la plus proche histoire d’alléger leur avion puis, face au barrage de missiles venant des appareils hostiles, manœuvrent du mieux qu’ils le peuvent. Yastreb 2 tombe à 8h59’19, Yastreb 1 à 9h02’01. Les pilotes et navigateurs ont pu s’éjecter en territoire kurde.

 

L’équipage de la batterie S-400, qui a commencé à ouvrir le feu sur les avions américain, est aussitôt informé. Un seul ordre : le ciel doit être vide de tout avion non allié. Voici un autre équipement russe qui connaît son baptême du feu. En complément, deux Su-35 sont immédiatement envoyés dans le ciel, sous le nom d’Orel 1 et 2, pour relayer Yastreb 3 et 4. En même temps que les deux avions qui ont décollé d’Incirlik, deux appareils ont quitté Akrotiri et se dirigent vers Hmeimim tandis que deux autres quittent le Charles de Gaulle pour foncer droit sur Dyadya. Leur mission n’a plus d’importance : tout avion qui approche à portée de tir des S-400 sera attaqué. Pour qu’il y ait désescalade, tout le monde doit rester au sol, sans exception. Les premières victimes coalisées sont le Sentry AEW et le Sentinel : l’ennemi est aveuglé, temporairement.

 

A 9h02, la position du sous-marin turc est triangulée. A 9h06’26, une torpille tirée par l’Il-38 le percute de plein fouet. Goblin est détruit et le Priazovye vengé. Le Ka-27 est renvoyé vers le Moskva pour réapprovisionnement. Le S-353 18 Mart, un sous-marin de la classe Preveze/Type 209 de conception allemande, ainsi que ses 36 membres d’équipages sont envoyés par le fond. Erdogan s’en mordra les doigts.

003.png.1463792aa627f331d0beab4903b8611b.png

Un drone lancé en avant du groupe Charles de Gaulle est abattu sans problème de même qu’un second Sentry AEW. Orel, plutôt que d’engager les Rafales de front, fait demi-tour et met les gaz pour attirer l’ennemi à portée des S-400, avant de se retourner de nouveau et de l’engager un fois celui-ci en pleine manœuvre d’esquive. Le Rafale le plus proche ouvre le feu sur le Ka-27, mais l’hélicoptère rejoint le point du Mosvka à temps. Cela s’est joué à dix secondes.

004.png.14904063ec4fe5197646393be4b0f5a3.png

Le premier Rafale est abattu par les S-400, le second parvient à s’échapper. Ils ont tiré à eux deux 8 missiles qui ont tous manqué leur cible.

 

Dyadya est en sécurité au-dessus de la Syrie. C’est pourtant l’équipement d’écoute du Tu-214R qui permet d’identifier d’un coup tous les navires du groupe Charles de Gaulle par l’analyse de leurs émissions radar. J’adore ce jouet. Le Novorossiysk modifie son approche en fonction des informations acquises. A l’avant de cette formation, on trouve le Montrose, le navire le plus apte à la lutte anti-sous-marine. Il dispose d’un sonar actif-passif à longue portée, mais le Novorossiysk se déplace lentement et offre son nez aux radars ennemis, ce qui le rend virtuellement invisible.

005.png.59b0e00efe32f3e48acf5a228aa84454.png

 

F 236 Montrose, frégate de classe Type 23/Duke

Révélation

montrose.png.4484b5704425e356a9e10ceb91d741b8.png

Frégate britannique initialement conçues pour la lutte anti-sous-marine, destinée à accompagner les Type 45 en mer. Ces vaisseaux sont souvent utilisés dans des missions de patrouille anti-piraterie ou de sécurité maritime. Ils sont en cours de remplacement par les Type 26 Global Combat Ship puis par les Type 31. Trois exemplaires sont déjà vendus au Chili, et le retrait progressif des vaisseaux est prévu entre 2023 et 2036. Le Montrose est lancé en 2006.

 

Son équipement le plus dangereux pour moi est le sonar tracté portant jusqu’à 70 nm (dbt 2000), renforçant son sonar de coque de 16 nm, mais ses torpilles ne portent qu’à 4 nm. Il possède toute une batterie d’équipements (fin 1980), des missiles Harpoon complètement obsolètes et une défense antiaérienne marginale, conçus surtout comme autodéfense. Embarque un hélicoptère Lynx ou Westland Merlin.

 

F 710 La Fayette, frégate de classe La Fayette

Révélation

lafayette.png.9842bf37bcfb9ce3926fd8c0baa1952a.png

Frégate furtive destinée principalement à la lutte contre les navires de surface et au bombardement côtier, seul ou dans une escorte. Sa signature radar est extrêmement réduite, mais elle est ici trahie par ses émissions que Dyadya a pu capter. Son électronique embarquée est récente (fin 1990) et inclus des contremesures électroniques. Elle ne possède ni sonar ni armes anti-sous-marine, mais embarque néanmoins un hélicoptère dédié à la lutte anti-sous-marine, un NH-90. Sa force de frappe consiste surtout en ses MM.40 Exocet portant à 100 nm.

 

D 620 Forbin, frégate de classe Horizon

Révélation

forbin.png.847ecf867087f1c63203911837d4305e.png

Frégate franco-italienne antiaérienne furtive conçue pour escorter un groupe aéronaval ou couvrir une mission de débarquement. Elle connaît un destin similaire au Rafale : le Royaume-Uni, initialement partie prenante au projet, s’en est retiré faute d’entente sur le navire à produire, et s’est lancé dans la conception du Type 45. Elle est avant tout conçue pour patrouiller en mer fermée et dispose surtout de capacité de défense antiaérienne à courte portée (60 nm) : l’Italie n’envisage pas de la déployer hors de la méditerranée, et la France la conçoit surtout comme une escorte au Charles de Gaulle. Contrairement au La Fayette, elle dispose d’un sonar de coque (16 nm) mais reste faible contre les menaces sous-marines et s’appuie aussi sur un NH-90 embarqué. Elle emporte enfin des Exocets, lui conférant une jolie force de frappe mer-mer.

 

F 207 Bremen, frégate de classe F 122/Bremen

Révélation

bremen.png.c79ebaeb946769e9a579237c74c7ba34.png

Frégate conçue à la fin de la guerre froide dans une lutte anti-sous-marine mais ne disposant pas de sonar tracté. Le Bremen est décommissionné en mars 2014, petit raté du jeu ! C’est en fait l’Augsburg, en tout point identique, qui est déployée avec le Charles de Gaulle en méditerranée. Ses appareils embarqués ont été modernisés mais restent plutôt obsolètes comparé aux autres navires du groupe (fin 1990). Son armement n’est guère impressionnant : Harpoon dépassés, RIM-7 anti-aériens surtout destinés à éliminer les missiles approchants et des canons insuffisants pour l’appui feu. En revanche, elle embarque deux hélicoptères destinés à la lutte anti-sous-marine. Son sonar de coque assez faiblard (16 nm) fait qu’elle doit s’appuyer sur les sonobouées de ses hélicoptères ou les sonars d’autres navires pour repérer l’ennemi sous l’eau.

 

R-91 Charles de Gaulle, porte-avions

Révélation

cdg.png.99000cda5357a57ee6358f31acde2b55.png

Dernier navire du groupe, et non des moindres, le porte-avions Charles de Gaulle. Tristement célèbres pour les avaries moteur et hélice qui plombaient son temps de service au début de sa carrière, soucis aujourd’hui résolu, il s’agit du plus gros porte-avions européen, en attendant l’arrivée des deux Queen Elizabeth. C’est un CATOBAR, contrairement au Queen Elizabeth qui ne peut embarquer que des avions à décollage court, faute de catapulte. Cela permet au Charles de Gaulle d’embarquer, outre les obligatoires chasseurs Rafale et Super Etendard, trois E-2C Hawkeye fournissant de précieuses informations à l’ensemble de la flotte, jusqu’à 40 appareils.

 

L’armement n’a guère d’importance pour un porte-avions (sauf quand on parle du Kuznetsov), il consiste surtout en quelques missiles anti-aériens dans une optique d’autodéfense. Les 24 Rafales M/Super Etendard sont nettement plus menaçants.

La situation est assez claire : la véritable menace est la flotte d’hélicoptères entourant le groupe aéronaval, mais il est peu probable que mes avions puissent seulement les approcher pour les abattre. En dehors de cela, le Montrose est le plus susceptible de repérer le B-261 donc la cible la plus tentante. Viennent ensuite le Bremen et le Forbin. Le premier est une cible plus alléchante que le second, car le neutraliser éliminerait d’un coup deux hélicoptères. Le jackpot ultime serait évidemment le Charles de Gaulle lui-même, mais parvenir à le couler tout en sauvant le Novorossiysk est presque impossible, il faudrait pour cela connaître la position exacte des différents navires et des avions les survolant. Armons-nous de patience. Le B-261 évolue à vitesse réduite dans la thermocline pour réduire au maximum les échanges d’informations avec la surface.

 

Les appareils américains apprennent à maudire les S-400. Incirlik est à portée de tir. Cela signifie que des avions au retour de leur mission, voire en phase d’approche, se font tirer dessus. Atterrir avec un missile qui arrive à six heures ne rend pas les choses plus aisées. La coalition perd encore un hélicoptère d’observation maritime et envoie un nouvel AWACS, avec une trajectoire beaucoup plus sûre évitant soigneusement les S-400. Ils ne savent alors pas que les tubes sont en cours de rechargement, et que cela nécessite du temps : environ 50 minutes pour récupérer les 4 missiles au magasin, pour les acheminer sur un des douze lanceurs, les charger et les armer. Deux Tornado GR.4 décollent d’Akrotiri, sans doute pour aller frapper Da’ech. Si je les laisse passer, Dyadya se retrouvera à portée de leurs missiles. C’est un risque que je refuse de prendre. Ils sont identifiés et abattus, de même qu’un P-3C trop curieux et deux Tornado de retour de mission.

000.png.e40f2087b9947e1ea83895f250aed450.png

Dans le ciel méditerranéen, Orel 3 et 4 succèdent à Orel 1 et 2. A 9h45, le Charles de Gaulle lance deux autres Rafales contre mes avions. Ils sont abattus au prix de l’appareil d’Orel 4. Les avions coalisés et américains tirent leurs missiles par paires. Il n’y a aucune retenue, on se croirait dans une situation de guerre totale. La patrouille suivante, de Yastreb 3 et 4, est sans histoire. Celle d’Orel 1 et 2, élimine quatre Tornado GR.4A qui ont décollé d’Akrotiri ainsi qu’un Wildcat HMA.2 qui est parti bien loin de la flotte qu’il est censé couvrir.

 

Il est décidé d’une mission contre l’Armée de la Conquête et d’une campagne de bombardements contre les puits de pétrole de l’Armée Syrienne Libre, en représailles contre l’attaque des forces kurdes. Pantera 5 et 6, armés de bombes de 500kg, sont envoyés contre les puits d’Alep. Malgré trois bombes qui refusent d’exploser, seuls deux puits sont encore fonctionnels. Le bilan est infiniment meilleur que celui des bombes non guidées employées plus tôt.

001.png.362e993283cf75d7d5260406a2523d37.png

Contre l’Armée de la Conquête, la totalité de la flotte d’hélicoptères et quatre Su-24D avec des grappes de bombes classiques et à fragmentation sont envoyées vers Afrin semer la terreur chez les Turkmènes. Les Sukhoi frappent vers 10h30’ et rentrent à la base sans le moindre accroc. Deux chasseurs ennemis décollent d’Incirlik et tirent sur les hélicoptères avant d’être pris à parti par les S-400. Un Mi-24, Krokodil 5, est perdu. A 10h50’, la horde arrive sur zone et sème la terreur parmi les troupes turkmènes. Leur retour se passe sans le moindre encombre. L’Armée de la Conquête vient de subir un revers cuisant, les Kurdes peuvent passer à l’offensive !

002.png.85c7255f2a63076aa8d0254dda4937be.png

 

Le ciel moins hostile permet des opérations d’espionnage plus avancées. Dyadya jette un œil tantôt sur le Gediz et le Daring au nord de Chypre, tantôt sur le groupe Charles de Gaulle. Le B-261, toujours en infiltration, se rapproche dangereusement du Montrose. Aucun hélicoptère ne semble fouiller les environs, ni tenter de trianguler le Novorossiysk. C’est étrange. Le HMA.2A est sans doute allé trop loin faute de contact précis sur le B-261.

003.png.f1abbc2e2c2e61ed71b5b45c1bce3af7.png

A 10h27 pourtant, le B-261 rapporte que le Montrose entame des manœuvres d’esquives, tourne le dos au sous-marin et file à plus de 20 nœuds. Il était presque à portée de tir ! Une torpille est encore en mesure de l’atteindre, mais il y a un navire non identifié juste à côté. Si c’est un vaisseau civil et que la torpille l’accrochait par erreur, ce serait un désastre. Impossible de suivre le Montrose sans trahir la position du B-261. Patience. Au moins, la formation de l’escadre est brisée et une ouverture contre le Bremen, directement au sud, ou le La Fayette, au sud-ouest, se dessine.

004.png.bfbc1c52e1fae730e8e19b2e6bf9cff1.png

Au nord-est, la coalition tente une manœuvre très similaire. Le MAD de l’Il-38 capte un contact, et contrairement aux précédents, il est positif.

005.png.e143c2e7cb0a7d2a12eb782c2ec81fe1.png

Le bougre est passé entre les bouées passives, et il ne peut être qu’ennemi, vu la situation. Après quelques secondes, sa direction est calculée : il se dirige vers le Moskva. Le Ka-27 et l’Il-38 ont ordre de le trianguler et de le couler. L’Il-38 n’a plus de torpille mais guide le Ka-27 qui tire la sienne… Et manque sa cible. Le B-262 fait demi-tour et fonce sur l’hostile à pleine vitesse. Le sous-marin ne demande pas son reste et fait demi-tour. Il bénéficie d’un répit de 30 minutes le temps que le Ka-27 soit rééquipé sur le Mosvka.

 

Le B-261 n’est toujours pas inquiété et poursuit son infiltration.

006.png.01b29e8194fd237244d308f7d815b127.png

A 11h43, une alerte retentit à bord des trois navires russes en mer : torpilles détectées ! Le sous-marin qui a échappé au feu du Ka-27 a de nouveau pu s’infiltrer entre les bouées de détection passives, éviter le MAG du Ka-27 qui a pu redécoller, et se mettre en position de tir ! Deux minutes plus tard, deux missiles, tirés depuis un autre sous-marin plus à l’ouest, sont à leur tour repérés. Le Mosvka n’en fait qu’une bouchée.

008.png.de220c722647fb563a07a5585823afb5.png

Ce sont en tout quatre torpilles qui affolent les senseurs russes. Une position approximative du tireur est triangulée et le B-262 tente un tir en aveugle. La torpille est guidée de telle sorte qu’elle remonte le long la position estimée du sous-marin ennemi, mais cela ne donne rien.

009.png.8436c577cb0e909180e0f36e6dec8f7a.png

Les torpilles ennemies ne sont pas clairement visibles. Les manœuvres des navires qui tentent de leur échapper perturbent leurs propres senseurs. On ne sait même pas quel navire est ciblé !

010.png.8b1e0398fbf9edb69cf02ac8e47d398e.png

Le Zelenyy Dol rapporte deux explosions sous-marines à proximité de sa coque. Aucun dégât n’est signalé, les deux torpilles sont passées à côté et ont manqué leur cible. Le Priazovye, déjà touché par un Harpoon et évacué depuis plusieurs heures, est frappé par deux torpilles et coule en quelques secondes. Les représailles sont décidées. Le Gediz est désigné comme cible pour une attaque combinée de quatre Su-34, qui décollent à 11h52, et de missiles tirés depuis le Moskva et le Zelenyy Dol.

007.png.35b688a33936136d845ff3b5c1d1fe00.png

Les défenses anti-aériennes du Gediz ouvrent le feu conte Yaguar 4, l’un des Su-34 en vol. Les deux missiles manquent leur cible, l’un défait par les contre-mesures, l’autre par la dextérité du pilote couplée à manœuvrabilité de l’appareil. 50 nautiques plus à l’ouest, le Daring ouvre également le feu, ciblant cette fois les missiles en approche. Les quatre Granit en approche finale évitent les missiles du Gediz mais les huit Aster du Daring en viennent à bout. Les Kalibr approchent à très haute vitesse : il n’y a plus que quelques canons entre eux et le Gediz, qui est frappé de plein fouet par deux des quatre missiles à 12h zulu. La frégate est déchirée en trois morceaux et explose dans une immense boule de feu. Les Su-34 font demi-tour et rentrent à la base. A 12h08, le sous-marin qui a torpillé le Priazovye est coulé par le Ka-27.

 

Plus au sud, le groupe Charles de Gaulle est secoué : le B-261 tire deux torpilles contre le La Fayette et le Bremen. Le but n’est pas de les couler mais de les pousser à s’éloigner du B-261 pour obtenir une fenêtre de tir sur le porte-avions français. Le navire neutre, considéré jusqu’à présent comme un cargo, active soudainement tout un ensemble de signaux que Dyadya capte immédiatement. Il s’agit d’un destroyer américain : un navire de classe Arleigh Burke, extrêmement dangereux. Une nouvelle torpille est tirée pour le forcer à manœuvrer tandis que le B-261 change de cap pour leurrer les senseurs ennemis.

 

DDG-72 Mahan, Destroyer de classe Arleigh Burke

Révélation

arleigh_burke.png.1ba6cfae618651a4f0652031ced7f7a5.png

Destroyer lance-missiles conçu pour utiliser au mieux le système de défense anti-missile Aegis. C’est un véritable navire à tout faire qui ne possède pas de véritable faiblesse. Contre les menaces aériennes, il offre une protection sur une très large surface, à la fois contre les avions et les missiles : il faut une quarantaine d’équivalents Harpoon pour venir à bout de l’Aegis. Il dispose d’un sonar de coque, d’un sonar tracté à profondeur variable et de torpilles à longue portée à même de neutraliser un sous-marin avant que celui-ci ne soit à portée optimale de tir. Contre les navires, des Harpoon plus vraiment de première jeunesse, et enfin des Tomahawk contre les cibles au sol. Le couler nécessite de grands moyen ou beaucoup de ruse.

 

A 12h45, le commandant du B-261 signale avoir une solution de tir sur le Charles de Gaulle. Sur ordre, il peut ouvrir le feu et peut-être couler le fleuron de la marine nationale et le navire le plus puissant dans tout le secteur. Ordre lui est pourtant donné de le poursuivre sans l’attaquer. Je suis d’avis que couler le porte-avions provoquerait une réaction violente et nous rapprocherait de la troisième guerre mondiale au lieu de nous en éloigner.

 

A 13h, conséquence de la destruction du Gediz, les ministres des pays de la Coalition et de la Russie s’entendent sur une désescalade immédiate : tous les avions sont cloués au sol et les navires retirés vers le port d’attache le plus proche. Le Novorossiysk émet alors un signal sonore clairement audible à l’ensemble des navires à proximité annonçant qu’il fait surface. A bord du Charles de Gaulle, la terreur s’empare de l’équipage : à moins de dix nautiques, c’est d’abord un mât de périscope, puis la silhouette d’un sous-marin qui apparaît. En plein cœur de l’escadre.

novo.png.e31240ef0b7c86fa56bd17a62b84dd05.png

 

La frappe stratégique s’avère être un échec complet : la Turquie, informée du tir, s’est saignée aux quatre veines pour intercepter la grande majorité des missiles*, alors que ceux-ci devaient frapper des positions terroristes. De là à voir une collusion entre Da’esh et la Turquie…

*malgré leur vitesse, leur taille (7 m de long, 50 cm de diamètre), leur signature radar et leur altitude de vol très réduite, les Kh-101 sont visiblement des cibles valides pour les missiles anti-aériens, avec des probas de toucher étonnamment hautes. C’est le jeu !

 

 

A suivre : un bilan et une conclusion !

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Bilan : pertes

 

Russie

Mon commandement plein de précaution donne des résultats très intéressants. Mes pertes sont très limitées : trois appareils, un drone, un hélicoptère et le Priazovye, sans doute la perte la plus coûteuse. Le peu de moyen de lutte anti-sous-marine à ma disposition justifie largement la perte d’un navire, même si le Zelenyy Dol est passé extrêmement près de la catastrophe. Par corollaire, je ne suis pas allé chatouiller la Turquie alors que le scénario le permet. J’obtiens une « Victoire majeure » là où un « Triomphe » était possible. Je vous laisse juge du degré réel de victoire.

000.png.affa2ff22d028716adb973d217e478a9.png

 

Turquie

La Turquie a joué un rôle très simple et très utile dans mon plan : celui du petit orteil qu’on écrase très fort pour faire crier l’ennemi. Le Gediz est une véritable cible flottante qui ne demande qu’à être coulée pour calmer tout le monde si les choses dégénèrent. Lorsque mes Su-30 et Su-35 ne pouvaient plus assurer de patrouille continue à force d’engager l’ennemi en permanence, détruire le Gediz est devenu une priorité. Les avions turcs sont restés dans leur coin, à l’exception des quatre F-4 venus attaquer les Kurdes et qui ont ainsi tout déclenché. Tout ce qui flottait a en revanche fini au fond de l’eau. En un sens, ils ont vraiment été les idiots utiles de la partie : ils déclenchent les hostilités, puis ne s'engagent pas plus avant à défendre leur bifteck, avant de se faire étriller en mer sans réagir.

001.png.3d8db32a58c42fbe8edd1ff2932066ad.png

 

Syrie

C’est encore l’Etat qui s’en sort le mieux. Restée tranquillement dans son coin, elle a perdu deux avions sous les coups des MANPADs de Da’esh. La situation n’a escaladé avec personne.

002.png.7373bb5547e156a242e05bfcee566ab1.png

 

Etats-Unis

Le dispositif américain est limité, mais l’agressivité de ce camp lui coûte cher. L’escadron des Grim Reapers et ses F-15C sont décimés et l’absence d’escorte pour les Orion coûte cher. Le Columbia échappe de justesse à mon hélicoptère de chasse sous-marine, le cessez-le-feu est signé juste avant qu'une torpille ne soit tirée. Les F-16 n’ont jamais décollé. Au Pentagone, des têtes vont tomber.

003.png.d9ec9c28cbf9c0aab5c387207c2a3d44.png

 

Coalition

Les pertes de ce camp sont colossales. Outre le fait que l’escadre du Charles de Gaulle a été infiltrée par un sous-marin d’attaque, les pertes aériennes sont particulièrement coûteuses et nombreuses. Les E-2, Sentinel et Sentry perdus représentent à eux seuls plusieurs milliards de dollars. Le Charles de Gaulle a perdu ses AWACS et une partie de sa force de frappe. Les Tornados ont démontré leur obsolescence. En l’état, les puissances européennes doivent rentrer chez elles et une crise politique en France n’est pas à exclure.

004.png.c2c0defef2c7ad1126231d82d1365e9f.png

 

Bilan : perspective

L’incident du premier juin s’avère désastreux pour les coalisés et l’OTAN.

 

Au cours de plusieurs réunions internes à l’Alliance Atlantique, la France, le Royaume-Uni et l’Allemagne ont violemment reproché à la Turquie d’avoir provoqué la Russie avec son raid contre les Kurdes d’Afrin, donnant là un prétexte à des représailles, tout en refusant de venir contester l’espace aérien méditerranéen après le déclenchement des hostilités. La contre-attaque kurde, permise par le raid meurtrier de la Russie contre l’Armée de la conquête a complètement détruit l’influence turque dans la région. Faute de soutiens au sein de l’Alliance, Ankara initie un rapprochement surprenant avec Moscou, qui lui permet de se désengager progressivement du théâtre syrien, accélérant la fin de la guerre en Syrie. La perte du Gediz et du Prezeve est largement imputée aux alliés dans les media turcs et permet à Erdogan de sauver les apparences. L’OTAN est fragilisée par ce réalignement diplomatique de la Turquie.

 

L’Allemagne a annoncé son retrait de la coalition le soir même du 1er juin. Les quatre appareils qui ont survécu au désastre sont rapatriés avec le personnel au sol une semaine à peine après cette annonce. Les forces armées britanniques et françaises entrent dans une période de crise, pour des motifs très différents.

Les pertes du Royaume-Uni s’élèvent à plusieurs milliards de dollars. Les Sentinel, ces appareils derniers cris mais au coût exorbitant, n’ont clairement pas rempli leur rôle et les lacunes dans le commandement ont fait que leur escorte était insuffisante. Alors que l’Etat-major insiste sur l’insuffisance des moyens déployés sur le théâtre dans le cadre d’une escalade telle que celle du 1er juin, de nombreux observateurs ont au contraire mis en avant l’efficacité russe au regard de la poignée d’avions envoyés sur place. La destruction du HMS Ambush, celle du Gediz alors qu’il était partiellement sous le parapluie du Daring, l’efficacité des missiles russes malgré le déluge de défense antimissile lancé contre eux provoque des remous au sein de la Royal Navy. Il faut un bouc émissaire. David Cameron, alors embourbé dans la campagne du référendum sur le Brexit, commet un faux-pas en militant pour signer très rapidement de nouveaux contrats avec Raytheon, malgré la mauvaise performance des équipements en Syrie et leur coût démesuré. Ce fut le dernier clou dans son cercueil. Il quitte le pouvoir le soir du résultat sur le référendum, où le Brexit l’emporte largement sur le Bremain. Cependant, son départ ne masque pas les erreurs colossales commises en mer. Le Montrose, le principal navire anti-sous-marin de l’escorte du Charles de Gaulle, a brisé la formation et fait un fort mauvais usage de ses hélicoptères embarqués. Discrètement, des officiers sont limogés et des amiraux poussés à la retraite.

La France a perdu sa principale force de projection. Sans ses deux Hawkeye, le Charles de Gaulle est aveugle, et le quart de ses Rafales et les quatre cinquièmes de ses Super-Etendards sont perdus. En l’état, le fleuron de la marine est parfaitement inutile. François Hollande, au plus bas dans les sondages, s’enfonce encore plus suite à au désastre syrien. Jean-Yves le Drian, ministre de la Défense, et Jean-Marc Ayrault, ministre des affaires étrangères, servent de fusible et démissionnent. C’est cependant au sein des armées que le choc est le plus violent. Le chef d’Etat-major des Armées Pierre de Villiers ainsi que nombre d’officiers de l’armée de l’air et de la marine sont poussés à la démission. Le comportement des navires allemands et anglais au sein de l’escadre du Charles de Gaulle donne du poids aux voix reprochant à la France une trop grande dépendance envers ses alliés et la dilution de la Défense Nationale dans une politique européenne de défense inefficace. Les plus grandes critiques viennent cependant de l’opposition à l’intervention armée « à l’aveugle » contre Da’esh, qui obtient le retrait complet de la France du théâtre syrien.

 

Les Etats-Unis se retrouvent isolés. La coalition s’est disloquée en quelques semaines, laissant sur le terrain les seules forces russes et américaines. L’US Air Force dispose désormais de données opérationnelles sur le S-400. La batterie a opéré en tout 92 tirs qui ont tous été enregistrés et seront analysés en détail. Deux secousses frappent l’USAF. La première s’apparente à une vague revanchiste : il est nécessaire d’augmenter les dépenses militaires pour être en mesure de vaincre la prochaine fois qu’une telle escalade se produit. Lockheed Martin, Raytheon et consorts sont évidemment sur les chapeaux de roue. La seconde est plutôt une forme de résignation face à une manifestation bien réelle du déclin américain. Les faucons se rassurent en affirmant que les Etats-Unis auraient vaincu s’ils avaient pu déployer leur force de frappe, et que les programmes en cours de développement tels que le Zumwalt ou le F-35 sont les réponses aux lacunes constatées en Syrie. Conséquence immédiate, les dépenses d’armements et de R&D dans le domaine militaire explosent alors que la diplomatie américaine perd de son mordant.

 

La Russie est évidemment la grande gagnante de ce court conflit, à tel point que plusieurs medias occidentaux tel que le Washington Post, le New York Times ou la BBC voient la main de Vladimir Poutine dans cette escalade, voire un complot russo-turc contre l’OTAN. La perte du Priazovye n’est pas négligeable, mais le timing de sa destruction a permis l’évacuation de l’ensemble du personnel, morts, blessés et survivants. Sa destruction donne corps à un mouvement de sympathie pour les forces armées russes et cimente un peu plus la population derrière son président qui ressort plus fort que jamais. De nombreux équipements ont connu leur baptême du feu, tous avec succès. Le Tu-214R est d’une efficacité redoutable. Les Su-30 et surtout Su-35 se sont montrés extrêmement agiles non seulement pour des appareils dérivés de modèles déjà anciens mais aussi par rapports à leurs concurrents occidentaux. Les S-400 ont été absolument essentiel : ils ont complètement interdit l'espace aérien aux ennemis. L’approche low-cost a toutefois montré certaines limites opérationnelles qui seront sans le moindre doute prises en compte par l’Etat-major. Les grandes orientations de dépenses militaires pour la décennie à venir sont confortées par les résultats sur le terrain. Sur le plan diplomatique, la brouille au sein de l’OTAN entre la Turquie d’une part et l’Angleterre, l’Allemagne et la France d’autre part pousse les media et réseaux de ces pays à faire fuiter des informations sur les opérations du 1er juin pour justifier leur position et leurs griefs. La Russie finit par ne plus être considérée dans les opinions publiques comme seule responsable de cette brève flambée de violences, bien qu’elle soit toujours l’ennemie préférée de l’occident. L’assaut brutal contre l’Armée de la Conquête pour défendre ses alliés kurdes donne à la parole russe un poids qu’elle n’avait pas, et contribue à déplacer le centre de gravité de la diplomatie mondiale vers Moscou.

 

La paix est certes revenue entre l’OTAN et la Russie. Les acteurs du théâtre syrien ont su éviter l’éclatement d’un troisième conflit mondial, mais nombreuses sont les blessures infligées ce premier juin 2016. Et n’oublions pas que les vieilles rancunes ne meurent jamais.

 

Fin.

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Créer un compte ou se connecter pour commenter

Vous devez être membre afin de pouvoir déposer un commentaire

Créer un compte

Créez un compte sur notre communauté. C’est facile !

Créer un nouveau compte

Se connecter

Vous avez déjà un compte ? Connectez-vous ici.

Connectez-vous maintenant


  • En ligne récemment   0 membre est en ligne

    Aucun utilisateur enregistré regarde cette page.

×