Aller au contenu

Messages recommandés

Ouverture Fatale

004.png.48365c8b7c40524f974d07502590692a.png

 

Jeux : Flashpoint Campaign Red Storm Players Edition (FPCRS)

Scénario : A Time to Dance (version soviétique)

Camp : URSS

Contexte : Troisième Guerre Mondiale, 21 août 1987, 4h-13h.

Premier scénario de la méga-campagne En Sept Jours sur le Rhin. Il s’inscrit dans un contexte plus large à découvrir dans ce sujet.

 

Introduction

L’Union Soviétique retire ses forces de la République Démocratique Allemande (RDA). Elle a alerté aussi bien l’OTAN que les Nations Unies qu'elle déplacerait deux divisions vers l’est, dans le secteur tenu par la 8e Armée de la Garde. Cette annonce a été faite plusieurs semaines en amont. Plusieurs petites unités ont quitté leurs positions plus tôt ce mois-ci pour se déplacer vers l’est.

L’OTAN est en alerte minimale et doit se faire à l’idée que la Guerre Froide touche à sa fin. Que faire maintenant ?

 

Le 533e Bataillon de Renseignement Militaire, stationné dans la trouée de Fulda, reçoit des informations qui ne vont pas dans ce sens. On dirait que les Soviétiques bougent, mais pas vers l’est.

Le bataillon se met en ordre de marche pour comprendre ce qu’il se passe.

 

La 79e Division de chars de la Garde quitte sa garnison à Suhl et se déplace vers le sud-est le long de la route 281. En atteignant Cobourg, les éléments de tête du 17e Régiment de chars de la Garde ont viré au sud-est sur la route 303 et à l’ouest, via la route 279. Pendant tout ce temps, ils étaient en formation de marche. Aucune interférence de l’OTAN ne vient perturber leur avance vers la frontière.

 

Alors que le 17e Régiment de chars de la Garde entre à Saal an der Saale, il a donné des ordres préalablement établis aux batteries de la 8e Armée de la Garde, ciblant Camp Lee et les approches de Bad Neustadt et Rödelmaier. Les canons se sont animés alors que les éléments de tête traversaient Wülfershausen, viraient vers Bad Neustadt et le 11e Régiment de Cavalerie Blindée (ACR).

Le 2e escadron du 11e ACR, en station à Camp Lee en périphérie de Bad Neustadt, est pilonné par le feu des artilleries de 122 et 152mm. Le camp a été averti à peine quelques minutes plus tôt, mais déjà plusieurs pelotons de véhicules filent droit vers Rödelmaier. Douce ironie, le 2e escadron, le dernier élément du régiment à quitter le Vietnam après cinq ans et demi de service, est la première unité américaine à être engagée face à l’avancée soviétique dans la Troisième Guerre Mondiale.

 

Les deux unités d’élite se sont fait face pendant des décennies et sont maintenant engagées dans un choc des plus violents. Les postes avancés de la Black Horse le long de la frontière à Rödelmaier vont devoir combattre l’avancée soviétique le long de la route 279 jusqu’à ce que le reste de l’escadron leur vienne en aide. Ou bien jusqu’à ce que l’armée soviétique perce leurs lignes.

A 4h du matin, le jour commence à peine à se lever. Ce qui devait être une chaude journée d’août est sur le point de devenir encore plus chaude.

La Guerre Froide s’est brutalement réchauffée, la symphonie de la Troisième Guerre Mondiale débute, avec son ouverture.

 

Briefing

Votre mission est de reconnaître la route 279 via Wülfershausen, au-delà de Rödelmaier et dans Bad Neustadt. Vous nettoierez la zone de toute unité du deuxième escadron de la 11e ACR et sécuriserez la zone pour les unités qui vous suivent.

La 79e Division de chars de la Garde du 17e Régiment de chars de la Garde mènera l’attaque. Ce n’est pas notre déploiement habituel, mais nous devons absolument occuper l’espace pour manœuvrer à notre guise. Rien ne nous donnera plus de puissance de feu pour briser les lignes américaines qu’un régiment de chars.

Vous détruirez suffisamment les forces ennemies pour rendre la route 279 sûre et à l’abri de tout feu et de toute observation ennemie. Contenez la population et mettez fin à tout trafic civil sur les routes.

 

Forces alliées

Vous avez sous votre commandement les 1er, 2e et 3e bataillons ainsi que le 4e bataillon Motorisé du 17e Régiment de chars de la Garde. Les éléments de reconnaissance doivent passer devant les éléments d’assaut une fois la zone sécurisée et la route libre de toute interférence de l’OTAN.

 

 

Révélation

000.thumb.png.492a9835192168fdadd06e5d4eb6ac2a.png

 

Renseignements

Le 2e escadron, 11e ACR est positionné à Camp Lee hors de Bad Neustadt. Il y a des postes de garde au niveau de la frontière. Les seuls champs de mines qui sont connus sont les nôtres, nous les avons retirés les mois précédents. Le 11e ACR est une unité de cavalerie blindée américaine d’élite équipée de chars, d’infanterie et d’hélicoptères, tous disponibles au sein même du régiment.

Ces troupes sont entraînées pour mener un combat retardateur, et vous devez vous attendre à tout ce qui sera susceptible de ralentir votre offensive. Ils sont équipés de chars M1 et de véhicules Bradley. Le 11e ACR a le plein complément d’artillerie, d’hélicoptères et de soutiens aérien.

 

001.thumb.png.91660cfaf3b2633dc038417301263b4b.png

Réserves

 

Vous n’avez aucune réserve immédiatement disponible pour cette mission. Votre rôle est de briser les défenses américaines et vous avez reçu pour cela l’ensemble de l’artillerie divisionnaire pour neutraliser les américains.

Il est l’heure de faire votre devoir, soldat.

 

002.png.ce87d0162a8800bdcb939515b3f3bcdd.png

 

Carte du secteur

003.thumb.png.83d83c71d3bb53d08fffa0c51528c688.png

 

Modifié par Rhysaxiel
Grosses corrections de forme.

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites
Il y a 4 heures, Eginhard 38 a dit :

Mais il y a déjà un premier vaincu : Google Trad. ->

Preuve par A+B qu'il faut toujours se relire avant de poster, surtout quand on a écrit en faisant deux autres trucs en même temps ><

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Plan de bataille

Avant propos

Avant de rentrer dans le dur, voici quelques les éléments-clés du gameplay de FPCRS, indispensables pour comprendre l’action.

 

Loin d’être un pousse-pion comme certains wargames plus classiques, Flashpoint Gampaign Red Storm, et avant lui Flashpoint Germany, simule le C3I (Commandement, Contrôle, Communications et Renseignements) de façon à la fois poussée et élégante.

 

Le jeu est en tour par tour mais, miracles de l’informatique, la résolution est simultanée. C’est un premier élément susceptible de ruiner vos plans. Plus intéressant encore est que le tour n’a pas de durée fixe, et cette durée diffère selon le joueur et la situation sur le terrain. Chaque camp a un « cycle de commandement » s’échelonnant généralement de 15 à 45 minutes, qui représente la durée entre deux phases d’ordres pour le joueur. Il est défini selon le camp joué (l’URSS est désavantagée ici), le niveau de brouillage électronique, défini dans le scénario et asymétrique, le nombre d’unités de commandement encore actives et, je crois, le niveau de préparation générale (Readiness) des troupes. Cette durée varie en fonction des pertes ou de l’arrivée de nouveaux QG.

 

image.png.d6ea144d0221cfaea6543b37b96a2aeb.png

 

Mais il y a mieux ! En phase d’ordre, le nombre d’ordres pouvant être donné est limité, parfois drastiquement, en fonction du nombre de QG disponibles. Vous l’aurez compris, les QG sont sans doutes les unités les plus précieuses dans vos rangs. Oh, et j’oubliais, il y a un délai d’exécution pour les ordres, parfois très long pour une unité épuisée et loin de ses bases. Et tant qu’on y est, chaque ordre génère du trafic radio que l’ennemi écoute. Vous pouvez ainsi repérer des QG ennemis par le simple fait qu’ils transmettent des ordres. A l’artillerie de faire le reste.

 

En contrepartie, les ordres s’étendent sur autant de cycles (tours) que vous voulez et vous pouvez (devez !) planifier des ordres longtemps en avance. Au début du scénario, vous pouvez aussi planifier les ordres des renforts et vous n’avez pas de limite d’ordres, ce qui simule les plans de bataille préétablis. FPCRS est donc bien plus un jeu de planification que d’exécution. D’ailleurs, vos unités sont largement autonomes et peuvent s’adapter à l’environnement. A moins de donner spécifiquement un ordre d’assaut, une unité ne foncera pas au beau milieu du dispositif ennemi même si ses ordres le disent, et préférera se retirer en sécurité. Les unités attaquent toutes seules comme des grandes, peuvent faire appel à des frappes d’artilleries, de sorte que vous n’avez généralement pas à vous en occuper, sauf évidemment si vous voulez bombarder une position spécifique. Enfin, vous pouvez réajuster les ordres, c’est-à-dire ajuster le chemin ou le délai avant l’exécution, tant que vous n’en changez pas la nature (assaut, mouvement rapide, mouvement, retrancher etc.). Le jeu est assez libéral, parfois un peu trop, je peux par exemple basculer de l’option 1 à l’option 2 (voir plus bas) pour le groupe 1 sans dépenser d’ordres.

 

A titre d'exemple, dans ce scénario, je dispose de 25 unités en tout, mais de seulement 9 ordres par tour, et d’un cycle de commandement très faible pour le soviet, de 17 minutes (la norme est plutôt de 25-35 minutes). Normal, on surprend l’ennemi !
 

Vous vous doutez bien que, la bataille avançant et le chaos faisant son œuvre, il devient très compliqué de maintenir un plan de bataille en place, surtout si les QG tombent comme des mouches. Les délais de l’artillerie augmentent, les unités qui perdent leur QG ou s’avancent trop loin reçoivent leurs ordres des dizaines de minutes en retard et en prennent dix de plus pour se mettre en route, le front ressemble de plus en plus à des poches d’actions, parfois isolées les unes des autres et où, faute d’ordres, les troupes tentent de survivre et d’éliminer l’ennemi le plus proche.

 

 

Je dois aussi vous informer très brièvement des règles tout à fait informelles du combat blindé OTAN vs Pacte, qui justifient nombre de précautions que je vais prendre.

Primo, les chars de nouvelle génération (T-80 soviétique, M1 américain, Challenger britannique et Leopard allemand) pulvérisent sans suer la génération précédente (T-72/T-64 côté soviétique, M48 côté OTAN). Les Français sont un peu à part, on y reviendra quand ils entreront dans la danse.

Secundo, le M1 est conçu pour le théâtre européen. Il est fait pour engager l’ennemi avec précision à longue distance et par tout temps. Le T-80 est moins perfectionné, mais déployé en bien plus grand nombre. Les deux camps n’ont pas du tout le même objectif quant à la distance d’engagement :
- au-delà de 5.000m, le T-80 a une petite chance de toucher car il peut tirer des missiles anti-char avec son canon... Mais le but est d'avancer, pas de jouer le tirailleur.
- entre 2.000 et 4.500m, avantage au M1 et à son optique plus avancée. S’il parvient à maintenir cette distance avec ses ennemis, il pourra détruire des compagnies entières de T-80 avec des pertes minimes. Lui peut se permettre de jouer le tirailleur, justement.
- en dessous de 2.000m, l’écart de performance devient inexistant, ou plutôt, n'est plus essentiel. A cette distance, toucher est fréquent, et toucher signifie détruire. Or, les compagnies de T-80 alignent 10 chars, contre 4 seulement pour les compagnies de M1. Vous pouvez retourner le problème dans tous les sens, dix canons contre quatre donne l’avantage au joueur soviétique.
Effet secondaire de tout cela, combattre par mauvais temps peut favoriser les soviétiques car les lignes de vues sont réduites. De nuit, les optiques américaines sont supérieures, donc c’est au contraire le joueur US qui a l’avantage.

Tertio, les compagnies soviétiques sont plus larges et moins mobiles que celles de l’OTAN. Elles sont plus visibles et moins protégées par le terrain, donc généralement plus faciles à toucher. Pour peu qu’un M1 ou un M3 tirant des missiles anti-char soit en embuscade, il peut faire très mal.

De tout ça, il faut s’attendre à voir l’URSS subir plus de pertes que l’OTAN en général, mais chaque véhicule perdu côté OTAN coûte cher. Un ratio de 1:1 serait une catastrophe côté américain, 2:1 serait coûteux, 3:1 sans doute plus acceptable.

 

La Kill-zone Rödelmaier-Hollstadt-Heustreu

« Par le nord, ou par le centre ? »

Cela fait quatre jour que le General Major Vladimir Chernavin est hanté par cette question. Il n’a même plus besoin de déployer la carte devant lui pour réfléchir au problème. Après s’être épuise dessus pendant plus d’une semaine, il l’a intégralement mémorisée.

000.thumb.png.065c458b30d22da9756d42b2554eda88.png

Et au milieu de celle-ci, ce que le camp d’en face appelle une Kill-zone. Des environs de Wöhlbach et Camp Lee, les Américains ont une vision dégagée vers le sud-est, sur les deux routes menant à Bad-Neustadt, et vers l’est, jusqu’à Hollstadt. Le long de la route 2446 il y a un promontoire, près d’un méandre du Streu. Une compagnie de M1 perchée ici pourrait faire un carnage.

 

Définir un plan d’action général a été facile : éviter cette zone.

 

Le 4e bataillon de Fusiliers Mécanisés longera l’A7 avant de bifurquer via la NES15 et de déboucher sur le pont enjambant la Streu à la sortie sud de Bad Neustadt. C’est un chemin largement à l’abri des yeux ennemis, une voie indirecte mais sans doute plus sûre. Pour ouvrir la route, le 2e peloton de reconnaissance blindée est envoyée en avant.

001.png.601c62bbe4cee7ef8397a45e625fbe13.png

 

Le 1er bataillon de char prend la voie la plus directe, ou presque. Au lieu de suivre la B279 sur tout son long et s’exposer au feu ennemi sitôt passé Rödelmaier, il bifurquera vers le sud pour entrer dans le village après avoir coupé à travers champs. Il empruntera de là la NES20, dans un vallon, avant de ressortir sur les deux ponts à l’est de Bad Neustadt. Les faubourgs de la ville offriront une couverture bienvenue. Le 3e peloton de reconnaissance ouvre la route.
002.png.e2f5e7265f64331307d0bb1119be2b58.png

 

C’est pour le 2e bataillon que Chernavin se casse la tête. La logique voudrait qu’il soit envoyé au centre vers Hollstadt puis Heustreu pour soutenir l’assaut général et menacer sur le flanc tout ennemi filant au sud pour contrer les 1er et 4e bataillons. Le problème, c’est qu’il passerait par la kill-zone.

003.png.a645d0c9c814ec3ac16a6b1e71debf8b.png

 

La seconde option est de tenter une attaque par le nord. La route 2249 puis la NES39 débouchent sur Oberstreu qui, comme son nom l’indique, est au bord de la Streu. Traverser ici puis redescendre vers Unsleben permet de contourner la kill-zone, mais le bataillon sera complètement isolé et devra agir seul. De plus, la route est longe, ce qui nécessiterait de s'engager très tôt, sans quoi l'impact sur l'ennemi sera réduit.

004.png.15268565b2215292f1123b18a8881b34.png

 

« General Major ! Les ordres sont arrivés.

Ordre d’attaquer à 4h, dans moins d’une heure. Il faut trouver une solution.

- Passez-moi le premier peloton de reconnaissance blindée, j’ai des ordres de dernière minute pour eux.

- Bien général. »

 

Une reconnaissance en deux temps. La compagnie filera d’abord vers le promontoire au nord-ouest d’Hollstadt pour observer, si les conditions le permettent, l’autre rive du Streu, avant de filer plein nord vers Oberstreu pour reconnaître la route et l’éventuel dispositif ennemi au nord. Le 2e bataillon attendra, moteur en marche, son lieutenant collé à la radio. Selon les rapports de la reco, il filera au nord ou à l’ouest.

1017223871_twostagereco.png.d3ab08392f53b25186d4e7159600ce1d.png

 

A quatre heures, tout ce petit monde se met lentement mais sûrement en marche…

Modifié par Rhysaxiel

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Premier contact

 

Le soleil se lève lentement, mais un léger brouillard limite la visibilité à 1.500m. L’inversion thermique due au retour progressif de la chaleur rend les optiques de vision nocturne inefficaces. C’est le moment parfait pour s’approcher des positions ennemies, mais un moment toujours trop court.

La reco repère des obstacles à l’est d’Eichenausen, mais pas de mines. Les 1er et 4e bataillons suivent de très près.

« On bouge. »

Sans un mot, les deux BTR-60, leurs équipages et les officiers du régiment, constituant leur QG, se met en route. Leur destination finale est le sud de Rödelmaier, suffisamment proche du front pour que les ordres passes, mais dans une petite dépression pour rester à l’abri des tirs ennemis.

18090308414924310915876217.png

 

A 4h24, Chernavin reçoit les premiers rapports indiquant la présence de champs de mines. Un premier à l’ouest d’Hollstadt, en plein dans la kill-zone, et un autre dans les champs au nord de Rödelmaier, pile sur la route des 1er et 4e bataillons. Les Yankees ont bien prévu leur coup, une recon tombe, ainsi qu’un T-80 qui la suivait d’un peu trop près. Le premier bataillon est arrêté, le temps que le champ soit dégagé.

18090308414724310915876216.png

 

Au loin, on entend le bruit caractéristique d’un bâtiment qu’on démolit. Les ponts sur la Streu ont sauté (en fait, ils l’étaient dès le début du scénario pour aider l’IA). Puis ce sont nos officiers radio qui interceptent des signaux ennemis et triangulent la position d’un QG. Pas de doute, l’explosion des deux mines a réveillé l’ennemi.

 

18090308415224310915876218.png

 

« Ordonnez à la 1ère batterie d’ouvrir le feu sur la position donnée par SIGINT. On doit les réduire au silence. »

 

A 5h02, le 3e peloton de reconnaissance a atteint les hauteurs entre Hollstadt et Heustreu. La visibilité est montée à 2.500m, mais il ne distingue rien sur l’autre rive.

180903082238179953.png

 

Un autre champ de mine est découvert à l’ouest de Rödelmaier. Comme plus tôt, une unité du 4e bataillon s’est aventurée trop loin, cette fois c’est le peloton de défense antiaérienne qui perd un BTR-ZD. Les Américains ont vraiment fermé cette zone. Ils s’attendaient à ce qu’on y passe, ou bien ils ont simplement miné partout.

A 5h05, dix minutes après le repérage des communications ennemies, les 2S3M Akatsiya de la 1ère batterie ouvrent le feu.

18090308420124310915876220.png

 

« Général Major, les deux MiG-23F promis par le QG sont prêts à décoller.

- Excellent. »

 

Chernavin ne s’attendait pas à un tel degré de préparation. Il espérait bien recevoir le soutien aérien promis, mais après quatre ou cinq heures, quand il serait devenu inutile. Plus urgent, il faut décider quoi faire du 2e bataillon de chars. La reco n’a rien révélé à Heustreu. Ralenti de près d’une demi-heure par le champ de mines à Hollstadt, le 1er peloton de reco n’aura pas le temps de reconnaître les abords d’Oberstreu.

 

« Lieutenant Duginski ?

S’il suit les ordres qu’il a reçus, il doit être collé à sa radio.

- Général Major ?

- Mettez-vous en route. Plan A. Je répète, plan A.

- Bien général.

Puis, s’adressant à son équipe.

- Ordonnez au premier peloton de reconnaissance de soutenir le 2er bataillon de chars. On reste sur le plan A. »

 

Quelques minutes plus tard à peine, à 5h25, ce qu’il restait du léger brouillard finit par se lever. Le 2er bataillon entrera dans Hollstadt puis Heustreu en pleine lumière. Ce n’est pas bon… Sauf si l’ennemi file au sud en espérant contrer son premier mouvement.

 

Le 1er bataillon décide de changer son approche suite à la découverte du champ de mines. Un seul peloton filera le long de la NES20. Les deux autres remonteront sur la B279 pour avoir un point de vue sur le promontoire de l’autre côté de la Steu et accéder au pont.

18090308420824310915876221.png

 

Moins de 20 minutes plus tard, contact ! Des Bradley américains sans doute un peu trop ambitieux, ou pensant avoir affaire à des véhicules légers, ouvrent le feu sur le 2e peloton du 1er bataillon avec leurs canon de 30mm. Réalisant en quelques secondes leur erreur, ils tirent une salve de TOW, neutralisant un T-80.

18090308420924310915876222.png

Le retour de flammes est brutal : les chars ripostent et détruisent trois véhicules.

18090308421024310915876223.png

 

Les Bradley se retirent, tandis que l’artillerie américaine ouvre le feu contre le 3e peloton encore sur la colline, sans effet. Les T-80 avancent sans rencontrer d’obstacles et atteignent la Streu.

 

A la sortir d’Hollstadt, le QG Reco, en avance sur son planning, tombe nez-à-nez avec des Hummvee qui se sont aventurés de notre côté de la Streu, sur la route du 2e bataillon. S’il ne file pas fissa, ce peloton américain va connaître une sale matinée.

18090308421824310915876225.png

Modifié par Rhysaxiel

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites

palpitant!

Attention au combats urbain, quelques mines dans les carrefours et des fantassins équipés de M47 sur les toits et ca va chauffer pour tes fesses.

Tu as des Mi24 ?

 

Bon courage pour la suite.

 

J'ai été interpellé par le "5 secondes" dans la fenetre qui propose le tir gonio sur le QG, c'est un jeu en temps réel?

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Je ne sais pas du tout si Bad Neustadt est minée, mais je ne pense pas. Les approches le sont, les ponts sont HS, je suppose un comité d'accueil... Mais les Yankees sont là pour me faire perdre du temps, pas pour résister. S'ils ont les même troupes que dans la version américaine du scénario, la seule infanterie présente est en fait de la reco, donc pas vraiment équipée pour tenir face aux blindés.
Cela dit, j'ai découvert que mon infanterie est transportée par des BMP-2 ancienne version, sans ATGM, alors que dans le scénar us, ce sont les versions ATGM nettement plus péchues qu'il faut détruire :D

Le "5 seconds" est tout simplement le temps avant que la fenêtre ne se ferme toute seule. L'artillerie reçoit l'ordre de tir que l'on clique sur le bouton ou non ;)
C'est un tour par tour à résolution simultanée et ordres limités, du coup les tours sont plutôt longs à s'exécuter s'il y a beaucoup d'action et un cycle de commandement rallongé, c'est sans doute pour cela qu'il y a un timing pour les messages, je ne serais pas surpris que les joueurs impatients aillent se faire un café pendant la résolution :p

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites

La colline de la mort

Plus au sud, le 4e bataillon est à moins d’un kilomètre de l’entrée sud de Bad Neustadt, et n’accuse aucune perte par mine. De l’intérêt de ne pas se précipiter. Le lieutenant Solokov donne ses instructions pour le 2e peloton de reconnaissance : d’abord, se présenter face au pont à l’ouest de Bad Neustadt, en profitant de l’altitude pour repérer tout ennemi de l’autre côté de la Streu, puis reconnaître le croisement entre la B279 et la NES8 avant de se replier dans Bad Neustadt. Le 4e bataillon poursuivra pendant ce temps sa route vers la ville.

 

18090812330724310915883155.png

 

Chernavin ordonne quant à lui à son artillerie de bombarder la colline dominant la Streu. Il y a sans doute quelque chose dans cette zone, et quelques obus ne leur feront pas de mal.

18090812324924310915883151.png

 

Vers 5h43, le 1er peloton du 1er bataillon rapporte des tirs depuis Heustreu, sans doute des M1 embusqués en ville. Ils ne font pas le moindre dégât mais ne sont pas non plus repérés. L’artillerie américaine lance un barrage de fumée… Mais bien trop au sud. Nos chars ont bougé depuis déjà plusieurs minutes et ne sont pas incommodés.

18090812325324310915883152.png

 

L’ennemi montre le bout de son nez ! L’artillerie n’a visiblement pas dissuadé un peloton de M1 de gravir la colline.

18090812330424310915883153.png

 

« Sergueï, je ne veux pas voir ce canon pointer ailleurs que vers cette colline.

- Bien caporal !

Le bruit mécanique de la tourelle résonne dans le T-80. Dans ses optiques, le caporal Volkov croit distinguer une forme métallique se dessiner au sommet de la colline. Puis deux, trois.

- Sergueï, sur la colline.

- Je les vois caporal.

- Feu à mon signal.

Les chars atteignent le sommet de la colline... Et s’arrêtent. Ils sont presque entièrement visibles. Et les tourelles tournent lentement vers le peloton.

- Feu !

Le bruit sourd du tir et le choc de la tourelle secouent Volkov. Sans attendre les ordres, le canonnier entame le rechargement du canon à l’aide d’un obus antichar.

- Coup au but ! Vise le char de queue.

Son cri est accompagné par le vol d’une tourelle américaine.

- Chargé.

- Feu ! »

L’échange est bref et extrêmement brutal. Pour un T-80 neutralisé, quatre M1 -le peloton entier- restent sur le carreau. A un kilomètre à peine, les canons soviétiques ne font pas de quartiers.

 

18090812330724310915883154.png

 

Les Hummvee ne parviennent pas à semer le 2e bataillon ni le peloton de BRDM-2 AT qui les accompagne. Il suffit d'une salve de 9M113 Konkurs pour éliminer la reco ennemie – un usage quelque peu abusif d’un missile antichar… Au final, l’ennemi est aveuglé entre Heustreu et Hollstadt.

18090812331624310915883156.png

 

Plus au nord, un autre peloton sort d’Heustreu. Il est repéré filant vers le sud-ouest, encore vers le colline, et engage la 3e compagnie du 4e bataillon qui prend position à l’entrée de Bad Neustadt. Ils subissent en retour le feu des T-80 du 1er bataillon. La première compagnie revendique deux autres M1 détruits.

« Caporal, vous en voyez d’autres ?

- Négatif. Entre la fumée et les carcasses, je ne distingue plus rien. La compagnie en a eu deux, normalement ils sont quatre. Garde un œil sur la colline.

- A vos ordres. »

Au loin, l’artillerie pilonne de nouveau les positions du QG ennemi telles que triangulée par SIGINT. L’effet du bombardement est difficile à évaluer.

 

18090812333424310915883157.png

 

A 6h02, les Soviétiques entrent dans Bad Neustadt sans rencontrer la moindre résistance. Les Américains refusent le combat urbain où les distances d’engagement sont très courtes, et leur infanterie pas assez équipée contre les blindés.

« QG ici Chernavin. Nous sommes entrés dans Bad Neustadt. Vous pouvez envoyer le reste de l’unité.

- Vous aurez sécurisé les abords de la ville à temps ?

- Affirmatif général. Vous n’aurez même pas à faire de pause.

- Excellent. »

 

Camp Lee est plus au nord. L’optimisme règne mais Chernavin, malgré son message au QG, reste persuadé que la partie n’est pas terminée. Camp Lee offre une vue imprenable sur Bad Neustadt. Il n’est pas impossible que les M1 arrivés en renfort se tiennent en embuscade, prêts à frapper tout ce qui sortira de la ville. Ce serait d'ailleurs le plus judicieux.

18090812334824310915883158.png

Rien n’est joué.

Modifié par Rhysaxiel

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Obus et épaves

Le renseignement militaire et les écoutes des communications ennemies semblent s’accorder sur un fait : il y a une forte concentration de QG et d’unités de DCA entre Wollbach et Heustreu, mais peu de combattants. Si c’est vrai, alors la traversée de la Streu en ce point pourrait faire mal à l’ennemi.

 

18091109314724310915888515.png

 

Le QG du deuxième bataillon, en mouvement vers Heustreu, subit le feu de l’artillerie et laisse derrière lui un BTR-60 en feu avec son équipage. Presque au même moment, un missile TOW file droit vers le 3e peloton, révélant le Bradley qui l’a tiré, mais rate complètement sa cible. Aux abords d’Heustreu, les T-80 repèrent un peloton d’Abrahms filant vers le sud.

 

18091109314424310915888514.png

Trop tard. Le peloton de M1 ouvre le feu et détruit un T-80, la riposte ne donne rien. Les Akatsiya ouvrent le feu mais, s’ils désorganisent sans doute l’unité, les quatre chars restent fonctionnels.

 

Dans Bad Neustadt, le 4e bataillon, désormais déployé en ville, subit le feu de l’ennemi sans pouvoir riposter. Deux BMP-2 tombent.18091109315624310915888517.png

Un deuxième échange oppose M1 et T-80. C’est un massacre. Cinq blindés soviétiques restent sur le carreau pour un seul M1 détruit. Il faut éliminer cette menace avant de traverser !

 

« Vassili, marche arrière, on a de la compagnie sur l’autre rive ! Sergueï, à quatre heures, blindés ennemis !

- Je les ai en visuel caporal.

- Obus explosifs. Tire dès que tu peux, ne t’arrête pas ! »

 Un coup part. Moins de 600m plus loin, un M3 s’enflamme. Volkov peut voir dans ses lunettes l’équipage et l’infanterie embarquée tenter de se libérer des flammes en vain. Un deuxième véhicule est détruit. Cette fois, l’infanterie en sort.

18091109315424310915888516.png

Le massacre continue à Heustreu. Pour deux M1 détruit, quatre T-80 tombent. Le prix est élevé, mais les canons semblent s’éteindre sur la rive opposée. Une nouvelle volée de TOW fait son apparition et frappe la 3e compagnie. Ces M3 sont très solides et infiniment plus efficaces que les fragiles BRDM-2. Ils voient plus loin, plus net et se défendent fort bien avec leurs missiles…

18091109320024310915888518.png

 

…Mais restent extrêmement fragiles. Au nord de Bad Neustadt, un M1 et deux M3 tombent sous le feu coordonné de l’artillerie et de la 2e compagnie de T-80 du 1er bataillon.

18091109320024310915888519.png

 

Les rapports du 2e peloton de reconnaissance blindée indiquent l’arrivée de nouveaux chars ennemis du côté de Wollbach. Le 2e escadron du 11e ACR est sans doute au complet et sort en force de Camp Lee. L’intuition de Chernavin se confirme. A partir des environs de Camp Lee, ils peuvent tranquillement cibler ses hommes s’ils sortent de Bad Neustadt. Ce n’est pas bon.

18091109321124310915888521.png

 

« Lieutenant Grishkin j’ai de nouveaux ordres pour vous. Filez vers le sud pour soutenir le 4e bataillon dans Bad Neustadt.

- Quelle opposition Général ?

- Au moins deux pelotons de M3 et des M1. Vous devez nettoyer le plateau et sécuriser les abords de la ville. Coordonnez bien vos unités, les Américains ne vous rateront pas.

- A vos ordres. »

Le 4e bataillon, mal positionné en lisière de ville, reçoit l’ordre de se redéployer plus à l’intérieur pour être moins vulnérable au feu ennemi.

18091109320624310915888520.png

De là à dire qu'ils sont piégés en ville, il n'y a qu'un pas...

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Rive droite

Libérés du feu des M1, les T-80 du 2e bataillon s’en donnent à cœur-joie. En quelques secondes, deux ou trois M3 sont neutralisés par le feu des blindés, et un ou deux autres par l’artillerie. La traversée de la Streu se poursuit.

 

18091802112624310915899028.png

 

A Bad Neustadt, l’ennemi concentre son feu. Blindés et artilleries réduisent lentement la 1ère compagnie, mais elle tient le coup.

A 6h38, Chernavin reçoit un message du 2e bataillon.

« Général, deux de mes compagnies ont traversé la Streu !

- Pas de trace des Abrahms ?

- Négatif, ils ont vraisemblablement été détruits.

- Parfait. Vous avez vos ordres, bousculez l’ennemi. J’ai un petit cadeau pour vous. Scrutez le ciel dans les prochaines minutes. »

 

La troisième compagnie, sur les hauteurs de Heustreu, réduit au silence un peloton de M3 qui a ouvert le feu sans succès avec ses missiles. Tous les véhicules sont détruits, l’infanterie démonte et se met à l’abri.

18091802112324310915899027.png

 

Avec les QG et autres DCA bousculés, et surtout localisées, l’aviation peut intervenir. Un, puis deux stingers partent des bois mais ratent complètement les deux MiG-23, qui larguent leurs bombes sur la zone.

18091802112924310915899029.png

Difficile d’évaluer le bilan de l’attaque, les pilotes revendiquent deux destructions et rapportent la présence d’une unité de QG à Wollbach même.

 

Nouveaux tirs de missiles à Bad Neustadt, cette fois ce sont les BRDM-AT qui ouvrent le feu et détruisent un M3. Un M1 en embuscade détruit en représailles un, puis deux des tireurs. Au nord-ouest, deux M3 qui tentaient d’évacuer un QG en urgence sont détruits. Les Hummvee repérés au nord de la NES14 sont mis hors service. L’ennemi est bousculé.

18091802113824310915899030.png

Les M1 autour de Camp Lee semblent filer vers le sud au lieu de rester autour du camp. Un peloton ouvre le feu depuis la colline au nord-nord-ouest de Bad Neustadt, sans succès, tandis qu'un autre apparaît au nord de la ville. Peut-être cherchent-ils à couper la B279 à l’ouest de la ville ?

 

18091802114124310915899031.png

La situation est claire pour Chernavin. Si les M1 filent au sud comme l'indiquent les rapports, alors ses troupes, T-80 inclus, les attendront en embuscade. Le deuxième bataillon doit poursuivre sa poussée vers Wollbach, et le premier son redéploiement dans Bad Neustadt.

 

 

Modifié par Rhysaxiel

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites

La charge du Cheval Noir

Le premier peloton de reconnaissance blindé reçoit comme instruction de reconnaître les abords de Camp Lee pour s’assurer que l’ennemi a bien quitté la zone. A Bad Neustadt, le 1er bataillon reçoit l’ordre de se déployer en embuscade dans la ville et d’ouvrir l’œil. Les MiG-23 sont de nouveau sollicités, cette fois à l’ouest de la ville.

 

18092010275724310915903106.png

 

Les échanges autour de Bad Neustadt tournent en faveur des Soviétiques. Deux M1 tombent, contre le dernier BRDM-2 AT, décidément trop fragile et peu efficace. Les Américains ne s’arrêtent pas. C’est un push blindé !
18092010280424310915903109.png

 

Les MiG-23MF arrivent sur place et confirment le diagnostic. Ils ne détruisent qu’un seul M1 mais repèrent, au RADAR et visuellement, une grosse formation ennemie, à flanc de colline, filant plein sud. 

18092010280024310915903107.png

Le caporal Volkov voit avec délectation l’aviation lâcher ses bombes. Un gros nuage de poussière et de fumée limite sa ligne de vue. Puis, lentement, les silhouettes des M1 en sortent. Elles filent toujours vers la ville.

« Yankees en visuel. Vassili, prépare-toi à nous mettre à couvert. Sergueï, à 11 heures.

Volkov entend dans sa radio les ordres du lieutenant.

- A tout le peloton, feu, il faut nettoyer le plateau !

- T’as entendu Sergueï ? Tire dans le tas ! Feu continu !

Neuf coups partent du peloton en trois secondes à peine.

- Trop court.

Le clic du chargeur automatique signale que l’arme est prête à tirer. Sergueï pointe sa cible au laser.

- Chargé !

Puis il presse la détente, comme huit autres de ses camarades tankistes. Boom.

- Au but !

Un bruit suspect résonne dans la tourelle.

- ##### !

C'était Sergueï.

- Quoi ?

- Le chargeur est coincé.
Un vieux modèle de T-80, avec son chargeur automatisé peu fiable... Parfois la cartouche n'est pas évacuée, ou l'obus est mal inséré. Ou pire, la cartouche vole dans tout l'habitacle.

- Blyat. Tu peux charger manuellement ?

- Affirmatif, c'est juste un obus mal chargé, mais ça prend du temps.
- C'est toujours mieux que de plus pouvoir tirer. Vassili, tu manœuvres !»


Quatre autres M1, désorganisés par le raid aérien, tombent sous les coups des 125mm soviétiques. Désemparés, ils ne peuvent riposter efficacement.
18092010280324310915903108.png

« General Major, nous avons des informations de SIGINT, COMINT et du haut commandement.
18092010280724310915903110.png

- « Le QG vous ordonne de tenir votre position et d’attendre les ordres » ? C’est quoi cette connerie ? Vous êtes certain de l’origine de cette transmission ?

- Elle ne me paraît pas plus suspecte que les précédentes, général.

Chernavin reste silencieux quelques secondes. Ce n’est pas logique. L’ordre est de tenir et de sécuriser la B279. En l’état, elle ne l’est pas, il y a des blindés qui l’occupent. Si on ne les bouscule pas, ils pourront prendre position plus à l’est et pilonner la ville à loisirs. Ça ne peut pas venir de son supérieur.

- J’ai reçu l’ordre de tenir la B279, nous allons tenir la B279. Hors de question de s’arrêter si près du but.

 

Quelque secondes plus tard, les tirs de l’artillerie US lui donnent raison.

- Regardez comment ils se retirent et se réorganisent ! Et je devrais dire à mes hommes de rester plantés là ? Davaï ! »

Le 1er bataillon indique avoir nettoyé le plateau de Bad Neustadt des blindés US et des recos embusquées dans les bois. Les Yankees sont aveugles. SIGINT confirme que la situation est désespérée dans le camp d’en face. Les ordres côté américains sont répétés sans cesse, signe qu’ils ne passent pas aussi bien qu’il y a trois heures. Chernavin croirait entendre une chaîne commandement soviétique, à ceci près que chez l'ennemi, c’est un signe de panique !
18092010282724310915903112.png

 

Les ordres aux divers bataillons fusent. Il faut s’attendre à une poussée des blindés ennemis vers Bad Neustadt et donc préparer le comité d’accueil. Le 2e bataillon, avec l’aide de l’artillerie, s’occupe des unités de QG complètement désorganisées et en fuite. Les communications américaines sont tellement perturbées que leur artillerie frappe… La colline surplombant la Streu. Cela fait plus d’une demi-heure qu’il n’y a plus la moindre unité soviétique dessus !

 

A 8h, il n’y a toujours pas de trace des blindés américains. Les soviétiques en profitent pour refaire le plein de munitions et de carburant. Au nord, la reconnaissance de Camp Lee confirme que l’ennemi a fait ses bagages. Le 1er peloton est envoyé plein nord pour repérer l’artillerie ennemie. Pour l’appuyer, un peloton de BRDM-AT se joint à elle.


L’aviation est de nouveau appelée, ne serait-ce que pour vérifier si l’ennemi est toujours en contrebas ou non. Envoyer une unité de reco serait la condamner à mort.

18092010282324310915903111.png


A 8h14, MiG-23 confirment la présence de l’ennemi qui ne retraite absolument pas mais attend au contraire en embuscade que nous attaquions ! Un M1 est détruit dans le raid. Les Akatsyia font un premier tir de contre-batterie contre une position au nord-ouest, le long de la NES40. C’est là qu’est envoyé le 1er PRB !
18092010282824310915903113.png

 

L’artillerie soviétique ouvre massivement le feu sur les positions indiquées par l’aviation et revendique quatre véhicules en tout. L’assaut est ordonné pour 9h. Les chars du 1er bataillon doivent se présenter au sommet de la colline et ouvrir le feu sur tout ce qui se trouve en contrebas. Un dernier raid aérien est ordonné sur la position, au même moment. L’artillerie reçoit l’ordre d’appuyer exclusivement le bataillon.
18092010283224310915903114.png

« Lieutenant ici Volkov. Les M1 se sont mis en mouvement le long de la B279, je répète, ils sont en mouvement !

- Combien en voyez-vous ?

- Trois. Et deux M3 qui embarquent leurs infanteries en ce moment même.

Volkov raccroche.

- Sergueï, tu vois les M1 ?

- J’ai pas de solution de tir. J’ai à peine le temps de les voir entre les maisons et il y a des carcasses fumantes un peu partout. La colline les masque caporal.

- #####. Vassili, recule, on ne peut pas prendre le risque de se faire aligner à bout portant alors qu’ils sont en défilement.

- Bien caporal !

Le bruit sourd d’une explosion retentit à quelques centaines de mètres. Tournant ses lunettes, Volkov a juste le temps de voir la tourelle d’un T-80 retomber à terre. Les M1 restant chargent. Seuls. Sans appui.
- L'attaque suicide, ça fait partie de la doctrine américaine maintenant ?! »

 

Les M3 ne survivent pas deux minutes, et l’infanterie de reconnaissance succombe sous les mitrailleuses des huit chars du peloton de Volkov. L’aviation arrive à son tour et détruit deux chars supplémentaires.
18092010283524310915903116.png

 

Le (les ?) chars restant(s) poursui(ven)t la charge ! Ils sont devenus fous. Un BRDM-2 AT succombe, puis un autre, puis un autre. Par on ne sait quel miracle, aucun véhicule ne repère le M1 suffisamment vite, le char a le temps de l’aligner avant de subir un tir. Les T-80 sont trop à l’ouest, masqués par les différents quartiers de Bad Neustadt. Plus surprenant, les BRDM-2 AT, malgré la présence du 3e PBR, ne voient rien.

18092010283924310915903117.png

 

Ce sont finalement les 1er et 3e pelotons du 1er bataillon qui scellent le sort des cavaliers de la Black Horse.

18092010275124310915903105.png

 

« Lieutenant, ici Volkov. Plateau nettoyé. »

 

A 9h23, Chernavin reçoit un nouveau rapport de ses unités. La route est libre. Les troupes encore cachées en forêt se rendent les unes après les autres. On dirait que le combat est, cette fois, vraiment terminé.

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Et comme d'habitude, un bilan et un épilogue !

Epilogue et bilan : 92%, succès décisif

18092010483024310915903141.png

 

Il faut moins d’une heure au reste de la 79e division pour arriver sur place et avec elle les véhicules de réparation et de récupération. La population reste très calme, calfeutrée chez elle. Hormis aux entrées est et ouest, frappées plusieurs fois par l’artillerie américaine, les destructions sont minimales. Les quelques carcasses jonchant la B279 sont évacuées sans difficultés. Plusieurs M1 sont récupérés en excellent état, avec seulement leur chenille de détruite, les équipages les ont abandonnés, ou pire, ont été capturés. Le GRU sera ravi de mettre la main sur ces exemplaires ! La victoire prompte permet même de réaffecter l’artillerie à la percée soviétique, ce qui n'était pas prévu dans le plan initial.

 

Lorsque la dernière unité du dernier régiment quitte Bad Neustadt pout l’ouest, la vingtaine de véhicules endommagée dans les combats est réparée et de nouveaux véhicules sont commandés à la réserve pour remplacer ceux détruits. Ce premier affrontement est un succès incontestable, mais il n’est pas du tout représentatif de ce qui attend l’Armée Rouge. L’ennemi était surpris, les interférences électroniques quasi inexistantes, et la force totalement inadaptée pour faire face à un régiment blindé. Le coup infligé n’en est pas moins violent. Le 11e ACR est une unité de vétérans, ils se sont pourtant montrés très fébriles, cédant à la panique, voire se lançant dans une contre-attaque totalement vaine et inutile. Espérons seulement que ce succès ne monte pas à la tête du Politburo et des gros bonnets de l’Armée.

 

Evaluation – côté soviétique

Salutations de l’Inspection d’Etat-major.

Dans la bataille, vos forcent, totalisant 7.037 points, ont sécurisé 92% (20.545 vs 1.782) des points de victoire attribués, contre une force ennemie valant 4.590 points. L’Inspection vous félicite et évalue votre performance comme excellente.

 

Votre force revendique la destruction de 39 reco, 23 chars, 2 transports blindés, 8 QG, 3 défenses aériennes et 1 artillerie autotractée.

En surclassant l’ennemi à la fin de la bataille, en alignant plus de quatre fois sa force de combat, vous avez pleinement sécurisé le champ de bataille. L’ennemi doit abandonner les véhicules endommagés mais non détruits qu’il aurait pu récupérer.

 

Forces restantes :
Actives : 5 reco, 45 chars, 34 transports blindés, 28 infanteries, 1 antichar autotracté, 11 QG, 8 défenses aériennes, 14 artilleries autotractées, 2 chasseurs-bombardiers.
Hors de combat : 3 reco, 8 chars, 6 transports blindés, 1 infanterie, 3 antichars autotractés et 1 défense aérienne.
Détruites : 1 reco, 9 chars, 1 infanterie et 5 antichar autotractés.

 

A la fin du combat, vos unités disposaient d’un niveau de préparation de 81% et un cycle de commandement de 17 minutes.

Votre force achève l’engagement en relativement bonne force et n’a besoin que de peu de temps pour récupérer les 22 unités hors de combat.

Evaluation terminée.

 

Evaluation – côté américain

Salutations de l’Inspection d’Etat-major.

Dans la bataille, vos forcent, totalisant 4.590 points, ont sécurisé tout juste 8% (1.782 vs 20.545) des points de victoire attribués, contre une force ennemie valant 7.037 points. Vous devez savoir que l’Inspection considère votre performance comme désastreuse.

 

Votre mort héroïque nous attriste tous.

 

Votre force revendique la destruction de 4 reco, 17 chars, 6 transports blindés, 2 infanteries, 8 antichar autotractés 1 défense aérienne.

L’ennemi aligne à la fin de la batille plus de quatre fois votre force de combat et a donc sécurisé le champ de bataille. Vous devez abandonner tous les véhicules que vous auriez pu récupérer.

 

Forces restantes :
Actives : 1 reco, 2 artilleries autotractées.
Hors de combat : 4 QG.
Détruites : 39 reco, 23 chars, 2 transports blindés, 4 QG, 3 défenses aériennes et 1 artillerie autotractée.

 

A la fin du combat, vos unités disposaient d’un niveau de préparation de 34% et un cycle de commandement de 32 minutes.

A notre consternation, votre force a pris des pertes permanentes à un niveau suicidaire, 92%, et a cessé d’exister en tant que force combattante.

En reconnaissance de vos efforts, votre famille recevra une plaque commémorative.

Evaluation terminée.

 

Destructions revendiquées

18092010482624310915903140.png

En rouge, l’excellente performance du peloton dont fait partie le Caporal Volkov.

 

Petit compte rendu perso.

Les BRDM-2 sont beaucoup, beaucoup trop fragiles pour être vraiment utiles. Mes AT, censés attaquer les chars ennemis, se sont surtout fait détruire par les M1 qui peuvent les engager de plus loin, plus vite et plus efficacement. Le fait d’être l’attaquant donne à l’ennemi toute latitude pour tendre des embuscades et placer ses unités de reconnaissance de manière à guider le feu de ses unités lourdes. Malgré l’utilisation des recos près de mes unités combattantes, je n’ai jamais pu avoir une vision précise du champ de bataille, c’était souvent quand l’ennemi se dévoilait que mes propres unités (ré)agissaient, ce qui est très dangereux. J’ai surtout obtenu mes renseignements, et donc planifié, en fonction des tirs subis et du mouvement apparent de quelques unités, que j’ai extrapolé au reste des troupes avec pas mal de succès, particulièrement lors de la contre-attaque finale des américains. Les BRDM-2 AT sont sans doute plus efficace en embuscade, en défense… Mais le but des rouges est quand même d’attaquer !

 

Je crois, sans trop me vanter, que j’ai pu superbement manœuvrer les T-80 pour leur permettre de frapper à bout portant dans la plupart des échanges avec les M1 – ceux qui comptent le plus. Le terrain est dégagé, mais pas complètement. Cela m’a permis de réduire les lignes de vues juste comme je le souhaitais. Vous aurez remarqué les capacités impressionnantes du M1 à longue distance. Faute d’avoir pu les repérer à longue distance, mes T-80 n’ont pu utiliser leur missile Refleks.
Avec un ratio de 17 T-80 détruit/hors de combat pour 23 M1 détruits, j’ai mérité une grosse médaille :D

 

Mais trêve de plaisanterie. Dans ce scénario, je bénéficiais de la surprise et d’interférences électroniques limitées, avec un cycle de commandement court et que j’ai pu garder court tout au long du combat. Cela vient atténuer le désavantage de devoir traverser une rivière. Ça ne va pas durer.

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Conforme à ce qui était attendu, ces bases au pieds du rideau de fer étaient sacrifiées dans le cadre d'une attaque du PV non détectée.

 

Leur objectif était seulement de permettre l'évacuation des membres de la réserve allemande vers ses centres mobilisateurs avec le matériel militarisé par avance. (camion de tout types, matériel de travaux publique, outillage...)

 

Dans un second temps tu devrait trouver des unités ayant leur chaîne de commandement et de soutient prête, et probablement bénéficiant d'abris et de positions d'embuscade préparés de longue date.

 

J'ai souvenir d'un exemple cité par un camarade artilleur de la bundeswehr d'un supermarché dont le hangar devait servir d'abri pour une unité d'artillerie, la façade pouvant être replié malgré une finition à l'enduit faisant penser à un mur plein.

Ça et des positions semi-enterrés pour léopards camouflées par des jardins, il suffisait de relever une plaque de fer à la grue pour dégager le trou sous la terre cultivée...

 

La réserve allemande étant prévu pour défendre ses propres maisons ne manquait pas d'idées. ;)

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Ah ouais quand même ! FPCRS ne va pas jusque-là, mais j'éviterais quand même de me frotter à un Léopard (ou un Abrahms) bien planqué en ville si j'en ai la possibilité - j'ai déjà pris assez cher dans ce scénario. :D

 

Je n'ai pas regardé les scénario à venir dans le détail, les Soviétiques auront peut-être encore des conditions favorables pour ceux démarrant le matin du jour-J, mais je me rappelle pour avoir un peu testé la campagne SOV qu'une fois que le brouillage électronique bat son plein, un cycle de commandement de 35-50 minutes n'est pas à exclure (et l'IA y est soumise). Tout de suite moins facile à gérer !

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Créer un compte ou se connecter pour commenter

Vous devez être membre afin de pouvoir déposer un commentaire

Créer un compte

Créez un compte sur notre communauté. C’est facile !

Créer un nouveau compte

Se connecter

Vous avez déjà un compte ? Connectez-vous ici.

Connectez-vous maintenant

  • En ligne récemment   0 membre est en ligne

    Aucun utilisateur enregistré regarde cette page.

×