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Mini AAR 2017

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Maraud

Et cette année encore, la course à la Toge Pourpre à lieu! Cette année nos trois principaux challengers sont: Staline, Trotsky et Boukharine pour l'équipe du SPQRSS, l'équipe favorite du prolétariat Romain! Les 3 champions veulent chacun la toge Pourpre de meilleur Quadrige de l'empire mais seule une d'entre elle est propre!
QUI SERA LE CHAMPION? QUI AURA LA POURPRE?

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L'équipe du SPQRSS au grand complet:

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Staline sera le premier a se lancer dans la course au pouvoir à la Toge! Il nous dit être prêt à tout pour réussir, se sent confiant et demande à ses partisans de le soutenir!

 

Révélation

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A la fin du premier virage, Staline réussit a passer 3 et a se maintenir en seconde place! Décidément, cela semble bien partit pour celui qu'on surnomme "Bruta":

Révélation

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Mais à la fin du premier tour, un homme, probablement payé par le vil Trotsky, lui vole la vedette!

Révélation

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Que de tension dans cette course, décidément! Et au second tour, un autre candidat à la pourpre lui passe devant. Décidément il y a complot contre Staline qui passe 4ème!

Révélation

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Staline semble faire tout son possible pour remonter la pente! La Toge Pourpre lui irait tellement bien à son teint!
Mais c'est finalement à l'avant dernier virage que la vérité se fait! Son char casse! Probablement saboté par les ennemis de l'équipe du SPQRSS! Quel terrible fin pour le Grand Staline, qui humilié, doit sortir du stade sous les hués du prolétariat!

Révélation

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C'est maintenant au tour de Trostky de tenter la Pourpre! C'est celui sur qui repose le plus les espoir. Il avait vaincu notamment durant 4 années d'affilé l'équipe des aristocrates/ Mais il semblerait cette année les Praticiens, est préparé un piège vu le nombre de d'observateur à côté de lui durant cette course!

Révélation

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Et cela commence mal! Trotsky est bloqué par ses adversaires qui l'empêche de passer et le bloque a la fin du premier virage! Pendant ce temps Gavius, héro des Patriciens, lui vole la vedette! Quelle terrible humiliation pour celui qui était vu comme le grand vainqueur de la toge Pourpre!
Trotsky ne semble avoir aucune chance!

Révélation

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Et la triche s'accumule à chaque tour! Trotsky est continuellement bloqué par ses adversaires au tour 2! Et c'est ça qu'on aime!

Révélation

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Pris en tenaille par ses adversaires lors du dernier tours, la vérité se fait: Trotsky est indigne de la Toge Pourpre!

Révélation

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Et c'est finalement 5ème que Trotsky finit, humilié par les Praticiens.

Révélation

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Devant cette défaite honteuse, il nous dit se retirer du monde du sport et se reposer dans sa villa à Capoue et souhaite bonne chance au dernier conducteur de l'équipe du SPQRSS, Boukharine.

 

Et c'est finalement la finale avec ce dernier qui s'est qualifié tant bien que mal et se retrouvant donc dans une position très difficile de fond de couloir. Peu avant le début de la course, il se disait confiant, mais comme Nous la dit Gravius, le probable gagnant de cette année: "Le jour où il gagne le naze, je me suicide de honte!". On sent bien que l'équipe du SPQRSS n'a plus aucune chance!

Révélation

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Et c'est incroyable! Boukharine qui était le plus mal placé remonte à la 2ème place avant la fin du premier 1 tour, alors que nous suivons Gavius! Il a réussit a profiter que les conducteurs soit occupé dans les couloirs centraux pour lancer à pleine vitesse son attelage et même à pénétrer dans l'un des couloir centraux durant le dernier virage!

Révélation

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Mais Gavius ne se laisse pas faire et le maintient a distance! Boukharine semble voué à rester éternelle second!

Révélation

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Mais... OUi! OUI! Alors que son adversaire était largement devant lui, Boukharine pousse ses chevaux a fond! Il fonce! Il fonce dans un coude à coude extraordinaire!

Révélation

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Et passe devant son adversaire obligé de ralentir a cause d'un attelage en liberté! Lui laissant le champ libre vers la victoire!

Révélation

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IL GAGNE! IL GAGNE! OUIIIIIIII!!!!!!!!! Boukharine à gagné la Toge Pourpre! C'est incroyable!

Révélation

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C'est incroyable! Le vainqueur est célébré par la Plèbe romaine qui lui remettent la Toge Pourpre sur ses épaules de vainqueur! C'est Beau! C'est Grand! C'est Roooooommmeeee!

Révélation

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Et pour couronner ce grand moment de sport, on nous signale le suicide de Gavius. Et ça aussi c'est le sport comme on l'aime!

Loup

Je vais faire mon mini-aar sur les Sims Medieval qui est en gros un hybride d'un jeu sim et d'un rpg, mais qui souffre du problème d'être ni un vrai jeu sim ni vrai rpg, mais il reste sympa quand même.

J'ai fait un condensé de deux quêtes et la fin est l'introduction d'une troisième.

Vu que j'ai réinstaller le jeu, je n'ai pas pu faire à partir d'une partie plus complète (là, je n'ai pas tous les héros, certaines quêtes se font à plusieurs), il y a des histoires plus intéressantes, quoique l'intérêt est aussi de faire joué un peu son imagination pour palier les manques/défauts du jeu.

 

 

 

 

Réjest venait tout juste de terminer la construction de la cathédrale Jacobane à la gloire de l'Observateur, mais Élénore la grand prêtresse doutait d'elle-même. Pourrait-elle sauver la ville du pêcher? Le travail semblait ardu. Le péché infestait l'endroit. Une souveraine cupide, vaniteuse et gourmande, un sorcier elfe maudit, un barde débauché, une marchande demi-elfe ivrogne... Elle était zélée, mais la tâche semblait titanesque.

En ces moments de doutes, il n'y avait pas d'autres solution que de demander conseiller à l’Observateur, l'être le plus sage de la création.

 

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Et encore une fois, Éléore sentit la grâce de l'Observateur envahir son être et apporter la réponse. Oui, un pèlerinage en les terres sacrées de Jacob. Voilà, la solution, elle y trouvera certainement la force d'accomplir son œuvre et même d'inspirer la foi à quelques pèlerins l'accompagnant. Évidement, cela ne serait gratuit et sans risque, mais la réponse de cette quête spirituelle serait certainement à la hauteur de toutes les espérances et même au-delà

Il faudrait qu'elle aille parler de son projet à la souveraine, mais avant tout, il fallait sermonner les sims sur leur vie de pêcher.

 

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«Et n'oubliez la punition que l'Observateur infligea aux pécheurs de Gonora. Le ciel de midi devint aussi noir que le fond d'une mine et une pluie diluvienne s'abattit sur la contrée maudite. La peau des profanes brûla au contact de l'eau bénite par l'Observateur lui-même. Les infidèles cherchèrent refuge dans les bâtiments, mais le souffle divin du Créateur arracha les toits des impies comme de vulgaire feuilles qui volent aux vents. Le vent souffla si fort que même les dalles des routes s'envolèrent et s'écrasèrent contre les murs vacillants. Les déviants implorèrent la clémence de l'Unique, mais celui-ci répondit par la foudre.

À la fin de la journée, il ne restait plus une seule âme à Gonora, sauf celle du pieux Pierre le fermier et de sa famille que le Grand avaient épargné grâce à leur foi sincère et leur vie exemplaire.

Souvenez-vous que l'Observateur châtie tous les pécheurs, mais récompenses ceux suivant la voie divine.»

 

Élénore était très satisfaite de son prêche, elle était assurément la meilleure. Avec l'Observateur comme guide, comment pouvait-on échouer? Après une journée bien remplie, elle put aller se coucher l'esprit serein.  

 

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À la suite d'une nuit, elle put entreprendre une nouvelle journée en commençant par une simple bol de gruau et, en tant que grande prêtresse, elle devait montrer l'exemple, elle s'empressa donc de payer ses impôts en plus faire un généraux dons aux déshérités de la vie, mais comme tout bon Jacoban le sait la vertu ne s’acquière pas que par l'exemple, quelques coups de bâtons ne peuvent pas faire de mal à l’occasion. La peur est un outil très efficace et il faut constamment rappeler aux sims leurs obligations et quoi de mieux qu'une proclamation pour leur rappeler. 

 

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Après un nouveau prêche pour être sûr qu'ils comprennent bien, Élénore se mit en route pour le château dans le but de rencontrer la souveraine Mélodie. Élénore savait qu'elle était de nature cupide, mais personne ne peut refuser une telle sainte offre qu'un pèlerinage dans les terres sacrées de Jacob. Il ne fut pas facile de convaincre la souveraine, mais Élénore put la persuader qu'un tel périple ne pourrait que lui apporter la paix à son âme et la châtelaine accepta de financer la moitié du voyage.

 

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Élénore aurait pu elle-même débourser le reste, mais il fallait apprendre aux gens de Réjest la générosité et la sagesse de l’Observateur. Elle prêcha la bonne parole dans le château pour répandre la véritable foi en ce lieu profane et demander une contribution aux nouveaux convertis pour financer leur voyage vers la Sainte-Terre.

Alors qu'elle pensait son travail accomplie dans ces lieux, elle sentit une âme perdue.

Oui, il y avait bien une âme en perdition en la personne de Rotrude la fermière. Élénore voulut lui apporter la lumière du Créateur, mais celle-ci refusa en prétextant qu'elle n'était qu'une hérétique, qu'elle, elle était la prophétesse de l'Observateur dont elle avait vu l'appelle dans un bol de gruau...

Il était clair que le Malin possédait la pauvre fermière, une bonne claque d'une main bénite devrait exorciser le démon.

 

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Effectivement, Rotrude accepta de recevoir la grâce du Divin.

Après avoir sauvé une autre âme des mains du Mauvais, Élénore put rentrer à la cathédrale où elle devait donner ses instructions à son assistance pour s'assurer le parole de l’Observateur continue à résonner pendant son absence. 

Après avoir rassembler les derniers éléments nécessaires au voyage, Élénore et quelques fidèles pure débuter leur voyage.

 

 

Pendant l'absence de la souverain qui avait accompagné la grande prêtresse dans sa quête spirituelle, l'agitation gagna les paysans qui étaient excédés par leurs conditions de vie et le retour de Mélodie ne suffit pas à calmer leurs ardeurs. Elle pourrait envoyer la garde, mais ça serait risqué, elle est peu nombreuse et le sang risquerait de couler, mieux valait opter pour une approche plus douce avec quelqu'un un peu plus proche de la basse populace. Peut-être qu'Aldrazath la marchande pourrait aider.

 

Celle-ci était parti au village non loin pour acheter quelques produits à vendre au marché du bourg. Elle avait même un peu trop dépensé. Tellement qu'elle n'avait plus assez de monnaie pour aider un mendiant. 

 

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Mais ce n'était pas vraiment un problème, une fois de retour au marché, elle pourra renflouer sa bourse. Avec les bons mots, on peut vendre à peu près n'importe quoi à n'importe qui.

- Bonjour, chère dame, je vois que vous êtes tenter par ses bons vêtements, vous avez effectivement bon goût.

- Merci, mais je ne suis pas sûr, j'aimerais trouver quelque chose pour disons rendre l'action au lit plus intéressant, notre flamme vacille dernièrement.

- Vous êtes une vraie romantique! J'ai justement quelque chose pour vous, venez.

- Une armure en plate, vous êtes sûrs, ça me semble étrange.

- Je vous assure, il n'y a pas mieux qu'une armure en plate pour égayer un couple, les hommes raffolent de ce qui est inaccessible, croyez ma grande expérience, j'ai beaucoup voyagé.

- Si vous le dites, ok, je vais la prendre.

 

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En fin de journée, le sorcier Elligarth vint rendre une visite à la marchande. Elle était bien la seule à vraiment comprendre cet ancien elfe maudit. Beaucoup le craignait ou le traitait de vampire, ce qui n'était pas le cas, même si vole de temps à temps des bouts d'âme pour ses besoins personnels... Aldrazath dont le père était un elfe et la mère une humaine était elle aussi souvent la cible de méfiances, mais pas autant, après, c'est sûr que l'apparence du sorcier et ses rires parfois déments... Mais ses services étaient toujours utiles pour tout le royaume. Après avoir discuter, un peu avec lui, elle lui acheta quelques potions qu'elle va m'être en vente chez elle. Les gens sont moins réticents à acheter venant d'elle, même si elle ment parfois sur la provenance.

 

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Après une bonne nuit où elle rêva à une chanson hilarante qui la rendra de bonne humeurs toute la journée, elle put reprendre ses activités. La ville avait besoin de bois et les bûcherons locaux ne suffisait pas à la tâche, mais Aldrazath sait que Fabrimont possède du bois en grande quantité et qu'ils sont toujours heureux d'en échanger contre des champignons. Après s'être approvisionner au village des fraiches récoltes du matin, elle mit le cap vers sa destination.

 

Pendant le voyage, les marins aperçurent une mystérieuse île, de nombreuses légendes parlent de trésors sur des îles perdues, mais malgré une exploration approfondie de l'endroit, rien de spécial fut trouver pour la plus grande déception de tout l'équipage. Démoralisés, le voyage commerciale continua quand même. C'est alors qu'une mystérieuse créature apparut. C'était une sirène et de nombreux marins inquiets voulurent la harponner avant qu'elle les enchante des ses chants, mais la demi-elfe les arrêta et, grâce à une chanson elfique transmise part son père, elle put charmer la créature sous les regards incrédules des marins.

Le voyage fut finalement un succès et la navire put revenir à bon port avec le bois voulut qui ne restait qu'à décharger.

 

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À son arrivée, elle fut prévenue que la châtelaine désirait la voir de toute urgence, elle se présenta donc au château dès la transaction réglée.

 

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Les paysans qui s'agitaient encore, enfin, ce n'était pas vraiment surprenant, les paysans peinaient à manger à satiété, alors que la souveraine pouvait engloutir un porc complet en un seul repas, mais ils devraient travailler plus fort, au lieu de se plaindre, ils n'apprennent jamais la leçon.

Le marchande s'incrusta dans le foule de paysans en colère pour les questionner subtilement. Mais rien de très nouveaux, toujours les mêmes, reproche : «j'en ai marre, je travaille trop pour si peu, qui l'a élu reine d'ailleurs...» Elle décida de ne pas perdre son temps avec une petit bourse, elle put corrompre un paysan pour indiquer qui était le responsable de cette agitation.

 

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Le responsables se cachait à la taverne. Il n'avait pas de temps à perdre, il faut éviter que la situation dégénère, ce n'est jamais bon pour les affaires quand il y a des révoltes. Aldrazath rencontra sans grande peine l'agitateur qui n'avait nullement peur de se montrer au grand jour. 

 

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De la bouffe et du savon... Depuis quand les paysans ont des bains ou savent se servir de savons... Aldrazath ne posait pas plus de question, si c'était ce qu'il fallait pour calmer ces stupides paysans... Quelques grands bols de gruaux devrait faire l'affaire et le savonnier du village devrait avoir quelque savons à vendre.

Mais apparemment, ils voulait du savons de grandes qualités... Ces paysans... Mais un peu d'or devrait régler le problème.

 

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Mais la tranquillité fut de courte durée pour le royaume. Une armada de l'Épée de Jacob venait tout juste d'arriver au port. L'armée d'élite de la foi jacobane menaçait le royaume et ses maigres défenses. Réjest n'avait pas vraiment d'armée ni les moyens de se payer des mercenaires et le sorcier Elligarth ne peut pas rivaliser seul contre une armée sacré.

 

Le pèlerinage ne s'était pas passé comme prévu. Alors que Mélodie s'approchait du masque de Jacob, l'une des reliques les plus sacrée, tomba de son piédestal. Était-ce un acte du Malin, une maladresse de la souveraine, un acte de l'Observateur pour punir Mélodie de ses péchés? Elle n'eut pas vraiment le temps de réfléchir, car le bruit du masque fracassé alerta les gardes, elle se mit à courir comme jamais. Elle ne sait pas comment ce fut possible, mais elle put semer les gardes, peut-être la providence, et regagner rapidement le navire pour rentrer chez-elle avec le reste des pèlerins en espérant que cette histoire reste derrière elle, mais ce fut un vain espoir... L'ordre avait pu retracer la coupable..

 

Ne sachant pas quoi faire, elle avoua tout à la grande prêtresse Élénore qu'elle avait invité au château. Celle-ci furieuse comprit enfin l'étrange comportement de la souveraine et le départ hâtif de la ville sainte, mais elle dit en même temps que le Observateur miséricordieux pardonne tout à ceux avoue leurs fautes et s'en repend avec sincérité, si elle veut montrer qu'elle est une vraie jacobane, Mélodie doit avouer ses fautes et faire face aux conséquences, sinon son âme brûlera dans les feux éternels des enfers.

 

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Oui, il n'y avait pas d'autre choix, Mélodie devait avouer et se repentir peu importe les conséquences...


 

Eginhard 38

Voici un petit AAR sur Ultimate General : Civil War, un des jeux récents les plus aboutis sur la guerre de Sécession. Développement d’Ultimate General : Gettysburg, il propose un mode « carrière » permettant au joueur de bâtir et commander une armée à travers les principaux affrontements du conflit, face à une IA certes imparfaite, mais plus que correcte. Ici, toutefois, c’est une bataille historique que j’ai choisi de livrer, en l’occurrence celle d’Antietam (ou Sharpsburg, pour les Sudistes).

 

Je joue le camp nordiste. Comme les effectifs sont très déséquilibrés (70.000 Nordistes contre 37.000 Sudistes), j’ai opté pour le niveau de jeu le plus difficile, qui donne 25% de « puissance » en plus à l’IA (les effectifs restent inchangés, il doit donc s’agir d’un bonus aux stats des unités). Dépassés en nombre, les Confédérés ont l’avantage de la qualité : la plupart des brigades sudistes sont de niveau 3 (élite, le maximum) alors que les brigades nordistes sont majoritairement à 1 (des troupes moyennes). J’y ajoute deux règles maison pour augmenter encore un peu la difficulté :

 

-          Le VI Corps sera utilisé comme réserve défensive uniquement (au cas où les choses tourneraient très mal pour l’aile droite nordiste) ;

-          Le V Corps et la division de cavalerie devront se limiter à des actions de reconnaissance/harcèlement (lignes de tirailleurs, cavaliers démontés).

 

Ce jeu vaut vraiment le coup d’œil. Il réussit à demeurer très simple d’utilisation tout en offrant une simulation assez réaliste des combats de la guerre de Sécession. Objet de pas moins de neuf patches depuis sa sortie il y a sept mois, il est à présent considéré comme terminé et le studio se consacre à de nouveaux titres sur cet excellent moteur de jeu.

 

Prologue

Révélation

 

Aucun feu. Les ordres étaient formels. Pour les soldats nordistes qui affrontaient cette nuit froide et humide, cela signifiait « pas de café », ce qui était pire encore que de se geler. Au moins avaient-ils du café : pour les Sudistes, qui n’avaient aucune nouvelle de leur intendance démunie depuis quinze jours, la question ne se posait même pas.

 

Le 4 septembre 1862, les hommes du général Lee s’étaient portés sur la rive nord du Potomac après leur triomphe lors de la seconde bataille de Bull Run. Le général McClellan s’était lancé à leur poursuite. Le 14 septembre, on s’était battu pour les cols de South Mountain. À présent, Lee avait cessé de se mouvoir. Il faisait front le long de la rivière Antietam, que les I et XII Corps nordistes avaient traversé au grand complet la veille au soir – 16 septembre.

 

Prélude à l’affrontement majeur à venir, la brigade de Truman Seymour avait alors livré un sérieux accrochage aux soldats texans du général Hood. Surprises par l’obscurité et contraintes de bivouaquer très près l’une de l’autre, les deux formations ont remis le couvert durant la nuit lorsque leurs piquets trop nerveux se sont mis à échanger des coups de feux.

 

Il était à présent cinq heures, le 17 septembre. La clarté grandissante éclairait les bancs de brume recouvrant ce coin de l’ouest du Maryland. L’ordre de se mettre en marche n’allait pas tarder à venir. Avec ou sans feux, les soldats nordistes avaient besoin de café. Sans cérémonie, ils se mirent à moudre les grains torréfiés comme si de rien n’était, puis à les mélanger à de la mélasse dans leurs timbales, avant de consommer à la cuillère le liquide sirupeux et caféiné.

 

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Chapitre I

Révélation

 

Les ordres de Joe Hooker, eux aussi, étaient clairs. Le chef du I Corps devait sécuriser les approches nord de Sharpsburg, le long de la route de Hagerstown. Le XII Corps du général Mansfield viendrait l’appuyer d’ici deux heures. Ensuite, lui avait indiqué le chef de l’armée du Potomac, George McClellan, les II et VI Corps exploiteraient la brèche ainsi créée pour tourner le flanc gauche des rebelles, couper l’armée de Lee de sa seule voie de retraite vers Harper’s Ferry, et la détruire.

 

Après la reconnaissance en force de la veille et l’accrochage nocturne, Hooker avait mis de l’ordre dans son corps d’armée. Il avait ramené en arrière la brigade Seymour, désormais placée en réserve avec le reste de la division Meade, et déployé les divisions Doubleday à droite et Ricketts à gauche. Il était cinq heures trente, la brume commençait à se dissiper et il y faisait assez clair désormais. Il était temps d’avancer.

 

Un quart d’heure à peine après avoir lancé leurs tirailleurs en avant, les Fédéraux tombent sur des rebelles présents en force : des fantassins face à Ricketts, la division de cavalerie de J.E.B. Stuart devant Doubleday. Si les seconds se dérobent rapidement en profitant de leur mobilité, les premiers poussent un tonitruant Rebel Yell et se ruent en avant. Gardant leur sang-froid, les trois brigades de Ricketts brisent la charge de leurs feux croisés. Mais l’audace des Confédérés témoigne d’une grande confiance, qui semble confirmer les craintes de McClellan quant à la supériorité numérique de l’ennemi.

 

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Il n’en reste pas moins que le retrait des cavaliers gris permet à Doubleday d’ancrer la droite de l’armée sur Nicodemus Hill. Laissant la brigade Hofmann en couverture, il y déploie son artillerie et lance le reste de sa division en soutien de celle de Ricketts. Leurs forces combinées ne tardent pas à repousser la première ligne confédérée, mais c’est pour en découvrir immédiatement une seconde, appuyée sur la ferme Miller et plus particulièrement sur la clôture nord de son champ de maïs.

 

Elle est immédiatement assaillie, mais les manœuvres audacieuses de Stuart obligent le flanc gauche du I Corps à reculer. La brigade Hartsuff perd pied, et Hooker n’a pas d’autre choix que de lancer dans la bataille la division Meade. Face à l’avancée de cette unité presque totalement composée de Pennsylvaniens, les cavaliers sudistes n’insistent pas et décrochent.

 

 

 

 

Chapitre II

Révélation

 

L’arrivée de la division Meade permet au I Corps de déborder la ligne confédérée par ses deux extrémités. Son aile gauche est la première à craquer, mais l’aile droite bénéficie d’un répit inopiné grâce au soutien des cavaliers de Stuart, que l’ennemi emploie comme réserve mobile. En obliquant pour soutenir l’attaque nordiste, la division Doubleday a présenté son flanc droit à une grosse concentration d’artillerie confédérée qui accable la brigade Phelps. Cette dernière craque, et il faut l’intervention personnelle de Hooker pour la rallier.

 

Ce dernier décide alors de s’occuper directement du cas des batteries sudistes. D’abord avec la brigade Phelps, mais les hommes sont démoralisés et hésitants sous la mitraille ; ils finissent par s’enfuir. Toutefois, Hooker a ordonné à la brigade Hoffmann de lui envoyer un détachement de tirailleurs pour abattre les servants des canons sudistes, tâche dont ils s’acquittent avec un zèle meurtrier. Enfin, le feu de contre-batterie des canons postés sur Nicodemus Hill a trouvé ses marques et commence à produire ses effets.

 

Directement visés et sans soutien, les canonniers confédérés ne menacent plus le flanc droit du I Corps, qui peut renouveler son assaut sur la ferme Miller. Témoins de l’intensité d’une bataille livrée sans retenue dès les premières minutes, certains régiments de la division Ricketts ont déjà perdu près de la moitié de leurs hommes, mais ils tiennent bon. La seconde ligne sudiste cède sous leurs assauts. Les Fédéraux pénètrent dans le champ de maïs… et sont accueillis par le feu d’une troisième ligne, le long de la clôture sud. Toutefois, celle-ci – comme la précédente – est flanquée aux deux extrémités et s’enfuit après une courte fusillade.

 

C’est alors qu’un nouveau cri retentit dans les bois situés à l’ouest de la route. Engagée la veille et durant la nuit, la division texane de John Bell Hood avait elle aussi été ramenée en arrière. Elle y avait touché ses premières rations dignes de ce nom depuis deux semaines et s’apprêtait à goûter un petit déjeuner bien mérité lorsque Lee l’avait envoyée au feu pour faire face à l’avancée de Hooker.

 

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Ce sont donc deux mille Texans affamés et fous de rage qui s’abattent sur le flanc droit de la division Doubleday. La brigade de Marsena Patrick reçoit le choc de plein fouet et ne tient qu’un quart d’heure avant de partir en déroute. La situation est d’autant plus critique pour Hooker qu’à l’autre extrémité de sa ligne, la division Meade, qui s’efforce derechef de flanquer une quatrième position sudiste, est contre-attaquée elle aussi par des renforts ennemis. Les mêmes causes engendrant les mêmes effets, la brigade Magilton craque elle aussi, laissant une brèche béante dans les rangs nordistes.

 

 

Chapitre III

Révélation

 

À sept heures trente, Hooker n’a plus le choix : il doit ordonner un repli jusqu’à la ferme Miller. Le champ de maïs tant disputé et à présent jonché de cadavres est laissé aux mains des Sudistes. Hooker bénéficie alors d’un concours de circonstances : empruntée à Ricketts pour aider Doubleday à faire face à la contre-attaque de Hood, la brigade Duryee se retrouve fortuitement derrière les Texans et tire dans leur dos, brisant leur élan.

 

Les choses sont plus délicates pour Meade. La panique s’est transmise à la brigade Seymour, tandis que celle d’Anderson se retrouve isolée par la progression rapide des Confédérés. L’officier nordiste a bien de la peine à rallier ses hommes, mais il reçoit une aide inespérée lorsqu’un général à la barbe blanche se met à haranguer les fuyards avec des promesses de renforts. C’est Mansfield ! Le chef du XII Corps a galopé au son du canon, ses deux divisions ne sont plus très loin. Bientôt, la division pennsylvanienne retrouve un semblant d’ordre.

 

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Pour mieux résister à la contre-attaque sudiste sur ses nouvelles positions, Hooker a fait rapprocher toute son artillerie. En quelques minutes, un déluge de mitraille et d’obus s’abat sur les rebelles. Leurs brigades craquent et se replient les unes après les autres, entraînant même avec elles les défenseurs de la quatrième position confédérée.

 

Vers huit heures, un silence irréel s’abat sur le champ de bataille, qui était encore un véritable enfer quelques minutes plus tôt. Plus aucune unité rebelle n’est en vue lorsque les divisions Greene et Williams, du XII Corps, relèvent celle de Meade. Mansfield se dispose en effet à relayer le I Corps, durement étrillé après deux heures et demie de carnage, en lançant Greene contre la petite église située au carrefour des routes de Hagerstown et de Smoketown.

 

 

Chapitre IV

Révélation

 

Les Nordistes rétablissent le contact avec l’ennemi à huit heures trente, atteignant une cinquième position sudiste. Celle-ci est assaillie de flanc et aussitôt enlevée, mais les hommes de Greene ne vont guère plus loin. Soutenus par une bonne quarantaine de canons, les rebelles contre-attaquent et tentent même de déborder la droite de la division, dangereusement avancée. Ce mouvement oblige Hooker à intervenir avec le peu de moyens qu’il lui reste : la division Meade, renforcée par la brigade de John Gibbon, la fameuse « Brigade de Fer », dont le comportement a été irréprochable et souvent décisif depuis le début de la journée.

 

Prise entre les feux croisés de l’infanterie et de l’artillerie sudistes, la division Greene recule, mais elle est aussi relevée par celle de Williams, qui brise la contre-attaque des rebelles. Pendant qu’il réorganise ses forces, Mansfield voit venir à lui de nouveaux renforts. Le II Corps d’Edwin Sumner a traversé l’Antietam et, sur l’ordre de McClellan, est venu prêter main forte à l’aile droite de l’armée du Potomac. Ses trois divisions se déploient vers neuf heures : celle de Sedgwick à droite sur la ferme Roulette, celle de French à gauche, et celle de Richardson en réserve.

 

Lee, toutefois, n’entend pas laisser les Fédéraux menacer ses positions. Pendant qu’il organise une nouvelle ligne de défense le long d’un chemin creux qui court au nord de Sharpsburg, il lance deux attaques de diversion contre le II Corps pour gagner du temps : par des cavaliers d’abord, puis par une brigade d’infanterie isolée que les Nordistes, très supérieurs en nombre, repoussent sans difficulté. Cependant, tout effet de surprise qu’aurait pu apporter l’arrivée du II Corps est perdu.

 

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Ces développements incitent Mansfield à renouveler son effort en direction de l’église. La division Williams, couverte à droite par les restes du I Corps, ouvre la voie avant d’obliquer en direction des batteries rebelles pendant que Greene marche sur l’église. C’est un triomphe : en quelques minutes les Fédéraux s’emparent de la petite chapelle et chassent les rebelles des bois qui l’entourent.

 

Plus à l’est, en revanche, les choses s’avèrent plus délicates. Visée à coups redoublés de mitraille par les canons sudistes, la division Williams recule. Tentant vainement de ramener ses hommes en avant, Mansfield est grièvement blessé. Évacué, il meurt trois heures plus tard.

 

Sumner a fait avancer ses propres troupes pour couvrir la gauche de Mansfield, mais la division Sedgwick est violemment prise à partie dès qu’elle débouche de la ferme Roulette. Le déluge de feu qui s’abat sur elle est tel que ses trois brigades sont mises en déroute en quelques minutes.

 

 

Chapitre V

Révélation

 

Cueilli à froid, le II Corps se retrouve dans une situation critique. Encouragés par la fuite de la division Sedgwick, les rebelles ont lancé plusieurs brigades à sa poursuite. Si les hommes de French résistent, ils n’en sont pas moins menacés par une autre attaque sudiste qui vise leur gauche. Si cette dernière parvient à ses fins, le centre nordiste sera enfoncé et la bataille sera perdue.

 

Cette situation n’a pas échappé à McClellan, qui observe l’affrontement depuis les hauteurs de la rive orientale de l’Antietam. Le général en chef fait donner sa réserve d’artillerie, dont les canons rayés  prennent l’infanterie sudiste en enfilade et y tracent de sanglants sillons à l’aide de leurs projectiles pleins. Il y ajoute des tirailleurs pour harceler le flanc droit des Confédérés : fantassins détachés du V Corps, d’une part, et cavaliers démontés de la division Pleasonton, d’autre part.

 

Toutefois, il faut du temps avant que ces mesures ne fassent leur effet. Elles ne sont donc d’aucun secours pour la division French, qui est mise en fuite à son tour par la contre-offensive rebelle. Tout ce qui subsiste encore entre l’armée fédérale et la défaite, c’est la division Richardson.

 

Si l’une de ses brigades se débande assez rapidement, les deux autres tiennent bon. Il faut dire que le feu des soldats nordistes n’a rien à envier à celui de leurs ennemis, et les pertes confédérées sont considérables. De surcroît, Sumner est parvenu à rallier la division Sedgwick et à la ramener en ligne à la ferme Roulette. Il reçoit le soutien de Greene, qui a pris la suite de Mansfield à la tête du XII Corps et relancé en avant la division Williams.

 

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En peu de temps, la situation s’inverse. De longues lignes de tirailleurs commencent à accabler de leur feu épars, mais précis, le flanc des unités qui pressurent la division Richardson, et dont l’attaque ne tarde pas à faiblir en conséquence. Devant la ferme Roulette, les Confédérés à bout de souffle battent en retraite. Peu après dix heures, les hommes du général Lee se sont repliés à l’abri du chemin creux. La crise est passée.

 

En revanche, la bataille n’est pas encore gagnée. Williams et Sedgwick ont bien vite été coupés dans leur élan et refoulés par les feux denses du centre confédéré. Les rebelles tentent même de rejeter de l’autre côté de l’Antietam ces agaçants tirailleurs yankees, mais ces derniers profitent de la souplesse de leurs formations pour adopter une défense élastique qui fait merveille.

 

Une seconde période de calme – tout relatif, cette fois – intervient alors, pendant que Sumner réorganise son II Corps en vue d'une attaque renouvelée contre le chemin creux. Celle-ci sera appuyée par une énorme concentration d’artillerie, car Hooker a envoyé tous ses canons renforcer ceux des XII et II Corps.

 

 

Chapitre VI

Révélation

 

L’infanterie bleue repart à l’assaut, appuyée par une canonnade infernale, à dix heures et demie. Sumner a repris son dispositif initial : Sedgwick à droite, French à gauche, Richardson en réserve. Soutenus sur leur gauche par les cavaliers et les tirailleurs, les hommes du II Corps s’engagent dans une nouvelle fusillade meurtrière.

 

Simultanément, Greene a senti une opportunité le long de la route de Hagerstown. Remarquant que les batteries couvrant la gauche confédérée, installées dans la ferme Reel, n’avaient plus de soutien d’infanterie, il fait marcher sur elles sa propre division. Cette dernière finit par être repoussée, mais pas avant que de nombreux artilleurs et chevaux n’aient été abattus, obligeant les batteries sudistes à se retirer.

 

De son côté, Sumner maintient la pression sur le chemin creux, malgré les pertes. La division French recule, mais c’est pour être remplacée aussitôt par celle de Richardson. L’action de Greene lui facilite la tâche, car l’énergique général a réussi à rallier derechef l’intégralité du XII Corps pour une nouvelle attaque. Cette fois les Yankees restent maîtres du terrain : la division Greene s’empare de la ferme Reel tandis que celle de Williams commence à flanquer la ligne sudiste par la gauche.

 

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Pourtant, les espoirs de victoire des Nordistes doivent être reportés, car les Confédérés résistent. La division Sedgwick recule à son tour, et une nouvelle contre-attaque oblige Greene à céder un peu de terrain – tout en conservant, cette fois, la ferme Reel. Finalement, la division Richardson perd pied à son tour, et Sumner ne doit qu’à l’opiniâtreté de la brigade Brooke de pouvoir rallier ses troupes en vue d’un troisième assaut.

 

Cette fois, c’est la division French, seule, qui le mène. Le feu des défenseurs a suffisamment faibli pour que les Nordistes puissent conserver leur position. Voyant cela, les hommes de la division Sedgwick reprennent courage, se rallient et attaquent à leur tour. Vers onze heures trente, les défenseurs du chemin creux – qui sera bientôt connu sous le nom de Bloody Lane, le chemin sanglant – ne peuvent plus en supporter davantage et commencent à se retirer.

 

 

Chapitre VII

Révélation

 

Au même moment, le bruit de la canonnade se fait entendre tout au sud du champ de bataille, demeuré jusque-là silencieux. Le IX Corps de Burnside devait y lancer une attaque de diversion dès l’aube, mais il est resté inactif pendant de longues heures avant que son chef n’envoie enfin deux divisions franchir l’Antietam : celle de Sturgis par le pont situé au sud-est de Sharpsburg, et celle de Scammon via un gué que ses éclaireurs ont repéré plus en aval, vers le sud.

 

Le pont est enlevé rapidement. Une première charge de la brigade Nagle repousse les défenseurs, mais ceux-ci se regroupent et contre-attaquent, mettant les Nordistes en fuite. Les rebelles ne peuvent toutefois résister à une seconde charge, menée cette fois par la brigade Ferrero, et s’enfuient pour de bon. L’arrivée tardive d’une brigade de renforts ne permet pas aux rebelles de reprendre le contrôle de la tête de pont.

 

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Les choses sont plus difficiles au niveau du gué. Si les hommes de Scammon parviennent à prendre pied sur l’autre rive après, là aussi, une charge à la baïonnette, ils sont aussitôt cloués sur place par l’arrivée d’une brigade ennemie placée en réserve. Stoppés, les Nordistes sont ensuite chargés à leur tour et doivent se défendre avec l’énergie du désespoir, le dos à la rivière. Ils parviennent à repousser les assaillants, mais il faut attendre que le reste du IX Corps ait traversé le pont et vienne prêter main forte à Scammon pour que le gué soit considéré comme sécurisé, vers midi et demi.

 

De son côté, le II Corps s’est emparé de Bloody Lane, mais n’avance pas beaucoup plus loin. Sumner est inquiet : l’ennemi a déployé face à ses troupes de nouvelles réserves d’artillerie, et de petits détachements d’infanterie rebelle continuent à lancer régulièrement des coups de sonde contre ses lignes. Bien que ses commandants divisionnaires soient d’avis de poursuivre l’attaque, il préfère attendre l’avancée de ses propres canons et l’arrivée du VI Corps, qui vient de franchir l’Antietam.

 

 

Chapitre VIII

Révélation

 

Vers une heure moins le quart, une grande agitation gagne le XII Corps. Hooker, qui a passé plusieurs heures à réorganiser le I Corps, s’est enfin montré, cette fois pour prendre le commandement du XII. Loin de s’en contenter, il emmène personnellement la division Williams marcher sur les batteries confédérées qui accablent le II Corps depuis près d’une heure. À leur propre surprise, les Nordistes ne rencontrent qu’une faible résistance et obligent rapidement les artilleurs confédérés à décamper.

 

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Inspirés par leurs camarades, les soldats du II Corps commencent aussi à avancer, mais Sumner les reprend aussitôt en main et les faits stopper sur une bonne position défensive, le long d’un ruisseau. Il rencontre peu après le général Franklin, chef du VI Corps, qui vient de le rejoindre. Ce dernier dispose de deux divisions fraîches et souhaite les lancer à l’attaque, mais Sumner préfèrerait les garder en réserve pour contrer une éventuelle contre-offensive sudiste.

 

En fin de compte, les deux hommes demandent à McClellan de trancher leur différend. Le général en chef donne raison à Sumner. L’agressivité des rebelles lui laisse à penser que Lee dispose encore de réserves assez conséquentes. Le I Corps est pratiquement détruit, le XII n’a plus qu’une division très fatiguée encore en état de combattre, et le II a tellement souffert face à Bloody Lane qu’il ne pourra pas continuer à attaquer bien longtemps. Si Lee lance contre elles des troupes fraîches, aucune de ces unités ne pourra y résister. Le VI Corps restera donc en réserve défensive.

 

Le chef de l’armée du Potomac reporte alors tous ses espoirs sur Burnside, qui a franchi l’Antietam de vive force et semble en mesure de prendre les Sudistes à revers en marchant sur Sharpsburg. Chassés de la rive, les défenseurs confédérés se regroupent sur les hauteurs au sud du bourg. Le IX Corps les assaille : division Sturgis à droite, Willcox à gauche, Rodman en réserve. Scammon, pour sa part, a pour mission d’ancrer la gauche de l’armée sur l’Antietam.

 

 

Chapitre IX

Révélation

 

Très rapidement, l’avancée des troupes de Burnside ne tourne pas comme prévu. Fatiguée, la division Sturgis cale sous le feu ennemi. De surcroît, une brigade confédérée, peut-être perdue, réussit à contourner l’aile droite du IX Corps et marche sur le pont. Par chance, la brigade indépendante de Devin, qui se trouvait là en réserve générale, parvient à la mettre en fuite.

 

Après une demi-heure d’efforts, Burnside parvient à remotiver suffisamment ses troupes pour que le IX Corps reparte de l’avant, balayant devant lui les défenseurs sudistes. Les soldats bleus s’approchent de la route de Harper’s Ferry : s’ils parviennent à la couper, l’armée de Lee sera isolée. Le triomphe des forces de l’Union n’a jamais paru aussi proche.

 

Mais la voie n’est pas libre : une ligne de fantassins et d’artilleurs confédérés se déploie le long de la chaussée. C’est la « division légère » d’A.P. Hill. Le IX Corps l’engage, mais ne peut attaquer avec toute sa vigueur car dans le même temps, d’autres rebelles s’efforcent de flanquer sa droite.

 

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Cette fois Burnside doit faire intervenir la division Rodman, mais sa brigade de tête est cueillie à froid et part presque aussitôt en déroute. Il faut l’apparition d’un bataillon d’artillerie au plus près de la ligne de feu, et le renfort de la brigade Devin, pour que la menace soit écartée. Mais le contretemps s’est avéré fatal à l’élan du IX Corps : confrontées au feu dense des Sudistes, les divisions Willcox et Scammon reculent.

 

 

Chapitre X

Révélation

 

Burnside se contente de les rallier. Il est plus préoccupé par son aile droite, que les rebelles semblent à nouveau disposés à contourner. Face à ses demandes répétées de renforts, McClellan décide de faire intervenir le V Corps… mais toujours avec prudence. Les tirailleurs envoyés sur la rive occidentale de l’Antietam sont relayés par des détachements frais, qui reçoivent l’ordre d’établir une jonction avec le IX Corps, afin de présenter à l’ennemi un front continu.

 

Appuyés par les cavaliers de Pleasonton, les tirailleurs nordistes s’acquittent de leur tâche avec succès, mais ici comme ailleurs au centre et à droite de l’armée fédérale, ces combats demeurent de basse intensité depuis que Sumner a obtenu gain de cause. Hooker voudrait attaquer lui aussi, mais il ne peut le faire sans soutien et se borne donc à améliorer le déploiement du XII Corps.

 

Peu avant quinze heures, Burnside a commencé à reprendre sa marche en avant, lorsqu’il s’aperçoit que ses batteries ont cessé de soutenir sa progression. Les observant aux jumelles, il y voit ses artilleurs sans protection réorienter frénétiquement leurs pièces… en direction d’une ligne de fantassins gris dangereusement proche et qui marche droit sur eux ! Après leurs échecs contre sa droite, les rebelles ont décidé de frapper à gauche, où la division Scammon bien trop étirée n’a pu assurer l’étanchéité de ses lignes.

 

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Seule solution pour éviter la catastrophe : ramener tout le IX Corps en arrière au pas de course. La manœuvre réussit et les importuns sont mis en fuite, mais tout est à refaire. D’autant que les rebelles ont suivi de près les hommes de Burnside, et menacent à présent le périmètre restreint de sa tête de pont. La position nordiste, toutefois, s’avère solide, et après un premier échec, les Confédérés n’insistent pas.

 

 

Chapitre XI

Révélation

 

Cependant, le repli du IX Corps a laissé les rebelles en possession du gué, qui n’était pas gardé et leur permettrait de tourner toute la gauche de l’armée du Potomac. Il faut près d’une heure, et l’action conjointe de la division Willcox et d’une brigade du V Corps, sur l’autre rive, pour que le gué soit repris et mis sous bonne garde.

 

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Dans l’heure qui suit n’ont lieu que des accrochages dont l’intensité va décroissante. Vers cinq heures et demie du soir, la canonnade et la fusillade ont cessé complètement. Après douze heures de combats sans merci, la bataille d’Antietam est terminée.

 

 

Épilogue

Révélation

 

Les appels effectués dans la soirée au sein des unités de l’armée du Potomac montrent qu’environ 18.000 hommes sont manquants. Même si on peut raisonnablement penser qu’une part importante d’entre eux est constituée de traînards ou de fuyards égarés qui rejoindront leurs camarades dans les jours à venir, les pertes demeurent particulièrement lourdes. Les officiers supérieurs ont été très éprouvés : un commandant de corps a été tué, deux divisionnaires blessés, et parmi les brigadiers on compte deux tués et cinq blessés.

 

Le camp nordiste peut toutefois se consoler en estimant que les pertes rebelles sont sans doute plus élevées encore. Du reste, dès le surlendemain, l’armée de Lee commence à décrocher et rentre en Virginie. Resté maître du terrain, McClellan peut donc se déclarer victorieux… et le président Lincoln, pour sa part, peut récolter les fruits politiques de ce (demi-)succès chèrement acquis pour proclamer l’émancipation des esclaves du Sud.

 

 

Rhysaxiel

Voici comme promis ma participation au concours de mini AAR 2017 ! Vous avez remarqué avec mon dernier récit que je suis assez fan d'opération aéronavales. Aussi, après Command : Modern Air Naval Operations, je vous propose une partie sur le Temps des As, un jeu sur combats aériens de la première guerre mondiale paru dans deux numéros de Vae Victis, partie qui aurait pu s'appeler "Commandement : opérations aéronavales anciennes" :D

 

12 mai 1917, au large de Zeebrugge

Le port de Bruges, ou Zeebrugge, est exploité par la marine Allemande comme base de sous-marins. C’est de là que partent les submersibles menaçant le commerce britannique ainsi que les navires de l’Entente dans la Manche. Faute de pouvoir reconquérir la ville de Bruges et son port dans des délais raisonnables, la Royal Navy a décidé de mener un bombardement naval contre les installations côtières. Sous le commandement du Vice-Amiral Sir Reginald Bacon Trois monitors, le Marshall Soult, le Terror et l’Erebus, de la Dover Patrol, doivent bombarder le port, et plus particulièrement les portes du canal de Bruges menant audit port, guidés en cela par deux appareils d’observation du Royal Naval Air Service. Sans eux, les navires sont aveugles. Pour couvrir ces deux appareils et les deux autres devant les relayer au cours de la journée, le 4 (Naval) Squadron déploie plusieurs Sopwith Pup.

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Ces avions sont un petit bonheur à piloter : légers et maniables, ils sont toutefois légèrement armés avec leur mitrailleuse unique. Leur surnom de "Pup", chiot, vient sans doute de la docilité de l'appareil. Son nom officiel est en effet Sopwith Scout.. La Dover Patrol elle-même est couverte par les Sopwith Triplane du 10 (Naval) Squadron. Leur principal avantage réside dans leur capacité à voler haut et vite.

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La première patrouille des Pups est sans histoire : aucun avion allemand ne vient les attaquer tandis que les deux avions d’observation guident les tirs des navires. La deuxième est prise à parti par des Albatross D.III allemands. Ils n’ont pas la maniabilité ni la solidité des Pups, mais une puissance de feu accrue. C'est sur cet avion qu'Ernst Üdet a fait sa réputation. Le duel qui s’annonce est un cas classique de force brute contre manœuvrabilité. Sept Pups et plusieurs Triplane se retrouvent face à quatorze Albatross.

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Le bal aérien peut commencer !

 

Notre histoire ne concerne qu’une portion de la bataille : à l’ouest du port de Brugge, trois pilotes britanniques fraîchement sortis de l’entrainement affrontent quatre chasseurs allemands eux aussi novices. Les quatre avions allemands sont en formation berger : le pilote le plus expérimenté vole plus haut que le reste du groupe pour avoir une vision globale de l’affrontement à venir. Le chef, volant plus haut, a ainsi l’initiative.

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Les pions sont numérotés de 1 à 5, à droite de la silhouette de l'avion, en rouge pour l'Alliance, en bleu pour l'Entente, pour permettre de se rappeler qui est qui.

- Albatros 1 est Franz Bergman. Un joyeux drille avec une tendance à la prise de risque inutile. Il a un talent particulier pour manœuvrer à la limite du décrochage.

- Albatros 2 est Gunther Fricht. Un Bavarois très patriote avec d’excellentes capacités d’observation pour un bleu.

- Albatros 3 est Albert Rossmann. Sans aucun doute le maillon faible de cette escadrille, il est très précautionneux, sans doute trop pour piloter un avion de chasse.

- Albatros 4 est Manfred Grussenberg. C’est le plus expérimenté du groupe. Par « expérience », il faut comprendre qu’il a déjà piloté trois fois en conditions réelles, mais sans jamais abattre d’avion.

 

Les Britanniques sont dispersés. Le Triplane est isolé des deux autres Pups mais devrait pouvoir les rejoindre rapidement.

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- Triplane 1 est William Radford, un habitué des patrouilles maritimes mais qui n’a jamais encore piloté le Triplane.

- Pup 2 est Chris Paddington, un pilote qui a marqué son instructeur par sa propension à se lancer dans des figures improvisées avec ses appareils d’entraînement.

- Pup 3 est Robert Murray, un londonien taciturne et plutôt efficace, allant souvent au plus court et au plus simple dans ses décisions.

- Breguet 14 n°5 est l’appareil d’observation, il ne participe pas au combat sauf pour éventuellement être abattu. Les deux pions navires sont ici pour le decorum, ils n’ouvriront pas le feu sur les Albatros qui, sans bombe, ne peuvent rien contre eux.

 

Les Pups profitent de leur meilleure maniabilité pour se mettre en position d’intercepter les Albatros sur leur gauche, qui choisissent quant à eux de continuer tout droit avant de virer vers les Pup. Le but ? Affronter chaque appareil britannique à 2 contre 1. Murray ouvre le feu en premier grâce à sa manœuvre. Les balles touchent Bergman mais ne font que des dégâts superficiels. Radford vire et fonce droit sur la formation ennemie. Tout juste à portée, il ouvre le feu sur Grussenberg. Un éclat de balle se fiche dans la mitraillette de l’Albatros et la déforme. Pas de doute possible, elle est inutilisable !

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Les Albatros n’hésitent pas à contre-attaquer. Grussenberg et Murray se font face, se mitraillent, évitent la collision de peu… Une balle traverse l’épaule de Murray qui serre les dents, tandis que l’Albatros allemand est indemne. L’avantage d’avoir deux mitrailleuses est ici visible. Bergman et Fricht ouvrent le feu sur Paddington mais ne parviennent pas à le toucher en faisant des dégâts significatifs. La contre-attaque ne produit rien. Paddington use de sa vitesse et de la maniabilité de son appareil pour opérer un renversement. En quelques secondes, il se retrouve dans le dos de deux Albatros ! Privé d’une partie de sa puissance de feu, Rossmann panique et tente de se désengager, mais Murray se lance à sa poursuite.

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Le combat commence très mal pour les pilotes allemands. Trois de leurs avions sont suivis de près par les britanniques, seul Grussenberg a ses six heures de sûres, et encore a-t-il un Triplaneà dix heures.

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Notez l'usage de disques en lieu et place de pions fournis dans le jeu pour indiquer l'altitude et ne pas surcharger le plateau

 

Murray suit Rossmann de près mais ne parvient pas à l’abattre, son bras est de plus en plus douloureux et l’Albatros est solide. Voyant que le pilote allemand se replie sur ses bases et de peur de tomber dans un traquenard, Murray fait demi-tour pour prêter main forte à ses compatriotes et profite du calme autour de lui pour gagner de l’altitude. Le renversement de Paddington a été utile : il endommage coup sur coup les appareils de Bergman et Fricht, déchirant ou arrachant leur voilure alors que ceux-ci tentent de lui échapper en prenant deux trajectoires opposées. Dans cette situation, les Pup, déjà plus maniables, vont pouvoir danser autour des Albatros ! Radford a moins de chance, Grussenberg endommage son avion dans un duel en face à face qui tourne, encore une fois, à l’avantage des Allemands. L’Albatros parvient en plus à se placer dans ses huit heures. N’est pas Georges Guynemer qui veut.

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Radford accroche la queue de Bergman, mais ne parvient pas à le toucher. Grussenberg ajuste sa position, il est désormais dans les six heures du Triplane. Paddington profite toujours de sa position avantageuse mais manque ses tirs. Il est surpris par une bourrasque qui l’emporte plus loin qu’il ne n’aurait souhaité et tente de compenser sa survitesse en prenant de l’altitude. Non seulement il manque sa cible deux fois, il perd en plus son avantage : Fricht a désormais la possibilité de renverser la vapeur malgré son avion endommagé ! Murray mets les gaz. Il découvre la situation difficile de ses alliés.

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Il assiste impuissant à un renversement de vapeur. Paddington est toujours poussé par le vent et offre désormais sa queue à Fricht qui tire mais ne parvient pas à le toucher. Radford place quant à lui Bergman dans son viseur, mais au moment d’ouvrir le feu, les balles de Grussenberg fendent son appareil en deux. Sans sa queue, le Pup n’a plus aucune stabilité et fonce droit sur l’eau en vrillant. L’avion s’écrase en mer, tuant son pilote sur le coup.

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Murray arrive enfin à portée de tir d’un avion allemand. Il serre les dents, pointe son nez vers le bas, laisse l’appareil gagner en vitesse, met Grussenberg en joue, tire… Et détruit l’appareil en quelques rafales à peine ! Les coups disloquent la structure et criblent de balles son pauvre pilote qui n’a rien vu venir. Bergman a bien tenté d’ouvrir le feu sur le Pup, mais de si loin, il est peu probable de toucher quoi que ce soit. Fricht tente de poursuivre Paddington mais perd trop de vitesse dans ses virages, la faute à sa voilure endommagée, et ne peut correctement l’aligner à cause de la différence d’altitude.

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Plutôt que de capitaliser sur sa vitesse, son altitude et la meilleure maniabilité de son appareil, Paddington se lance dans une nouvelle manœuvre. Derrière lui, Fricht voit le Pup partir en chandelle, faire un demi-tour tout en prenant de l’altitude avant de lui tirer dessus. Plutôt que de laisser la manœuvre se terminer, il ouvre le feu, touche l’appareil, arrache plusieurs élément de fuselage mais l’avion poursuit sa manœuvre, endommagé mais toujours aussi agile. Paddington met les gaz, tire à bout portant et perfore le fuselage sur toute la longueur de l’appareil avant d’enflammer le réservoir. L’Albatros se transforme en boule de feu et se disloque. Murray, qui venait de se positionner pour se lancer à la poursuite de l’avion allemand, se fait chiper une victoire. Derrière lui, Bergman se place dans ses 6 heures, mais il est trop loin, et surtout trop lent, pour être une quelconque menace.

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Murray profite de sa vitesse pour imiter quelque peu Paddington : malgré son bras toujours plus douloureux, il effectue un renversement et fait désormais face à Bergman. Les mitrailleuses des deux avions crachent leurs munitions, les impacts de carlingue se multiplient… Et l’Albatros cesse de tirer. Son pilote vient de recevoir deux balles en pleine tête. Sans direction, l’avion commence à piquer et rouler, envoie son pilote en chute libre, et s’écrase en mer.

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C’est une victoire pour l’Entente. Malgré leur infériorité numérique et leur relative désorganisation, les pilotes ont pu mettre à profit la maniabilité supérieure de leur appareil pour tenter des manœuvres audacieuses à même de leur donner l’avantage. La patrouille allemande n’a jamais inquiété l’observateur et perd trois Albatros contre un seul Triplane abattu. Les deux Pups, s’ils sont endommagés, restent entiers. Paddington rentre avec une première victoire à son actif et confirme sa réputation de voltigeur un peu fou. Murray auréolé de deux victoires, ne peut descendre de son avion sans assistance : l’adrénaline retombant, il perd connaissance sous la douleur. Quelques heures plus tard, il se réveille à l’infirmerie, le bras en bandoulière, bon pour quelques jours de repos.

 

Une troisième patrouille abat un hydravion tandis qu’une quatrième repousse une attaque de deux autres hydravions équipés de bombes. Malgré la présence de l’avion d’observation au-dessus de la cible, le bombardement s’avère inefficace. De nombreux obus n’ont pas explosé, limitant la qualité des retours radio de l’observateur. La cible, les deux portes d’entrée du canal de Bruges, est de plus très petite, trop pour être précisément ciblées par l’artillerie navale, même avec correction. Le vice-amiral Bacon quitte la côte belge en pensant avoir suffisamment endommagé le port, mais une mission de reconnaissance quelques jours plus tard révèle qu’il n’en est rien. La plupart des obus sont tombés autour des portes sans les endommager, et si quelques docks et un bassin ont été touchés, le port reste opérationnel. L’opération est un échec. Le vice-amiral retente l’expérience quelques jours plus tard contre Ostende, une cible de taille correcte et plus sensible aux bombardements côtiers.

 

L’expérience acquise est utile pour la conception et la réalisation des raids de Zeebrugge et d’Ostende de 1918. Pour les bleus du 4 (Naval) Squadron, en revanche, l’heure est à la célébration.

Loup

Concours Mini AAR 2017

Bonjour à toutes et tous !

 

Comme toujours en décembre, le mois de fin d'année, nous vous réservons quelques surprises et surtout plein de cadeaux pour les fêtes.

 

Cette fois-ci, nous allons commencer avec un concept des trois précédentes années, le Concours de mini-AAR.

 

Tout d'abord, qu'est-ce qu'un mini-AAR ?

 

Tout le monde connait les récits de parties, ou AAR (After Action Report) dont regorge notre forum. Si jamais vous ne connaissez pas, jetez un œil sur notre forum dédié à ce sport épique !

 

Le concept du mini-AAR est d'être beaucoup plus léger, moins chronophage et donc plus accessible. Le principe est simple, le récit doit être un post unique. La limite de 20 images dans un billet de blog peut vous servir de référence, et le but est d'avoir quelque chose de concis.

 

Pour des exemples et des idées, vous pouvez aussi jeter un coup d'œil sur le sujet dédié de l'année dernière : http://forum.reseau-js.com/topic/94258-concours-mini-aar-2016/

 

Comment faire pour héberger les images ?

 

C'est facile, vous pouvez utiliser la fonctionnalité Galerie du forum ! Pour un tutoriel ou plus d'explications concernant cette fonctionnalité, Socros a fait une vidéo qui est accessible sur la chaîne YouTube

Y-a-t'il des restrictions sur les jeux ?

 

Non, il n'y a aucune réelle restriction. C'est possible de faire un mini-AAR à partir d'un jeu de plateau, société ou un jeu d'un autre genre, du moment que ça reste à partir d'une partie.

 

Détails du concours :

  • Début le vendredi le 1 décembre 2017, fin le dimanche le 24 décembre à 23h59
  • Proclamation des résultats entre le 25 et le 26 décembre 2017
  • Deux gagnants, choisis par nos jurés d'exception (nous)
  • Gains : pour le vainqueur et le dauphin : au choix parmi une liste de jeux
  • La participation se fait sans inscription préalable
  • Pour participer, il faut simplement poster votre mini-AAR sur le blog dédié

 

N'hésitez pas si vous avez des questions ou remarques.

 

Bonne chance !

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