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Repères chronologiques - 2nd Guerre mondiale

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Pour ceux jouant en mode historique, voici les principales dates à respecter pour le fun.

 

 

Expansion de l'Axe.jpg

 

 

18 juin 1935

Le traité naval germano-britannique était un traité bilatéral signé par le Royaume-Uni et le Troisième Reich. Les Anglais étant obnubilés par la menace soviétique en mer baltique. Torpillant les dispositions du traité de Versailles et le front anti-hitlérien établi à Stresa, il est signé entre von Ribbentrop et les Britanniques : la Grande-Bretagne, sans concerter ses Alliés, autorise le Troisième Reich à disposer d'une flotte de guerre au tonnage limité de façon permanente à 35 % de celui de la marine britannique.

 

2 octobre 1935
La seconde guerre italo-éthiopienne ou campagne d'Abyssinie est un conflit opposant l'Italie fasciste de Benito Mussolini à l'Empire d'Éthiopie de Haile Selassie I du 2 octobre 35 au 5 mai 36. Elle s'inscrit dans le cadre de la seconde tentative de l'Italie de s'emparer du pays après la défaite d'Adoua en 1896, qui avait fait du pays l'un des derniers pays libre d'Afrique.

 

7 mars 1936
Sous le nom de remilitarisation de la Rhénanie, ou d'occupation de la Rhénanie, on désigne la réinstallation d'éléments armés de la Wehrmacht en Rhénanie démilitarisée depuis le traité de Versailles.

 

17 juillet 1936
La guerre d'Espagne est un conflit qui, du 17 juillet 36 au 1er avril 39, opposa, en Espagne, le camp des républicains, composé de loyalistes à l'égard du Gouvernement légalement établi de la IIe République, et les nationalistes, un groupe de putschistes orienté à droite mené par le Général Franco.

Hitler apporte son soutien aux insurgés nationalistes du général Franco. Tout comme Mussolini, il envoie du matériel militaire ainsi qu’un corps expéditionnaire, la Légion Condor. L’URSS de Staline, décide lui d’armer les républicains en octobre 1936. Avions et chars soviétiques sont débarqués, accompagnés d’instructeurs militaires.

 

Courant 1936

Abrogation de l’accord militaire défensif franco-belge datant de septembre 1920. La Belgique reprend alors sa politique de neutralité. Le gouvernement belge préférant construire des fortifications et gagner l'assurance de sa neutralité auprès des pays voisins, dont l'Allemagne nazie, que prendre le risque d'une nouvelle guerre par le jeu des alliances.

 

De août 1936 à novembre 1938
Début des Grandes Purges en URSS, durant deux ans une répression fait plus de deux millions de victimes, dont 725 000 exécutions (dont les 8 amiraux, 2 des 4 maréchaux, 14 des 16 généraux d'armée, les 9/10 ème des généraux de corps d'armée, les 2/3 des généraux de division, plus de la moitié des généraux de brigade, 35 000 officiers...).

Remarque : dans le jeu cela donne la séquence 3-1-1 ; soit Karl Radek (conseiller politique), Mikhaïl Toukhatchevski (un maréchal) et enfin, Nikolaï Lejov (chef du NKVD) qui sont purgés.

 

25 novembre 1936

Signature du pacte anti-komintern par l'Allemagne et le Japon (occupant le Mandchoukouo depuis 31, l'Armée impériale se heurte à l'Armée rouge sur les confins de la Sibérie). Selon un protocole secret, les deux pays se prêtent secours (assistance militaire) si l'un des deux est attaqué par l'URSS.

Le régime d'Hitler insiste pour que le Royaume d'Italie adhère à ce pacte. Mussolini signe ce traité en novembre 37. Le Royaume de Hongrie y adhère à son tour en février 39 et l'Espagne franquiste en mars 39.

 

Courant 1937

Après bien des heurts, un traité d'amitié est signé entre la Yougoslavie et l'Italie qui s'engage à respecter l'intégrité territoriale yougoslave, et voit en retour sa position dominante en Albanie reconnue (en 1940, Mussolini envisagera de nouveau d'attaquer la Yougoslavie, Hitler l'en dissuadera ce qui aura pour effet de pousser Mussolini à se tourner vers son second choix la Grèce).

 

7-8 juillet 1937  
Incident au pont Marco-Polo, près de Pékin, entre Chinois et Japonais. Dans les jours qui suivent, les Japonais entament la conquête de la Chine.

Pour un complément, voir plus bas l'aparté sur l'histoire de la Chine de cette période.

 

21 août 1937
Signature d'un pacte de non agression sino-soviétique, puis l'URSS lance une opération secrète destinée à aider Chang-Kai-Chek dans sa guerre contre le Japon. Connue sous le nom d'opération "Zet" elle constitua en une aide technologique mais aussi par l'envoi de volontaires des "VVS" (forces aériennes militaires) qui combattront notamment à Nankin.

 

12 mars 1938
L’Anschluss est l’annexion de l’Autriche par l'Allemagne nazie.

 

30 septembre 1938
Les accords de Munich furent signés entre l'Allemagne, la France, le Royaume-Uni et l'Italie représentés respectivement par Adolf Hitler, Édouard Daladier, Neville Chamberlain et Benito Mussolini (qui s'était commis en intermédiaire) à l'issue de la conférence de Munich. Ces accords avaient pour but de terminer la crise des Sudètes mais, indirectement, ils scellent la mort de la Tchécoslovaquie comme État indépendant.

 

15 mars 1939
Les troupes allemandes envahissent la Bohême et la Moravie. La jeune Tchécoslovaquie est alors éclatée pour une période de 6 ans.

L’Allemagne annexe la ville de Memel, possession de la Lituanie, le 22 mars.

 

Conquêtes allemandes avant le 1er septembre 1939.jpg

 

 

7 avril 1939
L’invasion italienne de l'Albanie (7 avril - 12 avril) a été une brève campagne militaire menée par le Royaume d'Italie contre le Royaume albanais. Le conflit a été une conséquence de la politique expansionniste de Mussolini.

 

Mai 1939

En dépit des plans expérimentaux pour une attaque commune de l'URSS par l'Allemagne et le Japon, les années 38 et 39 furent décisives car le Japon prit la décision de s'étendre vers le Sud et non plus vers le Nord. L'Empire venait de perdre deux batailles décisives aux frontières de l'URSS, les batailles du lac Khassan (juillet 38) et celle de Halhin Gol (une "presque guerre" de mai à septembre 39), convaincant de ce fait que l'armée impériale japonaise, manquant de chars lourds, n'était pas en mesure de tenir tête à l'Armée rouge pour le moment.

 

22 mai 1939
Le Pacte d'Acier est le pacte germano-italien signé à Berlin par les ministres des Affaires étrangères allemand et italien, Joachim von Ribbentrop et Galeazzo Ciano. Il s’agit d’un pacte militaire offensif, qui scelle de manière officielle l'union des forces de l'Axe.

 

23 août 1939

Le Pacte germano-soviétique (Molotov-Ribbentrop), officiellement traité de non-agression entre l'Allemagne et l'Union soviétique, est un ensemble d'accords diplomatiques et militaires signés à Moscou, par les ministres des Affaires étrangères allemand, von Ribbentrop, et soviétique, Molotov, en présence de Staline.

 

1er septembre 1939  
L'armée allemande entre en Pologne à 4h30 (opération "Fall weiss" 1 septembre – 6 octobre), Français et Britanniques mobilisent le lendemain et déclarent la guerre à l'Allemagne le 3 septembre.

L'armée polonaise compte : 39 divisions, 880 chars, 400 avions (950 000 hommes) et l'armée allemande : 60 divisions, 2750 chars, 2315 avions (1 500 000 hommes), et ce sans prendre en compte les 51 306 Slovaques (contingent de 3 divisions) et les 466 516 Soviétiques (attaque du 17 septembre avec 33 divisions sans déclaration de guerre).

Pour un complément, voir plus bas l'aparté sur les Forces polonaises libres.

 

Invasion de la Pologne.jpg

 

 

30 novembre 1939
La guerre d'Hiver, connue également sous le nom de guerre russo-finlandaise, éclata avec l'invasion de la Finlande par l'Union soviétique. La résistance acharnée des Finlandais face aux forces de l'Armée rouge, qui luttaient pourtant à 4 contre 1, dura jusqu'au traité de Moscou du 12 mars 40, soit 105 jours. L'URSS annexe l'isthme de Carélie et créait ainsi une zone tampon pour protéger la ville de Leningrad qui était trop proche de la frontière précédente.

 

9 avril 1940
L'opération "Weserübung" était le nom de code allemand désignant l'attaque par l'Allemagne nazie du Danemark et de la Norvège, marquant le début de la campagne de Norvège. Opération menée ouvertement comme une manœuvre préventive allant à l'encontre de l'occupation planifiée et ouvertement discutée de ces deux pays par une force franco-britannique.

Capmagne de Norvège.jpg

 

 

10 mai 1940
Le nom de bataille de France désigne l'invasion allemande des Pays-Bas, de la Belgique, du Luxembourg et de la France. L'offensive met fin à la « drôle de guerre », et, après la percée allemande de Sedan, se termine le 22 juin par la défaite des forces armées françaises et la signature de l'armistice par le gouvernement Pétain. Le nom de code de cette opération : "Fall Gelb".

 

Plan d'invasion de la France I.jpg

 

 

Bataille de France - Forces en présence
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Nation                nombre de divisions    nombre de canons    nombre de blindés    nombre d'avions
------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
France                                           86                       10 700                        2 268                 1 400
Royaume-Uni                                10                         1 300                           310                    460
c.à.d les forces du BEF (British Expeditionary Force) en France.
Belgique                                       22                          1 400                           280                    250
Pays-Bas                                        9                             700                              1                     175
Luxembourg                                   1                                 ?                               ?                        ?
Pologne                                  2 (+2)                                 ?                             45                      75
c.à.d les forces reconstituées en France.
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Total des armées alliées            145                         14 100                         2 724                2 285
Allemagne                                  141                           7 000                         2 550                4 020

 

 

L'opération Lion de mer (Sea Lion) était le plan d'invasion allemand du Royaume-Uni. Retardé à fin 1940, il fut définitivement abandonné en 1943. La bataille d'Angleterre faisait partie de l'Opération Adler initialement prévue pour donner à la Luftwaffe la supériorité aérienne sur le front ouest et permettre l'invasion des troupes au sol. Mais ces plans changèrent et l'Opération Adler devint le Blitz, c’est-à-dire le bombardement stratégique et intensif des villes britanniques.

 

12 juin 1940
La Russie envahit les pays baltes (Estonie, Lettonie, Lituanie).

 

17 juin 1940  
Quelques jours après la déclaration de guerre de l'Italie au côté de l'Allemagne (10 juin) et l'entrée de la Wehrmacht à Paris (14 juin), le maréchal Pétain, nouveau chef du gouvernement français, demande l'armistice. Le lendemain, depuis Londres, le général de Gaulle lance à la B.B.C. un appel à poursuivre la guerre.

 

À peine la France a-t-elle signé l'armistice, que l'URSS lance un ultimatum à la Roumanie (clause secrète du Pacte germano-soviétique). Le 28 juin 40, l'URSS occupe la Bessarabie et la Bucovine du nord.

 

Juillet 1940
En mars 39, le Portugal avait signé un traité d'amitié et de non-agression avec l'Espagne franquiste et en juillet 1940, un protocole additionnel fut ajouté au traité d'amitié et de non-agression aussi connu sous le nom de Pacte Ibérique.

Ce pacte de non agression avait pour buts de protéger et respecter les frontières mutuelles du Portugal et de l’Espagne, de n’aider aucun belligérant (Anglais pour les Portugais et Allemands pour l'Espagne) à violer le territoire de l’autre pays, de ne passer quelque pacte sans l’accord de l’autre. Ainsi les neutralités portugaises et espagnoles étaient liées.

 

Juillet 1940

La loi US "Two Ocean Navy Act" "Marine des deux océans" est signée. Elle prévoit une nouvelle augmentation (70%) du volume de la flotte américaine pourtant déjà en phase de modernisation accélérée. Cela répond aux craintes de la disparition de la puissance navale britannique en Atlantique ainsi qu'à un passage des bâtiments de la Marine française aux mains des Axistes ; les deux océans Pacifique et Atlantique doivent être sécurisés.

 

Août 1940

Sous « l'arbitrage » de Hitler, la Roumanie se soumet au Second arbitrage de Vienne*, et cède le 30 août 40 la Transylvanie du nord au Royaume de Hongrie, et le 7 septembre 40, par les Accords de Craiova, rend la Dobroudja du Sud à la Bulgarie.

* Le premier arbitrage de Vienne est l’annexion de novembre 1938, par la Hongrie dirigée par le régent Horthy, de la lisière méridionale de la Slovaquie appelée aussi « Haute-Hongrie ».

 

Partition de la Roumanie.png

 

Aparté sur la Roumanie :

En mars 1938 le roi Carol II, dans un contexte de crise économique, politique et institutionnelle, abolit la démocratie parlementaire et s'arroge les pleins pouvoirs (période dite de la dictature carliste).

Pour éviter le sort de la Pologne voisine, rayée de la carte de l'Europe par l'Allemagne nazie et l'URSS, Carol II remplace ses ministres anglophiles et francophile et, après la cession de la Bessarabie et de la Bucovine du nord, laisse Adolf Hitler arbitrer les conflits territoriaux avec la Hongrie et la Bulgarie. Ce « prix de la paix » précipite la chute du roi : le mouvement nationaliste de la Garde de fer, par un coup d'État, aboutit à l'abdication et à l'exil de Carol II le 6 septembre 1940 au profit de son fils Michel Ier, roi mais dépourvu de tout pouvoir. Le 23 novembre 1940 la Roumanie deviendra alors membre de l'Axe.

 

 

Septembre 1940
Le Japon entre dans l'Axe à l'occasion de la signature du Pacte défensif tripartite. Ce pacte, contrairement au Pacte anti-Komintern, n'est pas dirigé contre l'URSS mais vise plutôt à se prémunir d'éventuelles ripostes militaires des USA.

 

22 septembre 1940
La main-mise japonaise sur l’Indochine, précédant d'un an le déclenchement de la guerre du Pacifique proprement dite, aboutit à l'occupation d'une partie de l'Indochine française.

 

Octobre 1940

L'entrevue de Montoire est la rencontre qui eut lieu le 24 octobre 1940 entre le maréchal Pétain et Adolf Hitler dans la gare de Montoire-sur-le-Loir. Elle devait poser les bases d'un dialogue entre la puissance occupante et le Régime de Vichy.

La veille, le 23 octobre, à Hendaye près de la frontière hispano-française, Hitler avait eu une entrevue avec le général Franco dans le but d’entraîner l'Espagne dans la guerre, avec une aide à la reprise de Gibraltar. Rem. un protocole d'accord d'entrée en guerre, à la discrétion de l'Espagne sur la date, a bien été signée mais jamais mise en application.

 

28 octobre 1940
l'Italie envahit la Grèce à partir de l'Albanie qu'elle occupe.

 

Octobre 1940 - mai 1941
Guerre franco-thaïlandaise déclenchée par la Thaïlande, belle victoire navale des français de Vichy. Médiation des Japonais.

 

Novembre 1940

L'Allemagne nazie étend rapidement son influence dans les Balkans. La Roumanie et la Hongrie s'allient avec l'Allemagne en signant le pacte tripartite ; le régime nazi cherche ensuite à obtenir la signature de la Bulgarie, puis celle des Yougoslaves. Le gouvernement yougoslave s'allie à l'Allemagne nazie fin mars 41, mais il est renversé par un coup d'État deux jours plus tard.

 

19 février 1941

Décision d'envoyer un corps expéditionnaire allemand - Deutsches Afrikakorps ou DAK - (pour un total de 45 000 hommes, 300 avions et 250 chars) commandé par le général E. Rommel en Libye italienne pour soutenir les troupes de Mussolini contre le corps d'armée britannique.

 

Avril 1941
L'invasion de la Yougoslavie par les forces de l'Axe, dite également Guerre d'avril, marqua le déclenchement de la campagne de Yougoslavie. L'invasion était désignée par l'Allemagne et ses alliés sous le nom de code "opération 25".

Invasion de la Yougoslavie et de ka Gréece1.PNG

 

 

En même temps, la bataille de Grèce (opération "Marita") est une bataille qui s'est déroulée sur le territoire grec et en Albanie. Elle a opposé les forces de l'Axe aux Alliés (Grèce et Commonwealth britannique). Cette bataille est la suite de la guerre italo-grecque commencée en octobre 1940 à partir de l'Albanie.

 

Invasion de la Yougoslavie et de ka Grèce2.PNG

 

Avril 1941

Signature du pacte nippo-soviétique de non-agression à Moscou. L'URSS s'engage à respecter l'intégrité du Mandchoukouo tandis que le Japon s'engage à respecter l'intégrité de la République populaire de Mongolie. L'URSS souhaitant éviter un déploiement de ses forces en Extrême-Orient pour pouvoir se concentrer sur le théâtre européen.

 

Avril 1941

La guerre anglo-irakienne est le nom d'un bref conflit entre le Royaume-Uni et le gouvernement nationaliste du Royaume d'Irak du 18 avril au 30 mai. La guerre se termina avec un renforcement de la présence britannique dans le pays et un ressentiment accru des nationalistes irakiens pro-axistes. L'Irak servit plus tard de base arrière pour l'invasion britannique de l'Iran en août.

 

Aparté sur la Guerre du Levant du 8 juin au 11 juillet 1941

L’Allemagne fournit des armes et un appui financier à l’Irak. En parallèle, l’Allemagne demande au gouvernement de Vichy que les avions allemands fassent escale en Grande Syrie (Syrie et Liban), qui est sous mandat français. A partir du 9 mai, une centaine d’avions atterriront sur les aéroports syriens. En outre, Vichy accepte que le réseau ferroviaire soit utilisé par les Allemands afin d’acheminer des armes vers l’Irak.

Il apparaît aux Britanniques et aux gaullistes que l’utilisation des aéroports par l’Allemagne est une menace trop importante. Ils décident d’intervenir militairement au Levant, une opération conjointe se met en place (Opération Exporter). L’avancée des troupes aéroportées allemandes en Crète en mai 1941 pousse Churchill à intervenir. Le 8 juin 1941, les troupes alliées entrent au Levant, l’armée composée de troupes britanniques, hindoues et gaullistes traverse la frontière et se dirige vers Damas. L’armée du Levant (35 000 hommes, dont 25 000 Syriens et Libanais, 8 000 Français, quelques centaines d'Allemands, et surtout 90 chars opérationnels) résiste mais le 21 juin, Britanniques et gaullistes entrent dans Damas. Les combats se poursuivent avec des pertes lourdes des deux côtés, et Damas est bombardé par des avions allemands. Le 11 juillet, les négociations de l’armistice débutent entre la délégation vichyste et les délégations anglaise et France libre.

 

22 juin 1941  
Après deux années d'entente bienveillante, Hitler s'en prend à l'Union soviétique. L’opération "Barbarossa" (en référence à l'empereur Frédéric Barberousse) est le nom de code de l'invasion. Du côté de l'Axe, 134 divisions de combat et 73 en réserve pour 3,117 millions d'allemands (et en plus, 470 k roumains, 62 k italiens, 50 k slovaques), environ 3.600 chars et 4.400 avions, se déchaîne sur un front de 1.600 km et dans trois directions. L'armée Rouge aligne elle, sur le front occidental, plus de 3 millions d'hommes, soit 170 divisions, 16.000 chars et 12.000 avions dont la plupart sont de vieux modèles. Les 170 divisions seront pratiquement annihilées mais 57 divisions en cours de mobilisation et les réserves stratégiques (dont les forces du front asiatique) sauveront les soviétiques...

 

Operation_Barbarossa.png

 

 

Le Tannou-Touva (petit État asiatique) entre en guerre aux côtés des Alliés le 25 juin 1941. En octobre 44, le Touva fut annexé par l'URSS.

 

La guerre de Continuation, elle se nomme ainsi pour la distinguer tout en la reliant avec la guerre d'Hiver, est le conflit qui opposa la Finlande et l'URSS de juin 41 jusqu'à septembre 44 avec pour but de reprendre la Carélie annexée (et rien de plus, au grand dol d'Hitler). L'Allemagne fournit un important soutien matériel et une coopération militaire à la Finlande qui déploie 500 k combattants, se trouvant de facto en état de cobelligérance avec le Troisième Reich.

La Finlande accordera un accès militaire et des bases aériennes aux allemands (armée de Norvège) notamment pour une opération contre le port de Mourmansk qui échouera entre juillet et octobre 41.

 

Aparté sur la Bulgarie "passive voire neutre"
Le Royaume de Bulgarie déclare la guerre (une guerre symbolique en fait
au Royaume-Uni et aux États-Unis en décembre 1941, mais pas à l'Union soviétique, et ne participe donc pas à l'invasion de l'URSS. C'est surtout contre la Yougoslavie et contre la Grèce que l'armée bulgare aide sans plus la Wehrmacht. En septembre 1944, l'URSS déclarera la guerre à la Bulgarie et l'armée bulgare n'opposera aucune résistance. Un armistice sera conclu avec les Alliés, les territoires annexés par le roi Boris III seront évacués et son armée rejoindra ensuite les forces alliées, combattant aux côtés de l'Armée rouge contre les allemands en Yougoslavie.

 

Juillet 1941
les USA imposent un embargo sur le pétrole à destination du japon, suivi de suite par les Indes néerlandaises et le Royaume-Uni.
 

Août 1941
L’invasion anglo-soviétique de l'Iran (opération Countenance) est l'invasion militaire de l'État impérial d'Iran par le Royaume-Uni et l'Union soviétique entre août et septembre 1941. Le but de l'invasion était de sécuriser les champs pétroliers britanniques à Abadan et de garantir une route de ravitaillement vers l'URSS.

Le chah Reza Pahlevi, jugé coupable de trop de sympathie avec l’Axe fut déposé, et remplacé sur le trône par son jeune fils Mohammad. Il signe un traité d'alliance avec les Britanniques et les Soviétiques en 1942 et, en 1943, l'Iran déclare la guerre à l'Allemagne nazie.
 

7 décembre 1941  
Attaque aéronavale japonaise contre la flotte américaine du Pacifique, basée à Pearl Harbor, dans les îles Hawaii. Les États-Unis entrent en guerre contre le Japon (8 décembre) et l'Allemagne déclare la guerre aux USA (11 décembre).

 

8 décembre 1941

Les Japonais commencent à envahir la Malaisie britannique (avec la forteresse de Singapour en ligne de mire) ainsi que la Thaïlande, qui à son corps défendant signe un traité d'alliance avec le Japon. Suivront les Indes orientales néerlandaises (l'Indonésie), puis les Philippines sous domination américaine et Guadalcanal, la plus importante île des Salomon au dessus de l'Australie.

 

 

Expansion japonaise.jpg

 

 

23 octobre 1942  
Déclenchement d'une contre-offensive britannique victorieuse à El-Alamein, à l'ouest d'Alexandrie. L'Afrika Korps de Rommel est mis en déroute. Au même moment, les Anglo-Américains débarquent au Maroc et en Algérie (opération "Torch", le 8 novembre).

 

Opération Torch.png

 

 

Novembre 1942
Lancement de l'opération Anton par les armées allemande et italienne. La France partagée en deux prend fin, la zone sud est occupée, en réponse au débarquement des Alliés en Afrique du Nord française. Cela conduit au sabordement de la flotte française de Toulon c.à.d la perte de trois cuirassés, sept croiseurs, vingt-huit destroyers et vingt sous-marins.

 

Février 1943  
Capitulation de la VIe armée allemande du maréchal Paulus à Stalingrad, sur la Volga. L'avance germanique à l'Est est définitivement stoppée.

Reprise après 6 mois de combats acharnés de Guadalcanal, la plus importante île des Salomon, par les américains.

 

10 juillet 1943  
Débarquement allié en Sicile, qui entraîne la chute de Mussolini (25 juillet). Le nouveau dirigeant italien, le maréchal Badoglio, entame les négociations avec les Alliés.

 

6 juin 1944  
Débarquement allié en Normandie (opération "Overlord", le jour J). Le front de l'Ouest est ouvert.

La tenaille alliée se referme alors à l'Est avec, à la suite, l’opération Bagration qui est une offensive menée par l'Union soviétique du 22 juin au 19 août, où l'Armée rouge déploie une puissance qui stupéfie tous les camps belligérants. Sur une ligne de front s'étendant sur 1 000 km, les Soviétiques avancent de 600 km en deux mois.

 

Octobre 1944  
Belgrade est libérée par Tito et la résistance yougoslave.

Début de la Campagne des Philippines (jusqu'à fin de la guerre) vit la reconquête par les Alliés des Philippines occupées depuis 42 par l'Empire du Japon.

 

Février 1945  
Conférence à Yalta entre Staline, Roosevelt et Churchill : les futures frontières orientales de la Pologne et le principe des zones d'occupation en Allemagne sont adoptés. L'Union soviétique s'engage à déclarer la guerre au Japon dans les trois mois.

 

Début de la conquête de Iwo Jima, une île stratégique au plus près du Japon, c'est la scène mondialement connu du cliché photographique de la bannière étoilée plantée par 6 marines au sommet du mont Suribachi.

 

Avril 1945  

Début de la conquête de Okinawa, une autre île stratégique aux portes du Japon, 50 bâtiments alliés sont coulés ou endommagés par des opérations kamikazes (10 attaques suicides de 1500 avions).

 

8 mai 1945  
Capitulation sans condition du IIIe Reich à Berlin, quelques jours après la prise de la ville et la reddition des troupes allemandes d'Italie (2 mai).

 

6 août 1945  
Explosion d'une bombe atomique américaine à Hiroshima, suivie d'une seconde à Nagasaki le 9. Entre-temps, l'U.R.S.S. est entrée en guerre contre le Japon (8 août) et lance une irrésistible offensive en Mandchourie.

 

2 septembre 1945  
Signature de la capitulation sans condition de l'Empire nippon : la Seconde Guerre mondiale est terminée.

 

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Je complète mon post avec quelques repères en termes de chiffres des constructions allemandes ; ceci ayant pour but de mettre en relief que dans le jeu, on peut y aller de bon cœur car on est souvent loin d'égaler la réalité...

 

La Luftwaffe est la composante aérienne de la Wehrmacht pendant la Seconde Guerre mondiale.
- chasseur Messerschmitt Bf109 produit à plus de 33 000 unités.
- chasseur Focke-Wulf Fw190 produit à plus de 20 000 unités.

- bi-moteur chasseur (de nuit avec radar embarqué) Messerschmitt Bf110 produit à plus de 6 000 unités.
- BEP (bombardier en piqué), le Junkers Ju87 "Stuka" produit à plus de 5 700 unités.

- bi-moteur BEP, le Henschel Hs 129 « tueur de chars »  employé essentiellement sur le front russe produit à 865 unités.
- bi-moteur BEP et naval car polyvalent, le Junkers Ju88 produit à plus de 15 000 unités.

- bi-moteur avion de reconnaissance, le Focke-Wulf Fw 189 produit à 864 unités. 

De 1935 à 1945, la Luftwaffe a aussi utilisé 2 900 avions de reconnaissance Fieseler Fi 156 surnommé Storch, monomoteur léger à décollage et atterrissage court.

Environ 3800 Junckers JU 52/3m (trimoteurs de transport) ont été construits de 1933 à 1945. Pour info. les Allemands perdent 250 avions de transport sur la Hollande de part les opérations aéroportées. La Luftwaffe dispose encore de 750 avions de transport à fin 42.

 

Le projet WUNDERWAFFEN (les armes miracles côté aérien)
Le Me 163 "Komet", un avion-fusée avec des pointes à plus de 950 km/h conçut comme intercepteur de bombardiers. Il tua certainement plus de ses pilotes que d'adversaires en combat. Production à partir de 1944 à 370 exemplaires.

 

Le Me 262 "SCHWALBE", environ 1400 unités du Me-262 un avion à réaction furent construites, mais seuls 200 au maximum ont finalement été opérationnelles. Et ce petit nombre put détruire, selon les sources, entre 300 et 400 avions alliés.

 

Un second avion à réaction a marqué l'Histoire, il s’agit de l’Arado Ar 234. Construit comme bombardier en 244 exemplaires, il fut finalement utilisé en tant qu’avion de reconnaissance grâce à sa vitesse qui le protégeait amplement des chasseurs et de la DCA alliés, mais ne servit quasi jamais comme bombardier.

 

Le V1, "avion sans pilote" chargé d’explosifs qui est catapulté à partir d’une rampe. Vient ensuite le V2, véritable fusée, qui décollant à la verticale, se dirige par un système de guidage. Plus de 13 000 V1 et environ 2 500 V2 seront lancés sur la Grande-Bretagne et sur Anvers à partir de septembre 1944.

 

 

Les divisions Panzer (pour la composante char) :

Chars légers
Panzerkampfwagen I (3970 unités)
Panzerkampfwagen II (3996 unités)

 

Chars moyens
Panzerkampfwagen III (5728 unités)
Panzerkampfwagen IV (plus de 11900 unités)
Panzerkampfwagen 35(t) - tchécoslovaque à l'origine, (219 unités capturées et réutilisées)
Panzerkampfwagen 38(t) - tchécoslovaque à l'origine, (1411 unités produites de 39 à 42)
Panzerkampfwagen V Panther (environ 6000 unités)

 

Chars lourds
Panzerkampfwagen VI Tiger (1355 unités)
Panzerkampfwagen VI Königstiger (485 unités)

 

Canons d'assaut automoteurs (utilisés car polyvalent en chasseurs de chars sur le front russe)

Sturmgeschütz III alias StuG III (10500 unités)

Sturmgeschütz IV alias StuG IV (1140 unités)

+ d'autres variantes à partir de châssis de récupération.

 

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====  chasseur de chars / canons automoteurs (canons d'assaut) ===

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Cette description peut prêter à confusion entre un chasseur de chars et un canon automoteur. 
La différence réside dans le fait qu'un canon automoteur est un véhicule qui bombarde en arrière des lignes, doté d'un blindage faible et d'un canon de gros calibre, mais assez court, presque un obusier, qui n'est absolument pas prévu pour détruire des chars. Il devient canon d'assaut en première ligne quand son blindage le permet (StuG III) pour soutenir les divisions d'infanterie.
Le chasseur de chars, lui, hérite d'un canon plus gros mais surtout plus long, afin de maximiser la vitesse initiale de ses projectiles, favorisant ainsi la pénétration de blindage, et les trajectoires tendues nécessaires à une visée correcte.

On peut citer plusieurs modèles de chasseurs de chars allemands parmi les plus connus :
- Les StuG III et IV à canon long de 75 mm : Il s'agit à la base d'artillerie automotrice, ce qui ajoute encore à la confusion, mais ils sont munis d'un canon beaucoup plus long qui leur donne un rôle efficace en lutte anti blindés.
- Le Jagdpanzer 38(t) Hetzer : basé sur le Panzer 38(t), ce chasseur de chars combine un efficace canon de 75 mm avec une petite taille, ce qui le rend très difficile à détruire.
- Le Jagdpanzer IV L48 puis L70 basé sur le châssis du Panzer IV et doté d'un canon de 75 mm.
- Le Jagdpanther, basé sur le châssis du Panther. Par rapport au char, il troque son canon de 75 contre un de 88 mm, mais garde sa mobilité par l'allègement structurel dû à la perte de la tourelle et de son mécanisme.
- Le Jagdtiger, sur base du Tigre royal. C'est le plus gros véhicule de la 2nd guerre mondiale à être produit en série (petite série). Il pèse plus de 70 tonnes, et son canon de 128 mm est alors le plus gros canon anti-char jamais installé sur un véhicule.

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L'infanterie motorisée/mécanisée ou à pied :

Oui, les armées de la Seconde guerre mondiale utilisaient massivement les chevaux, elles n'étaient absolument pas motorisées pour la plupart (seule l'armée américaine étaient entièrement motorisée à la fin de la guerre). On estime l'utilisation à environ 2,75 millions chevaux par l'armée allemande, soit plus que pour la Première guerre mondiale, à Barbarossa pas moins de 625 000 chevaux rien que pour tracter l'artillerie. L'armée soviétique compte pour sa part l'utilisation de 3,5 millions chevaux.

 

Pour les auto-mitrailleuses

Les modèles Sd.Kfz.221/222/223 des autos blindés à 4 roues de reconnaissance.

SdKfz xxx (plus de 3 340 unités).

 

Les modèles Sd.Kfz.231 des autos blindés lourdes à 8 roues de reconnaissance.

SdKfz xxx (plus de 1 235 unités).

 

Pour les auto-chenilles

Le Sd.Kfz 10 était une autochenille non blindée, elle pouvait transporter huit hommes et tracter des canons antichars. Le concept sur lequel se basait le véhicule fut développé davantage avec le SdKfz 250. SdKfz xx (plus de 17 000 unités entre 1937 et 1944)

 

Le Sd.Kfz 251 (Sonderkraftfahrzeug, littéralement : véhicule de combat spécial) était une autochenille blindée de combat.
Le modèle 250 avait quatre axes de roues en contact avec le sol alors que le 251 en avait six ; le 250 ne pouvait emporter qu'une tonne de charge quand le 251 pouvait emporter une charge de trois tonnes ; enfin le 250 transportait 6 hommes tandis que le 251 pouvait emmener 12 hommes.

SdKfz xxx (plus de 15 200 unités entre 1939 et 1945)

 

Pour les "chenillés"

Le Raupenschlepper Ost, littéralement le « tracteur chenillé - Est », abrégé à RSO. Ce véhicule entièrement chenillé et léger fut conçu en réponse aux pauvres performances des véhicules à roues et half-tracks dans la boue et la neige durant le premier hiver passé par l'armée allemande sur le front soviétique.

On estime à environ 23 000 le nombre d’unités produites entre 1941 et 1945 surtout en tant que tracteur d'artillerie.

 

Pour les camions/motos/voitures

Camions des Opel "Blitz" à 130 000 unités.
Motos et side-cars plus de 52 500 unités de 1935 à 1945, utilisés pour la reconnaissance/liaison/appui mobile à l'infanterie. les alliés préféreront la jeep du fait de la charge embarquée.

Voitures plus de 70 000 unités de tous modèles.

 

Pour l'armement  anti-chars

Le Panzerfaust (« le poing blindé ») est le nom d'une famille de lance-grenades antichars sans recul à un coup, produite à partir de 1942 afin de doter les soldats d'une arme antichar individuelle à coût réduit mise en œuvre par un homme seul.
Production : plus de huit millions d'exemplaires.

Le Panzerschreck (« la terreur du char ») est le lance-roquettes anti-char allemand.
En 1943, les troupes allemandes qui combattent les américains en Afrique du Nord capturent de nombreux exemplaires du bazooka. Ne disposant à l'époque que du Panzerfaust à usage unique pour 30 mètres de portée, les militaires allemands décidèrent de se doter d'un lance-roquettes, d'une portée de 220 m, capable d'être utilisé plusieurs fois, à l'image du bazooka américain.
Production : 314 895 lance-roquettes et 2 218 400 roquettes.

 

Pour l'artillerie lance-roquettes

Les Nebelwerfer sont des lance-roquettes multiples montés sur roue et tirant en rafale dans le but de créer un tir de barrage et de destruction très important et faisant un même bruit assourdissant. Leur puissance de feu était néanmoins altérée par une forte imprécision du tir.

Développés avant le début du conflit, ils servirent au front dès mars 1940. Ils ressemblent beaucoup à leurs concurrents soviétiques, les Katiouchas utilisés à partir de juillet 1941 (alias orgue de Staline) et ceux des Alliés, les Land Mattress beaucoup plus tardifs 1944.

 

Pour l'artillerie de siège allemande (lourde à très lourde)

Modèle ferroviaire de 28 cm, Kanone 5 dit K5
Pièces d'artillerie montées sur rails au nombre de 25 exemplaires. Le haut commandement allemand leur confie divers rôles. En général ils entrèrent en action comme pièce de siège mais ils peuvent aussi assurer des feux de contrebatterie comme à Anzio (Italie).

Les premiers K5 furent affectés dans le Pas-de-Calais en vue d’appuyer l’opération Seelöwe (le débarquement en Angleterre) qui fut par la suite abandonnée. Mais ils restèrent stationnés entre Boulogne et Calais pour pilonner la côte anglaise. Par la suite ces batteries furent affectées pendant l’opération Barbarossa aux groupes d’armées en Russie. Les K5 furent utilisés aux sièges de Sébastopol, de Leningrad, et de Stalingrad. En dehors des périodes de tir, les pièces ainsi que leurs wagons d’accompagnement trouvent refuge dans les abris naturels des carrières ou sous les tunnels de chemin de fer traversant les collines.

 

Modèle tracté Haubitze M1 de 35.5 cm, 8 exemplaires.
Modèle auto-moteur Karl Gerät de 54 à 60 cm, 7 exemplaires. Utilisés au siège de la forteresse de Brest-Litovsk et à Sébastopol.
Modèle ferroviaire Gustav de 80 cm, 2 exemplaires. Conçus à l'origine pour traiter la Pb de la Ligne Maginot mais sortis trop tardivement, peu utilisés si ce n'est au siège de Sébastopol.

 

Pour info, Artillerie sur voie ferrée - AVF (très utilisé pendant la Grande guerre) :
L'Armée française dispose de 15 de ces monstres en 1939. Des pièces sur rails de (cuirassés) 340 mm tirants jusqu'à 44 km. Plusieurs tubes capturés par l'Armée allemande ou remis après l'armistice furent réemployés sur le front de l'Est ainsi que sur le mur de l'Atlantique.

 

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La Kriegsmarine est le nom allemand de la marine de guerre entre 1935 et 1945.
un plan ambitieux avant-guerre fut lancé avec pour but de lui redonner toute sa puissance : le plan Z.

 

Sous-marins :
SM III de 1940 : produit à 568 unités durant la guerre.
SM IV de 1944 : produit à 118 unités durant la guerre.

Sur les 1200 U-Boote de tous types mis en service de 1935 à 1945. 

Cuirassés "de poche" :
Deutschland, rebaptisé Lützow en novembre 1939
Admiral Scheer
Admiral Graf von Spee

Croiseurs lourds :
Admiral Hipper
Blücher
Prinz Eugen
Seydlitz (construction stoppée)
Lützow (construction abandonnée, coque vendue à l'URSS en 1940)

Croiseurs de bataille :
Scharnhorst
Gneisenau

Cuirassés :
Bismarck
Tirpitz

Porte-avions :
Graf Zeppelin (construction plus ou moins achevée sans mise en service)
Seydlitz (coque de croiseur lourd transformé en porte-avions en 1942, jamais achevé)

 

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[ Différents types de trains blindés soviétiques ]
Adaptés aux immensités russes, les BP (BronePoyesd - trains blindés) sont des outils de défense des chemins de fer qui sont vitales au ravitaillement de l'Armée rouge. Ils défendent ponctuellement des noeuds ferroviaires, des ponts, des gares.
Constitués généralement d'une locomotive blindée, de voitures blindées avec canons (tourelles de chars) et de wagons de défense anti-aérienne.

  +

- Autorails MBV alias "croiseur ferroviaire" : motrice diésel, ce sont des wagons blindés avec tourelles de chars + mitrailleuses anti-aérienne.
- Trains blindés PVO spécialisés anti-aérien : au nombre de 27 en début de guerre, 93 en 1944. Plus de 200 seront construits durant le conflit.
- Automitrailleuses ferroviaires : de type BA-64, polyvalentes pour routes et chemins de fer, construites à plus de 153 ex. Avec pour mission la reconnaissance à l'avant des trains sur 10 à 15 km.

 

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Programme Prêt-Bail

Le programme Prêt-Bail (Lend-Lease) de mars 1941 à 1945, était un programme d'armement mis en place par les États-Unis, afin de fournir aux pays amis du matériel de guerre sans intervenir directement dans le conflit (avant l'entrée en guerre des États-Unis). Il faut noter aussi le grand effort du Royaume-Uni et de ses dominions pour envoyer du matériel à l'URSS : entre autres exemples, 14 % de la production de chars britannique entre 1941 et 1945 est allée à l'armée soviétique.

 

- Quelle a été l’importance du prêt-bail américain ?
Pendant la guerre, les usines soviétiques produisaient plus de 29,1 millions d’armes légères de tous types, alors que seulement 152 000 armes légères (0,5 % du total) ont été fabriqués par les usines américaines, britanniques et canadiennes. En regardant les systèmes d’artillerie de tous calibres nous voyons une image similaire – 647 600 armes et mortiers  soviétiques contre 9 400 d’origine étrangère, ce qui représente moins de 1,5 % du total.

 

Les chiffres sont moins sévères pour les autres armes : le ratio entre la production intérieure de chars et d’artillerie automotrice, et celle des alliés est respectivement de 132 800 contre 11 900 (8,96 %), et pour les avions de combat – 140 500 contre 18 300 (13 %).

 

Sur les près de 46 milliards de dollars qui ont été dépensés pour l’ensemble des aides de prêt-bail, les États-Unis ont attribué $ 9,1 milliards – c.à.d seulement un peu plus de 20 % des fonds – à l’Armée Rouge. Durant cette période, l’Empire britannique a reçu plus de $ 30,2 milliards, la France – $ 1,4 milliards, la Chine – $ 630 millions et même l’Amérique latine a reçu $ 420 millions. Des fournitures en prêt-bail ont été distribuées à 42 pays.


[Prêt en force navale]
Types de bâtiments            Royaume-Uni    Union soviétique       Brésil    France
Porte-avions d'escorte                         23             0                               0         0
Croiseurs (ancien)                                 0             1                               0         0
Destroyers (ancien)                             50             0                               0         0
Destroyers d'escorte                            78             0                              8         6
Frégates                                               20           28                              0         0
Patrouilleurs côtiers                               0           12                              8         3
Chasseurs de mines                              0         250                              8         5
Dragueurs de mines océaniques        165          24                              0         0
Dragueurs de mines côtiers                   0           29                              0         3
TOTAL                                                336         344                            24       17


- Quelle était la qualité de l’équipement militaire du prêt-bail ?
Sur les 711 avions de chasse qui étaient arrivés en URSS à partir du Royaume-Uni à la fin de 1941, 700 étaient des modèles désespérément archaïques tels que Kittyhawk, Tomahawk, et Hurricane, qui étaient nettement inférieurs aux Messerschmitts allemands et aux soviétiques Yakolev Yaks.

Une situation similaire a été observée avec le char léger britannique Valentine que les opérateurs de char soviétiques avaient surnommé « Valentinas », et le char mi-lourd Matilda, auquel avait été réservé une expression plus cinglante : « Adieu patrie ». Leur blindage mince hautement inflammable avec son moteur à essence, leurs transmissions plus que préhistoriques, en faisaient une proie facile pour les artilleurs Allemands et les lance-grenades.


- Il y avait 3 routes pour approvisionner L'URSS :
l'une était le détroit de béring bien que dangereux par les sous-marins nippons qui patrouillaient le secteur, mais partir de l'Alaska était assez court et privilégier pour le transports des avions, ensuite il avait le passage par l’arctique et la mer blanche, sur le chemin de l’Angleterre mais dangereux dû aux U-boot dans l'atlantique, enfin le plus long mais le plus sûr était le passage par le golfe persique et l'Iran qui donna le nom de corridor Perse.

Lend lease.jpg

 

Mention spéciale pour le camion Studebaker US6 :

On estime que 152.000 camions ont été livrés à l'Union Soviétique. Il a rempli de nombreux rôles dans l'Armée rouge, comme le remorquage de pièces d'artillerie et de canons antichars et le transport de troupes sur de longues distances mais aussi de tout autre matériels ou équipements et même de lance-roquettes Katyusha. Il était réputé pour sa robustesse et sa fiabilité.

 

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La Marine impériale japonaise de la seconde guerre mondiale

Forces navales des principaux protagonistes au début 1942 dans le Pacifique.

A ce moment du conflit, le Japon possède l'une des meilleures flottes de guerre du monde (moderne et puissante).

 

Équipements principaux              Marine impériale japonaise      US Navy

Navires de lignes (cuirassés)                                             10                  4

Porte-avions                                                                       11                  6

Croiseurs                                                                            38                22

Destroyers                                                                        125                80

Sous-marins                                                                       75                45

 

Des mesures furent prises afin d'augmenter le nombre de porte-avions : de nouveaux devaient être construits mais aussi des conversions de navires déjà existants devaient être opérées (dont des conversions de paquebots). Notons également la mise en service par l'armée de terre impériale japonaise de quatre porte-avions d'escorte depuis des navires transformés servant essentiellement de transport d'avions et de navires de débarquements à partir de 1942.

 

Bilan à la capitulation

Lors de la capitulation du Japon, sur les 12 cuirassés mis en ligne durant le conflit, un seul, le Nagato, était encore à flot mais endommagé. Sur les 20 grands porte-avions, 4 étaient à flots, endommagés à des degrés divers, un autre était en construction, les 5 porte-avions d'escorte étaient coulés. Sur les 18 croiseurs lourds, les 2 seuls survivants étaient gravement endommagés.

 

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Un "porte-avions sous-marin" est un type de sous-marin de croisière équipé avec des hydravions pour des missions d'observation, voire d'attaque. Bien que leur résultats opérationnels sont restés assez faibles. Les plus célèbres étaient sans doute les 3 gros sous-marins japonais de classe I-400 (3 hydravions par sous-marin) et le sous-marin français Surcouf (1 hydravion).
Le HMS M2 est un sous-marin de classe M appartenant à la Royal Navy. Mis en service en 1919, il est reconverti comme porte-avions sous-marin en 1925. Il est le premier du genre (1 hydravion). À la suite d'un accident, il fait naufrage en 1932.

 

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L'US Navy (US), la Royal Navy (UK), la Nippon Kaigun (JAP), la Royale (FR), La Regia Marina (ITA), la Kriegsmarine (GER)
SMS Seiner Majestät Schiff (navire de Sa Majesté), équivalent du HMS britannique ou de l’USS américain.

 

Abréviation : BB cuirassé, BC croiseur de bataille, CA croiseur lourd, CL croiseur léger, CV porte-avions, DD destroyer (alias contre-torpilleurs), SS sous-marin

 

Les types de cuirassés =
avant la sortie du cuirassé Dreadnought, on parle de navires pré-dreadnought.
Du nom du cuirassé anglais HMS Dreadnought (abréviation de which dreads nought, « qui ne craint rien ») sorti en 1906, prototype du cuirassé « monocalibre ».
Suivi rapidement des super-dreadnoughts durant la Grande guerre, puis à partir de 1922, on parle de cuirassés dits modernes.
L'Allemagne est le seul des grands pays à avoir encore un reliquat de pré-dreadnoughts (certes modernisés) à l'entrée de la 2nd guerre mondiale.

Le Japon est le seul des grands pays à avoir des cuirassés dits super-lourds, c'est la classe Yamato (avec le Yamato, le Musashi, le Shinano étant lui converti en P.A). L'URSS aurait pu prétendre à ce terme si l'ambitieux plan naval de Staline de 1938 n'avait pas été freiné puis stoppé avec l'entrée en guerre.

 

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Développement technologique dans la lutte ASM des Alliés entre 39 et 41 :
- le HF/DF alias Huff Duff, un système de repérage par radiogoniométrie, soit la détection d'un signal radio de communication des SM par triangulation. Des stations HF/DF sont construites sur le littoral anglais puis, en 41-42, en mer sur des escorteurs de convois.
- le radar métrique qui donne la distance mais pas précisément la direction. Puis le radar centimétrique sur escorteurs à partir de 41. En parallèle, la version sur avions est aussi généralisée avec une meilleure portée que sur un navire.
- l'Allemagne développera, en contre, un détecteur d'ondes radar informant les U-Boot d'une traque aérienne ou navale.
- L'ASDIC (sonar) équipe certains destroyers de l'UK en 1939 car échaudée lors de la première guerre mondiale par la guerre sous-marine.
L'angle de recherche est cependant limité (5° à l'avant du navire) et de faible portée de détection, 1500 m au max. Il faut de nombreux escorteurs pour efficacement protéger un convoi.

 

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Les tracteurs amphibies plus ou moins blindés selon les modèles, ou Amtracs, transportent approvisionnements et hommes depuis les navires jusqu’aux plages de débarquement. Ils sont armés de mitrailleuses lourdes.
 - en version chars amphibies d'assaut, ce sont des Amtanks, armés d'un canon de 75 mm.
 - en version camions amphibies, ce sont des DUKW. Le DUKW est destiné à décharger les cargos en l’absence de ports.
Ce ne sont pas moins de 15 952 Amtracs, 2 268 Amtanks, et 21 247 DUKW qui seront construits par les USA.

 

Les camions amphibies sont largement utilisés lors des débarquements en Sicile, en Italie et en France. Le DUKW, extrapolation amphibie du camion GMC, est parfaitement adapté aux réseaux routiers européens contrairement aux chenilles des Amtracs, qui seront surtout utilisés dans les sols boueux du Pacifique sud-ouest. Tous ces engins amphibies sont essentiellement des véhicules logistiques.

 

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En parlant des portes-avions, voici un état des autres marines

Le Béarn est le seul porte-avions (cuirassé reconverti en 1927) en service dans la Marine nationale française. Il est accompagné d'un porte-hydravions, le Commandant Teste, capable de faire opérer une vingtaine de bombardiers-torpilleurs et d'hydravions de reconnaissance en utilisant ses quatre catapultes.

Cependant 1 PA léger est en construction depuis novembre 38, le Joffre (40 avions). Un second PA, le Painlevé de la même classe est en attente, ainsi qu'un troisième en prévision qui aurait dû être commencé en juillet 40.

 

Les portes-avions italiens : l'Aquila (paquebot Roma transformé à 90% mais jamais mis en service) et le Sparviero (navire civil Augustus en conversion, mais jamais terminé).

 

Pour l'UK :

En dehors de l'Ark Royal, flambant neuf en 1939 (coulé en nov. 41), elle met en ligne des navires âgés de vingt ans : Le Furious, le Glorious (coulé en juin 40) et le Courageous (coulé en sept.39) sont issus de croiseurs de bataille légers de 1917. Le Furious était déjà un porte-avion en 1918, le premier qui fut opérationnel dans le monde.

donc 6 porte-avions : les HMS Hermes (coulé en avril 42), le HMS Eagle (coulé en août 42), les HMS Furious, HMS Courageous, HMS Argus, HMS Ark Royal, et 4 en construction (HMS Illustrious, Victorious, Formidable, Indomitable lancés entre 40 et 41).

 

Pour les USA :

Les américains commencent le conflit avec 7 porte-avions (mais avec le Hornet en phase d’entraînement), plus 1 en construction : l’Essex.

Le programme de guerre établi en 1942 prévoit la construction de : douze bâtiments type Essex, quatre porte-avions lourds (les futurs Midway), neuf porte-avions légers et une centaine de porte-avions d’escorte. Les Essex bénéficient d’une priorité maximum. Les neuf porte-avions légers, les Independence, sont construits en 18 mois.

 

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Information sur les traités navals

Le traité naval de Washington de 1922 limita les armements maritimes de ses cinq signataires : les États-Unis, le Royaume-Uni, le Japon, la France et l'Italie. 

L'Allemagne ne fut jamais concernée par les traités, ses constructions étaient contrôlées par le traité de Versailles.

Même si les États-Unis avaient la faculté économique de dépasser les autres puissances en termes de construction, la montée de l'isolationnisme impliquait que le soutien politique interne manquait. Les empires japonais et britannique étaient liés par l'Alliance anglo-japonaise qui incluait une défense mutuelle. La perspective d'un traité de limitation offrit au gouvernement américain une chance de satisfaire le sentiment isolationniste tout en offrant aux gouvernements japonais et britannique un équilibre des forces (face aux États-Unis) plus favorable et moins onéreux que celui qu'ils auraient pu obtenir par leurs chantiers navals.

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Le traité naval de Londres est signé en 1930 entre les États-Unis, le Royaume-Uni, le Japon, la France et l'Italie limitant les navires de guerre de chaque marine. C'est une extension du traité de Washington et est officiellement appelé le « Traité pour la restriction et la réduction d'armement naval ».

Les signataires s'engageaient à ne pas construire de nouveaux bâtiments de guerre majeurs. Aucun vaisseau existant ne devait être converti en porte-avions. Le tonnage total des croiseurs, destroyers et sous-marins à être construits a été limité.

Mais la Royal Navy, l'US Navy et la Marine impériale japonaise ont cherché à s'entendre sur des dérogations au traité. Par ailleurs, le Japon dénonça dès 1934 le traité naval de Washington de 1922 et ne s'imposa dès lors plus aucune restriction.

Conséquence politique : assassinat du Premier ministre japonais Tsuyoshi Inukai en 1932 et tentative de coup d'État menée en raison de la ratification de ce traité par le gouvernement du Japon.

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Le second traité naval de Londres est signé en 1936 par la France, le Royaume-Uni et les États-Unis. Le Japon, qui avait été signataire du premier traité de Londres, s'est retiré de la conférence. L'Italie est également sortie des négociations à cause de l'hostilité manifestée à son encontre suite à la Seconde guerre italo-éthiopienne. 

La conférence était destinée à limiter la croissance des armements jusqu'à son expiration en 1942. Le traité a notamment limité le déplacement (taille) des navires et du calibre maximum des canons qu'ils pourraient emporter. Ce traité prit fin officiellement en 1939 avec le commencement de la Seconde Guerre mondiale. 

===

Le traité naval germano-britannique (Anglo-German Naval Agreement : AGNA) était un traité bilatéral signé en 1935 par le Royaume-Uni et le Troisième Reich. 

Torpillant les dispositions du traité de Versailles, il est signé entre Ribbentrop et les Britanniques : la Grande-Bretagne, sans concerter ses Alliés, autorise le Troisième Reich à disposer d'une flotte de guerre au tonnage limité de façon permanente à 35 % de celui de la marine britannique.

Le traité de Versailles autorisait une flotte de guerre de 144 000 tonnes seulement pour l'Allemagne qui avait désormais la possibilité de disposer de 420 000 tonnes, soit près du triple. Aussitôt, Hitler entreprit un vaste programme de construction navale : 2 cuirassés, 2 croiseurs de bataille, 16 destroyers et 28 sous-marins.

 

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Autres informations sur les interventions étrangères lors des conflits chinois et espagnoles

- La Mandchourie alias le Mandchoukouo (1932-1945) :
littéralement : « Nation de Mandchourie », monarchie sous l'empereur Puyi, état satellite de l'empire du Japon.
 

- La Mengjiang alias le Mengkukuo (1936-1945) :
littéralement « Territoires mongols », dictature, état satellite de l'Empire du Japon.


== Aide soviétique à la Chine ==
Pour résister, La Chine a besoin d’une aide extérieure. À partir de 1942, cette aide est essentiellement américaine, mais dès les premiers mois et jusqu’en 1941, la Chine reçoit principalement l’aide de l’URSS, une aide qui privilégie paradoxalement les nationalistes plutôt que les communistes chinois.

Staline se méfie des communistes chinois et de Mao Tsé-toung en particulier se tourne vers les nationalistes de Tchang Kaï-chek. Privilégiant l’intérêt russe, il cherche ainsi à affaiblir le Japon, mais surtout, il veut éviter un effondrement de la Chine qui laisserait à l’armée japonaise les mains libres pour se tourner vers la Sibérie.

La Chine et l’URSS signent un pacte de non-agression le 21 août 1937 et mettent en place une coopération militaire.

L’aide soviétique est acheminée vers les ports chinois via l’Indochine et la Birmanie, c'est la route dite du sud (en septembre 1940, afin de couper cette voie de ravitaillement, les Japonais réalisèrent l'invasion de l'Indochine française), ainsi que par voie aérienne depuis Alma-Ata, la route du nord. L’URSS expédie ainsi à la Chine nationaliste 985 avions, 82 chars de type T-26, 1317 pièces d’artillerie, 1550 camions, 30 tracteurs, 14000 mitrailleuses, 164 millions de cartouches, près de 2 millions d’obus et plus de 80000 bombes.

C’est dans cette période critique que l’Opération Z, l’envoi de volontaires soviétiques en Chine, débute. Cela réunit alors les meilleurs pilotes volontaires et comprend une escadrille de 62 Polikarpov I-16 et d'une escadrille de 31 bombardiers Tupolev SB. En février 1939 ce sont près de 700 pilotes soviétiques qui servent en Chine avec le statut de volontaire.

À la fin de 1939 et au début de 1940, les relations entre l’URSS et Tchang-Kaï-chek se détériorent. Il s’agit d’une conséquence de la signature du pacte germano-soviétique du 23 août 1939. La proposition allemande d’intégrer Moscou dans l’axe Berlin-Rome-Tokyo dépend de la signature d’un traité de non-agression entre le Japon et l’URSS. Moscou cesse temporairement l’envoi d’armes et de matériels militaires à la Chine. À l’été 1940, l'ensemble des aviateurs soviétiques sont rappelés.

De 1937 à 1941, l’URSS aura livré 563 chasseurs et 322 bombardiers ce qui représente un tiers des bombardiers et la moitié des chasseurs reçus par les Chinois durant l’ensemble de la guerre contre le Japon. Le relais sera pris ensuite par les Américains qui jusqu’en 1945, dans le cadre du Lend-lease, fourniront les nationalistes chinois en matériel militaire livrant ainsi par exemple 1038 chasseurs.


== Aide allemande à la Chine ==
Afin d’appuyer la politique anti-communiste de Tchang Kaï-chek, l’Allemagne nazie fournit, jusqu’en 1938, une grande partie des importations d’armes. Les conseillers allemands modernisèrent l’équipement et entraînèrent l’armée nationaliste. Les officiers, y compris le deuxième fils de Tchang, reçurent une éducation et servirent dans l’armée allemande avant le conflit mondial. La coopération cessa avec l'alliance entre l'Allemagne et le Japon, et le régime nazi reconnut ensuite le gouvernement collaborateur chinois de Wang Jingwei comme seul gouvernement légitime du pays.


== Aide américaine à la Chine ==
Le général américain Claire Lee Chennault, devenu peu avant le début du conflit conseiller de l'armée chinoise pour les questions d'aviation, travailla à former le corps de volontaires américains connu sous le nom de Tigres volants (1941-1942) avec une centaine d'appareils Curtiss P-40B, qui constitua le premier engagement militaire officieux des États-Unis dans le conflit sino-japonais.

Les États-Unis fournirent 1,6 milliard de dollars de matériel dans le cadre du Lend-Lease signé en mars 1941 (4e rang des nations aidées). À la fin 1941, après l'attaque de Pearl Harbor, la République de Chine fut admise parmi les Alliés, intensifiant l'aide étrangère. L'US Air Force utilisa plusieurs bases en Chine, d'où elle lança des attaques contre les Japonais dans toute la région.
 

== Légion Condor en Espagne ==
La légion Condor est une force aérienne formée de volontaires à partir d'effectifs de l’armée de l'air de l'Allemagne nazie, qui a combattu en Espagne aux côtés des nationalistes durant la guerre civile, entre juillet 1936 et avril 1939.

Cette légion était équipée à l'origine d'environ 100 avions et comptait 5136 hommes (19000 qui vont se relayer par rotation) avec les éléments suivants :
Des bombardiers, des chasseurs, un groupe de reconnaissance et des avions de reco/bombardement, des hydravions. La légion Condor était une unité autonome et n'était responsable qu'envers Franco. Son général Hugo Sperrle exigea des appareils ayant une meilleure performance et finalement, il reçut des Heinkel He 111, des Junkers « Stuka », des Messerschmitt Bf 109E.

- Une composante terrestre constituait de :
91 canons de DCA de 20 mm, 12 canons de 37 mm, 71 exemplaires du fameux 88 mm, 1123 véhicules (motocyclettes, automobiles, utilitaires légers, moyens ou lourds, tracteurs, autobus), 72 chars Panzer I, 122 pièces d'artillerie.

- Une composante navale constituait de :
14 U-Boote opérèrent clandestinement dans les eaux espagnoles, ils eurent relativement peu de succès dans leurs attaques contre des destroyers républicains.
La Kriegsmarine engagea également les cuirassés Deutschland, Admiral Scheer, Admiral Graf Spee et 6 croiseurs et 12 torpilleurs. Le cuirassé Deutschland, en mai 1937, fut bombardé par deux avions républicains Tupolev pilotés par des Russes, qui le confondirent peut-être avec le cuirassé espagnol nationaliste Canarias (22 marins allemands furent tués).
La Marine fut tout d'abord engagée dans la protection des opérations de transport maritime. Des techniciens allemands étaient chargés de monter des canons et des mitrailleuses sur des navires de la marine nationaliste.


== Corpo Truppe Volontarie en Espagne ==
Le Corps des Troupes Volontaires (Corpo Truppe Volontarie en italien, abrégé CTV) était le nom du corps expéditionnaire italien envoyé en Espagne entre 1936 et 1939 pour soutenir le général Franco et les forces nationalistes durant la Guerre d'Espagne.

Ce furent environ 75000 soldats de l'armée régulière italienne et paramilitaires fascistes qui en firent partie soit 4 divisions d'infanterie. 
Le CTV était en outre composé d'un régiment de chars, dix régiments d'artillerie et quatre batteries d'artillerie anti-aérienne et d'une composante aérienne. L'équipement italien, largement composé de chars légers L3/35 se révéla inefficace contre les chars fournis aux républicains par l'URSS.

Le succès des nationalistes, le 1er avril 1939 signifiait pour le régime de Mussolini le gain d'un nouvel allié. Mais cela avait été fait à prix élevé, tant en hommes qu'en matériel : 3819 hommes furent tués, 12000 blessés, 3400 mitrailleuses, 1400 mortiers, 1800 pièces d'artillerie, 6800 véhicules, 160 chars et 760 avions furent perdus.
Le coût financier de cette guerre fut également très élevé, puisqu'il est estimé entre 6 et 8,5 milliards de lires. Cela représentait une perte énorme pour l'économie italienne.


== L'Union soviétique en Espagne ==
Largement vantée par la propagande communiste, l'aide de l'URSS s'élève à seulement 630 avions, 330 chars et moins de 1000 canons. Les plaintes des combattants républicains et de ceux des Brigades internationales concernant la médiocrité et la vétusté de ce matériel sont nombreuses. Le prix, lui, est élevé car les armes sont largement surfacturées et Staline exige en contrepartie que les réserves d'or de l'Espagne détenues par la République « soient mises en sécurité » en URSS où elles resteront après la fin de la guerre et ne seront jamais rendues.

L'URSS envoie aussi peu d'hommes (seulement 2000, pour la plupart des conseillers) et de plus les livraisons d'armes sont irrégulières. Après les accords de Munich, l'aide soviétique décroît rapidement. La tiédeur de l'engagement soviétique peut s'expliquer par le pragmatisme de Staline : face à la menace grandissante de l'Allemagne hitlérienne envers l'URSS, il cherche à conclure des alliances militaires avec la France et le Royaume-Uni, cette préoccupation primant sur un soutien à une révolution prolétarienne internationale qui risquerait de lui aliéner ces deux pays.
 

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La Chine

Depuis 1927 et la rupture du premier front uni, le Kuomintang et le Parti communiste chinois s'opposent dans des affrontements armés. En 1931, l'Empire du Japon envahit la Mandchourie et l'annexe de fait, créant le Mandchoukouo. Tchang Kaï-chek concentre néanmoins l'essentiel de ses efforts à la lutte contre les communistes, anéantissant dans le Jiangxi le principal territoire de la République soviétique chinoise (exista de 1931 à 1937 avec le soutien de Moscou et sous la présidence de Mao Zedong), et les contraignant à entamer la longue marche.
En décembre 1936, le seigneur de guerre chinois Zhang Xueliang, jugeant Tchang Kaï-chek trop peu préoccupé par la menace japonaise, le séquestre et entreprend de le convaincre de réaliser un accord avec les communistes. Ce fut l'accord de Xi'an, conclu à la fin décembre 1936, qui scella la naissance de deuxième front uni (période 1937-1945), amenant l'intégration des forces armées communistes aux troupes régulières chinoises,du Kuomintang. En contrepartie le Kuomintang reconnaît l’existence légale du Parti communiste interrompant la longue guerre civile pour lutter ensemble contre l'expansionnisme du Japon. 
Après la fin de la seconde guerre mondiale, la guerre civile reprend. Les troupes nationalistes et communistes s'affrontent, alors que Tchang Kaï-chek et Mao Zedong, sur incitation des États-Unis, parlementent à propos d'une coalition destinée à rebâtir le pays. La guerre ouverte recommence dès septembre 1946, pour aboutir à la victoire des communistes et à la proclamation de la République populaire de Chine. 

 

Lors de l'invasion de la Chine en 1937, le Japon emploie 50 000 soldats à bicyclette. Les campagnes au sud pour capturer Singapour en passant par la Malaisie péninsulaire dépendent largement des soldats à vélo. La bicyclette permet le transport silencieux et flexible, capable de surprendre et de semer la confusion chez les défenseurs. Les bicyclettes permettent également de réduire les exigences de la machine de guerre japonaise, ne nécessitant pas de précieux pétrole. L'usage de la bicyclette par les Alliés durant la 2nd Guerre mondiale est limité, mais inclut des bicyclettes pour les parachutistes et les messagers.

 

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Empire britannique
Un dominion est un État indépendant membre de l'Empire britannique puis du Commonwealth. Avant la Première Guerre mondiale, les dominions ne sont pas pleinement autonomes, le Royaume-Uni gardant la souveraineté sur la diplomatie, la guerre, la citoyenneté, la plus haute instance judiciaire et la Constitution. Après la Première Guerre mondiale, les dominions obtiennent tous les pouvoirs relatifs à la souveraineté. Le terme tombe en désuétude après la Seconde Guerre mondiale. 

 

Le Canada est le premier pays issu de la colonisation britannique à acquérir le statut de dominion en 1867. Il est suivi par l'Australie en 1901, la Nouvelle-Zélande en 1907, Terre-Neuve la même année (dominion de 1907 à 1934, redevenue officieusement une colonie en 1934, puis province canadienne en 1949), l'Afrique du Sud en 1910, l'Irlande en 1921, l'Inde et le Pakistan en 1947, et Ceylan (rebaptisé Sri Lanka en 1972) en 1948.

 

Le Raj et l'Inde/Pakistan
Sous le Raj britannique, l'Inde fait face à un mouvement de la part du Congrès National Indien qui conduit à l'indépendance du pays le 15 août 1947. De son côté, une partie de l'élite musulmane avait formée en 1906 la Ligue musulmane pour représenter les intérêts des musulmans du sous-continent indien. Estimant ces derniers non pris en compte par le Congrès, la ligue se reporte progressivement vers la création d'un État pour les musulmans.

 

L’Indian Independence Act de 1947, adopté par le Parlement britannique, divise le Raj britannique en deux dominions souverains : l'Inde et le Pakistan. Ces deux États ont existé jusqu'à l'adoption de leurs constitutions respectives en faisant des républiques. Le dominion de l'Inde est pendant cette période un royaume du Commonwealth jusqu'à l'entrée en vigueur, le 26 janvier 1950, de la Constitution de l'Inde qui en fait une république fédérale. Le dominion du Pakistan correspond aujourd'hui au Pakistan et au Bangladesh. Il a existé du 15 août 1947 au 23 mars 1956, ou le Pakistan a adopté sa constitution.
Le Bengale oriental deviendra le Bangladesh en 1971, indépendance appuyée par l'Inde et l'URSS suivi d'un conflit d'une rare violence.

 

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Un Reichskommissariat désigne une administration du Troisième Reich sur un territoire conquis. À terme, ces territoires devaient être intégrés à la « Grande Allemagne ». Des territoires de la Pologne furent ainsi immédiatement intégrés après sa conquête et le reste fut placé dans une entité administrative appelé Gouvernement général de Pologne en attente d'évacuation totale ou de germanisation de la population polonaise. De même, l'annexion de facto de l'Alsace-Moselle après l'armistice du 22 juin 1940 d'avec la France.

 

Les Reichskommissariat de l'Ouest :
  Norwegen, créé en juin 1940. Même après la proclamation du Gouvernement national du collaborateur Quisling en 1942, le Reichskommissar allemand continua à détenir la réalité du pouvoir.
  Niederlande demeura en place jusqu'en 1945, Hitler nommant en décembre 1942 le collaborateur Anton Mussert comme « Führer du peuple néerlandais ».
  Belgien-Nordfrankreich englobait la Belgique ainsi que les départements français du Nord et du Pas-de-Calais. En décembre 1944, ce territoire fut annexé à la « Grande Allemagne ».

 

Les Reichskommissariat de l'Est :
  Ostland comprenant les Pays baltes et une partie de la Biélorussie, créé en juillet 1941.
  Kaukasus avec la zone autour des monts du Caucase (y compris la Géorgie, l'Arménie, l'Azerbaïdjan). Celui-ci ne fut jamais réellement établi en raison de l'échec ultime de l'avancée allemande fin 1942.
  Moskowien pour la capitale de la République socialiste fédérative soviétique de Russie. Sa création en juillet 1941 n'a jamais été réellement effective, et l'échec de l'opération Typhon visant la prise de Moscou a remis en cause son existence.
  Ukraine pour l'Ukraine, « grenier à blé » de l'Europe.
  Turkestan, qui devait concerner l'Asie centrale, ne fut jamais établi.

 

Les gouvernements de collaboration axistes :

L’État grec ou État hellénique, est un régime fantoche et collaborateur mis en place par les occupants nazi et italien. Créé en 1941, il lutte activement contre la résistance grecque et dure jusqu'à la libération du pays en 1944.

L'État collaborateur français (ou régime de Vichy) ; Dans le jeu, Vichy est complètement indépendant, ce qui évite les Pb ahistoriques.

L'État collaborateur serbe ;

L'État collaborateur norvégien ;

L'État danois sous tutelle allemande

 

La Waffen-SS ("SS armée", escadron de protection du parti nazi) développe une structure de commandement entièrement militarisée et passe à plus de 38 divisions pendant la Seconde Guerre mondiale. En juin 1941, Hitler approuve la levée de légions nationales dans la lutte contre le bolchevisme (Cf. décision 'Volontaires étrangers' dans le jeu). Au total, quelque 500 000 non-Allemands et germanophones, venant pour la plupart de pays d'Europe occupée, y sont enrôlés entre 1940 et 1945.

 

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Ville libre de Dantzig
La ville (en allemand : Danzig et en polonais : Gdansk) est une cité-État sous la protection de la Société des Nations de 1919 à 1939. La Pologne conservait le contrôle d'un certain nombre de secteurs économiques (port, douane, communications ferroviaires extérieures), disposait d'une garnison et d'un arsenal portuaire.

Le traité de Versailles de 1919 retira Dantzig à l'Allemagne bien que la majorité de ses habitants fussent allemands (95 % de germanophones au recensement de 1923, contre 4 % de Polonais). En l'absence de plébiscite, cette décision a été considérée par la population comme une violation du droit des peuples à disposer d'eux-mêmes pourtant proclamé par le président américain Woodrow Wilson, ce qui exacerba le sentiment anti-polonais. En décembre 1920, aux élections du parlement local, le parti nationaliste allemand arrivait déjà en tête.

 

L'accession au pouvoir d'Adolf Hitler en Allemagne s'est accompagnée de la même progression du parti nazi à Dantzig, où le contrôle international l'empêcha d'abord d'anéantir les partis d'opposition. Après les élections au Sénat de 1935, le nouveau président du Sénat local, Arthur Greiser, a orienté la politique de Dantzig vers le rattachement à l'Allemagne. Fin août 1939, le Gauleiter Albert Forster se proclame chef d’État et décrète le rattachement.

Le 1er septembre 1939, l’Allemagne occupe le territoire de la ville libre de Dantzig après avoir bombardé la garnison polonaise. Cet acte, avec l'invasion de la Pologne, entraîne le début de la Seconde Guerre mondiale : déclaration de guerre à l'Allemagne par la Grande-Bretagne (conformément à la garantie de sécurité donnée à la Pologne le 31 mars 1939) et par la France, le 3 septembre 1939.

 

Aparté sur les forces de la Pologne libre
Décès de Wladyslaw Sikorski. L’accident d'un B-24 à Gibraltar en juillet 1943 entraîna la mort de quelque seize personnes, dont le général Sikorski. Il était le commandant en chef de l'armée polonaise et le Premier ministre du gouvernement polonais en exil de 1939 à 1943. La mort de Sikorski marqua un effondrement de l’influence polonaise parmi les alliés anglo-américains : il avait été le plus prestigieux chef du gouvernement polonais en exil à Londres, et ce fut un grave revers pour la cause polonaise.

Les Français et les Britanniques, qui lui font confiance, reconnaissent son gouvernement (y compris l'Union soviétique), qui s'établit d'abord à Paris. En novembre 39, il devient également le chef des armées et met sur pieds l'armée polonaise en France (84 000 hommes). Après la défaite de la France, il passe en sol britannique et signe en août 1940 un accord avec le Royaume-Uni pour la reconstruction de l'armée polonaise sur les îles britanniques et devient le chef des Polonais Libres (force de 100 000 combattants). Il installe son gouvernement à Londres. 
Grâce à S. Maczek et à Sikorski, la 1ère division blindée polonaise est constituée en février 1942 et placée sous les ordres de Maczek. 

 

Rapprochement avec l'Union soviétique (1941-1942)
Le 22 juin 1941, l'Allemagne attaque l'Union soviétique, et Sikorski donc fait savoir à Staline qu'il est son allié. En juillet 1941, il signe avec Maïski, ambassadeur soviétique à Londres, l'accord de formation de l'armée polonaise de l'Est, placée sous le commandement du général W. Anders, ce qui permettra la libération de milliers de Polonais, militaires et civils, déportés en Union soviétique entre 1939 et 1941. En décembre 1941, il se rend personnellement à Moscou pour y rencontrer Staline.

 

Divergences avec les Alliés (avril 1943)
Leurs divergences ne portent que sur l'occultation du massacre des officiers polonais à Katyn, attribuée aux Soviétiques par Sikorski et aux Allemands par les Alliés, ce qui fut la théorie officielle durant un demi-siècle grâce à une désinformation concertée. Cette attitude est vertement critiquée par Churchill, Roosevelt et Staline, qui reprochent à Sikorski de diviser l'alliance en pleine guerre. En avril 1943, les Soviétiques cessent de reconnaître le gouvernement Sikorski comme représentant légal de la Pologne et forment leur propre gouvernement polonais en exil. Soviétiques et Polonais conviennent d'un accord, les divisions polonaises de l'Armée Anders, en cours de formation, seront transférées de l'Union soviétique en Iran, où elles rejoindront les forces britanniques sur le front Ouest pour continuer la lutte contre l'Allemagne.

 

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Petite réflexion sur ce qu'en historique, on doit pouvoir se permettre dans le jeu :

- pour la Guerre d'Espagne

Pour l'Allemand : possibilité d'envoyer des volontaires aériens (la légion Condor) + attachés militaires.

Pour l'Italien :  possibilité d'envoyer des volontaires aériens/terrestre (le Corpo Truppe Volontarie) + attachés militaires.

Pour l'URSS : possibilité de prêt-bail terrestre/aérien + attachés militaires.

- pour la Guerre de Chine

Pour l'URSS : possibilité d'envoyer des volontaires aériens (les VVS), de prêt-bail terrestre/aérien + attachés militaires et cela jusqu'en avril 1941 (signature du pacte nippo-soviétique de non-agression).

Pour les USA : possibilité d'envoyer des volontaires aériens (les tigres volants), de prêt-bail terrestre/aérien + attachés militaires et cela à partir de 1941.

 

Remarque sur la "Proposition de traité germano-soviétique" de 37
Contrairement à une croyance parmi les joueurs HOI IV, ce focus pour les allemands/événement pour l'URSS n'est pas historique et encore moins obligatoire pour l'URSS.
Pourquoi non historique ?

Il propose de faite une réouverture de l'école de Kama fermée en 33 où les russes et les allemands coopéraient sur le développement des chars. Cela n'a jamais eu lieu...
Pourquoi non obligatoire en acceptation pour l'URSS ?

Contrairement à l'intitulé de l'évent, son refus n'engage pas la signature du futur Pacte Molotov-Ribbentrop de 39. Cela ne fera que freiner la recherche des types de chars de part et d'autre dans une proportion plus justement historique !

 

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Vidéos ou liens intéressants pour approfondir :

Surcouf - le sous-marin croiseur

Le porte-avions GRAF ZEPPELIN

La guerre FRANCO-THAÏLANDAISE

L'armement russe

Les armes miracles

La chute du fort d'ében-émael

La ligne Maginot

La marche à la guerre de 1935 à 1939 (carte animée de 5 min)

Carte animée du Front Est (activé les sous titres en français car audio en anglais)

Carte animée de la fin de Guerre (activé les sous titres en français car audio en anglais)

La bataille du détroit de DRØBAK

La Mandchourie

Le cuirassé Bismarck

Les services de renseignements militaires

 

Guerre soviéto-polonaise de 1920

Chronologie de La Grande guerre

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Edited by Bibrax
Épinglé

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Merci pour ce repère, Bibrax, j'ai épinglé le sujet. 

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De l'art et la manière de faire une partie historique dont le timing colle au plus prêt aux dates des événements ?

 

Que ce soit en vanille, ou avec un mod tel que l'excellent Expert AI 4.0, le timing des événements est souvent en décalage temporel (Cf. l'Allemagne). Est-ce possible de remédier à cela, OUI mais ... à la mano.

 

Par exemple, vous jouez la France et vous vous attendez à être attaqué le 10 mai 1940, mais que pour une raison qui regarde l'IA, l'Allemagne se lance dans le focus d'attaque de la Finlande/Danemark trop tôt, ou encore qu'il lance le focus du contournement de la ligne Maginot trop tôt, c'est mal barré !

 

Pour pallier à ce Pb de focus, il va falloir obliger l'Allemagne à changer de focus, lui faire prendre un des focus de la Marine par ex. Cela tombe bien il font 35 jours et cela permet de le freiner dans son timing. Comment faire ?

 

Chaque pays a un tag, c'est à dire un identifiant dans le jeu. En voici quelques un, pour les autres rechercher tag dans le wiki HOI IV de Paradox et vous les trouverez. Ou encore pour voir les tag : taper 'Debug' et passer la souris sur les nations.

Germany = GER United Kingdom = ENG Soviet Union = SOV France = FRA Italy = ITA United States = USA Japan = JAP
Norway = NOR Finland = FIN Romania = ROM Yugoslavia = YUG Greece = GRE Bulgaria = BUL Hungary = HUN
Poland = POL Belgium = BEL Netherlands = HOL Czechoslovakia = CZE Spain = SPR British Raj = RAJ

 

Reste à les utiliser :
Mettre le jeu en pause,
Ouvrir la console en appuyant sur la touche « ² » du clavier,
Saisir «tag GER» pour notre exemple,
Et, surtout sans enlever la pause du jeu, annuler le focus en court et en sélectionner un autre,
Saisir «tag FRA» pour revenir à notre pays de départ.

 

Infos : <TAB> dans la console, fait apparaître toutes les commandes.

Pour les pays crées au cours du jeu, l'Espagne nationaliste, la France de Vichy, etc. les tags commencent par D## avec un départ à 01. Cela donne souvent TAG D07 pour la France de Vichy (ou D04 après restauration en fasciste) mais cela varie en fonction des créations de nouveaux pays.
 

Edited by Bibrax

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Posted (edited)

Complément (attention sujet à correction),

sur les technos mis en œuvre sur les chars suivants les pays.

 

21082410585923735717538708.png

 

 

Le Troisième Reich étudia plusieurs moteurs de type turbine à gaz pour leur utilisation dans des chars, à partir de mi-1944. Bien qu'aucun de ces moteurs ne fut installé opérationnellement, le modèle GT 101 (pour « Gas Turbine ») avait atteint un stade de développement proche de celui requis pour une production en série. C'était un turbomoteur, dérivé du turboréacteur BMW 003 utilisé en aviation, qui fut envisagé pour propulser le char de combat allemand Panther.

 

 

Edited by Bibrax

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