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Balthaur

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  1. Hou là, cela mérite une analyse plus approfondie du déroulement de la partie, et des conditions initiales du jeu ! Tout d'abord, je tiens à préciser que je me suis particulièrement bien amusé, et ceci est notoirement dû à la qualité des adversaires que j'avais à affronter. Ils ont d'ailleurs parfaitement su tirer profit des conditions de jeu posées. Analysons d'abord les règles initiales de la partie. 1/ Le séquençage des invasions depuis sept 39. En ne donnant pas de date précise pour envahir tel ou tel pays, cela permettait à l'axe d'accroître son potentiel industriel de manière conséquente puisque le Danemark, la Norvège, le Benelux et la France ont été battus rapidement dès jan 40, ce qui fait gagner, grosso modo, 4 à 5 mois de production industrielle. Accessoirement, GER n'aurait pas dû attaquer séparément chaque pays du Benelux. Mais bon, il en avait le droit et s'en est servi. Idem pour la Yougoslavie. On ne sait pas non plus s'il faut DOW ces pays via wargoal ou via focus. Car l'impact n'est pas le même. 2/ Le flou concernant l'entrée en guerre des USA : à partir de 1942... Rien n'est ajouté, par exemple, en cas de débarquement en Angletterre, ou de la prise du canal de Suez, menaçant leurs intérêts. 3/ Pas de précision pour le Japon : s'il est libre de déclarer la guerre à la Chine sans passer par le Focus du pont de Marco Polo, et surtout s'il est obligé de le faire seulement à partir de juillet 1937. 4/ Invasion de la Bulgarie La question s'est posée en cours de partie. En ce qui me concerne, j'y étais opposé sachant que cela aurait un impact sur la Turquie IA. Et c'est ce qu'il s'est produit. Il a fallu ensuite bidouiller la save pour rétablir la situation. Ensuite, la Bulgarie était membre de l'axe, mais sans avoir participé au conflit autrement qu'en mettant des garnisons en Macédoine ou en Yougoslavie. Donc, elle n'aurait pas dû être annexée par la Roumanie. Autrement, que cette dernière soit jouée par un joueur ne pose pas de problème. 5/ Limiter à 500 les bombardiers stratégiques par faction. Le Japon est une faction à lui tout seul. Avait-il le droit d'en construire ? Mais peu importe, là n'est pas le problème. Cette règle est à mon avis la plus lourde de conséquences, car elle limite les moyens d'action Alliés tout en permettant à l'axe Rome-Berlin de consacrer son industrie autrement qu'à la défense de son espace aérien. Il n'est plus obligé d'investir dans le chasseur lourd (efficace contre BB stratégiques) ou la DCA provinciale, nécessaires pour contrecarrer ces attaques. Certes, elles ne peuvent pas être repoussées à 100%, mais c'est aussi ce qu'il s'est passé réellement (je veux dire historiquement). Du coup, cela signifie plus d'avions monomoteurs, plus de chars, plus de canons etc. Pas besoin d'effectuer de réparations sur son territoire national, pas de problèmes d'approvisionnements en ressources (pétrole, caoutchouc...). L'Allemagne n'est pas obligée de se préparer autant qu'elle ne devrait, à encaisser des bombardements stratégiques. Sachant que le soviet n'a pas les moyens de se constituer une flotte de bombardiers stratégiques, autrement dit, seulement 500, c'est dérisoire. Et quand bien même, atteindre ce chiffre de 500, ce n'est pas donné. Le maintenir en cas de pertes, ce n'est pas non plus facile. Et 500, c'est nettement plus facile à contrebattre. Dernier point, comment répartir ces 500 appareils pour qu'ils soient efficaces ? Pacifique, Europe, Afrique ? Pour moi, la plus grosse erreur fut d'imposer cette limitation. On m'a avancé que si on n'imposait pas cette règle, 1000 bombardiers sont impossible à arrêter, qu'ils détruisent tout. Mais cela a-t-il été seulement testé autrement que contre une IA ? Personnellement, j'ai vécu ce genre de situation contre un joueur humain. Donc effectivement, on ne peut pas trop empêcher les destructions, mais quand on aligne 3000 chasseurs lourds en face + DCA provinciale, la donne n'est plus du tout la même et le bombardement stratégique peut être contrebattu en infligeant des pertes lourdes. 6/ Imposer à l'axe de ne pas entrer en conflit avec la Perse. A partir du moment ou l'Allemagne/Italie entre au Moyen Orient, il n'y a aucune raison, de les restreindre vis à vis de la péninsule arabique et de l'Iran. Même pour des raisons pratiques (front à tenir pour le soviet, le fait que les joueurs US risquent de perdre la partie avant de commencer à jouer, sauf si, justement, une clause autorise les joueurs US à intervenir en cas de perte du delta du Nil par les anglais). Ensuite, viennent les choix stratégiques. A ce sujet, je ne tiens absolument pas à reprocher à une équipe ou à un joueur d'essayer quelque chose de différent. En l'occurrence, ce fut le cas sur cette partie, et les conséquences nous ont mené à l'issue que l'on connait. Les règles posées donnaient donc des avantages plus que substantiels à l'axe. Ils ont été accrus par des décisions stratégiques : - le "tout porte avions" des USA, - trop de chantiers navals et pas assez d'usines militaires. - l'absence de guerre sous marine menée contre les Jap (qui eux d'ailleurs, ne s'en sont pas privés, avec raison) - une armée trop légère (pas de chars autrement que les LCV) Concernant l'URSS, le choix initial consistait à disposer d'une chasse importante pour contrecarrer l'impact de la supériorité aérienne. Mais là aussi, la qualité de ces avions a été biaisée par un retard de production de l'ordre de 6 mois sur le chasseur modèle 40 (amélioré) car le focus "purge" a été passé avant le focus "culte de l'aviation". Peut importaient les 100 usines dans l'aviation de l'axe sachant que nous étions suppléés par les Alliés en plus de notre propre production. Nous nous sommes trouvés avec des chasseurs modèle 36 plus nombreux qu'ils n'auraient dû l'être. La gestion ensuite de cette aviation. Pas facile quand on est attaqué de partout, sachant que cette efficacité aérienne est perdue en cas de saturation des terrains d'aviation. Ce qui se produisit trop souvent. Le fait est que chaque fois que nous avons cessé de disputer l'espace aérien, l'Allemagne s'est régalée à détruire nos infrastructures et notre ravitaillement déclinant nous empêchait d'établir de solides lignes de défense (ex bataille de Moscou : infra = 0). Dans ces conditions , pas moyen de tenter des attaques. A titre personnel, mon erreur a été de ne pas avoir assez produit de convois et de ne pas avoir correctement organisé la Marine en prévision des livraisons via Mourmansk. En tout cas, faute d'un rétablissement offensif Allié, le rôle de la Russie n'aurait plus été que purement défensif. Bref, il faut bien peser les règles avant de lancer une partie. Et surtout, bien savoir si on veut un déroulé historique ou non de l'enchaînement des entrées en guerre. Parce que si l'on impose le 22 juin 41 au plus tôt pour le déclenchement de Barbarossa, il faut aussi le faire pour les pays précédemment envahis. En tout cas, belle initiative, Kahboom, d'avoir initié cette partie, que de belles batailles !
  2. Propos défaitistes ! Le politburo conteste ces allégations. Ce n'est pas parce qu'on a été attaqués par des des grandes marques de l'électroménager qu'il faut tout de suite en déduire que le destin est scellé.
  3. Salut Kahboom, y aurait -il moyen de passer quelques minutes ce soir sur discord, ou avant si tu veux. Je voulais parler de 2 ou 3 choses en cours, ce ne sera pas long

    A+

  4. Quelques données supplémentaires du front de l'est (24 sept 42 à 19 fév 43) La situation critique aux pays Baltes fut partiellement sauvée au cours de combats féroces qui furent livrés pendant tout l'automne 1942. Au final, une vingtaine de divisions soviétiques furent détruites tandis que le lac Peipous était franchi au nord. La poussée allemande persista jusqu'aux abords de Léningrad sur un terrain tantôt boisé, tantôt marécageux. En un mot : impropre aux chars. Pskov, au sud du lac, tomba au terme d'un combat acharné, puis Louga, un peu plus tard, tandis qu'une point blindée allemande s'efforçait de percer jusqu'au lac Ladoga. En vain. En revanche, la Néva fut franchie et le grand terrain d'aviation tomba aux mains de l'ennemi. Succès partiel cependant : une contre attaque de blindés lourds refoula tous ces indésirables de l'autre côté du fleuve. La capitale de la révolution bolchévique est sauvée, et elle ne pourra plus être enlevée sans un prix à payer particulièrement sanglant. Puis, à l'exception de combats locaux, le front nord, enflammé sur plusieurs centaines de kilomètres, se calma peu à peu tandis que s'achevait la bataille de la boucle du Dniepr ou l'axe enregistrait un cuisant échec comme cela a déjà été dit. En terme de pertes, l'Allemagne a enregistré plus du doublement de ses morts, passant de 400 000 pour quinze mois à 500 000 pour seulement cinq mois de conflit supplémentaire, totalisant 921 000 morts sur le front russe pour 1 400 000 bons et loyaux komsomols. Quand à la Roumanie, elle passe à 586 000 morts contre 400 000 soldats de l'Armée Rouge. Comme quoi, les mois à venir s'annoncent coûteux et bien saignants pour l'axe. En terme de pertes aériennes, pour ces cinq mois, 2345 chasseurs soviétiques ont été abattus contre 2491 de l'Allemagne plus 2223 avions de bombardement ou de soutien au sol. Une lettre de réclamation est parvenue de Downing Street, où le 1er lord de l'Amirauté a exprimé de vives protestations contre le NKVD qui l'avait accusé à tort d'avoir laisser passer la flotte italienne en Baltique... Effectivement, aucun navire italien n'a été vu... Une caisse de caviar lui a été retournée par sous marin en guise d'excuse.
  5. Compte rendu de session du 26 mai au 24 sept 1942. Encore une soirée très plaisante pleine de rebondissements ! L'action principale se passe tout d'abord en Ukraine du sud, où l'Axe essuie dans un premier temps des attaques blindées soviétiques. Les objectifs de cette opération sont multiples : reprendre le terrain perdu, assommer l'armée roumaine, soulager les Alliés, en proie à de terribles difficultés. Les débuts sont assez prometteurs, surtout vers Krivoi Rog, où l'ennemi est bouté malgré l'intervention des blindés allemands. Puis le combat se corse, l'ennemi alignant jusqu'à huit PzD et bénéficiant de la supériorité aérienne. Rapidement l'offensive s'essouffle et contraint l'Armée Rouge à la défensive. Menacée d'encerclement par le nord par suite d'un repli intempestif d'une dizaine de divisions, Krivoi Rog doit être abandonnée. Dniepropetrovsk tombera plus tard au cours de l'été. En assez bon ordre, l'armée retraverse le Dniepr dont la rive droite est cette fois, intégralement aux mains de l'ennemi. Fort de ce succès, l'Axe attaque et tente de passer le fleuve en usant d'une tactique de combat d'usure ajoutée à des attaques de fixations roumaines (le sale boulot, c'est pour lui). Au termes de semaines d'efforts sanglants et à deux reprises, le fleuve fut franchi au sud est de Zaporozhe. Les PzD tombèrent à chaque fois sur le commité d'accueil d'unités de KV qui les refoulèrent manu militari de l'autre côté du fleuve. Courant août, ces coûteux efforts cessèrent tandis que se rallumait la bataille au nord. En même temps, le nombre de PzD présentes sur ce secteur ne cessait de se réduire. En avant de Vitebsk-Smolensk, la pression allemande fut constante tout l'été et n'enregistra aucun franc succès, ses moyens étant accaparés par ses efforts au sud. Echec de la tentative de traversée de la Duna également. C'est alors que ce produisit ce qui l'était depuis longtemps : un puissant débarquement italo-roumain prenait le front à revers sur un front allant de Tartu à Tallinn. La vigilance du Soviet Suprême avait peu à peu été endormie par des tentatives insensées de l'armée du gaudio, repoussées avec la régularité d'une horloge. A la fin, le regard ne se portait même plus sur la mer Baltique... Des récriminations acerbes à l'égard de la Home Fleet, de l'US Navy et de l'IS (007 était aux Caraïbes) qui laissèrent passer sous leur nez la Regia Marina du Duce par le détroit du Danemark sans rien faire, n'empêchèrent pas la ville de Tallinn de tomber aux mains de l'ennemi. La Flotte de la Baltique, alors en cours de réparations, fit une sortie héroïque et coula plusieurs transports roumains (qui étaient évidemment les plus exposés), avant de sombrer héroïquement par suite de l'intervention de la Regia... Des renforts affluèrent de toutes parts pour endiguer l’inondation. Je fus d'ailleurs étonné que Leningrad ne fasse pas partie des objectifs initiaux, car la ville eut été envahie facilement. Bref, d'harassants combats s'engagèrent dès lors dans les épaisses forêts baltes. Tartu fut reprise. Mais c'est au centre que l'offensive allemande fut payante. L'ennemi avait à présent amassé des moyens offensifs considérables rapatriés du sud. Le front fut enfoncé entre Vitebsk et Smolensk, les moyens blindés de KV ayant été refoulés du mauvais côté du fleuve, ne purent participer à la reprise du terrain perdu. S'ensuivit alors toute une période confuse où le commandement bicéphale soviétique donna ordres et contre-ordres. Tout ceci ne put que servir l'offensive ennemie qui exploita habilement cette situation où normalement, le terrain lui étant défavorable, il n'aurait pu enregistrer de tels succès. Car au final, les Pays Baltes furent envahis, l’Estonie risquant de devenir un piège pour une dizaine d'unités. Dunabourg fut prise, de même que Vitebsk, la poussée allemande étant terrible en direction du lac Peipous. Cependant, malgré ces revers de l'Armée Rouge au nord, rien n'était perdu. Telle était la situation au 24 septembre.
  6. Bonjour à tous ! Je cherche à constituer une petite équipe de joueurs assidus (5) pour lancer une GPO originale qui va rompre avec la routine. Cette partie sera jouée 1 fois par semaine, par sessions de 3 heures. De préférence le vendredi soir, ne dépassant pas minuit (début 20h45) Chaque joueur aura à gérer la destinée d'un mineur. Les choix sont les suivants (1936) : Turquie Hongrie Espagne RAJ (Inde) Chine de Mao Les objectifs de chacune de ces nations sont multiples : Objectifs communs : - détruire tous les autres majeurs existants (France, Grande Bretagne, URSS, USA, Allemagne, Italie, Japon) - avoir + 100 usines civiles. - n'appartenir à aucune faction - être autonome (ni fantoche, ni colonie etc) - posséder tous les territoires revendiqués par focus sous la forme de fantoche ou physiquement intégrés à son pays. Objectifs individuels minimums : Turquie : restaurer l'empire Ottoman Hongrie : restaurer l'empire d'Autriche-Hongrie Espagne : restaurer la monarchie des Bourbons (ce qui implique le choix "carliste" lors de la guerre d'Espagne) Inde : posséder Ceylan, le Siam, le Bouthan et le Népal, quitter la faction Alliée dès que possible (avec l'avènement de Chandra Bose). Chine de Mao : posséder tous les territoires accessibles par focus (Mongolie, Indochine, Tibet, Corée, Japon, Arunachal Pradesh), laisser vivre Tchang. Conditions de jeu : - durée du jeu : en principe, jusqu'au 1er janvier 1946. - Vanilla en cours "Battle for the Bosphorous" (pas de mod, sauf ceux qui sont catalogués "cosmétiques", c'est à dire qui ne changent pas le checksum). - Vitesse de jeu : 1 à 3 avec pause brève chaque fois qu'un joueur déclare la guerre. En principe, la Chine de Mao et l'Espagne seront en guerre très rapidemment (courant 36) mais ces pays peuvent être gérables à vitesse 2 ou 3 quand les situations sont faciles. On passera à 1 en situation plus complexe à gérer. - En début de session, chaque joueur disposera de 5-10 minutes pour se réorganiser si besoin est. Règles particulières : 1. aucun joueur ne peut s'allier à un autre. Chacun mène sa barque. 2. il peut exister des alliances de circonstance, notamment lorsque un ou plusieurs joueurs s'en prennent à un majeur géré par l'IA 3. pas de lend lease possible entre joueurs. 4. pas de constructions ni d'achats sous licence. 5. Interdiction de l'accès militaire à quiconque sauf à ses fantoches éventuels. 6. on n'est pas obligé de faire entrer en guerre avec soi ses éventuels états fantoches 7. pas de restrictions sur les fortifications. 8. ordres spéciaux interdits : "défense désespérée" et "attaque en force". Points de victoire en fin de partie : A ceux donnés par le tableau (quand on quitte la partie), on prendra en compte les modificateurs suivants : - malus de 50 Pts par majeur n'ayant pas capitulé (il peut encore être en guerre s'il fait partie d'une faction IA) - régime communiste : -100 pts - régime facho : -100 pts - neutre (monarchie) : pas de pénalités Restrictions classiques : - La destruction d'usines en période de paix pour empêcher des joueurs de les prendre en guerre - Faire des wargoal uniquement pour accroître la tension mondiale - On ne supprime ni ne modifie des divisions encerclées - L'encerclement d'une capitale uniquement pour couper le ravitaillement est interdit - Pas de phoney war (faire durer une guerre qu'on pourrait liquider rapidemment) - Interdiction de mettre une flotte en "do not engage" lors des bombardements côtiers. - Pas d'achats de ressources non nécessaires - Pas d'unités délirantes : on reste homogène dans leurs compositions (mobiles/pédestres/spécialisées) Notes. J'ai testé chacune de ces nations. La plus "facile" est le RAJ en terme de gestion et de focus. Il faut savoir que Hongrie et Turquie seront inévitablement en guerre l'une contre l'autre, tout comme le RAJ avec la Chine. L'Espagne aura une accalmie (39/40) alors que les autres seront probablement en guerre. La Chine communiste vivra une période très critique à partir du moment où elle s'attaquera à la Chine nationaliste. Voilà, vous savez tout. La partie commencera 1 semaine après que l'équipe ait été constituée, afin de laisser le temps de se familiariser avec le pays choisi. Indiquez vos préférences dans l'ordre décroissant.
  7. Comme pour la session précédente, un rapport plus détaillé sur les opérations qui se déroulèrent en Ukraine. La prise de Kiev avait provoqué un transfert hâtif de l'aviation sur plusieurs autres terrains qui furent saturés. L'efficacité des missions aériennes était tombée à 15%... Avant toute chose, il fallait remédier au problème, et c'est ce qui fut fait. L'efficacité repassa à 96% ou même plus. Les pertes en avions de chasse notamment, cessèrent d'être catastrophiques. D'ailleurs, si on fait le compte de tous les avions perdus dans les deux camps au 26 mai 42, on arrive au chiffre assez fantastique de 5842 avions abattus pour l'Armée Rouge (5583 chasseurs / 259 bombardiers de tout type) contre 6877 chez les axistes (4204 chasseurs / 304 bombardiers / 2365 bombardiers en piqué). A noter la présence de 4 transports ennemis descendus ce qui signifie qu'une opération aéroportée a été tentée quelque part et s'est soldée par un échec total. Elle est d'ailleurs passée inaperçue dans le feu de l'action. Mais la partie la plus âpre de la lutte s'est livrée au sud de l'Ukraine. Il en allait en effet de la survie d'une quarantaine de divisions, toute l'aile gauche du dispositif, spécialement aventurée le long du Boug alors que les PzD approchaient de Krivoi Rog plus loin à l'est, avec l'intention manifeste de se rabattre sur Kherson, à l'embouchure du Dniepr. Mais le vice du plan allemand résidait en le fait que les PzD étaient déjà à bout de souffle, fortement désorganisées par les combats livrés qui suivirent la prise de Kiev et de Tcherkassy. Chaque fois qu'elles s'emparaient d'un territoire, elles s'en faisaient chasser par les unités de KV pourtant en mal d'approvisionnements et d'organisation. A plus de huit reprises, elles furent boutées de secteurs critiques. Pendant ce temps, le groupe d'armée Boug s'écoulait avec une lenteur mortelle par un étroit goulot gelé et soumis à une interdiction aérienne intense. A cela s'ajoutaient les attaques de fixation roumaines qui n'empêchèrent cependant pas le processus d'évacuation. Les unités hors de danger étaient retirées du front pour établir une seconde ligne de défense pendant que les chars lourds couvraient bravement leurs arrières. Près de 59000 nouveaux soldats soviétiques s'ajoutèrent aux 187 000 morts depuis le début de la guerre mais emportèrent avec eux 78 000 nouveaux roumains (de mauvaise qualité il est vrai, mais peu importe, c'est de l'engrais ) portant le nombre total de pertes roumaines à 397 000). Une division soviétique de la garde se sacrifia pour empêcher l'acheminement de renforts roumains dans la brèche causée par les PzD. En quelques jours, cette région surchargée fut évacuée et les niveaux de ravitaillement remontèrent. Courant février, la crise était surmontée, le front sud redevenu solide. Toutes les attaques ultérieures, devant Kiev par les PzD de Tigres ou des PzD de PzKwIV au sud de Poltava échouèrent.
  8. Alors, au 1 jan 1942, on a : - pertes soviet du fait des roumains : 187 000 - pertes roumaines du fait des soviets : 319 000 C'est grâce à ce canon ?
  9. En fait, quand on perd un territoire contenant des VP, on perd le supply qui est dessus. Pour la région de Tcherkassy, il n'y a que cette ville qui a des VP. Ensuite, il faut attendre que le supply soit acheminé depuis une autre région.
  10. Un peu plus de détails sur le CR soviet. La progression des armées de l'axe dans le sud Ukraine a été d'abord contenue (3 PzD tenues en échec six semaines pour la traversée du Bug) pendant que se déroulaient d'ingrats combats dans le Pripet et sur l'axe Vitebsk-Smolensk. Faute de résultats satisfaisants et au vu de la coûteuse progression, l'effort axiste a concentré tous ses moyens blindés dans la plaine Ukrainienne face à Kiev, plus propice. L'acheminement de renforts blindés soviétique a été ralenti (temps incroyable requis pour franchir le Dniepr) et n'a pas pu empêcher la prise de Kiev au terme d'un effort prolongé. La tentative de traversée qui s'en est suivie a elle aussi été un échec. L'ennemi reporte alors son effort vers le sud en longeant le plus large cours d'eau de l'Europe, moyennant d'âpres combats. A ce stade, la situation n'avait rien de sérieux, les unités de KV boutant à chaque fois les blindés ennemis et les refoulant sur leur base de départ. Pendant ce délai, à chaque fois, notre infanterie avait le temps de se réorganiser en lâchant peu à peu du terrain. Arrive la bataille de Tcherkassy. Tout cela sous parapluie aérien (contesté tout de même) ennemi. Le terrain est une plaine. L'Allemand se jette à l'attaque de la ville avec ses chars sur deux axes : l'un en longeant le Dniepr, l'autre au sud de la ville. La défense n'est pas inquiète : même si Tcherkassy tombe, les unités de KV en 2e échelon refouleront les PzD. Et c'est effectivement ce qu'il se produit : la ville tombe, les KV contre-attaquent comme ils l'ont déjà si souvent fait avec succès. C'est devenu une routine. A ce stade de la bataille, aucun encerclement n'est en vue en faveur de l'Axe, et c'est encore une bataille harassante qui s'annonce. C'est alors qu'un miracle se produit pour eux : la prise de Tcherkassy siphonne tout le carburant des KV (niveau passe à 0 d'un coup). Déjà que le ravitaillement ne suivait pas très bien... Panne sèche pour le corps blindé alors en plein combat. En un clin d'oeil, les mastodontes sont désorganisés et refoulés là où ils allaient être victorieux. Des pertes heureusement faibles sont déplorées. Du coup, toute l'aile gauche du dispositif est menacée, alors qu'elle tient tête avec succès contre les roumains attaquant sur le Bug de partout pour la fixer. Tout n'est pas perdu, loin s'en faut, mais la lutte est sur le fil. A titre personnel, je ne me suis encore jamais autant amusé sur ce jeu. Dommage, ce coup bas sur le carbu, ça ne m'était encore jamais arrivé.
  11. Si, si : j'ai profité que tu ne sois pas là pour construire des chantiers navals et lancer la production de cuirassés, avec tech et doctrines qui vont bien.
  12. Pendant ce temps, en Afrique du nord, le général Abouh donnait l'ordre d'attaquer (à 2.54 min) à sa puissante armée...
  13. Je ne suis d'accord qu'à moitié. On est obligé d'appeler les puppets dans la guerre uniquement en situation de guerre offensive. Si ce n'est pas le cas, ce n'est pas obligatoire. Poser une garantie conduisant à la guerre met dans une situation offensive (déguisée).
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