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Antalex

Ultima ratio regum. (Empire Total War)

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Je lance un nouveau récit de partie en quittant cette fois-ci le domaine de Paradox et ma chère Australie de la seconde guerre mondiale pour celui de Total war avec Empire total war. 

 

- Dans cette partie je jouerais le Royaume de France, en vanilla avec simplement les DLC. Je n'ai pas le DarthMod parce que je n'arrive tout simplement pas, malheureusement, à le faire marcher. 

- Une année durant 2 tours, j'essayerais d'établir un récit avec une narration chronologique selon le modèle suivant : un tour = 1 trimestre que je joue puis un trimestre joué par l'IA, ce qui me permettra de donner des dates fictives mais établissant une chronologie des événements si possible. 

- Difficulté de campagne et d'IA : Difficile, n'étant pas forcément un bon joueur je ne joue pas en très difficile.  

- Pour des raisons de simplifications, certaines réalités historiques sont faussées afin de faciliter le jeu : la Nouvelle-Orléans existe déjà hors elle est officiellement fondée en 1718 ou encore la France se retrouve en paix avec les Iroquois alors qu'en 1700 elle est encore en guerre, la paix étant signée, avec d'autres nations amérindiennes en 1701 à Montréal.

- Les bâtiments en italique et entre ".." sont des bâtiments fictifs. 

- Le nombre d'habitants est arrondis.

- Les armées ont un coefficient multiplicateur pour plus de réalisme bien que cela ne rende pas le récit plus réaliste pour autant, si vous avez des idées de coefficients n’hésitaient pas : Europe x20 (je ne sais pas si cela fait de lui un coefficient trop gros ?) , Amérique x4 du fait de la faible population coloniale la bas. 

 

Sur ceux, débutons notre partie par un état des lieux !

 

AN DE GRÂCE 1700, état des lieux du Royaume de France

 

En ce début d'année 1700, en cette fin du XVII e siècle, le Roi Soleil, Louis XIV de Bourbon, roi de France et de Navarre entame sa 57e année de règne. A la tête d'un pays dont les frontières se sont agrandis et renforcer par de nombreuses fortifications toujours en cours notamment sous la direction de Vauban. L'Alsace, dont l'annexion s'est terminée en 1697 et la Lorraine en 1697 (en réalité non bien évidemment) constitue les dernières frontières acquises par Louis XIV. 

 

image.png.fb29c8a5305fac3e15b792fc97057c72.png 

 

Monarque absolu, Louis XIV compte tout de même sur un gouvernement restreint pour diriger un royaume dont les possessions dépasse l'Atlantique :

 

Le Gouvernement de sa majesté :

A la tête de ce gouvernement, le Ministre en chef, Adrien-Marie de Marveau. Noble de 48 ans et l'un des hommes les plus proche du roi, il est réputé sévère et économe, peu apprécié par la population française, il permet néanmoins de maintenir les caisses de l'Etat à flot par des économies drastiques, permettant notamment de financer l'armée.

Pour l'épauler, le contrôleur général des finances, Michel Chamillant, lui aussi âgé de 48 ans gère les finances de l'Etat. Capitaliste convaincu, il se démarque par une honnêteté y compris envers Versailles qui lui ont valu une ascension rapide dans le gouvernement. 

Louis le Tellier, jeune noble de 32 ans est parmi les plus jeune à avoir jamais occupé un aussi haut poste au gouvernement, Secrétaire des Armées, il est un stratège reconnu et ses exploits lors de la guerre de la Ligue d'Ausbourg lui ont valu cette ascension fulgurante. Jeunesse qui est aussi de mise pour la marine avec Jérôme Phélypeair, âgé de 26 ans, d'un caractère entêté, sa forte amitié avec Françoise d'Aubignée, femme du roi, lui à valut une montée fulgurante dans la marine jusqu'à en atteindre le plus haut poste. 

Ce gouvernement est enfin conclu par le Ministre des Amériques, chargés de diriger la Nouvelle-France mais aussi les îles des Caraïbes, il est le seul qui n'est pas en métropole mais à Québec, dans la ''Magistrature royale'' de Québec : Raimond Guiscard, homme honnête et économe, il est l'homme le plus important hors de France. 

 

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l'Etat du Royaume de France et de ses armées

Pays parmi les plus peuplés d'Europe, la France compte pas moins de 26 060 000 âmes dont la majorité se trouve sur le vieux continent. 

Les colonies, bien que s'étendant sur une territoire plus vaste que la métropole, des grands lacs nord-américains à Plaisance en Terre neuve sans compter les îles et la Guyane sont au final assez peu peuplées. 

Québec, capitale de la Nouvelle-France, compte à peine plus de 16 000 habitants en son sein, soit très peu comparativement à un grand nombre de villes françaises au rôle politique et stratégique bien inférieur. Montréal, lieu de stationnement de l'Armée de Nouvelle-France abrite une population 2 fois inférieur à celle de Québec. 

Enfin, pour terminer sur la Nouvelle-France, les territoires d'Acadie, dominé depuis Fort Nashwaak et Terre-Neuve depuis Plaisance compte respectivement 6700 et 7000 habitants. Faisant ainsi de la Nouvelle-France un territoire immense mais très peu peuplé d'un peu moins de 40 000 habitants soit autant que celle de Nantes. 

 

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Le territoire des îles des Caraïbes est lui étonnamment peuplé pour sa petite taille avec ses 8150 habitants. Enfin, le territoire guyanais, le plus éloigné de Québec, compte lui à peines 4 200 français, principalement réunis à Cayenne.

Afin de protéger tout ses territoires, le royaume possède plusieurs armées. 

 

le corps d'armée d'Hoston ou Armée Royale, 16 320 hommes, elle est le fer de lance de l'armée française sur le continent depuis Paris.

Dirigée par le général Camille d'Hoston, 48 ans, né avec un sabre dans les mains, il est expert en siège du fait de ses nombreux sièges aux cotés de Vauban.

son armée est composée de :

- La garde du corps du général, 640 cavaliers, expérimentés eux aussi, elle comprends de nombreux officiers.

L'Infanterie de ligne du corps d'armée comporte 12 800 hommes appartenant à la 1ère Brigade d'Île de France.

Elle même divisée en 2 régiments :

Le 1er Régiment de Paris avec 2 bataillons :

- le 1er bataillon de St Denis, 3200 hommes

- le 8e bataillon de Montmartre, 3200 hommes

Le 2e Régiment de Paris avec aussi 2 bataillons :

- le 5e bataillon de Provins, 3200 hommes

- le 12e bataillon de Versailles, 3200 hommes

Cette infanterie de ligne est soutenue par 1600 hommes du 3e Bataillon de la Loire, une unité spécialisée dans l'escarmouche, dont la chaine de commandement ne dépend pas de la 1ère Brigade d'Île de France.

La cavalerie, comporte elle aussi une partie importante de l'Armée Royale :

- le 1er Escadron de Berry, 1 200 cavaliers légers 

- le 10e Escadron de Gendarmerie, 1 200 cavaliers elle aussi.

Enfin, l'armée se voit compléter par un corps d'artillerie fixe composé de 2 régiments de 480 hommes et 80 canons :

- Le 2e Batterie d'Artillerie de Rethel

- le 6e Batterie d'Artillerie de Reims

Ces 2 batteries d'artillerie formant le 1er Régiment d'artillerie de Champagne

 

2143686390_Sanstitre.jpg.603ce3f5feecf5878f2315147263a825.jpg Soldat d'infanterie de ligne classique en 1700. L'uniforme est standardisé.

 

Le corps d'armée de VIllars, bien plus faible en ce début d'année, avec seulement 2 320 hommes stationnés en Alsace-Lorraine assurant surtout un maintient de l'ordre. 

Commandée par Claude de Villars, grand général de 32 ans elle comprends elle aussi la garde du corps de 640 hommes ainsiq ue :

- le 2e Escadron de Gendarme , 1 200 cavaliers 

et le 3e Batterie d'Artillerie d'Aquitaine, 480 hommes et 80 canons.

 

Pour la Nouvelle-France, malgré un territoire très étendu, une seule armée assure la souveraineté française, le Corps d'Armée de Vaudreuil.

Stationnée à Montréal, elle compte 1 184 hommes, nombre relativement faible. Dirigée par Philippe de Vaudreuil, ayant passé presque toute sa vie en Nouvelle-France il est désormais au grade de Général en Chef des armées d'Amérique, bien que vu les hommes à sa disposition en 1700, ce titre reste surtout honorifique. 

Elle comporte une garde du général plus réduite : 128 hommes

- Le 1er Bataillon d'Acadie, 320 hommes

- La 5e Batterie d'Artillerie de Normandie, 96 hommes et 16 canons 

et enfin, seul régiment non professionnel, le 1er Bataillon de Montréal, 640 hommes, miliciens, composant la majeur partie de ce corps d'armée.

 

 

Enfin, afin de protéger le commerce, notamment contre la piraterie et l'intégrité des territoires français, plusieurs flottes sont déjà en place, mais reste faible face à la Royal Navy ou la flotte hollandaise. 

 

La Flotte Royale, stationnée à Brest comprends l'Amiral de France, François Louis de Rousselet, 63 ans, à la tête du navire amiral de la marine royale : le 5e Rang Ville de Paris et ses 47 canons, faisant de lui le navire le plus armée de la Marine Royale. 

 

image.png.8f5e3cbee7755de347d2caeb396932de.png le Ville de Paris 

 

La Flotte Royale, qui est en réalité plus une escadre, comporte 3 autres navires :

- les 6e rang (32 canons) Patriote et Le Malin

et le Brick (25 canons) Entreprenant

 

La seconde flotte, la Flotte de Méditerranée, sous commandement du vice-amiral Claude de Forbin, chargée de protéger la côte sud des barbares africains, comporte :

- le Brick Le Fougueux, 25 canons, navire amiral

et l'Aviso Mont Blanc et ses 18 canons. 

 

image.png.07883080f4750ae116e0eb3f0d75da8f.png Dessin du Brick Le Fougueux au large de Marseille.

 

la troisième et dernière flotte, la Flotte d'Amérique comporte elle l'espace de protection le plus étendu en ce début d'année, chose relativement problématique vu sa faible composition, qui place la Marine Royale en forte infériorité aussi bien face aux rivaux britanniques qu'aux pirates des Caraïbes.

Dirigée par Victor-marie d'Estrée, amiral de 40 ans, elle est stationnée dans le port de Tadoussac en Nouvelle-France, à proximité de Québec. Elle comporte

- le 6e rang Aigle, navire amiral de la flotte, 32 canons

- le 6e rang Séduisant, lui aussi 32 canons et enfin

- l'Aviso  Actif, 18 canons. 

 

 

l'état de la diplomatie française

Nation la plus prestigieuse juste devant le rival britannique, le royaume est déjà allié à l'Espagne de Carlos II, protégeant ainsi la frontière nord avec les Pays-Bas espagnols et assurant un soutien important en Amérique. 

 

le protectorat de Louisiane, Louisiane fondée par Cavelier de la Salle en 1682, qui s'étend de la Nouvelle-Orléans aux nations iroquoise des grands lacs constitue un autre appuie important du roi, qui souhaite cependant intégrer la Louisiane dans la Nouvelle-France afin d'unifier les territoires d'Amérique du Nord. La France en est ainsi le protecteur et noue d'importante relations commerciales avec ses dernières.

 

Enfin, la France dispose de bonnes relations avec l'Empire ottoman, la Suède (restant de l'alliance de la Guerre de Trente-Ans) ou encore la Pologne-Lituanie, sans que cela ne donne lieu à aucun accord sauf commercial avec la Suède et  ceux malgré ses guerres conte le Danemark et la Russie. 

Le Royaume-Uni est le rival principal, notamment en Amérique avec les 13 colonies britanniques ou les îles de la Jamaïque et des Bahamas. 

 

La France n'est cependant pas en guerre, si des conflits l'oppose aux barbares africains et aux pirates, il s'agit de simple ''conflits locaux'' selon les termes du roi.

 

 

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___

Comme on peut donc le voir, la France dispose d'une armée en grande majorité professionnelle mais peu nombreuse en Amérique. La flotte, bien que non négligeable reste elle insuffisante pour assurer la supériorité navale et notamment avec les voies de commerce que convoite Louis XIV Le golfe du fleuve Niger et les côtes de l'Amérique du sud. L'inde et les îles au sud est de celle-ci n'intéressant pas les autorités car jugés trop lointaines par rapports aux intérêts français. 

 

En ce début d'année 1700, le Roi décida de réunir à Versailles, dans les jardins puis dans les bureaux, les membres du gouvernement pour une réunion restreinte. Si Raimond Guiscard ne peut venir, le second ministre des Amériques, Louis Rethois est lui présent avec les indications de Raimond Guiscard transmise depuis Québec. De ces réunions qui dureront près de 10 jours à compter du 4 Janvier, débouchera plusieurs décrets et politique importante pour le royaume et un changement, certains, dans la politique de Louis XIV. 

 

 

 

HORS RECIT :

Ce récit est nouveau mais celui sur l'Australie ne s'arrête évidemment pas, le rythme en est réduit du à la reprise des cours etc mais se poursuit.

Concernant celui-ci, si vous avez des noms de bataillons, régiments, brigade et division d'infanterie, de cavalerie ou de canons n'hésitaient pas, c'est même la bienvenue tant que cela reste réaliste. Un régiment de Nice par exemple sera possible uniquement si la Savoie tombe. 

De même pour les bateaux ^^ 

en espérant que ce nouveau récit va vous plaire, comme d'habitude, les conseils et avis positifs ou négatifs sont bienvenus ^^

 

 

 

 

 

 

 

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AN DE GRÂCE 1700

 

Paris, 16 janvier 1700, Foire Saint Germain

 

''Mesdames, Messieurs, 

Au nom du Roy, à la suite de la réunion du gouvernement de sa majesté le Roy Louis XIVe du nom, il a été décidé pour la population de France, d'une réforme agraire importante afin de permettre de le nourrir et de participer au développement de la population. Ainsi, de nombreux travaux vont être lancé dans le royaume afin d'améliorer nos fermes, passant aussi par un réseau routier plus important." 

 

Réforme, qui est en réalité plus un décret, le plus significatif de la réunion de 1700, le décret Chamillart car fortement inspiré, comme d'autres lors de cette réunion, par le ministre des finances porte en effet sur le développement des fermes en France mais pas seulement. En effet, outre les fermes métropolitaines, il est aussi décider du développement des colonies, grande révolution pour la Nouvelle-France et grande réussite pour Raimond Guiscard qui fait valoir l'importance des colonies aux yeux du Roi. 

 

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Carte représentant le réseau routier, dense et fournit notamment autour de l'Île de France dans le nord de la France.

 

Le réseau routier n'est cependant pas développer uniquement en France, en effet, la prise de conscience de Louis XIV est bien plus importante que ça. Le roi, désormais conscient de l'infériorité numérique française face aux rivaux britanniques mais de la supériorité territoriale compte bien y remédier.

Ainsi, le réseau routier de la région de Québec se voit lui aussi être amélioré à partir du 23 février, date d'arrivée du message à Québec. Mais c'est aussi Montréal qui en bénéficie ainsi que le gouverneur de Québec par une amélioration de sa résidence. 

 

Enfin, la Nouvelle-France se voit aussi attribuer un des décrets les plus importants, le décret de Tadoussac, sans doute très important pour le futur :

- baisse générale des impôts au minimum dans les provinces suivantes : Terre-Neuves, Acadie, Montréal, Îles des Caraïbes et Guyane.

- exemption totale d'impôt dans la province suivante :  Québec, capitale de la Nouvelle-France

l'objectif est simple : la baisse d'impôt doit permettre à la population de croître mais aussi de commercer plus. Si ce décret est très bien reçu, il l'est moins par la noblesse française qui y voit des privilèges pour les colonies. 

 

le troisième décret importants, dévoilé lui en Mars après les dépenses des premiers décrets est lui le décret de Bordeaux, qui  constitue en un renforcement important de l'économie aussi bien industrielle que commerciale. Ainsi, une part la aussi importante du budget par dans le développement de l'industrie principalement à Bordeaux mais aussi en Lorraine, dans le domaine de la ferronnerie. En Amérique, ce décret se traduit par le lancement de l'exploitation de mines en Guyanes (or) et dans la région de Québec (fer) afin d'alimenter l'industrie.

 

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Les principaux décrets sont, comme on peut le voir, totalement dédié à l'économie bien que l'infrastructure ai aussi un rôle militaire non négligeable.

 

Tandis que la fin du printemps approche, ce sont les dernières consignes du roi qui sont appliqués sous l'égide de Adrien-Marie de Morveau dans la diplomatie.

Dès la fin du fin du mois de Janvier, les premiers émissaires furent envoyés, les réponses sont elles reçues en avril et en juin :

- Alliance avec Maximilian II de Bavière, afin de faire contre-poids dans le SERG à la fois contre la puissance montante de la Prusse et contre l'Autriche-Hongrie.

- Alliance avec Theyanaguin I, chef des tribus huronnes d'Amérique du nord, la aussi dans le but de faire contre-poids face à la puissance britannique, proche des iroquois.

- accords commerciaux importants avec les ottomans et un refus de Louis XIV de s'allier avec eux.

- accords commerciaux avec les Moghols indiens.

Cette période, entre le 14 avril et le 18 juin est donc fortement marquée par de nombreux accords diplomatiques pour la France.

 

Coté militaire, Louis Le Tellier, reçut et pour plusieurs années, la majeure partie du budget de l'Académie Royale, la recherche est ainsi directement dirigée vers l'armée et plus spécialement l'infanterie, l'objectif : développer une baïonnette pour l'armée.


Durant l'été, relativement calme en France, dont rien n'est à signalé, est cependant marqué par la déclaration de guerre entre l'Espagne et les Provinces-Unies au sujet des Pays-Bas Espagnols, faisant ainsi planer le doute sur la sécurité de la frontière nord du royaume. Si le corps de Camille d'Horton n'est pas déplacé vers le pré-carré du roi, il est mis en alerte à Paris. 

l'autre événement majeur de l'été est la chute du Khanat de Crimée, petit protégé de l'Empire Ottoman, il tombe sous la domination russe dès le 15 août par Pierre 1er, alors en guerre contre les Ottomans et la Suède. 

 

image.png.bfbee1d1ddbb3b62911134253e3980d8.png prisse de la Crimée par Pierre le Grand.

 

Dernier acte de cette année, de calme et de paix en France, sous l'impulsion des ministres en chef, des finances et d'Amérique (le représentant) et face aux bonnes nouvelles du décret de Tadoussac : 5% de croissance de population en Guyane, plus de 2,5 à Québec, le roi promulgua un décret assez innatendu : une baisse d'impôt pour la noblesse mais aussi pour les classes inférieures en métropoles dans le même but que celui du décret de Tadoussac

Enfin, le 22 décembre, le général de Villars avec son corps d'armée arrive à Strasbourg après des inspections à Metz ou encore Nancy. 

 

AN DE GRÂCE 1701

 

12 février 1701, port de Marseille

 

Dans le cadre des précédents accords commerciaux, le roi à promulguer plusieurs décret visant à la construction d'au moins 2 navires de commerces indiaman par an, en métropole ou en amérique, à destination de l'Afrique ou encore du Brésil portugais. 

 

image.png.1c78ba8ce54e25638d6966168b56c429.png Indiaman français.

 

Cependant, peu de temps après cette nouvelle, le 28 février, une flotte barbare composé d'un Chébec et d'une galère légère vint se placer au large de Marseille, dans le but de piller le réseau commercial du port.

Ainsi, le 29, au matin, la flotte de Claude de Forbin sorti du port pour affronter ses barbares, incivilisés qui croient pouvoir gêner le commerce de sa majesté. 

 

Bataille de Riou (car ayant eu lieu au large de l’île de Riou)

 

Forces du royaume de France :

- Brick Le Fougueux, 26 canons

- Aviso Mont Blanc, 18 canons

 

Force de la flotte barbare :

- Chébec, 28 canons, endommagé par une tempête et réduit à 12 canons avant la bataille.

- Galère légère, 4 canons. 

 

HoI3_1.jpg.97aaac8d5073170a5e1d98ecdf197701.jpg Le Fougueux au 1er plan faisant feu sur le chébec ennemi (veuillez pardonné la faible puissance de mon ordinateur ne faisant pas tourner le jeu au delà de moyen ^^')

 

Bataille de petite envergure, elle se soldat par une victoire totale de la flotte française, sans la moindre perte. Les navires barbares s'étant rendu, leur équipage est réduit en esclavage, ils sont ensuite vendu, permettant notamment la construction d'un second Indiaman, cette fois-ci en Guyane.

_____

 

Le 24 août, à Orléans, la recherche militaire est terminée, dès la fin de l'été, la baïonnette à bouchon, modèle de baïonnette se fixant sur le canon du soldat de ligne, est standardisé et est produit dans les industries d'Aquitaine, et équiperont bientôt l'armée royale. La recherche se poursuit ensuite sur un nouveau modèle, l'objectif est simple, développer une baïonnette sous le canon, n'empêchant pas à l'artillerie de tirer. 

 

Face à l'avancée technologique, à Paris, la construction d'un observatoire royale est lancée le 30 septembre, d'un coût relativement élevé (1/6e du budget annuel du royaume), il est relativement important et permet à Louis XIV de démontrer la puissance du royaume et d'augmenter son prestige. 

 

Enfin, en fin d'année, les dernières dépenses des décrets de 1700 sont effectuées par l'amélioration du réseau en Alsace-Lorrain, tandis qu'en Amérique, Québec fait l'objet d'une grande dépense budgétaire. 

La construction d'une caserne, afin de permettre l'amélioration de l'Armée d'Amérique, la construction d'un marché aux fourrures à Saint Jean et proche du St Laurent, l'amélioration de la résidence de Raimond Guiscard.

 

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En cette fin d'année, les premiers résultats des réformes promulguées il y a bientôt deux ans plus tôt tombent :

- la population de français est passée de 26 060 000 à 26 500 000 d'habitants.

- Québec a connue croissance importante et compte 1000 habitants supplémentaires, en partie d'Alsace-Lorraine, ayant émigré afin, probablement, de bénéficier de l'exemption d'impôts. En effet, près de 1500 alsaciens quittent chaque année la métropole pour l'Amérique, phénomène surprenant mais pas déplaisant pour l'Amérique. 

 

 

Cette période de prospérité économique et démographique française, qui connais une réelle expansion est ainsi le nouvel objectif de Louis XIV pour le moment, qui ne cherche pas à étendre le royaume du moins...pour le moment

 

 

 

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AN DE GRÂCE 1703

 

Versailles, 9 Janvier 1703, tôt dans la matinée 

 

"Monseigneur, Monsieur le roi, venez vite !

Votre dame est train de mettre bas, il s'agirait d'un fils.''

 

En ce 9 Janvier 1703, la femme, secrète du roi, dont le mariage n'a pas été révélée, venait d'accoucher. Donnant ainsi naissance à Louis, 6e enfant du roi, il est le nouvel héritier du royaume de France, à la suite du décès de Louis de France, fils du roi, mort des suites d'une attaque cérébrale en 1701. La descendance du roi est donc assurée ce dernier se faisant âgé désormais. La nouvelle, qui ravira toute la cours de Versailles, est ainsi fêté comme il se doit en attendant sa présentation aux grands du royaume, à la fin du mois.

 

image.png.b2e05840db7da8bfb38340e8440af12f.png Portrait de ce dernier à l'âge de 2 ans. 

___

 

En cette fin d'hiver et début d'année, toujours marquée par une forte prospérité économique, les maisons de gouverneurs à Québec et à Cayenne, marquant le fort et nouvel intérêt porté sur les territoires outre atlantiques viennent de s'achever peu avant le début du printemps. 

 

Fier de sa nouvelle demeure, démontrant la puissance et le prestige de la Nouvelle-France, le gouverneur d'Amérique, Raimond Guiscard souhaite ainsi démontrer la puissance montante de la France en Amérique, ceci alors que Québec compte 5 fois moins d'habitant que la seule ville de Philadelphie, plus peuplée que l'intégralité des territoires de la nouvelle-France.

 

image.png.810d075bac0bf75aae9e8ba2fbecb197.png La demeure du gouverneur d'Amérique à Québec. On peut y distinguer la grandeur du bâtiment, dont les jardins, en arrière, sont fortement inspiré de ceux présents à Versailles. 

 

De plus, en ce début d'année, les 2 premiers navires de commerce, terminé pendant l'hiver dans les chantiers navals de Sonnamary en Guyane et de Marseille entament leur route, la destination : Le Brésil. La France ne reconnaissant pas le traité de Tordesillas et malgré les différents échec d'installation coloniale au Brésil sur les 2 siècles précédents, Louis XIV décide cette fois-ci de tirer profit des ressources brésiliennes mais par l'instauration de comptoir commerciaux. 
Ainsi, le Duguay-Trouin, sorti de Guyane et Le Victoire, sorti de Marseille prenne la direction du Brésil et plus précisément de St Anne, au centre du Brésil, afin de fonder ainsi la ''Compagnie Française du Brésil''. Voyage dont la durer est estimé entre 6 mois et 1 an. 

 

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(Ce blason est très fortement inspirée du blason du brésil colonial jusqu'en 1815).

 

En début d'été, face à la place grandissante que prend l'Amérique et son commerce mais aussi, dans une place plus faible, la marine dans les dernières années, Louis le Tellier parvient le 22 juin à faire valoir les intérêts de l'armée aux yeux du roi. Prétextant la faible sécurité du territoire national face à une potentielle invasion, il parvient à obtenir du roi le recrutement d'un nouveau régiment

Le 2e Régiment de Bretagne, 6400 hommes composés des :

- 2e bataillon de Brest, 3200 hommes

5e bataillon de Nantes, 3200 hommes, tous recrutés en Bretagne donc, il constitueront un renforcement du corps d'armée d'Hoston à Paris, leur arrivée est prévue pour l'hiver. 

 

Cependant, si l'armée obtient cette faveur, légère du roi, c'est bien l'Amérique et la marine commerciale qui obtient, encore une fois la majeure partie des dépenses de l'Etat, ne dépensant que peu en France, à la grande satisfaction de la population qui pense ainsi que la baisse de leur impôt est dû à une baisse drastique des dépenses, d'où une popularité royale en hausse et notamment du ministre des finances, populaire désormais.

Ainsi, pendant l'été, la quasi totalité des dépenses part pour l'Amérique. 

A la suite de l'amélioration du réseau routier en France et dans les régions névralgiques de la Nouvelle-France, Guiscard, que certains surnomme ''Le Prince d'Amérique'' du fait de son influence grandissante obtint du roi plusieurs dépenses importantes :

- Réseau routier pavé dans la région de Montréal 

- Réseau routier de base en Terre-Neuve, zone la plus isolée de l'Amérique du nord, dans les Caraïbes et en Guyane.

- Nouvel résidence des gouverneurs d'Acadie et de Terre-Neuve. 

 

image.png.d4f4d1020821989c44ccb209d9af9dfb.png  Peinture du port de Tadoussac, au Québec, artère importante de la Nouvelle-France.

 

 

Si l'été se poursuit dans un cycle tout à fait normal et prospère, l'automne est elle perturbée par plusieurs nouvelles qui inquiètent les diplomates et hauts nobles français.

En effet, le 23 Octobre, une bataille navale au large de Brest, voit une flotte espagnole de 3 navires dont la composition est inconnue par l'amirauté française se faire défaire et entièrement coulée par une flotte néerlandaise, bloquant ainsi l'approvisionnement apporté par la couronne espagnole aux pays-bas espagnols, ainsi menacé directement par Amsterdam. 

 

Cet événement, déjà inquiétant pour la stabilité de la frontière nord est aggravé par la déclaration de guerre, de la Pologne-Lithuanie à l'Autriche le 30, Autriche qui n'est pas suivie par les Pays-Bas. 2 jours plus tard c'est la Prusse qui attaque l'Autriche à son tour, ébranlant ainsi la situation assez calme du Saint Empire Romain et de l'est de l'Europe. 

Enfin, dernier événement, qui ne sera appris en France qu'en Décembre, à Québec, le 4 Novembre. 

 

A la suite d'une réunion entre les différents émissaires français, iroquois, hurons (alliés des français), cherokees et inuits sur des questions d'échanges technologiques (qui n'aboutiront à rien), un heurt éclata entre les hurons et les inuits. Heurt dont la raison est inconnue ou alors mal comprise par les différents traducteurs présent, toutefois, partant du principe que ce heurt est dû à l'alliance franco-huronne, les inuits déclarèrent la guerre à la France afin, notamment, de réclamer l'Isle de Terre Neuve. Déclaration de guerre qui entra directement en vigueur, si je puis dire, car suite à cet acte, les émissaires inuits furent chasser de Québec et de la Nouvelle-France (mais non tués) du fait de l'acte outrageant qu'ils venaient de faire.

 

image.png.18e27f7a34117b2929280e80c1db3f8b.png Discussion entres émissaires français et hurons sur le bord du Saint Laurent. 

 

Ainsi, la France était en guerre, du moins les colonies nord américaines car lorsque la nouvelle arriva en France métropolitaine, la seule inquiétude de la population fut de savoir si cela allait augmenter leurs impôts. 

 

Ainsi, quelques jours après, la flotte de l'amiral d'Estrée quitta Tadoussac en direction des territoires inuits, afin de montrer que le royaume de France prenait très au sérieux cette déclaration de guerre, bien qu'elle n'appela aucun allié dans cette dernière. 

Dans le même temps, l'Armée de Vaudreuil, stationné à Montréal fut déplacé à Québec, la construction d'une fonderie à canon fut aussi lancée, sans pour autant entraîner de recrutement. 

 

Si l'Amérique était déjà en guerre, du moins pour les territoires au nord, la France elle, ne l'était pas réellement, c'est ainsi que le roi, décidant de concrétiser cette période de prospérité économique, décida d’agrandir Versailles. Travaux d'un coût extrêmement élevé, ils étaient ambitieux et visait à démontrer la aussi le prestige et la puissance du royaume, puissance encore grandissante. 

Les jardins doivent être agrandis, de nouvelles résidences construites sur les côtés du bâtiment principal, enfin, une place plus grande doit être aménagé devant l'entrée principale, sans compter le mobilier et les dorures, dont l'or provient directement des nouvelles mines de Guyane. Une fête pour noël est aussi prévue, plus grande, plus belle. 

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AN DE GRÂCE 1704

 

Printemps 1704, émissaire français en provenance du Nord. 

 

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Ainsi la couronne espagnole venait de perdre les pays-bas espagnols, la frontière nord de la France n'était donc plus protégée.

Ce début d'année mouvementé ne fut pas marquée par cette seule nouvelle-ci. En effet, le prisonnier masqué, dont l'identité est inconnue de presque tout Versailles venait lui de trépasser ce 29 janvier. Enfin, la route commerciale reliant Marseille aux comptoirs de l'Inde ou d'Amérique venait d'être attaquée, par une flotte barbare légère mais perturbante, à l'entrée de la mer méditerranée. 

 

Ce printemps fut conclu par la finalisation de 2 nouveaux Indiaman, le Brest, à Marseille et le Mont Saint Michel en Guyane qui partirent directement pour Saint Anne au Brésil, où le Dugay Trouin était déjà stationné, ainsi que par la tenue du congrès ministérielle de 1704.

 

 

Congrès ministériel de 1704

 

Organisé dès la lettre du 24 Janvier, il ne fut tenu qu'à partir du 4 juin, dû à l'attente de l'arrivée, rare et donc importante, de Raimond Guiscard alors chargé de s'occuper des inuits. 

La question de ce congrès fut la suivante : Faut-il, ou non, déclarer la guerre aux provinces-unies en soutien à la couronne espagnole ? 

 

2 camps se formèrent vite au sein du cabinet gouvernemental, Raimond Guiscard et Michel Chamaillant. Tous 2 opposés à une guerre en Europe continentale, l'un souhaitant garder l'importance grandissante qu'il gagnait pour l'Amérique, l'autre souhaitant limiter les dépenses, fortes, que causerait une guerre.
De l'autre côté, Adrien Marie de Morveau, rival naissant de Guiscard, souhaitant que la métropole regagne une place de choix dans les dépenses de l'Etat, ainsi que les secrétaires de la marine et de l'armée pour des raisons évidentes. 

 

Pour Louis XIV, le problème ne vient pas des Provinces Unies qu'il juge faible, mais de ses alliés. En effet, alliés au Royaume-Uni et à Hanovre, si ces dernier rejoignaient la guerre, cette dernière ne pourrait être que plus longue et dangereuse, mais elle permettrait d'un autre coté de menacer l'ennemi historique sur son archipel ou de le défaire dans les Caraïbes. 

Les discussions s'étalèrent sur plus d'une semaine. Ce fut 3 événements et arguments qui firent pencher la balance :

- le 10, Louis le Tellier souligna qu'affronter les Pays-Bas et les défaire sur le champ permettrait de montrer aux yeux de l'Europe que la France reste toujours la première armée d'Europe, chose importante aux yeux du roi.

- La seconde, dans la même journée, provenant d'un conseiller privé du premier ministre fut par rapport à la guyane néerlandaise, qui, si elle était récupérée, rapporterait gros à la couronne française tout comme la Jamaïque britannique.

- enfin, la dernière, fut l'annonce faites le 11 d'un massacre de plus de 600 prisonniers espagnols ayant refusé de se convertir en abandonnant le catholicisme.

 

Le roi reste seul, pendant plusieurs minutes, il rappelle les ministres, la décision est prise, la France entre en guerre.

 

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___

 

Dans la journée des émissaires partent pour Amsterdam, Munich, la Nouvelle-Orléans et Madrid. Si le premier est un ultimatum, fictif car les pays bas refuseront, qui demande le retour des pays bas espagnols à l'Espagne, les autres sont envoyés pour demander aux alliés de se préparer à la guerre si besoin est. 

Le corps d'Armée d'Hoston, comptant désormais 23 200 hommes quitte Paris dès le 14, direction Lille dans un premier temps. 

 

En parallèle, un nouveau régiment d'infanterie est créé par le roi, le 8e Régiment d'Alsace comprenant le 3e bataillon d'Obenai et le 1er de Strasbourg. Un régiment d'infanterie coloniale, dû à la nouvelle caserne de Québec est lui aussi créé, le 2e Régiment de Québec, 1280 hommes, composé des 7e bataillon du Saint Laurent et du 9e de Saint Jean. 

Coté maritime, 1 brick, Le Tadoussac dans le port du même nom et 2 autres à Brest, les  La Fleur de Lys et Le Soleil Royal, sont lancés eux aussi.
Ces dépenses exceptionnelles, inhabituelles sur ces dernières années traduisent donc un fait : la France, en Europe ou en Amérique, va rentrer en guerre.

 

 

Le 20 juin, dans la matinée, un émissaire britannique arrive à Paris, accompagner d'une déclaration de guerre, suivi dans l'après-midi de celle d'Hanovre. Les Pays bas rejettent donc sans surprise l'ultimatum français. 

En réponse à ses déclarations de guerre, la France s'étant ainsi placer par un habile jeu diplomatique comme le défenseur de l'intégrité espagnole, les alliés, à l'exception de Maximilien II de Bavière, déclarent eux aussi la guerre au Royaume-Uni, aux Provinces Unies (sauf l'Espagne) et à Hanovre avant la fin du mois. 

 

La France est désormais en guerre, les inuits n'étant pas considérer comme une réelle guerre par Louis XIV.  Pour autant, la popularité du gouvernement n'est pas entaché car les impôts ne sont pas augmenter, les dépenses étant faites pour le moment sur les réserves de l'Etat.

Une France qui dépasse désormais les 26 000 000 d'habitants, Québec étant à 18 700. 

 

Le 1er Juillet, le général d'Hoston et ses hommes traversent la frontière, direction Bruxelles. 

 

HoI3_1.thumb.jpg.5c4ca48ee96e70b85cf1e898eade5e17.jpg (23 200 en réalité)

 

La forteresse est atteinte le 11 Juillet sans encombre, la défense locale comprends entre 7000 et 8000 hommes. Encore une fois, un ultimatum est envoyé aux défenseurs, refusé dès le lendemain, le siège de Bruxelles commence. 

 

Dans le même temps, la flotte principale, stationnée à Brest sort de son port d'attache mais ne se déplace que de quelques miles vers l'Ouest, attaquant les commerces britanniques et néerlandais. l'objectif : perturber leur commerce et forcer les Pays-Bas à se rendre en coupant leur ravitaillement passant par la manche. Et contre toute attente, de tout l'été et jusqu'à la fin de l'année 1704, ni la Royale Navy, ni la marine néerlandaise ne viendra enclencher une bataille. 

 

A vrai dire, jusqu'à la date du 17 décembre, événement majeur de l'année, très peu de faits sont à relater. 

Le Mont Saint Michel arrive à Saint Anne le 17 août, le 2e régiment de  Québec termine sa formation en octobre, dans le même temps que la fin de la construction du Tadoussac, qui part en direction des territoires inuits

 

image.png.647eb374714cb8de6dfd61dbb9658b14.png Soldat du 7e Bataillon du Saint Laurent.

 

Enfin, le 15 Novembre, l'amélioration des résidences de gouvernance de Plaisance, Fort Nashawaak et Cayenne et lancer, ainsi que la construction d'un baraquement militaire à Strasbourg.

 

 

"18 Décembre, 6h45 du matin environ, un officier viens me réveiller, il m'annonce, de la manière la plus brève possible, que les néerlandais sortent de Bruxelles, la bataille va s'engager."

Cette phrase, écrite par le général d'Hoston résume simplement la situation : la bataille de Bruxelles va s'engager, plus précisément celle d'Evere, la bataille s’effectuant quelques kilomètres au nord du fort en lui même à la suite de diverses manœuvres près du village d'Evere.

 

Bataille d'Evere, 18 Décembre 1704

 

Après diverses manoeuvres visant à empêcher l'arrivée de renforts néerlandais, chose qui échouera à une dizaine de minutes près, les armées se place et la bataille commence. 

 

l'Infanterie est placée en ligne, de 3 rangs avec de gauche à droite : le 1er régiment de Paris, le 2e de Bretagne et le 2e régiment de Paris. La gendarmerie sur le flanc droit tandis que le 1er Escadron du Berry se place sur le gauche. L'artillerie sur une colline, derrière la ligne. S'attendant à une avancée de l'armée néerlandaise, d'Hoston décide d'attendre en position défensive. 

 

Cette phase durera 30 mn, pendant lesquelles les 2 armées se regardèrent, puis d'Hoston décida d'avancer, annulant ainsi la capacité de feu de l'artillerie. Séparant l'infanterie en 2, cherchant à éviter d'avancer face à l'artillerie adverse, chose qui marchera relativement car seule le 5e Régiment de Nantes, régiment le plus à droite des forces parties à gauche fut pris sous le feu de l'artillerie. Tuant pas mois de 100 hommes sur les 3 200. 

 

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Hommes  du 1er Régiment de Paris à leur arrivée sur le champ de bataille, enneigé.

 

Face à ce mouvement, l'armée néerlandaise effectua elle aussi une rotation pour faire face au corps le plus important, tombant ainsi dans le piège mis en place par le général français. La défense néerlandaise faisait face à la partie principale de l'armée, mais sur son arrière se plaçait l'autre partie. L'étau commençait déjà à se refermer. Cette manœuvre qui pris la aussi plusieurs dizaines de minutes fut faites lentement pour s'assurer de ne pas subir une charge des hallebardiers néerlandais, d'Hoston étant relativement minutieux dans ses manœuvres de combat, et ici d'encerclement. 

 

Quand les néerlandais s'en rendirent compte, les piquiers ainsi qu'un régiment d'infanterie de ligne tentairent de sortir de l'étau, ils furent charger par la cavalerie sur les deux flancs pendant que le restant de l'infanterie fut pris entre 2 feux. L'infanterie française se rapprocha petit à petit, subissant ainsi plusieurs feu relativement meurtrier (le 5e Bataillon de Nantes subissant ainsi 1 tiers des pertes françaises à lui seul) mais les pertes néerlandaises s'alourdissaient. En 15 minutes de tirs, c'est plus de la moitié des forces néerlandaises qui étaient déjà hors combat. 

 

Puis, voyant l'étau très resserré, 40 mètres séparant les français des néerlandais, l'ordre d'équiper la baïonnette est donné, puis, quelques secondes plus tard celui de charger. La charge est en réalité une marche sur une vingtaine de mètres, sur toute la longueur du combat, les français avancent, sur trois rangs face à des néerlandais de plus en plus désorganisé, puis sur les derniers mètres, les rangs sont rompus, les hommes charges, hurlant, pointant leur baïonnette vers les ennemis. Sur le flanc gauche, c'est la cavalerie qui charge. 

 

En quelques instants, les lignes néerlandaises sont percées de toute part, l'infanterie régulière et la population sont littéralement taillé en pièce de tout les cotés. Seul les hallebardiers opposent une réelle résistance mais l'infériorité numérique finit par les écrasés, ils sont eux aussi tués, rares sont les néerlandais ayant pu survivre à la charge. la victoire est totale, l'armée qui venait de prendre Bruxelles est détruite en intégralité, seuls des cavaliers parviennent à s'échapper dans la panique de la charge finale. 

 

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Dès la soirée, l'armée française rentrait dans Bruxelles libérée. 

Désormais, il fallait prendre connaissance des nouveaux objectifs définit par Louis XIV, mais aussi savoir si oui ou non il fallait rendre la Belgique, et si oui, à quel prix. 

 

 

 

 

 

Modifié par Antalex
réécriture d'une partie de la bataille.

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AN DE GRÂCE 1705 

 

Conseil de Versailles, 4 Janvier 1705

 

Nous sommes quelques semaines après la libération de Bruxelles, l'ancien territoire espagnol est sous contrôle français, mais il faut désormais savoir ce qu'il en adviendra.

Tous les ministres sont là aussi présent, y compris le "Prince d'Amérique", resté en métropole pendant toute l'année afin d'obtenir des financements mais aussi des hommes en parcourant le territoire. Sa présence nuisant à le Tellier, qui espère lui tirer profit de la victoire militaire récente.

 

En début de matinée, réunis dans la galerie des glaces puis dans un salon plus privé, le Roi-Soleil fit très vite comprendre de quel coté il penchait : une annexion pure et simple de l'ensemble des territoires, comtés, évêchés, duché, qui composait les pays-bas espagnols. 

La question semblait donc vite trancher, cependant, Chamillant, voyait en ce territoire l'occasion d'acquérir, tout en étant payé d'autres part, les colonies espagnoles dans les Caraïbes. Cet échange, comme il le dit lui même permettrait ainsi : ''De remettre en place la zone tampon pour la frontière nord, ne dépassant pas le précarré du Roi, d'acquérir des îles riches et de recevoir une somme nous permettant de financer la guerre." 

 

Cette remarque, surprenante car fortement inattendue, ne fut pas pour autant retenue. En effet, Louis XIV était persuadé qu'une telle demande serait perçue comme un outrage pour la couronne espagnole, du moins plus important que celui d'annexer les terres occupés, encore fallait-il trouver comment faire.

 

Ainsi intervint le chef du gouvernement, de Morveau, généralement discret dans les débats, son idée était simple : prétendre que rendre le territoire aux espagnols le rendrait vulnérable et instable, obligeant ainsi l'Espagne a accepter l'occupation française, et, dans un second temps, obtenir d'un Etat européen la reconnaissance  que le territoire est désormais français, sans que cela n'apparaisse comme demander par le royaume. 

 

Cette proposition, risquée car compromettant les relations franco-espagnoles si elle était sût, fut néanmoins accepté par le roi dans l'après-midi après consultation. Consultation notamment au près du ministre des affaires étrangères, Jean Lernould, 44 ans qui fit valoir plusieurs choix au roi dont voici la liste la Bavière, qui n'est pas rentrée en guerre, la Suède, la Pologne-Lituanie et l'Empire tsariste de Russie.

Dans la soirée, les messagers partirent donc, en direction de Madrid, et de Stockholm. 

__

 

Le mois de janvier fût aussi marqué par une ordonnance royale, exemptant la population conquise d'impôt pour un an pour les 2 075 000 nouveaux habitants de la France.

 

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La fin de l'hiver est donc principalement politique et diplomatique. A l'image notamment de l'alliance conclue avec la Nouvelle-Espagne, si il s'agit d'une colonie espagnole, l'alliance négociée par Guiscard, en France avant son départ pour Québec, ainsi que par Lernould permet d'amadouer l'Espagne, face  aux risques encourus pour Bruxelles. 

 

Début février, seulement 2 ans après la première baïonnette, c'est un nouveau modèle qui est développé, directement fixé sous le canon, elle n'empêche désormais pas l'infanterie de tirer contrairement à l'ancienne. Très vite lancée en production afin d'être standardisée, plusieurs milliers d'exemplaires sont envoyés, entre juin et juillet, dans des bateaux de commerce sous couvert de transport de biens commerciaux. 

 

''on a cru pouvoir suppléer au défaut des piques par la bayonnette au bout du fusil. Cette arme est très moderne dans les troupes. [...] Les soldats du 1er Régiment de Paris portoient la bayonnette dans un petit fourreau, mais désormais elle est directement placée. On en a donné depuis aux autres Régiments pour le même usage, c'est-à-dire, pour charger l'ennemi dans les occasions.'', Jean Joudreau, lors de sa description de la baïonnette, Ecrit détaillant les armements des soldats du roy Louis le Grand. 

image.png.0b01de6ac40629571eb1750ef7ed4837.png Jean Joudreau (il s'agit en réalité du marquis de Louvois, à l'initiative des premiers emplois de baïonnettes pour les fusillers).

 


Pendant le printemps, le nouveau 6e rang, lancé à Brest l'année passé est terminé : Le Soleil Royal, rejoint ainsi la flotte de l'amiral Rousselet pillant actuellement les routes commerciales britanniques et néerlandaises. 

Composé de 32 canons et d'un équipage de 135 hommes, c'est un  navire puissant mais bien inférieur aux 4e Rangs britannique et flûte néerlandais repérés dans la manche en 1702 et 1703. 

 

image.png.0a8db87b34cca970e4966cc2cef28fe4.png Dessin représentant Le Soleil Royal, escorté par un petit navire au large du Cap Finistère.

 

Les constructions de navires sont aussi poursuivis par le lancement des Le Magnifique et le Soleil des Antilles, 2 indiaman, en direction du Brésil ainsi que du Tadoussac au Québec. 

 

Le 21 Juin, c'est une nouvelle école royale qui est inaugurée à Lyon, en présence de de Marveau, centrée notamment sur les sciences, la biologie ou encore la science, elle constitue un autre fer de lance de l'intellectualisme français à venir. Les projets lancés par le roi, sont notamment dans l'agriculture, face à la croissante forte de la population française.

 

image.png.304bc9b160cbd49e6fa1211f075e1a17.png Bibliothèque royale de Lyon.

 

 

Enfin, l'Amérique fait encore l'objet de dépenses importantes pendant l'été. Voulant faire de Québec un réel ''Versailles Américain'', Guiscard, dont l'influence ne cesse d'augmenter à la cours malgré son absence obtient ainsi les droits de la construction d'un Opéra à Québec ainsi que d'une fonderie, beaucoup moins prestigieux certes, mais au rôle militaire important.

Dans le même temps, c'est en Guyane que l'activité militaire devient intense. 

 

En effet, si les provinces unies ont un empire colonial réduit, un de leur territoire dirigé depuis Paramaribo est frontalier de la Guyane, la menaçant ainsi. C'est donc, par décret royal et par des accords avec les marchands du Havre et de Bordeaux que Louis XIV négocie l'envoi, dans un premier temps, de 640 hommes, colons, destinés en réalité à former une première unité de milice en Guyane. Dans le même temps, il en est de même pour l'île de Terre-Neuve.

 

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Les 2 bataillons de miliciens arrivent dans les colonies en juillet et août 1705, formant ainsi les : 1er Bataillon de Plaisance et 3e Bataillon de Cayenne, augmentant fortement la démographie locale, la Guyane ne comptant alors que 4 700 habitants et Terre-Neuve 7 900.

Dans l'ensemble de la Nouvelle-France, on compte population de 57 650 habitants dont près de 29 000 entre Montréal et Québec (19 500 habitant pour la capitale outre-Atlantique), sur les rives du St Laurant, témoignant ainsi de la forte disparité territoriale. Le Royaume de France compte lui au total 29 480 000 habitants du fait des populations récemment conquises.

 

Par ailleurs, l'acte de Reconnaissance de Stockholm, qui survient le 29 juillet, faisant ainsi de la province de Flandre et du Luxembourg (division en 2 du territoire choisie par Louis XIV de manière administrative uniquement) un territoire français légitime pour la Suède, et bientôt d'autres nations européennes, notamment leurs ennemis à l'image du Portugal, avant sa chute. En effet, si l'Espagne ne contredit pas cette reconnaissance, c'est à cause de son entrée en guerre avec le Portugal à la mi-août, la raison invoqué étant un non respect du Traité de Tordesillas par la couronne Portugaise en Amérique. 


En réalité, c'est toute l'Europe qui fait face à de nombreuses nouvelles, guerres et batailles pendant l'été 1705. La Reconnaissance de Stockholm, survient seulement une semaine après sa perte de Saint Petersbourg au profit de la Russie, pour paraître puissante sur la scène européenne. Le 23 août, c'est l'électorat de Saxe qui disparait après sa chute face à la Prusse (dans le conflit face à l'Autriche), et dans la même semaine c'est cette fois-ci Dantzig qui est prise par les prussiens. Ces nouvelles sont vues comme très inquiétantes en France.

Le 2 septembre, Lisbonne tombe, la famille royale portugaise est décimée dans l'incompréhension de la chute de la ville. L'empire colonial portugais, lui, survit cependant, partiellement du moins. 

Les tensions en Europe sont alors en pleine expansion, le bellicisme prussien et espagnol faisant disparaître de la diplomatie européenne l'affaire des pays-bas espagnol, sauf pour les Provinces-Unies et quelques diplomates britannique. 

 

image.png.0d654534fbacb89cee856ff1c4ba164a.png Tableau représentant certains bâtiments de Lisbonne, ravagé par son siège, court, mais d'une violence rare. 

 

C'est dans le cadre de la chute de Lisbonne que Le Soleil des Antilles le Magnifique arrivèrent au Brésil, non pas pour Saint Anne et son comptoir florissant, mais pour un nouveau comptoir, le comptoir Saint Louis, au sud de Saint Anne, sur l'ancienne île portugaise de Vitoria, désertée. 

En France, à la fin août, le 8e Régiment d'Alsace arrive finalement à Marseille et déloge ainsi les barbares, coulé à leur sortie par la flotte, permettant au commerce de reprendre après des mois d'arrêt. Le Régiment part désormais pour Strasbourg et l'armée de Villars.

 

Cet été, plus que mouvementé, s'achève finalement sur une rencontre entre Maximilien II et des dignitaires français à Munich. Désireux de s'allier à nouveau, mais aussi d'obtenir une nouvelle reconnaissance sur la Flandre et le Luxembourg, les français apportent en cadeau la nouvelle baïonnette récemment produite. Maximilien acceptera finalement l'alliance, passant par la reconnaissance, et offrira en cadeau une autre technologie militaire concernant cette fois-ci l'artillerie, la mitraille. Dans leur rapport au roi, les diplomates lui rapporteront la citation suivante ''J'espère que la mitraille ne finira pas dans les murs de Bavière de la part des canons de France, bien qu'elle soit originaire.", attisant le sourire des diplomates. 

 

image.png.a6cb54572d9092c91f53faf9379c69bd.png Maximilien II de Bavière

 

En Octobre, une nouvelle vague de colons débarquent en Terre-neuve, formant ainsi le 3e Bataillon de Saint John (du nom de la tannerie la plus réputée de l'île, faisant une partie de sa richesse), formant ainsi avec le 1er de plaisance le 1er Régiment de Terre-Neuve, composé de 1280 hommes. Ce renforcement est en fait une réponse au mouvement d'une armée inuit, ayant quitté la capitale de leur territoire et s'avançant vers la Nouvelle-France. 

 

Le 25, le port du Havre est bloqué par une flotte britannique, trop puissante pour que la Marine Royale puisse intervenir. Cependant, les quais ne sont pas attaqués du fait de la présence du 10e Escadron de Gendarmerie et des canons placés sur les quais. 

 

 

La fin de l'automne voit l'arrivée du Brest à Saint Anne, montant ainsi fortement la présence française au Brésil, et la croissance de la Compagnie du Brésil Français.

Compagnie qui n'est d'ailleurs plus la seule à partir du 1 Novembre 1705, avec la fondation de la Compagnie de l'Afrique équatoriale française, par les marchands du Havre avec le Lys et Le Dauphin

 

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Le mois de novembre commence aussi par, du fait d'un échange négocié avec les peuples autochtones d'Amazonie et du métissage de la Guyane, de la création du 3e Bataillon d'Amazonie, comprenant 240 hommes, dit 'aide-mousquetaire', il vient ainsi renforcer les forces guyanaises face à la menace néerlandaise, bien que Louis XIV ne cache pas sa volonté d'en acquérir le territoire. Tandis qu'en Terre-neuve, ce sont des forces de l'armée du Québec qui sont envoyés en renfort face à l'approche d'une force inuit, c'est ainsi le 1er Bataillon de Montréal (milice) et le 1er d'Acadie de l'armée de Vaudreuil qui y sont déployés par l'Actif

 

Dans le même temps à Paris, Louis XIV ordonne la création d'un nouvel escadron de cavalerie ainsi que d'un régiment d'infanterie ainsi qu'un nouveau à Québec. En effet, entre le 13 et le 18 Novembre, les Treize colonies britanniques sont annexés par la couronne Britannique. Bien plus peuplé et riches, ces colonies désormais sous contrôle directe de Londres créent un nouveau front potentiel. La France n'était pas en guerre avec les Treize colonies, l'Acadie mais aussi Montréal sont désormais menacés par l'ennemi héréditaire de la France, et Louis XIV en prend conscience. C'est aussi le cas de Guiscard, qui dès l'annonce de cette nouvelle envoi de Vaudreuil et son armée à Montréal pour se préparer à toute menace.

 

Mais en réalité, la première bataille entre britanniques et français de ce siècle n'a pas lieux en Amérique, mais en Europe, et sur mer. La flotte de Louis de Rousselet, au large de Brest est alerté de l'approche d'une flotte de la Royale Navy le 22 novembre. Dans la journée, elle part vers le sud, espérant semer les britanniques, mais elle est rattrapée par cette dernière à à peine quelques lieues de Porto, port désormais espagnol.

 

Bataille des eaux de Porto (3-4 décembre 1705)

 

1e Phase, 3 décembre :

 

Ordre de bataille français

- 5e rang Ville de Paris, navire amiral de Louis de Rousselet, 47 canons et 225 membres d'équipage.

Le Patriote, Le Soleil Royal, Le Malin, 6e rangs de 32 canons et 135 membres d'équipage.

- L'Entreprenant, brick de 25 canons et 100 membres d'équipages. 

Soit un total de 158 canons et 730 marins et hommes d'équipage.

 

Ordre de bataille britannique :

HMS Majestic, 4e rang et navire amiral, 58 canons et 270 marins.

HMS Calcutta, son sistership.

HMS Fly, 5e rang de 45 canons et 220 marins.

- HMS Acote, Brick de 26 canons et 100 marins.

- HMS Argo , Indiaman de 12 canons et 40 marins.

Soit un total de 199 canons et 900 marins. 

 

Conscient de son infériorité en terme de puissance de feu, de Rousselet peut compter sur la plus grand manœuvrabilité de sa flotte.

 

image.thumb.png.d0f5c0d30a893177df12fb4d7504010f.png Le Ville de Paris

 

La formation français est très simple : 2 lignes, une composée du vaisseau amiral et du brick, l'autre des 3 6e rangs. En face, la flotte britannique d'Henry Forbes se divise, les 4e rangs en tête.

De Rousselet se sépare, une ligne d'un coté, la seconde de l'autre tandis que Forbes, sûr de sa puissance de feu réunit sa ligne et fait voile en direction de la seconde ligne, le Soleil Royal en tête 

 

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On peut distinguer ici la séparation, au loin, de la flotte française avec la voilure importante du Ville du Paris, tandis que les vaisseaux britanniques font face au vent, élément très important qui affectera leur manoeuvrabilité. 

 

La flotte française forme en faite 2 lignes, parallèles et qui petit à petit s'axe perpendiculairement à celle de la flotte britannique. Cette dernière est coincée entre 2 lignes de feu. Le HMS Argo est coulé dès le début des tirs du fait d'un tir croisé venant de son arrière. Le HMS Majestic, le premier dans la ligne, tente de forcer la ligne des 6e rangs, infligeant de lourds dommage aux Le Malin et Le Patriote mais il subit de nombreux tirs sur le flanc gauche le forçant à faire demi-tour, c'est ensuite le HMS Calcutta, qui, quelques minutes plus tard tente la même chose tandis que l'encerclement se poursuit, désorganisant la formation britannique. Passant près du Malin (2e dans la ligne) , il subit de plein fouet le tir des 3 navires, sur plusieurs salves.
L'équipage est décimé, le navire, abandonné.

Alors que la bataille avantage les français, les dommages que subissent Le Patriote et L'Entreprenant se font de plus en plus fort car étant les moins couvert de la formation, les forçant ainsi à se replier mais l'Entreprenant sera rattrapé par le HMS Acote qui finira par le couler.

(Cette phase dura plusieurs dizaines de minutes)

La victoire change alors de camp, la flotte britannique, réduite à 2 navires parvient à sortir de la formation, Le Malin, désormais 'à découvert' explosa quelques instants après, en une salve du HMS Majestic

 

image.png.d57163a33c40e6fee00b26f102e74162.png mouvements des lignes lors de l'encerclement, les 2 4e rangs britanniques en tête de pont. 

 

De Rousselet prends alors comme décision d'hissez les voiles et de prendre le vent, n'étant plus réduit qu'à 2 navires. poursuivi par les 2 navires britanniques puis 3 au retour du HMS Acote, De Rousselet utilise la maniabilité des vaisseaux pour tirer sur les britanniques, si bien qu'il parvient, en une heure à couler le HMS Acote et le Fly. Cependant, dans les manœuvres, le Soleil Royal est atteint par des boulets chaînés. Perdant sa voile, il est rattrapé par le navire amiral britannique, plusieurs membres de l'équipage saborderont le navire (plusieurs canons feront feu dans l'intérieur du navire afin de le couler de l'intérieur) évitant sa capture, le reste sauta à l'eau. Seuls 22 atteindront le rivage et l'Espagne. 

 

Ainsi, le Ville de Paris est seul face au HMS Majestic déjà endommagé. De Rousselet ordonna donc de virer pour se mettre perpendiculairement à ce dernier, qu'il coula d'une salve, car touchant le flanc endommagé de ce dernier. 
A la fin de la bataille, du moins, de la première journée, seul le Ville de Paris, restait, avec à son bord 144 marins. La flotte britannique était au fond de la mer et les corps britanniques flottaient tout autant que ceux des français. 

Pensant la bataille finie, De Rousselet mis le cap sur Marseille pour se faire réparer, mais le lendemain matin, une seconde flotte arriva, menée par Edward Roussel, comprenant 2 5e Rang, 2 brick et 3 aviso. La flotte ayant rattrapé aisément le navire amiral endommagé. 

De Rousselet dit, dans les paroles d'un marin survivant : "Messieurs, si hier la Royal Navy a pleuré ses morts tout autant que la Marine a pleuré les siennes, aujourd'hui Dieudonné pleurera les nôtres.'' 

 

2e Phase, 4 décembre :

 

Incapable de se replier, De Ressoulet pris donc la décision d'avancer de face contre la flotte britannique, qui était semble-t-il déjà endommagé pour une raison inconnue. Lors du passage contre la ligne britannique, le HMS Queen prend feu à la suite d'une salve, le navire est abandonné, la ligne britannique est à l'arrêt sous le feu du navire français. 

 

 

image.thumb.png.818e0ea42abd73c2a1cf84f4d26d10ce.png

Le HMS Queen lors de son abandon, on peut observer le Ville de Paris à gauche. 

 

Par la suite, pour une raison que l'on suppose être la volonté du prestige, l'amiral britannique parti seul à la poursuite de De Rousselet. Cette poursuite lui coûtera la vie ainsi qu'à l'ensemble de son équipage après un combat rangé d'une quinzaine de minutes, endommageant encore plus le dernier navire français. Après la perte de leur vaisseau amiral, l'ensemble de la flotte britannique repris la poursuite. 
Le Ville de Paris sombra ainsi dans la soirée du 4 décembre 1705, avec 138 marins sur les 244 encore au vie au levé du jour. Seuls 6 survécurent et seront capturés par les britanniques. 

 

image.thumb.png.bb4ff4634a63b05d0c965393f78abc5c.png

Combat entre le HMS Arguill et le Ville de Paris, on peut remarquer la coque fortement percée, peut avant que le navire britannique sombre. 
__

La flotte principale de la marine royale gisait désormais non loin de Porto, avec 700 marins et leur amiral. Côté britannique, 7 navires dont plusieurs importants (4e et 5e rangs) sont perdus ainsi que 2 amiraux et près d'un millier de marins. C'est une victoire certes, mais une réelle victoire à la Pyrrhus pour la Royale Navy. Les conséquences pour la France sont grave : perte d'un amiral, de la totalité d'une flotte, le blocus navale sur les Provinces-Unies et une partie du Royaume-Uni cesse et enfin, le commerce français passant par le Havre notamment n'est plus protégé.

 

Un marin français, officier alors le seul officier survivant de la bataille, écrivit ses quelques lignes pendant sa détention à Londres.

 

"Dans les eaux de Porto,

 

Hier et aujourd'hui nous avons combattus 

Pendant que l'ennemi refermait son étau.

Nos marins sont donc vraiment doués de vertus 

Pourtant ils ont périt dans les eaux de Porto. 

 

Je ne pense pas que Dieu nous ai abandonné, 

Hélas tous ces bons hommes nous ont quitté trop tôt.

Peut-être étaient-t-ils simplement tous condamnés 

A sombrer de la sorte dans les eaux de Porto."

 

 

_____________________________________________________

 

PS :

- Dieudonné était, sauf erreur de ma part, le surnom donné à Louis XIV, j'espère n'avoir déranger personne en l'utilisant.
- Afin d'apporter plus de RP je donne des noms à des régiments, bataillons ou encore vaisseaux, si vous en avez donc n'hésitez pas à m'en faire par (comme c'est le cas pour celui de Bretagne, d'Alsace ou encore Le Soleil Royal et bon nombre de navires). 

- Tout retour, positif ou négatif est évidemment bienvenu notamment sur la narration des batailles qui, je dois dire, est plus complexe je trouve que sur HOI3. 

 

 

 

 

 

 

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