Aller au contenu
Rhysaxiel

[CMANO, FPCRS] En Sept jours sur le Rhin - sujet central

Messages recommandés

En sept jours sur le Rhin

Jeux : Command Modern Air Naval Operations Wargame of the year edition (CMANO), Flashpoint Campaign Red Storm Players Edition (FPCRS)

Scénario : Plusieurs (beaucoup !)

Camp : alternativement OTAN et Pacte de Varsovie.

Contexte : Troisième Guerre Mondiale, 21 août 1987-… 

 

Il est temps de lancer une petite folie qui me trotte dans la tête depuis plusieurs mois : une campagne complète de sept jours jouée en parallèle sur deux jeux, Command, que vous connaissez déjà, et Flashpoint Campaign Red Storm. « Sous une mer de flammes » que j’ai terminé il y a quelques jours fait partie de cette campagne, par la force des choses, je le rajouterai au récit global au moment idoine. Chaque scénario fera l’objet d’un récit dédié, plus court que le dernier. Plusieurs scénarios se déroulent simultanément. Dans ces moments-là le récit sera séquentiel, je ne pourrai sans doute pas proposer des récits parallèles.

 

Ce sujet est en quelque sorte le hub de cette campagne. Outre l’introduction, je présenterai ici les scénarios à venir, le lien une fois l’AAR commencé, et des informations sur l’évolution de la situation générale avec, je pense, une chronologie des événements sur le terrain, car ça va vite devenir épique. Les discussions sont évidemment les bienvenues, que ce soit sur les jeux ou les combats, dans ce sujet et dans ceux des AARs. Vous serez sollicités pour certains choix (limités) sur le déroulement de la campagne, mais pas au point de mériter le qualificatif de récit participatif. Si vous voulez RPer sur ce sujet, lâchez-vous !

 

Evidemment, tout ceci demande une certaine préparation à chaque scénario (surtout sur Command où je vais devoir les créer de toute pièce), donc ne vous attendez pas à des mises-à-jour fréquentes, et à une certaine latence entre deux scénarios.

 

Introduction

(note : elle est fortement modifiée depuis Sous une mer de flammes)

 

Le 20 mai 1987 vers 03h40 du matin, le HMS Amazon est coulé alors qu’il suivait à la trace un sous-marin soviétique près de Gibraltar en Méditerranée. Les circonstances de l’accident sont obscures, mais le pouvoir britannique, tout particulièrement Margaret Thatcher, a immédiatement accusé l’URSS d’avoir délibérément attaqué la frégate britannique et demandé réparations et excuses officielles.

 

Le Politburo a de son côté pris la position attendue et rejeté toute responsabilité en blâmant le comportement irresponsable du navire britannique et de la première ministre dans une période plutôt propice à la détente.

 

Sur Radio Moscou, une voie médiane se dessine. Citant de nouvelles sources, la radio affirme que le sous-marin qui a prétendument coulé l’Amazon est lui aussi perdu et laisse entendre qu’il s’agirait d’une collision involontaire et non d’un affrontement. Cette version, qui a le mérite de ne faire porter le blâme à personne, est conçue à Moscou comme une porte de désescalade grande ouverte, permettant d’enquêter à tête reposée sur l’incident et de négocier secrètement des indemnités. Elle est l’œuvre de Gorbatchev, qui mise tout ce qu’il lui reste de légitimé dans ce pari sur la paix. Sans même attendre une journée, cette version est rejetée par la Première Ministre britannique en personne, qui maintient une ligne dure face aux Soviétiques. 

 

Le fait est que le 20 juillet au soir, personne ne sait exactement ce qu’il s’est produit à bord des deux navires. Le Royaume-Uni a placé toute sa crédibilité sur une position dure en tablant sur les faiblesses de l’Union Soviétique et du Pacte de Varsovie, de plus en plus visibles, et sur la certitude qu’une guerre n’est pas envisageable du côté de Moscou. Grave erreur. Gorbatchev ne peut résister face aux membres les plus conservateurs du Politburo qui voient dans cet événement une provocation de l’occident qui cherche déjà à profiter de la faiblesse de plus en plus patente de l’Union. Alors qu’officiellement, les diplomates occidentaux et soviétiques doivent se réunir à Reykjavik pour désamorcer la crise, une réponse militaire est décidée à Moscou.

 

En sept jours sur le Rhin, le plan impossible

Le dernier plan de guerre soviétique est établi en 1979. Семь дней до реки Рейн, « En sept jours sur le Rhin » est un plan défensif qui prévoit la réaction du Pacte suite à une attaque nucléaire américaine préventive suivie d'une offensive en Pologne et en Tchécoslovaquie, ce qui coupe de facto les lignes de ravitaillement des troupes soviétiques en Allemagne et les force à combattre en autonomie. Le plan combine riposte nucléaire et attaques en masse en Allemagne, avec comme objectif final la conquête de la RFA – la guerre s’arrêterait au bout de sept jours sur le Rhin.

1979.png.8a53e655c3d79f9a89e6c32d6b982f8b.png

La durée de cette guerre est motivée par deux facteurs. Le premier est la célérité indispensable à la réussite du plan. Il faut prendre de vitesse l’OTAN, en infériorité numérique sur le théâtre Européen, et vaincre l’alliance avant que l’opération Reforger (Return of US Forces in Germany) ne fournisse suffisamment de renforts américains, voire n’en fournisse tout court. Le second est l’impossibilité, admise par l’Etat-major soviétique, de conduire une guerre moderne totale beaucoup plus longtemps. Le plan considère que la dévastation nucléaire, l’attrition des forces aériennes et blindées, la destruction des moyens de commandement et de communications dès les premiers jours du conflit ainsi que le coût exorbitant du ravitaillement et du matériel moderne modifiera considérablement les données du conflit : d’une guerre moderne globale, telle qu’envisagée par les planificateurs, on sombrera peu à peu dans une myriade d’opérations occupant des surfaces limitées et réduites à un brutal corps-à-corps de l’infanterie. Ce conflit-là est imprévisible, les planificateurs soviétiques ne veulent pas s’y aventurer.

 

Ce plan a trois énormes défauts en ce mois de mai 1987. Le premier est celui d’être défensif. En l'état, c’est l’Union qui aura l’initiative. Le second est qu’il fait usage de l’arme nucléaire, ce qui signifie la mort de plusieurs millions de personnes dans chaque camp et rend inutilisable l’Allemagne conquise. Qui plus est, la perte d’un sous-marin ne vaut sans doute pas plusieurs millions d’âmes. Le troisième est la Pologne. Le régime tient par on ne sait quel miracle. Une attaque nucléaire sur son sol et c’est l’émeute. La chute de la RDA, et c’est l’émeute. Les troupes soviétiques quittent le pays, et c’est l’émeute. Le plan est donc inapplicable en l’état.

 

C’était sans compter plusieurs exercices théoriques menés au sein des différentes académies militaires de l’Union Soviétique, et particulièrement autour du plan Sept Jours. Une d'entre elles se démarque, la variation Suvorov C, du colonel Vyacheslav Suvorov, diplômé de l’Académie militaire M.V. Frunze. Ce plan n’envisage pas une guerre totale, mais seulement la conquête de l’Allemagne en limitant les destructions. L’objectif est surtout de briser l’OTAN sans la détruire en jouant sur le symbole qu’est l’Allemagne de l’Ouest, ainsi que sur le statut quelque peu particulier de la France. Suvorov espérait détacher de l’OTAN les pays frontaliers de l’Allemagne par une victoire nette, rendant l’alliance caduque.

 

Observations sur la variation C du plan de 1979, proposée en 1983

Assertion générale : l’OTAN attend deux axes d’attaques dans leurs plans défensifs. Le premier, le plus évident de tous, est la trouée de Fulda. Le second est la plaine d’Allemagne du Nord, entre Brême et la frontière avec la RDA. Cette variation se donne pour contrainte de ne pas utiliser l’arme nucléaire. Le but est de s’emparer de la RFA en causant le moins de dégâts possibles. Seules les forces soviétiques seront engagées sur le front. Les troupes est-allemandes occuperont le terrain.

 

Assertion – Trouée de Fulda : La trouée est le chemin le plus rapide pour atteindre le Rhin : il y a moins de 200km entre la RDA et notre objectif. Une attaque sur ce front imprègne sans l’ombre d’un doute la pensée militaire américaine, jusque dans le développement de ses armes et équipements. Le char M1, l’avion d’attaque A-10 et l’hélicoptère AH-64 sont tous les trois nés de la perspective d’une guerre blindée et mécanisée en Allemagne. C’est un champ de bataille presque parfait pour nos forces, mais aussi celles de l’ennemi. C’est pour toutes ces raisons que le plan ne focalise pas son effort sur cette zone.

 

Assertion – Plaine d’Allemagne du Nord : Cette région est le champ de bataille parfait pour le combat blindé. L’OTAN ne possède pas de profondeur stratégique dans cette zone : tout recul se fait ou vers le Danemark, ou vers Brême, qu’elle doit pourtant défendre à tout prix. L’opération Reforger, selon nos informations, s’appuie sur des dépôts de munitions, de ravitaillement et de matériel disponibles. Ces dépôts sont en Belgique, aux Pays-Bas et majoritairement en Allemagne. Les unités américaines devront débarquer à proximité pour être pleinement opérationnelles. Autrement dit, la prise de Brême et Hambourg signifient la désorganisation complète du déploiement américain. Un effort substantiel doit être consacré à ce front pour maintenir la pression sur le port. Cependant, ce n’est pas ici que doit se faire l’effort principal.

 

Assaut principal : contre tout logique apparente, l’assaut principal se déroulera selon un axe Göttingen-Kassel-Aachen, au début du troisième jour. Les deux premiers jours verront les assauts attendus dans la trouée de Fulda et en Allemagne du Nord. A Fulda, la 8e armée profitera de l’effet de surprise pour avancer le long des premiers kilomètres, mais le gros de l’effort sera ensuite pris en charge par la 1ere armée. La 2e armée mènera comme prévu son attaque dans les plaines d’Allemagne du Nord quelques heures plus tard, alors que les Américains estimeront que deux armées sont engagées dans la Trouée. Au troisième jour, alors que l’OTAN sera fixée dans les combats au nord et au sud, des régiments blindés de la 8e armée, théoriquement engagés dans la Trouée de Fulda mais tenus en réserve après les premières heures de combat, seront lancés contre Melsungen, au sud de Kassel. Le reste de la 8e armée, que l’OTAN estime alors au sud-est du front, lancera l’assaut contre le centre.

 

Objectifs :

Le principal objectif de l’offensive dans la Trouée de Fulda n’est pas de percer le front, mais de fixer les troupes. Les commandants reçoivent donc l’ordre de préserver leurs troupes mais de profiter de toute opportunité de détruire l’ennemi, et de poursuivre une avancée crédible en territoire allemand.

L’offensive contre Brême a pour objectif Brême elle-même, mais la prise de la ville n’est pas une obligation. User les troupes ennemies et pousser l’OTAN à renforcer ce front sont des objectifs plus importants.

L’offensive centrale a pour but de leurrer l’ennemi. L’attaque au jour 1 doit être molle et ne pas générer de gains substantiels, donner des résultats en apparence décevants et générer un trafic radio laissant entendre l’abandon de l’offensive en raison de pertes opérationnelles trop importantes ou d’une redirection des troupes vers le nord ou le sud. Le jour 2 est consacré à la défense du territoire capturé, sans plus.

L’assaut principal, baptisé Marteau Rouge, est tout l’inverse. Le but est de briser le front tout en profitant du terrain difficile entre le centre et les fronts nord et sud pour interdire à l’ennemi tout renfort efficace. La rapidité est essentielle. Les éléments en pointe d’attaque ne doivent pas s’arrêter avant le Rhin. Le contrôle de la ville d’Olpe ouvre la voie à deux attaques de flanc permettant la prise à revers des troupes défendant Brême et la Trouée de Fulda.

plan_C_smol.thumb.png.50b5f1367c09e536f61824dd60e3c7a8.png

 

Considération diplomatique :

La situation de la France est particulière. Elle ne fait pas partie du commandement intégré de l’OTAN ni de l’alliance atlantique. Beaucoup d’analystes craignent que la France cantonne son armée à un rôle de stricte défense du territoire, tout particulièrement depuis l’arrivée au pouvoir du socialiste François Mitterrand. C’est sans doute erroné de leur part, mais le doute persiste quant au degré d’engagement que consentirait la France dans un tel conflit. Considérant la doctrine nucléaire française, dite du faible au fort, il est exclu d’entrer sur son territoire, et il faut au plus tôt donner à Paris les assurances que pas un hectare de territoire français ne sera conquis ou même attaqué. Cela pourrait créer juste assez d’hésitation au sein de l’OTAN pour faire réussir notre opération.

 

Cette considération est d’autant plus valable qu’entre l’élaboration de ce plan et la crise de l’Amazon, la France a mis sur pied la Force d’Action Rapide, un corps d’armée de 47.000 hommes qui peut être envoyé en Allemagne en deux jours. L’inconnue réside dans l’engagement ou non de la Première Armée hors de France.

 

L’échec de la diplomatie

Pour couvrir la préparation de cette opération, les Soviétiques s’engagent pleinement dans les tractations diplomatiques. Gorbatchev n’obtient qu’une concession des conservateurs : si, au cours des discussions, les Occidentaux acceptent l’idée d’une collision fortuite comme l’a proclamé Radio Moscou, alors les préparatifs militaires cesseront. Le Royaume-Uni persiste plusieurs semaines dans leur ligne dure, tandis que les Etats-Unis envoient vers l’Arctique trois porte-avions et toute leur escorte, prévoyant même de lancer l’opération Reforger en temps de paix. Les négociations autour de la perte de l’Amazon sont parasitées par la question d’un nouveau traité sur le désarmement nucléaire, opportunément avancé par les diplomates soviétiques à partir du 11 juillet, ainsi que des discussions sur une éventuelle réunification allemande.

 

Les diplomates des pays de l’OTAN sont surpris par ce bal diplomatique et par une ligne décidément ancrée dans l’apaisement. Erich Honecker est lui-même pris au dépourvu, et quelque peu affolé, par les discussions quant à l’avenir de l’Allemagne. Vu le poids économique de la RFA, il ne fait pas de doute qu’en cas de réunification, c’est lui et non Helmut Schmidt, qui perdra son poste. Ces signes sont perçus comme la preuve supplémentaire de la fébrilité croissance de l’URSS et raffermissent Thatcher dans sa position, au grand désespoir de Gorbatchev.

 

L’Union soviétique joint le geste à la parole en annonçant le départ prochain de plusieurs unités stationnées en Allemagne de l’Est et en Tchécoslovaquie le 24 juin, sans contrepartie immédiates quant au déploiement de l’OTAN. A partir du 10 août, les premières unités stationnées en Allemagne, celles des 8e et 2e armées, quittent leurs zones de déploiements. Cela convainc les Etats-Unis de renoncer à un Reforger préemptif, qui de toute façon ne faisait pas l’unanimité au sein de l’État-major US en raison des risques évidents d’escalade. Samedi 20 août, il est décidé d’un jour de pause pour permettre aux différentes délégations de consulter leurs ministères. Les semaines passées, plusieurs Spetnaz sont arrivés en Islande, prétendant être des touristes ou du personnel diplomatique.

 

Dimanche 21 août, peu après minuit, grâce à leur réseau d’informateurs dans le pays et une cache d’armes dans les sous-sols de l’ambassade d’URSS à Reykjavik, le commando spetnaz lance une attaque surprise contre le centre de contrôle SOSUS islandais. La station est détruite mais le commando ne peut prolonger son attaque contre la base de Keflavik elle-même, et parvient à se replier sans pertes. Au même moment, un violent incendie se déclare à l’ambassade soviétique et consume tout le bâtiment. Sur les murs, ou ce qu’il en reste, des graffitis attribués à un groupuscule d’extrême droite : « les rouges dehors », « mort aux bolchos ». La ruse ne prend évidemment pas. Il n’y a pas de victimes, mais le lendemain, le « personnel diplomatique » est introuvable, extrait dans un sous-marin. Le même sort frappe la station écossaise à Kinloss, trop négligemment défendue par les Britanniques qui pensaient Keflavik protégée et le système suffisamment redondant. De fait, la ligne de bouées sous-marines SOSUS, conçue pour détecter tout sous-marin souhaitant soviétique entrer dans l’océan atlantique et donc élément majeur de la défense de l’OTAN dans la région, est totalement inutilisable faute de stations actives. La porte de l’Atlantique est grande ouverte.

 

Quant aux unités soviétiques en RDA, l’annonce de leur départ offre une superbe justification pour leur mise en mouvement. Une fois ravitaillées, recensées, réparées et rassemblées, étapes nécessaires à leur départ, les quatre armées le long de la frontière filent vers l’ouest au lieu d’aller vers Varsovie comme prévu. Les dés sont jetés.

 

Modifié par Rhysaxiel

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Déroulement et premier scénario de la campagne

Je vous donne ici l'ensemble des scénarios de Flashpoint Campaigns Red Storm, dans l'ordre chronologique. Les doublons indique la possibilité de jouer en face à face (H) ou un camp seulement (N pour OTAN, W pour Pacte, le tout dans la colonne "Side"). Les votes auront lieu pour les scénarios où N et W sont marqués, sachant qu'il y a une grande majorité de scénarios côté américains.

 

image.thumb.png.5b719084618f8756ee960df42ad43e1c.png

 

En plus de cela, je jouerai à coup sûr deux des quatre campagnes de FPCRS, une soviétique (front centre) et une américaine (front nord), 5 scénario chacune. Il y a deux campagnes ouest-allemandes de 5 et 7 scénarios, mais je ne sais pas dans quelle mesure elles s'intègrent bien dans la trame d'ensemble. Il n'y a pas de véritable scénario pour ce conflit dans Command, donc plutôt que de vous faire une liste, je vous proposerai en temps voulu les scénarios que je peux construire ou récupérer.

 

Scénario 1 : A Time to Dance (FPCRS)

Joué au choix :
- Côté américain
- Côté soviétique

Jour J (21 août 1987) + 4h.
Front de la Trouée de Fulda, près de Bad Neustadt an der Saale, Allemagne de l’Ouest.


Scen_1_smol.png.7c429165f7669f2a6cbbd04bac260369.png

 

Le 2e escadron du 11e Régiment de Cavalerie Blindée américain est réveillé par l’artillerie et les missiles de croisières soviétiques : le 17e Régiment de Chars de la Garde soviétique attaque, ouvrant le bal de la Troisième Guerre Mondiale. Les Soviétiques doivent sécuriser la D279 (en jaune sur la carte) ainsi que les quartiers de Bad Neustadt situés au nord de la Saale. Les positions défensives et mouvements offensifs sont très approximatifs car ils dépendent du camp choisi – ce sera une constante tout au long de cette campagne, les scénarios sont adaptés en fonction du camp recommandé pour le joueur, généralement en donnant plus de moyens à l'ennemi. 

 

Scen_1_map.thumb.png.134985ec73b5bd056e62c4cbf41d42c2.png

 

L'issue du combat ne peut être qu'une victoire soviétique, le 2e escadron ne suffit pas à arrêter ce qui leur arrive dessus, mais le temps est limité pour le soviétique. C'est une course contre la montre que les Etats-Unis peuvent remporter en retardant suffisamment l'ennemi.

 

A vous de décider : on joue côté soviet ou côté américain ? Je suis en vadrouille tout le weekend et une partie de la semaine prochaine, ce qui vous laisse le temps de décider !

 

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Je suis super hypé par ce que tu propose ça m'a l'air excellent, surtout si c'est du même acabit que tes précédents AAR qui sont d'une grande qualité. Je serais d'avis que tu joue au maximum soviétique car j'avais bien aimé ton récit de "4 cavaliers de l'apocalypse" et comment tu avais décrit la vie du côté de l'armée rouge, ça changerait un peu.
 

Ça me rappelle vraiment beaucoup World in Conflict qui est un de mes jeux préférés.

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Si tu veux prendre en compte l'armée française, à cette date tu peut être sur que dès que l'attaque soviétique est connu, la totalité de la 1ère française reçoit l'ordre de mobilisation.

H +6, toutes les unités se mettent en route pour prendre leurs positions en Allemagne avec pour mission de fermer la forêt noire au sud, de protéger les abords du Rhin au centre et de contrôler et/ou créer des passages sur le Rhin au nord.

H +42 Toutes les unités de la première Armée sont en place et assurent la logistique des Armées de pointe, La seconde armée en France assure la logistique vers l'Allemagne et la mobilisation sur le territoire de la réserve active, mobilisation qui s'échelonne entre J +2 et J +7, au delà les CM forment la réserve territoriale avec les classes les plus anciennes et les plus jeunes.

 

Après H +42, c'est la situation qui commande sachant que la mission générale est de briser tous les axes d'attaques de l'armée rouge afin de permettre la montée en ligne de la seconde armée puis de la réserve à partir de J +7. Les unités de la première armée ont ordre de constituer des groupes de combat had-hoc avec toute unités allié dès quelles seront coupés du commandement français. On cherche à créer une zone de combat aussi profonde que la RFA afin d'engluer l'armée rouge. La théorie est que la première armée dispose de sept jour de capacité de combat organisé, après …. il faut demander à madame Irma!

Modifié par Finen

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Je penche aussi, en ce qui me concerne, pour une intervention relativement rapide de la France aux côtés de l'OTAN, pour trois ensembles de raisons :

 

1. Diplomatiques : si elle n'appartient pas au commandement intégré de l'alliance, la France n'en a pas moins la responsabilité d'une zone d'occupation en Allemagne, et a donc des obligations vis-à-vis du gouvernement ouest-allemand sur la défense de son territoire. Rester l'arme au pied en se contentant de simples "assurances" de la part de Moscou porterait au prestige diplomatique de la France un coup d'autant plus terrible après les efforts consentis pour améliorer les relations avec le gouvernement d'Helmut Kohl (pas Schmidt ;) ).

 

2. Politiques : je crois que les Soviétiques s'illusionnent quelque peu sur la sympathie de Mitterrand à leur égard. :D Le facteur clé ici, c'est l'élection présidentielle prévue pour mai 1988. Or, le PCF est en net déclin, avec moins de 10% des voix et le même nombre de députés que le FN aux législatives de 1986. Mitterrand a bien plus à perdre qu'à gagner en conciliant cette frange moribonde de l'électorat par une inaction bienveillante face au conflit en Allemagne. Bien au contraire, en choisissant la fermeté il peut chasser sur les terres de Chirac et rallier à lui une partie de l'électorat de droite grâce à la bonne vieille peur du Rouge. Le même Chirac (premier ministre, rappelons-le) n'a qu'une courte majorité à l'assemblée et, dans l'optique de la présidentielle à venir, qu'une marge de manoeuvre réduite. Sur ce coup-là, les deux hommes sont plus ou moins dans le même bateau, bon gré mal gré.

 

3. Stratégiques : soyons réalistes. Une fois la trouée de Fulda franchie, les Soviétiques seront vite à Francfort, donc aux abords immédiats de la zone française (Mayence à moins de 50 kilomètres). De Francfort à Karlsruhe, il y a moins de 150 kilomètres. Autant dire que les Soviétiques n'auront qu'à tendre un peu le bras pour frapper à la porte de l'Alsace. La menace est trop grande pour que la France la tolère et aucune assurance ou garantie des diplomates soviétiques n'y changera quoi que ce soit. Francfort ne doit pas tomber aux mains des Russes, c'est aussi simple que ça.

 

Ceci posé, j'aimerais toutefois apporter quelques nuances.

 

Si l'intervention est inéluctable, en revanche, Mitterrand comme Chirac ont tout intérêt à la retarder autant que possible. Moins d'un an avant la présidentielle, ni l'un ni l'autre ne peuvent donner l'impression d'engager à la légère l'armée française - y compris, donc, des appelés du contingent - dans le conflit. Du moins, pas sans avoir essayé toutes les autres possibilités préalables. Pour Chirac c'est même pire, puisqu'en tant que figure de proue d'un parti gaulliste (le RPR) et héritier autoproclamé du général, il ne peut pas davantage faire comme s'il rappliquait au premier coup de sifflet des Américains et envoyer les jeunes français tête baissée dans la trouée de Fulda pour y crever comme des corniauds.

 

À l'inverse, la position de la France en dehors du commandement intégré de l'OTAN, et l'indépendance de décision que cela lui confère, permettraient à la diplomatie française de se poser en médiatrice. Si nous savons ici à l'avance que cette tentative est vouée à l'échec, ce n'est pas le cas des dirigeants français. Le piétinement apparent des Soviétiques devant la trouée de Fulda serait de nature à les renforcer dans l'idée que la guerre va vite s'enliser, et que les promoteurs d'une solution négociée pourraient en retirer un prestige immense sur la scène internationale sans avoir à le payer par un effort militaire important. Le fait que seules des forces soviétiques soient impliquées plaide aussi en faveur des négociations, en présentant l'image d'un conflit limité pouvant être contenu.

 

Je propose donc le "calendrier" suivant, qui me paraît plausible.

 

Jour 1 : la mobilisation française commence sitôt connue l'ampleur de l'attaque soviétique. La Force d'Action Rapide est envoyée en direction de Francfort pour la sécuriser en cas d'effondrement rapide des défenses américaines. De là, elle couvrira donc à la fois le déploiement du reste des forces françaises et les arrières de l'OTAN. Parallèlement, les diplomates français se mettent au travail pour négocier un cessez-le-feu entre les deux parties.

 

Jour 2 : les efforts diplomatiques redoublent d'autant plus que l'attaque soviétique paraît s'essouffler. De leur côté les Russes savent certainement, à ce stade, que la FAR est à Francfort et qu'il est vain d'espérer maintenir les Français hors du conflit une fois que la véritable attaque principale aura été lancée. Ils continuent toutefois à donner le change, ne serait-ce que pour tromper l'ennemi et éviter que les Français n'aient la mauvaise idée d'avancer leurs troupes trop au nord, près de l'axe de l'attaque principale. En fin de journée ou dans la nuit qui suit, la 1e Armée est à pied d'oeuvre pour, par exemple, relever la FAR autour de Francfort et lui redonner son rôle de réserve stratégique.

 

Jour 3 : les Soviétiques déclenchent leur attaque principale au centre, mettant un terme aux pourparlers diplomatiques. La FAR, relevée ou sur le point de l'être, est (ou sera bientôt) libre d'exploiter sa grande mobilité pour foncer vers la bataille en cours ou (plus judicieusement, selon moi) menacer les flancs de l'avancée soviétique une fois que celle-ci aura commencé à se développer, après un ou deux jours. Le soir, Mitterrand peut annoncer aux Français qu'il a tout tenté pour éviter le pire, et Chirac en remettre une couche quelques minutes plus tard chez Mourousi (ou Anne Sinclair ? Mes souvenirs de cette époque sont vagues)...

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Tout à fait d'accord avec l'analyse d'Eginhard. j'ajoute à cela que la deuxième escadre autour du Foch doit normalement gagner l'atlantique pour couvrir les convois (asw et protection contre les badger) sous commandement combiné us. La sortie du commandement de l'Otan n'a en fait rien changé au engagements mutuels pris la France envers les autres membres de l'Otan, la sortie du commandement intégré est une argutie juridique, opérée à des fins de politiques intérieures.

 

La question insoluble, c'est la posture nucléaire française... Les américains ne l'utiliseront pas même si l'Allemagne devient (une fois de plus) un champ de ruine. mais à quel point la France considère t'elle que son utilisation de l'arme nucléaire devient conforme à sa doctrine? et quelles seront les pressions exercées par ses alliés pour que le franchissement du Rhin, ou le bombardement aérien des installation portuaires du havre et de brest, ou même la destruction en Allemagne de la 1ère armée ne déclenche pas une guerre nucléaire globale? Ses pressions seront-elles suffisantes, et la riposte du faible au fort sera-elle prise au sérieux par les Soviétiques??

 

Enfin, tu n'as pas parlé des gaz? La doctrine stratégique prévoyait un emploi massif des gaz en Allemagne, cela sera t'il le cas?

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites

@Kretschmer, La politique d'emploie de l'arme nucléaire en France, à cette époque est simple: pas d'emploi préventif hors de France, sinon, riposte gradué et frappe totale si et seulement si la France est sur le point d'être annihilé, ce dernier point restant de la seule responsabilité du président, président qui commande par ailleurs chaque frappe individuellement.

 

Pour le gaz, il est prévu d'y faire face mais pour riposter, il faudra que des usines se mettent au boulot, il n'y a pas de stocks.

 

@Eginhard 38, La FAR date de 84 et est surtout un coup de pub pour rassurer le bon peuple. Elle est bâtie autour des unités de projection donc pour l'essentiel la 11ème DP, la 9ème Dima, la 6ème DBLE et la 4èmeDAéro. En plus on y trouve des unité ayant déjà d'autre missions comme de l'artillerie d'armée et les troupes de montagne plus la logistique.

 

Sur le scénario rouge centre Europe que tu vise, c'est le corps d'armée des FFA qui servira de force rapide (ses régiments serons sur leur ligne entre H+6 et H+12 en coordination avec l'armée allemande dont elle protège une partie de sa mobilisation) avec le reste de la première armée en soutient. C'était prévu et souvent répété comme manœuvre. La Far aura la mission de pompier du front, ses régiments sont taillés pour cela et disposent de toutes les spécialités à même de créer la surprise tactique voir stratégique. Par exemple, la capacité du 13ème RDP à projeter des équipes d'observateur loins derrière les lignes adverses pour diriger les frappes de l'aviation comme de l'artillerie tout en procédant au renseignement dans la profondeur

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Pour ce qui est du calendrier, il me parait compatible avec ce que j'ai pu vivre à cette époque par la bas sauf que les FFA ont le rôle que tu donne à la FAR et que celle-ci se serait mis sur ses bases de manœuvre en seconde ligne, prête à bondir sur une offensive brusqué en direction du territoire national.

 

Il est clair qu'avec le tandem Mitterrand/Chirac, ce sera du grand art diplomatique façon paix mes frères tout en mobilisant à tour de bras, ils savent que chaque heure gagné rapporte de nouveaux régiment en ligne et des tonnes de munitions aux dépôts.

 

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Merci pour ces premiers retours et votre enthousiasme !
Je prends bonne note de tout cela, qui va plutôt dans le sens de ce que j'envisageais, mais avec moult détails !
J'ai finalement jeté un oeil aux sujets sur le forum de Flashpoint pour voir si je ne peux pas créer quelques scénarios supplémentaires pour la France et, tant qu'à faire, la Belgique et les Pays-Bas Je n'en ai qu'un, grâce à un mod :/

Pour ce qui est du gaz, il me semble en effet que la doctrine soviétique prévoit des tirs sur les aérodromes et sur certaines zones de concentration pour bloquer l'aviation de l'OTAN et certaines unités dans les premières heures du conflit, et je crois que les scénarios de Flashpoint partent avec cette idée en tête en réduisant les forces aériennes disponibles dans certains scénarios. On peut en faire usage sur le terrain dans certains scénario, mais je n'ai pas eu l'occasion de m'en servir pour le moment, idem pour le feu nucléaire.
Le but est quand même de conquérir l'Allemagne sans la réduire en miettes, donc on évitera le feu nucléaire et un emploi *trop* massif du gaz.

Pour ce qui est de la suite, c'est-à-dire une éventuelle escalade nucléaire, contre-attaque française, traversée du Rhin, élargissement du front etc., on verra en temps voulu. Cela fera partie des choix que je soumettrai à la communauté. Ce qui est certain pour le moment c'est que les Soviétiques partent sur une guerre limitée qu'ils souhaitent circonscrire à l'Allemagne. Pas dit que l'OTAN soit très coopératif dans cette tâche !

Modifié par Rhysaxiel

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites
Il y a 1 heure, Rhysaxiel a dit :

Ce qui est certain pour le moment c'est que les Soviétiques partent sur une guerre limitée qu'ils souhaitent circonscrire à l'Allemagne. Pas dit que l'OTAN soit très coopératif dans cette tâche !

 

C'est amusant ce que tu dis (au sens premier, pas péjoratif) car ce que l'histoire montre c'est que les dictatures vivent dans l'illusion qu'une guerre peut être limitée, leur pouvoir autocratique leur permettant d'être "rationnel" (pas de compte à rendre, pas de presse libre etc...) tandis que les démocraties, dont les décisions sont beaucoup plus "affectives" et sensibles au jugement du peuple n'ont comme seule issue possible à la guerre que la victoire totale. cf proposition de paix de François Joseph, Nicolas II, Hitler, Staline, consciencieusement refusées par Loyds, Roosevelt, Churchill etc. (j'emploie le mot dictature de façon un peu excessive, je ne qualifierai pas de dictature les empires russes et austro-hongrois de 1914)

Il faut être une dictature bien obtuse pour imaginer que face au choix de sacrifier l'Allemagne de l'ouest (et perdre les prochaines élections) ou provoquer plusieurs centaines de millions de morts (et gagner la guerre), les états unis ou la grande Bretagne prendront une décision "rationnelle".

Propos non dénué d'humour et de second degré, mais pas que...

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites

@Finen La posture nucléaire française a toujours été ambiguë car la riposte du faible au fort souffre d'un défaut de crédibilité natif, certes beaucoup plus aujourd'hui qu'en 1988 car les forces françaises conventionnelles ont été réduites à peau de chagrin.

La France est une boulangerie sans rideau de fer, sans serrure, sans alarme ni caméra... mais le boulanger à un python 357 :tongue:.

Si un braqueur vient et menace de tuer toute la famille - boum, ok c'est clair

Si un gamin rentre et pique un pain au chocolat - boum aussi?

Si le canada déploie un bataillon de royal marines à Saint Pierre et Miquelon peut après qu'on y découvre un immense champ de pétrole, on rase Otawa? Si la Chine envoie un contingent pour protéger "ses intérêts économiques" en Nouvelle Calédonie suite à une opportune flambée de violence autonomiste financée en yuan, on rase la planète? Questions que j'ai posées presque dans ses termes à l'IHEDN sans obtenir d'autres réponses qu'un sourire gêné ou un regain d’intérêt pour le bout de mes chaussures :tongue:

 

Mais en 88 la vie était plus simple, l'armée française n'est pas force négligeable et la bipolarité du monde rendait nos alliés plus fiable et nos ennemis plus prévisibles. Donc place à l'action et à l'aar!

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites

 @KretschmerC'est pas bien de poser des questions dont la réponse est classée "Très Secret" :)

 

Blagues à part je pense qu'il est sain d'en rester à ce que l'on disait à nos appelés à l'époque: en matière nucléaire, la France ne tire pas la première sauf si c'est le dernier tir possible. Bien sur, en réfléchissant deux seconde, les choses ne peuvent êtres si simples.

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites
Il y a 14 heures, Kretschmer a dit :

Donc place à l'action et à l'aar!

Ah, je n'ai aucun problème à ce que la discussion se poursuive ! J'ai juste coupé court aux discussions sur l'escalade parce qu'elle arrivent dans pas si longtemps que cela et que vous allez pouvoir vous écharper dessus :p


Pensez juste à m'indiquer quel camp je joue pour A Time to Dance ;)
Pour le moment le score est SOV 1 - USA 0

 

Pour ce qui est du récit, je pense pouvoir lancer le scénario ce weekend, et donc l'AAR dédié la semaine prochaine !

Modifié par Rhysaxiel

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Le coté soviétique semble en effet le plus intéressant puisqu'il s'agit du coté qui a le plus d'incertitudes tactiques comme stratégique.

 

Il ne sait pas quel sera le niveau de mobilisation face à lui ni qu'elles serons les vrais priorités des forces engagés, celles de l'OTAN bien sur mais aussi celles du Pacte de Varsovie.

On sait maintenant que les troupes de la RDA auraient été fiables tout comme celle de la Hongrie, de la Roumanie ou de la Bulgarie. Par contre les Tchèques auraient pu manquer d'allant quant aux Polonais, certains auraient même pu tourner casaque au premier engagement. Dans quelle proportion? on ne le saura jamais.

 

De même, pour le Russe, c'est la course à la logistique. Les armes et les munitions ne manquerons pas mais ce ne sera pas la même chose pour la nourriture voir même le carburant sur le front. La question sera de savoir combien de temps tout cela tiendra, sur le front ET à l'arrière. Par exemple, combien faut il transporter de tonne de pomme de terre à partir de Kiev pour qu'il en arrive une à Berlin?

 

Edit: Ce qui va manquer très vite aussi c'est le matériel lourd moderne. Il n'équipe que 30% à 40% de l'armée rouge.

Modifié par Finen
oubli

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Conclusion du premier scénario

Victoire écrasante du camp soviétique (92% des points de victoire), qui a pris le contrôle intégral de la zone en 5h23 minutes en subissant des pertes très légères. Entre le matériel seulement endommagé et les réserves disponibles en RDA, le 17e Régiment de Chars de la Garde est encore pleinement opérationnel.

 

Le deuxième escadron du 11 ACR américain a été intégralement détruit dans les affrontements, son commandant est mort au combat. Seuls quelques mortiers ont survécu.

L’avancée soviétique a été à peine ralentie. La confusion est totale dans le camp de l’OTAN. En raison de la célérité soviétique et de l’intense brouillage en place, il est fort probable que l’OTAN ne soit pas au courant de la destruction du 2e escadron ni ne connaisse la situation exacte à Bad Neustadt. L’URSS tentera une Maskirovka.

 

 

Score du scénario (FPCRS uniquement) : OTAN 1.782 – PACTE 20.554* (92% PACTE)

Pertes infligées dans le scénario (FPCRS uniquement) : OTAN 1.782 – PACTE 4.545** (72% PACTE)

 

Score total (FPCRS uniquement) : OTAN 1.782 – PACTE 20.554* (92% PACTE)

Pertes infligées au total (FPCRS uniquement) : OTAN 1.782 – PACTE 4.545** (72% PACTE)

*le score est calculé dans chaque scénario en fonction des destructions infligées et des points de contrôles tenus.

**score en ne prenant en compte que les pertes matérielles. Dans FPCRS, chaque équipement a une valeur en points de victoire en fonction de sa qualité, qui est attribué à l'adversaire après destruction.

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Information utile !

J'ai déterminé la liste des scénarios de Command qui formeront cette campagne. Pour des besoins de cohérence entre les deux jeux, je me permets de retcon le scénario global : il a désormais lieu en juillet 1989 et non en août 1987. Les différences sont vraiment minimes, mais cela nous évitera à tous de jongler entre les dates affichées en jeu et celles de la mégacampagne. Je m’occuperai de modifier le sujet initial dès que possible.


La situation en mer : un bourbier soviétique

Si sur terre, l’Union Soviétique peut espérer vaincre par sa supériorité numérique –à conditions de ne pas être surprise et d’empêcher l’opération ReForGer- sur mer, c’est une toute autre histoire. La flotte de guerre de l’Union a connu un développement formidable sous l’impulsion de l’Amiral Gorshkov, auteur de Sea Power of the State, qui lui donne une véritable dimension mondiale, bien que largement défensive. Elle est déployée dans l’Arctique, la Mer Noire, le Pacifique, la Méditerranée (via la base syrienne de Tartus) et l’océan Indien (grâce aux bases soviétiques d’Aden et de Socotra – cette dernière n’a d’ailleurs jamais existé, n’en déplaise à la CIA, aux auteurs de fiction et aux créateurs de scénarios de Command !).

 

La doctrine soviétique s’appuie, pense-t-on, sur les bastions de la mer de Barents, de la mer Blanche et de la mer d'Okhotsk. Ces zones de faible profondeur sont défendues par une grande quantité de navires, d’avions et d’installations, et offrent un refuge presque parfait à la flotte de sous-marins nucléaires. Prendre un bastion nécessite de lourds moyens et ne sera pas sans pertes. L’URSS n’a pas les moyens de projeter sa flotte de surface loin de ses bases : ses capacités de ravitaillement sont très limitées, elle est conçue pour défendre le territoire. Seuls les sous-marins nucléaires peuvent s’aventurer loin et tutoyer les côtes américaines. Contrairement à leurs homologues américains, les sous-marins soviétiques (les plus récents) ont une puissance de feu non négligeable sous la forme de missiles antinavires longue portée, tirés de loin suite au repérage d’une ou plusieurs cibles par un sous-marin plus petit et plus conventionnel. Autre bizarrerie, les croiseurs lance-missiles porteurs d’avions, les TAKR, sont ce qui se rapproche le plus d’un porte-avions. Loin d’être le cœur de la force de frappe navale, ils sont conçus pour interdire une zone à l’ennemi, et non projeter de la puissance, pour mettre à l’abri les sous-marins. Un TAKR pourrait opérer seul si une telle cible n’était pas aussi tentante : il dispose de missiles anti-sous-marins, antinavires et antiaériens et d’une capacité de détection correcte dans ces trois domaines, mais ils sont généralement escorté par des navires spécialisés.

 

La marine américaine possède des moyens nettement plus conséquents, et dispose surtout d’une véritable capacité de projection de puissance grâce à ses porte-avions. En y ajoutant les forces navales des pays membres de l’OTAN et ceux de la France, il n’y a en théorie aucune comparaison possible, l’OTAN l’emporte largement. A ceci près que cette marine est disséminée aux quatre coins du globe, et que si la guerre reste courte comme l’espère l’Union, elle ne pourrait bien jamais entrer pleinement en jeu ni jamais se coordonner. Outre les groupes aéronavals et groupes de surface de l’OTAN, il faut ajouter la STANAVFORLANT (STAnding NAVal FORce AtLANTic), une force de surface internationale, regroupant généralement entre cinq et dix navires d’autant de pays membres dans la région du GIUK.

 

La doctrine américaine consiste à prendre d’assaut les bastions soviétiques, en priorité ceux de l’Arctique, pour empêcher toute sortie de sous-marins susceptibles de venir perturber l’opération ReForGer. Au cœur de cette doctrine, les supercarriers, les porte-avions lourds, qui peuvent déployer plusieurs dizaines d’appareils, ainsi que les sous-marins d’attaque, qui sont généralement plus silencieux et disposent de plus grandes oreilles que leurs homologues soviétiques.
 

Ces deux doctrines vont se percuter de plein fouet, on saura bien vite qui a le mieux compris les plans de l'adversaire.

 


Pendant les mois de flottement précédant les hostilités, l’Union Soviétique s’est assuré en toute discrétion le concours de l’Iran. En l’échange d’une assistance militaire et de la livraison de tout matériel américain saisi utile à Téhéran (notamment des pièces pour F-14, F-4 et F-5), L’Iran autorise l’URSS à survoler son territoire selon des couloirs définis. Ali Khamenei (Khomeini est mort plus tôt dans l'année) est bien trop heureux de voir le Petit et le Grand Satan s’entretuer. Ce petit coup de poker diplomatique permet à l’URSS d’envoyer ses bombardiers dans l’océan Indien mais ne change guère la situation stratégique.
 

Pour l’URSS, plusieurs bouchons doivent sauter : le détroit de la Sonde qui ferme la Baltique, celui du Bosphore qui ferme la Mer Noire, le GIUK qui interdit l’Atlantique, et le canal de Suez qui isole les forces en activité dans l’Océan Indien de celles de Méditerranée. Chacun de ces passages est contrôlé par un membre de l’OTAN ou un acteur qui est favorable à cette alliance. Une question se pose alors pour l’Etat-major soviétique : jusqu’à quel point faut-il étendre le conflit ? Il est évident que le Danemark et la Turquie entreront en guerre aux côtés de l’OTAN, mais faut-il seulement sécuriser les détroits ou écraser le pays ? Quid de l’Egypte, qui pourrait bien faire le choix de la neutralité et fermer le passage à tous les belligérants ?
 

Il est enfin une question majeure. Les opérations navales seront suivies de très près par ces nations non encore engagées mais favorables à l’un ou l’autre camp. L’Egypte, la Libye, l’Inde, la Chine, la Corée du Nord, Cuba, Israël ou encore la Syrie peuvent profiter d’un changement brutal de l’équilibre des puissances dans leurs régions respectives pour faire avancer leurs intérêts, et ne sont pas tenus de suivre les ordres venus de Moscou. Ni l’URSS ni les Etats-Unis n’ont réellement intérêt à voir de nouvelles guerres éclater en périphérie de ce conflit, mais ils n’ont guère de pouvoir sur cela.

(à suivre, un rapport de force par théâtre maritime !)

Modifié par Rhysaxiel

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Rapport de force approximatif par théâtre

18092207591424310915906492.png

 

Arctique

C’est sans doute dans ce secteur que se jouera le sort de la guerre en Europe. Sur ce front se trouve les bastions de Barents et Kola ainsi que le GIUK, qui contrôle l’accès à l’océan Atlantique. L’opération ReForGer prévoit d’envoyer les renforts américains par la Mer du Nord pour qu’ils soient opérationnels le plus tôt possible, aussi, l’OTAN ne peut se contenter de retenir les soviétiques au niveau du GIUK, il faut les enfermer dans leurs propres bastions.

 

La première cible pour l’URSS est la Norvège. Il lui sera impossible de contester la Mer du Nord sans la neutralisation préalable des bases de l’OTAN dans le nord du pays, et le groupe articulé autour du TAKR Tbilisi ne sera pas de trop pour cela. Face à lui, la Norvège déploie une constellation de vedettes lance-missiles utilisées selon une doctrine de harcèlement constant de l’ennemi. Les Etats-Unis déploient l’USS Forrestal et son escorte. Le STANAVFORLANT est actuellement composé de cinq navires.

 

OTAN :
1 CG
CTF 70.1 : CV 59 Forrestal, 2 CG, 2 DD
STANAVFORLANT : 2 DD, 3 FF

Marine norvégienne : 2 FF, 20 PB

 

PACTE :
KPUG 1 : 1 CG, 3 DD, 2 FF
KUG 1 : TAKR Tbilisi, 1 BCGN, 2 CG, 2 DD, ravitaillement
OKOP : 2 CG, 2 DD
DESO : 5 FF, transports, ravitaillement

 

 

Baltique

La Baltique est divisée en deux. Le nord est tenu par la Suède, le sud par le Pacte de Varsovie. La Suède n’a pas les moyens de s’opposer à la flotte de la Baltique, et les Etats-Unis ne risquent évidemment pas ses porte-avions dans une mer fermée et aussi surveillée. La seule véritable opération envisageable est une prise des détroits danois par les troupes du Pacte de Varsovie.

 

OTAN :
BALTFOR : 5 DD, 4 FF

 

PACTE :
KUG : 1 DD, 7 FF, 14 PB

 

 

Méditerranée Orientale

L’URSS bénéficie de sa base syrienne de Tartous et peut entretenir une flotte limitée, incluant tout de même le TAKR Minsk. La proximité d’une telle puissance de feu est susceptible de pousser Israël à la neutralité malgré son alignement clairement pro-américain. Pour éviter cela, l’US Navy dispose dans la région d’un groupe aéronaval centré sur l’USS Theodore Roosevelt, épaulé par un des derniers cuirassés, le New Jersey.

 

L’élimination des navires soviétiques pourrait donner à Israël juste assez de confiance pour attaquer la Syrie d’Hafez al-Assad et de prendre le contrôle de Tartus. L’URSS n’a aucun intérêt à les provoquer et cherche plutôt à retenir ses alliés arabes, plutôt en position de faiblesse dans la région.

 

OTAN :
NAVOCFORMED : 4 DD
Roosevelt CVBG : CVN 71 Theodore Roosevelt, 3 CG, 1 DD, transports et ravitaillement
SAG accompagnant le Roosevelt : 1 BB New Jersey, 1 CG, 2 DD

 

PACTE :
KPUG 1 : 2 CG, 1 DD, 1 FF
KUG 1 : TAKR Minsk, 1 BCGN, 2 DD
KUG 3 : 1 CG, 2 DD, 1 FF, transports et ravitaillement

 

 

Méditerranée Centrale et Occidentale

Seul l’OTAN est présent sur ce secteur, avec les marines française, italienne et américaine. Une nation, la Libye, est au centre des attentions de l’OTAN. Le colonel Kadhafi est proche de l’URSS, mais jusqu’à quel point ? Et jusqu’où va-t-il pousser l’opportunisme dans ses projets contre l’Egypte, plutôt alignée sur l’OTAN ? Qui plus est, une sortie de la flotte de la Mer Noire est susceptible de menacer ce secteur.

 

OTAN :
TF 502.1 : R 99 Foch, 3 DD
TF 502.2 : CV 67 John Fitzgerald Kennedy, 2CG, 2DD
TF 502.3 : C 551 Giuseppe Garibaldi, 1 DD, 3 FF
26 MEU : 3 FF, transports et ravitaillement

 

PACTE : rien

 

 

Mer Noire

L’URSS et ses alliés possèdent plus de 70% des côtes de la Mer Noire. C’est cependant bien la Turquie qui contrôle les détroits du Bosphore et des Dardanelles, la seule porte de sortie vers la Méditerranée. La convention de Montreux interdit aux porte-avions d’entrer dans cette mer plus de quelques jours, il n’y a donc aucun porte-avions américain sur place, ni même de groupe de surface.

 

En cas d’offensive soviétique contre les détroits, la question n’est pas de savoir si elle réussira, mais en combien de temps. La Turquie est isolée du reste de l’OTAN, et il n’est pas dit que la Grèce, son plus proche allié, l’aide de bon cœur. Le tronçon Européen de la Turquie est de plus menacé par la Bulgarie. Prendre le contrôle des détroits permettait à l’URSS de faire sortir le gros de la Flotte de la Mer Noire, actuellement au port, et de permettre aux navires déployés dans la Méditerranée de s’y réfugier si besoin.

 

OTAN :
Destr. Sqr : 6 DD, 2 FF
Patrouille : 2 PCFG

 

PACTE :
KUG 1 : 4 FF, 4 PCFG
Autres forces : 2 DDG, 4 PC, transports, ravitaillement

 

 

Océan Indien

Dans l’océan Indien, le Pacte est quasiment condamné. Le déploiement est relativement important, avec notamment le TAKR Kiev, mais les bases d’Aden et de Socotra* ne sont pas des bases majeures et ne peuvent entretenir longtemps une telle force. Pire, l’Egypte est plutôt favorable aux Etats-Unis, il est peu probable qu’elle accepte que des navires soviétiques passent par le canal de Suez.

 

La flotte soviétique sur place est donc destinée à mourir… Mais à quel prix pour l’OTAN ? La puissance de feu de la TF 77.1, et surtout du Nimitz, est inégalée dans la région, mais sa perte galvanisera sans doute l’Inde, pour le moment neutre mais pro-soviétique, ce qui menacerait le Pakistan et offrirait un sauf-conduit aux navires soviétiques.

* qui n’a en fait jamais existé – la CIA était persuadée que l’URSS disposait d’un complexe militaire sur l’île, ce qui a influencé l’auteur du scénario et du livre dont il est tiré

 

OTAN :
4 FF
SAG : 2 CG, 2 DD
TF 77.1 : CVN 68 Nimitz, 2 CG, 2 DD, transports, ravtaillement

 

PACTE :
KUG : TAKR Kiev, 2 CG, 4 DD

 

Pacifique Nord (Okhotsk)

Le Bastion d’Okhotsk est une zone très dangereuse pour l’OTAN. L’URSS y déploie deux de ses croiseurs lance-missiles porteurs d’avions (TAKR), le Bakou et le Novorossiysk, ainsi qu’une partie de sa flotte de sous-marins nucléaires lanceurs d’engins. Ces groupes sont dispersés au déclenchement des hostilités, et aucun renfort d’Europe n’est à espérer.

 

Les Etats-Unis disposent de la Carrier Task Force 77.1, avec à sa tête l’USS Independence, et surtout de nombreuses bases sur le territoire japonais qui leurs permettent de tenter d’infiltrer et de démanteler le bastion.

 

La subtilité, pour l’URSS, est de dissuader le Japon de s’engager aux côtés des Etats-Unis. Pour cela, il faut d’abord éviter de frapper le sol japonais sans être certain de ne toucher que des éléments américains, puis neutraliser la CTF. Sans l’appui de l’US Navy, le Japon restera l’arme au pied.

 

OTAN :
CTF 77.3 : CV 62 Independence, 4 CG, 2 DD

 

PACTE :
KPUG 1 : TAKR Novorossiysk, 1 BCGN, 4 CG, 4 DD
KPUG 2 : TAKR Baku, 1 CG, 3 DDG
KUG 1 : 3 CG, 1 DDG

Marine japonaise : 17 DD*

*Le Japon distingue Destroyer, Destroyer lourd et Destroyer d’Escorte.

 

 

Pacifique Nord (Bering)

La zone entre le Kamtchatka et l’Alaska est vidée de toute présence soviétique, concentrée dans le Bastion d’Okhotsk. Petropavlovsk est la seule véritable installation soviétique dans la région. Les Etats-Unis lancent la Carrier Task Force 77.4, formée autour de l’USS Kitty Hawk, à l’assaut de cette base. Aucune invasion du territoire soviétique par l’Extrême Orient n’est envisagée, ce ne serait ni raisonnable, ni utile.

 

OTAN :
CTF 77.4 : CV 63 Kitty Hawk, 3 CG, 2 DD, ravitaillement

 

PACTE : aucune

 

Caraïbes

Il n’y a aucune présence soviétique sur ce front, mais Cuba pourrait bien se joindre à la fête et menacer les lignes de communications maritimes dans les Caraïbes. Pour l’en dissuader, les Etats-Unis maintiennent un GAN réduit autour de l’USS Midway.

 

OTAN : CV 41 Midway, 1 CG, 4 FF

 

Marine cubaine : 18 PB

 

 

Autres porte-avions américains et OTAN

Dans cette liste figurent les porte-avions qui sont absents des scénarios de Command. Signe de l'excellent travail de l'auteur, ils sont en large majorité ou en maintenance, ou de retour d'une expédition et donc à quai. J'ai dû inventer la situation des navires britanniques. Deux navires sont en route, l'USS America et l'USS D. D. Eisenhower. Ils doivent théoriquement arriver en méditerranée pour relayer l'USS JFK et l'USS Roosevelt, mais ils pourraient bien être détournés vers l'Arctique vu la situation. L'USS Ranger est déployé en mer de Chine et pourrait être envoyé vers le nord.

 

CV 43 Coral Sea : de retour après son déploiement en Méditerranée et dans l’Océan Indien et après avoir secouru l’USS Iowa. A Norfolk.
CV 60 Saratoga : en maintenance à Norfolk.
CV 61 Ranger : en Mer de Chine
CV 64 Constellation : de retour de l’Océan Indien. A San Diego.
CV 66 America : en route vers la Méditerranée orientale.
CVN 65 Enterprise : de retour de l’opération Earnest Will. A Norfolk.
CVN 69 Dwight D. Eisenhower : en route vers la Méditerranée
CVN 70 Carl Vinson : en station à NAS Alameda, Californie
CVN 72 Abraham Lincoln : lancé, mais non encore en service dans l’US Navy (historiquement commissionné en novembre 1989 et déployé en septembre 1990)

 

R05 Invincible : en station à Portsmouth
R06 Illustrious : de retour de mission Fly the Flag. A Portsmouth
R07 Ark Royal : en mission Fly the Flag en Amérique du sud.

 

R97 Jeanne d'Arc : A Brest.
R98 Clemenceau : de retour de l’opération Prométhée. A Brest.

 

Modifié par Rhysaxiel
Ajouté la Jeanne d'Arc sur suggestion de Finen ! Ajout du théâtre de la Baltique.

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites
Il y a 2 heures, Rhysaxiel a dit :

Conclusion du premier scénario

...

 

Le deuxième escadron du 11 ACR américain a été intégralement détruit dans les affrontements, son commandant est mort au combat. Seuls quelques mortiers ont survécu.

L’avancée soviétique a été à peine ralentie. La confusion est totale dans le camp de l’OTAN. En raison de la célérité soviétique et de l’intense brouillage en place, il est fort probable que l’OTAN ne soit pas au courant de la destruction du 2e escadron ni ne connaisse la situation exacte à Bad Neustadt. L’URSS tentera une Maskirovka.

 

...

 

 

Ça, c'est le rapport qui arrive à Moscou.

La vérité c'est que le téléphone fonctionne bien en Allemagne, cela fait déjà longtemps que les lignes principales (voir toutes les lignes dans les villes) passent par des gaines obligatoirement prévus sous le réseau routier.

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Pour Brest il y aussi au port la Jeanne d'Arc R97 avec sa flottille de 8 Lynx anti sous marins prévu pour le temps de guerre. Elle embarque aussi 8 lanceurs MM38 et une batterie anti aérienne courte portée Mistral comme tous les "grands" navires français à cette époque, en attendant une solution embarqué équivalente, à savoir les PA, les navires ateliers et les pétroliers.

Modifié par Finen

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Deuxième (et troisième) scénario sur Flashpoint Campaign Red Storm

Je vous propose ici deux possibilités, qui ont lieu simultanément dans la chronologie. Bien que l’un soit techniquement juste avant l’autre, je vous laisse décider de l’ordre dans lequel ils seront joués. Dîtes-moi également comment il faudrait modifier Black Horse, selon vous.

 

Black Horse est le seul scénario se déroulant le jour J, mais deux autres, dans leur description, laissent entendre qu'ils se déroulent au tout début du conflit. Je vous propose ici un des deux, Head On, car il se passe lui aussi dans le secteur de Fulda. Je vous proposerai ensuite en quatrième scénario 3rd Herd, jouable des deux côtés. Après cela, il est fort possible que je bascule sur Command pour un ou deux scénarios, je verrai.

 

Scénario 1 : Black Horse (largement modifié)

Joué: Côté américain

Jour J (20 juillet 1989) + 12h.
Front de la Trouée de Fulda, près de Nordheim von der Rhön, Allemagne de l’Ouest.

 

18092310053424310915908085.png

 

Le scénario d’origine prévoyait la suite de A Time to Dance : le 2e escadron du 11e ACR a permis de ralentir l’offensive soviétique et de leur faire perdre du temps, et fait de nouveau face aux Soviets, cette fois un régiment de fusiliers motorisés. L’effectif du 2e escadron est réduit par rapport à AttD mais des renforts arrivent.

 

Le hic, c’est qu’en jouant A Time to Dance, le 2e escadron s’est fait atomiser, il ne reste que trois mortiers autotractés debout. Je peux éventuellement modifier ce scénario (en réduisant les renforts reçus par les américains, en en faisant un engagement de rencontre ou une attaque de flanc soviétique par exemple), ou simplement décréter qu’il s’agit du 1er escadron et non du 2e et le jouer normalement.

 

18092310064224310915908088.png


Tout comme pour A Time to Dance, le 11e ACR n'a pas les moyens d'arrêter l'offensive soviétique, il s'agit encore une fois de faire perdre du temps à l'ennemi pour permettre à l'OTAN de se mobiliser.

 

 

Scénario 2 : Head On (avancé pour cause de cohérence chronologique)

Joué: Côté américain

Jour J (20 juillet 1989) + 10h.
Front de la Trouée de Fulda, route 279 près de Schönau an der Bend, Allemagne de l’Ouest.

 

18092310053324310915908084.png

 

Engagement de rencontre entre le 1-68e bataillon blindé de la 8e division d’Infanterie US et le 247e régiment de fusilier motorisés soviétique. Le bataillon américain est réveillé par l’artillerie, les missiles et les attaques à l’arme chimique et choisit d’aller de l’avant plutôt que de subir toujours plus de feu. Le brouillage électronique est total dans les deux camps, les deux forces savent que l’ennemi est là, quelque part, mais ils ne savent ni dans quelle direction ni à quelle distance il se trouve. La grande peur, côté américain, est de devoir livrer bataille à courte portée dans la surprise la plus totale.

 

18092310064224310915908087.png

 

C'est l'inconnue jusque dans le briefing, je ne saurais vous dire quel résultat est attendu !


Notez que je suis en déplacement pour trois semaines, je ne démarrerai pas l'AAR avant mon retour de Pologne mi-octobre. Cela vous laisse largement le temps d'en discuter et de me recommander des modifications pour Black Horse.

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Les trois coups ont été frappées, le rideaux se lève, la cavalerie de reconnaissance ayant joué sont rôle, il parait logique de voir l'entrée en scène des gros à savoir les régiments blindée US et l'infanterie motorisée soviétique.

 

Il s'agit des troupes représentative des premières 48 heures de chaque coté, les unités blindés soviétiques n'étant pas majoritaire, l'effort ayant été fait pour mettre sur chenille ou sur roue blindée les troupes de première ligne, il est normal de ne voir leurs unité blindée que ponctuellement en renfort d'armée voir de front.

La priorité soviétique étant la mobilité plus que le char de bataille.

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Personnellement, j'aurais une préférence quant au fait de jouer les scénarios dans l'ordre chronologique (déformation professionnelle). :) Donc Head On avant Black Horse.

 

Quant au choix du camp, j'avoue que jouer le Soviétique dans Head On me paraît plus intéressant. Sur le papier le terrain semble lui donner l'avantage en limitant la portée visuelle, mais visiblement le scénario est très incertain donc tout peut arriver. Et Black Horse semble plus intéressant à jouer côté US, sauf si l'unité russe impliquée est la même que dans A Time to Dance (auquel cas je trouve qu'il vaudrait mieux jouer le Soviet, par cohérence). Si tu joues US, tout dépendra ensuite du niveau de challenge que tu entends t'infliger. :D Si tu choisis de le jouer côté russe, par contre, il me paraît judicieux de remplacer le II/11 ACR détruit par le I/11*. On peut raisonnablement supposer que cet élément frais aura été envoyé, pas tellement pour boucher le trou laissé par le désastre de Bad Neustadt, mais plutôt pour gagner quelques heures de plus.

 

 

*Question pour les experts : un ACR, ça fait quelle taille dans les années 1980 ? C'est plutôt l'équivalent d'une brigade aujourd'hui, non ? (et donc, un escadron = un bataillon, plutôt qu'une compagnie ?)

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites

J'ai les organigrammes soviétiques mais pas ceux des forces US. :blush:

Cependant mes recherches m'amènent à penser que les 4 escadrons du 11 régiment de cavalerie US sont des escadrons renforcés à l'échelle d'un gros régiment Français du moment avec en plus des compagnies surnuméraires de soutient (génie, artillerie, matériel). Ce régiment devrait disposer de forces aériennes attachés dont je n'ai pas encore la composition.

 

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Créer un compte ou se connecter pour commenter

Vous devez être membre afin de pouvoir déposer un commentaire

Créer un compte

Créez un compte sur notre communauté. C’est facile !

Créer un nouveau compte

Se connecter

Vous avez déjà un compte ? Connectez-vous ici.

Connectez-vous maintenant

  • En ligne récemment   0 membre est en ligne

    Aucun utilisateur enregistré regarde cette page.

×